Ministère de l’énergie et de l’eau et ministère de l’hydraulique : Deux ministres aux attributions floues

juin 30, 2015

Dans le gouvernement du Président Boni Yayi installé au lendemain des élections législatives du 26 avril 2015, on compte le ministère de l’énergie et de l’eau d’une part et celui de l’hydraulique d’autre part. Comment ces deux ministres pourront déterminer leur champ de travail ?

Selon le dictionnaire l’hydraulique désigne la branche de la physique qui étudie les liquides. En tant que telle, les champs d’investigation qu’elle propose regroupent plusieurs domaines : les machines hydrauliques (voir hydromécanique et oléohydraulique), les écoulements de fluides incompressibles en conduite ou à surface (Une surface désigne généralement la couche superficielle d’un objet. Le terme a plusieurs acceptions, parfois objet géométrique, parfois frontière physique, et est souvent abusivement confondu avec sa…) libre, l’énergie hydraulique (L’énergie hydraulique est l’énergie mise en jeu lors du déplacement ou de l’accumulation d’un fluide incompressible telle que l’huile, l’eau douce ou l’eau…), l’hydraulique urbaine (L’hydraulique urbaine traite essentiellement de la problématique de conception des réseaux d’évacuation des eaux pluviales en milieu urbain. Cet article porte sur les aspects techniques, voir aussi l’approche…).

De manière générale, le fluide (Un fluide est un milieu matériel parfaitement déformable. On regroupe sous cette appellation les gaz qui sont l’exemple des fluides compressibles, et les…) utilisé dans les systèmes hydrauliques est incompressible telle l’eau ou l’huile (L’huile est un terme générique désignant des matières grasses qui sont à l’état liquide à température ambiante et qui…). Une pression (La pression est une notion physique fondamentale. On peut la voir comme une force rapportée à la surface sur laquelle elle s’applique.) est appliquée au fluide par l’intermédiaire d’un piston dans un cylindre (Un cylindre est une surface dans l’espace définie par une droite (d), appelée génératrice, passant par un point variable décrivant une courbe plane fermée (c), appelée courbe directrice et gardant une direction…), provoquant une pression équivalente sur un autre piston qui délivre l’énergie (Dans le sens commun l’énergie désigne tout ce qui permet d’effectuer un travail, fabriquer de la chaleur, de la lumière, de produire un mouvement.). L’énergie hydraulique est l’énergie mise en jeu lors du déplacement ou de l’accumulation d’un fluide incompressible telle que l’huile (L’huile est un terme générique désignant des matières grasses qui sont à l’état liquide à température ambiante et qui ne se mélangent pas…), l’eau (L’eau est un composé chimique ubiquitaire sur la Terre, essentiel pour tous les organismes vivants connus.) douce ou l’eau de mer (L’eau de mer est l’eau salée des mers et des océans de la Terre.).

Si tel est le cas de la définition en ce qui concerne l’hydraulique, on se demande alors, dans quel domaine devront travailler les deux ministres, l’un en charge de l’énergie et de l’eau et l’autre en charge de l’hydraulique. S’est –on vraiment assuré que l’espace est assez délimité pour que chacun travaille librement ? Il reste à ce que le décret de nomination soit rendu public pour que les citoyens béninois comprennent et se rassurent afin de savoir vers quel ministère aller pour des questions spécifiques.

Junior Fatongninougbo

Yayi le Préfet local rentre avec le Proconsul Lionel Zinsou : Premier Ministre et un Dauphin trop idéal ?

juin 30, 2015

Indiscutablement la véritable surprise du dernier gouvernement du Président-docteur est la nomination de Lionel ZINSOU 1er Ministre. Si l’on peut se poser la question sur l’évolution du système YAYI Boni depuis la perte du perchoir, il faut avouer que les gouverneurs extérieurs du Bénin ont de l’imagination. On ne peut que les en féliciter car ils viennent de faire un coup triple : rebondir sur l’échec de leur poulain qui n’a pas réussi à obtenir les manettes d’un changement constitutionnel, dévier les critiques de la presse et des béninois sur l’accessoire que constitue un renouvellement gouvernemental difficile avec beaucoup de ministres-députés privilégiant un mandat assuré de 4 ans à un bateau ivre en eaux troubles et tumultueuses de 9 mois puis assurer une rampe de lancement aux futures élections présidentielles de 2016 à la technocratie africaine des banques habituée aux lambris dorés des palais des présidences des grands de ce monde.

 Un nécessaire retour dans le temps permet de mieux comprendre la nouvelle donne africaine dont notre pays va expérimenter une des variantes.

Je me rappelle encore bien le débat constitutionnel lors d’un colloque à la Sorbonne après la conférence nationale des forces vives du Bénin où il y avait 17 membres de la diaspora béninoise de France dont moi-même et où il était confié à Maurice AHANHANZO – GLELE d’animer une commission devant préparer le projet de constitution. Je militais avec Adolphe MEMEVEGNI et d’autres amis pour une primature non pas à la française où l’article 20 de la constitution confère au premier ministre de constituer puis diriger le gouvernement et de poser la question de confiance devant le parlement susceptible d’entraîner sa dissolution mais pour une primature plus souple où le 1er Ministre, Chef du gouvernement conduira uniquement la politique défendue devant le peuple que le Président de la République élu au suffrage universel souhaite mettre en œuvre. J’avais bien conscience que les partis constitutionnellement animant la vie politique n’existaient pas chez nous, n’existeront réellement pas avant plusieurs décennies et un 1er Ministre ne pouvait aller poser la question de confiance devant une assemblée nationale constituée de groupes hétéroclites de députés surtout dans un Bénin abritant aujourd’hui plus de deux cents partis. Un premier ministre à la béninoise selon moi serait Chef d’un gouvernement qu’il n’aura pas eu l’initiative de constituer, animera l’équipe gouvernementale par le suivi et la vérification des missions confiées aux ministres et en fera le rapport régulier au Chef de l’État en dehors des conseils des ministres. Ce faisant, il déchargera surtout le Chef de l’État des contingences et autres politiques domestiques dont l’intérêt n’est pas vital afin qu’il s’occupe des grands dossiers africains et internationaux dont l’évidence de l’intérêt serait cette fois-ci manifeste.

Dès lors pour un Bénin devenant un État de droit à partir de 1991, constitutionnaliser la primature était important en ce sens que ses fonctions auraient été clairement identifiées. Mais la tutelle française n’en avait pas voulu n’aimant pas le bicéphalisme et préfère toujours avoir à faire à une seule tête qu’elle peut maîtriser plus facilement. Pour autant, pour des besoins d’équilibre politique Adrien HOUNGBEDJI avait été promu 1er Ministre sous le 1er mandat de Kérékou II (1996/98) et certains édiles avaient déjà à l’époque pensé à un successeur potentiel au Palais de la Marina. Cela aurait pu l’être mais le Caméléon à la fin de son mandat avait sans doute besoin d’une solidarité habituelle du septentrion pour contenir sinon étouffer certaines affaires célèbres dont celle de notre compatriote qui avait acheté la SONACOP avec le propre argent de la Société. Le 1er mandat de YAYI Boni aura bien vu la sortie de prison de FAGBOHOUN le 5/02/2008 après vingt mois de détention pour devenir Honorable au Parlement dans le dernier mandat avant d’en sortir aux législatives de 2015. Le Bénin connaîtra le 28/05/2011 sous le deuxième mandat de Yayi Boni un second 1er Ministre avec KOUPAKI Pascal Irénée qui avait l’avantage de connaître la fonction puisqu’il fut Directeur de Cabinet du 1er Ministre HOUGBEDJI avant de retourner à la BCEAO à Dakar après 1998 pour en revenir à partir de 2006 occupé les postes ministériels de développement, d’État chargé de la Prospective avant celui de la primature.

Le Président-docteur récidive avec la nomination de Lionel ZINSOU à qui il confie le développement puisque nous voyons curieusement un Premier ministre qui fait une passation de service avec un ancien ministre qui n’était même pas ministre d’État. Pire, il innove en créant une fonction de Vice -1er Ministre pour un gouvernement agrémenté de 3 Ministres d’État. Le Béninois a l’imagination fertile ! On peut penser qu’il était difficile au seul ministre d’État du gouvernement défunt de ne pas avoir une promotion même s’il occupe les mêmes fonctions et il fallait aussi sans doute récompenser d’autres qui auraient pu choisir la sécurité au parlement.

Finalement, seul le Président KEREKOU aurait eu encore raison de ceux qu’il appelle avec amusement les « intellectuels tarés » puisque les missions confiées à son Premier Ministre étaient la « Coordination de l’action gouvernementale, des relations avec les institutions et de porte-parole du gouvernement ». Somme toute, nous qui avions pensé à un premier ministre inscrit dans la constitution, imaginions ce type d’attribution avec des conditions constitutionnelles de nomination qui garantissent au titulaire de la fonction d’avoir un minimum de marge de manœuvre par rapport au Président tout en étant respecté par les ministres. De plus pour les problèmes domestiques, le citoyen avait un interlocuteur constitutionnellement reconnu et responsable devant le peuple.

 

Mais pourquoi nos Présidents s’évertuent à nommer un 1er Ministre non constitutionnellement reconnu alors qu’ils se réclament être dans un État de droit ? Pourquoi la Cour Constitutionnelle reste muette sur ce type de décisions alors qu’elle aurait pu en faire une auto-saisine ? Dès lors, peut-on reprocher au citoyen béninois de s’interroger sur les raisons de la nomination de l’actuel Premier Ministre en exercice ?

L’on se souvient que l’introduction dans la constitution de la clause des 70 ans avait été imaginée par les acteurs politiques du début des années quatre-vingt-dix pour empêcher les anciens présidents de la République des années soixante de se présenter aux élections présidentielles. Aujourd’hui ce sont les quinquagénaires de l’époque qui en sont les victimes et les patrons des partis politiques ayant le plus grand nombre de députés au parlement sont hors-jeu. Le moins que l’on puisse dire est qu’il n’y a pas de leaders charismatiques parmi la vingtaine de candidats putatifs actuellement déclarés aux présidentielles de 2015. Même au sein du groupe le plus important au parlement qu’est le FCBE, l’impossibilité au Président-docteur de se représenter entraînera de facto son explosion au lendemain des communales avec empêchement de dégager un consensus pour l’investiture. Déjà l’érosion a commencé à Porto-Novo avec la défection de Gilbert KIKISSAGBÉ au profit du PRD aux municipales. Alors il n’est pas interdit de penser que les faiseurs de roi parisiens voire de l’Élysée très sensibles à la défense de leurs intérêts dans leur pré-carré africain, non pas les intérêts du peuple français mais ceux de leurs amis patrons de grands groupes, aient demandé à leur Préfet local de rentrer avec un Proconsul, successeur putatif à carnet de visite respectable.

De plus cela tombe bien. L’heureux bénéficiaire a un profil parfaitement compatible au type de dirigeants que le néolibéralisme international souhaite voir à la tête des États : Fils de président (KABILA, BONGO, EYADEMA etc.), Technocrates et anciens fonctionnaires d’institutions internationales plutôt banquiers (SOGLO père, Boni YAYI, A. OUATTARA etc.) ou Bi-nationaux comme dans les pays du Nord (N. SARKOZY, M. VALLS, A. HIDALGO etc.). Les premiers n’ont pas besoin de compétence particulière ; on les installe par des élections truquées et on les accompagne par des assistants techniques étrangers qui trustent leur cabinet. Les seconds ont l’habitude d’exécuter les ordres reçus, ayant été formatés par leur précédente fonction. Les derniers n’ont pas un sentiment national prononcé. Chaque catégorie peut alors faire le job sans état d’âme.

Notre nouveau 1er Ministre Lionel ZINSOU a cette particularité d’appartenir aux trois catégories : neveu d’un ancien Président de la République, technocrate issu des milieux d’affaires (banque et finance) puis binational. Le Bénin devrait se féliciter qu’on lui ait trouvé l’oiseau rare !

 

Que peut-on savoir de Lionel ZINSOU

Je passe sur le curriculum vitae et carnet d’adresse impressionnants de l’homme « intelligent » et « cultivé ». Le journal « La Nouvelle Tribune » de Marcel ZOUMENOU et d’autres en ont largement parlé. Mais ses propres déclarations sont importantes et intéressantes : « Autant que je sache, la nouvelle de ma nomination a été évoquée à l’Élysée … J’ai voyagé dans l’avion du Président parce que je le lui est demandé … Il y a des gens qui pensent que je suis le dauphin … J’aime bien les dauphins; ils sont plus intelligents, ont les cerveaux les plus développés et un système de langage extrêmement sophistiqué … Les présidentiables sont très aimables avec moi, sont venus me voir ces derniers mois, peut-être pas tous mais au moins les plus annoncés … Je m’intéresse énormément à ce que pensent les internautes et ça ne m’inquiète pas du tout. C’est la question fondamentale de la diaspora béninoise. Veut-on qu’elle apporte quelque chose au Bénin ou est-ce qu’elle dérange un ordre établi où tout le monde est content ? En 10 mois on peut changer peu de chose dans la vie d’un pays mais en 10 mois, on peut changer beaucoup de choses dans la vie des gens si on montre qu’on peut donner l’électricité, l’eau, l’éducation, l’accès à la lecture et si on y arrive les gens peuvent demander que ça continue etc. » N’est pas LUMUMBA qui veut !

 

Tout est dit dans ce résumé où à aucun moment Lionel ZINSOU n’a écarté l’idée d’une candidature aux présidentielles de 2016. Cela m’amène à survoler rapidement son parcours.

Au Parti Socialiste Français (PS)

J’ai fait la campagne de François MITTERRAND en 1981 pour l’accession de la Gauche au pouvoir, je n’ai pas souhaité adhérer au PS à cause du passé trouble du président sous le régime de Vichy et de sa politique en Algérie quand il était ministre de l’intérieur au moment de la guerre d’Algérie sous la présidence de Pierre Mendès-France, puis ministre d’État Garde des Sceaux sous Guy Mollet où il fut solidaire de l’envoi du contingent en Algérie le 23 mai 1956. Mais j’ai adhéré au PS directement dans le courant « Socialisme et République » de J-P CHEVENEMENT quand le PS a perdu le pouvoir en 1986 après son virage libéral de 1983 devant un CHIRAC et PASQUA anti-immigrés.

C’était pendant cette période où passant du ministère de l’industrie à la primature en 1984 pour assumer comme VALLS aujourd’hui le virage libéral, Laurent FABIUS fit appel à Lionel ZINSOU dans son cabinet et où j’ai commencé à entendre parler de lui. Par contre pendant toute la période tumultueuse de 1989 à 1992 de la chute du mur de Berlin (1989), des conférences nationales en Afrique (1990) et du débat sur le traité de Maastricht débouchant sur le référendum de 1992, plus de nouvelle de mon compatriote qui en bon énarque est rentré dans l’industrie chez Danone d’abord puis à la banque d’affaires du baron de Rothschild. Lionel ZINSOU n’était donc pas un militant. Comme la plupart de ces socialistes venus de Sciences Po, ENS, HEC, ESSEC et autre École Polytechnique envahir opportunément les cabinets ministériels, ils en repartent quand le vent tourne. Même le dernier congrès du PS auquel j’ai assisté à l’Arche de la Défense à Paris en 1992 avant de quitter ce parti en même temps que Jean-Pierre CHEVENEMENT, il ne me semble pas l’avoir vu à la réunion des partis africains frères où il y avait la présence remarquée de certaines personnalités comme Laurent GBAGBO, Alpha CONDE et bien évidemment Kofi YAMGNANE.

 

Dans la Diaspora Béninoise en France

Je suis aujourd’hui 1er Vice-Président du Conseil des Béninois de France. Depuis une quarantaine d’années que je milite dans les différentes associations de notre communauté béninoise en France avec des responsabilités diverses et variées (AED, FEANF, ATDF, ATBF, FAAF, ARBF, HCBE etc.) il ne me semble pas non plus l’avoir beaucoup rencontré même dans les ONG que beaucoup de nos compatriotes animent et qui sont souvent sur les mêmes fronts de lutte que nous.

A une exception près où en juin 2014 il était présent et animateur pour une journée de la fameuse « Table Ronde de Paris », une délégation du CBF y avait été conduite par son Président et où il y avait été promis semble-t-il plus de 6 milliards de USD d’investissement qu’on attend toujours.

 

Qu’est – ce qui aurait pu motiver son accession à la primature béninoise ?

A la lumière de ce parcours, il apparaît que la nomination de Lionel ZINSOU ne pourrait être liée ni à sa qualité de militant politique, ou associatif ni à son appartenance à une diaspora active dans la défense des intérêts des Franco-Béninois ou Béninois de France ni à sa contribution à tout ce qui a été obtenu par ces luttes à travers des décennies de revendications : reconnaissance de la diaspora béninoise – participation des Béninois de l’Extérieur aux scrutins nationaux – obtention d’un consulat général à Paris – possibilité de nomination des franco-béninois en qualité de consul honoraire, obtention de la plupart des actes administratifs à Paris ou en province dans les consulats là où ils existent – implication dans les parties qui concernent les Béninois dans les négociations franco-béninoises de coopération décentralisée et de politique de séjour etc.

Entendons-nous bien. L. ZINSOU est aussi de la diaspora mais est plutôt un habitué des lieux des affaires et du pouvoir, un pur produit du privé. Cela est tout à fait honorable. De plus, il n’est pas un médiocre comme la plupart des Chefs d’État africains qu’on nous impose. Bien au contraire il est effectivement brillant et intellectuellement bien construit. La seule chose qu’on peut reprocher aux énarques de sa trempe est qu’ils ne changent jamais leur logiciel appris dans les amphithéâtres de leur école, oublient que l’économie peut être une science si on y injecte régulièrement les paramètres d’écart-type par rapport aux lois mathématiques édictées par l’économétrie au point où le FMI et la Banque Mondiale continuent toujours d’appliquer aux États tant dans les pays du Sud que du Nord les logiciels des années soixante-dix. Le résultat est que toutes les économies s’effondrent les unes après les autres au grand dam de beaucoup de prix Nobel qui pourtant sont aussi des libéraux comme les Français Maurice ALLAIS (1988) ou Jean TIROLE (2014) mais aussi Milton FRIEDMAN (1976), James MIRRLEES (1996), Amarta SEN (1998), Joseph STIGLITZ (2001), Paul KRUGMAN (2008), Christopher PISSARIDES (2010), Thomas SARGENT (2011).

Il n’est donc pas interdit de penser que l’arrivée de Lionel ZINSOU à Cotonou rentre bien dans une stratégie qui va suppléer l’absence de candidat compatible aux intérêts des donneurs d’ordre du système économique mondialisé. Kofi YAMGNANE qui en son temps avait tenté sa candidature à la présidence du Togo n’avait pas été adoubé ni par la droite française ni par ses amis socialistes au pouvoir tout ministre de François MITTERRAND qu’il fût. Il lui avait été préféré le fils de son père, le jeune Faure EYADEMA. N’oublions pas l’épisode de la Côte d’Ivoire où le Président GBAGBO a été toléré jusqu’à ce qu’on trouve les voies et moyens notamment guerrières et quelques milliers de morts, pour imposer OUATTARA, l’ami de SARKOZY qui déclara de façon péremptoire de l’Élysée : « GBAGBO doit partir ». Même les amis socialistes de ce dernier n’ont pas levé le plus petit doigt pour le défendre à part Guy LABERTIT, ancien Secrétaire national Afrique du PS, Henri EMMANUELLI, Député des Landes et quelques autres. Il me souvient que Martine AUBRY n’avait pas répondu quand je l’avais interpellée à ce sujet

Le Président du HCBE a envoyé le vendredi 26 juin au nom des Béninois de l’Extérieur un long communiqué de félicitation à YAYI Boni pour avoir nommé un 1er Ministre issu de la diaspora. Je suis membre du HCBE et le CBF aussi. Pour autant, nous n’avons pas été consultés mais Gabriel KOTCHOFA a sans doute agi beaucoup plus en sa qualité d’Ambassadeur du Bénin en Russie. Pour des Béninois de la diaspora qui avaient trouvé une incompatibilité totale entre la présidence du HCBE et un poste d’ambassadeur, l’actuelle confusion des genres vient encore de nous donner raison. Par contre, la diaspora n’aurait pas été surprise que le Président KOTCHOFA fut nommé au gouvernement compte tenu de son appartenance au FCBE, et son allégeance à Boni YAYI.

Le premier Président du HCBE Michel D’ALMEIDA était aussi en son temps un grand supporter de KEREKOU. C’est donc une tradition au HCBE pourtant apolitique. YAYI Boni aurait fait appel à KOTCHOFA que cela n’aurait pas été choquant d’autant qu’il a l’avantage sur Lionel ZINSOU d’avoir participé des années durant aux débats qui ont traversé la diaspora béninoise de l’extérieur. Il y a sans doute bien d’autres raisons qui lui ont fait préférer l’actuel 1er Ministre.

 

Quels véritables enjeux pour les élections présidentielles de 2016 au Bénin ?

Il n’est donc pas interdit de penser que dans la géopolitique béninoise, une nouvelle approche de perpétuer la « françafrique » n’est pas étrangère à ce choix et la visite du Président François HOLLANDE début juillet à Cotonou n’est pas neutre. L. ZINSOU a 10 mois pour se faire connaître auprès des populations béninoises et des moyens colossaux lui seront donnés. Il faut se rappeler que Boni YAYI avait fait le même parcours en quittant la BOAD de Lomé un an avant les élections de 2006. Souvenons-nous la phrase du Général de Gaulle « la France n’a pas d’amis mais des intérêts » Aussi, il est tout à fait légitime que la France défende ses intérêts. Souvenons-nous toujours que le Bénin a aussi des intérêts à défendre qui ne se limiteront pas seulement à quelques mégawatts d’électricité où réfections d’infrastructures routières.

Car de véritables enjeux seront l’objet de débats et de propositions aux futures élections présidentielles au-delà des propositions superficielles de Lionel ZINSOU. Il faudra déjà qu’il se prononce tout comme les autres candidats importants sur les grands dossiers actuellement en cours dont le projet « l’épine dorsale ferroviaire » où il faudra répondre à des questions simples : Peut-on maintenir l’écartement métrique datant d’un siècle alors qu’ aujourd’hui la norme est de 1.435 m, qu’il faut une double voie et qu’un tel investissement se fait souvent pour un siècle pour tenir compte de l’évolution des technologies ? Accessoirement, ramènera-t-il dans le jeu DOSSOU Samuel qui a été l’auteur des premières études ? Nous n’avons pas beaucoup de grands Chefs d’entreprise comme Patrice TALON, Sébastien AJAVON ou Jean-Baptiste SATCHIVI même s’il y en a d’autres dans le BTP comme l’ancien ministre KOTY Lambert de même qu’il y a de grands commerçants surtout commerçantes qui brassent des centaines de millions de FCFA par semaine. Quelle place les futurs candidats leur réserveront-ils dans leur politique d’investissement ? Dans toutes les interviews de notre actuel 1er Ministre, il n’y a pas un mot à leur sujet. Au contraire ses pensées vont exclusivement aux investisseurs étrangers – En matière d’infrastructures routières, peut-on continuer de prendre 5 années pour 40 kms d’autoroutes comme le chantier actuel Cotonou – Ouidah ? – Donner de l’électricité aux gens est très bien mais quelle politique globale d’électrification du territoire pour éviter les multi-coupures intempestives quotidiennes ? – Cela fait des siècles qu’il pleut averse sous les tropiques lors de la grande et petite saison des pluies. Quelle nouvelle politique globale de voirie et d’assainissements dans nos villes et villages ? – Doit-on continuer de multiplier les universités comme le petit pain de Jésus alors qu’il n’y a aucun équipement scientifique digne d’une recherche de qualité à l’UAC, CNHU ou l’UP ? Quelles politiques d’éducation, de santé publique et d’emploi ? Les projets à débattre lors des prochaines élections présidentielles ne manqueront pas. Comme nous sommes obligés de lui accorder le bénéfice du doute, les premiers actes de l’actuel 1er Ministre seront bien auscultés les mois à venir puisqu’il a justement le portefeuille du « développement économique et évaluation des politiques publiques ». Rendez-vous donc à la campagne des Présidentielles 2016.

 

Faustin AÏSSI

Professeur émérite de l’Université du littoral côte d’opale (ULCO)

Communauté d’universités et d’établissements de Lille – Nord de France (COMUE – LNF)

B.P. 70008 59651 Villeneuve d’Ascq Cedex

 

Elections communales du 28 juin : Houdégbé et l’And arrachent Kpomassè à l’Un

juin 30, 2015

Après la commune de Zè qui s’est illustrée comme une citadelle imprenable, l’Alliance nationale pour la démocratie (And) est en passe d’arracher à l’Union fait la Nation la commune de Kpomassè. Selon les grandes tendances compilées au niveau des bureaux de vote, les élections communales du 28 juin 2015 ont souri pour la liste And conduite par le duo Octave Houdégbé Cossi et Viahoudé Comlan Florent. Cette liste, selon ces résultats est créditée déjà de 11 sièges sur les 15à pourvoir. Le comble dans cette affaire est que la loi a été dictée à la liste Un, surtout à Dékanmey qui est le fief traditionnel de l’honorable Eric Houndété. En dehors de l’honorable Octave Cossi Houdégbé qui a joué un grand rôle, la victoire de l’And à Kpomassè est aussi à mettre à l’actif de M. Viahoudé Comlan Florent. Il a, selon les recoupements, fait montre d’un grand dynamisme dans la mobilisation des électeurs. Ces résultats viennent confirmer ceux enregistrés par l’And lors des législatives du 26 avril 2015 dans la commune de Kpomassè. On doit désormais pouvoir compter avec cette nouvelle alliance politique présidée au plan national par l’honorable Valentin Houdé.

 Listes provisoires des conseillers And élus à Kpomassè

1-Arrondissement de Dékânmey

Houdegbe Octave Cossi

Viahoudé Comlan Florent

2-Arrondissement de Aganmalomè

Adjissè Antoine Tonoudo

3-Arrondissement de Agonkanmè

Akibo Sylvanus Sylvain

4-Arrondissement de Dédomè

Avouzan Enagnon François

5-Arrondissement de Kpomassè-Centre

Tinouadé Codjo

Assou Coffi Antoine

6-Arrondissement Sègbèya

Anoto Noumonvi Paulin

7-Arrondissement Segbrohouè

Kodo Comlan Alphonse

8-Arrondissement Tokpa-Domè

Mensah Kenam

Govi Nanoukou Pascal

Affissou Anonrin

Les grandes tendances dans l’Ouémé-Plateau : Abiola sauve l’honneur des Fcbe (Le Prd, Un et And reprennent leur position)

juin 30, 2015

Le fait est certain. En dehors de l’exception de la commune de Sakété sauvée par le vice premier ministre Abiola, toutes les communes des deux départements de l’Ouémé-Plateau sont contrôlées par l’opposition.

Les Fcbe sont rejetées dans la partie méridionale du pays. Dans les deux départements de l’Ouémé-Plateau, c’est la razzia de l’opposition. N’eut été la commune de Sakété tombée dans l’escarcelle du vice premier ministre Abiola, la mouvance aura perdue le terrain à 100%. Dans le plateau, l’Un dirigée par Séfou Fagbohoun contrôle les mairies de Kétou, Pobè et Adja-Ouèrè. Le Prd a fait son come-back dans la commune d’Ifangni. Il contrôle cette commune qui fait frontière avec Avrankou. Dans l’Ouémé, le Prd règne en maitre. Il a repris les communes d’Avrankou, Adjarra, Aguégués, Porto-Novo, Akpro-Missérété et Sèmè-Podji.  Les communes de la vallée notamment Dangbo et Adjohoun sont tombées dans le giron de l’And du président Houdé.

La joie des Fcbe de Sakété

Toute la journée d’hier, la commune de Sakété a célébré la victoire des Fcbe, la seule commune qui a résisté à l’assaut de l’opposition. Le combat a été rude. Les résultats directement recueillis des urnes suffisent largement pour comprendre. L’Union fait la Nation qui a lancé un assaut à cette commune n’a eu qu’environ 5 sièges contre 13 sièges pour les Fcbe. Le numéro 3 du gouvernement le professeur Abiola a sauvé l’honneur. C’est ce qui explique la joie des Fcbe qui ne se réjouissent pas pour avoir fait un service minimum mais pour avoir éviter de se faire ridiculiser par leurs adversaires. 

Tobi Ahlonsou

Grandes tendances des dernières municipales : Léhady vole sur Cotonou avec 28 sièges

juin 30, 2015

Au fur et à mesure que les grandes tendances des dernières élections municipales tombent à Cotonou, le raz-de-marée de l’alliance Rb-Rp conduite par le 1er adjoint au maire Léhady Vinagnon Soglo (Lvs) se précise. Les derniers chiffres, de source indépendante, donnent un boulevard ouvert à Léhady V. Soglo, président de la Renaissance du Bénin, pour qu’il roule dans carrosse en tête de peloton dans la ville de Cotonou avec environ vingt-huit (28) sièges de conseillers municipaux.

Les Cotonoises et Cotonois ont compris le message du président de la Renaissance du Bénin et le lui ont bien rendu par une victoire nette et sans bavure. C’est le moins qu’on puisse dire au terme du scrutin du 28 juin dernier dans la grande métropole du Bénin. La preuve en est que l’Alliance Rb-Rp que conduit Léhady Vinagnon Soglo a raflé le maximum. Des quarante et neuf (49) sièges en jeu pour le Conseil communal, l’Alliance Rb-Rp est en passe de s’adjuger vingt-huit (28) sièges au terme des dépouillements de tous les bureaux de vote des treize (13) arrondissements de Cotonou. Ce score obtenu de source indépendante place l’actuel Adjoint au maire de Cotonou, Léhady V. Soglo au-dessus la Municipalité de Cotonou.

De fait, LVS a retrouvé le sourire entre temps perdu au terme d’un scrutin législatif dans lequel, il a perdu assez de plumes. En effet, pour une première fois à Cotonou, LVS a manqué de se faire élire député pendant que des individus qui ont été fabriqués par la RB et qui ont convolé en nouvelles noces ont été plébiscités. Ce fut presqu’un tsunami électoral !!! Mais ayant fleuré le coup du revers subi de plein fouet, LVS a su faire son diagnostic à travers des rencontres qu’il a eues avec ses militants qui n’ont pas hésité à lui signifier leur mécontentement par rapport à son idylle passager aux côtés du pouvoir de Yayi Boni, le président de la RB y a tiré assez de leçons pour pouvoir mieux se projeter dans l’avenir. Il vient de réaliser l’exploit avec le grand concours des Cotonoises et Cotonois.

Beaucoup ne vendaient pas chère la peau de la Renaissance du Bénin et de son président LVS surtout après la débâcle législative. Pendant que certains riaient de lui sous carpe, pour être plus élégants, d’autres ont déjà chanté son requiem politique à travers des attaques tous azimuts. Mais, tous ont oublié que les populations de Cotonou n’ont pas encore dit leur dernier mot. Ils ont feint d’oublier que le bâton qui vous a tapé le matin peut encore vous servi le soir pour cueillir l’orange juchée à la cime de l’oranger. Et en bon musulman pratiquant, LVS vient d’en faire l’expérience en cette période de Ramadan où, il pourra bien jouir des oranges qu’il vient de cueillir au terme du scrutin du 28 juin dernier. Comme une sangsue bien collée à la peau, la victoire n’a pas voulu déserté la maison Houézèhouè. Les populations de Cotonou ont su tirer le bon grain de l’ivraie. Il y a trop de bruits…

 Ces serpents qui sifflotaient sur nos têtes

 Du 6ème au 13ème arrondissement de Cotonou l’alliance Rb-Rp vient largement en tête. La même tendance est observée dans certains arrondissements de la 15ème circonscription où le Président de l’Assemblée nationale s’est donné quelques biscuits électoraux. Dans leur grande majorité, les populations de Cotonou ont, à travers leur vote, signifié qu’elles n’ont pas encore rompu avec la Renaissance du Bénin. Ces populations ont fait une démarcation nette entre les communales et les législatives. Elles ont mis les agitateurs à leurs places. Ces derniers avaient tôt pensé qu’ils sont devenus des stars. Mais le président-maire sortant Nicéphore D. Soglo a été, on ne peut plus clair : « On ne manque pas de respect. Sinon… ». Puis, les résultats fraichement sortis des urnes confortent l’hégémonie de la Renaissance du Bénin sur Cotonou. Les vrais résultats placent l’alliance Rb-Rp loin devant ces concurrents. Les derniers chiffres ajoutés donnent même à la liste des « Houézèhouè » de 28 à 30 conseillers. Il n’y a plus l’ombre d’aucun doute que le prochain maire de la 1ère ville du Bénin et homme fort de Cotonou a bien pour nom Léhady Vinagnon Soglo. C’est ce que les populations de la ville capitale ont décidé à travers leur vote massif en faveur de l’alliance Rb-Rp. C’est une nouvelle page qui s’ouvre entre la Renaissance du Bénin, ses militants et sympathisants pour des futures victoires.

Décidemment, les élections passent et ne se ressemblent pas. Les populations de la ville capitale viennent une fois encore de prouver leur maturité politique. Voilà qui montre que le résultat des élections législatives n’était pas une sanction contre la RB mais contre un système politique et tous ceux qui, très tôt, n’avaient pas pris leur distance du pouvoir de Yayi. Mais le président Léhady Vinagnon Soglo a compris le message et s’est adressé à ses militants au lendemain de ces législatives. « Je vous ai compris… ». De cet acte de courage et d’humilité, LVS s’est employé à convaincre davantage que son parti la Renaissance du Bénin est résolument ancré dans l’opposition et donc totalement détaché de la sphère du pouvoir central. Il s’en est suivi la décision excluant le récemment ex-ministre Christian Sossouhounto de la RB pour son manque de discipline de parti. La présence du leader du parti, Léhady Vinagnon Soglo aux côtés des forces politiques de l’opposition lors des tristes événements des 04 et 06 mai derniers liés à la tentative manquée d’enlèvement d’un député de l’Union fait la nation (Un) est venue tout confirmée de la nouvelle position du parti des Houézèhouè. Des actes forts que les militants ont jugés assez convaincants. Ils ont alors compris que LVS les a compris. Et ils viennent de le démontrer. Tel un seul homme, les Cotonoises et Cotonois se sont levés malgré la pluie qui tombait le jour du scrutin pour barrer la voix aux vendeurs d’illusion. Et le résultat est là. Ceux qui rêvaient de chasser les Soglo de l’hôtel de ville devront revoir à la baisse leurs ambitions. Avec les 28 conseillers les populations viennent clairement de faire le choix de l’expérience et de la continuité. La mairie de Cotonou reste dans le giron de la Renaissance du Bénin. En attendant une prochaine victoire plus grande. Qui dit le contraire ?

 Source : Cell-Com/Rb-Rp

 

Championnat départemental de maracana : Les candidats à la phase nationale connus (Elimination surprise de Sacr)

juin 30, 2015

Comme annoncé, la phase départementale Atlantique-Littoral du championnat national de maracana a eu lieu le week-end écoulé au Hall des arts, loisirs et sports de Cotonou. Une compétition qui annonce enfin la phase nationale.

Rafales MC de Hêvié et Godomey MC chez les vétérans, Abam, Copa Cabana et AAFAC chez les seniors sont les clubs des départements de l’Atlantique et du Littoral qualifiés pour la phase finale du championnat national de maracana. Tout s’est passé ce samedi 27 juin 2015 au Hall des arts, loisirs et sports de Cotonou.

Si chez les vétérans (45 ans et plus) il s’est agi juste d’une mise en condition des équipes de Rafales MC de Hêvié et Godomey MC – MDS ayant fait défection –, la lutte a été très acharnée du côté des seniors (35 à 44 ans). A ce niveau aussi, Amitié de Godomey a brillé par son absence.

 La surprise AAFAC

 De toutes les façons, malgré le manque d’enjeu, la confrontation entre Godomey MC et Rafales MC de Hêvié a été très électrique. Jouée en aller et retour, ce double affrontement n’a pas permis de départager les deux rivaux éternels. Lors du 1er face-à-face, c’est Rafales MC de Hêvié qui s’en est sorti victorieux (2-1). Le second match a tourné à l’avantage de Godomey MC (3-2). Rendez-vous est donc pris pour la phase nationale.

Chez les seniors, les équipes ne se sont pas non plus fait de cadeau. Mais, la déception est venue de Sacr de Cotonou qui n’a pas pu valider son billet pour la phase nationale. Considéré comme l’une des meilleures équipes du Bénin dans sa catégorie, Sacr a perdu ses trois rencontres. Ce qui est synonyme d’élimination. Car sur les quatre équipes en compétition, trois seulement ont été retenues pour le bouquet final. Si Abam et Copa Cabana ont tenu leur rang, AAFAC d’Abomey-Calavi n’a pas été ridicule. Elle a plutôt surpris en arrachant le 3e et dernier ticket qualificatif à Sacr.

Rappelons que le samedi 11 Juin 2015, les mêmes installations du Hals vont accueillir la phase nationale du championnat de maracana. Outre les équipes qualifiées dans les départements de l’Atlantique et du Littoral, celles de Pobè, Bohicon et Abomey sont également attendues. Cette phase finale va déboucher sur la préparation des sélections nationales pour la Can 2015 qui se tient en août prochain à Lomé au Togo.

Tous les résultats

Vétérans

Rafales MC de Hêvié-Godomey MC                            : 2-1

Godomey MC-Rafales MC                                                            : 3-2

Seniors

Abam-AAFAC                                                                   : 2-1

Sacr-Copa Cabana                                                                           : 1-2

Copa Cabana-Abam                                                                       : 2-5

Copa Cabana-AAFAC                                     : 2-2 et 2 tab à 1

AAFAC-Sacr                                                                                      : 4-3

Sacr-Abam                                                                                          : 1-2

Ministère de la santé : Le ministre Dossou Togbé, un espoir pour le secteur sanitaire béninois (Il nourrit de nobles ambitions pour le secteur)

juin 30, 2015

Le numéro 1 en charge du département de la santé, Docteur Pascal Dossou Togbé est bien conscient des défis qui l’attendent. En témoigne le contenu son discours du lundi 22 juin 2015. Discours prononcé lors de la cérémonie de passation de charge dans l’enceinte dudit ministère à Cotonou. Et déjà, il pose déjà des pas que les acteurs du secteur de la santé qualifient de louables. Pour lui, le secteur connaitra un nouvel essor lors de son passage à la tête de ce département.

Le système sanitaire du Bénin a de beaux jours devant lui. Le Docteur Pascal Dossou Togbé, le nouveau ministre en charge de la santé se trouve être un espoir pour le secteur. Nommé le jeudi 18 juin 2015 par le Chef de l’Etat, cet homme que tous les acteurs de la santé applaudissent déjà, nourrit de nobles ambitions pour le secteur de la santé. Il entend contribuer efficacement au développement de la Nation. Ceci dans la vision du Chef de l’Etat en apportant un nouveau dynamisme au secteur de la santé au Bénin. Le cahier de charge que le ministre Dossou Togbé entend mettre en exécution est très riche, témoignent les acteurs de la santé. Entre autres, il entend amener le ministère de la santé à contribuer efficacement au développement de la Nation. Avant de remercier Dieu Tout Puissant et le Chef de l’Etat qui a l’a porté à ce poste, le ministre Pascal Dossou Togbé a dévoilé ses défis. Il annonce travailler dans la poursuite des reformes visant la redynamisation du secteur. Il ambitionne mettre en relief quelques uns de ces défis majeurs que sont ; la poursuite des reformes et la dynamisation des initiatives nouvelles dont le Régime d’Assurance, l’amélioration de la performance des centres de santé et hôpitaux à tous les niveaux de la pyramide sanitaire. Il compte également travailler pour l’amélioration des conditions de vie et de travail de l’ensemble du personnel. Le ministre Pascal Dosou Togbé pense œuvrer pour la quête permanente de la qualité des prestations et services, l’application intelligente de la coordination sectorielle de la collaboration intersectorielle ainsi que la coopération régionale et internationale. Pour le ministre Pascal Dosou Togbé, l’heure est à la réflexion et à l’action. Un bilan reluisant sera fait du secteur de la santé en avril 2016, rassure le Docteur Pascal Dosou Togbé.

Victorin Fassinou

Utilisation de la base de données Hortivar de la Fao : Des acteurs du sous-secteur Horticole béninois en formation

juin 30, 2015

Les travaux de l’atelier de formation sur l’utilisation de la base de données Hortivar de la Fao au profit des acteurs du sous-secteur Horticole béninois se déroulent depuis hier lundi 29 juin 2015. Dans la salle de conférence de la Fao Bénin à Cotonou, cette première session de formation est prévue pour prendre fin le 03 juillet 2015.

Développer les compétences des acteurs à divers niveaux (cadres des directions techniques) du système agricole national (Maep, université) pour une bonne maitrise et utilisation de la base des données Hortivar dans le but d’augmenter les productions maraîchères du Bénin. Tel est l’objectif que vise la formation sur l’utilisation de la base de données Hortivar de la Fao au profit des acteurs du sous-secteur Horticole béninois qui se tient depuis hier à Cotonou. Les participants à cette rencontre sont essentiellement des acteurs issus de la recherche agricole, de l’encadrement des producteurs notamment des Cadres, des organisations de producteurs et des universités. En effet, compte tenu de son importance, le développement des cultures maraîchères au Bénin est inscrit dans le Programme stratégique de relance du secteur agricole (Psrsa) et le gouvernement béninois envisage d’accroitre la production des cultures maraîchères, notamment celles de grande consommation en vue de satisfaire la demande extérieure en produits maraîchères et participer à terme aux échanges régionaux et internationaux. Pour y parvenir, il faut entre autres, une bonne maitrise des conditions de culture par les acteurs, un secteur semencier fort, une forte diffusion des résultats de la recherche et le renforcement des capacités des acteurs. La présente consultation s’insère dans la volonté du projet Promotion de l’agriculture périurbaine et urbaine (Papu) financé par la Fao qui a prévu dans son plan de travail annuel, de contribuer au renforcement des capacités techniques des acteurs sur l’horticulture en général et particulièrement le maraîchage à travers des formations dont celle portant sur la base de données Hortivar. Pour la présente formation, il s’agira d’initier les apprenants sur le montage et l’insertion de résumés techniques, articles et autres informations utiles sur la revue Bonjour Hortivar. Les travaux permettront aux participants de connaitre la base Hortivar et son importance dans le développement des cultures maraîchères dans le monde et au Bénin. Il s’agira également au cours de ces assises de préparer les apprenants à échanger et s’informer sur l’horticulture dans le monde et de partager avec les participants, quelques résultats de la recherche sur les cultures maraîchères au Bénin. A l’ouverture des travaux, le Représentant Résident de la Fao au Bénin Dr Tiémoko Yo, a souligné que l’accès à l’information a toujours été capital pour l’amélioration des savoirs dans tous les domaines et en particulier dans celui du secteur agricole. Pour lui, Hortivar est une base de données de la Fao qui fournit des informations sur de nombreux types de cultures exploitées à travers le monde, telles que les cultures maraîchères et fruitières, les plantes à racine et tubercules, les plantes ornementales. Cet outil puissant d’acquisition et de partage d’informations et de connaissances techniques est encore peu connu des professionnels béninois du secteur de la production agricole. C’est pour parer à cette carence que la Fao initie deux sessions de formation du 29 juin au 03 juillet 2015 et du 20 au 24 juillet 2015, a-t-il dit avant d’indiquer que la formation vient consolider la stratégie de renforcement des capacités des acteurs le long de la chaîne de valeur de ce sous-secteur important de l’agriculture béninoise. Après son intervention, il est revenu au Secrétaire général du ministère de l’agriculture de l’élevage et de la pêche de donner le coup d’envoi des travaux.

Victorin Fassinou

Une semaine après le démarrage du Carême musulman : Les prix des fruits flambent à Cotonou et environs (L’orange passe de 25F à 50F)

juin 30, 2015

Les fidèles musulmans du Bénin à l’instar de ceux du monde entier, ont démarré leur période de jeûne et de prières le jeudi 18 juin 2015. Après quelques jours du carême, les prix des fruits flambent déjà dans les marchés de Cotonou et environs.  

L’orange est passée de 25F à 50 F. La banane plantain de 100 F à 200 F l’unité. Pour les vendeurs et acheteurs, le carême musulman entamé depuis le jeudi dernier serait à l’origine de cette flambée de prix de ces fruits. De Cocotomey en passant par Cotonou, Godomey, les fruits connaissent une augmentation inquiétante. Ce moment fort de la religion islamique va de pair avec la cherté des fruits. D’après les explications reçues, ceci est dû à la forte consommation des fruits pendant cette période qui dure trente jours. Et déjà dans les marchés et les coins de vente de ces fruits, on assiste à des grincements de dents. Pour certaines revendeuses, ce n’est pas la recherche du profit de leur part qui justifie cette augmentation mais c’est une situation qui provient des sources d’approvisionnement. Selon Mme Micheline, une revendeuse des fruits à Cococodji, c’est la loi du marché qui se manifeste sur le terrain. « Nous sommes des revendeuses, donc nous revendons en fonction du prix d’achat. » ajoute-t-elle. «  Si nous prenons le régime de banane qui se vendait à 2000f, on nous vend actuellement ce même régime à moins de 4000f Cfa. Et il faut encore payer les frais de transport. Vous comprenez clairement avec nous que nous n’exagérons pas en augmentant le prix. », défend Mme Rebecca. « Si chez d’autres, cela se justifie, ce n’est pas le cas chez moi. C’est le cas d’une jeune dame qui achète les fruits en quantité avant le début des carêmes pour les vendre chère après.  Qui dit commerce dit forcement profit » renchérit elle. « Le fait de vendre les fruits chers n’est pas du vol. Il faut profiter de ces périodes », avance dame Rebecca. « Malgré cette augmentation, nous musulmans nous sommes obligés d’acheter puisque nous en avons besoin », confie Mohamed un jeune musulman. Le carême musulman est la période indiquée pour les vendeuses de fruits de réaliser leurs bénéfices.  

Victorin Fassinou

 

Agression du blogueur Barzani Tom : Grande indignation des activistes de la toile

juin 30, 2015

Les amis de Tom Barzani, ce blogueur béninois sauvagement agressé dans la nuit du 18 au 19 juin 2015 à Akpakpa par des individus sans foi ni loi ont donné de la voix. Ils ont animé le vendredi 26 juin 2015 au domicile du Doyen Antoine Détchénou un point de presse pour condamner avec véhémence cette barbarie perpétrée contre un de leurs collègues.

Berny Adjégnidé, Ibrahim Salifou, Yves Dakoudi et Emma Akodjènou…ont profité de l’occasion pour appeler les forces de sécurité publique et les autorités à divers niveaux à démasquer et décourager les auteurs de cet acte attentatoire à la liberté d’opinion et à la liberté d’expression garanties par la Constitution béninoise du 11 décembre 1990. Pour ces activistes de la toile, tout doit être mis en œuvre pour que ce crime soit élucidé. Convaincus qu’aucune intimidation ne pourra émousser leur ardeur à dénoncer les tares de notre République et corriger les mœurs par leurs plumes, ils en appellent déjà à la mobilisation générale des amis de la toile pour décourager ceux qui ont encore en projet de poser des actes de nature à porter à l’intégrité physique de ceux qui font l’opinion sur les réseaux sociaux.

« Barzani Tom est un label pour le Bénin aujourd’hui. Il est une fierté. Il est l’un de ceux-là qui animent la toile béninoise. C’est vrai qu’il a des positions parfois tranchées, mais cela ne saurait expliquer qu’on puisse lui en vouloir jusqu’à chercher à lui ôter la vie. Cet acte est assez grave ! C’est Barzani aujourd’hui. Demain, on ne sait pas celui qui parmi nous qui sommes ses amis passera à la guillotine. Et c’est pour cette raison que nous demandons que la lumière soit faite sur cette affaire pour qu’on ne revive plus jamais cela. Les rendez-vous électoraux ne font que commencer. A mesure qu’on s’approchera de 2016, la plume des uns et des autres serait de plus en plus virulente. Mais cela ne saurait expliquer qu’on puisse attenter à la vie des uns et des autres. Nous pensons être dans un pays de droit. S’il y a des gens qui se sentent d’une manière ou d’une autre toucher dans leurs droits, il y a les instances bien indiquées qu’ils peuvent saisir pour se rendre justice. Ce n’est pas en charcutant les blogueurs qu’ils vont se rendre justice », a dit M. Ibrahim Salifou l’un des conférenciers.

 Se battre pour rompre avec la complicité du silence

 Cette sortie médiatique a reçu le soutien du Doyen Antoine Détchénou, Président du Front citoyen pour la sauvegarde des acquis démocratiques. « Le Front citoyen pour la sauvegarde des acquis démocratiques que je préside est un organe de veille citoyenne en nous entendons absolument que tous nos libertés soient sauvegardées. Cette agression de M. Barzani vient après celles de Lionel Agbo, Martin Assogba et la tentative d’enlèvement de Candide Azannaï. Cela prouve que nous sommes dans une situation de totale insécurité. On ne peut pas me dire que tous ces cas que je viens de citer relèvent du hasard. Pour moi, on veut faire taire les gens et les faire disparaitre. Mais on ne peut pas faire taire la vérité. On ne peut pas faire taire la parole. Nous avons ouvert au Front l’espace de liberté depuis plus de deux ans. Nous avons dit qu’il faut rompre avec la complicité du silence. C’est la raison d’être du Front que je préside. La liberté est une conquête. Et si cette liberté veut être bradée, nous avons le devoir de protester, de dénoncer et surtout d’agir pour la sauvegarder. L’homme n’est rien sans sa liberté… Tant que j’aurais du souffle pour de dire quelque chose dans ce pays en faveur des libertés, je le ferai. Je suis très heureux que vous ayez montré votre solidarité en faveur de celui qui a été agressé par ceux qu’ils veulent tuer la liberté. Il faut absolument que ce soit un exemple permanent », a conseillé M. Détchénou.

Affissou Anonrin

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