Entretien avec la sage-femme spécialiste en nutrition-Diététique Mme Jeannine AGBO-MONLEMEY LAWANI : « De plus en plus les mamans n’aiment plus allaiter leurs enfants, c’est vraiment dangereux »

juin 30, 2016

Une excellente stratégie pour prévenir bon nombre de maladies chez l’enfant, mais aussi chez la mère, et de permettre à la société toute entière de faire des économies, c’est belle et bien l’Allaitement maternel (AME). Dans cet entretien, la sage-femme spécialiste en nutrition Mme Jeannine Agbo-Monlemey- Lawani fait l’état de l’allaitement au Bénin. Pour elle, depuis lors, qu’on a commencé l’allaitement maternel au Bénin, on était à 43% en 2006 et aujourd’hui on est à 33% selon l’enquête démographique de 2011. A ce jour, ce taux est en diminution car les professionnels de santé et les assistants sociaux ne mettent plus l’accent sur cette pratique idéale et aussi socialement, le constat est que les mamans n’aiment plus allaiter leurs enfants car elles craignent que leurs seins ne tombent d’une part et d’autre part pour la femme dans la communauté, la pauvreté grandissante oblige cette dernière à vite reprendre ces activités et ainsi à vite substituer les bouillies. Pour Mme Agbo-Monlemey- Lawani, l’espoir est permis si le Bénin arrive à relever un certain nombre de défis sur ce plan. Au nombre de ces défis énumérés, nous citerons le repositionnement de la nutrition dans le secteur santé ,la révision des textes de congé de maternité attribués aux mères qui travaillent pour favoriser la pratique de l’Allaitement maternel et la mise en place des allocations familiales au niveau communautaire pour les femmes accouchées. Chers lecteurs lisez cet entretien !

Mme Parlez-nous de quelques avantages de l’allaitement maternel.

D’abord, l’allaitement maternel est une excellente stratégie pour prévenir bon nombre de maladies chez l’enfant, mais aussi chez la mère, et pour permettre à la société tout entière de faire des économies. L’allaitement apporte beaucoup d’anticorps à l’enfant pour lutter contre beaucoup de maladies telles que les maladies infectieuses, les maladies respiratoires. La liste est longue. L’allaitement favorise une bonne croissance de l’enfant parce que cela contient des éléments nutritifs assez pertinents et très bons qui favorisent la bonne croissance de l’enfant. En dehors de tout cela, la maman qui allaite maternellement, c’est un facteur psychologique.   Quand elle maternise son enfant en lui donnant le lait cela renforce le lien affectif qui est entre la mère et l’enfant. Et cet enfant est plus intelligent. De plus, la maman qui allaite dès les premières heures à la maternité a le privilège d’avoir une bonne rétraction de l’utérus automatiquement. D’autres avantages relatifs à la maman est que l’allaitement maternel réduit le risque d’avoir le cancer du sein, le cancer de l’ovaire. Et sur le plan de la société de manière générale, l’allaitement économise. Parce que amener 4000 ou 5000F au niveau de la pharmacie pour acheter des laits ou des substituts du lait maternel d’abord cela perd énormément de l’argent à la famille. La famille peut garder et économiser ces sous de lait ou de substitue de lait maternel pour donner à manger aux membres de la famille ou venir aux soins à l’enfant qui est né. L’achat des laits pollue également l’environnement par des boîtes qui contiennent ces laits.

 

Selon vos statistiques est-ce les femmes respectent ces prescriptions de l’allaitement maternel au Bénin ?

Nous avons constaté selon l’enquête démographique de santé qui évolue tous les cinq ans que depuis 1996 que l’allaitement a vraiment été boosté au Bénin car ceci est passé de 14% en 1996 à 43% en 2006 depuis l’avènement et l’adoption de la déclaration d’innocentia en 1990 qui mettant l’accent sur les dix conditions de réussite de l’allaitement maternel et des hôpitaux amis des bébés. Et selon les mêmes statistiques cette pratique a chuté en passant de 43% en 2006 et aujourd’hui on est à 33% selon l’enquête démographique de 2011. A ce jour, je suis sûre que cela a encore diminué parce que socialement en voyant dans les maternités si même l’enquête démographique de 2016 n’est pas encore disponible, le constat est que les mamans n’aiment plus allaiter leurs enfants.

 

Au vu du triste constat fait aujourd’hui sur le faible taux d’allaitement maternel au Bénin, que peut-on faire pour renverser la tendance afin de promouvoir réellement l’allaitement maternel au Bénin ?

Je pense que beaucoup de choses doivent être revues. Premièrement, il faut que le législatif revoie les lois par rapport aux congés de maternité qui sont attribués aux mamans qui travaillent. Deuxièmement, il faut que nous accompagnions nos mères dans la communauté par la mise en place d’un processus d’allocations familiales aux femmes accouchées parce que les maris ne viennent plus sûrement au secours de leurs femmes après l’accouchement et cette dernière est vouée à son sort. Et dès qu’elle finit d’accoucher, elle commence à introduire d’autres bouillies à l’enfant pour dire et voilà moi-même, je dois aller m’occuper de moi-même et m’occuper de l’enfant. Aussitôt avant l’âge de six mois, elle fait des bouillies fluides qu’elle accompagne avec le lait maternel. Même si l’enfant est au dos qu’on l’allaite régulièrement, elle introduit d’autres farines à l’enfant. Ainsi pour atteindre les objectifs 2016-2025 fixés dans le cadre des ODD par rapport à l’allaitement maternel il importe de porter à 60%, le taux d’allaitement maternel exclusif et de contribuer à réduire de 40 % au moins, le nombre d’enfants de moins de cinq ans présentant un retard de croissance. Les défis à relever sont essentiellement le repositionnement de la nutrition dans le secteur santé, la révision des textes de congé de maternité attribués aux mères qui travaillent pour favoriser la pratique de l’AME, la révision et l’application des lois sur la commercialisation des substituts de lait maternel , l’octroi d’une allocation familiale aux femmes accouchées dans la communauté . Par ailleurs je pense qu’il est important de penser à la création des coins d’allaitement par l’employeur et enfin que le cadre légal et institutionnel de la promotion de l’allaitement maternel soit renforcé.

Propos recueillis par Victorin Fassinou(LA PRESSE DU JOUR)

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Conseil des Ministres du 29 juin 2016 : La traque des auteurs de vindictes populaires lancée

juin 30, 2016

Le Ministre d’Etat, Irénée Koupaki a fait le point des grandes décisions prises au cours du Conseil des Ministres d’hier, 29 juin 2016. Parmi ces décisions qui sautent à l’œil, on retient que le Conseil a pris des mesures pour réprimer les actes de vindictes populaires observés ces derniers temps au Bénin. A cet effet, les acteurs impliqués seront poursuivis. Lire le point du Ministre d’Etat Irénée Koupaki (…) Le montant qui a été souscrit par les acteurs du marché financier, s’est élevé à 202.000.000.000 Fcfa contre le montant maximum sollicité par le Trésor public du Bénin de 150.000.000.000 Fcfa. Donc il a eu une sursouscription de 52.000.000.000 Fcfa. Cette sursouscription est un indicateur du degré de confiance du marché financier en la capacité du gouvernement à engager les réformes nécessaires à la nouvelle dynamique du développement de notre pays. Le taux d’intérêt applicable à cet emprunt obligataire est de 6.21% et la durée de l’emprunt obligataire est de 7 ans avec un délai de grâce de 3 ans. Le 3ème sujet majeur est relatif au secteur de l’économie maritime. Le point évoqué concerne la gestion du bordereau électronique du suivi des cargaisons. Le Ministre des infrastructures et des transports a rendu compte au Conseil de l’état d’exécution du contrat de mandat entre le Conseil national des chargeurs du Bénin et la Société Phenix-Europe Express, dans le cadre de la gestion du bordereau électronique du suivi de cargaison. Pour éviter la multiplicité d’acteurs dans la gestion de ce bordereau, et pour sécuriser davantage les recettes issues de cette activité afférente au bordereau, le Conseil a décidé de rationnaliser l’organisation mise en place par le Cncb pour collecter les ressources, d’y introduire la transparence et de confier l’activité à une autre entité du sous-secteur portuaire du Bénin. La gestion de ce bordereau sera désormais confiée au Port autonome de Cotonou en lieu et place du Cncb. Les dispositions seront prises à cet effet dans les meilleurs délais. Toujours dans le secteur de l’économe maritime, le deuxième point évoqué concerne la certification de peser de conteneurs à l’exportation. Il existe une convention internationale pour la sauvegarde de la vie humaine en mer. C’est la convention qu’on appelle Convention SOLAS. Cette convention date de 1974. Elle a connu des amendements qui imposent désormais aux chargeurs et, à compter du 1er juillet 2016, de vérifier la masse brute d’un conteneur empoté avant que ce conteneur ne soit chargé à bord d’un navire. Notre pays doit prendre un acte réglementaire pour mettre en œuvre cet amendement et instituer par la même occasion une autorité de certification de la masse brute vérifiée. C’est dans ce cadre que le Ministre des infrastructures et des transports prendra dans les meilleurs délais, c’est-à-dire d’ici à demain, un arrêté pour fixer le cadre institutionnel et réglementaire de cette activité de certification de la masse brute vérifiée. Le Cncb est apparu comme l’établissement approprié à même de prendre en charge cette opération de certification de peser des conteneurs en exportation avant leur embarquement. 4ème sujet majeur : les actes de vindictes populaires. Le Ministre de la justice et de législation et le Ministre de l’intérieur et de la sécurité publique, ont présenté une communication conjointe sur les mesures envisagées pour réprimer les actes de vindictes populaires qu’on observe ici ou là. Le Gouvernement saisit cette malheureuse occasion pour rappeler le respect de l’article 8 de la Constitution de notre pays qui dispose « La personne humaine est sacrée et inviolable. L’Etat a l’obligation absolue de la respecter et de le protéger ». Au-delà de ces rappels, notre pays doit respecter les engagements internationaux en matière de promotion et de protection de droits humains. En conséquence le gouvernement réprouve fermement ces exactions et la justice expéditive qui viole le principe de droits de l’homme. Et c’est pourquoi, pour décourager de tels actes qui sont des actes ignobles, le Conseil a instruit les Ministres de la Justice, de la Sécurité publique et de la Défense aux fins de faire procéder avec diligence à des enquêtes sur tous les cas de vindictes populaires survenus et non prescrits, d’appréhender et de poursuivre les auteurs, les co-auteurs et les complices. Par ailleurs, le Conseil des Ministres appelle à la retenue les animateurs des réseaux sociaux et les spécialistes de reproductions photographiques ou en photomontage de scènes d’horreur. Rien n’a été tranché au Bénin qui reste fondamentalement un pays accueillant et de paix. Le Ministre de l’économie numérique et de la communication fera prendre les dispositions pour faciliter l’accès aux organes de presse, afin que des actions de sensibilisation permanente des populations soient engagées. A l’issue de ce Conseil, quelques nominations ont été prononcées.

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Polémique autour du rapport de la mission du Fmi au Bénin : Six députés interpellent le gouvernement

juin 29, 2016

Le rapport déposé par la récente mission du Fonds monétaire international qui a séjourné au Bénin continue de susciter la polémique. L’honorable Louis Vlavonou de l’Union fait Nation vient de déposer sur la table du Président de l’Assemblée Nationale une question orale pour interpeller le Gouvernement sur le sujet. Il est appuyé par cinq de ses collègues. (Lire ci-dessous l’intégralité de la question).

Questions orales au gouvernement posées par le député Louis Vlavonou et ses collègues sur la mission du Fmi

Depuis quelques temps, la mission du Fonds monétaire international (Fmi) au Bénin d’une part et les propos du Ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané en tournée à Parakou d’une part, alimentent les réseaux sociaux dans tous les sens. La mise en œuvre du pacte de convergence, de stabilité, de croissance et de solidarité au sein de l’Uemoa doit être capable de situer les uns et les autres. Ce pacte de convergence s’appuie sur une batterie d’indicateurs qui servent à apprécier les performances économiques et financières des Etats dans le cadre des objectifs d’intégration. A cette fin, huit (8) indicateurs associés à des normes précises ont été sélectionnés en raison de leur pertinence et de leur aptitude à refléter l’évolution des économies des pays membres de l’Uemoa. Ils sont dénommés critères de convergence et se décomposent en critères de premier rang et critères de second rang.

  1. a) Les critères de premier rang sont au nombre de quatre (4) dont un critère clé

Question N°1 :

Le ratio de solde budgétaire de base rapporté au Pib nominal (critère clé) doit être supérieur ou égal à 0. Ce critère ainsi défini mesure la capacité d’un Etat à couvrir avec ses ressources propres l’ensemble de ses dépenses courantes et de dégager un excédent pour contribuer aux dépenses d’investissement. Il révèle les efforts d’ajustement nécessaires pour assurer la viabilité des finances publiques.

Quel est le ratio du solde budgétaire de base rapporte au PIB au 06 avril 2016 ?

Question N°2 :

Le taux d’inflation annuel moyen doit être maintenu à 3% au maximum par an.

La poursuite de l’objectif d’un taux de change réel stable commande que des contraintes soient imposées en matière d’évolution des prix. Ce critère vise donc dans un premier temps à minimiser les écarts d’inflation d’un pays à l’autre en vue d’éviter un désalignement des taux de change réel qui n’est pas indiqué dans une union monétaire. L’objectif de ce critère est également de tenir compte de l’inflation de la zone euro en raison de l’arrimage du franc Cfa à l’euro afin d’éviter une appréciation du taux de change effectif réel

Quel est le taux d’inflation au Bénin aujourd’hui ?

Question N°3 :

Le ratio de l’encours de la dette intérieure et extérieure rapporté au Pid nominal ne doit pas excéder 70%. En effet, le niveau excessif de l’endettement est un frein à l’utilisation de la politique budgétaire comme instrument de politique économique, du fait du poids du service de la dette qui absorbe une part importante des ressources budgétaires et réduit ainsi la capacité de financement de l’économie nationale.

Quel est le ratio de l’encours de la dette par rapport au Pib au 06 avril 2016 ?

Question N°4 :

Arriérés de paiement : L’accumulation d’importants arriérés de paiement extérieurs et intérieurs réduit considérablement la crédibilité des Etats auprès de la communauté financière internationale et des partenaires privés nationaux. En plus de ce critère, il est recommandé aux Etats de réduire progressivement leur stock d’arriérés existant en vue de leur apurement total à l’échéance de la convergence.

Quel est l’état des arriérés de paiement au 06 avril 2016 ?

  1. b) Les critères de second rang sont également au nombre de quatre (4)

Question N°5 :

Le ratio de la masse salariale sur les recettes fiscales ne doit pas excéder 35%.

Le suivi de ce ratio se justifie en raison de l’importance des dépenses de personnels dans les dépenses courantes des Etats de l’Union. La poursuite des politiques d’assainissement des finances publiques en vue de dégage que une épargne publique consistante pour le financement des investissements publics, exige que l’évolution de la masse salariale soit maitrisée.

Quel est le ratio de la masse salariale sur les recettes fiscales au 06 avril 2016 ?

Question N°6 :

Le ratio des investissements publics financés sur ressources internes rapportés aux recettes fiscales doit atteindre au moins 20%. Le suivi de ce ratio vise à contraindre des Etats à dégager des ressources pour le financement des investissements qui constituent le moteur de la croissance économique. Le financement des investissements dans les Etats membres de l’Union est encore, en grande partie, assuré sur ressources extérieures. De ce fait, dans un contexte international marqué par le reflux de l’aide publique au développement, les efforts internes d’investissements doivent être intensifiés en vue de mieux se protéger contre les rationnements de ressources extérieures doivent être intensifiés en vue de mieux se protéger contre les rationnements de ressources extérieures qui ne manqueraient pas de perturber le rythme de croissance économique. Une amélioration progressive de ce ratio traduit un plus grand engagement des Etats pour la préparation du futur.

Quel est l’état des investissements publics financés sur ressources internes ?

Question N°7 :

Le ratio du déficit extérieur courant hors dons par rapport au Pib nominal ne doit pas excéder 5%

En effet, la préservation de la stabilité de la monnaie dans la zone requiert un effort continu des Etats membres dans le sens de la réduction des déséquilibres extérieurs. C’est pourquoi, un accent particulier devra être mis sur le suivi de ce critère qui traduit le degré de vulnérabilité de l’économie, notamment sa dépendance par rapport à l’épargne extérieure.

Quel est actuellement le ratio du déficit extérieur courant hors dons par rapport au Pib nominal ?

Question N°8  :

Le taux de pression fiscale doit être supérieur ou égal à 17%.

En effet, dans un contexte marqué par un accroissement de la demande sociale de biens et services collectifs du fait de la pression démographique et des exigences du développement économique, le poids des dépenses publiques dans l’économie s’inscrit dans une tendance à la hausse avec pour conséquence une aggravation des déficits publics. La préoccupation de réduire ces déficits, observée au cours des dernières années, a essentiellement porté sur la maîtrise des dépenses publiques. Afin d’éviter que tout le poids de l’ajustement ne soit par les dépenses publiques, il devient indiqué de suivre l’évolution des recettes fiscales à travers un indicateur.

Quel est le taux de la pression fiscale au 06 avril 2016 ?

Question N°9 :

Que pense faire de gouvernement de la rupture pour corriger les différentes anomalies constatées ?

Porto-Novo, le 20 juin 2016

Ont signé :

1) VLAVONOU Louis

2) HOUNDETE Eric

3) KOUSSONDA Moukaram

4) NONBIME Patrice

5) ALLADATIN Orden

6) HOUANGNI Parfait

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Assemblée Nationale-Affaire micros : Adrien Houngbédji promet l’enfer aux présumés coupables

juin 29, 2016

Les nouveaux micros installés au sein de l’hémicycle de l’Assemblée Nationale ne sont pas à la hauteur de l’espérance des députés qui ont demandé que les anciens micros qui ont déjà fait leur temps soient changés. Ironie du sort, ce sont ces micros déjà garés qui ont sauvé la plénière de ce mardi 28 juin 2016. Le spectacle affreux offert par ces micros a fait sortir le Président Houngbédji de sa réserve. Il a promis l’enfer à ceux qui sont mêlés à ce  scandale dit des micros inadaptés.

L’Assemblée Nationale du Bénin traverse des moments difficiles. Elle est en ce moment secouée par une série de scandales. Après le scandale du gonflement des salaires révélé par nos confrères de la Nation, l’institution parlementaire est depuis quelques jours plongée dans un autre scandale. Il s’agit du scandale des micros. Le rythme auquel ces scandales se succèdent n’est pas du goût du Président Adrien Houngbédji dont on connaît le penchant pour la bonne gestion des finances publiques. Au cours de la séance plénière de l’Assemblée Nationale consacrée hier mardi 28 juin 2016 à l’examen du projet de loi rectificative portant loi de finances gestion 2016, le Président Adrien Houngbédji a été obligé de taper du poing sur la table. Il a promis l’enfer à tous ceux qui sont impliqués dans ces deux scandales. Il a annoncé qu’une commission d’enquête est mise sur pied pour faire la lumière sur ces deux dossiers qui écornent l’image de l’Assemblée Nationale. « De toutes les façons, la décision est déjà prise et toute la lumière sera faite », a laissé entendre le président Houngbédji. Il a d’ailleurs donné des instructions pour que le fournisseur des micros ne soit pas payé avant la conclusion de l’enquête qui est diligentée. Des têtes vont tomber, annonce-t-on d’ailleurs dans l’entourage du président de l’Assemblée Nationale.

 De quoi s’agit-il ?

 Selon les révélations faites par nos confrères du journal «Nouvelle Expression» dans leur livraison du lundi 27 juin 2016, le scandale des micros de l’Assemblée Nationale porte sur un montant d’environ 50 millions de F Cfa. Au cœur de se scandale se trouverait un officier en service à l’Assemblée Nationale du Bénin. En violation de la loi, cet officier de l’armée béninoise en détachement au Parlement aurait soumissionné pour un marché relatif à l’acquisition des divers matériels au profit de l’Assemblée Nationale. Il s’agit des portiques, de quatre (04) télévisions à écrans plasma, des climatiseurs, des caméras de surveillance, des barrières automatiques et des microphones utilisés par les députés. Malheureusement, aucun membre du service du matériel de l’Assemblée Nationale n’a été associé à l’acquisition de ce lot de matériels. Résultat, les micros acquis pour améliorer la qualité des interventions des députés lors des débats parlementaires ne répondent pas aux normes requises. Le constat a été fait hier. Il a fallu faire recours aux anciens micros pour tenir la plénière. Ce qui naturellement n’a pas été du goût du Président Adrien Houngbédji. Il a annoncé des mesures hardies après avoir extériorisé sa colère. Une colère que beaucoup caractérisent d’ailleurs de saine.

 « Le militaire n’est pas mêlé »

 Au cours d’une rencontre que l’honorable Valentin Houdé, Premier Questeur de l’Assemblée Nationale, a eue hier mardi 2 juin 2016 avec les membres du Bureau Directeur du Réseau des journalistes accrédités au Parlement, le sujet a été évoqué. L’honorable Valentin Houdé a disculpé l’officier. Pour lui, cet officier qui a été cité n’a rien à avoir avec ce dossier. C’est dire donc que les présumés coupables de ce scandale sont ailleurs. Seule la commission d’enquête mise sur pied par le Président Houngbédji permettra en tout cas d’identifier le ou les coupables de cette forfaiture qui porte sur plusieurs millions de F Cfa.

Affissou Anonrin

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Délivrance rapide du carnet de pensions de retraite : Une mesure salutaire de la  Ministre Adidjatou Mathys

juin 29, 2016

A l’Infosec à Cotonou, la Ministre du travail, de la fonction publique et des affaires sociales, Mme Adidjatou Mathys a procédé hier mardi 28 juin 2016 au lancement des activités de simplification de la procédure de délivrance du carnet de pension de retraite. Cette activité s’inscrit parmi les innovations que  Mme Mathys entend faire à la tête de son département.

Le Bénin est désormais en marche vers la simplification de la procédure de délivrance du carnet de pension de retraite. Et ceci sera une réalité. En témoigne le  lancement des activités de simplification de la procédure de délivrance du carnet de pension de retraite qu’a fait  hier la Ministre du travail, de la fonction publique et des affaires sociales, Mme Adidjatou Mathys. En effet, après les années de bons et loyaux services rendus à la Nation, commence, pour l’Agent de l’Etat, en fin de carrière, un véritable parcours de combattant pour la jouissance effective de ses droits à une pension de retraite. Face donc à ces dysfonctionnements administratifs récurrents qui pèsent de plus en plus sur la survie de l’Agent retraité la Ministre Mathys  trouve qu’il est  impérieux de faire accélérer la procédure de délivrance des carnets de pension.  Raison pour laquelle, elle a décidé avec son collègue du Ministère de l’Economie et des finances d’entreprises une série d’activités dont le lancement a été fait  hier à Cotonou. Aux dires de la Ministre Mathys,  ces activités permettront non seulement de simplifier mais de mettre en place de façon pérenne, le cadre normatif de la procédure de délivrance du carnet de pension.  Ces activités visent, entre autres,   à simplifier le circuit et les délais de prise des actes, de mettre en interface les outils de productions des actes et d’instaurer un mécanisme d’information et d’alerte dans le suivi dossiers.  A la cérémonie qui a consacré le lancement de de cette série d’activités, le représentant des retraités, François Démidé a décerné un satisfecit au Ministre Mathys qui vient encore d’innover en prenant à bras le corps ce dossier qui longtemps a fait objet de plusieurs ateliers sans suite.  Il  a par la suite souhaité que de ces activités sortent réellement des résolutions pour le bien des retraités. A sa suite, le  représentant des Centrales et Confédérations syndicales, M. Michel Kissi, qui est revenu sur les maux que souffrent les retraités et les travailleurs en activités, a exprimé le vœu de voir le rêve de simplification de la procédure de délivrance du carnet de pension de retraite soit désormais une réalité.  La ministre Mathys dans son mot, a invité tout le personnel intervenant dans le processus de délivrance des carnets de pension à s’inscrire dans sa dynamique afin que tous ensemble, qu’ils puissent relever de la plus belle manière ce défi. Pour finir, elle  a témoigné  sa gratitude aux Ptfs en l’occurrence au Programme des Nations Unies pour le développement pour son accompagnement dans les actions de l’administration publique béninoise.

Victorin Fassinou

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Appui de la Banque Mondiale à la bonne gouvernance :  30 millions de dollars accordés au Bénin

juin 29, 2016

Les nouvelles autorités béninoises peuvent se réjouir. Depuis, le 23 juin 2016, le Conseil des administrateurs du Groupe de la Banque Mondiale a approuvé un crédit de 30 millions de dollars pour promouvoir la bonne gouvernance dans le pays. Ainsi précise un communiqué rendu public depuis le jour de la prise de la décision à Washington.

Le Conseil des administrateurs du Groupe de la Banque mondiale a approuvé aujourd’hui (23 juin 2016) un crédit de 30 millions de dollars (soit plus de 17 milliards de francs CFA) destiné à aider le Bénin à remédier aux problèmes de gouvernance et difficultés techniques dont souffre la gestion des investissements publics tout en fournissant des incitations aux résultats à un certain nombre de ministères spécifiques afin qu’ils améliorent leur gestion des projets. Le nouveau Projet d’appui à la gestion des investissements publics et à la gouvernance (Pagipg) va renforcer les capacités de l’État en matière de gestion des investissements publics, promouvoir la bonne gouvernance et la responsabilisation, et apporter des financements conditionnés aux résultats dans les secteurs stratégiques de l’énergie, de l’eau et de la justice. Cette opération, qui s’aligne sur les efforts actuellement entrepris par les autorités en vue de promouvoir une gestion plus transparente des fonds publics, est également pleinement en phase avec le double objectif du Groupe de la Banque mondiale consistant à mettre fin à l’extrême pauvreté et à favoriser une prospérité partagée.    » Ce projet arrive à un moment opportun alors que le nouveau gouvernement prend d’ores et déjà des mesures pour améliorer et promouvoir la bonne gouvernance. En ciblant les secteurs stratégiques de l’électricité, de l’eau et de la justice, il mettra en place des mesures qui les inciteront à améliorer leur gestion des projets d’investissement et à en assurer une exécution plus transparente, ce qui aura des retombées positives sur le développement économique et social du pays « , commente Pierre Laporte, directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Bénin. Le Pagipg a pour caractéristique importante d’intégrer les organisations de la société civile (Osc) et les médias dans le processus de suivi des projets d’investissement de l’État. Les principaux organes d’information et Osc  axés sur l’efficacité et la rentabilité des investissements publics seront formés aux questions de gestion ainsi qu’au suivi et à l’évaluation, et sollicités pour évaluer la performance du programme d’investissement du gouvernement.  Selon Pierre Laporte, cette opération, qui sera mise en œuvre sur une période de cinq ans (de 2016 à 2021), « contribuera à soutenir les efforts engagés par les autorités béninoises pour accroître les taux d’exécution budgétaire et d’achèvement des projets « .

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juin 29, 2016

Le projet de loi rectificative portant loi de finances gestion 2016 est passé hier mardi 28 juin 2016 comme une lettre à la poste au Palais des Gouverneurs. Il a été adopté à l’unanimité des députés présents et représentés après un long débat. Le Gouvernement représenté par le Ministre Romuald Wadagni en charge de l’économie et des finances s’est engagé à prendre en compte les recommandations qui ont été faites par les députés.

Quatre objectifs sont visés par cette loi rectificative introduite par le Gouvernement. Il s’agit de :

régulariser les dépassements budgétaires constatés dans les dépenses sur le 1er trimestre dus aux activités électorales et à d’autres faits de gestion ; intégrer l’effet de la conjoncture en l’occurrence les fluctuations du Naira du grand voisin de l’Ouest ; préserver les acquis sociaux et enfin,  trouver les moyens de relancer la croissance économique. Dans ce collectif budgétaire, il a été prévu un certain nombre d’innovations pour améliorer l’environnement économique dans lequel se trouve notre pays.

A en croire l’honorable Raphaël Akotègnon qui est le Président de la Commission des finances de l’Assemblée Nationale, ce premier outil de gestion des finances publiques mis à la disposition du Gouvernement Talon introduit de nouvelles mesures. Au nombre de ces mesures, il a cité la gratuité d’un certain nombre d’actes qui donnaient lieux avant à des prélèvements de droits de cession ou de mutation, notamment dans le domaine des transactions foncières. Le bien fondé de cette mesure, a dit le député Akotègnon est que le Gouvernement a le souci d’appréhender la valeur réelle de ces transactions. Au-delà de cette mesure, il y a l’instauration d’une taxe de 10 F/Kg de coton ou d’anacarde exporté. Le produit qui va sortir de cette collecte servira à financer la recherche agricole dans toutes les filières. A ce niveau, les députés ont exigé que le ministre en charge de la recherche scientifique soit intimement associé à la gestion de ces fonds. Beaucoup de députés ont également suggéré que le bénéfice de ces fonds soit étendu à d’autres produits autres que le coton et l’anacarde. Comme mesure nouvelle, il y a aussi l’obligation qui est faite aux opérateurs économiques de verser mensuellement au Trésor public les Taxes sur les valeurs ajoutées prélevées, les impôts sur salaire… Cette mesure a été jugée contraignante par beaucoup de députés du point de vue de la gestion de la trésorerie. La réduction du train de vie de l’Etat fait partie des raisons qui fondent l’introduction de cette loi rectificative à l’Assemblée Nationale. A ce niveau, il est à souligner qu’une économie d’environ 149 milliards de F Cfa a été faite par le Gouvernement de M. Patrice Talon après la suppression de certaines charges de l’Etat. Prenant la parole au cours de cette séance plénière, le ministre de l’économie et des finances a remercié les députés pour leur esprit d’ouverture. Il a salué leurs contributions et surtout leur adhésion à la vision du Président Patrice Talon.

Le projet de loi de finances rectificative pour la gestion 2016 est bâti autour d’une rationalisation des dépenses publiques avec  à la clé, des mesures d’annulation de crédits en lien avec :

- la réduction du nombre de portefeuilles ministériels et l’appréciation de la capacité de consommation des crédits à fin décembre 2016 ;

- le redimensionnement des périmètres d’activités et des organigrammes des ministères;

- une  revue de la qualité de la dépense engagée au cours du deuxième trimestre 2016.

Ainsi des économies d’un montant de 149,313 milliards de FCFA sont enregistrées sur les dépenses des ministères et comprennent :

  • 146,377 milliards de FCFA résultant de la rationalisation de la taille du gouvernement et du portefeuille des investissements publics ;
  • ,936 milliards de FCFA consécutif à un redimensionnement des périmètres d’activités et des organigrammes des ministères.

A titre d’illustration, en termes de revue de la qualité de la dépense, on peut citer une économie de 4,8 milliards FCFA qui résulte dune amélioration de l’organisation des examens et concours pour le compte de l’année 2016 ; et une autre de 4,3 milliards FCFA  découlant d’une revue de la qualité de la dépense publique engagée au cours du premier trimestre 2016.

 A ces 149,313 milliards de FCFA d’économies enregistrées sur les dépenses des ministères ; il faut ajouter 16,8 milliards de FCFA d’économies réalisées sur les autres budgets (dépenses non reparties : 6 milliards, budgets des autres organismes publics : 2, 590 milliards de FCFA et Comptes d’Affectation Spéciales : 8, 228 milliards de FCFA.)

     Il en découle, en première intention, que les dépenses passeraient de 1231,935 milliards de FCFA dans la loi de finances initiale (LFI) a 1004, 257 milliards de FCFA dans la loi de finances rectificative (LFR).

     Cependant il a été nécessaire d’intégrer à la LFR, (i) les dépenses déjà opérées en dépassement et régularisées au moyen de la présente loi de finances rectificative (61,55 milliards de FCFA) ; (ii) les dépassements anticipées a fin décembre 2016 (74,539 milliards de FCFA) dont 17,735 milliards de FCFA pour les charges financières de la dette, 9,196 milliards de FCFA pour la masse salariale et 18,870 milliards de FCFA pour l’énergie.

 Au total le niveau des dépenses budgétaires dans la LFR s’établit à 1140, 346 milliards de FCFA contre 112,935 milliards de FCFA en baisse de 8,60 % par rapport aux prévisions de la loi de finances initiale qui étaient de 1037, 815 milliards de FCFA. Cette revue à la baisse des recettes est notamment imputables a la tendance baissière observée depuis le début de l’année au niveau des recettes douanières et aux mauvaises perspectives en ce qui concerne les dons projets et les fonds de concours (-35,919 milliards de FCFA estimés a fin décembre).

En conséquence, avec la loi des finances rectificative, le solde budgétaire hors dons connaîtrait une amélioration de 0,7 point passant de -5,6% du PIB a -4,9 % du PIB. Quant au solde budgétaire dons compris, il s’établirait a -3,9 % du PIB, largement inferieur au taux de -7,9% du PIB obtenu à fin décembre 2015.

 En ce qui concerne les opérations de trésorerie, elles s’élèvent en ressources à 474, 968 milliards de FCFA contre 515,162 milliards de FCFA en loi de finances initiale pour l’année 2016, en baisse de 40, 194 milliards de FCFA. S’agissant des charges de trésoreries, elles sont également en recul dans la loi  de finances rectificative d’un  montant de 37, 901 milliards de FCFA, soit une baisse de 11,81% par rapport aux prévisions initiales qui ressortaient a 321, 042 milliards de FCFA.

     En définitive, les crédits ouverts dans la LFR s’établissent à 1.423, 487 milliards de FCFA contre 1552,977 milliards de FCFA pour la loi de finances initiale. Ce qui correspond à une réduction de 129,490 milliards de FCFA, soit une contraction de 8,34 %. Ces crédits outre les dépenses budgétaires de 1140,346 milliards de FCFA, intègrent de charges de trésorerie pour un montant de 283,141 milliards de FCFA.

Affissou Anonrin

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Assemblée nationale : Dakpè Sossou interpelle le Gouvernement sur des irrégularités de 8 milliards

juin 29, 2016

Le député de la 18ème circonscription électorale du Bénin, Dakpè Sossou, à travers une série de questions, interpelle le gouvernement à fournir des explications sur certaines irrégularités constatées dans l’exécution du projet de reconstruction de la route Comè-Lokossa-Dogbo (COLODO), longue de 62 km, lancé en 2014 par le régime du président Boni Yayi. Dénonçant le piétinement des travaux et les cas d’accidents occasionnés par les camions de l’entreprise en charge des travaux, le député Dakpè Sossou relève une augmentation disproportionnée des frais d’étude des travaux du projet COLODO.

Objet : Piétinement des travaux de construction de la Route Comè-Lokossa-Dogbo (COLODO)

Lancés depuis septembre 2014 par le Chef de l’Etat pour un délai contractuel de vingt-quatre (24) mois, soit deux (2) ans, les travaux de construction de la voie Comè-Lokossa-Dogbo(COLODO) peinent jusqu’à ce jour à être finalisés à l’instar du tronçon Djougou – Péhunco et d’autres infrastructures routières.

Cet état de choses entraîne de nombreux cas d’accidents de la circulation qu’occasionnent les conducteurs de camions de l’Entreprise Burkinabè EBOMAF en charge de travaux COLODO, par manque de considération, de courtoisie, de modération et de prudence au mépris du code de la route.

La représentation nationale, tout en suggérant la prise en compte des 9,8 Km de la double voie Zounhouè – Fongba tel que prévu dans le projet initial, s’inquiète des frais d’études des travaux qui, initialement fixés à un milliard (1.000.000.000) francs CFA et budgétisés sont portés accidentellement à neuf milliards (9.000.000.000) francs CFA par le gouvernement. Elle prie le Gouvernement de fournir des réponses précises aux questions ci-après.

  1. Quelles sont les raisons qui justifient cette augmentation disproportionnée des frais d’étude des travaux COLODO surtout que cette route existait en bitume depuis des années et réhabilitée vers les années 90 ?
  2. Quels sont les cabinets recrutés pour la réalisation des études ? Combien chaque cabinet a-t-il perçu des neuf milliards ?
  3. Quels sont les vrais motifs du grand retard qu’accusent les travaux ?
  4. A combien s’élèvent les frais de dédommagement des riverains et jusqu’à quand démarre son processus ?
  5. Quelles sont les raisons qui expliquent la réduction de 9,8Km à 5 Km le linéaire de la double voie Zounhouè – Fongba malgré le coût élevé affecté aux études ?
  6. Quelles sont les mesures prises par le Gouvernement pour contraindre l’Entreprise EBOMAF à payer les pénalités de retard ?
  7. Quelles sont les dispositions prises pour punir les acteurs de ce crime économique commis sur le dos des populations du Bénin en général et celles des Départements du Mono Couffo en particulier ?

Dakpè Sossou

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Championnat départemental de maracana : Après la pause, la compétition reprend

juin 29, 2016

Samedi dernier, le championnat départemental de l’Atlantique et du Littoral a repris ses droits. Les matches, joués au stade Mathieu Kérékou, ont tenu leurs promesses.

Tout a démarré en début d’après-midi de ce samedi 24 juin 2016 avec la catégorie Open (25 à 34 ans). Et à ce niveau, les scores ont été édifiants. 1000 Héros qui avait entamé la compétition avec beaucoup de difficultés a confirmé sa nette progression. Samedi Matin Club en a appris à ses dépens en s’inclinant sur le score de zéro buts contre deux (0-2). Mais face à Empire MC, ils se sont inclinés à la séance des tirs au but (1-1 et 1 tab à 2).

Une fois encore, Maracana Club Amitié s’en est tiré avec beaucoup plus de bonheur. Les protégés de Farel Atchadé ont obtenu trois victoires en autant de sorties. Abam et Empire MC s’étant inclinés sur le même score de 3 buts à 1. Quant à Littoral MC, il a plutôt brillé par son absence. Mais avant, Abam s’était déjà fait une petite santé en pulvérisant  Empire MC (0-4).

Dans la catégorie des Seniors, Sacr et Maracana Club Amitié s’en sortent également bien avec respectivement trois et deux victoires en autant de sorties. Copa Cabana, Abam ont fait des apparitions en demi-teinte avec une victoire et une défaite. Dans le même temps, AAFAC, équipe championne en titre, et Godomey MC comptabilisent chacun deux défaites.

La compétition se poursuit le week-end prochain avec beaucoup d’autres affiches très intéressantes.

Tous les résultats du week-end

Catégorie Open

Samedi MC-1000 Héros : 0-2

Empire MC-Abam : 0-4

1000 Héros-Empire MC : 1-1 (1 tab 2)

Maracana Club Amitié-Littoral MC : Forfait LMC

Abam- Maracana Club Amitié : 1-3

Littoral MC-Samedi MC : Forfait LMC

Maracana Club Amitié-Empire MC : 3-1

Samedi MC-Abam : 0-1

1000 Héros-Littoral MC : Forfait LMC

Catégorie Senior

Copa Cabana-Godomey MC : 2-0

Maracana Club Amitié-Littoral MC : 5-1

Abam-AAFAC : 1-1 (2 tab à 1)

Godomey MC-Sacr : 0-6

Littoral MC-Copa Cabana : 0-3

Maracana Club Amitié-Abam : 1-1 (3 tab à 2)

Littoral MC-Godomey MC : 4-3

Copa Cabana-Sacr : 1-2

AAFAC-Sacr : 1-3

Pascal Hounkpatin

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Le Consul Général victime de calomnie et de diffamation :  Lettre ouverte de la Diaspora Béninoise aux USA, HCBE-SAC

juin 29, 2016

Voici une lettre ouverte de la diaspora béninoise aux Usa au sujet de la « calomnie et de la diffamation orchestrée contre le consul général.

Lettre ouverte

Afin de contrer la vague de publication diffamatoire sur une autorité diplomatique (servant notre communauté), l’interprétation mensongère de l’action du Haut Conseil des Béninois de l’Extérieur, Section Amérique et Caraïbes (HCBE-SAC) et une représentation abusive de la volonté de la diaspora béninoise aux USA par une certaine presse, le Bureau du HCBE-SAC, en communion avec plusieurs béninois résidant dans plusieurs états américains tient à apporter leur soutien au Consul Général et attirer l’attention de la HAAC sur la multiplication des faits diffamatoires en cours.

En effet, depuis un certain temps, nous avons remarqué un assaut continu contre le Consul Général de New York, émanant d’un groupuscule d’individus, prenant pour audience, non pas notre communauté ici aux USA, qu’il sert, mais plutôt Cotonou : dans les journaux béninois qui leur font confiance sans une investigation de la véracité de leur propos. Pour nous et les compatriotes qui nous ont interpellé, ces commentaires sont injurieux, orduriers et discréditent non seulement le Consulat Général du Bénin à New York, qui sert une juridiction couvrant 47 Etats (des 50, à l’exception de Washington, DC, Maryland et la Virginie), mais surtout sur toute notre Diaspora aux USA et ses instances associatives et communautaires.

Déjà, à une première parution diffamatoire, certains leaders se sont regroupés pour condamner de manière ferme, le président, nouvellement élu, et vraisemblablement contesté de l’Alliance de New York et il devrait suivre une condamnation écrite.

Ces acharnements ont atteint leur paroxysme lorsqu’un  Journal de la place  a repris l’information d’un certain citoyen béninois aux USA(allié au président contesté), qui semblait se substituer à la Diaspora Béninoise et ne dénonce rien d’autre que le fait que le Consul soit décoré par notre institution commune : « le Haut Conseil des Béninois de l’Extérieur, Section Amérique et Caraïbes( HCBE-SAC) en collaboration avec l’Associations des Béninois de Illinois (ABI) » à notre Journée du Béninois de l’Extérieur, Edition 2016 qui vient de se tenir à Chicago, Illinois, évènement qui a connu la présence de plus de 300 béninois venus des différents Etats du Benin ».(Photos et Vidéos)

Il est à souligner que ladite décoration a été décernée pour satisfaction aux réalisations du Consulat en si peu de temps (prise effective de service en Octobre 2015). L’engagement continu du Consul envers les membres de la communauté, dont voici une liste non-exhaustive :

  • Depuis sa nomination en Mars 2015, le Consul Général avait tout de suite convoqué une rencontre de concertation avec toutes les structures organisationnelles relevant de sa juridiction pour se présenter à la communauté.

  • Tout de suite, ce diplomate chevronné a commencé par préparer la communauté dont il a désormais la charge à l’opération d’enregistrement biométrique et de recensement des Béninois en vue de l’établissement des cartes d’électeurs et d’évaluer les besoins de la communauté.

  • Son leadership et sa collaboration avec les ressources associatives et communautaires du Bénin aux USA au moment des recensements de COSLEPI pour amener les membres de la communauté à se déplacer pour venir se recenser

  • Pour la toute première fois dans l’histoire de la diaspora Béninoise aux USA, une autorité diplomatique a su comprendre la nécessité de ramener l’administration vers les administrés. Et les résultats sont là, beaucoup de Béninois avaient pu se faire enregistrer contrairement aux opérations passées.

  • Concernant les pièces administratives, l’arrivée, la méthode de travail et le dynamisme de ce Consul General est hors pair.

  • Rencontre avec les présidents d’ONG et des personnes ressources pour analyser et travailler pour consolider les relations avec ces institutions et l’Etat. (Travail sur les textes visant la reconnaissance effective des associations).

  • La perspective de signer des accords de performance avec les organisations et associations béninoises (telle que le HCBE-SAC) et américaines (Projet CURE) en vue de venir en aide aux besoins des populations béninoises en matière d’équipements sanitaires estimées a un montant de plusieurs milliards échelonnés sur 5 ans.

  • Le Consulat nous a aussi entretenu de la possibilité d’un autre projet a impact et développement socio-économique aussi bien au Bénin et aux USA et qui créera d’emplois pour les Béninois de l’intérieur et de l’Extérieur, en plus des exportations générales possibles évaluées du Bénin aux USA.

Voilà les raisons qui ont motivé la décoration du Consul General du Benin à New York par notre institution : Le Haut Conseil des Béninois de l’Extérieur, Section Amérique et Caraïbes. Compte tenu de la publication des propos sans base réelle et de façon récidiviste des individus sans probité morale dans les Journaux ci-dessous cités ; nous venons vous demander, en tant que Autorité de régulation des médias au Benin, d’utiliser les lois en vigueur pour mettre en garde ces journaux pour qu’ils n’acceptent de publier des articles sans fondements et sans enquêtes des individus, qui ont soif de notoriété, et qui jettent l’opprobre sur la communauté béninoise aux USA ou son autorité administrative et diplomatique.

Yves Eric AHOUSSOUGBEMEY,

Consul du Bénin à New York— Etats Unis

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