Danialou Sagbohan à sa descente à l’aéroport le vendredi dernier : « Le Festival des Arts Vodoun a été un succès total »

novembre 14, 2016

Le  Festival des Arts Vodoun édition 2016 a vécu du  22 au 23 Octobre 2016 à Bruxelles.  Le vendredi 11 novembre 2016, aux environs de 20h30,  la délégation conduite par Danialou Sagbohan est revenue au bercail. Pour l’artiste, cet événement a été d’une réussite puisqu’il a changé tant du côté des blancs et des africains  la perception qui est faite du vodoun. 

Grâce au  Festival des Arts Vodoun,  la richesse de la culture béninoise en l’occurrence, le vodoun sous toutes ses facettes   a été fait découvrir  aux Africains et au monde entier. Cet évènement, initiative  de la  section Belgique du Haut Conseil des Béninois de l’Extérieur (Hcbe), sous la direction du délégué général Monsieur Kinoss Dossou s’est donc tenu du 22 au 23 Octobre 2016 à Bruxelles. Au cours du festival, il y  a eu  des conférences, débats animés par des professeurs d’université, des chercheurs et des prêtres vodoun venus du Bénin, de Haïti, de Cuba. Des séances de gastronomie étaient  au menu de même que des expositions, concerts de musique d’inspiration vodoun. Le géant concert, l’apothéose de l’événement a été animée par l’homme-orchestre Danialou Sagbohan. Occasion pour le public de revisiter un pan de la culture béninoise, à travers plusieurs rythmes et danses faits dans les couvents et lors des grandes manifestations royales  au Bénin. « J’étais vraiment content de voir des gens qui ne sont mêmes pas africains exhibés à ce festival des pas de danses de vodoun. J’ai vu des prêtes, des religieux en soutane danser les rythmes vodoun.   C’était très émouvant. Le festival a été un succès total. J’ai déjà des élèves lesquels viendront de la Hollande, d’Allemagne qui attendent venir au Bénin rien que pour prendre la percussion vodoun. A travers donc mon spectacle, j’ai fait comprendre aux festivaliers que moi je suis dans la musique vodoun. Et le vodoun, c’est beaucoup de percussions et beaucoup de mélodies. Je fais comprendre que le vodoun c’est de l’art. Vu l’engouement que nous avons eu sur le terrain, je dis qu’il fallait absolument faire ce déplacement. Si ce festival devrait se rééditer, il faudra travailler sur la compréhension de vodoun aux compatriotes. Le festival des arts vodoun est un festival culturel. La culture est la seule chose que le Bénin a à vendre au monde », a confié Danialou Sagbohan à sa descente de l’avion à l’aéroport cardinal Bernardin Gantin. Son souhait est de voir rééditer l’événement pour le bien de la culture béninoise.  Il faut noter que ce festival est un évènement majeur de renforcement de l’attractivité de la destination Bénin, de rayonnement international de la culture béninoise et de notre patrimoine national des arts vodoun en particulier.

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Drame de Tori Avamè : Valentin Aditi Houdé assiste les victimes

novembre 14, 2016

Le bureau de l’Alliance nationale pour la démocratie et le développement (And), avec à sa tête l’Honorable Valentin Aditi Houdé, s’est déplacé le vendredi 11 novembre 2016 à Tori Avamè pour assister les victimes du drame survenu sur le site d’incinération des produits avariés. De vivres, d’importantes sommes d’argent avec une particularité ont été offerts.

60 sacs de 100 kg de maïs, 60 sacs de 25Kg du riz, 35 cartons de tomates en boîte, de pâtes alimentaires, de bidons d’huiles… Ce sont les différents vivres offerts aux victimes et leurs familles de Tori Avamè. A en croire le président de l’And, Valentin Aditi Houdé, le bureau a choisi cette manière de procéder parce que des orphelins et la famille des victimes seraient en difficultés. Les membres de l’alliance ont accompagné ce lot de vivres d’une participation d’un million (1000.000) Fcfa, en plus la participation de deux cent cinquante-six mille (256.000) Fcfa de leurs enfants pour assister uniquement les orphelins des victimes. Selon la vice-présidente Célestin Adjanonhoun, chaque militant a demandé à ses enfants de venir en aide à leurs frères orphelins. « Nous venons avec un message d’espoir ici. Nous sommes venus avec les vivres et surtout  le message de nos enfants », a-t-elle expliqué. L’élu communal, le maire Robert Tolèvo Vitonou reconnaît que ce geste a une grande particularité  aux yeux des autres gestes déjà reçus. « Nous accueillons avec beaucoup de cœur ce geste que vous nous apportez », a-t-il confié. Ce drame qui ne dit pas son nom, fait toujours traîner certaines victimes dans les centres de santé. Le Chef d’arrondissement d’Avamè, Augustin Vianou a expliqué qu’actuellement on fait un bilan de 31 décès sur les 94 blessés et 31 personnes sont toujours gardées dans les centres de santé. « Quand je vois ces personnalités aujourd’hui, c’est un honneur », a dit le Ca Augustin Vianou. Par ailleurs, le retard de ce geste, explique le président Valentin Aditi Houdé, par la grandeur de l’alliance, donc il faut attendre la participation de tous les militants. Très apprécié par les bénéficiaires, le président Houdé juge insignifiant et convie par la suite les gens de bonne volonté à continuer à se manifester.

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Prétendue main de Patrice Talon dans l’affaire 18 Kg de cocaïne pure : « Le Chef de l’Etat n’est pas un attardé », dixit Orden Alladatin

novembre 14, 2016

Le député Orden Alladatin a eu un regard croisé sur l’actualité nationale qu’internationale, le vendredi 11 novembre 2016. Reçu sur Capp Fm, il n’a pas du tout apprécié certaines rumeurs qui ont fustigé que le gouvernement serait derrière l’affaire 18 kg de cocaïne pure retrouvés dans un conteneur destiné  à l’homme d’affaires Sébastien Ajavon,  au Pac. L’élection de Trump à la tête des Etat-Unis ne changerait rien dans notre pays, selon l’invité.

Dans une telle affaire, la justice est la seule habileté  à agir. « Je suis convaincu que nous ne pourrions sortir que si la justice ne soit au cœur de l’affaire », a martelé l’invité de Capp Fm le vendredi dernier pour balayer de revers de la main l’inventaire de ceux qui accusent le silence du gouvernement. En outre, pour Orden Alladatin, le gouvernement n’aurait été auteur d’une telle cocaïne dans le conteneur. Mais « qui cela arrange ? Ni Talon ni personne », se questionne-t-il. A l’en croire, quand on est devant plusieurs hypothèses on ne prend pas en compte une seule ; car le mis en cause des ennemis commerciaux. Il soutient que ce n’est pas le rôle du Garde des Sceaux de se prononcer sur cette affaire, mais il pourrait donner des instructions au Procureur de la République à qui le légitime pouvoir est affecté. « Inculper quelqu’un fait par du ressort de la justice », ajoute-il. Il a émis une hypothèse à ce sujet en disant que si la justice n’avait pas ainsi procédé, on dirait que ce sont deux hommes d’affaires. Abordant le coût faramineux du budget de l’Etat, Orden Alladatin a évoqué que cela n’est pas un rêve creux et a invité à rêver grand. Sur ce sujet, il est convaincu qu’on peut s’endetter mais à des  taux préférentiels. « Même si on s’endette, on va payer », assure-t-il. Au sujet de la présidentielle aux USA, l’invité de Capp Fm a dit qu’il est surpris comme tout le monde, malgré les propos tenus au cours des campagnes. Pour lui, cela prouve que la démocratie américaine a quelques problèmes. Loin d’être prometteuse, l’élection de Trump à la tête de cette grande puissance ne changerait rien à notre pays.  « Quelque soit celui qui est élu à la tête des USA, nos problèmes demeurent les nôtres », a-t-il notifié.

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Envol du Nouveau Départ avec  son premier budget : Bernard Lani Davo disculpe le gouvernement Talon

novembre 14, 2016

L’ancien ministre, ancien député à l’Assemblée nationale, Bernard Lani Davo s’est prononcé sur certaines questions d’actualité notamment celles relatives au programme d’action du gouvernement Talon et de son premier budget d’exercice 2017. C’était, hier, dimanche 13 novembre 2017 à travers l’émission débat, zone Franche de la chaîne de télévision canal 3.

299 projets, 77 réformes sont à réaliser en cinq ans. Ainsi nous enseigne le programme d’actions du gouvernement du Nouveau départ. A la publication de ce programme d’actions, plusieurs voix se sont élevées pour démontrer selon eux, l’infaisabilité de cette feuille de route du nouveau régime. Mais l’ancien ministre, Bernard Lani Davo croit en ce programme. Il se base sur deux réalités, pas les moindres. Pour lui, si le Président de la République du Bénin est entouré de Pascal Irénée Koupaki, de Abdoulaye Bio Tchané, deux des sommités du pays à avoir de bonnes expériences dans le domaine des finances et de l’économie, puis d’autres cadres  compétents de classes supérieures, il n’a pas de raison à douter de la faisabilité de ce programme d’actions. Et d’ajouter que ce programme d’actions n’est qu’une suite détaillée du projet de société du gouvernement Talon lors des dernières campagnes présidentielles. Dans ses dires, l’esprit de publication de son programme d’actions montre que le gouvernement du nouveau départ ne veut pas naviguer à vue. Quant à la question liée au tout premier budget du gouvernement qui s’élève à plus de 2010 milliards, l’ancien parlementaire pense que c’est une bonne chose tout en étant conscient  de la taille de ce budget. « Sur le plan de la mobilisation des ressources, il faut rêver » a fait savoir Bernard Lani Davo. Et ce pour montrer la possibilité pour le régime Talon de mobiliser les ressources afin d’exécuter ce budget. « L’élaboration du budget répond à plusieurs facteurs ainsi qu’à plusieurs critères » enseigne l’ancien ministre, banquier de formation. Il est convaincu que ce budget a été réalisé aux respects des règles vu la qualité des collaborateurs du président de la République, Patrice Talon. Mais il invite les instances de contre pouvoir à jouer leur rôle en faisant des propositions de bonne facture au gouvernement afin de lui permettre de réajuster certaines choses si le besoin se fait sentir. Dans cette même perspective, il a invité le Président de la République, Patrice Talon et le Président de l’Assemblée nationale, Adrien Houngbédji à œuvrer pour la réorganisation du monde politique au Bénin notamment le statut des partis politiques et de l’opposition au pouvoir.

De la publication des résultats audits

En abordant les questions pêle-mêle sur l’actualité béninoise, l’ancien ministre a indiqué qu’il est contre la publication des résultats des audits. Car, fait-il savoir, cela ne règle aucun problème. Pour lui, il vaut mieux situer les responsabilités, punir les malversations et prendre des résolutions pour éviter dans le futur d’éventuelles malversations. Et en ce qui concerne la révision de la constitution, il a fait noter qu’accepter un mandat unique, c’est dire oui à une dictature dans une démocratie. Il propose un mandat renouvelable une seule fois. Mais il est pour la révision de la constitution  au vu des besoins. Abordant l’affaire Cocaïne dans les conteneurs de Comon Sa, Bernard Lani Davo a expliqué que rien ne prouve l’implication du gouvernement Talon. Et d’ailleurs, dit-il, le président n’a pas d’intérêt à commanditer un tel forfait s’il est toujours d’amitié avec le magnat de la volaille au Bénin, Sébastien Ajavon. A l’en croire, cette affaire est un dossier de la justice. Mais il a émis le vœu de ce que la justice béninoise fouille davantage le dossier afin de savoir la vérité sur le dossier. «  Laisser le dossier sans savoir celui ou ceux à qui appartiennent cette drogue ne donne pas une bonne image à notre pays » a indiqué l’ancien ministre en ajoutant que depuis des années, le Bénin est considéré comme une plate forme tournante du trafic de drogue. Parlant de la récente descente du chef de l’Etat dans le septentrion du pays, il a fait connaître que ce déplacement n’est pas tard. Et ce, contrairement à ce que pensent certains citoyens. Pour lui, aucune règle ne détermine la période de la visite du Président dans les régions du pays. Et d’ajouter que le Président peut décider de ses voyages à l’intérieur du pays quand il se sent dans le besoin. « Depuis la prise du pouvoir du Président, il n’a jamais mis pied dans la commune de Lalo (commune d’origine de Lani Davo) » a fait savoir l’ancien ministre du gouvernement Yayi pouvait inviter le président Talon à visiter sa commune.

De l’élection de Donald Trump

« Je ne suis pas surpris de l’élection du nouveau président des Etats-Unis d’Amérique, Donald Trump » lâche Bernard Lani Davo bien qu’il soit conscient de l’écart des intentions de vote entre Trump et son challenger avant le vote. Pour lui, vu l’alternance dans ce continent, il était fort probable que le candidat républicain gagne les élections. Aussi, fait-il noter que la politique de trump qui promet d’assurer la sécurité du peuple à l’intérieur du peuple contre celle de son challenger basée sur la sécurité extérieure, lui a été bénéfique. «  On ne vient pas faire ce qu’on veut à la tête du pouvoir en Amérique. C’est une nation de compétence », fait savoir l’ancien ministre pour expliquer que plusieurs points du projet de société de Donald Trump ne seront pas exécutés. Et de compléter que ce nouveau président de l’Amérique est déjà contraint d’utiliser des compétences qui ne sont pas des politiques. Plus loin dans ses propos, Bernard Lani Davo espère que Donald Trump puisse développer les politiques  de financement des Etats africains notamment le MCA.

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novembre 14, 2016

Le Conseil des Ministres du mercredi 09 novembre 2016 a, mis à part les projets de décret et la prise de fortes décisions, connu plus de nominations. 53 personnes sont nommées successivement dans le Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération, le Ministère du cadre de vie et du développement Durable et le Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité Publique.

Compte rendu du Conseil des Ministres

Le Conseil des Ministres s’est réuni le mercredi, le 9 novembre 2016, sous la présidence du Chef de Monsieur Patrice Talon, Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement.

Au cours de la séance, le Conseil a approuvé plusieurs dossiers

I.I Projet de décret portant attributions, organisation et fonctionnement de l’Autorité pour l’Adoption Internationale au Bénin.

Le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant attributions, organisation et fonctionnement de l’Autorité Centrale en matière d’Adoption Internationale en république du Bénin.

Aux termes de l’article 6 de la Convention de la Haye du 29 mai 1993 sur la protection et la coopération en matière d’Adoption Internationale, « chaque Etat contractant désigne une Autorité Centrale de satisfaire aux obligations imposées par la Convention ».

La mise en place d’une Autorité Centrale dont la mission est d’organiser et de contrôler l’ensemble du processus d’adoption traduit la volonté de notre pays d’honorer ses engagements au plan international. L’Autorité Centrale se chargera entre autres :

-d’agréer les organisations aux fins d’adoption ;

-de rassembler, de conserver et d’échanger des informations relatives à la situation de l’enfant et de futurs parents adoptifs ;

-de promouvoir le développement des services de conseils pour l’adoption et le suivi de l’adoption.

L’Autorité Centrale pour l’Adoption Internationale permettra de mieux répondre aux préoccupations des familles adoptantes et de protéger davantage les enfants et leurs familles contre les risques d’adoption illégale et frauduleuse. En vue de la rendre immédiatement opérationnelle, le Conseil des Ministres a en outre, pour concrétiser cette volonté politique, adopté le projet de décret portant nomination des membres de l’Autorité Centrale en matière d’Adoption Internationale.

  1. Au titre des communications

2.I Signature d’un Accord de prêt entre le Bénin et le Gouvernement du Brésil pour la construction de routes et conclusion d’un marché de travaux entre le Consortium Sucesso S.A Remanso et le Gouvernement du Bénin.

Afin de poursuivre l’exécution et la modernisation du réseau routier national, le Gouvernement avait obtenu un soutien financier du Brésil pour la construction de certains axes routiers.

C’est dans ce cadre qu’a été signé, en décembre 2012, un mémorandum d’entente avec le groupe Consorcio Constructor de Estradas (CCE), désigné comme l’unique et exclusif entrepreneur responsable de la construction des routes Kétou-Idigny-Savè (85,8), Omou-Illadji-Mossoukagbé-Ayékotonyan (26,6 km) et Savè-Oké Owo-Frontière Nigéria (26 km.

La décision du Gouvernement de finaliser ce projet resté longtemps en souffrance, vise surtout à soulager les peines des populations des zones traversées par ces différents axes.

Le projet sera financé sur un prêt autorisé de banco do Brasil pour un montant de Cent Quatre Vingt Huit Millions (188.000.000) dollars US, conformément au protocole d’accord signé entre les deux parties courant novembre 2014.

Des pourparlers récents ont abouti à des conditions plus favorables pour le Bénin, à savoir :

  • délai de remboursement : 18 ans ;
  • délai de grâce : 5 ans ;
  • taux d’intérêt : 0,91%

La contrepartie béninoise convenue entre les deux parties s’élève à 34 millions de dollars US dont 10 millions de dollars à titre de contribution au paiement des coûts directs des travaux et 24 millions pour les expropriations des sinistrés, le déplacement des réseaux d’électricité et d’eau, sans oublier les diverses taxes.

En approuvant cette communication, le Conseil a instruit le Ministre de l’Economie et des Finances et le Ministre des Infrastructures et des Transports, de prendre les dispositions nécessaires en vue de la signature, dans les meilleurs délais, dudit Accord de Prêt.

En outre, il a été autorisé la signature d’un contrat de marché avec le Consorcio Constructor de Estradas (CCE), composé des entreprises Sucesso et Remanso, en vue de la réalisation effective des travaux.

Par ailleurs, il est demandé au Ministre de l’Economie et des Finances, de prendre les dispositions nécessaires pour la mise en place de la contrepartie béninoise au financement des travaux.

2.2 Mesures préconisées pour une transhumance bovine transfrontalière 2016-2017 apaisée.

Le Conseil des Ministres a examiné une communication conjointe du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique, du Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, du Ministre de la décentralisation et de la Gouvernance Locale et du ministre délégué auprès du Président de la République, chargé de la Défense Nationale, relative aux mesures préconisées pour une transhumance bovine transfrontalière 2016-2017 apaisée.

En effet, depuis de nombreuses années, la transhumance bovine transfrontalière est devenue une source d’insécurité, de psychose et de conflits sanglants entre les éleveurs transfrontaliers et les populations autochtones.

Cette situation est due aux défaillances structurelles, notamment à l’absence d’un dispositif d’accueil et de précision des itinéraires et des couloirs de passage des troupeaux transhumants, au manque d’appui logistique et financier pour les patrouilles sécuritaires.

Le bilan de la campagne 2015-2016 a été particulièrement désastreux, se soldant par de nombreux dégâts matériels et des pertes en vies humaines, notamment dans les départements de l’Ouémé, du Plateau, du Zou, des Collines et de l’Alibori. Dès lors, il s’avère nécessaire de mettre en place un dispositif organisationnel et de sécurisation plus efficace afin de rassurer les populations victimes et mieux encadrer les troupeaux de bétail transhumants dès leur entrée sur le territoire national.

Pour y parvenir les mesures urgentes ci-après sont envisagées :

-l’activation et la dynamisation du Comité National de Transhumance et de ses démembrements ;

-la sensibilisation des acteurs de la transhumance, notamment les agriculteurs et les éleveurs, au respect des couloirs de passage, aires de pâturage et de pacage ;

-la mise à disposition des forces de défense et de sécurité publique, de moyens logistiques nécessaires à l’accomplissement de la mission de veille.

En approuvant cette communication, le Conseil des Ministres a instruit le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique, Président du Comité National de Transhumance, de prendre, en liaison avec le Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, le Ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, le Ministre Délégué auprès du Président de la République, Chargé de la Défense Nationale et tous les acteurs et structures concernés, les dispositions nécessaires pour la mise en œuvre effective des mesures ainsi prises.

Réception et transfert des documents scientifiques du Professeur Gilbert Rouget et décoration de Madame Caroline Gaultier, du Professeur Gilbert Rouget, de Madame Giovani Antongini et de Monsieur Tito Giovanni Spini.

Le Conseil des Ministres a autorisé la décoration des personnalités identifiées comme étant la cheville ouvrière en matière de recherche dans le domaine de la culture, des sciences sociologiques et des anthropologiques, ayant marqué notre payé à travers la valorisation de son patrimoine matériel et immatériel. Il s’agit :

-du Professeur Gilbert Rouget, ethnomusicologue français, qui s’est investi dans la recherche d’ethnomusicologie au Bénin. Il a consacré sa vie et ses études, depuis 1952, aux peuples yorubas et gouns du sud-Bénin, particulièrement ceux de Porto-Novo, constituant de ce fait une banque de données scientifiques assez riches sur notre culture ;

-de madame Caroline Gaultier, qui a œuvré pour la mise en place du Master en Patrimoine Culturel au Bénin et l’obtention, par le Bénin, de l’appui de France-Unesco pour la finalisation du dossier de la Route de l’Esclave en vue de son inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.

-de Madame Giovanna Antongini et de Monsieur Tito Giovanna Spini, un couple d’anthropologues italiens, s’est investi depuis les années quatre-vingt (80) dans les recherches et de la documentation sur le site des palis royaux d’Abomey.

Leurs travaux ont abouti à la rédaction de la justification de la valeur universelle exceptionnelle de ce patrimoine inscrit depuis le 6 décembre 1985 sur la liste du patrimoine mondiale de l’Unesco.

Par ailleurs, le Conseil a également autorisé la réception et le transfert au Bénin, des documents scientifiques que le Professeur Gilbert Rouget se propose de mettre gracieusement à la disposition de notre pays, et qui sont la somme des bons résultats scientifiques par lui obtenus durant plusieurs décennies de recherches sur certains peuples du Bénin.

2.3 Coopération bilatérale

Visite au Bénin d’une délégation de la République d’Azerbaïdjan

Le conseil des ministres a autorisé la visite dans notre pays d’une délégation de la République d’Azerbaïdjan, du 14 au 15 novembre 2016

La visite de cette délégation conduit par le ministre de l’industrie et de l’énergie de ce pays, s’inscrit dans le cadre d’une offensive diplomatique du Gouvernement Azerbaïdjanais en Afrique, en vue de développer ses relations avec les Etats africains, notamment dans le secteur des hydrocarbures.

  1. Organisation d’une rencontre au Bénin

Le conseil des ministres a autorisé l’organisation du forum Afrique Carbone qui se déroulera du 28 au 30 juin 2017 à Cotonou.

Le Bénin, en se dotant d’une stratégie de Développement à faible Intensité de Carbone et Résilient aux Changements Climatiques s’est engagé résolument dans la lutte pour la réduction des gaz à effet de serre.

Ce forum sera une occasion pour les experts en énergie renouvelable et en changement climatique, les promoteurs  locaux et les acteurs du marché du carbone, d’échanger sur les expériences mises en œuvre au niveau de leurs pays respectifs.

La participation de notre pays au forum permettra de présenter aux investisseurs présents à cet évènement, les facilités et opportunités dont il regorge dans le domaine de la réduction des gaz à effet de serre. Elle permettra  en outre d’ouvrir des négociations pour capter des financements dans le domaine du changement climatique.

  1. Missions et participation du Bénin à des rencontres internationales à l’étranger.

Le conseil des ministres a marqué son accord pour la participation de notre pays :

-à la table ronde sur le programme mondial de recensement de l’agriculture 2020, qui se tiendra, à Dakar, au Sénégal, du 7 au 11 novembre 2016 ;

-à la réunion technique sur le système Country Stat, qui se tiendra, à Dakar, au Sénégal, du 14 au 17 novembre 2016 ;

- à la deuxième (2ème) édition du Salon International des Equipements et des Technologies de Transformation de l’Anacarde(SETTA2016), qui se tiendra à Abidjan, en Côte d’Ivoire, du 17 au 19 novembre 2016 ;

  1. Compte Rendus

5.1 Rapport national du Bénin pour l’Habitat III

Le conseil des ministres a pris connaissance du rapport national pour l’Habitat présenté par le Ministre du Cadre de vie et du Développement Durable.

« Habitat III » est la troisième conférence des Nations Unies pour le logement et le développement urbain durable, décidée à travers la résolution 66/207 de l’Assemblée Générale des Nations Unies. Cette conférence qui s’est déroulée à Quito, en Equateur, du 17 au 20 octobre 2016, avait pour objectif principal d’examiner et de tracer des voies nouvelles face aux défis de l’urbanisation et aux opportunités qu’elle offre pour la mise en œuvre des objectifs du développement durable. La participation de notre pays implique la rédaction d’un rapport national lui permettant de contribuer au renforcement de l’engagement et du soutien mondial en vue d’un développement urbain durable. Elle permet aussi de prendre part à des discussions intergouvernementales formelles de haut niveau, en vue de l’adoption de la Déclaration de Quito (Nouvel Agenda Urbain Mondial). En approuvant cette communication, le conseil a instruit le Ministre du Cadre de Vie et du Développement Durable, en collaboration avec le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, de transmettre ledit rapport au Programme des Nations Unies pour les établissements humains III (ONU-Habitat).

5.2 Participation du Bénin à la réunion du Comité des Ministres du Gazoduc de l’Afrique de l’Ouest

Le conseil a approuvé un autre compte rendu relatif à la participation du Bénin à la réunion du Comité des Ministres du Gazoduc de l’Afrique de l’Ouest, qui s’est tenu à Abudja, au Nigeria, le 12 juillet 2016.

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Lutte contre la criminalité faunique au Bénin : Deux présumés trafiquants d’ivoire arrêtés par la police à Porga

novembre 14, 2016

Ils sont deux trafiquants d’ivoire à tomber dans les mailles de la police à Porga le vendredi 11 novembre 2016.  En effet,  après les trois interpellations du mois d’Octobre, celui de Novembre vient de commencer avec ses épisodes d’arrestations.  La présente arrestation vient confirmer que  le ballet des arrestations des trafiquants d’ivoire se poursuit. La toute première opération a eu lieu le vendredi dans la partie septentrionale du Bénin, précisément à Porga vers la frontière Bénino-Burkinabé. C’est une opération pilotée par les éléments du commissariat de Natitingou, avec à sa tête le commissaire. Cette descente a permis de mettre la main sur ces deux présumés trafiquants avec 13,5 kg d’ivoire. C’est deux grosses pointes que ces individus s’apprêtaient à commercialiser quand la police a fait irruption sur les lieux. Avec cette paire de défenses, c’est un beau spécimen d’éléphant qui a été abattu pour alimenter ces réseaux qui ont choisi d’exterminer les ressources utiles pour notre développement. Bien que le commerce de l’ivoire soit interdit et puni par la loi en vigueur au Bénin, et que le gouvernement quadrille le terrain pour contrer toutes les actions des braconniers, ceux-ci sans soucis aucun, poursuivent leur sale besogne. Mais le gouvernement avec l’appui technique du programme: ‘’Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore (Aalf-Benin), est décidé à en découdre avec les trafiquants pour la survie des éléphants des parcs W et Pendjari. C’est d’ailleurs avec le soutien de Aalb-Bénin que ces présumés trafiquants sont arrêtés. La loi n°2002-16 du 18 Octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin, prévoit des amendes et des peines privatives pour ces deux présumés trafiquants qui certainement seront face à la justice dans les jours à venir. Pour rappel, ils risquent de payer une amende entre 100.000 F et 800.000 F et un emprisonnement entre  3 mois et 5 ans. Le gouvernement étant très engagé dans la lutte contre  la criminalité faunique au Bénin, il urge que la justice accompagne avec rigueur cette volonté pour conscientiser ceux qui n’ont pas encore compris que les éléphants et autres sont des espèces intégralement protégées au Bénin et à l’échelle internationale. Les  sans foi ni loi qui s’adonnent à la criminalité faunique n’ont plus de la chance en République du Bénin. Désormais, ils sont poursuivis jusqu’au dernier retranchement.

 

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Ministère du tourisme et de la culture :  Le « mépris » du ministre  Ange N’koué dénoncé par les acteurs culturels

novembre 14, 2016

La plateforme des confédérations  et des fédérations d’artistes et d’acteurs culturels du Bénin sont très remontés contre le ministre du tourisme et de la culture Ange N’koué. Elle l’a fait savoir le vendredi 11 novembre 2016 au Hall des arts lors d’une conférence de presse. Elle  a, au cours de celle-ci  dénoncé le «  mépris » de la part de leur autorité de tutelle.

Les réformes en cours dans le secteur de la culture, le projet du budget  exercice 2017 et la problématique du Bureau béninois  et des droits d’auteurs et des droits voisins (Bubedra), voilà les trois axes sur lesquels s’est déroulée la conférence de presse organisée par la plateforme des confédérations et des fédérations d’artistes culturels du Bénin. Pour le porte-parole de la plateforme des confédérations et des fédérations d’artistes culturels du Bénin Pascal Wanou, trois raisons justifient le « mépris » du ministre Ange N’koué. Il y a, dit-il, le mépris des règles et des réalités  du secteur culturel malgré l’existence des lois qui régissent le secteur. A côté de cela s’ajoute le « mépris » de la vérité et de l’intelligence de l’autre et le mépris des hommes et des acteurs culturels. Au regard de tout ceci et aux dires de Pascal Wanou, cela montre que le ministre Ange N’koué s’impose pour faire passer ces décisions.  Le cas qui les a touchés le plus est la rencontre qu’elle a eue avec le ministre Ange n’koué le 09 août 2016.  Au cours de cette rencontre aux dires de Pascal Wanou, le ministre Ange N’koué leur a présenté magistralement le nouveau visage du fonds de la culture par son entendement. « Nous lui avions fait des propositions. Mais le ministre Ange N’koué n’a pas pris celles-ci en compte », a dit Pascal Wanou. La plateforme des confédérations et des fédérations d’artistes culturels du Bénin a entrepris des démarches. Face à toutes ces démarches, il va se poser des problèmes juridiques sans précédent lorsqu’il va s’agir d’engager les actions de la part du ministre Ange N’koué.

Parlant du projet de budget exercice 2017 du ministère du tourisme et de la culture, Pascal Wanou a fait observer qu’il y a une grande déception et un sentiment de révolte. Ce budget revu à la hausse passe de six milliards-cinq à trente-cinq milliards sept. « Nous ne voyons aucune explosion. Mais il y a d’injustice à corriger dans ce budget  », a martelé Pascal Wanou. Il urge donc de faire toutes les corrections qui s’imposent, a souhaité Pascal Wanou. Pour lui, le ministre Ange N’koué n’est pas en train d’aider le chef de l’Etat à réussir son mandat.

 La problématique du Bubedra

Les problèmes du bureau béninois du droit d’auteurs et des droits voisins sont multiples et multiformes. Il y a, aux dires de  Eric Thomson le dossier « Copie privée ». Cet état de choses n’arrange pas les artistes du fait de l’utilisation et de l’exploitation de leurs œuvres à partir des nouveaux supports de consommation que sont clef Usb, carte mémoire, disque dur, téléphones.Malgré la mise en œuvre des dispositions de la loi relative au droit d’auteur au Bénin ce phénomène de « Copie privée » demeure toujours. Prenant l’exemple du Burkina Faso, la Côte d’Ivoire ou ses droits sont bien respectés, le Bénin par contre bafoue ces dispositions. «  Le Chef de l’Etat n’a qu’à instruire le ministre Ange n’Koué pour que cette loi soit prise en compte », a martelé Eric Thomson

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Le ministre du travail après son passage à la commission budgétaire : «67% du budget est consacré  au volet social »

novembre 14, 2016

Le bal des ministres continue devant les députés de la commission budgétaire de l’Assemblée nationale. En fin de semaine écoulée, c’était le tour du ministre du travail, de la fonction publique et des affaires sociales ; son homologue de la santé et celui des enseignants maternel et primaire. Face à la presse après avoir expliqué aux députés de ladite commission les contours de son budget 2017, Mathys Adidjatou a insisté sur le volet social que prévoit le gouvernement pour l’année prochaine. Et pour la ministre du travail, contrairement à ce qui se dit, le Chef de l’Etat a décidé de consacrer au moins 67% du budget au volet social. «Nous avons deux grands projets qui est la promotion des populations actives en général et des populations vulnérables en particulier sans oublier les femmes que nous devons mettre au travail et en coopérative pour qu’elles contribuent davantage à l’essor économique, à la promotion de la famille et du genre. Nous allons nous déployer pour qu’en 2017, la population béninoise sente effectivement que le président Patrice Talon, s’intéresse bien au volet social»,  a souligné la ministre Mathys Adidjatou. Lire ici les déclarations des trois ministres après leur exercice.

Adidjatou Mathys, ministre du travail, de la fonction publique, et des affaires sociales

«…Au titre du projet de budget général de l’Etat, gestion 2017, les grandes orientations en ce qui concerne mon département ministériel, le ministère du travail, de la fonction publique, et des affaires sociales, c’est de rendre performante l’administration publique, la mettre au service de toute la population et surtout des personnes vulnérables que sont les handicapés, les enfants en difficulté, les orphelins, les personnes du troisième âge et tout autre personne en difficulté. Le montant du budget de mon ministère qui aujourd’hui regroupe 4 anciens ministères était de 27,5 milliards de Fcfa en 2016 et est passé en 2017 à 32 milliards de Fcfa soit une augmentation de 17,5%. Je voudrais dire que contrairement à l’opinion nationale que le gouvernement du président Patrice Talon ne s’intéresse pas au volet social, il faut dire que 67% du budget y est consacré. Nous avons deux grands projets qui est la promotion des populations actives en général et des populations vulnérables en particulier sans oublier les femmes que nous devons mettre au travail et en coopérative pour qu’elles contribuent davantage à l’essor économique, à la promotion de la famille et du genre. Nous allons nous déployer pour qu’en 2017, la population béninoise sente effectivement que le président Patrice Talon, s’intéresse bien au volet social. Comme je l’ai annoncé aux députés, il y a un programme intéressant qui va certainement se mettre en place en 2017 et que nous appelons Assurance de Renforcement du Capital Humain (ARCH) qui comprend 4 volets à savoir l’assurance maladie, l’assurance retraite, la formation et l’accès au crédit. Nous avons déjà l’expérience en matière de microcrédit et en matière de renforcement de capacité des structures financières décentralisées. Nous allons mettre tout ça ensemble pour avoir un gros projet. Il ne suffit pas que la population à travers le Ramu, mais faudrait-il encore lui permettre d’avoir le renforcement des capacités, lui donner de la formation pour travailler et lui organiser sa retraite. C’est l’un des plus ambitieux programmes du gouvernement et nous nous battrons pour que ça réussisse. Je viens d’ailleurs d’une mission à Abidjan en Côte d’Ivoire où un travail est en train d’être fait sur le Ramu. Nous sommes allés voir ce que nous pouvons prendre de ce forum international pour réussir la mise en place de notre projet au niveau national… »

Alassane Seidou, Ministre de la santé

«…Le budget de mon département ministériel est de 82 milliards de Fcfa avec un accroissement de 14% dû à l’investissement. Nous avons beaucoup d’ambitions et de grands projets pour l’année 2017. Au nombre de ces projets, nous pouvons citer la construction d’un centre de santé de référence. C’est un hôpital qui va jouer le rôle que le Cnhu joue actuellement. Le Cnhu redeviendra alors un centre de santé départemental. Nous avons l’ambition de construire des laboratoires que nous allons démarrer en 2017 et les achever avant la fin du mandat. Nous avons prévu 3 laboratoires de biologie dans 3 différents départements et un laboratoire d’anatomie-pathologie. Nous avons aussi prévu l’équipement de nos centres de santé ; c’est-à-dire améliorer le plateau technique. Aujourd’hui, c’est notre plus grand problème. Nous avons des centres qui ne sont pas totalement opérationnels à cause du plateau technique qui n’est pas au point. Ce plateau technique, nous allons l’améliorer. L’autre problème que nous avons, c’est le recrutement des agents. Nous avons besoin de beaucoup d’agents dans le secteur et surtout des spécialistes. Nous prévoyons former à partir de 2017, environ 100 agents. Les 100 ne sortiront pas au cours de la première année. Nous allons d’abord commencer par recruter ceux qui sont déjà disponibles sur le terrain (…) Les députés ont voulu comprendre beaucoup de choses comme la question de la mise en affermage de 3 hôpitaux de zone. Ils ont aussi voulu en savoir plus sur le fonctionnement des centres de santé, à l’hémodialyse. Cependant, ils sont d’accord avec nous par rapport au programme et projets que nous avons retenus pour 2017. Par rapport au Cnhu, vous savez qu’il reçoit beaucoup de subventions de l’Etat. Plusieurs infrastructures du Cnhu sont réalisées par le gouvernement. L’Etat a contribué à équiper le Cnhu. C’est vrai que l’Etat doit aussi au Cnhu, mais le gouvernement est dans la dynamique de rembourser progressivement ces dettes. Les dispositions sont en train d’être prises pour que l’Etat puisse payer les dettes du Cnhu pour son meilleur fonctionnement. (…) Sur le plan social, le fonds des indigents est maintenu, la gratuité de la césarienne est maintenue, la prise en charge des personnes atteintes du l’hépatite est maintenue, le fonds pour l’évacuation sanitaire est maintenue, la prise en charge du paludisme pour les femmes enceinte et l’enfant de 0 à 5 ans est maintenue… »

Salimane Karimou, Ministre des enseignements maternel et primaire

«…Le budget des enseignements maternel et primaire pour le compte de l’année 2017 en projet s’évalue à 107.591.271.000Fcfacontre 106.546.599.000 Fcfa pour le compte de l’année 2016 soit un accroissement de 1,17%. C’est un budget qui est mis en place pour réaliser la politique du gouvernement en matière d’accès et en matière de rétention. Quand on parle d’accès, nous parlons d’infrastructures scolaires, de mobiliers. Quand on parle de rétention, nous parlons de toutes les conditions qui permettent de maintenir les enfants à l’école. Dans ce domaine, nous pouvons inscrire les cantines scolaires, les subventions qui permettent aux écoles de fonctionner et autres. Le point nodal et sensible, c’est la qualité de l’enseignement qui voudrait qu’en 2017, l’accent soit mis sur la formation des enseignants et le renforcement de leur capacité. Nous avons des écoles normales qui fonctionnent. Il faut qu’elle fonctionne normalement et qu’elle offre les conditions requises pour les élèves-enseignants. Nous avons en termes de fonctionnement, du matériel à mettre à la disposition des écoles, de manuels scolaires, et de cahiers d’activité. Il faudra que cela soit mis en place. Ça contribue à l’amélioration de la qualité de l’enseignement. Nous avons programmé la formation continue de plus de 20.000 enseignants au cours de l’année 2017. Les honorables députés ont trouvé que c’est insuffisant et qu’il faudra envisager la formation continue de tous les enseignants compte tenu des mauvais résultats que nous avons eus au Certificat d’étude primaire (Cep) en 2016.Les députés se sont aussi intéressés à la question de la pénurie des enseignants dans les écoles. Ils ont voulu savoir ce que nous faisons qu’il y ait d’enseignant dans chaque classe. Nous leur avons démontré que ce travail a déjà commencé par le redéploiement des enseignants qui étaient en poste sédentaire, mais qui peuvent encore travailler puisqu’ils ne présentent pas des insuffisances mentales ou des insuffisances physiques avérées. Nous avons expliqué que nous avons fait l’effort de revoir la classe scolaire  pour que les enseignants qui étaient sous-employés puissent être redéployés. C’est ainsi que nous avons gagné plus de 3.000 enseignants. Ceci fait que pour le compte de l’année 2017, nous avons mis au budget, le recrutement 1896 enseignants et nous projetons faire pareil en 2018 ; afin que le déficit soit progressivement comblé. Ce que la population peut attendre en matière d’éducation à partir de l’année prochaine, c’est l’assurance que nous donnons en matière de norme éducative de qualité. Nous sommes dans la logique d’assurer comme le demande les Objectifs pour le développement durable (Odd) N°4, un accès pour tous à une éducation de qualité sur un pied d’égalité et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie. Donc, nous sommes dans la logique de donner à chaque enfant Béninois d’âge scolarisable sa chance d’être à l’école, sa chance de rester à l’école, sa chance de sortir de l’école et à sa sortie de l’école, qu’il soit un produit capable de satisfaire les besoins du développement du pays et en même temps capable d’entreprendre sans toujours attendre des autres. Si toutes les conditions sont réunies comme nous sommes en train de l’envisager, il n’y a pas de raison que cet objectifs ne soit pas atteint.»

Propos recueillis par K. O. A

 

Encadré : Houndété et Tchanou se préoccupent des difficultés du Cnhu

Le ministre de la santé, lors de son passage devant la commission budgétaire, a dû répondre à une préoccupation commune des députés Eric Houndété et Sofiath Tchanou. Les deux honorables, étaient allés sur le site d’incinération  de Tori Avamè après le drame. Après Tori, ils ont fait un détour au Cnhu pour assister les brûlés qui y sont soignés. A l’occasion, les travailleurs du Cnhu leur ont présenté leurs difficultés auxquelles ils sont confrontés pour apporter les soins indispensables aux malades. Au nombre de ces préoccupations, il y a les dettes de l’Etat envers le Cnhu et l’absence de plateau technique. L’occasion faisant le larron, les honorables Houndété et Tchanou ont voulu savoir ce qui est prévu dans le budget de 2017 au profit du Cnhu. En retour, le ministre a apporté une réponse plus que rassurante. «Par rapport au Cnhu, vous savez qu’il reçoit beaucoup de subventions de l’Etat. Plusieurs infrastructures du Cnhu sont réalisées par le gouvernement. L’Etat a contribué à équiper le Cnhu. C’est vrai que l’Etat doit aussi au Cnhu, mais le gouvernement est dans la dynamique de rembourser progressivement ces dettes. Les dispositions sont en train d’être prises pour que l’Etat puisse payer les dettes du Cnhu pour son meilleur fonctionnement ».

Junior F.

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Visite dans le nord le week-end dernier : Talon à cœur ouvert à Parakou («Nous allons mettre le pays sur les rails »)

novembre 14, 2016

Le vendredi 11 novembre 2016, le Chef de l’Etat effectuait sa troisième sortie officielle sur le plan national à Parakou après Ouidah et Savalou. Ceci à un moment où certains de ses compatriotes commencent par s’impatienter par rapport aux actions à poser par le gouvernement du nouveau départ devant améliorer leurs conditions de vie et de travail. Cette sortie est aussi venue quelques jours après l’affaire «cocaïne» retrouvée dans l’un des conteneurs de la société de son allié politique, Sébastien Germain Ajavon. Bref, voilà plus de sept  mois que Patrice Talon est presque muet sur ses actions aux commandes du pays. A Parakou, le président de la République était beaucoup attendu sur maints  sujets. Les Béninois voulaient l’entendre, tout au moins pour qu’il les rassure à nouveau. Et visiblement, les Béninois devraient avoir entendu ce qu’ils voulaient entendre.

Aucun sujet d’actualité n’était tabou pour le Chef de l’Etat face à des Parakois et Parakoises de tout rang social vendredi dernier à Parakou. Les populations de la cité des Kobourous ont eu le privilège d’écouter les explications du Chef de l’Etat sur les actions qu’il a menées au cours de ses sept premiers mois à la tête du pays. Très tôt dans son intervention, Patrice Talon a rassuré : «Je vous affirme que je demeure prêt et que je me suis déjà mis au travail. Et il se confie. Un rare exercice fait par un Chef de l’Etat en face de ses compatriotes. «Les sept mois qui viennent de s’écouler ont été, pour moi, éprouvants. Il a fallu consacrer mes jours, mes nuits à repenser plus que je ne l’imaginais, à réorganiser le pays dans tous les sens, dans tous les secteurs pour faire face au quotidien et engager la réflexion pour la suite». Puis, Talon débouche sur la boussole de son quinquennat, le programme d’action 2016-2021 que tout le monde attendait. «Nous venons de finaliser, tout en gérant le quotidien, notre Plan d’Action pour les quatre ans et demi qu’il nous reste. Je voudrais vous dire ici, les yeux dans les yeux, qu’à la fin du mandat, vous serez fiers de moi. Nous n’avons pas la prétention de tout régler mais nous allons faire l’essentiel. Nous allons mettre le pays sur les rails. Nous avons maintenant établi, avec pertinence, ce qu’il faut faire dans chaque domaine. Nous avons déjà les accords de principe de tous nos partenaires techniques et financiers. Dans quelques mois, nous allons mettre le pays entier en chantier».

Le soutien des populations sollicité

Le développement du pays ne saurait être l’affaire du Chef de l’Etat et de son gouvernement seuls. Alors, il sollicite le soutien des Béninois. «J’ai besoin de votre mobilisation. J’ai besoin que mes compatriotes soient déterminés pour serrer encore la ceinture afin qu’on parvienne rapidement à résoudre les problèmes qui se posent à notre pays. Nous allons construire le pays et vous allez commencer à voir les effets très bientôt», a-t-il dit. L’opportunité est aussi saisie par le premier des Béninois d’évoquer le projet de budget général, gestion 2017, rendu public il y a quelques jours et envoyé à l’Assemblée Nationale pour le vote. Un budget qui enregistre du scepticisme de la part de quelques Béninois en ce qui concerne son montant de plus de 2010 milliards de francs cfa. Des doutes que le Chef de l’Etat entend dissiper rapidement. «Nous avons déposé le budget 2017, au parlement, avec une projection budgétaire de plus de 2010 milliards et mes compatriotes sont restés sceptiques. Parce que nous avons vu, ici, annoncer des budgets mais réalisés, chaque fois, à peine à moitié. Oui, un budget annoncé à plus de 2010 milliards ! Ce sera réalisé à combien ? A 800, à 1000 milliards maximum. C’est parce que ceux qui le disent ne me connaissent pas. Ceux qui me connaissent savent très bien que je n’annonce pas, publiquement, ce que je ne suis pas capable de faire». Puis, Talon met en garde. «Le populisme ne sera pas notre mode de gouvernance. Je n’annonce pas publiquement ce que je ne suis pas capable de faire».

Lutte contre l’impunité

Au sujet de l’impunité, Patrice Talon était très attendu dans son discours. Surtout après une semaine dominée par l’affaire de cocaïne retrouvée dans l’un des conteneurs destinés à la société Cajaf  Comon de son allié politique Sébastien Germain Ajavon. Sur le sujet, que n’a-t-on pas entendu ! Le silence du chef de l’Etat vis-à-vis du dossier a été interprété de plusieurs manières. Mais pour Talon, quelle que soit la tête du Béninois, la loi reste la loi et le seul combat qui vaille est celui contre l’impunité. «…Je n’encouragerai pas l’impunité qui reste une gangrène de notre pays. Aucun béninois ne sera au-dessus de la loi. (…)  Évitons les intoxications et autres machinations inutiles. Le Bénin a besoin de nous tous. Je compte sur vous, sur nous. (…) Nous ferons certainement des erreurs sur notre parcours mais la foi de mon gouvernement ne s’ébranlera point…», a promis le président de la République. Après Parakou, la délégation ministérielle est allée à Djougou, fief de son ministre du développement, Abdoulaye Bio Tchané et à Sèmèrè où récemment, la désignation de l’imam de la ville a tourné au drame. Seulement, grâce à la médiation du Chef de l’Etat, les protagonistes ont trouvé un accord.

Message aux populations de Sèmèrè et Djougou

Je remercie les populations de Djougou et de Sèmèrè pour la qualité de l’accueil et l’hospitalité dont elles ont fait preuve hier lors de la deuxième journée de ma tournée septentrionale qui vient de s’achever.

J’ai été honoré en compagnie du ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané, d’assister à la séance de prière dite en l’honneur du retour à la paix et à la consolidation des liens de fraternité unissant tous les fils et filles de Sèmèrè auxquels je n’ai pas manqué de rappeler l’importance de la préservation de la Paix, indispensable au développement de nos villes et villages. Le Bénin a besoin de tous ses fils et filles où qu’ils soient.

À Djougou, j’ai reçu les doléances et mots d’encouragement des populations qui n’ont pas manqué de réaffirmer à mon gouvernement et à moi-même leur soutien indéfectible dans la mise en œuvre des grands chantiers du Programme d’Action du Gouvernement.

Cette première tournée septentrionale m’a rassuré et réconforté que les ambitions de mon gouvernement sont aussi celles des béninois à la base.

J’invite chaque béninois dans sa communauté à œuvrer et s’investir pour qu’ensemble nous nourrissions le vœu pieux de voir par nos actions, notre pays amorcer le développement tant souhaité.C’est possible dans l’Union et le travail.

J’y crois fermement.

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novembre 14, 2016

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