Département de l’Ouémé : Tous les maires qui ont trahi le Prd ont échoué

juillet 30, 2015

Isidore Zinsou dans la commune de Bonou, Mathias Gbèdan dans la commune de Sèmè-Kpodji et Saka Yaya dans la commune d’Adjarra sont désormais dans le registre des anciens maires du Bénin. Ils ont tous un dénominateur commun. Ils étaient d’anciens militants du Parti du renouveau démocratique (Prd) de Me Adrien Houngbédji. C’est d’ailleurs avec cette étiquette qu’ils ont eu leur bonheur d’être élu maire des communes qu’ils ont dirigées. Une fois au sommet de leur gloire et de leur joie, ils ont coupé la corde qui leur à servir à connaitre leur ascension. Mathias Gbèdan a été le premier à avoir tourné casaque. En 2009, il se rallie aux Forces cauris pour un Bénin émergent pour conserver son poste de Maire de Sèmè-Kpodji pour lequel le gagnant légitime était un certain Charlemagne Honfo. Profitant du soutien indéfectible des Fcbe, il a tout le temps nargué son ancien parti et tous les responsables de ce parti à commencer par Me Adrien Houngbédji. La suite, on la connait. Mathias Gbèdan n’a même pas été élu conseiller aux élections communales du 28 juin 2015. A Ekpè où il a fait campagne en s’asseyant à même le sol, il a été battu à plate couture. Sa joie s’est transformée en peine. Le comble est qu’il peut être rattrapé par plusieurs des dossiers judiciaires. Le second à emboîter le pas à Mathias Gbèdan est Isidore Zinsou, journaliste de formation reconverti en politicien et homme d’affaires. Au début, il avait joué à l’enfant de cœur. Mais chemin faisant, il s’est jeté dans les bras de Boni Yayi. Les fruits n’ont malheureusement pas tenu la promesse des fleurs. Lui aussi n’a pas été réélu après avoir fait feu de tout bois contre Sacca Fikara lors de la campagne pour les législatives au profit des Fcbe. Yaya Sacca, ex-Maire de la commune d’Adjarra a échoué avant l’heure. Son inconstance politique lui a coûté cher. Il n’a même pas été positionné par les Forces cauris pour un Bénin émergent. Ses soutiens traditionnels que son Amos Elègbè et François Abiola n’ont malheureusement été d’aucun son secours pour lui. A l’exception de Saliou Akadiri qui a pu être récupéré par le Président Boni Yayi, ces maires n’auront que leurs yeux pour pleurer surtout aujourd’hui où Me Adrien Houngbédji et son Prd ont le vent en poupe.

Affissou Anonrin

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Péhunco toujours sans conseil communal : La préfecture persiste dans le dilatoire (L’incompréhension au sein des Fcbe martyrise)

juillet 30, 2015

L’installation des conseillers élus de la commune de Péhunco a été à nouveau reportée pour ce jeudi à 15h. L’incompréhension et le risque que la mouvance perde la mairie font durer le suspense.

Au dernier jour de l’installation officielle des conseils communaux, les fils et filles de la commune de Péhunco continuent d’attendre. Ainsi en a voulu la préfecture de l’Atacora/Donga qui a une fois de plus reporté ladite installation sans prendre la peine de dire aux conseillers élus les vraies raisons du report. Mais dans les coulisses de la politique, les conseillers de l’opposition avancent que c’est au sein des Fcbe qu’il y a deux candidatures pour le poste du maire et en même temps, ils n’ont pas la majorité pour s’imposer. Les Fcbe sont six et l’Alliance Eclaireur a une voix. C’est donc les tractations des Fcbe qui n’ont pas encore réussi qui font que la préfecture refuse de se déplacer à Péhunco pour délivrer les populations qui attendent depuis des jours.

Hier encore, personne n’a fait le déplacement de la mairie de Péhunco alors que les conseillers ont été invités pour 13 h. Les conseillers Abt et les conseillers And qui font la majorité de 8/15 n’ont pas fait le déplacement mais envoient des émissaires pour savoir ce qui se passe. Car, le mardi, ils avaient été presque tournés en dérision parce qu’on leur demandait presque si c’était eux qui voulaient installer le conseil.

Dans la foulée, le Secrétaire général de la mairie de Péhunco les a informés de ce qu’un message est venu de la préfecture pour reporter l’installation à ce jeudi 30 juillet 2015 à 15h. Les conseillers de l’opposition estiment que l’heure peut bien varier. Mais puisque c’est le dernier jour légal, ils attendent si finalement la préfecture fera le déplacement ou laissera la Cour suprême agir plus tard. Du côté des Fcbe, les tractations sont chaudes et certains conseillers estiment que le jeu est normal parce qu’on est en politique. Et la rencontre finira donc par avoir lieu. Abt et And seraient ensemble pour arracher le poste de maire et n’entendent pas se faire distraire. Ils expriment une solidarité et toutes les tentatives pour les déstabiliser jusque-là n’ont pas marché. Certains subissent des pressions mais tiennent à assurer l’alternance à la tête de la mairie. Chacun attend de voir l’épisode de ce jour à Péhunco.

Junior Fatongninougbo

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Election à la mairie de Sakété : Pierre A. Adéchi remplace Arinloyé

juillet 30, 2015

A l’instar des autres communes de l’Ouémé-Plateau, les conseillers communaux de la mairie de Saketé ont été installés dans l’allégresse. C’est dans cette ferveur que 12 conseillers sur 17 ont accordé leur confiance à Pierre Ayéladé Adéchi pour conduire les destinées de la commune.

Pierre Ayéladé Adéchi, est désormais  le maire de la commune de Sakété. Il est élu hier soir à l’issue de la cérémonie d’installation du conseil communal par 12 voix sur 17. Pressenti au poste de maire depuis le retrait du maire sortant M. Arinloyé qui a décidé derechef, de laisser un autre membre de sa coalition Fcbe faire l’expérience de la gestion locale, M. Pierre Ayéladé Adéchi a travaillé à mériter la confiance des militants Fcbe et surtout le vice premier ministre François Abiola. Le choix porté sur sa personne n’est pas un fruit de hasard mais plutôt une récompense bien méritée pour la fidélité à la ligne tracée par le chef de son parti Mouvement Espoir du Bénin. C’est aussi une confiance renouvelée qu’un défi à relever.  Car, le maire  Pierre Ayéladé Adéchi n’est pas un parvenu. Secrétaire Général du parti Mouvement Espoir du Bénin du professeur Abiola, le nouveau maire de Saketé Pierre Ayéladé Adéchi est un cadre A1-6. Il est marié et père de 4 enfants. Enseignant d’anglais de carrière, il a servi pendant 8 en qualité de professeur adjoint au Ceg Kouti dans la commune d’Avrankou. Il devient professeur certifié en 2009. La même année, il intervient au Lycée Toffa 1er de Porto-Novo avant d’être appelé à service dans l’administration centrale. Ainsi, il est nommé chef service bourses et secours universitaires à la Direction des bourses et secours universitaires au ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique entre 2009. Depuis 2014, M. Pierre Ayéladé Adéchi participe à écrire les belles pas de l’histoire de la Direction de l’Office du Baccalauréat en qualité de chef matériel.  Au regard des expériences accumulées dans l’administration et la gestion des hommes, le nouveau maire de Sakété inspire confiance. Mieux, son plus grand atout, c’est la cohésion qui règne au sein de sa coalition Fcbe et le soutien du maire sortant qui a capitalisé 12 ans d’expérience.

Tobi Ahlonsou

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Mairie d’Avrankou : Eugène Lonégnon a déjoué les pronostics

juillet 30, 2015

Le maire d’Avrankou Eugène Lonègnon est élu par 14 voix à la surprise de tous. A la fin du scrutin, il est accueilli en liesse populaire depuis le portail de la mairie jusqu’à son domicile. Un long cortège  qui a démenti tout le mal qu’on disait de lui.

Le nouveau maire de la commune d’Avrankou est élu dans une ambiance particulière. 14 conseillers ont porté leur choix sur sa candidature unique dans la salle contre 5 abstentions. Pendant que l’élection se déroulait, la devanture de l’hôtel de ville se remplissait. En dépit de la pluie, les populations ont fait massivement le déplacement. Déjà à 11heures, il était quasi impossible de se frayer un chemin pour attendre le portail de la mairie. Il a fallu la sortie du maire Eugène Lonégnon et ses deux adjoints Gabriel Ganhoutode et Mathieu Hounkanrin à bord d’un véhicule pick-up. Les militants ont porté en triomphe le maire Eugène Lonégnon jusqu’à sa maison dans l’arrondissement d’Atchoukpa. Le long cortège qui a conduit le maire à son domicile est une preuve de sa popularité. Les cabales organisées pour nuire à l’image du candidat du parti n’ont pas ébranlé les populations et les militants Prd. Depuis 1960, c’est grâce au Prd que le pouvoir a traversé la rive à Avrankou. Tout le monde s’en réjouit car, ce n’est que justice rendue.

 Tobi Ahlonsou

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Mairie de Porto-Novo : Emmanuel Zossou lève un coin de voile sur sa vision

juillet 30, 2015

Les élections des maires dans les communes de la municipalité de Porto-Novo et la commune d’Avrankou se sont déroulées  dans la faveur digne des grandes fêtes dans la capitale comme à Avrankou. Le maire de la capitale Emmanuel Zossou est élu à 33 voix sur 33 sans procuration et sans pression aucune sur les conseillers. Il a levé un coin de voile sur sa vision pour la capitale.

Le maire de la capitale M. Emmanuel Zossou est connu avant la cérémonie d’installation du mardi dernier. Ce qui a retenu l’attention le mardi à l’hôtel de ville, ce sont les conditions dans lesquels les conseillers ont porté leur choix. Elu avec 33 voix sur 33, l’actuel maire de la ville de Porto-Novo a bénéficié de la confiance de tous sans exception. Tous les conseillers presque sauf un conseiller Prd hors du territoire national ont répondu à l’appel du préfet. Sans aucune pression, ils ont porté leur choix sur le candidat du parti qui répond le mieux aux trois principaux critères énumérés par le parti Prd. Juste à la proclamation des résultats, les populations qui se sont agglutinées dans la cour de l’hôtel de ville de Porto-Novo ont explosé de joie. Tel un messie tout le monde voulait toucher le nouveau maire. Les commentaires et les appréciations des Ainonvi se sont poursuivis lors de la suspension. En somme, les Porto-Noviens ont salué sous l’émotion, l’avènement de M Emmanuel Zossou à la tête de leur commune. La posture du nouveau maire, un sieur très pondéré a attiré l’attention des curieux et observateurs de la ville qui trouvent déjà en lui, un bon ambassadeur de la Capitale aussi bien en style. A la fin du scrutin, le maire Emmanuel Zossou, a prononcé son speech de remerciement : « Permettez-moi enfin de dire, au nom de tous les membres de notre nouveau conseil municipal, un vibrant merci au Président Adrien Houngbédji qui depuis maintenant 25 ans, fait avec le Prd, la fierté et l’espoir retrouvé de toute une ville, de tout un peuple… Après une décennie d’expérimentation de la décentralisation dans notre pays, de nombreux efforts et ressources ont été déployés, afin que le pouvoir se rapproche des populations et que le développement soit effectivement amorcé. A cette fin, de nombreuses décisions et initiatives ont été prises, tant par les autorités centrales et locales que par des filles, fils et amis de Porto-Novo. Malheureusement, elles n’ont pas toutes été couronnées de succès. Aujourd’hui, après avoir analysé tout ce qui n’a pas bien marché, le nouveau conseil communal, avec l’onction de la direction du Prd veut prendre avec vous, des engagements pour un nouveau départ et pour faire mieux. Je suis conscient que les transformations souhaitées pour que Porto-Novo présente l’aspect véritable d’une Ville capitale, d’une ville moderne et connectée, impliqueront des responsabilisations à divers niveaux. En plus, plusieurs étapes seront nécessaires pour relever le défi du développement de la ville. La vision exprimée, soutenue et défendue par le Prd lors de la campagne électorale, sera déroulée par étape. » Tels sont les premiers mots du maire de la capitale qui pose déjà les pas de sénateur.

 Tobi Ahlonsou

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Hall des arts, loisirs et sports de Cotonou le dimanche dernier : L’Association Enfants Mahi rend hommage au Feu Dada Tossoh Gbaguidi XIII

juillet 30, 2015

Une grande manifestation a été organisée le dimanche 26 juillet 2015 pour la mémoire de sa Majesté Dada Tossoh Gbaguidi XIII décédé le jeudi 18 septembre 2014. L’événement initié par la Pdg Beauté Ronde Mme Juliette Gbaguidi Gbéti, présidente de l’Association Enfants Mahi s’est déroulé dans la grande salle du Hall des Arts, loisirs et sports de Cotonou.

Plusieurs cadres natifs de Savalou, des têtes couronnées et l’Association Enfants Mahi du Bénin ont effectué le déplacement sur le Hall des arts de Cotonou, afin d’être témoins de la grande cérémonie d’hommage organisée le dimanche dernier en mémoire du feu Dada Majesté Dada Tossoh Gbaguidi XIII décédé le jeudi 18 septembre 2014. Initiée par Juliette Gbaguidi Epse Gbéti, la cérémonie a reçu l’assentiment de plusieurs autorités et cadres du Bénin, notamment ceux de Savalou. L’événement a eu pour président d’honneur l’ancien ministre Benoît Assouan Dègla. Etaient également de la partie, Sorel Georges Yamontché représentant la progéniture de sa Majesté Feu Dada Tossoh Gbaguidi XIII, une délégation de la Haute autorité royale, le regroupement des rois du Bénin, dont le roi Tossoh était le fondateur et sa Majesté Zéhè, roi d’Agonlin était de la partie. Une initiative louable et salutaire, prise par la Pdg de Beauté Ronde pour honorer la mémoire d’un homme de développement, d’un roi rassembleur et travailleur. Pour Mme Juliette Gbaguidi Gbéti qui ne peut oublier de si tôt sa Majesté Tossoh, il faillait forcément faire savoir, qu’il avait de nobles ambitions pour le développement du Bénin, l’unité de l’Afrique et le rayonnement de Savalou. A cette cérémonie grandeur nature, Juliette Gbaguidi digne fille de Savalou a rappelé à toute l’assistance que le nouvel homme fort du royaume est son frère. « «Gandjègni Awoyo Gbaguidi XIV» est mon frère directe, nous avons grandi ensemble, nous nous connaissons très bien», disait-elle. Elle promet jouer de tout son poids en mettant les moyens nécessaires pour l’aider à tisser sa corde de développement à celle laissée par son prédécesseur. « J’ai toujours été là et j’ai toujours apporté mon soutien à Dada Tossoh Gbaguidi XIII, en ce qui concerne ses actions de développement, et je promets faire de même avec le nouveau roi qui est mon frère pour qu’il accomplisse comme son prédécesseur des œuvres de développement pour le rayonnement de Savalou », renchérit la Pdg de Beauté Ronde. Plusieurs artistes, dont notamment Gbétchéou le plus aimé du roi, La Bénédiction et le groupe folklorique de l’Association Enfants Mahi du Bénin, ont tenu en haleine le public par des prestations purement traditionnelles.

 Victorin Fassinou

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Entretien avec un artiste béninois : Nous avons rencontré Mauras’ko le villageois

juillet 30, 2015

Dans le monde de la musique béninoise, des talents se font découvrir. Des voix pas des moindres chantent pour valoriser le Bénin en matière de musique. Nous avons rencontré pour vous, amis lecteurs, une voix de la musique béninoise qui trime pour s’imposer dans le monde du showbiz. C’est un artiste pluridimensionnel qui s’investit depuis son enfance avec courage et détermination dans le monde de la culture.     

Présentez-vous à nos lecteurs

Je m’appelle Dossou Maurice A. E. Je suis artiste musicien, mon nom d’artiste est Maura’sko, le Villageois. Je suis de nationalité béninoise, ma maman est Togolaise et je suis de Savalou précisément de Gbaffo.

Vous êtes artiste, vous venez de le dire. Quel est votre parcours dans l’art ?

C’est une très grande question mais je vais y répondre. Cela a commencé depuis l’enfance. Depuis que j’étais même très petit à l’école primaire au Togo. J’étais dans les groupes d’animation, on faisait la danse pour son Excellence le Président Gnassingbé Eyadéma. J’étais donc sélectionné dans le groupe Choc-scolaire. C’était un groupe de jeunes talents qui s’occupait de la danse et des diverses animations pour le gouvernement à Lomé. Avec ce groupe, on a sillonné presque toutes les préfectures à travers les tournées dans les cérémonies. Après, j’ai intégré le groupe de mon collège. J’étais rentré ensuite dans le groupe de ballet et j’étais parmi les meilleurs danseurs. En classe de 3ème, les collèges de Lomé ont gagné une bourse lors de la sélection des danseurs. Nous avons gagné une bourse avec la collaboration de la danseuse Flora Teffen sur la France et on a fait 3 ans. Nous avons fait Paris et plusieurs autres villes françaises. Après les 3 ans, on devait continuer à l’Université mais nous sommes revenus au Togo. Une fois au Bénin, je suis rentré à Savalou. Une ville dans laquelle j’ai eu aussi d’autres expériences dans le monde des arts. Arrivé à Cotonou pour les études après le Baccalauréat, j’ai intégré les K-seurs de l’Uace où j’ai créé l’hymne de Fescuao. Le Fescuao, c’est un Festival international des clubs Unesco-universitaires de l’Afrique de l’Ouest. Après j’ai intégré les Tingo-gars. On travaillait avec une association française qu’on appelle Albatros et on faisait ensemble la réinsertion des expatriés jeunes français au Bénin qui venaient en séjour de rupture. On aidait à réinsérer les jeunes français. Notre outil de travail, c’était l’art et la culture. Avec cette activité, on a fait des tournées en France, dans certains départements du Bénin. Nous sommes allés au Togo, Nigéria, le Mali, Maroc, Algérie. Voilà un peu ce que je peux dire.

A vous entendre, vous n’êtes pas seulement dans le domaine de la musique. Vous pratiquez encore quel art ?

Je suis chorégraphe, comédien, metteur en scène. J’évolue aussi dans l’art plastique ; je réalise des tableaux pour des hôtels. Je fais aussi la décoration des grands espaces. Je peux bien m’occuper des espaces pour la célébration du 1er août par exemple.

Revenons dans le domaine de la musique. Quelles les difficultés que vous rencontrez dans l’exercice de cet art ?

Il n’y a pas de difficultés, ce ne sont que des expériences. D’abord quand tu fais l’art chez nous, les gens ne te croient pas. C’est quand ils voient le produit fini qu’ils commencent par croire. La grande difficulté, c’est la collaboration. Ce n’est pas l’argent. C’est comment créer des relations avec les gens en tant qu’artiste. Mais les gens n’arrivent pas vite à croire en nous.

On voit déjà vos clips sur des chaines nationales et internationales. Quel est votre sentiment quand vous voyez ces clips là ?

D’abord je remercie les directeurs de ces chaines. Ils font beaucoup pour la promotion de la culture béninoise. J’avoue que je ne suis pas à la taille de cette promotion. Quand je vois mes clips à la télévision, ça me donne la joie au cœur, en même temps je réfléchis sur ce que je dois faire prochainement. Il faut que je dépasse ce que les gens voient, il faut que je travaille pour aller plus loin. Alors je regarde le passé pour mieux construire le futur.

Quels sont vos projets actuellement ?

Je prépare le lancement de l’album ‘’Victoire’’ d’ici décembre. Tout est prêt. Il ne reste que certains détails. En dehors de cela, je préside une association qui est en collaboration avec les Tingo-gars, pour la mise en place d’un festival dénommé festival international peuples unis (Fipu). Ce festival va se dérouler dans le Mono à Hlodo, commune de Lokossa et il réunira les peuples du Bénin et du Togo. Le Festival valorisera les rythmes Gogohoun, Adjazik et accessoires. Fipu contribue à la valorisation des œuvres artistiques et culturelles. Avec le temps, nous y reviendrons.

Est-ce que vous attendez des soutiens de la part des autorités du pays ?

Oui ! Nous attendons des soutiens. Ces soutiens peuvent venir des structures du gouvernement comme des privés. Nous lançons aussi un appel aux cadres et autorités politico-administratives du Bénin, du Togo et des départements du Mono-Couffo à soutenir cet évènement qui prône la paix entre les peuples.

Un mot de fin pour clôturer cet entretien.

Comme appel, je demande à tous ceux qui me lisent de s’aimer soi-même et d’aimer les autres. S’ils peuvent s’aimer et aimer les autres, ils aimeront la Nation et nous pourrons vivre en paix sans haine et corruption.

 Propos recueillis par Paterne Tchaou

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Revue annuelle des réformes communautaires : Les efforts du Bénin salués par l’Uemoa

juillet 30, 2015

La salle Evasion du Bénin Marina Hôtel de Cotonou a abrité hier mercredi 29 juillet 2015 la cérémonie de clôture de la 2è revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets que partagent en commun le Bénin et les sept autres pays de l’Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest (Uemoa). Outre la délégation d’experts de l’Uemoa conduite par le Président Cheick Hadjibou Soumaré, cette rencontre a connu la participation des cadres du ministère béninois de l’économie et des finances et ceux des autres ministères sectoriels.

Les travaux de cette revue qui ont démarré le 23 juillet 2015 ont pris en compte l’examen de l’état d’exécution des recommandations et des engagements pris par les autorités béninoises lors de la revue de 2014. Ces travaux ont été aussi consacrés à l’évaluation de la mise en œuvre de programmes et projets communautaires concernant : la gouvernance économique, la convergence et le marché commun ; l’agriculture, l’élevage, la pêche, l’environnement, l’eau et les mines ; les infrastructures et facilitation des transports et le développement humain puis enfin, l’artisanat, le tourisme, l’industrie, l’énergie, les télécommunications et les TIC.

Selon les explications apportées par SEM Cheick Hadjibou Soumaré, Président de la Commission de l’Uemoa et sur le plan de la mise en œuvre des réformes et des engagements pris par les autorités béninoises lors de la revue de 2014, le Bénin a fait des progrès dans la transposition et la mise en œuvre des réformes communautaires. En effet, les résultats de la revue de 2015 ont révélé que le taux de transposition des directives s’est amélioré de 14 points par rapport aux performances enregistrés au cours de la revue de 2014, passant de 52 à 66 %. Pour ce qui est du taux d’application des actes communautaires, il est passé de 44.4% à 63 %. Par ailleurs, des avancées ont été enregistrées principalement au niveau de la gouvernance économique, de la convergence et des politiques sectorielles.

Sur l’état de la mise en œuvre des programmes et projets communautaires du Bénin, la revue a porté sur 24 programmes et projets qui couvrent les secteurs de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche, de l’environnement, de l’eau, des mines, des infrastructures, de la facilitation des transports, du développement humain, de l’artisanat, du tourisme, de l’industrie, de l’énergie, des télécommunications et des TIC. Les projets et programmes en exécution dans ces domaines affichent une performance moyenne de 69,46 % avec un taux d’avancement dans la mise en œuvre qui se situe à 53 % pour un taux de décaissement de 38% sur un montant total de 92.250.886.160 F Cfa.

Des difficultés à juguler, des lauriers

 Ces avancées n’ont pas été acquises sans difficultés. Ainsi, les difficultés mises en relief par la revue sont liées aux lourdeurs administratives notamment le retard dans les procédures de passation des marchés, le long délai dans la mise en place des différentes tranches de financement…A ceci, s’ajoutent les difficultés liées au foncier. Dans son intervention, le Président de la Commission de l’Uemoa a particulièrement appelé les autorités béninoise à se pencher sur comment régler ces difficultés. Il les a aussi félicitées pour tous les efforts qui ont été consentis entre 2014 et 2015 pour atteindre ces résultats. Pour M. Soumaré, cette revue qui est l’une des décisions prises par les Chefs d’Etat et de gouvernement de l’Uemoa ne doit pas être perçue comme un audit mais comme un exercice qui permet de renforcer le fondement de l’Union basé sur le principe de la solidarité, sur le principe d’un espace unifié où tous les enfants de nos pays peuvent exprimer leurs talents.

 Le triomphe modeste

 Aux côtés du Président de la Commission de l’Uemoa au cours de cette cérémonie de clôture se trouvait M. Komi Koutché, Ministre d’Etat chargé de l’économie, des finances et des programmes de dénationalisation. Comme à ses habitudes, il a eu le triomphe totalement modeste malgré les fleurs qui lui ont été jetées. Pour le ministre Komi Koutché, l’initiative de cette revue qui a été prise en 2012 est une bonne chose en ce sens qu’elle participe au renforcement du cadre de convergence de l’espace Uemoa. « L’intégration régionale n’a de sens que lorsqu’elle est assise sur des règles. Il est donc important que pour pouvoir permettre à chaque pays de voir à quel niveau de mise en œuvre il se retrouve, nous nous retrouvions et de pareilles occasions pour faire le point. Pour ce qui nous concerne ici au Bénin, nous prenons la mesure des choses et c’est ce qui explique les avancées que vous avez constatées. En ce qui concerne la mise en œuvre des différentes réformes, nous avons fait un pas et nous promettons que nous ferons mieux l’année prochaine. Ces réformes sont très importantes, notamment celles ayant trait à la finance publique. A ce niveau, c’est des réformes qui cadrent avec les priorités actuelles du gouvernement qui sont essentiellement orientées vers les réformes relatives à la chaîne des dépenses publiques, notamment les régies financières. En ce qui concerne les autres secteurs, nous travaillons avec les ministères concernés pour que nous soyons au rendez-vous des objectifs fixés », a dit le ministre Koutché.

Il a aussi fait part des réformes pour lesquelles des difficultés subsistent, notamment celles qui tirent leur essence de la loi fondamentale du Bénin. Il s’agit de la réforme relative à la transformation de la Cour des comptes en Chambre des comptes. Cette réforme ne peut pas se faire sans réviser la Constitution. « Nous souhaiterions que pour ce qui est de la déclinaison de ce que cette réforme, nous puissions réfléchir ensemble pour trouver une voie de sortie », a suggéré le ministre béninois chargé des finances.

 Affissou Anonrin

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Renouvellement de la Certification ISO 9001 Version 2008 : Jean-Claude Sabattier recommande sans réserve le Fnm à AB/Certification

juillet 30, 2015

Le Fonds national de la microfinance, 1ère initiative publique d’appui à la microfinance au monde certifiée ISO 9001-2008 en 2012 est dans l’attente du renouvellement de son certification. Les conclusions auxquelles est parvenu M. Jean-Claude Sabattier, auditeur international commis par le Cabinet français AB/Certification après 48 heures de vérification de tout le dispositif qualité de cette institution que dirige M. Jean-Comlan Panti permettent d’espérer. C’est en effet sans réserve que M. Jean-Claude Sabattier a recommandé le Fonds national de la microfinance à AB/Certification pour le renouvellement de son Certificat ISO 9001-2008.

Après 48 heures passées dans les locaux du Fonds national de la microfinance, M. Jean-Claude Sabattier a livré ses observations. Son verdict est sans appel : 10 points forts, 09 axes de progrès, 00 non-conformité et 05 remarques d’amélioration sur l’ensemble du processus évalué. Dans sa déclaration, M. Jean-Claude Sabattier a aussi souligné le fait que le Fnm soit dans un système d’amélioration continue. Au titre des points forts, l’auditeur a mis l’accent sur le net engagement du Fnm dans la démarche qualité, la maitrise du système d’information et aussi la maturation du processus de management de la qualité basée sur une évaluation participative. Au Fnm, les fournisseurs sont évalués. Ceci constitue aussi un point fort de sa démarche qualité qui n’a pas manqué de retenir l’attention de M. Sabattier. Il a dit toutes ses félicitations au Directeur et au personnel du Fnm après avoir examiné la revue complète de son dispositif de norme qualité. La démarche méthodologique adoptée par M. Sabattier n’a épargné aucun pilote et autre gestionnaire du processus. M. Sabattier a démarré son examen par le Directeur général du Fnm et a fini par le Responsable suivi-évaluation. Ses observations, des félicitations ont donné du baume au cœur des cadres, agents et responsables du Fnm dont les attentes seront bientôt comblées en principe par un avis favorable du Cabinet AB/Certification.

 Pourquoi une certification ISO ?

 Après les observations de M. Sabattier, le Directeur général du Fnm n’a pas caché ses sentiments. Il a aussi levé un coin de voile sur toute l’importance d’une Certification ISO. «…Je vous remercie pour le travail qui a été fait et qui est une revue complète de nos interventions. L’importance de ce que vous venez de faire n’est plus à démontrer parce que ce travail permet d’avoir une autre vision de comment les entreprises africaines, surtout du secteur public sont gérées…10 points forts, 09 axes de progrès, 00 non conformités, 05 remarques…C’est le résultat auquel vous êtes parvenu aux termes de votre contrôle. Cela nous permet d’espérer une issue heureuse pour le processus de renouvellement de notre certificat ISO 9001-2008. Les 05 points de remarques constituent pour nous des points prioritaires pour lesquelles nous allons apporter des réponses. Notre premier Codir élargi va se pencher sur la question dans les jours à venir », a dit M. Jean C. Panti.

« Le Fnm vient d’être hisser au sommet de la norme qualité. Il vient une fois encore de confirmer que la Certification que nous avons eue en 2012 et avec laquelle notre institution s’est positionnée comme la 1ère initiative au monde à réaliser un tel exploit dans le domaine de l’appui à la microfinance sous le leadership éclairé de M. Komi Koutché, ex Dg/Fnm, n’était pas un effet de hasard. Le Fnm a décidé réellement de s’inscrire dans la démarche qualité…Nous en sommes très honorés. Et ce sont ces populations pauvres que nous servons qui sont particulièrement honorés aujourd’hui », a poursuivi le Dg/Fnm.

Avoir un certificat ISO, qu’est-ce que cela apporte alors que le corps du métier, c’est les opérations de crédits, c’est le renforcement de capacités, c’est la sécurisation des opérations ? A cette question, M. Jean Panti a répondu ceci : « lorsque vous accédez à la norme ISO, cela explique que vous avez des dispositifs institutionnels, opérationnels, organisationnels, structurelles qui permettent d’assurer une meilleure opérationnalisation de vos interventions et d’apporter des réponses justes aux préoccupations des populations pauvres afin de les sortir de la précarité ».

« Chers collègues ! On vient de nous dire que nous sommes sur le bon chemin. Tout le mérite est à vous. Vous devez en êtes très fier à voir la pression de travail. Ce n’est pas pour autant que nous allons dormir sur nos lauriers car d’importants défis restent à relever. Nous devons donc prendre l’engagement que dans les prochaines années, nous puissions être au rendez-vous de la nouvelle norme de qualité qui va sortir en septembre 2015 ». Tel le défi que le dg/Fnm a lancé à ses collaborateurs.

Affissou Anonrin

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L’opposition peut-elle gagner les élections présidentielles de 2016 ?

juillet 30, 2015

Depuis les dernières élections que le Bénin a connues cette année, le paysage politique s’est transformé ouvrant de nouvelles perspectives.

2016, année des élections présidentielles, est une année qui, si l’opposition s’est s’organiser, peut mettre fin au système mis en place par Boni YAYI.

En effet, sa politique et sa légitimité ont été clairement fragilisées par le choix des béninois lors des élections législatives et communales. Ce rejet et cette fragilité sont renforcés par l’élection de Maître Adrien HOUNGBEDJI comme Président de l’Assemblée Nationale au dépens de l’un des principaux acteurs du régime Boni YAYI.

La Cour constitutionnelle dans son rôle d’institution de contre-pouvoir et d’organe régulateur du bon fonctionnement des institutions a, elle-même, veillé dans ses différentes décisions, au strict respect des règles du jeu démocratique en empêchant toute modification opportuniste de la Constitution.

Au regard de cette combinaison de facteurs, on peut considérer que la classe politique opposée au pouvoir du président Boni YAYI a de réelles chances de gagner et d’exercer le pouvoir en 2016.

Mais cela ne sera possible sans un minimum de méthode et d’organisation ; ce d’autant plus que le pouvoir sortant mettra tout en œuvre pour avoir un candidat au second tour des présidentielles.

 

Comment l’opposition peut-elle s’y prendre pour gagner les élections ?

 

Il est vrai que le peuple béninois dans son choix des députés et des conseillers communaux a montré par son vote, son rejet du parti des Forces Cauris pour un Bénin Emergeant (FCBE), parti au pouvoir. Mais ce rejet du pouvoir YAYI suffira-t-il pour assurer l’élection d’un président issu de l’opposition ?

En l’état, l’on ne saurait répondre de manière certaine à cette question. L’opposition dispose de réelles chances pour gagner les prochaines élections présidentielles ; mais cela nécessite qu’en amont, certaines dispositions soient prises par les différents acteurs qui composent aujourd’hui l’opposition. D’abord, il est important de former une coalition des partis de l’opposition afin d’éviter une dispersion des voix entre les différents candidats issus de leur rang. A défaut, cela risquerait de profiter à l’éventuel candidat du parti au pouvoir.

Les probables candidatures des leaders de l’opposition seront sans doute nombreuses. Pour preuve, les députés de l’Alliance Soleil, savoir, les Honorables Robert GBIAN, Sacca LAFIA, Issa SALIFOU seront probablement candidats aux élections présidentielles. Messieurs Abdoulaye Bio-Tchané, Pascal Irené KOUPAKI, Léhadi Vinagnon SOGLO, Janvier YAHOUEDEHOU, Ousmane BATOKO, Mathurin NAGO seront candidats.

Vraisemblablement, Idji KOLAWOLE, Eric HOUNDETE, Emmanuel GOLOU et Joseph DJOGBENOU issus de l’Union fait la Nation (UN), le seront également.

D’autres candidats probables qui ont des affinités avec l’Alliance UN, pourraient disputer l’électorat habituel des candidats précités (Messieurs Fernand AMOUSSOU, Patrice TALON éventuellement).

Or, la plupart des candidats sus-cités bénéficient d’une force électorale limitée à un département ou une région du pays.

Dans un tel contexte, seul un regroupement des forces des partis de l’opposition peut leur permettre de gagner le pouvoir en 2016. Concrètement, tous les leaders de l’opposition peuvent se réunir pour désigner deux candidats qui participeront aux élections présidentielles pour le compte de l’opposition. Le choix de ces deux candidats dépendra non seulement de leur charisme et de leur expérience mais aussi de leur poids politique réel au-delà de leur région. L’opposition devra savoir faire preuve de sagesse et de patriotisme pour limiter son choix à deux candidats : un du nord, un du sud.

Une fois que ces candidats seront désignés, tous les leaders des partis d’opposition élaboreront et adopteront une Charte dans laquelle il serait clairement souligné que dans l’hypothèse où l’un des quelconques candidats initialement désignés parviendrait au second tour des élections, il bénéficiera du soutien et de l’engagement de tous les leaders des partis de l’opposition, le candidat non qualifié pour le second tour compris.

Mais si les leaders de l’opposition vont aux élections en rang dispersé dès le premier tour sans une discipline de groupe, l’on observera inéluctablement un émiettement des voix, qui ne leur serait que défavorable. Cette dispersion des voix de l’opposition induite par une pluralité de candidatures donnera sans aucun doute une longueur d’avance à l’éventuel candidat unique de la mouvance.

La stratégie étant désormais connue, il ne reste plus qu’aux leaders de l’opposition de s’entendre car l’on est exactement à sept mois du 1er tour des élections présidentielles.

La victoire pour l’opposition est plus que possible vu le rejet exprimé par les béninois lors des dernières élections (législatives et communales) du système du Président Boni YAYI et de son parti.

Me Jacque Migan

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