Adoption en conseil des ministres du décret sur la nouvelle carte universitaire : Les députés de la 7è législature furieux contre Talon

septembre 30, 2016

Les députés de la 7è législature ne sont pas contents de l’acte que vient de poser le gouvernement de la rupture à propos de la nouvelle carte universitaire. Hier au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo, certains d’entre eux avec qui nous avons échangé hors micro n’ont pas caché leur déception. Pour eux, l’acte posé par le Président Patrice Talon et son Gouvernement sonne comme une haute trahison et le non-respect de la parole donnée. Lors des débats qui ont eu lieu il y a quelques mois au Palais des Gouverneurs sur la nouvelle carte universitaire, le ministre en charge de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique avait solennellement pris l’engagement d’organiser à l’intention des députés un séminaire qui leur permettra d’échanger sur les grandes options du Gouvernement et sur les raisons qui l’ont poussé à resserrer la carte universitaire du Bénin. Plutôt que d’organiser ce séminaire, le Gouvernement a opéré un passage en force en adoptant  lors de son conclave hebdomadaire du mercredi 28 septembre 2016 le décret sur la nouvelle carte universitaire. Ce qui n’a pas été du tout du goût de plusieurs députés, surtout ceux d’entre eux qui viennent fraichement d’effectuer une visite de terrain pour rassurer les populations à la base sur les mesures qui sont en train d’être prises pour amener le Gouvernement à reconsidérer sa position. Aujourd’hui, on peut le dire. Avec l’adoption de ce décret, les dés sont pipés. Que feront maintenant les députés face à ce forcing opéré par le Gouvernement ? Se résigner ou aller au-delà de leur colère ? Les jours à venir nous situeront. Tout compte fait, ils préparent un coup.

Affissou Anonrin

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Baisse prochaine de la production mondiale du pétrole : Une bonne nouvelle pour le Naïra…et pour le Bénin ?

septembre 30, 2016

La crise du pétrole frappe durement les pays qui le produisent. Comme le voisin de l’Est du Bénin, les pays réunis au sein de l’Organisation des pays exportateurs du pétrole, souffrent depuis quelques années de leur richesse naturelle. Bizarre ! Autant le pétrole constituait une source de grandes devises, autant, aujourd’hui, ils n’en tirent plus grandes choses. A cause de la production hors-norme enregistrée sur le marché mondial depuis maintenant un an et demi. La raison : concurrencer le boom des hydrocarbures du schiste produit par les Etats-Unis. Seulement, les pays de l’Opep sont en train de comprendre qu’il va falloir arrêter la saignée.

C’est une nouvelle qui, d’ici quelques semaines, pourrait sortir le Nigéria de la récession économique entraînée par la chute du coût du baril de pétrole. Situation qui a fait perdre au Naïra (monnaie nigériane) sa valeur. Le gouvernement du Nigéria a dû dévaluer sa monnaie afin de relancer son économie. Mais pour l’instant, les effets de cette stratégie tardent à rejaillir sur l’économie nigériane. L’économie béninoise est aussi entraînée dans cette vague de la dépréciation du Naïra. N’a-t-on souvent pas l’habitude de dire que quand le Nigéria tousse, le Bénin est automatiquement enrhumé ! La mauvaise passe du Nigéria, faut-il le rappeler, a des conséquences dévastatrices sur l’économie béninoise. Les deux pays étant très liés par les échanges commerciaux. Aujourd’hui, le port de Cotonou et ses acteurs sont fortement affectés par cette situation. La chute drastique de la filière de véhicules d’occasion, à elle seule, en est un parfait exemple. Un triste exemple pour les acteurs portuaires. Les commerçants et commerçantes du marché de Dantokpa ne sont aussi pas épargnés. Ils se plaignent tous les jours de ne plus voir les clients nigérians venir vers eux.

Il ne peut en être autrement. Le Nigérian n’a plus les moyens de venir acheter sur le marché béninois. Mais, la décision prise par les quatorze pays membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), le mercredi 28 septembre à Alger, pourrait bientôt inverser la tendance. Ils ont «finalement parvenus à dégager un accord de principe sur la baisse de production afin de faire remonter les cours. Cette baisse – la première depuis 2008 – devrait être de l’ordre de 700 000 barils par jour, soit entre un tiers et la moitié de l’excédent de production mondiale. Les marchés ont salué cette décision inattendue : en fin d’après-midi, le cours du brut léger américain West Texas Intermediate (WTI) a clôturé en progression de 5,3 % (47,05 dollars) à New York, alors que des rumeurs insistantes faisaient état d’un accord imminent. En quatre jours, le WTI et le brent de la mer du Nord ont regagné 6 %. Et l’accord d’Alger, même fragile, pourrait leur faire repasser la barre des 50 dollars le baril, encore loin des 114 dollars atteints en juin 2014. «L’OPEP a pris une décision exceptionnelle aujourd’hui après deux ans et demi, l’OPEP a atteint un consensus pour piloter le marché », a déclaré le ministre iranien du pétrole» peut-on lire dans l’édition en ligne d’hier du journal français Le Monde.

La Banque mondiale prévient

De son côté, le site internet de Radio France internationale ajoute : «Aujourd’hui, on ne sait toujours pas qui va produire quoi. Les quotas de production pays par pays seront arrêtés dans un mois lors de la réunion de Vienne. Il faudra s’assurer ensuite que chacun respecte ces nouveaux quotas. Aujourd’hui, selon les analystes, l’accord trouvé ne change rien aux fondamentaux du marché, plombé depuis un an et demi par une offre excédentaire en pétrole. Les pays de l’Opep ont laissé depuis 2008 les vannes grandes ouvertes pour conserver des parts de marchés menacés par le boom des hydrocarbures de schiste américain.Stratégie à double tranchant. L’effondrement des cours du brut a entrainé une crise économique et sociale profonde dans les pays dont les économies reposent entièrement sur les ressources pétrolières, comme au Venezuela ou indirectement, au Nigeria».

Dans tous les cas, il y a urgence. Selon la Banque mondiale, après avoir ralenti à 3% en 2015, le taux de croissance de l’Afrique subsaharienne devrait continuer de baisser à 1,6% en 2016, son niveau le plus bas depuis vingt ans. «Les difficultés économiques rencontrées par les principales économies de la région (le Nigéria et l’Afrique du sud), qui subissent toujours les contrecoups de la chute des cours des matières premières, expliquent ce ralentissement. Ces pays doivent de surcroît s’adapter à des conditions de financement moins favorables et faire face aux incertitudes pesant sur leurs politiques économiques», ajoute la Banque mondiale. Autrement, si rien n’est fait pour sortir les pays producteurs de pétrole et grands dépendants de ces matières premières, ils continueront de sombrer. Les pays qui dépendent d’eux aussi. Alors, vivement que les pays de l’Opep aillent jusqu’au bout de cette initiative.

Athanase Dèwanou

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Nominations au ministère des Sports : Darius Dadé, porte-flambeau de la presse sportive (Bonaventure Coffi Codjia, nouveau DSE)

septembre 30, 2016

A l’occasion du dernier Conseil des ministres du gouvernement Talon, une vague de nominations est intervenue au ministère des Sports. Entre autres promus, notre jeune confrère Darius Soren Dadé, et l’arbitre international Bonaventure Coffi Codjia.

Plusieurs directions sous tutelle du ministère des Sports changent de patrons. Celle du Centre multimédias des adolescents et jeunes du Bénin (CMAJB) est confiée à notre jeune confrère Darius Soren Dadé. Une nomination intervenue mercredi dernier à l’occasion du dernier Conseil des ministres du gouvernement de la Rupture, et qui se traduit par une volonté de donner aussi le pouvoir aux jeunes. Darius Dadé est journaliste et intervient jusqu’alors dans la rubrique sportive sur la chaine privée de télévision Canal 3 Bénin. Précédemment, il a fait ses armes à Radio Tokpa, et a géré pendant plusieurs années la communication au sein du ministère chargé des Sports, puis de la culture et de l’artisanat, et celui de l’Economie maritime etc.

Il faut dire que dans la foulée, plusieurs autres nominations ont eu lieu. L’arbitre international béninois, Bonaventure Coffi Codjia, est nommé Directeur du Sport d’Elite (DSE). Il remplace Ali S. Yaro qui, pendant plusieurs années, a fait ses preuves. C’est le moment pour notre « Bona national » de mettre sa grande expérience et ses relations au service du sport béninois. Il en a les moyens managériaux, même s’il n’a pas été moulu dans l’administration publique.

Faire preuve d’exemplarité

On citera aussi les nominations de Smith Ahouandjinou à la Direction de la jeunesse, des loisirs et de la vie associative, Alexis Acakpo à l’Office béninois du sport scolaire et universitaire (OBSSU). Dans la même veine, Félicien Hounkanrin est le nouveau directeur général du Hall des arts, loisirs et sports, tandis que Aristide Codjogan est désormais en charge de l’Office de gestion des stades du Bénin (OGSB). De même, la direction du Fonds national de développement des activités de jeunesse, de sport et des loisirs (Fndajsl) a changé de mains. El Farouk Soumanou, après plusieurs années d’exercice, cède aussi son fauteuil.

Aujourd’hui promus, Darius Soren Dadé, Bonaventure Coffi Codjia et les autres jeunes ont l’obligation, voire l’impérieux devoir de réussir leurs missions respectives. Ils doivent non seulement redonner une vraie vie à la structure qu’ils ont désormais l’honneur de diriger, mais également faire preuve d’exemplarité dans leurs modes de gestion humaine, financière, matérielle etc. Car, nous avons vu des jeunes qui,  promus à d’importants postes de responsabilités, ont suscité beaucoup d’espoirs. Mais à la pratique, certainement grisés par leur promotion soudaine, ils sont passés à côté du sujet.

Espérons que Darius Dadé que nous connaissons très sobre, respectueux et travailleur gade sa ligne et démontre, tout comme tous les autres, que la jeunesse est aussi capable de faire de grandes choses. Et que le ministre Oswald Homéky n’a pas eu tort de leur faire confiance.

Pascal Hounkpatin

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Trois projets pour le même tronçon Kpota-Ouèdo déjà réalisés : Pierre Houézo fait de bonnes propositions pour la voie Kpota-Carrefour séminaire (Le maire Georges Bada doit vite agir pourle bien de ses administrés)

septembre 30, 2016

Trois différents projets couvrent le tronçon Kpota-Ouèdo alors que cette voie bénéficie déjà d’une infrastructure routière de plus de 2 kilomètres. Pour donc éviter le gaspillage, le conseiller communal, Pierre Houézo, fait des propositions. Par un courrier, il saisit le conseil communal d’Abomey Calavi et l’invite  à entrer en négociation avec les entreprises afin que des compensations soient faites au profit d’autres voies, comme le tronçon Kpota-Carrefour Séminaire.

Dans la commune d’Abomey-Calavi, une voie d’utilité publique est inscrite dans trois différents projets. Il s’agit du tronçon Kpota-Ouèdo. En 2012, ce tronçon a bénéficié des activités d’un projet Paurad. Ce projet est intitulé en son point 3 : « suite voie pavée de Kpota ». En 2014, le même tronçon a été encore sélectionné parmi les routes à bitumer par le projet intitulé ‘’ Aménagement et Bitumage d’environ 900 km de route de Réseau national Routier. Ce dernier s’étend jusqu’à Tori, et devient donc ‘’ Calavi-Ouèdo-Tori’’. En 2015, ce même tronçon a bénéficié d’un autre projet lancé par l’ancien Chef de l’Etat, Boni Yayi.Ce dernier est actuellement en cours d’exécution par l’entreprise Ebomaf.Ces trois projets tiennent compte d’une partie dudit tronçon qui est déjà pavée avec les mêmes caractéristiques que les projets en cours. Ainsi, en qualité de conseiller communal, Pierre Houézo a écrit au maire de la commune d’Abomey-Calavi et ses conseillers afin qu’ils puissent se rapprocher des services compétents pour tirer en clair cette situation. Pour lui, il est opportun et pressant de compenser ce qui est déjà fait sur d’autres tronçons. Il a, dans sa lettre, fait des propositions que le conseil communal doit indubitablement prendre compte :« il serait préférable de procéder à des négociations avec les entreprises en charge des travaux pour que ces matériaux soient utilisés sur d’autres voies de la commune en cours de dégradation très avancée. Je veux nommer la voie ‘’ Monuments aux morts-Tolègba-Eglise Bakita-carrefour séminaire’’ et aussi la voie perpendiculaire à l’Eglise Bakita vers le pavé de Ouèdo », propose Pierre Houézo dans la même correspondance en expliquant que la voie perpendiculaire à l’Eglise de Bakita est topographiquement une cuvette qui doit nécessairement bénéficier d’une  infrastructure d’assainissement c’est-à-dire un bassin de rétention pour exécutoire.Selon certains techniciens, cette proposition est possible si les autorités locales saisissent les entreprises chargées d’exécution des travaux.

L’Urgent pour le Bénin des administrés !

Il est donc nécessaire que le maire et son conseil communal prennent en compte ces doléances pour le bien de la commune d’Abomey-Calavi qui souffre bien de manque d’infrastructures routières.Cette proposition du conseiller communal Pierre Houézo est partagée également par les  populations d’Abomey-Calavi qui attendent de pieds ferme la décision du maire. Pour eux l’avis  du maire pourrait amener un manque de confiance avec ses  administrés. Une triste situation qui pourrait chavirer le navire du développement de la commune d’Abomey-Calavi.

Victorin Fassinou

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Congrès constitutif de l’Acmb : Pépita D élue présidente, Lolo Andoche son premier adjoint

septembre 30, 2016

Les créateurs de mode du Bénin  sont désormais unis en une association dénommée Association des Créateurs de Mode du Bénin (Acmb). Au terme du congrès constitutif qui a eu lieu, le mercredi 28 septembre 2016 dans les locaux de John Médard Agency international, Pépita D a été élue présidente et Lolo Andoche voté à l’unanimité au poste du premier adjoint.

« Promouvoir et valoriser les créateurs de mode du Bénin sur le plan national et international », tel est l’objectif qui a conduit les créateurs de mode du Bénin à s’unir. Désormais, ils sont soudés afin de véritablement faire face aux difficultés confrontées à leur secteur d’activités. Et ce, à travers l’Association des Créateurs de Mode du Bénin dont le congrès constitutif a eu lieu mercredi dernier. A l’entame du congrès, il a été rappelé à tous les membres congressistes le contenu du règlement intérieur et du statut. Ensuite,  ils ont procédé au vote qui a soldé par l’élection de Pépita D comme présidente de l’Association des Créateurs de mode du Bénin. Son premier adjoint est Lolo Andoche. Deux têtes emblématiques du monde des créateurs de mode au Bénin. Les congressistes croient désormais à ces têtes de pont ainsi qu’aux autres membres du Bénin qui s’engagent désormais à hisser haut le secteur de création de mode au Bénin et à l’international. « J’avoue qu’on a abordé une bonne phase de notre union. La présidente est à la présidence », a fait savoir le premier vice-président de l’Acmb, Lolo Andoche dans sa déclaration pour montrer que la présidente de leur association est à la hauteur des attentes. Il a ensuite invité les congressistes, membres de l’association, à accompagner le bureau. Car, dit-il, « le travail n’est pas à nous seuls ». Plus loin, il rassure que le bureau conduira sans échec cette association à bon port. John Médard qui a conduit ce congrès constitutif à son terme a expliqué les tenants et les aboutissants de la création de ladite association. Pour lui, le métier de créateur de mode est lésé. Donc, ajoute-t-il, le nouveau bureau a le devoir de lui donner une bonne visibilité et de définir de bons projets pour son envol.

Le Bureau Exécutif

 Président : Pépita D

1er vice-président : Lolo Andoche

2e vice-président : Félicien Castermann

Secrétaire général : Oslo Nassi

Secrétaire général adjoint : Berne

Organisateur chargé des affaires professionnelles : 1L mode

Chargé de communication : Alban Salako

Trésorier général : Semliko

Trésorier général adjoint : Navaro

1er Commissaire aux comptes : Sylviano

2e Commissaire aux comptes : Espérance Mode

Gilles G. Gnimadi (Stag)

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Projet concert live au Centre arts et cultures : Faty Kouchekeho alias ‘’Faty’’ ouvre le bal demain samedi

septembre 30, 2016

Un projet de concert live initié par le Centre arts et cultures de Godomey démarre demain samedi 1er octobre 2016.  C’est Faty Kouchekeho alias ‘’Faty’’ qui va ouvrir le bal de ce concert en compagnie de quatre musiciens. En prélude à ce concert, les organisateurs ont donné  une conférence de presse le mercredi 28 septembre dans les locaux du Centre  pour lancer les hostilités.

Le Centre arts et cultures rêve grand. Ce Centre doté d’un espace qui sert  d’exposition aux œuvres d’artistes, des salles  de loisirs pour les  enfants, lieu de divertissement, bref un Centre pluridisciplinaire accueille désormais un projet de concert live sur une période d’un an. Au regard donc de l’aspect que présente le Centre, les usagers  ont jugé indispensable  que les artistes viennent donner des concerts live à part les activités précitées. Cette demande a reçu un écho  favorable de la direction administrative qui n’a pas été hésitée à élaborer un projet en son sein pour programmer les artistes. A cet effet, 12 artistes ont été programmés pour une durée d’un an. Parmi ces artistes qui participeront à ce concert  figurent en bonne place Faty Kouchekeho alias ‘’Faty’’. Elle est la première artiste  qui va ouvrir le bal de ce concert qui débutera le samedi 1er octobre 2016 au Centre. En prélude donc à ce concert, une conférence de presse s’est tenue  le mercredi 28 septembre 2016 dans ce même Centre pour lancer les hostilités. Lors de cette conférence de presse, le directeur administratif  dudit Centre Salinas Hinkati a expliqué le bien-fondé de ce concert.  Pour lui, le concert des artistes qui débutera le samedi 1er octobre 2016 est une demande des usagers du Centre qui l’ont exigé  au regard de l’aspect que présente le Centre. Vu l’engouement que cela suscite chez ces usagers aux dires de Salinas Hinkati, la direction administrative a élaboré un projet pour répondre à la demande de ces usagers.Révélée au grand public par son premier single  ‘’ To Tché ‘’, un titre qui lui a valu quatre prix en 2014, Faty Kouchekeho, très connue dans le domaine du showbiz sous le nom de Faty ;elle  présentera au cours de ce concert la musique afro rock avec quatre musiciens sur scène. Elle, qui aime chanter dans nos traditions montrera au public qui fera le déplacement ce samedi 1er octobre que le Rock peut être chanté dans nos traditions. Il a saisi l’occasion pour inviter ces fans à faire le déplacement comme ils en ont l’habitude pour vivre en live ces morceaux. Il faut noter que les tickets donnant droit à l’accès au Centre sont en vente à la bibliothèque du Centre, au niveau du personnel du Centre et chez l’artiste Faty également.

Boniface Kabla

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Eradication de la pauvreté ?

septembre 30, 2016

Tout Africain panafricaniste, c’est-à-dire, portant le continent africain dans son for intérieur  dégagé de toute hypocrisie, doit être scandalisé en sillonnant certains pays de l’Afrique et la pauvreté qui y sévit de plein fouet. C’est ahurissant que l’immense majorité des populations de tout un continent continuent de partager dans la misère conviant à une certaine révolution purificatrice. Certaines voix s’élèvent en soulevant  la problématique de la pauvreté qui n’est à notre entendement terrestre autre que le manque poignant ou catastrophique de ressources nécessaires à l’existence humaine. Faut-il dire que lesdites ressources y font défaut ?

Une telle interrogation nous pousse à embrasser une des citations du Président Patrice Talon à travers sa récente intervention à la Tribune des Nations-Unies  faisant état de ce que « les pays d’Afrique devront bien évidement prendre leur part de responsabilités en courant davantage pour la stabilité politique et surtout pour la bonne gouvernance.» Voilà qui est bien dit. Nous plaçant dans son village, pouvons-nous avancer que le continent africain ne manque pas de ressources pouvant lui permettre de rendre toutes ses filles et tous ses fils heureux. On dirait une certaine malédiction que vit notre continent. Sinon, comment comprendre que des africains se donnent le vilain luxe- de s’accrocher au pouvoir depuis des décennies en repoussant l’alternance démocratique, gaspillant du coup lesdites ressources, c’est-à-dire financières, matérielles et humaines ? Quand des dirigeants sont à la merci du négativisme, comment peuvent-ils être responsables ? Autrement dit, comment peuvent-ils avoir envie d’aller voir loin par eux-mêmes comme le rappelait le feu président Léopold Sédar Senghor ? Que la plupart de nos dirigeants en complicité avec leurs entourages corrompus, cessent de se donner l’ambition de s’éterniser au pouvoir loin de celui divin. Qu’ils cessent aussi et en toute sincérité de s’intéresser qu’à tirer parti pour eux-mêmes et leurs suppôts, des ressources de leurs pays. Il faut de nos jours, approfondir la culture civique, scientifique, technologique pour notre continent. Car un continent qui ne fait que consommer la mentalité scientifique et technologique des autres, est-il quasiment à sa perdition.

Il importe de savoir que la culture civilisatrice n’est jamais acquise. Elle est plutôt évolutive. Il est à noter que la stabilité  politique peut entraîner de surcroît des inconvénients d’ordre économique et vice-versa. Parce que, nous vivons dans une certaine globalisation mondiale qui n’est pas sympathique  ou philanthrope. L’éducation ou l’instruction doit exiger qu’on forme des Africains à comprendre qu’il est malsain pour nous africains que l’argent prenne le dessus sur nos convictions constructives. Car, au fil des échecs des efforts nationaux et continentaux pour l’éradication de la pauvreté humaine ou terrestre, les stratégies de survie économique ont fini par l’emporter sur les vertus patriotiques pouvant se répercuter sur tout le continent africain. Et ce n’est pas qu’en transcendant les barrières intellectuelles, que nous pouvons être en possession d’une claire vision de notre continent. Nous devons cesser de regarder à travers nos positions idéologiques ou religieuses et de servir des réponses de courte vue aux besoins immédiats ou fondamentaux. En sachant que la grande majorité de nos dirigeants politiques, économiques et autres a seulement une formation en sciences sociales et humaines. Ils ne reconnaissent rien des sciences de la nature. La même chose vaut pour les intellectuels qui occupent le devant de la scène, les éditorialistes, les grands journalistes les conseillers politiques économiques et autres.

Dans le meilleur cas, leurs analyses sont raisonnables, parfois correctes .Mais les mêmes bases de leur sagesse sont fragmentaires et bancales, pour paraphraser Edward O. Wilson.

Il revient à nous africains de faires nôtres les vers ci-après de Omer Khayyan :

«  J’ai envoyé mon âme à travers l’invisible

 Pour épeler les lettres de cette Après-Vie :

Mon âme est revenue vers moi

Et m’a répondu : je suis moi-même le Ciel et l’Enfer. » Il nous est capital de savoir choisir entre la pauvreté et la richesse. Parce que, ce sont les têtes pensantes, els bras valides et le travail consciencieux ou responsable qui peuvent nous aider à éradiquer ladite pauvreté. En sachant en outre que les peux noires ne doivent pas être synonymes de mentalités noires.

Lazare Sotchoumè

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Drame de Tori Avamè : Le Procureur Edouard Dossa situe les responsabilités à divers niveaux

septembre 30, 2016

A l’occasion d’une conférence de presse animée hier, jeudi 29 septembre 2016, le Magistrat Edouard Cyriaque Dossa s’est prononcé sur les différentes interprétations qui se font à la suite du drame de Tori Avamè. La justice étant saisie pour mieux identifier les vrais acteurs impliqués, Edouard Cyriaque Dossa confie que c’est une responsabilité qui devrait être située à plusieurs niveaux. Toutefois, il invite tout le monde à la retenue pour que la force reste à la loi.

Extrait de sa déclaration

« Le constat qui se fait aujourd’hui c’est que la barque des faits du 8 septembre courant continue de se charger d’interprétations, de commentaires et qui se révèle hélas à la fois incohérent et contradictoire. La question qu’on peut se poser, c’est de savoir est-ce que le drame survenu a son origine  autour de la fosse d’incinération ou alors il est question de nous remettre sur l’historique sur la trace de la procédure idoine que doit respecter le promoteur de ‘’Amasan’’ pour que ce drame ne survienne point. Dans cet exercice, nous avons remarqué qu’il y a plusieurs acteurs qui doivent intervenir  en de pareille situation. On peut noter le département environnement du Port autonome de Cotonou, la douane portuaire, la direction nationale de la santé publique à travers la direction de l’hygiène et de l’assainissement  de base, la mairie qui héberge le site retenu, la direction départementale en charge de l’environnement territorialement compétente, l’agence béninoise pour l’assainissement, également le promoteur. Ces divers acteurs en principe doivent jouer leur rôle. D’abord, le département environnement du Port autonome de Cotonou doit en principe constater l’aspect avarié des produits et notifier au promoteur que le produit avarié ne doit pas rentrer dans le circuit normal  de commercialisation. Ce promoteur doit ensuite se rapprocher du Ministère de la santé pour la confirmation de l’aspect avarié du produit en question. Il y remplit les formalités relatives aux divers contrôles à faire. A l’heure actuelle, la justice est saisie et on invite tout le monde à la patience pour éviter que chaque commentaire inapproprié de ce dossier ne soit tout dans la plaie de la douleur des parents des victimes. »

Propos transcrits par Joseph-Martin Hounkpè

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septembre 30, 2016

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Vers un taux de croissance de 1,6 % en Afrique subsaharienne : La Banque mondiale prévient les pays africains (Améliorer la productivité des petits exploitants agricoles)

septembre 30, 2016

A travers une conférence vidéo, la Banque mondiale a présenté à l’Afrique son actuelle image économique. C’était hier, jeudi 29 septembre 2016 depuis son siège à Washington. Et ce, par le truchement du rapport de la dernière édition d’Africa’s Pulse, une publication semestrielle de la Banque mondiale. Ainsi, il est à noter que le taux de croissance de l’Afrique subsaharienne devrait continuer de baisser à 1,6% en 2016, son niveau le plus bas depuis vingt ans. Ce ralentissement s’explique par les difficultés économiques rencontrées par les principales économies de la région notamment le Nigéria, l’Afrique du Sud qui subissent toujours les contrecoups de la chute des coûts des matières premières. Cependant, un quart des pays du continent sont parvenus à maintenir une bonne dynamique de croissance. Il s’agit du Sénégal, de la côte d’ivoire, pour ne citer que ceux-là. « Il est impératif d’améliorer la productivité des petits exploitants agricoles pour augmenter les revenus des populations rurales et réduire la pauvreté en Afrique subsaharienne », a déclaré Punam Chuhan-Pole, économiste principale de la Banque mondiale pour l’Afrique et auteur du rapport.  Et d’ajouter : « Mais cela demande d’investir dans les biens publics en milieu rural, notamment les infrastructures, d’adopter de meilleures technologies et de développer la recherche agronomique. Il faut aussi améliorer la qualité des données disponibles».

Le rapport recommande aux pays africains de prendre rapidement les mesures qui s’imposent pour s’adapter aux faibles prix des matières premières, rendre leur économie moins vulnérable aux chocs et développer de nouvelles sources de croissance durable qui profite à tous les Africains. Le développement de la productivité agricole permettra à la fois d’augmenter les revenus des ménages ruraux, de baisser le prix des denrées alimentaires et de développer l’industrie agroalimentaire sur le continent.

Gilles G. Gnimadi (Stag)

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Perspectives économiques de l’Afrique : certainspays poursuivent leur croissance dans une conjoncture morose

WASHINGTON, le 29 septembre 2016— Après avoir ralenti à 3 % en 2015, le taux de croissance de l’Afrique subsaharienne devrait continuer de baisser à 1,6 % en 2016, son niveau le plus bas depuis vingt ans. Les difficultés économiques rencontrées par les principales économies de la région (le Nigéria et l’Afrique du Sud en particulier), qui subissent toujours les contrecoups de la chute des cours des matières premières, expliquent ce ralentissement. Ces pays doivent de surcroît s’adapter à des conditions de financement moins favorables et faire face aux incertitudes pesant sur leurs politiques économiques. Cependant, un quart des pays du continent sont parvenus à maintenir une bonne dynamique de croissance.

Telles sont les conclusions de la dernière édition d’Africa’s Pulse, publication semestrielle du Groupe de la Banque mondiale qui analyse les perspectives économiques du continent. Le rapport constate des taux de croissance très hétérogènes à travers le continent et révèle des disparités entre les pays. Alors que la croissance s’est effondrée dans de nombreux pays, l’Éthiopie, le Rwanda et la Tanzanie affichent toujours en moyenne des taux annuels supérieurs à 6 %. Enfin, d’autres pays tels que la Côte d’Ivoire et le Sénégal figurent parmi les économies les plus performantes du continent.

« Il ressort de notre analyse que les pays qui s’en sortent le mieux sont également ceux qui disposent d’un cadre de gestion macroéconomique plus solide et d’une réglementation plus favorable aux activités commerciales. Leurs exportations sont aussi plus diversifiées et leurs institutions plus efficaces », a souligné Albert Zeufack, économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique.

Malgré un léger rebond, les cours des matières premières devraient rester bien en deçà des niveaux record enregistrés entre 2011 et 2014, du fait d’une reprise mondiale fragile. Pour faire face à leurs besoins croissants de financement, les pays exportateurs de matières premières ont commencé à réduire leurs dépenses, mais de manière inégale et encore insuffisante. Dans un tel contexte, la reprise devrait être modeste, avec une croissance réelle du PIB prévue à 2,9% en 2017, et 3,6 % en 2018.

Africa’s Pulse indique, qu’en 2017, les performances économiques des pays du continent continueront d’être contrastées. Si les plus grandes économies de la région et les autres pays exportateurs de matières premières devraient enregistrer une légère hausse de leur croissance, au fur et à mesure que lescours se stabiliseront, le reste de l’Afrique progressera à un rythme soutenu, notamment grâce aux investissements dans les infrastructures.

Du fait de la conjoncture internationale encore fragile, certains pays devront procéder à des ajustements structurels plus importants pour réduire leurs déficitsbudgétaires et extérieurs et mieux résister aux chocs économiques. Pour améliorer leurs perspectives de croissance à moyen terme, ces pays devront également réorienter leur politique macroéconomique et accélérer les réformes structurelles.

Augmenter la productivité agricole et réduire la pauvreté

 La chute des prix du pétrole et des matières premières a porté un coup dur aux pays qui en sont dotés. Ces pays doivent impérativement diversifier leur économie, en améliorant notamment leur productivité agricole, l’Afrique étant à la traîne en la matière. Alors que la productivité a augmenté ailleurs dans le monde, grâce à l’optimisation des intrants agricoles et à l’adoption de nouvelles techniques, la plupart des pays d’Afrique subsaharienne se sont contentés d’augmenter leur surface agricole.

Contrairement aux autres régions en développement, l’Afrique n’a pas accru ses dépenses publiques dans ce secteur qui représente pourtant un tiers de son PIB et emploie les deux tiers de sa population active.

Davantage d’investissements et des politiques plus adaptées permettraient de développer l’économie rurale, de réduire plus rapidement la pauvreté et de promouvoir une croissance plus équitable. L’amélioration de la productivité agricole est indispensable pour réussir une transformation structurelle de l’économie et assurer le développement économique des villes. Cela permettra à davantage de personnes de trouver un emploi dans les secteurs non agricoles et d’augmenter leurs revenus.

« Il est impératif d’améliorer la productivité des petits exploitants agricoles pour augmenter les revenus des populations rurales et réduire la pauvreté en Afrique subsaharienne »,a déclaré Punam Chuhan-Pole, économiste principale de la Banque mondiale pour l’Afrique et auteur du rapport. « Mais cela demande d’investir dans les biens publics en milieu rural, notamment les infrastructures, d’adopter de meilleures technologies et de développer la recherche agronomique. Il faut aussi améliorer la qualité des données disponibles».

Augmenter la production et la productivité agricoles permettra au continent de capitaliser sur le développement rapide des marchés régionaux africains, qui devraient représenter près de 3000 milliards de dollars d’ici 2030. Or, à ce jour les pays d’Afrique subsaharienne n’investissent pas suffisamment dans des projets à haut rendement. Ils devront donc mieux calibrer leurs dépenses publiques dans ce secteur afin de générer des retombées plus positives sur l’économie dans son ensemble.

Le rapport recommande aux pays africains de prendre rapidement les mesures qui s’imposent pour s’adapter aux faibles prix des matières premières, rendre leur économie moins vulnérable aux chocs et développer de nouvelles sources de croissance durable qui profite à tous les Africains. Le développement de la productivité agricole permettra à la fois d’augmenter les revenus des ménages ruraux, de baisser le prix des denrées alimentaires et de développer l’industrie agroalimentaire sur le continent.

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