Après les législatives de dimanche dernier : La révision de la Constitution mise entre parenthèses

avril 29, 2015

Avant les élections législatives du dimanche 26 avril 2015, les Forces cauris pour un Bénin émergent ont clairement annoncé qu’ils visent 50 députés pour réviser la Constitution du 11 décembre 1990. Avec les grandes tendances sorties du scrutin de dimanche dernier, la majorité présidentielle et son chef de file peuvent oublier ce projet.

La révision de la constitution ne pourra plus se faire sous Boni Yayi. Le projet est enterré. C’est fini. Techniquement, les Fcbe et Yayi n’ont plus les moyens de le faire. Selon les premières tendances des législatives de dimanche dernier, les Fcbe, certes, ont des chances de réaliser un bon score, mais n’auront pas le nombre nécessaire de députés pouvant leur permettre de faire passer ce projet à l’Assemblée nationale, 7è législature. Même si, par extraordinaire, les forces politiques opposées à cette révision, n’ont pas la majorité au prochain parlement, elles disposeront d’au moins d’une minorité suffisante pour bloquer les velléités des Fcbe dans ce projet. C’est dire qu’à partir de maintenant, les Béninois n’entendront plus parler de ce projet de révision. S’il doit se faire, ce sera après Yayi. D’ailleurs, Boni Yayi même a semblé déjà comprendre la chose. Il a soutenu ses candidats pendant la campagne. Il a sillonné une bonne partie du territoire national. Et Yayi a certainement compris que les 50 députés qu’il vise, il ne les aura pas. Cela s’est confirmé dans les urnes. Le jour du scrutin, après son vote, Yayi a déclaré à la face du monde qu’il n’est pas candidat et que son nom ne figurera plus dans aucun bulletin de vote. Dans un conseil extraordinaire des ministres tenu le lundi 27 avril dernier, il a convoqué le corps électoral des élections présidentielles qui ont lieu dans onze mois. Chose très étonnante. La leçon à tirer à travers ces déclarations et la décision du conseil des ministres est qu’effectivement, Yayi a compris que c’est fini. Il n’y a plus de marge de manœuvre possible. Le chef de l’Etat a certainement commencé par faire ses valises. Onze mois, ce n’est plus loin. Du coup, on se demande si finalement, les responsables de l’Alliance Soleil n’ont pas raison de sortir le slogan «Yayi, c’est fini». Ils l’ont dit pendant la campagne électorale. Ce que le Chef de l’Etat n’a pas aimé. Sur le terrain, Boni Yayi a dit aux populations qu’il n’est pas fini. Et il a raison. C’est vrai que le mandat du président de la République court jusqu’au 5 avril 2016. Mais pour ce qui en est de ses rêves, c’est bien terminé.

Le communiqué du conseil des ministres qui annonce la convocation du corps électoral

Le Conseil des Ministre s’est réuni en séance extraordinaire ce lundi 27 avril 2015 sous la  présidence du Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement.

Au cours de la séance, le Ministre en Charge des Relations avec les Institutions a présenté au Conseil, un compte rendu sur le déroulement de la campagne électorale relative au scrutin législatif du 26 avril 2015.

Du compte rendu, il ressort pour l’essentiel que des difficultés organisationnelles ont jalonné le processus électoral. En prenant acte de ce point et pour prévenir à l’avenir les problèmes enregistrés pendant ces législatives, le Conseil des Ministres a décidé de convoquer au plus tôt le corps électoral pour l’élection du Président de la République. A cet effet, le Conseil des Ministres a pris en sa séance de ce jour, conformément à l’article 45  de la constitution du 11 décembre 1990 et à l’article 334 de la loi n°2013-06 portant code électoral en République du Bénin, le décret de convocation du corps électoral le dimanche 28 février 2016 en vue de voter sur toute l’étendue du territoire national pour l’élection du Président de la République au premier tour et le 13 mars 2016 pour le second tour.

Cette décision du Conseil des Ministres prise ce jour, permettra aux Institutions de la République impliquées dans la préparation et l’organisation des élections de prendre à temps toutes les dispositions appropriées en vue d’améliorer de manière substantielle, l’élection présidentielle de février 2016. Il s’agit de viser à terme l’objectif de réaliser des élections à date fixe, bien organisées avec des automatismes intériorisés par nos compatriotes comme les vieilles et grandes démocraties nous en donnent l’exemple.

Cependant, le Gouvernement remercie la Cour Constitutionnelle dont les décisions avisées ont permis à notre pays nonobstant les difficultés de réaliser, de manière acceptable, les législatives du 26 avril 2015. Le Conseil des Ministres salue les efforts de la CENA et l’encourage à en consentir davantage pour une meilleure organisation des consultations électorales à venir. Le Conseil des Ministres saisit cette opportunité pour féliciter l’ensemble des populations pour le calme et la sérénité observés dans l’accomplissement de leur devoir civique.

Enfin, le Gouvernement réitère à la classe politique, aux populations et à la société civile que les élections doivent rester une période festive, de saine émulation, d’échange et d’éducation en vue de la consolidation de la paix, de l’unité nationale et du développement de notre patrie commune le Bénin.

 Fait à Cotonou, le 27 avril 2015

Le Secrétaire Général du Gouvernement,

 Alassani TIGRI.-

Quelle suite pour les poses de premières pierres ?

Depuis le 26 avril dernier, force est de constater que le Chef de l’Etat ne procède plus à la pose de première pierre. Pourtant, pendant au moins trois mois, Boni Yayi en faisait au moins deux à trois par jour. Mais depuis, plus rien. Son hélicoptère a aussi disparu des cieux béninois. Ceci devrait interpeller les Béninois. Puisque c’est la réalisation des infrastructures de différentes sortes émanent de ces poses de première pierre qui fera du Bénin un pays véritablement émergent. Pas d’infrastructures, pas de développement. Alors, les Béninois devront encourager le président Boni Yayi à ne pas arrêter ce qu’il a bien commencé.

 JMS

Après les législatives de dimanche dernier : La révision de la Constitution mise entre parenthèses

avril 29, 2015

Avant les élections législatives du dimanche 26 avril 2015, les Forces cauris pour un Bénin émergent ont clairement annoncé qu’ils visent 50 députés pour réviser la Constitution du 11 décembre 1990. Avec les grandes tendances sorties du scrutin de dimanche dernier, la majorité présidentielle et son chef de file peuvent oublier ce projet.

La révision de la constitution ne pourra plus se faire sous Boni Yayi. Le projet est enterré. C’est fini. Techniquement, les Fcbe et Yayi n’ont plus les moyens de le faire. Selon les premières tendances des législatives de dimanche dernier, les Fcbe, certes, ont des chances de réaliser un bon score, mais n’auront pas le nombre nécessaire de députés pouvant leur permettre de faire passer ce projet à l’Assemblée nationale, 7è législature. Même si, par extraordinaire, les forces politiques opposées à cette révision, n’ont pas la majorité au prochain parlement, elles disposeront d’au moins d’une minorité suffisante pour bloquer les velléités des Fcbe dans ce projet. C’est dire qu’à partir de maintenant, les Béninois n’entendront plus parler de ce projet de révision. S’il doit se faire, ce sera après Yayi. D’ailleurs, Boni Yayi même a semblé déjà comprendre la chose. Il a soutenu ses candidats pendant la campagne. Il a sillonné une bonne partie du territoire national. Et Yayi a certainement compris que les 50 députés qu’il vise, il ne les aura pas. Cela s’est confirmé dans les urnes. Le jour du scrutin, après son vote, Yayi a déclaré à la face du monde qu’il n’est pas candidat et que son nom ne figurera plus dans aucun bulletin de vote. Dans un conseil extraordinaire des ministres tenu le lundi 27 avril dernier, il a convoqué le corps électoral des élections présidentielles qui ont lieu dans onze mois. Chose très étonnante. La leçon à tirer à travers ces déclarations et la décision du conseil des ministres est qu’effectivement, Yayi a compris que c’est fini. Il n’y a plus de marge de manœuvre possible. Le chef de l’Etat a certainement commencé par faire ses valises. Onze mois, ce n’est plus loin. Du coup, on se demande si finalement, les responsables de l’Alliance Soleil n’ont pas raison de sortir le slogan «Yayi, c’est fini». Ils l’ont dit pendant la campagne électorale. Ce que le Chef de l’Etat n’a pas aimé. Sur le terrain, Boni Yayi a dit aux populations qu’il n’est pas fini. Et il a raison. C’est vrai que le mandat du président de la République court jusqu’au 5 avril 2016. Mais pour ce qui en est de ses rêves, c’est bien terminé.

Le communiqué du conseil des ministres qui annonce la convocation du corps électoral

Le Conseil des Ministre s’est réuni en séance extraordinaire ce lundi 27 avril 2015 sous la  présidence du Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement.

Au cours de la séance, le Ministre en Charge des Relations avec les Institutions a présenté au Conseil, un compte rendu sur le déroulement de la campagne électorale relative au scrutin législatif du 26 avril 2015.

Du compte rendu, il ressort pour l’essentiel que des difficultés organisationnelles ont jalonné le processus électoral. En prenant acte de ce point et pour prévenir à l’avenir les problèmes enregistrés pendant ces législatives, le Conseil des Ministres a décidé de convoquer au plus tôt le corps électoral pour l’élection du Président de la République. A cet effet, le Conseil des Ministres a pris en sa séance de ce jour, conformément à l’article 45  de la constitution du 11 décembre 1990 et à l’article 334 de la loi n°2013-06 portant code électoral en République du Bénin, le décret de convocation du corps électoral le dimanche 28 février 2016 en vue de voter sur toute l’étendue du territoire national pour l’élection du Président de la République au premier tour et le 13 mars 2016 pour le second tour.

Cette décision du Conseil des Ministres prise ce jour, permettra aux Institutions de la République impliquées dans la préparation et l’organisation des élections de prendre à temps toutes les dispositions appropriées en vue d’améliorer de manière substantielle, l’élection présidentielle de février 2016. Il s’agit de viser à terme l’objectif de réaliser des élections à date fixe, bien organisées avec des automatismes intériorisés par nos compatriotes comme les vieilles et grandes démocraties nous en donnent l’exemple.

Cependant, le Gouvernement remercie la Cour Constitutionnelle dont les décisions avisées ont permis à notre pays nonobstant les difficultés de réaliser, de manière acceptable, les législatives du 26 avril 2015. Le Conseil des Ministres salue les efforts de la CENA et l’encourage à en consentir davantage pour une meilleure organisation des consultations électorales à venir. Le Conseil des Ministres saisit cette opportunité pour féliciter l’ensemble des populations pour le calme et la sérénité observés dans l’accomplissement de leur devoir civique.

Enfin, le Gouvernement réitère à la classe politique, aux populations et à la société civile que les élections doivent rester une période festive, de saine émulation, d’échange et d’éducation en vue de la consolidation de la paix, de l’unité nationale et du développement de notre patrie commune le Bénin.

 Fait à Cotonou, le 27 avril 2015

Le Secrétaire Général du Gouvernement,

 Alassani TIGRI.-

Quelle suite pour les poses de premières pierres ?

Depuis le 26 avril dernier, force est de constater que le Chef de l’Etat ne procède plus à la pose de première pierre. Pourtant, pendant au moins trois mois, Boni Yayi en faisait au moins deux à trois par jour. Mais depuis, plus rien. Son hélicoptère a aussi disparu des cieux béninois. Ceci devrait interpeller les Béninois. Puisque c’est la réalisation des infrastructures de différentes sortes émanent de ces poses de première pierre qui fera du Bénin un pays véritablement émergent. Pas d’infrastructures, pas de développement. Alors, les Béninois devront encourager le président Boni Yayi à ne pas arrêter ce qu’il a bien commencé.

 JMS

Présidence du bureau de la prochaine législature : De grosses cylindrées déjà dans la course au perchoir

avril 29, 2015

Même si la Commission électorale nationale autonome (Céna) n’a pas encore proclamé les résultats officiels des législatives du 26 avril dernier, certains candidats sont déjà sûrs de siéger à la prochaine législature. Leur victoire ayant été claire et sans bavure. Du coup, ils se sont déjà lancés dans l’après scrutin. Le prochain combat, c’est comment faire pour diriger la présidence du bureau de l’Assemblée nationale, 7è législature. Et dans la course, il y a de grosses cylindrées.

Il y a de fortes chances qu’un ancien président de l’Assemblée nationale retrouve ce fauteuil à la rentrée de la nouvelle équipe. Evidemment, ce ne sera pas le sortant. Mathurin Coffi Nago vise la Marina. Aujourd’hui, les choses sont pratiquement claires. On connait les forces en présence et leur poids dans la formation du bureau de la 7è législature. D’office, les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) qui ont imposé leur président pendant les deux dernières législatures ne sont pas dans la course. Les Fcbe sont parties pour avoir une trentaine de députés. Très peu pour viser la présidence du bureau du parlement. Surtout qu’elles ne peuvent compter en récupérer ailleurs. En face, l’opposition est telle que rejoindre la nouvelle minorité parlementaire serait synonyme de suicide politique. Alors, les nouvelles forces majoritaires l’ont compris et peaufinent déjà les stratégies pour prendre le perchoir. Seulement, il va falloir certainement faire des concessions.

 Les forces en présence

 En effet, avec les grandes tendances annoncées et qui ne devraient pas trop subir de changement par la Céna, l’opposition majoritaire est fragmentée. Elle ne sera forte que lorsqu’elle sera ensemble. Le Parti du renouveau démocratique (Prd) est parti pour avoir une quinzaine de députés. Un nombre insuffisant pour gagner seul le perchoir. L’Union fait la Nation pourrait disposer du même nombre de députés que le Prd ou juste un peu plus. Le compte n’est donc pas bon pour s’imposer aux autres forces qui se réclament de l’opposition désormais majoritaire. L’Alliance nationale pour la démocratie et le développement (And) de l’honorable Valentin AditiHoudé, la Renaissance du Bénin de LéhadiSoglo, l’Alliance Soleil du Général Robert Gbian, l’Alliance Abt, l’Alliance Eclaireur, la Fdu du président Mathurin Coffi Nago sont autant de regroupements politiques sans lesquels rien ne pourra se faire.

 Amoussou, Houngbédji, Azannaï…

 Aujourd’hui, au-delà du nombre de députés envoyés à l’Assemblée nationale par les diverses alliances, c’est la présidentielle de 2016 qui compte. Cela va beaucoup compter dans les premières décisions qui seront prises au parlement. Ainsi, même avec plus de députés qu’une autre, une alliance peut décider de sacrifier le perchoir pour un autre. Pourvu qu’elle ait le retour de l’ascenseur. Dans ce jeu, le Parti du renouveau démocratique pourrait en sortir gagnant. Selon les indiscrétions, le Prd n’a toujours pas un candidat pour la présidentielle de 2016, vu que son leader est déjà out. Du coup, selon nos informations, Me Adrien Houngbédji devrait mettre son poids politique en jeu dans la perspective de la présidentielle de 2016 pour négocier le perchoir. Autrement, le Prd soutiendra ceux qui l’aideraient à gagner la présidence du bureau de l’Assemblée nationale. Et le candidat à ce poste, selon nos informations, ne sera autre que Me Houngbédji lui-même. La même stratégie pourrait être menée par l’Union fait la Nation. Sauf qu’à l’UN, les candidats pour 2016, il y en a. Dans un meeting tenu le jeudi 31 juillet 2014 à Attrokpocodji dans la commune d’Abomey-Calavi, les responsables de l’Union fait la Nation ont averti que le prochain président de la République sortira de leur camp. C’est vrai que depuis, beaucoup de choses ont changé. D’autres têtes, pas des moindres, sont rentrées dans l’Union. Alors, l’UN tient-t-elle toujours à la Marina ou est-elle désormais plus intéressée par le perchoir ? La réponse à ces questions déterminera si le président Bruno Amoussou ou un autre de l’Union, notamment Candide Azannaï, ont des chances de devenir la deuxième personnalité de l’Etat. Ce qui est évident, les calculs ont commencé dans ce sens. L’honorable Azannaï, il y a peu, lâchait qu’après les législatives, les jeux seront clairs pour savoir qui a des chances de succéder à Yayi. Il sait certainement de quoi il parle.

Jean-Marie Sèdolo

 

Prochain du gouvernement : Pourquoi Pobè mérite enfin un poste ministériel

avril 29, 2015

Lentement mais surement, les élections législatives du 26 avril 2015 se conjuguent au passé. En attendant la proclamation des résultats officiels par les structures compétentes, chaque parti et Alliance de parti ayant pris part à cette compétition fait déjà à son niveau le point. Les fortunes sont diverses. Dans les 21 et 22è circonscriptions électorales, les principales forces en présence se neutralisent. Selon les résultats encore très provisoires, l’UN et les Forces cauris pour un Bénin émergent mènent le bal avec un petit lot de consolation pour le Parti arc-en-ciel de Me Adrien Houngbédji. Dans cette partie du Bénin, les ministres du gouvernement que sont François Abiola (21è) et Jean-Michel Abimbola (22è) onpu tirer leur épingle du jeu. Logiquement, ils devront faire leurs valises et quitter le gouvernement du Dr Boni Yayi, surtout que les résultats que l’un d’entre eux à obtenir ne sont pas à la hauteur de la débauche d’énergie fournie par le Président Boni Yayi. Qui désormais pour représenter le département du Plateau dans la future équipe gouvernementale que mettra en place le Chef de l’Etat après la proclamation définitive des résultats ? La question préoccupe au plus haut niveau les fils et filles du département du Plateau qui soutiennent l’action du gouvernement. Pour la plupart d’entre eux, l’heure a sonné pour qu’enfin un fils ou une fille de Pobè soit nommé (e) ministre. Ils le revendiquent d’ailleurs avec force au regard des résultats issus des élections législatives du 26 avril 2015 (voir tableau ci-dessous). En effet, si le ministre Jean-Michel Abimbola a pu tirer son épingle du jeu dans la 22è circonscription électorale, c’est bien à cause des résultats obtenus par la liste Fcbe à Pobè. Bien que n’ayant pas obtenu les mêmes avantages en matière d’infrastructures sociocommunautaires que Kétou, les populations de Pobè ont montré leur fidélité à Boni Yayi et à la liste Fcbe. Ce n’est donc pas trop demander si ses populations exigent que l’un de leur fils entre dans le prochain gouvernement de Yayi. Ce ne serait d’ailleurs que justice rendue.

Résultats provisoires de Kétou

 FCBE : 14.709 voix

UN : 19.709 voix

UB : 3.852

PRD : 293

Junior Fatongninougbo

Résultats provisoires des élections législatives d’avril 2015 : Alternative Citoyenne réclame 03 sièges pour l’Un dans la 16ème circonscription

avril 29, 2015

En attendant les résultats officiels qui seront proclamés par la Cour constitutionnelle, Alternative Citoyenne estime provisoirement le nombre de sièges que sa coalition, l’Union fait la Nation, pourrait avoir dans la 16ème circonscription électorale. La proclamation provisoire de ces résultats  tend à éveiller les populations afin de barrer la voie à d’éventuelle confiscation de sièges.

L’Union fait la Nation (Un) rafle trois (03) sièges sur les cinq (5) dans la 16ème circonscription électorale. Ce chiffre vient des cellules informatiques mises en place par Alternative Citoyenne. Ainsi, la répartition des voix se présente comme suit : Un : 53847 voix, 43.26 taux, 3 sièges ; Fcbe : 16983 voix, 13.64 taux, 1 siège ; Rb-Rp : 30094 voix, 24.18 taux, 1 siège, (…). Le nombre d’inscrits dans la 16ème circonscription est 206027 et  les suffrages exprimés sont 124466. L’Union fait la Nation est en tête du 7ème au 13ème arrondissement de Cotonou. Ils ont mis en place, au cours du déroulement du scrutin, des contrôleurs qui surveillaient toute l’opération  minutieusement depuis l’ouverture des postes de vote jusqu’à la fermeture. Par ailleurs, ces résultats prouvent, selon le secrétaire général OrdenAlladatin, que les citoyens béninois comprennent la situation précaire et difficile dans laquelle ils vivent. Malgré les appâts lancés çà et là, les populations de Cotonou et ses environs ont prouvé à la mouvance présidentielle que leur choix de 2011 était une erreur.  Ces résultats bien que provisoires, viennent éclairer les populations de Cotonou et les éveillent contre des tentatives de confiscation de sièges qui peuvent s’opérer. « Seule la Cour Constitutionnelle est habileté de proclamer les résultats », conclut OrdenAlladatin.

Joseph-Martin Hounkpè (Stg)

23è circonscription électorale : L’Alliance Rb-Rp revendique 03 sièges

avril 29, 2015

72 heures après les élections législatives du 26 avril 2015, les résultats officiels se font toujours attendre, laissant ainsi libre cours à toutes les supputations. Dans chaque chapelle politique, chacun tente de tirer vers lui le drap de la victoire. A l’image du Parti du renouveau démocratique qui pense avoir raflé les cinq sièges à pourvoir dans la 19è circonscription électorale, l’Alliance Rb-Rp dont la liste a été conduite dans la 23è circonscription électorale s’attribue déjà trois des quatre sièges à pourvoir, laissant le dernier siège au candidat de l’Union fait la Nation (UN). Ceci, sur la base des résultats sortis des urnes et dont la fiabilité n’engage nullement la Cena encore moins la Cour Constitutionnelle. A en croire ces résultats, l’Alliance Rb-Rp est en tête et obtient 66.298 voix. Elle est suivie de l’Union fait la Nation qui totalise 23.674 voix suivie maintenant des Forces cauris pour un Bénin émergent créditées de 19.524 voix. Lorsqu’on applique à ces chiffres les dispositions de l’article 352 du code électoral, la sentence est dite : trois sièges pour la liste Rb-Rp, un siège pour l’UN et Zéro pour Fcbe. Si ces résultats sont confirmés par la Cena et la Cour Constitutionnelle, le ministre Martial Souton n’aura donc aucune chance de siéger au Palais des Gouverneurs pour le compte de la 7è législature. Et la liste Fcbe sortirait alors bredouille de ces législatives du 26 avril 2015 dans la 23è circonscription électorale.

Résultats provisoires complets

ABT: 1.054

RDR: 604

ATAO : 241

ECLAIREUR: 762

MECCA: 5278

FCBE: 19.524

PRD: 351

UB: 156

UDD WOLOGUEDE: 1.415

CAMELEON :1.214

UDC NOUNAGNON :12764

AND: 14.213

PEU: 2781

ALLIANCE NOUVEL GOUGER :237

UFEDD: 349

SOLIEL :1.400

FDU : 138

NOUVEL EXPOIR BENIN : 143

UN: 23.674

RB-RP: 63.298

Affissou Anonrin

Déroulement du scrutin législatif du 26 avril 2015 : Le Cip-Uemoa salue la maturité politique du peuple béninois

avril 29, 2015

La mission des parlementaires de l’Uemoa chargée d’observer les élections législatives du 26 avril 2015 organisées par le Bénin a animé une conférence de presse hier mardi 28 avril 2015 à l’hôtel Azalaï de Cotonou. Selon M. Jérémie A. N’Gouan, Chef de cette mission, « les insuffisances constatées sur le terrain ne sont pas de nature à entacher la sincérité du scrutin ». Aussi, estime-t-il que « le scrutin législatif du 26 avril 2015 reflète la volonté du peuple béninois ».

Arrivée à Cotonou le 15 avril 2015, la mission du Cip-Uemoa composée de 14 députés originaires de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, du Mali, de la Guinée-Bissau, du Niger et du Sénégal s’est d’abord évertuée à faire un travail d’imprégnation, d’échanges et de connaissance de terrain. Elle a par la suite démarré ses activités par la collecte des documents, des entretiens avec des autorités (notamment celles impliquées dans le processus électoral), des responsables de partis politiques, la société civile…Ces échanges ont permis aux membres de la délégation de consolider leur connaissance du processus électoral au Bénin et de s’informer de son niveau de préparation.

La mission conduite par M. N’Gouan s’est déployée sur 09 départements (Atlantique, Littoral, Ouémé, Plateau, Mono, Couffo, Zou, Collines, Borgou), soit au total 18 circonscriptions électorales sur les 24 que compte le Bénin. Ce quadrillage du territoire national lui a permis de constater que d’une manière générale, le vote s’est déroulé pendant les 09 heures que prévoit la loi. Les retards observés dans certains bureaux de vote ne sont pas de nature à entraver l’opération de vote et leur incidence n’est pas aussi de nature à entacher les résultats du scrutin.

Pour ce qui est du déroulement du vote, la mission conduite par M. N’Gouan a constaté la disponibilité des documents et du matériel électoraux dans la plus part des centres de vote. Quelques cas isolés de problèmes liés à la disposition et à l’emplacement des isoloirs qui ne garantissent pas le secret du vote ont été relevés par les observateurs du Cip-Uemoa. Ces cas, a dit M. N’Gouan sont imputables au manque de formation des agents électoraux.

La mission du Cip-Uemoa a suivi avec intérêt le dépouillement des bulletins de vote. Elle a constaté que cette phase du scrutin s’est déroulée dans la plus grande transparence en présence des représentants des partis politiques, de la société civile et de simples citoyens.

Pour M. N’Gouan et les autres membres de la mission, « la connaissance des procédures électorales par les électeurs et leur sens aigu du devoir citoyen ont beaucoup contribué à rendre le scrutin serein et exemplaire.

C’est dire clairement que le peuple béninois a joué sa partition. La balle est désormais dans le camp des structures chargées de proclamer les résultats. Le souhait des uns et des autres est que ces structures livrent des résultats qui sont conformes aux choix opérés par les populations.

Affissou Anonrin

Les grandes recommandations de la mission de l’Union Africaine

Outre le Comité interparlementaire de l’Uemoa, l’Union Africaine a aussi dépêché une mission d’observation à Cotonou dans le cadre de l’organisation du scrutin législatif qui s’est déroulé le dimanche 26 avril 2015. La mission conduite par le Professeur Dioncounda Traoré, ancien Président par intérim du Mali est composée de 35 membres originaires de 21 pays africains. Elle s’est déployée sur l’ensemble des 12 départements du Bénin.

A partir des observations qui ont été faites sur le terrain avant, pendant et après le scrutin, la mission conduite par le Professeur Dioncounda Traoré s’est réjouit de ce que la tenue effective des élections législatives du 26 avril 2015 symbolise un acquis supplémentaire dans la consolidation de la pratique démocratique au Bénin. Cette consultation électorale, pense la mission de l’Union Africaine, marque un point important du processus électoral qui va se poursuivre avec les élections locales du 31 mai 2015 et les élections présidentielles de février 2016.

L’engagement des forces sociopolitiques béninoises a, selon les conclusions de la mission de l’UA, contribué à la création des conditions de calme et de liberté nécessaires à l’expression du choix démocratique de l’électorat.

Au regard des observations effectuées par la mission, le déroulement du scrutin s’est globalement passé dans des conditions de transparence malgré le constat avéré de dysfonctionnement dans l’organisation. Les défaillances relevées par la mission et qui sont surtout liées au retard accusé par l’ouverture des bureaux de vote dans 73% des postes de vote n’ont pas entamé la fiabilité du scrutin.

Pour la mission conduite par l’ancien Président du Mali, il est à noter que la Cena qui a fait face à plusieurs défis pour sa première expérience a néanmoins démontré une certaine aptitude dans la gestion globale du processus électoral.

 Des recommandations

 Les recommandations de la mission de l’Union Africaine ont été adressées au Gouvernement, à la Commission électorale nationale autonome, à la société civile, aux partis politiques et à la communauté internationale.

Au gouvernement, il est recommandé d’attribuer à la Cena toutes les opérations relatives au processus électoral pour une administration harmonieuse et efficiente. Il lui a été aussi recommandé de veiller à la sécurisation du processus en déployant des agents de sécurité en nombre suffisant.

A la Cena, l’UA a recommandé le renforcement des capacités du personnel électoral en vue d’améliorer les prochaines échéances électorales. Ceci passe, selon la mission de l’UA par la production de différents supports de formation pour les agents électoraux et les partis politiques en vue d’une appropriation des procédures. Des mesures doivent être prises, selon la mission de l’UA par Cena pour permettre l’identification des agents des postes de vote pour une bonne fluidité des opérations. Pour la mission l’UA, il est plus que nécessaire pour la Cena d’impliquer la société civile dans les activités de sensibilisation des électeurs et d’éducation citoyenne pour une diffusion plus large des informations relatives aux opérations électorales.

A la société civile, il a été tout simplement recommandé de s’impliquer davantage dans l’observation des élections et les activités de sensibilisation et d’éducation citoyenne.

La mission de l’UA a appelé les partis politiques à respecter les résultats des urnes et privilégier le recours aux moyens légaux en cas de contentieux. Il leur a été aussi recommandé de rehausser la représentativité des femmes candidates, de renforcer les capacités de leurs militants et de leurs délégués dans les bureaux de vote, d’instaurer un cadre de dialogue et de concertation pour une résolution consensuelle des différends et enfin de veiller à l’application des dispositions de la Charte des partis politiques en mettant notamment l’accent sur un code de bonne conduite pour éviter les abus et les dérapages qui ternissent l’intégrité de la campagne électorale.

Pour finir, la communauté internationale a été appelé à appuyer le processus électoral pour la consolidation de la démocratie au Bénin.

Affissou Anonrin

Fraude électorale à Parakou : Un « Yayiste » condamné à 12 mois d’emprisonnement

avril 29, 2015

Ben Abdel Karim, Chauffeur du sieur Ibrahim Chabi Mama, Chef d’arrondissement de Parakou et suppléant sur la liste des Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) dans la 8è circonscription électorale n’est plus libre de ses mouvements. Hier mardi 28 avril 2016, soit 48 heures après le scrutin législatif du 26 avril 2015, il a été condamné par le Tribunal de première instance de Parakou à 12 mois d’emprisonnement ferme assortie d’une amende de 500.000 F Cfa après une plainte qui a été déposée contre lui par Charles Toko et l’Alliance Soleil. Selon les faits qui ont été portés à la connaissance du juge et qui ont été avérés, l’accusé a été retrouvé en possession de plusieurs cartes d’électeurs et des procurations signées par le Chef du 3è arrondissement de Parakou. Il a été appréhendé par la brigade anti-fraude mise en place par l’Alliance Soleil après avoir voté pour son propre compte et pour le compte de son jeune frère au quartier Gah. Il a été d’abord déposé à la gendarmerie avant d’échouer devant le Procureur de la République près le Tribunal de Parakou. Selon les informations qui nous sont parvenues, le scrutin législatif du 26 avril 2015 a été entaché de plusieurs irrégularités dans la 8è circonscription électorale avec des cas de bourrage d’urnes, de vote multiple, de confiscation de cartes d’électeurs pour empêcher les adversaires de voter…

Affissou Anonrin

Préparatifs des éliminatoires de la Can 2017 : Le Bénin traine encore les pattes

avril 29, 2015

Encore quelques semaines et les éliminatoires de la Can 2017 de football vont rentrer dans leurs phases actives. A ce jour, le Bénin ne fait rien pour se donner des chances de qualification.

Le Bénin veut-il vraiment prendre part aux éliminatoires de la Can 2017 de football ? Il est difficile à ce jour de répondre par l’affirmatif. Avec ce qui se passe aujourd’hui, on a du mal à se situer véritablement. Car, à moins de 45 jours de la 1ere journée, rien ne se fait pour permettre aux Ecureuils de défendre dignement les couleurs nationales du Bénin. A y voir de très près, il y a beaucoup de difficultés à braver.

En effet à ce jour, le Bénin ne dispose que d’une sélection nationale sur papier. Quand on fait la somme des joueurs, il y a matière à se frotter les mains. Sur la valeur individuelle et intrinsèque de bon nombre d’entre eux, il y a des choses intéressantes à se mettre sous les dents. Que ce soit Rudy Gestede, Emmanuel Imorou, DjimanKoukou, Michael Poté etc., ils sont titulaires et jouent régulièrement avec leurs clubs respectifs. Bien qu’il soit devenu un abonné du banc de West Brom Albion en 1èreleague anglaise, le capitaine Stéphane Sességnon, avec son expérience, demeure une pièce importante du dispositif. Sans oublier que MouriOgoumbiyi, Khaled Adénon, Frédéric Gounongbé, Jonathan Tinhan, Désiré Azankpo et autres Fabien Farnolle, se débrouillent plus moins bien. Mais, cela suffit-il pour donner au Bénin les moyens de sa qualification pour Gabon 2017 ? Assurément non !

 Sans entraineur, ni agrément…

 Un assemblage de joueurs, furent-ils Maradona, Platini, Pelé ou Messi, ne donne aucun gage pour une équipe homogène. Et le hic pour le Bénin est qu’il n’y a même pas à ce jour un sélectionneur national. Le dernier en poste, Didier Ollé-Nicolle, est « limogé » par le ministre chargé des sports qui a délibérément choisi de rapporter son arrêté de nomination. Et depuis, aucun autre technicien n’a été responsabilisé pour les besoins de la cause.

Pire encore, le Comité exécutif de la Fédération béninoise de football (Fbf) est en conflit ouvert avec IdrissouSafiouAffo, le ministre béninois des sports. Ce dernier, avec la permission du gouvernement, a également retiré l’agrément donné à la Fbf présidée par le député Augustin Ahouanvoébla. Et depuis, le football est en berne dans le pays. Dans ces conditions, il est donc difficile d’espérer une prestation convaincante de la sélection béninoise.

 Réagir promptement

 C’est vrai, il se dit de plus en plus que le ministre des sports n’a aucune envie d’engager le Bénin dans une telle compétition. Mais, il n’aurait pas l’assentiment  total des cadres de son ministère. Car, ces derniers sont les vrais bénéficiaires des expéditions des Ecureuils en compétitions internationales. Et une telle défection pourrait être un véritable manque à gagner pour eux aussi.

En tout cas, l’un dans l’autre, le Bénin est très en retard et une prompte réaction de la part des responsables du sport au Bénin est souhaitable. Autrement, les Ecureuils vont rendre une copie bien pâle avec une note financière bien salée pour le contribuable béninois.

Ce qui est évident, même en cas de retrait du Bénin des éliminatoires, une amende pécuniaire lui sera infligée de la part de la Confédération africaine de football (Caf). Car, le Bénin aurait réagi après le tirage au sort qui le classe dans une poule en compagnie de la Guinée Equatoriale, du Mali et du Soudan du Sud. Un désistement ne devrait pas être bien vu du côté de l’instance faitière du football africain.

Ludovic Bodourin

A la découverte d’une  jeune artiste béninoise pétrie de talents : Eliane Aïsso, une passionnée des arts plastiques

avril 29, 2015

Avec celle-ci, l’art plastique béninois a de beaux jours devant lui. De son vrai nom  MahoutinAblawa Eliane Aïsso, Elianos est une jeune artiste plasticienne  qui se fait identifier par sa grande capacité à réaliser des œuvres  instructives abordant tous les thèmes de société. Ses œuvres dans l’ensemble se focalisent sur le développement durable, la promotion de la culture et des valeurs africaines. A travers son travail, elle entend contribuer au développement de son pays. « Mes ambitions pour le Bénin sont nobles. Si seulement je peux bénéficier d’une attention des autorités,  des bonnes volontés  et des passionnés de l’art, je  pourrais faire parler de mon pays le Bénin partout où besoin sera, toujours par le canal de  mon savoir-faire en matière d’art plastique. », confie-t-elle. Chers lecteurs, découvrez ce talent qui se révèle comme une étoile montante des arts plastiques.

Passionnée des arts plastiques, MahoutinAblawa Eliane Aïsso est née le   18   avril   1989   à Abomey-Calavi. De corpulence moyenne et d’un teint bronzé, elle est Béninoise de nationalité.  La  passion pour le dessin,  les couleurs,  en un mot la passion pour l’art plastique est née en elle depuis son enfance. C’est d’ailleurs ce qui l’a conduite après plusieurs années d’études à son premier amour qu’est l’art plastique. A cette époque, pour  se donner de véritables bagages et bien se faire former pour bien concurrencer sur le marché international,  après ses études primaires de 1995 à 2001, elle  fait son  entrée en octobre 2002 à l’École secondaire des métiers d’art Sos Abomey-Calavi. Ici,  elle obtient le Cap en 2005. Plus tard, elle décroche  son Diplôme de Technicien en Science  et des Métiers d’Art en 2008.  Jusque-là, l’objectif de  ElianeAïsso n’est pas encore atteint. Pour elle, les diplômes secondaires seuls ne peuvent pas la vendre au plan international. Raison pour laquelle elle poursuit ses études supérieures à l’Université d’Abomey-Calavi (Uac.) au Département d’Histoire et Archéologie en 2008.  Après l’obtention de ses diplômes du premier cycle (Duel1,  Duel2), elle se spécialise en Histoire de  l’Art. Actuellement en année de maîtrise,  MahoutinAblawa Eliane Aïsso  est titulaire d’une  licence en Histoire de  l’Art. Nantie d’une expérience professionnelle remarquable, l’artiste a fait ses preuves dans plusieurs ateliers de ses aînés de l’art plastique.  Avec son parcours artistique, elle a pris part à  plusieurs rencontres  dont  la 4ème rencontre annuelle des jeunes créateurs plastiques ‹‹Prom’Art2009›› du 27 Novembre 2008 au 15 janvier 2009. Elle participe à l’atelier de formation d’art sur le thème ‹‹la migration›› organisé par l’Association Art Vagabonds RezoAfrik Bénin et fin’Art  de Christian Gbenon en collaboration avec ASA Programm (Allemagne) le 25 Septembre 2008 à Cotonou. Elle prend part également  à l’exposition d’œuvres réalisée à l’Ambassade de la République Fédérale d’Allemagne à l’occasion de la fête de l’unité Allemande le 03 Octobre 2008. Son principal objectif est d’amener les jeunes filles à se battre pour un avenir meilleur. Aussi, sensibilise-t-elle sur l’éducation, les lois et le respect des lois de la  nature. Eliane se donne pour mission d’amener les gens à un changement de comportement radical à travers la sculpture des tableaux qu’elle réalise. Ceci afin de participer à hisser le  Bénin et les pays de la sous-région au rang des pays développés.

 Des œuvres qui font réfléchir

 Bois, toile, clou, colle, peinture  à eau, fixateur,  carton,… Tels sont les matériaux qu’utilise Eliane pour la réalisation de ses œuvres.  Elle symbolise souvent les difficultés, les handicaps, et surtout la jalousie par la  couleur noire. «  Les œuvres de l’artiste Eliane font réfléchir », tel est le  témoignage que font les visiteurs des œuvres de l’artiste. Ces toiles qui séduisent sont, entre autres, « Espoir », « Djogbe », « Le  dictateur », « Le  bonheur  intérieur », « Gbesou / ewayés », « Mon monde », « L’ennemi  du  peuple ». Son œuvre intitulée « Mon monde » illustre la situation de certaines jeunes filles qui, pour s’en sortir  financièrement, se créent leur propre monde en se livrant à la prostitution par  exemple. Dans de telles situations, elles croient se cacher alors qu’elles paraissent nues devant la société. Dedans, l’artiste déplore cette situation et invite les jeunes filles à compter sur leurs propres forces et rien que sur leur travail personnel à la sueur de leur front. Pour elle, le monde de ces jeunes filles dont il est question ici est  transparent. S’agissant de l’œuvre « Le bonheur », l’artiste met en exergue comment l’homme dépend de ce qu’il pense, du principe d’attraction positive  qui l’inspire et l’attire vers le soleil dont il tire ses énergies. Ces œuvres font l’objet d’une exposition qui se tient depuis le samedi dernier à la Médiathèque de la diaspora (Place du souvenir à Cotonou).

 Victorin Fassinou

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