Délestage répété du courant électrique : L’engagement de Jean-Claude Houssou à en finir avant 2017

avril 29, 2016

Le ministre de l’énergie et de l’eau, Jean-CaludeHoussou a été reçu sur la chaine de télévision de l’Ortb hier, jeudi 28 avril 2016 pour expliquer les causes de la coupure continue du courant électrique ces derniers temps. Engagé à  mettre fin à cela à court et à long terme, il a expliqué que ces causes sont d’ordre conjoncturel et structurel.

Deux principales causes expliquent la coupure intempestive de courant électrique au Bénin, selon le ministre Jean-Claude Houssou. Reçu sur l’Ortb hier, il explique que les causes sont conjoncturelles et structurelles. Pour la première, le Bénin dépend à plus de 90% de l’extérieur en matière de la fourniture énergétique. La seconde concerne les moyens à gaz internes du Bénin à s’auto-fournir l’énergie ; mais lesquels moyens sont endommagés. D’autres pans, à en croire le ministre de l’énergie, qui justifient cette situation, sont entre autres la période de chaleur  qu’on traverse actuellement entrainant la sécheresse des Centrales hydrauliques et les groupes électrogènes louésà coûts faramineux mais qui nécessitent une source électrique extérieur pour fonctionner. En effet, parlant des dispositions immédiates pour juguler cette crise, Jean-Claude a depuis, demandé un audit sur l’approvisionnement et lancé une recherche de fournisseurs. Conscient que c’est un effort qui sera conjugué ensemble pour finir définitivement et doté le Bénin avec ses propres en matière de fourniture électrique, le ministre propose dans l’immédiat  de contacter les fournisseurs des groupes loués afin de les mettre ne marche, réhabiliter les propres groupes du Bénin en rentrant en contact les expérimentés, et tout  ceci dès la semaine prochaine. En outre, il enclenche d’autres actions qui consistent à consulter les fournisseurs traditionnels pour voir les possibilités de cautionner les alimentations. Par ailleurs les moyens à long terme, explique-t-il, permettront de doter le Bénin définitivement de sa propre source électrique. Pour ce faire, le ministre confie : « On fêtera les fêtes de fin d’année avec le courant ». Il rassure tout le peuple béninois qu’il ne sera pas déçu.

Joseph-Martin Hounkpè

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Conseil des ministres : Patrice Talon balaie les institutions budgétivores de Yayi

avril 29, 2016

Plusieurs décisions ont sanctionné le conseil des ministres présidé hier jeudi 28 avril 2016 par le Chef de l’Etat Patrice Talon. Au nombre de ces décisions figurent le balayage systématique des institutions budgétivores créées par l’ex-Président Thomas Boni Yayi. En effet, les décrets portant abrogation des décrets liés à la création et au fonctionnement du Haut Commissariat à la Solidarité Nationale, du Haut Commissariat à la Gouvernance Concertée, du Conseil Présidentiel des Investissements, (CPI), du Bureau Général de l’Auditeur, (BAG), de la  Cellule de contrôle de l’exécution des projets de développement…ont été pris. Un décret mettant fin aux fonctions de tous les chargés de missions des ministres a été aussi pris. Moïse Mensah, Gatien Houngbédji…qui jouissaient d’une retraite dorée avec plusieurs attributs de l’Etat iront donc se reposer. Qu’en sera-t-il de tous ceux qui travaillaient sous leur coupole ? La question reste entière, surtout pour ceux d’entre eux qui n’ont pas le statut d’agent permanent de l’Etat.  Sur tout un autre plan, le Président patrice Talon n’a pas fait dans la dentelle. Il a rétabli l’accord-cadre qui liait l’Association interprofessionnelle du Coton (AIC) à l’Etat béninois. Cet accord avait été jeté à la poubelle par le Président Boni Yayi au temps fort de la crise qui l’opposait à Patrice Talon.

Affissou Anonrin

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Installation du suppléant de Yempabou à Assemblée nationale : Le dossier piétine en commission des lois

avril 29, 2016

L’installe de Maurice Chabi Katotcha suppléant de Yempabou à l’Assemblée nationale suite à la décision d’invalidation du titulaire traîne mais elle suit une procédure rigoureuse. Le président Adrien Houngbédji a mis en branle la procédure d’exécution de la décision de la Cour. Mais les mouvements intervenus à la commission des lois qui est sans président déteignent  sur l’étude diligente de la décision.

Monsieur Maurice Chabi Katotcha n’est pas encore installé en lieu et place de son titulaire le député Yempabou à l’Assemblée nationale. Il s’impatience mais le dossier suit son court. En effet, Suite à une avalanche recours pour violation de l’article 375 du code électoral par le député Yempabou B. Jacques pour cumul de mandat de conseiller communal avec son mandat de député, la Cour constitutionnelle a invalidé le siège du député Jacques Yempabou. Par la même décision les sages de la Cour enjoint à l’Assemblée nationale de mettre en exécution cette décision. «La Cour invite le bureau de l’Assemblée nationale à l’application des dispositions du code électoral», précise l’article 2 de la décision.

A la faveur de la dernière rentrée parlementaire tous les suppléants sont installés sauf Monsieur Maurice Chabi Katotcha suppléant de Jacques Yempabou. Ce qui a surpris plus d’uns.  D’autres se sont empressés pour tirer une conclusion hâtive et tentent de tenir le président de l’Assemblée nationale comme responsable.  Au fonds, à y voir de près, le président Adrien Houngbédji a joué sa partition. En remontant le dossier, nous avons constaté que le président de l’Assemblée nationale n’a pas perdu du temps pour enclencher la procédure. Conformément à l’article 48.2 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale qui stipule que «aucune affaire ne peut être soumise aux délibérations de l’Assemblée nationale sans avoir, au préalable fait l’objet d’un rapport écrit (ou verbal en cas de discussion immédiate) de la commission compétente au fond» a mise en œuvre la procédure. Ainsi, la décision Dcc 15-249 de la Cour constitutionnelle portant invalidation du siège du député Yempabou a été communiquée en plénière aux députés et affectée à la commission compétente, la commission des lois et des droits de l’homme pour examen et présentation d’un rapport qui sera débattu en plénière. Aux dernières nouvelles, on apprend que la commission s’est penchée sur le dossier le jeudi 14 avril 2016 au palais des gouverneurs à Porto-Novo. Les mêmes sources proches de cette commission précisent que les discussions se poursuivent en vue de la production d’un rapport qui comportera l’avis de la commission sur le dossier. A cette étape de la procédure, le président de l’Assemblée nationale très respectueux des textes, ne peut s’ingérer dans les discussions. Cependant le président Houngbédji  veille au respect du règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Le suppléant de Jacques Yempabou doit encore se patienter jusqu’à l’élection du nouveau président et vice-président de la commission des lois à l’Assemblée nationale. Monsieur Maurice Chabi Katotcha doit encore attendre le temps qu’il faut avant de prétendre porter son titre et attributs de l’honorable député. Ce n’est qu’une affaire de procédure et relance des organes de l’Assemblée nationale après la formation du gouvernement du nouveau régime.

Tobi Ahlonsou

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Crise à la Fbf : Vers un congrès électif forcé ?

avril 29, 2016

Depuis mercredi dernier, la crise à la Fédération béninoise de football (Fbf) connait une nouvelle escalade. Une correspondance de la Fifa tente de forcer la main aux acteurs.

S’achemine-t-on vers un congrès électif forcé ? La question mérite d’être posée si on s’en tient à la dernière correspondance de la Fédération internationale de football association (Fifa). Mercredi dernier, les Béninois on été informés de ce que l’instance internationale du football mondial aurait envoyé au président du Comite de normalisation du football béninois (Conor) une correspondance au sujet du Congrès électif de la Fbf. Selon le contenu, la Fifa instruirait Me Rafiou Paraïso à organiser le congrès électif le 04 mai prochain en tenant compte de la seule liste que le Conor avait validée il y a quelques semaines. Donc en faisant fi de l’organisation des Assises du football béninois pourtant considérées par tous les acteurs de la crise comme une condition sine qua non. Autrement dit, il faut tout faire pour mettre en place un comité exécutif de la Fbf même si la famille n’est pas réconciliée. Mieux, c’est à croire que la Fifa – même s’il faut vérifier l’authenticité de la correspondance – veut imposer aux Béninois Moucharafou Anjorin. Puisqu’il est le seul candidat en lice jusqu’à ce jour.

En tout cas, la balle est dans le camp des acteurs du football béninois qui affichent un mutisme suspect, voire coupable.

Il en est de même du ministre des sports qui doit prendre ses responsabilités au nom de l’Etat béninois. La menace de suspension du Bénin brandie par la Fifa ne doit pas l’effrayer. Son prédécesseur en avait fait un prétexte pour semer le bordel. Plus d’une année après, nous ne sommes pas sortis de l’auberge. Alors…

Pascal Hounkpatin

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Dossier paiement des prestataires des championnats d’Afrique d’athlétisme 2012 : Chantage à la Drfm du ministère des sports (Le ministre Homéky interpellé)

avril 29, 2016

En juillet prochain, il fera quatre ans que le Bénin a abrité les 18ès championnats d’Afrique d’athlétisme au stade Charles de Gaulle à Porto-Novo. Jusqu’ici, l’Etat béninois par l’intermédiaire du ministère des sports n’a pas fini d’éponger ses dettes vis-à-vis des prestataires de services. Mais maintenant que les choses semblent bouger dans le bon sens, c’est un agent de la Direction des ressources financières et du matériel du ministère des sports qui joue les siens.

L’assistant du régisseur des 18ès championnats d’Afrique d’athlétisme organisés au stade Charles de Gaulle à Porto-Novo en juin-juillet 2012 fait du chantage à la Société Etongnon et Frères Sarl. Dans ce dossier, l’Etat béninois reste devoir à cette société la somme de Six millions sept cent quatre-vingt-seize mille huit cents (6.796.800) francs Cfa représentant le montant des frais d’hébergement et de restauration des délégations étrangères dans le cadre de cette compétition africaine. Un prestataire qui a entendu l’appel d’aide du Chef de l’Etat à l’époque et qui a fait l’effort citoyen en offrant ses services, comme d’autres, en dessous des prix habituels. Il a aussi accepté, à contrecœur sans doute, un abattement de près de 60% sur le reliquat des avances à lui payer. Malgré cet effort, la société Etongnon et Frères Sarl n’a toujours pas été payée. Fatiguée d’attendre, elle a sommé, par exploit d’huissier, le ministère en charge des sports et l’Agent judiciaire du Trésor (Ajt), à lui payer la somme citée plus haut. Et visiblement, le combat de la société Etongnon et Frères Sarl semble porter ses fruits. Puisque finalement, il lui a été notifié que le chèque était prêt. Les cosignataires du chèque lui ont indiqué qu’il se trouve au niveau de l’assistant du régisseur desdits championnats, au niveau de la Direction des ressources financières et du matériel du ministère des sports. C’est alors qu’un représentant de la société Etongnon et Frères Sarl s’est porté vers ce dernier. Seulement, la joie de toucher enfin ce chèque s’est transformée en un grand étonnement et une colère face au comportement et à l’exigence de l’assistant du régisseur. D’abord, l’assistant a tenté de faire croire que le chèque n’était pas prêt. Mais, s’étant finalement rendu compte que l’envoyé de la société en savait plus, l’assistant du régisseur a confirmé détenir ce chèque mais dit qu’il ne peut le remettre sans une contre-partie. Une telle attitude est sans doute contraire à la rupture et au «Nouveau Départ» que prône le nouveau régime sous la houlette du président Patrice Talon. Cela risque d’entacher aussi l’autorité du ministre des sports, Oswald Homéky, qu’on sait très proche du Chef de l’Etat. Alors, laissera-t-il piétiner les principes de la rupture à partir de son ministère !

Junior Fatongninougbo

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Pour sortir le Bénin de l’impasse : Patrice Talon propose un plan d’urgence

avril 29, 2016

Le Bénin ne se porte pas bien. Il est malade de ses fils. Patrice Talon, le nouvel homme fort du Palais de la Marina n’a pas eu froid aux yeux pour le dire. Devant François Hollande mardi 26 avril dernier, il a été on ne peut plus clair : « Le Bénin est comme un désert de compétences ». Pour inverser cette tendance, il faut une thérapie de choc, un plan d’urgence. Ceci, dans divers domaines. C’est en tout cas la conclusion à laquelle le Président Talon a abouti.

Les grandes lignes de ce plan d’urgence ont été présentées au Président Français François Hollande dont le concours a été sollicité par le Président Patrice Talon. Energie, formation des cadres, réformes de l’administration publique sont en effet les grands leviers sur lesquels Patrice Talon entend agir pour relancer le Bénin sur le chemin du développement, de la prospérité. Pour Patrice Talon, l’énergie, base de tout développement constitue la préoccupation majeure de l’heure, une urgence à laquelle il convient que le gouvernement trouve des solutions dans les tout prochains mois sinon dans les toutes prochaines semaines. La question de l’énergie, a-t-il dit à François Hollande était un point de son engagement de campagne. Cela a d’ailleurs figuré en bonne place dans son discours d’investiture. Pour le successeur de Boni Yayi au Palais de la Marina, aucune démarche, aucun sacrifice ne sera de trop pour résoudre ce problème rapidement.

Réformer  l’administration publique

C’est le sujet qui a fâché plus d’un Béninois. Avec le Président Hollande, le Chef de l’Etat a, dans le cadre du programme d’urgence, évoqué  la nécessité pour le Bénin de régler rapidement les problèmes de formation qui se posent à l’administration publique. « Tout le monde sait que notre administration se dégarnit. Un grand nombre de nos cadres, de nos compétences sont admis à la retraite. Certains ont quitté l’administration pour le secteur privé. Beaucoup d’autres sont expatriés. Tout le monde sait que depuis quelques temps, le clientélisme ne permet plus la promotion des valeurs dans le pays. C’est fort naturellement que beaucoup ont quitté l’administration. Toujours est-il que le défaut de bonne programmation des recrutements et de la formation sinon les quelques recrutements qui ont été opérés et qui n’ont pas tenu compte des besoins en nombre et en qualité ont fini de décimer un peu notre administration. Nous sommes confrontés à un problème crucial de compétence. Nous allons recruter au plan national et international ce qu’il faut. Et tout le monde sait que les Béninois, nous en avons. Nous en avons aussi bien à l’intérieur que hors du pays. Il y avait des compétences, mais la compétence coûte chère. On a beau être Béninois. C’est fini ce temps où les slogans nous amènent à vouloir servir le pays au sacrifice du confort et de notre train de vie. On ne peut pas aujourd’hui mobiliser les cadres béninois aussi bien ceux qui sont du secteur privé que ceux qui sont hors du pays pour venir servir l’administration à zéro franc. Donc, le programme d’urgence que nous allons mettre en place comporte un volet de mobilisation de ressources financières pour faire face à ces besoins et dans quelques domaines assez spécifiques dans lesquels nous aurons besoin de compétence internationale. Si nous ne les avons pas auprès de nos compatriotes, nous n’aurons pas de complexe à solliciter les compétences techniques. Je précise bien que c’est dans quelques domaines limités et pour un temps très limité », a dit de façon claire et nette le Président Patrice Talon.

Le climat et l’environnement : des urgences aussi

Le plan d’urgence du Président Patrice Talon place aussi en pôle position les retombées de la Cop 21 pour le Bénin, le climat, l’environnement et puis les problèmes de sécurité et de terrorisme. Tous ces points du plan d’urgence de Patrice Talon ont reçu l’adhésion du Président François Hollande qui a décidé d’envoyer une mission au Bénin. Certainement que d’autres partenaires lui emboîteront les pas.

Affissou Anonrin

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avril 29, 2016

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Depuis l’Elysée : Talon promet de réaliser le miracle pour le Bénin (Le nom Yayi n’est pas prononcé)

avril 27, 2016

Le président de la République du Bénin a été reçu hier, mardi 26 avril 2016 par son homologue français, au palais de l’Elysée. Le point de presse qui a suivi le tête-à-tête a permis aux présidents François Hollande et Patrice Talon de révéler le contenu de leurs échanges mais aussi de faire des promesses à leurs peuples.

Le président Patrice Talon a de grandes ambitions pour le Bénin. Il les a réaffirmées hier, mardi 26 avril 2016, au palais de l’Elysée, face à son homologue français, François Hollande. Devant la presse française et internationale, le Chef de l’Etat béninois a rappelé qu’il a pris l’engagement de procéder à des réformes politiques, judiciaires et administratives afin d’engager son pays sur le chemin du vrai développement. «J’ai l’ambition, et j’aime le dire haut et fort, au terme de cinq années, de faire un miracle…». Au phénomène de délestage qui sévit depuis plusieurs décennies au Bénin, Talon est convaincu qu’il faudra y apporter de réelles et justes solutions pour les populations, les industries et les services. Pour réaliser ses ambitions, Talon voudrait bien compter sur la France. Ce que François Hollande lui a déjà promis. Visiblement, les deux pays entendent amorcer un autre tournant de leur coopération bilatérale qui profite à tous. Les deux présidents se sont échangé de bons mots. Hollande a salué la vitalité de la démocratie béninoise qui s’est encore manifestée par la tenue des élections présidentielles transparentes et apaisées il y a quelques jours. Le président français a aussi salué la participation active du Bénin dans la réussite de la COP 21 que la France a organisée en fin d’année dernière. Mais à aucun moment, malgré le rôle joué par le régime défunt, ni Talon, ni Hollande, n’a fait allusion au président Boni Yayi. Jusqu’en France, la rupture a également atteint les comportements. Il faut souligner que le président Talon a été reçu au Palais d l’Elysée avec tous les honneurs dus à son rang. Revue de troupes, poignée de mains avec Hollande sur le perron de l’Elysée puis le tête-à-tête.

Jean-Marie Sèdolo

Propos de Hollande et Talon au point de presse

François Hollande, Président de la République française

Mesdames et Messieurs,

J’ai accueilli pour la première fois le président Patrice Talon ici à l’Elysée. Je lui ai renouvelé mes félicitations personnelles, politiques, pour son élection qui a été à la fois claire par son résultat mais transparente aussi par les conditions du scrutin. Le Bénin a fait une nouvelle fois preuve de son esprit de pluralisme et aussi de responsabilité parce que le Bénin a su dans cette élection à la fois respecter toutes les sensibilités et en même temps se rassembler au lendemain du résultat autour du président Talon. Je voulais aussi lui confirmer que la France serait toujours aux côtés du Bénin parce que c’est un pays ami, parce que c’est un pays de grande culture, parce que c’est un pays où il y a des cadres de grands niveaux, et un peuple vaillant. Et, nous avons évoqué avec le président du Bénin toutes les coopérations que nous pouvons poursuivre, et d’autres qu’il va falloir inventer. Car, il s’agit bien d’inventer. Certes, l’Agence française pour le développement, l’Afd, sera, avec les moyens qui sont les siens, mobilisée, mais André Valid se rendra dans les jours qui viennent au Bénin et nous verrons comment nous pouvons amplifier et orienter les interventions de l’Agence. Nous avons aussi évoqué ce qu’a été le résultat de la COP 21. Et je dois saluer le soutien de l’Afrique dans ce processus. C’est l’Afrique qui a porté cette exigence. Mais en même temps, l’Afrique a également demandé que la COP 21 puisse se traduire concrètement par des projets immédiats pour, notamment les énergies renouvelables, mais aussi d’autres technologies qui peuvent être immédiatement partagées. Et déjà, avec le Bénin, il y a déjà un certain nombre de projets, notamment pour les villes, pour tout ce qui peut être des infrastructures et aussi pour l’énergie. Et je souhaite qu’après le président Talon, nous puissions mettre en œuvre pour toute l’Afrique, pour le Bénin en particulier, les financements qui ont été prévus pour ces projets. Nous avons aussi parlé sécurité. Je rappelle que le Bénin participe à la Minusma, que le Bénin a appuyé et accompagné la France parce qu’elle a décidé d’intervenir au Mali, pour chasser les terroristes, mais en même temps les terroristes n’ont pas cessé leur action. Hélas, les conséquences dans un nombre de pays , d’abord le Mali, puis la Côte d’Ivoire, ou le Burkina Faso, et nous devons conjuguer nos efforts, toujours au Mali, toujours dans le cadre de la Minusma et nous dans le cadre de Barcane, mais également pour assurer la sécurité des pays de ce qu’on appelle l’Ouest de l’Afrique. Enfin, il y a ce que le Bénin peut apporter à la France. Je le disais, le Bénin c’est un pays de grande culture, où il y a beaucoup de cadres, il y en a beaucoup en France qui rendent beaucoup de services à la France, qui peuvent aussi rendre des services au Bénin, et je pense que nous devons là aussi faire en sorte que la voie des expertises qui nous donnent des partenariats qui puissent être bénéfiques à nos deux pays. Donc, une fois encore, je veux saluer ce que la démocratie est capable de faire dans tous les pays. C’est-à-dire procéder à ses scrutins libres en Afrique, dans des conditions de transparence. Et lorsque c’est le cas, c’est toujours un succès pour les peuples, bien sûr pour les présidents qui les représentent. Et lorsque ce n’est pas le cas, c’est toujours  des troubles, des conflits, des difficultés qui finissent par altérer les conditions mêmes du développement. Donc, je salue ce qui s’est passé au Bénin, je salue tous ceux qui ont été capables de faire que le Bénin reste justement une référence pour la démocratie.

Patrice Talon, Président de la République du Bénin

Et bien, vous m’avez enlevé tout ce que j’ai à dire, mais je vais faire l’effort d’en rajouter. C’est pour moi, Monsieur le président, de dire à la face du monde combien je voudrais remercier la France. Les institutions françaises et la justice françaises pour l’accueil et la protection dont j’ai bénéficié pendant les quelques années d’exil que j’ai connues en France. J’aime bien le dire, je suis le témoin vivant de la grandeur de votre démocratie. Cela m’inspire et je voudrais, dans quelques années qu’on dise autant de mon pays, que le Bénin aussi est une terre de démocratie, de liberté et de protection des droits. Quand on a vécu dans ces conditions ici, on ne peut rester indifférent à cette vertu. Monsieur le président, je vous ai dit tout à l’heure que la coopération franco-béninoise, je l’ai dit en violant les règles du protocole et de la diplomatie, je vous ai dit que j’ai trouvé que notre coopération avait traîné un peu les pas. Et que, c’est vrai, la France a beaucoup fait pour le Bénin, mais que c’est peut-être le moment de l’essoufflement, mais que avec la nouvelle dynamique à laquelle nous sommes engagés, nous serons capables de donner une réponse positive et visible à l’aide. Et je vous ai prié de faire l’effort de relancer, de donner plus d’ambition à la coopération entre la France et le Bénin d’autant que nous allons opérer des réformes politiques, administratives dans notre pays pour améliorer la gouvernance, pour être plus disposé à accomplir notre mission de développement. Le gouvernement a la responsabilité de sortir le peuple de la pauvreté, et ce mot n’est pas fort pour le Bénin parce que c’est un pays de grande pauvreté. J’ai l’ambition, et j’aime le dire haut et fort, au terme de cinq années, de faire un miracle, de réaliser cette magie, et nous voudrions pouvoir compter sur vous pour nous apporter de la compétence toute suite parce que le Bénin aujourd’hui est comme un désert de compétences. C’est vrai, les Béninois aussi bien qu’à l’intérieur qu’à l’extérieur, sont remplis de talents, mais notre administration aujourd’hui manque de compétences de manière criarde. En cela, nous voudrions pouvoir compter sur la coopération française pour nous appuyer, pour nous donner les moyens d’acheter, de payer, de rémunérer la compétence, quel que soit le prix. Malheureusement, il est difficile aujourd’hui d’avoir la compétence gratuitement. C’est pour ça que nous souhaiterions avoir les moyens de payer. Nous voudrions pouvoir compter sur vous pour nous donner des cadres, pour nous apporter de l’assistance technique pendant quelques mois, des années, le temps que nous parvenions nous-mêmes à former les cadres dont nous avons besoin. Monsieur le président, nous avons évoqué un sujet qui nous tient à cœur, celui de la COP 21. Un sujet pour lequel vous avez été un leadership remarquable. La France a eu une grande efficacité qui s’est soldée par l’accord de Paris à New-York. Nous prendrons une part active dans la mise en œuvre du contenu de l’accord. Les pays africains, mon pays, souffrent des changements climatiques, et les efforts qui s’imposent au monde entier seront également les efforts de mon pays. Donc, nous allons, et à titre personnel, je dis que j’allais m’engager dans cette dynamique, et que le Bénin ne sera pas du reste. Nous avons évoqué aussi les problèmes de sécurité et de terrorisme. Vous avez abondamment parlé de cela tout à l’heure. Le Bénin est préoccupé également. Aujourd’hui, on ne peut plus parler que des pays resteront épargnés indéfiniment, nous espérons que nous ne serons pas une cible, mais nous devons nous préparer à répondre, nous devons nous préparer à parler. Et nous avons besoin de votre accompagnement, vis-à-vis des renseignements. Si un pays comme la France, des pays d’Europe, les Etats Unis, n’y parvienne nt pas encore, ce n’est pas le Bénin qui dirait qu’il y ferait face. Nous voudrions pouvoir compter sur la coopération internationale, sur la coopération bilatérale avec vous, pour être capable de faire face à ce fléau dans notre sous-région. De manière générale, vous nous avez donné l’assurance que la France sera plus près de nous, dans la dynamique de développement que nous nous sommes imposés depuis quelques jours parce que nous avons dit que le Bénin a fini avec la pauvreté, que nous allons nous engager sur le chemin du développement. Et vous nous avez assurés que vous allez intervenir à nos côtés sur tous les plans, dont touristique, au plan des compétences, au plan agricole, au plan du leadership. Notre pays est dans le noir presque tous les jours. Et cela, nous avons l’obligation dans les prochaines semaines, d’apporter une solution à nos populations et à nos industries, à nos services. Vous avez dit que dans quelques jours il y aura une mission de haut niveau au Bénin, et que vous ne manquerez pas de nous apporter des solutions. Je voudrais prendre ici tout le monde à témoin que dans les semaines à venir, avec vous, nous allons venir à bout de cette souffrance. C’est ce que je comptais rajouter pour ma part à ce que vous avez dit et qui relate brièvement  de ce qui a fait notre entretien de ce jour. Merci.

Vidéo : Source Elysée.fr

Transcription : La Presse du Jour

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Présidence de la Commission des lois de l’Assemblée Nationale :  Ni Gounou, ni Alladatin pour succéder à Djogbénou (Les tractations se poursuivent pour un nouveau schéma)

avril 27, 2016

La fumée blanche n’est pas encore apparue. Elle était hier mardi 26 avril 2016 au Palais des Gouverneurs. Mais hélas ! Les tractations se poursuivent. A en croire certaines indiscrétions ni l’honorable Abdoulaye Gounou encore moins son collègue Orden Alladatin ne succèdera à Joseph Djogbénou à la tête de la Commission des lois de l’Assemblée. Un autre schéma qui place l’honorable Agbéléssèssi en pôle position est envisagé.

Après la formation du premier gouvernement du Président Patrice Talon, certains députés ont fait leurs adieux au Parlement. Les cas qui focalisent toutes les attentions sont ceux du député Candide Azannaï, mais surtout celui de son collègue Joseph Fifamin Djogbénou. En effet, ces deux anciens députés étaient l’un membre de la Haute Cour de Justice, et l’autre Président de la Commission des lois de l’Assemblée Nationale. Leur départ de l’Assemblée Nationale a créé des postes vacants à pouvoir.

Dans le schéma de la configuration politique de l’Assemblée Nationale, ces deux postes avaient été attribués à l’Union fait la Nation. C’est au regard de ce principe intangible des acquis que l’honorable Basile Ahossi a été interrompu dans son ambition de succéder à l’honorable Georges Bada, député de la Renaissance du Bénin. Aussi, l’intéressé a-t-il, à l’époque, retiré très humblement sa candidature à ce poste. Interrogé à l’époque sur les faits, il avait répondu que son retrait participait du souci de maintenir la cohésion du groupe qui a conduit à l’élection de l’actuel bureau de l’Assemblée Nationale qui a à sa tête Me Adrien Houngbédji.

Aujourd’hui, il se susurre que le 2è Secrétaire parlementaire élu sur la liste Fdu aux élections législatives de 2015 pourrait être appelé à occuper le poste de Président de la Commission des lois de l’Assemblée Nationale laissé par l’ancien député Joseph Fifamin Djogbénou promu ministre de la justice dans le premier gouvernement du Président patrice Talon, l’Union fait la Nation ayant des difficultés à pourvoir à ce poste après le désistement du Président Idji Kolawolé. Ce qui ne serait pas une mauvaise option pour la qualité du travail parlementaire et au vu de la compétence et de l’expérience avérées du député Agbéléssèssi.

Mais ce qui serait suicidaire et très avilissant dans cette affaire pour l’Alliance Union fait la Nation est que le poste ainsi libéré au niveau du bureau de l’Assemblée Nationale soit attribué  à un député qui n’est pas membre de l’Alliance UN. En effet, le nom d’un autre député circule abondamment dans les couloirs du Parlement pour succéder à l’honorable Agbéléssèssi, actuel 2è Secrétaire parlementaire. Plus inquiétant, celui qui serait en train d’être proposé est un autre député Fdu.

Des indiscrétions font état de ce que ce schéma est en train d’être concocté hors du Parlement. A en croire certains députés que nous avions approchés hier en marge de la séance plénière conduite par le Premier vice Président de l’Assemblée Nationale, si ce schéma passait, ce serait alors un coup fatal porté à l’Union fait la Nation, dont on a pourtant vu le Président mouiller le maillot pendant la campagne pour le second tour de la présidentielle de 2016 aux côtés du Président Patrice Talon. Mieux, pour ces députés, ce serait une injustice faite à l’Alliance Union fait la Nation qui se montre respectueuse des règles établies.

Au sein de la mouvance qui a porté au perchoir Me Adrien Houngbédji de l’Assemblée Nationale la tension est vive même si pour le moment, les gens crient à voix basse. Au sein de l’Alliance Fcbe, c’est en spectateurs joyeux que ces tractations  sont suivies avec un gros pincement de cœur.  Pour le moment, rien n’est encore joué. Le retour du Président Adrien Houngbédji actuellement en mission pourrait permettre de démêler l’écheveau.

Affissou Anonrin

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Assemblée Nationale : Baptême de feu réussi pour les ministres Azannaï, Djogbénou et Hèhomey

avril 27, 2016

Les ministres Candide Azannaï de la défense, Joseph Djogbénou de la Justice et Hervé Hèhomey des infrastructures et des transports étaient hier mardi 26 avril 2016 au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Sous les bras, trois dossiers : le projet de loi portant autorisation de  ratification du Traité sur le Commerce des Armes, adopté le 28 mars 2013 à New-York des traités ; le projet de loi portant autorisation de ratification ou d’adhésion de huit traités, Conventions et Protocoles de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale puis enfin le projet de loi portant autorisation de ratification Convention de Minimata sur le mercure, adoptée à Kumamoto au Japon, le 10 octobre 2013. La séance plénière au cours de laquelle ces trois dossiers ont été examinés a été présidée par l’honorable Eric Houndété,

premier vice-président de l’Assemblée Nationale. Comme le veut le principe parlementaire, des débats ont précédé le vote de chaque projet de loi. Les ministres concernés par ces trois dossiers n’ont pas été ménagés. Ils étaient soumis aux feux nourris de certains députés. Au finish, plus de peur que de mal. Les parlementaires ont, dans leur majorité  marqué leur intérêt pour chacun des trois dossiers défendus par les ministres présents. Ceci à travers les questions qu’ils ont posées et les observations faites. Au sujet du projet de loi portant autorisation de ratification ou d’adhésion de huit traités, Conventions et Protocoles de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) par exemple, les députés ont formulé les recommandations appelant  à l’élaboration d’un manuel de procédure sur la sécurité aéroportuaire au Bénin ; d’un guide d’information à l’intention des usagers aux fins de faire contribuer ces derniers à la sécurité aéroportuaire etc…En somme c’est bien un baptême de feu réussi pour les ministres Hèhomey et surtout Azannaï puis Djogbénou qui sont passés du côté de l’Exécutif.

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