*Journée mondiale de l’Hépatite édition 2016 : Les OSC et le Pr Nicolas Kodjoh, pour l’élimination de l’hépatite au Bénin

juillet 29, 2016

L’édition 2016 de la Journée mondiale de l’Hépatite a été célébrée hier jeudi 28 juillet 2016. En marge de cette commémoration, l’Alliance Béninoise des Organisations de la Société Civile contre les Hépatites Virales (Aboschvi), dont  le Professeur Nicolas Kodjoh, Point Focal Bénin de  l’Initiative Panafricaine de Lutte contre l’Hépatite (IPLH)  et le Point focal en charge des hépatites en est le président, organise  la quinzaine d’Actions Urgentes pour l’élimination des hépatites au Bénin du 25 au 10 Aout 2016. La  cérémonie officielle consacrant le lancement des manifestations s’est déroulée hier au Chant d’Oiseau à Cotonou. Elle a été suivie d’une Conférence inaugurale de sensibilisation portant sur le thème de la journée. A l’occasion, des voix se sont levées pour féliciter le Professeur Kodjoh qui a souhaité que le Bénin dispose en urgence un plan national de lutte contre le fléau.

« L’élimination de l’hépatite n’est pas un mythe, mais une réalité ». Le parterre des invités qui ont effectué hier le déplacement au Chant d’Oiseau à Cotonou  en sont convaincus.  En effet, l’Alliance Béninoise des Organisations de la Société Civile contre les Hépatites Virales (Aboschvi), dont  le Professeur Nicolas Kodjoh, Point Focal Bénin de  l’Initiative Panafricaine de Lutte contre l’Hépatite (IPLH)  en est le président, organise une panoplie d’activités dans plusieurs localités du pays  pour marquer  utilement au Bénin l’édition 2016 de la Journée mondiale de l’Hépatite. Le coup d’envoi a été donné hier à Cotonou ; ceci à la faveur d’une cérémonie dite inaugurale. L’événement  a été rehaussé par le Ministre de la santé représenté par le Directeur de cabinet Lucien Toko et  l’Organisation mondiale de la santé  Bénin. Au cours de la cérémonie, le Coordonnateur national de l’Aboschvi, M. Romuald Dovoesssoun a rappelé que le Bénin paie un lourd tribut aux hépatites. 1300.000 personnes environs sont atteints de cette maladie, malheureusement 95% d’entre elles ne le savent pas. Et c’est la raison pour laquelle l’organisation est née. D’après lui, l’Aboschvi dont le fondateur est le Professeur Nicolas Kodjoh, Point Focal Bénin de  l’Initiative Panafricaine de Lutte contre l’Hépatite (IPLH) s’est donné comme mission d’engager une lutte contre l’hépatite virale au Bénin par des actions de prévention, de soins, de plaidoyer, de mobilisation sociale et communautaire, de renforcement de capacité, d’information et de communication à tous les niveaux. L’alliance a pour but d’accompagner le Ministère de la santé dans la définition d’une politique de lutte contre les hépatites, de mettre en œuvre des initiatives de lutte, de suivre et d’évaluer des programmes et politiques en matière de l’hépatite au Bénin. L’avènement de l’Aboschvi est une chance pour le Bénin de par la qualité des hommes et femmes qui les constituent, a-t-il fait savoir avant de dire qu’au sein de  l’Aboschvi, il se retrouve les   universitaires, les professionnels de la maladie de foie, les associations des malades d’hépatite, les organisations de défenses des droits humains etc. A l’en croire, grâce aux efforts conjugués de l’Aboschvi ayant à sa tête le professeur Nicolas Kodjoh, plusieurs réalisations ont été enregistrées. Au nombre de celles-ci, la  marche de plaidoyer sur la représentation nationale dont les effets enregistrés nous réconfortent au grand bonheur des malades et du peuple béninois. Il s’agit d’une initiative de lois déposées sur la table des députés pour créer le cadre juridique approprié   de lutte contre la maladie comme ce fut le cas du Vih/Sida. Comme autres actions à mettre à l’actif de l’Organisation, il y a la  séance de plaidoyer du 6 août 2015 avec le cabinet du Ministre de la santé, la  campagne média qui a impacté les 77 communes du Bénin, la  sensibilisation de proximité dans 25 communes du Bénin avec un effet direct  sur près de 7 milles personnes, le  renforcement de capacité des prestataires de santé pour plus d’efficacité dans les actions de lutte.Pour finir, il a demandé au gouvernement de vite agir pour que le Bénin soit doté d’un Plan d’action nationale de lutte contre la maladie d’hépatite, d’un programme national de lutte contre la maladie d’hépatite. Le souhait de l’Aboschvi est de voir l’Etat rendre obligatoires gratuits à tous les niveaux de dépistage, la vaccination et le traitement de la maladie.  Au PTFS, il leur a demandé d’accompagner l’Etat Béninois à honorer son engagement. Le thème retenu au plan mondial est : « Connaitre l’hépatite, agir maintenant ».

 Satisfecit  décerné au professeur Kodjoh !

 Le représentant du Représentant résident de l’Organisation mondiale de la santé   (Oms) au Bénin, Dr Télesphore Houansou  a indiqué qu’à travers ce thème, l’Oms invite instamment les pays à prendre des mesures hardies pour améliorer les connaissances sur la maladie et développer l’accès aux services de dépistage et de traitement. Face au ravage qu’entraîne l’hépatite dans le monde, l’Oms n’est pas restée les bras croisés, a-t-il fait  observer. Le processus d’érection d’une unité de lutte contre l’hépatite au sein du PNLS est en cours suite à l’atelier de dissémination régionale des nouveaux guides de l’Oms sur la prévention , les soins et le traitement pour le Vih et les hépatites tenu en mai 2016 à Douala au Cameroun. Cette initiative permettra de donner une nouvelle dimension à la prévention et au traitement de l’hépatite au Bénin.  Dans cette optique, M. Houansou estime qu’il est important de développer l’accès aux services et aux médicaments pour ceux qui en ont besoin et d’agir avec célérité pour mettre un terme aux décès évitables dus à l’hépatite.  Pour finir, il précise que l’Oms compte sur le Ministère de la santé et sur les Ptfs pour lutter efficacement contre l’hépatite au Bénin.  Le Représentant du Ministre de la santé, le Directeur de cabinet, Lucien Toko  ouvrant officiellement la journée, est revenu sur les statistiques  de la maladie. Pour lui, l’Aboschvi dont le fondateur est le Professeur Nicolas Kodjoh,  et le Point Focal Bénin de  l’Initiative Panafricaine de Lutte contre l’Hépatite (IPLH) font trop pour la lutte contre l’hépatite au Bénin. Avant donc de décerner un satisfecit au Professeur Kodjoh,  il a nourri  l’espoir que le Bénin soit au rendez-vous de 2020. Il faut dire qu’après la cérémonie inaugurale, il  y a eu une conférence inaugurale donnée par le Professeur Nicolas Kodjoh sur « Eliminer l’hépatite. Mythe ou réalité ? » Par la suite, il  y a eu des  enseignements post-universitaires (Epu) au profit du personnel de santé (médecins, pharmaciens, chirurgiens, dentistes infirmiers, sages-femmes, techniciens de laboratoire..) sous le contrôle scientifique de la société nationale d’hépato-gastroentérologie. Pas mal d’activités se sont enchainées. Entre autres, le dépistage des hépatites virales B et C, l’instance des conseils du professeur Kodjoh sur la conduite à tenir devant une hépatite virale B ou C. Il faut dire que c’est avec satisfaction que le public qui a effectué le déplacement au Chant d’oiseau est reparti.

 Une panoplie d’actions jusqu’au 10 août

 Aux dires de M. Romuald Dovoesssoun,  après la cérémonie d’ouverture, l’Aboschvi mène  une série d’actions urgentes  jusqu’au 10 août 2016 pour focaliser l’attention  des béninois pour l’élimination de l’Hépatite.  Le dépistage gratuit de l’hépatite C à Cotonou se fera  le  28/07/2016, Porto-Novo, 29/07/2016, Natitingou  09/08/2016 et Parakou à 10 /08/2016.  Des  campagnes de sensibilisation de proximité seront organisées sur les bonnes pratiques pour impacter 25 communes du Bénin. Enfin, viendra une série de rencontre de plaidoyer avec les décideurs politiques et les Ptf.

ELIMINER L’HEPATITE AU BENIN, MYTHE OU REALITE

Conférence présentée par Nicolas  KODJOHDocteur en Médecine.

Professeur Titulaire des Universités Nationales du Bénin, Spécialiste des Maladies Digestives et du Foie, Point Focal Bénin de l’Initiative Panafricaine de Lutte contre les Hépatites (IPLH)

Président de l’Alliance Béninoise des Organisations de la Société Civile contre les Hépatites Virales (ABOSCHVi).

INTRODUCTION

L’hépatite est une inflammation des cellules du foie. Les causes sont multiples: essentiellement les virus A, B, C, D et E des hépatites, mais aussil’alcool, les médicaments, les surcharges en graisse…

Les infections par les virus B et Crevêtent une gravité particulière en raison du risque de passage à la chronicité avec les complications qui en découlent : cirrhose, cancer du foie. Elles représentent une menace mondiale pour la santé publique du fait de leur mortalité et de leur morbidité.

En effet, on estime que 400 millions de personnes souffrent d’hépatites chroniques B et C dans le monde. Au Bénin, avec des taux de prévalence de 9,9 % et de 4,12 % respectivement pour l’hépatite B et l’hépatite C, environ 1 300 000 personnes seraient atteintes, soit une personne sur 7. Les hépatites virales occupent la seconde place dans le classement des endémies infectieuses selon leur mortalité (Tableau 1).

Tableau 1 : Mortalité des principales endémies infectieuses mondiales

(Source : OMS mai 2014)

Ce tableau montre que les hépatites tuent dans le monde plus de personnes que la tuberculose et plus de personnes que le paludisme.

  1. POUVOIR PATHOGENE DES VIRUS DES HEPATITES B ET C

Le pouvoir pathogène est la capacité d’un agent microbien à pénétrer dans l’organisme et à provoquer une maladie.Parmi les germes responsables des grandes endémies infectieuses, le virus de l’hépatite B est :

* 10 fois plus contagieux que le virus C

* 100 fois plus contagieux que le VIH/SIDA

Cette contagiosité élevée est due aux caractéristiques du germe. Le virus B est présent à des concentrations élevées dans le sang, le sperme et les sécrétions vaginales. On le trouve aussi dans la salive, les larmes, les sécrétions nasales et les urines. Il peut survivre et rester contaminant dans le milieu extérieur pendant au moins sept jours. Enfin, si la contamination par le virus C se fait par contact avec le sang, la contamination par le virus B peut se faire aussi par contact avec les autres sécrétions biologiques énumérées ci-dessus. D’où la nécessité de ne pas partager des objets de soins corporels (serviette, brosse à dent, rasoir, matériel d’épilation, gant de toilette…) lorsqu’on vit avec un porteur du virus B.

L’infection aiguë par le virus B ou le virus C passe généralement inaperçue.

L’infection devient chronique si elle persiste pendant plus de 6 mois. Elle peut alors évoluer silencieusement pendant plus de 20 ans vers des complications mortelles (cirrhose, cancer du foie).Les hépatites B et C sont la première cause de cancer du foie dans le monde et au Bénin.

* Pour l’hépatite C, le risque d’évolution chronique est de 60 à 80 %.

* Pour l’hépatite B, le risque de passage à la chronicité dépend de l’âge du sujet au moment de l’infection (Tableau 2).

Tableau 2: Risque de devenir porteur chronique du virus B en fonction de l’âge au moment de l’infection (source : OMS)

Le risque de devenir un porteur chronique du virus est donc maximal quand l’infection survient à la naissance et dans la première année de vie. Ce sont les enfants qui contractent tôt la maladie dans leur vie qui sont le principal réservoir de virus.

  1. LES MOYENS POUR L’ELIMINATION DES HEPATITES VIRALES B ET C

Malgré la menace que représentent les hépatites pour la santé publique dans le monde, ces maladies souffrent encore en Afrique en général et au Bénin en particulier d’un manque chronique de sensibilisation et de politique de priorisation.Le peu d’intérêt qui leur est accordé dans les programmes nationaux de santé explique la persistance lancinante et l’extension de ces endémies malgré l’existence de moyens efficaces de contrôle et de traitement. La Stratégie Globale Mondiale du Secteur de la Santé pour la période 2016 – 2021 en vue de l’élimination de l’hépatite à l’horizon 2030 adoptée parl’Assemblée Mondiale de la Santé en mai 2016 marque un tournant dans la prise de conscience de la communauté internationale. Les actions proposées peuvent être résumées comme suit :

2.1. Vaccination contre l’hépatite B

* Vaccination de tous les nouveau-nés dans les 24 heures suivant la naissance (prévention de la transmission verticale mère-enfant);

* Couverture vaccinale de tous les enfants par 3 doses de vaccin

* Vaccination des sujets-contacts (Prévention de la transmission horizontale)

La stratégie vaccinale comportant une dose de vaccin monovalent chez les nouveau-nés dans les 24 heures suivant naissance est la plus appropriée et peut conduire à l’élimination de l’hépatite B en une vingtaine d’années, et donc à réduire significativement la morbidité et la mortalité dues au cancer primitif du foie.

2.2. Sécurité du sang et des injections

* Dépistage systématique des hépatites B et C  chez tous les donneurs de sang avec assurance-qualité ;

* Sécurité des injections :

  • Utilisation de seringues et d’aiguilles à usage unique
  • Utilisation de matériel à usage unique pour les actes entrainant une effraction cutanée : scarification, tatouage, circoncision, acupuncture, piercing…
  • Respect des précautions universelles d’hygiène dans les procédures de soins et dans l’exécution de tout acte avec effraction cutanée.

2.3. Réduction des risques de transmission des hépatites

* Sensibilisation de la population générale aux pratiques à risque de contamination :

  • transfusion de sang et de dérivés sanguins infectés
  • injections pratiquées avec des aiguilles souillées,
  • effraction cutanée par un objet souillé par du sang contaminé (scarification, tatouage, circoncision, acuponcture, piercing…)
  • inoculation accidentelle par piqûre (personnel de santé et de laboratoire) ou par injection (toxicomanie)
  • Rapports sexuels avec des partenaires occasionnels ou multiples.
  • Partage d’objets de soins corporels d’une personne atteinte d’hépatite (rasoir, brosse à dent, éponge et serviette de toilette, matériel d’épilation…) avec d’autres personnes.

* Dépistage

Il s’adresse essentiellement aux sujets à risque :

  • enfants nés de mères atteintes d’hépatite B
  • entourage d’un sujet atteint (personnes vivant sous le même toit).
  • personnel soignant
  • personnel de laboratoire
  • personnes transfusées ou ayant reçu des dérivés du sang
  • hémodialysés
  • personnes ayant reçu des injections parentérales avec des aiguilles souillées
  • les bénéficiaires d’actes avec effraction cutanée (scarification, tatouage, piercing, acupuncture…)
  • usagers de drogues
  • pensionnaires des d’hôpitaux psychiatriques et personnes vivant en garnison
  • homosexuels
  • travailleuses du sexe.
  • Personnes ayant des partenaires sexuels multiples
  • Personnes vivant avec le VIH

En pratique, dans les pays d’endémie élevée comme le Bénin, et comme 95 % des personnes atteintes d’hépatite B ou C ignorent leur maladie (endémies silencieuses), le dépistage s’adresse à tout le monde..

2.4. Traitement

Contrairement à l’idée largement répandue selon laquelle il n’y a pas de traitement efficace pour les hépatites en médecine conventionnelle, il existe des molécules très efficaces actuellement disponibles au Bénin pour le contrôle et la guérison des hépatites.

* Hépatite B

Les molécules actuellement disponibles au Bénin sont :

  • L’interféron alpha pégylé en traitement à durée déterminée de 48 semaines
  • Le ténofovir en traitement à durée indéterminée

Le traitement permet la régression des lésions d’hépatite, empêche l’évolution vers les complications et améliore la qualité de vie des malades.

* Hépatite C

  • La bithérapie associant l’interféron alpha pégylé, de maniement difficile et de tolérance médiocre, et la ribavirine utilisés depuis 2010 sont remplacés depuis janvier 2016par les anti-viraux d’action directe..
  • Les anti-viraux d’action directe.

Les molécules actuellement disponibles au Bénin sont

- Le sofosbuvir

- L’association sofosbuvir-ledipasvir.

Ces médicaments sont extrêmement puissants et ont par ailleurs l’avantage d’être très bien tolérés. Le prix extrêmement élevé de ces molécules les met hors de portée du budget des ménages et de l’Etat. Mais Les plaidoyers soutenus et les longues négociations des acteurs de la lutte contre les hépatites virales en Afriquedont le Point Focal Hépatite Bénin  (Professeur Nicolas Kodjoh) en direction des fabricants ont permis d’obtenir la cession de ces produits aux Etats africains dont le Bénin à moins de 10 % de leur prix de vente en Europe et en Amérique du Nord.

Le traitement dure généralement 12 semaines avec un taux de guérison supérieur à 95 %.

  1. RESULTATS ATTENDUS

La Stratégie Mondiale du Secteur de la Santépour la période 2016-2021 définit les objectifs clés suivants, et sa mise en œuvre dans chaque pays permettra d’éliminer les hépatites B et C comme menaces pour la santé publique d’ici l’an 2030 :

* 90% des nourrissons reçoivent une dose du vaccin monovalent anti – hépatite B à la naissance ;

* 100% des dons de sang sont testés ;

* 90% des injections sont sécurisés ;

* 90% des personnes atteintes ontconscience de leur maladie ;

* 80% des malades sont traités.

L’impact sur l’élimination est le suivant :

* Réduction de l’incidence des hépatites chroniques B et C de 90 %;

* Réduction de la mortalité liées aux hépatites B et C de 65 %

Par ailleurs 7,1 millions de vies seront épargnées pendant cette période.

Le concept de l’élimination de l’hépatite n’est donc pas un mythe, mais bien une réalité. L’élimination de l’hépatite peut être obtenue au Bénin ; cela ne dépend que de la volonté politique du gouvernement.

  1. LES PRIORITES DU BENIN POUR L’ELIMINATION DE L’HEPATITE

Pour prendre part à la Stratégie Globale Mondiale du Secteur de la Santé pour l’élimination de l’hépatite à l’horizon 2030, le Bénin doit se doter d’un Plan Stratégique National de lutte opérationnel 2016-2021 en vue de l’adaptation et de la mise en œuvre des recommandations 2016 de l’OMS pour la lutte contre les hépatites.

Pour ce faire, les problèmes prioritaires urgents à régler pour le Bénin(C

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Echecs massifs des candidats au Cep, Bepc et au Bac 2016 : Analyses et propositions d’enseignants, inspecteurs, conseillers pédagogiques…

juillet 29, 2016

Les résultats du Cep, Bepc et Bac 2016 ont été catastrophiques. Les taux de réussite à ces examens ont largement chuté cette année. On a enregistré, respectivement les taux de 39%, 16% et 30%. La principale raison est le refus de rachat des candidats, contrairement aux années précédentes. Autrement, les candidats bénéficiaient de coups de pouce de la part des décideurs. Il est dit qu’ils sont rachetés, très souvent, jusqu’à la moyenne de 6 sur 20. C’est dire que beaucoup d’entre eux ne méritaient pas d’avoir leur diplôme. La situation est préoccupante. Mais quelles sont réellement les causes de ces échecs des candidats et quelles solutions y apporter pour inverser la tendance ? Enseignants, conseillers pédagogiques, inspecteurs croisent dans ce mini dossier leurs approches.

Jean-Pierre Koucou, Secrétaire général de la Fédération des syndicats pour une éducation de qualité. (Féseq) : Évidemment, il y a plusieurs causes à souligner. Il y a le programme d’étude en vigueur, c’est-à-dire l’approche par les compétences (Apc). On ne peut pas enseigner l’Apc dans une langue étrangère qui est le français. Alors, tant que nous allons continuer à enseigner l’approche par les compétences dans la langue étrangère, on n’aura jamais les résultats escomptés. Donc le problème est à la base. Mais il n’y a pas que le programme d’étude. Il y a aussi la formation des enseignants, des élèves maîtres dans les Ecoles normales d’instituteurs (ENI). Les ENI, il y en a du public comme du privé. Et la façon dont le recrutement est fait, la manière dont les stagiaires sont envoyés sur le terrain pour leur stage pratique laisse à désirer. Vous voyez des élèves maîtres au lieu qu’ils aillent apprendre le métier auprès des enseignants qualifiés, sont envoyés dans les classes comme des titulaires. Donc, c’est une tricherie organisée par l’État même. Certains enseignants ont aussi le problème de niveau et ne cherchent même pas à le corriger. Il y a aussi les parents d’élèves qui ont complètement démissionné. D’autres envoient les enfants à l’école sans même leur acheter les fournitures scolaires. On ne peut pas l’expliquer. Ils ne jouent pas le rôle qui est le leur et après, c’est pour accuser les enseignants. Le gouvernement qui refuse de recruter en nombre suffisant des enseignants a une grande part de responsabilités. Ce faisant, les classes restent sans enseignants pendant toute une année scolaire.

Pour corriger cet état de chose, nous avons plusieurs approches de solutions. Il faut revoir le programme et permettre à l’écolier béninois de commencer l’instruction dans sa langue maternelle à partir de la maternelle jusqu’en classe de CE1 et à partir du CE2, on peut continuer avec le français et/ ou l’anglais. Il faut revoir la loi de l’orientation sur l’éducation nationale en rendant obligatoire et gratuite l’école maternelle. Il faut renforcer la formation des enseignants qualifiés et bannir le système de stage des élèves maîtres des Ecoles normales d’instituteurs (ENI) qui consiste à les utiliser pour combler des vides dans les écoles au lieu de les mettre à côté des enseignants qualifiés pour apprendre le métier. Je propose qu’on puisse instaurer la dictée comme une sous-discipline du français à l’école primaire. Il faut recruter en nombre suffisant des enseignants qualifiés dans tous les départements, construire des salles de classes en nombre suffisant et respecter le ratio élèves-maîtres qui est de 45 élèves par classe au lieu de 60, 70, 130, 150 pour un seul enseignant.

 Éléonore GBAGUIDI Epée AKPO GANDE, Inspecteur de l’Enseignement du Premier degré, Chef de la circonscription scolaire de Cotonou Lagune : Avant d’aborder le thème, il faut  rappeler que l’école en tant qu’institution a pour mission d’aider tout  enfant à s’épanouir, à éclore sa personnalité afin de devenir un citoyen responsable et utile pour la société. Pour atteindre ces objectifs, le  système éducatif dispose de plusieurs moyens dont les ressources humaines, les textes législatifs de l’administration scolaire, les principes de la  déontologie et de la  morale professionnelle.

Le respect de ces textes et principes au temps colonial, néocolonial et pendant quelques années après l’indépendance, permettait de former réellement des cadres émérites que furent nos aînés qui  faisaient de notre pays le quartier latin de l’Afrique.

Mais depuis quelques décennies, les politiques gouvernementales, dans l’option d’adapter l’enseignement aux réalités de chez nous, ont détruit sciemment ou inconsciemment, de façon progressive, le système éducatif. Ainsi, nous parlons aujourd’hui de baisse du niveau, d’échecs massifs et d’avenir incertain.

S’agissant des maux  qui minent le système éducatif béninois, nous ne pouvons parler que de ce que nous avons vu, constaté, entendu, vécu, subi, apprécié, déprécié, approuvé, désapprouvé.

Autrement dit, nous pouvons citer : la politique éducative parfois mal conçue ; les multiples réformes intervenues sans fondement soutenues ; les innovations introduites dans les programmes d’études et non comprises par les enseignants à la base ; l’inscription sans aucun critère des élèves maîtres dans les Ecoles Normales Intégrées (Eni) ; l’autorisation de confier une  classe à des stagiaires sans niveau intellectuel acceptable. Il faut aussi citer la pénurie criarde d’enseignants ; la  mauvaise gestion des ressources humaines ; la politisation à outrance du système éducatif ; la multiplicité des organisations syndicales ; les grèves répétées ; le non-respect de l’autorité ; l’abus du pouvoir, le trafic d’influence, la corruption, l’impunité, la  frustration, l’injustice, la paresse, l’inconscience professionnelle à tous les  niveaux (classe, école, CS, DDEMP, MEMP).

Malheureusement, les plus  grandes victimes de ces actes  ignobles sont les pauvres âmes innocentes que sont les apprenants dont l’avenir est vraiment hypothéqué.

En termes de suggestions :

La qualité de l’offre éducative revient à l’Etat qui  a le devoir de satisfaire les besoins en intrants, en quantité et en qualité pour que l’école fonctionne réellement. Les autorités supérieures sont donc priées de jouer leur partition.

Les inspecteurs, conseillers pédagogiques, instituteurs chevronnés, personnes ressources sont priés d’organiser périodiquement des séances de formation, d’information et de recyclage à l’intention des enseignants. Les Organisations non gouvernementales (ONG), les Partenaires Techniques et financiers qui interviennent dans l’éducation sont priés d’exiger une autorisation du ministère en vue de contrôler eux-mêmes dans les classes l’exécution des tâches assignées.

L’enseignant sur qui reposent toutes les charges morales est obligé de se remettre en cause, de prendre ses responsabilités en toute conscience quelles que soient les conditions de travail. Il doit évaluer son niveau sur le plan intellectuel et pédagogique. Il doit faire des recherches documentaires, se former  et s’informer régulièrement pour améliorer sa prestation.  Dans toutes les classes du CI au CM2, les enseignants doivent être capables de s’exprimer aisément en Français oralement et par écrit. Car, on évalue l’enseignant, les programmes, en un mot le système éducatif à travers les résultats scolaires.

 Guy José VIDEHOUENOU, Instituteur en service à l’Epp Davatin (Semé Podji) : Après le CEP avec son cortège de désolation, les derniers examens professionnels ont livré leur verdict. À la lecture du tableau, une minorité de candidats ont remarquablement et vaillamment émerveillé les membres de jury tandis que la majorité est priée de reprendre les cours. Un giga taux d’échec qui oblige à s’interroger sur la conscience professionnelle à laquelle certains ‘’cousins craie à la main’’ ont dédaigneusement tourné dos. Des candidats au CAP ou au CEAP, fieffés accros de la facilité et soudainement sevrés de parrainage politique sous la rupture, ont tôt fait de déposer leurs démissions. D’autres, par contre, ont pitoyablement et assidûment massacré la langue française, obligeant du coup Molière à se ‘’retourner plusieurs fois dans sa tombe’’.  S’il est vrai qu’aucune œuvre humaine n’est parfaite, le minimum doit être exigé. Outre les diplômes universitaires et autres attestations délivrées par les hautes écoles, la culture personnelle et permanente d’un enseignant est indispensable. Le pouvoir en place affiche déjà sa volonté de conjuguer au passé révolu la facilité dans l’éducation. Reste aux enseignants de prendre leurs responsabilités pour une relève de qualité.

 André Kouton, Conseiller pédagogique en service à la circonscription scolaire d’Adjarra : Les échecs ont plusieurs causes. La toute première, est liée aux apprenants. Les enfants aujourd’hui n’ont plus le goût au travail. Ils ne sont plus prêts à se donner aux études. Des feuilletons par-ci, par là ; des enfants qui sont prêts à rester sur whatsapp, facebook tout le temps. Le personnel insuffisant dans les écoles est un grand facteur à ne pas négliger. La volonté de se faire former chez les enseignants, qu’on veuille ou non, le système éducatif a des problèmes. On ne peut pas toujours accuser l’État car l’État fait ce qu’il peut mais on dit souvent tant qu’il reste à faire, rien n’est fait. Le problème des effectifs pléthoriques est aussi un facteur à ne pas négliger parce que, imaginez dans une classe de 60, 80 et parfois 100 élèves pour un seul enseignant, c’est difficile. Malgré toute la volonté affichée par l’enseignant, ça ne va pas toujours. L’enseignant aura beau mettre les moyens qu’il faut, utiliser les  stratégies appropriées, il n’y arrive pas puisque que le ratio élèves-maître n’est pas respecté. Nous avons également le problème d’infrastructures. Les salles de classes construites en matériaux précaires. Parmi les causes de ces échecs, il y a les parents qui, dans leur grande majorité, ont démissionné ; ils n’ont plus le temps de s’occuper des enfants alors qu’il devrait avoir une synergie entre l’école et la famille pour un aboutissement heureux. Ce qui devient de plus en plus rare aujourd’hui.

Comme suggestions il faut la formation des formateurs. Il faut aider les enseignants à maitriser les contenus notionnels à enseigner aux enfants. Que l’État poursuive ses efforts dans le domaine des infrastructures. Il faut renforcer les formations de proximité, recycler de temps en temps les enseignants et revoir le système de stage des élèves instituteurs.

 Propos recueillis par Jonas Magnidet (Ouémé-Plateau)

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Célébration du 1er août à Cotonou et non à la ville-capitale : Le Frd demande au Président Talon de donner à Porto-Novo tous ses attributs

juillet 29, 2016

Par ce communiqué, le président du Front des Républicains pour le Développement (FRD) regrette que le défilé de la fête du 1er août 2016 ne soit pas organisé à Porto-Novo. Par la même occasion, Me Jacques Migan demande au Chef de l’Etat d’œuvrer à donner à Porto-Novo tous ses attributs de ville-capitale. Lire le communiqué. 

Communiqué de presse du Front des Républicains pour le Développement (FRD à l’occasion de la célébration de la fête anniversaire d’Indépendance du Bénin

Comme tous les béninoises et béninois, il a été donné de savoir au Front des Républicains pour le Développement (FRD) que l’organisation des festivités devant marquer la commémoration du 56ème anniversaire d’accession à l’indépendance de notre pays le Bénin auront lieu à Cotonou, Capitale économique du Bénin.

Cette situation qui est pour le moins courante appelle de la part du FRD, des observations et vœux  qu’il entend partager avec tout le peuple béninois.

Considérant que conformément aux dispositions de l’article 1 de la Constitution béninoise du 11 décembre 1990, Porto-Novo est la capitale du Bénin; mais que «depuis longtemps des mains invisibles et des voix inaudibles s’emploient à combattre et à enterrer l’idée de Porto-Novo la capitale» ;

Considérant que l’Indépendance du Bénin a été proclamée le 1 er août 1960 à Porto- Novo ;

Considérant que l’investiture du Président de la République a toujours lieu à Porto- Novo.

Que l’habitude de célébrer notre indépendance à Cotonou s’est pourtant très vite imposée ;

Que nous,  Porto-noviens, habitants de Porto- Novo et peuple béninois souhaitons que le régime de la rupture incarné par son Excellence Monsieur le Président de la République Patrice Talon, ose rompre avec cette pratique ;

Que nous comprenons que pour des raisons de sécurité et de temps, les préparatifs de la fête  étant très avancés, la célébration de l’Indépendance de cette année  ne puissent se tenir à Porto-Novo.

Mais nous prions respectueusement et solennellement le Président de la République, Monsieur Patrice Talon, chef de l’Etat, chef du gouvernement, de bien vouloir donner à la ville de Porto-Novo tous ses attributs et en faire une véritable ville capitale conformément à ses promesses électorales en organisant dès 2017, les festivités de la fête d’indépendance à Porto- Novo, capitale du Bénin et se sera Justice.

Jacques A. Migan

Président du F R D

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Fin de formation/Roajelf-Bénin aux  jeunes filles et femmes dans le domaine de l’art : Les participantes sorties plus aguerries

juillet 29, 2016

Dans le but de faire la promotion de la femme et de l’art, l’antenne du Réseau ouest-africain des jeunes femmes leaders du Bénin du Littéral (Roajelf-Bénin/Littoral) a organisé trois jours ferme de formation à l’endroit des jeunes filles et femmes au centre Artistik Africa à Agla. Présélectionnées, elles ont, durant ces trois jours, acquis beaucoup de connaissances dans deux disciplines de l’art.

Promouvoir la femme et l’art. C’est l’objectif visé par le Roajelf-Bénin/Littoral avec en sa tête Monaliza P. Hounnou en initiant cette formation sur appel à candidature au profit des jeunes filles et femmes. Commencé le lundi 25 et fini hier 28 juillet 2016, cet atelier de formation a renforcé la capacité des candidates présélectionnées dans les sections ‘’dessin et photo’’. En effet, l’occasion a été donnée de parler de la nature, faire des tours dans les rues, parler des couleurs… A cet effet, les trois premiers jours sont consacrés à d’importantes séances de travail et d’exercices. Le quatrième jour est dédié au coaching en deux séances dans le domaine de leadership sur des thématiques liées aux femmes. La première séance animée par madame Doris Djèton qui est membre du bureau exécutif de Roajelf-Bénin et la deuxième par madame Gbèto de Rifonga-Bénin. Il a été successivement débattu au cours de ces deux séances de la ‘’représentativité des femmes dans les instances décisions en républiques du Bénin : l’état des lieux actuels et que faire pour améliore la situation’’ et la question de ‘’l’importance pour une femme d’aller en politique’’. Selon la présidente Monaliza P. Hounnou, mis à part le dessin et la photo, il s’avère indispensable de parler également de la politique pour apporter une pierre à l’édifice social du pays ; parce que, dit-elle, les femmes sont aussi des citoyennes.  A en croire le représentant des formateurs, Hector Sonon un for engagement est noté au niveau des participantes qui ont fait preuve de discipline et d’assiduité durant toute la formation. « Je vous félicite de continuer sur cette lancée. », leur a-t-il conseillé. Moins outillée avant la formation pour bien représenter une image, la participante Euphrasie Gnonnou confie que cet atelier de renforcement lui a donné un important grain de sel. Elle avoue qu’elle ne savait pas faire un dessin de façon intuitive. De même, elle n’avait aucune connaissance des perspectives en dessin. En outre, aux yeux de la représentante des formées, ce concours a voulu découdre avec le cliché selon lequel seul l’homme peut tout faire. Par ailleurs, un concours sera organisé dans les tous prochains jours aux participantes afin de connaître les trois premières meilleures.  Il faut souligner que beaucoup de conseils ont été donnés à ces jeunes filles et femmes pour qu’elles prennent en considération tout le nécessaire qu’elles ont eu. La représentante du Comité de pilotage du projet ‘’Art et femme’’, Espérance Monkotan les a enfin  invitées à donner le meilleur d’elles-mêmes.

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4e édition du championnat de maracana : Place à la phase nationale à Bohicon

juillet 29, 2016

Annoncé depuis plusieurs semaines, la phase nationale du championnat de maracana aura lieu les 30 et 31 juillet prochains à Bohicon. Plusieurs équipes y sont attendues dans trois catégories.

La ville de Bohicon (120 Km environs au nord de Cotonou) va accueillir la phase nationale du championnat de maracana. Après la phase départementale de l’Atlantique et du Littoral qui a livré son verdict il y a deux semaines, les différentes équipes qualifiées vont se retrouver au Lycée technique de Bohicon pour désigner les équipes championnes de l’édition 2016 de la discipline.

En fait, les particularités de cette 4e édition résident dans ce que le championnat va se dérouler pour la 1ere fois hors de Cotonou. Ensuite, contrairement aux autres éditions, trois catégories sont prises en compte, au lieu de deux comme auparavant. En plus des Seniors (35 à 44 ans) et des Vétérans (45 ans et plus), il y a les Opens (25 à 34 ans) qui entrent pour la première fois en compétition.

Il faut dire qu’à l’issue de la phase départementale de l’Atlantique et du Littoral, cinq équipes par catégorie se sont qualifiées. Sur place à Bohicon, il y aura les représentants des autres localités concernées. Notamment les habitués d’Abomey, de Bohicon et de Pobè. Mais, des villes telles que Porto-Novo, Savè et autres seront également représentées pour la première fois.

De sources proches de la Fédération béninoise de maracana (Fébéma), tout se met progressivement en place afin que l’expérience de la délocalisation soit satisfaisante. Rappelons que Rafales MC de Hêvié et AAFAC d’Abomey-Calavi sont les champions sortants respectivement chez les vétérans et les seniors.

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Concours national de beauté féminine/Miss Bénin 2016 : La phase finale  prévue  ce samedi au Palais des Congrès

juillet 29, 2016

La phase finale de l’élection Miss Bénin 2016,  entre temps annoncée pour le samedi 23  juillet 2016 au Bénin Marina Hôtel à  Cotonou, aura désormais lieu ce samedi 30 juillet 2016 au Palais des Congrès de Cotonou. Cet événement de l’Association culturelle Miss Bénin qui s’annonce être  inédit et  riche en couleurs, a pour partenaire officiel Mtn. Il est organisé en collaboration avec le Ministère du tourisme et de la culture.

Après les soirées régionales, les douze candidates élues par département  vont  prendre part à la grande finale de Miss Bénin 2016 ce samedi 30 juillet 2016  au Palais des Congrès à Cotonou.  Ces candidates sont : « Miss Atlantique Marielle M. A. Adjamaï, Miss Alibori Elodie V. Suanon, Miss Atacora Fredia G. Kesso, Miss Borgou Nathalie M’Pinti, Miss Collines Manuela P. Honny, Miss Couffo Lucrèce S. Kpogbezan Donga Gracia M. H. Kora, Miss Littoral Gipsy J. Homawoo, Miss Mono Emmanuella M. Kodjo, Miss Ouémé Larissa Y. G. Adjagba, Miss Plateau Faoziath Idrissou et Miss Zou Benonie J. Houédoté ». Devant un jury, ces jeunes filles seront évaluées par leur beauté physique et intellectuelle.  Aux dires du président du Comité d’organisation, M. Fortuné Degbégni,  les cartes d’invitation vendues pour la soirée du samedi 23 juillet restent valables. Il faut noter que L’évènement « Election Miss Bénin » vise à valoriser la femme et la beauté béninoise, assurer une bonne gestion de l’image de l’événement Miss Bénin et lui permettre d’assurer sa fonction première qui est de mettre en compétition des jeunes filles intelligentes, instruites, belles, sophistiquées et charismatiques de notre cher pays ; puis, parvenir à choisir la meilleure d’entre elles en vue d’assurer une très bonne représentation de la femme béninoise hors de nos frontières.           Victorin Fassinou

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Développement durable  : Le Pta du 2ème  trimestre du Mtpfas passé en revue

juillet 29, 2016

La deuxième revue trimestrielle de la composante ‘’Gouvernance, participation et décentralisation’’ du programme de coopération Bénin-Pnud a eu lieu hier, jeudi 28 juillet 2016 à l’Infosec de Cotonou. Cette cérémonie organisée par le Ministère du travail de la fonction publique et des affaires sociales (Mtpfas)   permet de faire le tour d’horizon des actions mises en œuvre du semestre écoulé.

 La présente revue consacrée à l’évaluation des actions menées dans le cadre de la mise en œuvre des plans du travail annuels des projets de la composante ‘’Gouver-nance, participation et décentralisation’’ au titre du premier semestre de l’exercice budgétaire est indispensable à plusieurs égards. Pour la présidente du comité de pilotage, Mme Isbath Djaboutou-boutou, au-delà du caractère d’évaluation de la mise en œuvre des Pta des différents projets de la composante, elle a souligné que celle-ci  apportera des innovations pour une meilleure participation des populations à la base aux fins de l’atteinte des objectifs de développement du Bénin. Mieux, dit-elle, qu’elle soit l’occasion de mettre en évidence les acquis car, des actions fortes à impacts rapides sur les populations des villes et campagnes sont réalisées  sans que ces revues n’en fassent souvent cas. Cette revue constitue,  dira le représentant du programme des Nations Unies au Bénin, Ibouraïma Yankpe Gbere un cadre déterminant et un tournant décisif pour faire le point des progrès réalisés et prendre des mesures appropriées contribuant à l’atteinte des résultats qu’ils ont assignés. Parlant des résultats au cours de la période sous revue, des progrès ont été enregistrés selon ce dernier. Ces efforts, dit-il, doivent être redoublés  pour conduire à terme les actions en cours d’exécution dans les domaines des réformes administratives, économiques et institutionnelles en matière de gouvernance démocratique, d’appui aux politiques et programmes de développement et d’appui au dialogue politique. Procédant à l’ouverture de cette cérémonie, le Directeur de cabinet du Mtpfas, David Vidéhouénou a salué cette exigence de retrouvailles qui permettra de faire le tour d’horizon des actions mises en œuvre au cours du semestre écoulé et de mettre en relief les objectifs atteints de même que les goulots d’étranglement. De façon pratique, dit-il, il s’agira de comparer les réalisations aux prévisions pour déterminer les écarts, la mesure des indicateurs conduisant à l’obtention de leurs objectifs.

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Rendez-vous,culturel du week-end

juillet 29, 2016

Journée internationale de la femme africaine ce samedi à l’Uac

La journée internationale de la femme africaine aura lieu ce samedi 30 juillet 2016  à l’Université d’Abomey-Calavi.  Cette journée organisée par Workshop Arts plastiques sera une occasion pour  les artistes plasticiens surtout les femmes de s’exprimer sur les conditions de femmes africaines. Mille regrets donc aux absents

 Séance de lecture ce samedi à la bibliothèque  Mava

La bibliothèque d’art contemporain du musée d’art et de la vie active (Mava) organise une séance de lecture mensuelle  de l’artiste Séraphin Zouyekpé ce samedi 30 juillet 2016 dans l’enceinte de ladite bibliothèque à Fidjrosè. Cette rencontre permettra au public de découvrir les nouvelles créations artistiques.

La nuit de l’indépendance ce dimanche à l’hôtel de ville Rosny sous-bois

Le 56ème  anniversaire de l’indépendance du Bénin sera célébré le lundi  prochain sur le territoire national. Plusieurs activités sont prévues à cet effet pour donner un cachet spécial à cette fête. Parmi ces activités figurent en bonne place, le géant concert de la nuit de l’indépendance. Les artistes talentueux  comme  Sèssimè, Cornellia, Laurent Hounsavi, Géo d’Alméida, Rambo, la Princesse du Bénin, le Groupe Gbédiga et Melle Erv seront de la partie.

 

Réalisation : Boniface Kabla

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2ième édition du forum Bénin-Suisse : Les Béninois de Suisse se préoccupent d’un dialogue social apaisé au Bénin

juillet 29, 2016

Hier, la communauté  des Béninois de Suisse (CBS) a donné une conférence de presse  à l’Hôtel Azalaï de Cotonou sur la promotion du dialogue apaisé au Bénin. C’est en prélude à la tenue de la deuxième édition  du Forum Bénin Suisse qui aura lieu les 4 et 5 août 2016 à Cotonou. Et ce, avec la participation des centrales Syndicales et le Conseil National du Patronat du Bénin.  

Le présentateur  de l’avant-propos sur le forum, M. Edgard Gnansounon  entouré de  Mme Fréitas  Florence et Vincent Zodogomé,  a  exprimé le vœu de ses compatriotes vivant en Suisse de voir émarger au Bénin, « une régulation sociale par la négociation ». L’expérience  vécue en Suisse a suscité en eux  un élan de partage de vécu avec les partenaires sociaux.  Le  regard que portent les Béninois vivant en Suisse sur le modèle béninois de gestion sociale  est qu’il fait de  régulation par des crises. Les grèves  qui s’enchaînent et se durcissent sont des symptômes d’un système qui mérite d’être réformé.  Le Forum se propose de poser la problématique  de la promotion de la gouvernance inclusive, le syndicalisme  de responsabilité, la cogestion des transitions socio-économiques et la responsabilité des entreprises.

Pendant deux jours, le forum aura à examiner  les conditions susceptibles de  faire de l’anticipation, un succès dans la régulation sociale.  Les vertus et les modalités   de la pédagogie de la régulation sociale par la négociation seront sans doute au rendez-vous. Un espace de culture et réflexions, en somme. La Communauté des Béninois de Suisse (CBS) est en partenariat avec la Direction du Développement  et de Coopération (DDC-SUISSE) et le Gouvernement du Bénin.

 

H-Tauyé

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Prise en charge sanitaire de 17 000 personnes  dans le Mono : Les populations d’Athiémé et de Lokossa  saluent les efforts du Prpss

juillet 29, 2016

La salle de conférence de L’hôtel la Madeleine de Lokossa a servi ce vendredi 22 Juillet 2016 de cadre  à la cérémonie officielle de  lancement de la prise en charge gratuite  des extrêmes  pauvres de la zone sanitaire Lokossa-Athiémé  par le Programme de Renforcement de la Performance du Système de Santé (PRPSS). Et ceic en présence du Préfet du Mono, du Directeur Départemental de la Santé par intérim, du Directeur Départemental de la Police Nationale, des élus locaux san,s oublier une cinquantaine de bénéficiaires accompagnés des agents des Centres sociaux. L’objectif primordial pour le projet PRPSS est de donner l’opportunité aux plus pauvres de se faire soigner sans complication financière. Ce programme est très salué par le Directeur Départemental  de la santé (DDS) Mono-Couffo  qui a démontré le long circuit que le patient faisait  pour avoir son certificat d’indigent et aussi le long délai observé avant le remboursement des fonds des indigents aux structures qui ne donnaient pas une fierté au monde sanitaire. Plus loin, il a expliqué que ces difficultés liées à l’accessibilité financière aux soins de santé ne facilitent pas la réduction de la mortalité dans cette couche de population à cause des retards aux soins observés faute de moyen financier. Enfin, il a demandé aux agents de santé et aux responsables à divers niveaux de la zone bénéficiaire à plus de professionnalisme et d’engagement pour la réussite du processus. Pour sa part, le Secrétaire général du ministère de la santé a souligné au préfet que le secteur de la santé compte sur son leadership et son sens d’engagement à donner un point d’honneur à la réussite de cette initiative dont il sera fier d’en être le pionnier. Ensuite, le Secrétaire général du ministère de la santé a beaucoup remercié la banque mondiale pour son appui financier et technique au projet PRPSS qui a compris que la santé est le premier levier de développement. Le préfet du Mono  Comlan Zinsou Sedzro a, quant à lui, remercié le ministère de la santé et le projet pour avoir pensé aux plus pauvres surtout qu’il s’agit de la santé. « Je ferai tout pour une bonne utilisation de ces cartes de prise en charge, matérialisée RAMU qui viennent d’être offertes à 17 000 personnes », conclut le préfet.

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