Décision sur l’authentification des bulletins de vote : La Céna veut changer les règles légales

mars 31, 2015

La bataille qui a lieu en ce moment entre membres de la commission électorale nationale autonome (Céna) à propos de l’authentification des bulletins de vote suscite beaucoup de remous au sein de la classe politique. Beaucoup d’acteurs fustigent le fait qu’une disposition légale inscrite dans le code électoral en ses articles 70, 71 et 81 au sujet des mesures de lutte contre les fameux bulletins pré estampillés puisse faire l’objet d’un rejet par vote à une plénière de la Céna.

Ambiance délicate à la Céna depuis quelques jours où à l’issue d’un vote de la plénière, la majorité des commissaires, par 3 voix contre deux, décident de passer outre la formalité d’authentification des bulletins de vote. Formalité organisée par les articles 70, 71 et 81 du code électoral. Le débat s’est donc ouvert aussitôt autour de la valeur juridique d’un vote à la plénière de la Céna face à une disposition du code électoral. En effet, l’article 70 de ce code électoral a expressément mentionné le cachet d’identification et d’authentification parmi le matériel de vote que la Céna est chargée de fournir à chaque centre de vote. L’article 71 détaille l’utilisation faite de ce cachet dont l’objectif principal est de poser des signes spéciaux sur les bulletins de sorte que les électeurs ne puissent pas les substituer à d’autres bulletins obtenus hors du centre de vote. Il s’agit de la lutte contre les fameux bulletins pré-estampillés qui a défrayé la chronique lors des élections de 2011. Ce sont des gestes recueillis auprès d’un électeur choisi à la volée ; ces gestes demeurent uniques pour chaque poste de vote.

L’article 81 vient préciser cette prérogative accordée à la Céna à savoir : «… La commission électorale nationale autonome (Cena) attribue en outre, à chaque poste de vote un cachet permettant l’identification et l’authentification des bulletins de vote de chaque poste de vote.».

On se demande ce qui a motivé les membres de la Céna à organiser un vote interne sur le sujet alors qu’il a été déjà tranché par la loi. Cela s’apparente à un amendement du code électoral par la Céna. Une situation qui n’a pas reçu l’assentiment de certains membres de l’institution qui ne comptent pas en rester là. La classe politique n’a pas tardé à reprendre le débat à son compte. En effet, le législateur avait ajouté l’authentification aux autres précautions antérieures telles que l’identification afin de conjurer les nombreux soupçons de manipulation de bulletin en dehors des bureaux de vote. Cela permettra de détecter dès le dépouillement les bulletins ramenés d’ailleurs et de les classer parmi les bulletins nuls. Or la Céna n’ayant pas de pouvoir législatif, on ne comprend pas qu’elle puisse décider de mettre au vote une disposition légale.

 Place au débat de droit

 Apparemment, malgré leur défaite en plénière, les adversaires de cette initiative de relecture du code électoral n’ont pas désarmé. On s’achemine donc vers un arbitrage de la Cour constitutionnelle pour départager les deux parties. Mais beaucoup de gens redoutent une lenteur dans le règlement de cette affaire ; ce qui pourrait avoir un impact négatif sur la sincérité du vote. Selon les spécialistes, il faut au moins deux à trois semaines pour lancer les commandes des cachets d’authentification auprès des prestataires pour espérer pouvoir les utiliser le jour du vote. Pour l’heure, la Céna est encore à l’étape des débats autour de la procédure. En cas de décision favorable de la cour à la majorité de la Céna, cela voudrait dire que les bulletins de vote ne seront pas authentifiés comme prévu par la loi. Dans le cas contraire, c’est une course contre la montre qui va commencer afin de tenir dans les délais de livraison de ces cachets. Il est néanmoins à craindre que cet épisode ne mette à mal la cohésion observée jusque-là au sein de l’institution.

Enfin, l’authentification ne pose pas qu’un problème de procédure. Elle pose un problème de transparence et constitue une mesure voulue par le législateur pour lutter contre la fraude.

 Pour rappel, l’identification est un numéro accessible à tous, c’est celui du poste de vote. Chaque poste de vote a un numéro d’identification que le Cos/Lepi lui a attribué. N’importe qui peut faire fabriquer des cachets d’identification et préparer la fraude électorale en cachetant par avance des bulletins.

L’authentification est un signe, un code, un numéro que seule la Commission électorale connaît, qui fait obstacle à la fraude au cachet et permet de la détecter car les fraudeurs ne connaissent pas par avance ce signe, code ou numéro ; lequel change d’un poste de vote à l’autre.

 Le silence coupable des autres partis

La situation qui prévaut en ce moment à la Cena au sujet de l’identification et de l’authentification des bulletins de vote ne semble pas intéresser les autres formations politiques engagées dans la course aux élections législatives du 26 avril 2015. Depuis cinq jours que la polémique enfle à la Cena, seuls les responsables du Parti du renouveau démocratique se sont officiellement prononcés. On en veut pour preuve le passage de Me Yves Edgar Monou dans l’émission «Grand Format» de Canal 3 diffusée le dimanche 29 mars 2015 pour fustiger la violation par les membres de la Cena des dispositions de l’article 70 du code électoral. Mais à contrario, ni la RB, ni l’Union fait la Nation, ni l’Alliance Abt, ni l’Alliance Soleil, encore moins l’Alliance And n’a encore pipé mot sur le complot que préparent certains membres de la Cena qui, le jeudi 26 mars 2015, ont par un vote illégal, décidé de passer outre la formalité d’authentification des bulletins de vote organisée par les dispositions des articles 70, 71 et 81 du code électoral. Dans l’opinion, le silence de ces acteurs politiques gène. Beaucoup de Béninois ne comprennent en effet pas pourquoi ces acteurs politiques observent-ils cette inertie face à un problème aussi crucial qu’est celui de la transparence des élections. « S’ils ne se lèvent pas pour dire non à la Cena, qu’ils ne viennent pas après nous dire qu’on leur a arraché leur victoire car ce combat contre les soupçons de fraude à la Cena ne doit pas être celui du Prd seul, mais de toute la classe politique y compris les acteurs engagés dans la veille citoyenne », avertissent déjà certaines personnes avisées. A bon entendeur, demi mot donc !

 Grégoire Amangbégnon

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Législatives du 26 avril 2015 : La liste cauris en difficulté dans la 19è circonscription

mars 31, 2015

Plus que trois semaines et les Béninois se rendront aux urnes pour élire leurs députés. La campagne a commencé avant son lancement. Presque tous les candidats y s’investissent de tout leur poids. Dans la 19è circonscription électorale, deux listes semblent retenir l’attention des populations.

Yayi au secours de Tchanou Sofiath ! C’est en tout cas ce que pensent les populations venues assister dimanche dernier à la cérémonie de pose de première pierre du parc d’attraction de Louwo (arrondissement de Dowa). Aussitôt la cérémonie terminée, les langues se sont déliées. Des commentaires qui laissent clairement transparaitre que la descente de Yayi à Porto-Novo dimanche dernier s’inscrivait dans un seul but : donner un coup de pouce aux candidats cauris dans la 19è circonscription électorale. En effet, le tableau que présente cette circonscription aujourd’hui est tel que l’honorable Tchanou Sofiath n’a aucune chance de tirer son épingle du jeu. La famille cauris aujourd’hui à Porto-Novo est fortement divisée. Ce qui sans nul doute est un mauvais signe. Il y a désormais des clans qui se neutralisent dans une «guerre» sans merci. L’élément Gaston Zossou est désormais une réalité. Il est tête de liste de l’Union fait la Nation (UN), ce qui bouleverse les données. Beaucoup ne cachent pas leur préférence à ce dernier au lieu du candidat Fcbe qu’ils ne voient véritablement pas à leurs côtés. Ils voient Gaston Zossou faire bouger les choses au parlement mieux que Tchanou Sofiath. Cela a fait que la mobilisation devient spontanée par endroits pour le candidat de l’Union fait la Nation. Yayi aurait certainement eu vent de ces réalités. Ce qui l’a conduit à poser une deuxième fois la première pierre pour la construction du parc d’attraction de Louwo. Certainement qu’il se rendra encore dans les prochaines heures dans la capitale. Pourquoi pas !

Athanase Dèwanou

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Succès des prochaines consultations électorales : Nécessité d’une responsabilité collégiale

mars 31, 2015

Les consultations électorales qui démarrent le 26 avril 2015 sont un nouveau test pour la démocratie béninoise. Et pour le réussir, chaque citoyen et acteur du processus doit se sentir responsable et jouer convenablement sa partition.

Nul ne sera de trop pour le succès des consultations électorales qui démarrent dans moins d’un mois au Bénin. Du citoyen lambda au Président de la Cour Constitutionnelle en passant par les chefs de partis politiques, les candidats, les membres de la Cena, de la Cour Constitutionnelle, de la cour Suprême et du gouvernement, personne n’est épargné. Les magistrats, les avocats, les maires et les conseillers, les préfets, les agents et responsables de la police, de la gendarmerie et de l’armée, sont concernés. Y compris les autorités religieuses, les corps constitués et les membres du corps diplomatique accrédités au Bénin. Tout le monde est concerné par ce nouveau test concurrentiel au gâchis de 2011 avec une lépi inachevée que des bailleurs de fonds ont contribué à utiliser forcément.

Aujourd’hui, la démocratie béninoise est à la croisée des chemins à la veille du renouvellement du parlement qui conduira à une alternance à la magistrature suprême en mars 2016. Dès lors, chacun doit s’accrocher à la volonté collective de réussir qui passe inévitablement par l’application correcte et intelligente des textes en vigueur. Certes, le nouveau code électoral est à son premier essai d’application. Et pour mieux l’apprécier, il faut bien l’appliquer pour que s’il y avait des blocages, que tout le monde puisse le découvrir ensemble. Il faut que l’on puisse amener le dernier des citoyens à comprendre le contenu de la loi qui le concerne afin que l’application soit facile. De plus, il faut que ceux qui ont reçu mandat de conduire le processus soient totalement loyaux vis-à-vis du peuple pour agir en toute transparence et dans l’intérêt de tous. Il y va de la préservation de la paix. Car, on peut affirmer que les élections ont été presque toujours les sources des conflits qui naissent et déchirent l’Afrique depuis des décennies. Les Béninois ont donc une fois encore l’occasion de donner le bon exemple à l’Afrique et au monde entier en contribuant chacun à organiser de bonnes élections législatives et communales en 2015 et présidentielle en 2016. Si tout se passait avec succès, le Bénin pourrait à nouveau se positionner comme un laboratoire de la démocratie en Afrique comme ce fut le cas aux lendemains de 1990 avec l’éclatant et inégalable succès de sa conférence des forces vives de la nation.

Junior Fatongninougbo

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Périple du gouvernement dans les villes et villages : Une campagne précoce qui va desservir Yayi

mars 31, 2015

Le Chef de l’Etat et certains ministres sont actuellement dans les villes et campagnes. Leur opération de charme avec des annonces de projets ça et là sont non seulement décevante, mais cela dessert la mouvance présidentielle qui est vue comme une usurpatrice des biens publics.

Cela crève l’œil. Le Chef de l’Etat fait des déclarations de campagne alors qu’il est en visite des chantiers du gouvernement. Non seulement il est sur le terrain avec les moyens de l’Etat, mais il est aussi avec des cadres que l’Etat paye. Seulement, une fois sur le terrain, son discours s’écarte toujours du projet qu’il est venu lancer ou qu’il est venu inspecter. Le Président de la République, garant du respect de la loi, semble être le premier à montrer l’exemple des violations. Il glisse toujours facilement sur des considérations politiques au point d’ennuyer si non d’irriter ses auditeurs. Le Chef de l’Etat a toujours des comptes à régler à certains. A l’entendre, il revient toujours sur des dossiers de la nation laissant croire qu’il est le seul à bien jouer sa partition. Il se fait voir comme celui qui est préoccupé par les problèmes des citoyens. Mais en même temps il veut montrer que tous les autres ne font rien. Pourtant c’est lui qui gère les biens de ce pays depuis bientôt neuf ans. Des centaines de milliards, voire des milliers de milliards qu’il a toujours gérés depuis 2006. Et pourtant le Bénin est tel qu’il est. Au point où, les populations se demandent parfois qui gène vraiment le Chef de l’Etat. Aujourd’hui, il convainc difficilement les Béninois sur les nouveaux projets qu’ils annoncent. Car, si en neuf ans il n’a pas pu leur venir au secours, ils se demandent si c’est à quelques mois de son bilan qu’il pourra satisfaire les attentes des populations. A la limite, certains sont déçus et ne manquent pas de le montrer sur les lieux de spectacles où se retrouve de plus en plus le Chef de l’Etat. Certains crient plutôt à la mauvaise utilisation des biens publics. Et cela risque de desservir ses candidats pour qui, il croit faire précocement campagne. Il en est de même avec certains des ses ministres qui, bien qu’étant candidats sur la liste des Forces cauris pour un Bénin émergent pour les législatives, sillonnent des localités sous prétexte qu’ils viennent faire le point de la disponibilité de l’eau et de l’électricité pour les citoyens. Mais au-delà du point, ils font croire que c’est avec le régime actuel que les populations ont obtenu telle ou telle chose. Une démarche de campagne assortie de l’invitation à reconnaitre celui qui leur a apporté l’eau et l’électricité, et même autre chose. Ce qui est déloyale. Cela viole la loi et montre aussi une image négative, perverse et même corrompue de ces responsables. Car, pour avoir remplis la mission pour laquelle l’Etat leur paye un salaire, ils réclament encore un soutien de la population précocement à l’ouverture de la campagne officielle.

Junior Fatongninougbo

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Législatives d’avril 2015-12è circonscription : Ernest Serge Koffi Mèdéwanou, des chances pour le parlement

mars 31, 2015

Ernest Serge Koffi Mèdéwanou est en course pour les législatives du 26 avril 2015. Il est tête de liste de l’Alliance nationale pour la démocratie et le développement (And) dans la 12è circonscription électorale. Un opérateur économique déjà très engagé auprès des populations de sa localité.

L’homme a réussi dans les affaires. Il compte faire de même en politique, voire mieux. Ernest Serge Koffi Mèdéwanou a décidé de se porter candidat aux élections législatives du 26 avril 2015. Tête de liste de l’Alliance nationale pour la démocratie et le développement (And), il sollicite le suffrage des populations de la 12è circonscription électorale composée des communes de Dogbo, Lalo et de Toviklin pour rejoindre la maison des gouverneurs à Porto-Novo. Natif de la commune de Toviklin, cet opérateur économique a réussi dans le monde des affaires. Il est propriétaire de plusieurs complexes hôteliers au Bénin, dont l’hôtel Bel Azur de Grand Popo. Des symboles de réussite. De par ses activités, Ernest Serge Koffi Mèdéwanou a créé de milliers d’emplois. Il a été toujours avec les populations et apporte son concours au développement de sa localité. De réelles chances pour lui et l’And de l’honorable Valentin Aditi Houdé pour les prochaines législatives dans la 12è. Connu pour son sens de partage, d’écoute et d’entraide, Ernest Serge Koffi Mèdéwanou n’est pas celui qu’il faut encore présenter aux populations de la 12è circonscription. Son élection comme député de la 7è législature ne peut, sans doute, qu’être un atout supplémentaire pour les populations de la 12è circonscription électorale. C’est le prototype d’homme politique qui n’a plus l’ambition d’aller s’enrichir grâce à l’argent du contribuable mais guidé par l’épanouissement des populations à travers l’exercice rigoureux de la fonction de député. Ernest Serge Koffi Mèdéwanou a pour suppléant Tohoun Sokpo Léonard. Hounou Albert et Sossoukpovi Denis sont respectivement 2è titulaire et suppléant sur la même liste. Boyi Wewedossou Martin est 3è sur cette liste. Il a pour suppléant Dansi Florent.

 Athanase Dèwanou

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Messe d’action de grâce au couple Yayi : Les femmes Fcbe exigent leur positionnement sur les listes électorales

mars 31, 2015

Une messe d’action de grâce a été organisée à l’intention du couple présidentiel Yayi le samedi 28 mars 2015 à l’église Bon Pasteur de Cotonou. Cette cérémonie demandée par Rebecca De Souza est suivie d’un rassemblement des femmes leaders Fcbe de la 16ème circonscription électorale à l’école de base de Cadjèhoun. Elle est initiée pour exprimer la déception et la doléance des femmes Fcbe pour un meilleur positionnement sur les listes électorales très prochainement.

La marginalisation galopante des femmes Fcbe a suscité en elles une détermination. Une masculinisation sans réserve des listes électorales législatives prochaines et, aussi dans tous les programmes de développement initiés par le Président Boni Yayi amène les femmes de Fcbe de la 16ème circonscription électorale à réfléchir sur l’analyse de la situation sociopolitique. Pour Rebecca De Souza, il en découle la détermination pour un meilleur positionnement sur les listes municipales et locales. Ainsi, les discours flatteurs prononcés pour l’autonomisation des femmes n’ont été qu’un marché de dupe. Déterminées, les femmes Fcbe ne souhaitent en ce mois d’honneur que les actions suivent les paroles afin qu’elles puissent normalement et à part égale participer au développement du pays. Elles aspirent fortement à une nécessité d’aboutir à l’autonomisation qui leur permettra de s’affirmer définitivement dans les secteurs de la vie active et même politique. « Elles conviennent qu’elles doivent aussi se prendre en charge en s’inscrivant dans une logique de formation rigoureuse, et de suivi de leurs activités génératrices de revenus. Car le sentiment de frustration qui les habite à des moments donnés vis-à-vis des hommes ne peut être que, du fait de ceux-ci », déclare la coordonnatrice Rebecca De Souza. Ce rassemblement d’expression de mécontentement et de prise de position des femmes Fcbe de la 16ème circonscription, convie toutes les femmes leaders des autres circonscriptions électorales du Bénin à jouer un rôle de courroie de transmission et de transition pour faire connaitre directement au président de la République leurs besoins à la base, et leur détermination à s’engager sur la voie de l’excellence dans tous les domaines. Une situation malencontreuse des femmes Fcbe, mais elles entendent toujours exprimer un soutien ferme à leur leader charismatique.

Joseph-Martin Hounkpè (Stg)

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Retrait d’agrément du gouvernement à la Fbf : Le Bénin s’expose aux sanctions de la Fifa (Jusqu’où peut aller le ministre Safiou Affo ?)

mars 31, 2015

Ce n’est plus un secret pour personne. Le gouvernement béninois a retiré son agrément à la Fédération béninoise de football (Fbf). Un acte d’ingérence qui expose le Bénin à de graves sanctions au plan international.

Le président Augustin Ahouanvoébla et les membres de la Fédération béninoise de football (Fbf) ne sont plus en odeur de sainteté avec l’Etat béninois. C’est en fait la conséquence directe du retrait d’agrément du gouvernement béninois à cette institution. L’acte a été pris vendredi dernier en Conseil des ministres présidé par le chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi. C’est donc un véritable acte de guerre du gouvernement. Seulement, il y a lieu de se demander si le ministre Idrissou Safiou Affo qui a fait cette communication en Conseil des ministres mesure véritablement les conséquences de cette décision. Ce n’est pas sûr ! Contrairement à l’un de ses prédécesseurs qui a berné tout le temps le chef de l’Etat et l’a conduit à ne pas prendre la décision qui s’imposait en son temps, l’actuel ministre des sports semble vouloir faire plaisir à son chef. Car, il lui revient d’éclairer ce dernier qui n’a pas forcément une vue aussi pointue sur les affaires sportives.

De toutes les façons, même si on ne veut pas croire aux motivations politiques qui sous-tendent cette décision, il y a tout de même quelques interrogations qui interpellent. Notamment la succession des sorties du ministre des sports et surtout la période choisie pour ses attaques et invectives envers les responsables du football béninois, à commencer par son président, l’Honorable Augustin Ahouanvoébla. Nous sommes en période électorale et le président de la Fbf est un candidat aux législatives qui dérange dans sa circonscription électorale. Ceci pourrait donc expliquer cela. Il faut reconnaitre que le football béninois ne se porte pas bien. Les querelles interminables internes et les problèmes d’égo ne sont pas de nature à rassurer. Certes ! Mais cela suffit-il pour aller à cette extrême ? N’y avait-il pas une autre façon pour tenter de régler les problèmes ?

En tout cas pour le moment, il est important de se demander jusqu’où le ministre Idrissou Safiou Affo et ses conseillers peuvent aller dans ce dossier. L’expérience a montré que les instances internationales ne se laissent pas distraire de cette façon. C’est vrai, il s’agit d’un retrait d’agrément, et non de dissolution de la fédération. Donc, la Fbf existe encore bel et bien. Et elle reste jusqu’à nouvel ordre la seule interlocutrice des instances internationales que sont la Caf et la Fifa. Elles vont certainement faire connaitre leur avis sous peu. Et en se référant au passé, il serait surprenant qu’elles applaudissent une telle décision. Même si ces institutions ne peuvent pas indiquer au Bénin la manière de gérer son football à l’interne, elles vont forcément rappeler les grands principes qui fondent leur collaboration avec les associations nationales. Pour sa part, le président de la Fbf a sorti un communiqué appelant tous les acteurs du football au calme. En attendant une réunion du Comité exécutif pour savoir la conduite à tenir.

Aux dernières nouvelles, des responsables du ministère des sports se seraient rendus au siège de la Fbf à Porto-Novo pour faire évacuer les locaux. Le Secrétaire général de la Fbf ayant exigé la présence d’un huissier de justice, ces derniers sont repartis. Mais de sources bien crédibles, la zone serait militarisée depuis quelques jours avec parfois des interrogatoires sur les passants. Ces derniers actes nous oblige à parler d’ingérence dans les affaires de la Fbf. Si cela continue, le Bénin doit s’attendre à des sanctions de la Fifa. Nous y reviendrons…

Pascal Hounkpatin

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Festival international de Cotonou : La première édition déroulée à la satisfaction de tous

mars 31, 2015

La capitale économique du Bénin, Cotonou, a accueilli le samedi 28 mars 2015 le Festival International de Cotonou. Cet événement inédit, initié par le Ministre de la Culture, de l’Alphabétisation, de l’Artisanat et du Tourisme Jean Michel Abimbola a connu un grand succès avec différentes troupes nationales et étrangères.

C’est un spectacle inédit qui a vu jour désormais au Bénin avec une variété de troupes de danses. Le Festival international de Cotonou qui est à sa première édition est placé sous le haut parrainage du Chef de l’Etat. Cette initiative a pour objectif de contribuer à la valorisation de la culture béninoise. Ainsi, c’est un événement culturel qui a fait découvrir un large pan de la culture béninoise et celles de certains pays du Conseil de l’Entente : le Togo, le Niger, le Burkina-Faso, la Côte-d’Ivoire et la Chine. Selon le Ministre Abimbola, ce n’est pas un simple festival mais un carnaval. Il promet ensuite une amélioration des prochaines éditions et elles seront étendues dans tout le pays. Quant au Directeur de la promotion artistique et culturelle, Patrick Idohou, cette première édition se rattache à l’unité nationale, sous régionale et des communautés de base. « C’est pour égayer la population et permettre aux artistes de se retrouver pour un brassage culturel », confie le Directeur Idohou. Par ailleurs, ce festival est une occasion offerte aux artistes de la sous-région de se retrouver pour partager leur expérience de créativité et d’innovation. Ouvert au public sans aucune contrainte d’accès, il est constitué de troupes endogènes comme la parade marionnette de la capitale, l’Association des femmes Mankandjou de Cotonou, les As du Bénin, les groupes Energie avec la danse du bâton, Wanilo, Blékété, Tonassé, Dinosaure avec Massègohoun, Guéli, les Elites, Ashakata de Porto-Novo, Forêt sacrée, les trois ailes, Djrokoko, Océan, Tèkè de Tchaorou, Issè-Issè de Kopargo, les fanfares Imonlè, les Supers génies de Ouidah, les lions et le Dragon de la Chine. Ces différentes troupes ont fait leur prestation devant un grand public au Stade de l’amitié avant le passage de Société masque de Gossima de Burkina-Faso, Mamaki Zango du Niger, Atchina danse avec les échasses de Togo. Il est en fin revenu au ballet national de clôturer cette cérémonie par des prestations spectaculaires.

Joseph-Martin Hounkpè (Stg)

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Formation pour l’amélioration de la pédagogie d’enseignement de la langue arabe : El Hadj Youssouf Ligaly reçoit son parchemin

mars 31, 2015

Une trentaine d’Orienteurs pédagogiques et enseignants de la langue arabe aux non-arabophones ont été outillés du lundi 23 au jeudi 26 mars 2015 dans la pédagogie d’enseignement de la langue arabe. Au nombre desquels figure El Hadj Youssouf Ligaly. Ce stage de formation organisé par l’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (Isesco) et la Fondation caritative du Qatar en coopération avec la Commission nationale béninoise pour l’Unesco (Cnbu) a été initié dans le cadre de la mise en œuvre du programme dénommé «Cotonou, capitale de la culture islamique pour 2015». Cet atelier de formation a regroupé à Cotonou durant quatre jours, une trentaine de participants venus de toutes les régions du Bénin. Plusieurs activités et modules ont meublé cette formation. Ces quatre jours de stage ont été également l’occasion de prodiguer quelques conseils à l’endroit des participants pour l’amélioration des pratiques de classe. Pour les initiateurs de ce stage, l’enseignement de la langue arable ne pourra rester en marge du développement et de la construction d’une nation prospère. Pour le représentant du Directeur général de l’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (Isesco), Addel Boraoui, cette formation est un programme éducatif en cours de mise en œuvre sur une période définie pour accompagner les structures éducatives afin de leur inculquer des valeurs pédagogiques. L’engagement de l’Isesco pour M. Boraoui est d’œuvrer pour que l’arabe soit valorisé aux côtés des autres langues nationales et internationales. Leur arrivée au Bénin se justifie par le besoin en formation des structures qui devront relever les défis attendus dans l’enseignement des langues nationales. A la fin de la formation, les stagiaires ont exprimé leur satisfaction. Une mention spéciale a été faite à l’imam … ; qui selon les formateurs a été assidu. « J’ai trop tiré de la formation et elle va améliorer la qualité de mon enseignement dans les jours à venir », a dit l’Imam à la fin des travaux.

 Victorin Fassinou

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Miss Bénin 2015 : Les ambassadrices du Borgou et de l’Alibori élues

mars 31, 2015

La soirée élective des représentantes des départements de l’Alibori et du Borgou à la grande finale du Concours national Miss Bénin 2015 s’est tenue le samedi 28 mars 2015. Au terme de la compétition déroulée à l’Institut Français de Parakou, le verdict n’a pas tardé à tomber. Mlle Corrine Sophiath Barra a été élue Miss Borgou et  Romziath Moutairou, Miss Alibori.

Celles qui vont représenter les départements du septentrion à la grande finale du concours national Miss Bénin 2015 sont désormais connues. Effet, après les départements de la Donga et l’Atacora le samedi 14 mars 2015, les départements de l’Alibori et du Borgou sont passés le samedi dernier à la désignation de leurs ambassadrices lesquelles vont les représenter à la finale de Concours national Miss Bénin 2015. Mlle Corrine Sophiath Barra Miss Borgou et Romziath Moutairou, Miss Alibori. Tel est le verdict du jury présidé par Mme Roukiyath Mama-Djimah, représentante de Mtn, à l’issue de la soirée élective régionale qui s’est déroulée le samedi dernier à Parakou. Douze jeunes filles répondant aux critères exigés par l’Association culturelle Miss Bénin, à raison de six par département, étaient inscrites sur la liste de départ. Il s’agit de Afoussato Mazu, Rachidatou Ayaka, Fadilath, Soumanou, Nonvignon Dorette Kintonou, Romziath Moutairou et Nazifatou Adegbola pour le compte du Borgou. Pour l’Alibori, il y avait : Soithe Jacqueline Wandji, Henriette Sena Hangnanmey, Corrine Sophiath Barra, Moudjanatou Saida, Oulélatou Mora, et Geneviève Laourou. Deux moments forts ont marqué cette soirée. Au cours de la première, la beauté de chacune des candidates a été appréciée à travers des parades en tenue traditionnelle, tenue de plage ou olympique et tenue de soirée. Lors de la deuxième phase, elles ont été chacune soumises à des questions liées au thème « La beauté et l’engagement social ». Le verdict du jury applaudi par le public, n’a pas tardé. Mlle Corrine Sophiath Barra a été proclamée élue Miss Borgou et  Romziath Moutairou, Miss Alibori. Comme d’habitude chez l’Association culturelle Miss Bénin, cette soirée d’élection riche en couleurs a été agrémentée par des prestations des artistes invités pour la circonstance à savoir : Yaris, Kupam et Data. Le sponsor officiel de l’édition Miss Bénin 2015, Mtn a agrémenté également la soirée en distribuant gratuitement ses étrennes à l’assistance. Rappelons que l’objectif visé par l’événement Miss Bénin est de promouvoir, de valoriser, d’exporter la culture béninoise de même que les artistes béninois et de susciter la créativité artistique en promouvant l’utilisation de l’image et de la voix de la miss Bénin et celles de ses dauphines par les institutions pour la sensibilisation des masses ainsi que par les opérateurs économiques via la promotion des produits et services béninois. La prochaine étape après celle de Parakou est Bohicon. A l’occasion, les représentantes du Zou et des Collines seront désignées.

 Résultat  de la soirée

Borgou

02ème dauphine : WANDJI Soithe Jacqueline

01ère dauphine : HANGNANMEY Henriette Sena

Miss Borgou : BARRA Corrine Sophiath

Alibori

02ème dauphine : AYAKA Rachidatou

01ère dauphine : MAZU Afoussatou

Miss Alibori : MOUTAIROU Romziath

Victorin Fassinou

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