Législatives d’avril 2015 : Yayi tient à l’échec de Houdé (Une stratégie pour empêcher son élection)

février 28, 2015

L’échec de l’honorable Valentin AditiHoudé aux prochaines élections législatives préoccupe au plus haut niveau. Pour cela, Boni Yayi multiplie les manouvres.

De sources bien crédibles, Boni Yayi est prêt à mettre tout ce qu’il faut dans la balance pour empêcher Valentin AditiHoudé d’être réélu dans la 6è circonscription électorale aux prochaines législatives. Les populations de la 6è circonscription, notamment celles de Zè, ne doivent pas être surprises qu’on leur promette, les jours à venir, ciel et terre. Yayi pourrait décider, d’ici à là, de poser la première pierre de la route Zè plaque-Zè centre ville et même de promettre finir le bitumage avant la tenue des législatives en avril prochain. On pourrait même leur promettre un aéroport dans les heures à venir. Dans tous les cas, toutes les ficelles sont en train d’être tirées pour gagner la sympathie des populations aux fins de sceller le sort de Houdé. La preuve, une certaine institution bancaire de la plage est déjà sollicitée pour, dit-on, mobiliser le financement de la construction de ladite route. Tout était d’abord mis en jeu pour empêcher la naissance de l’Alliance nationale de la démocratie et le développement (And). Mais malgré toutes les pressions, elle a vu le jour. Des marches ont été ensuite organisées contre l’And dont le président est Houdé. Cela n’a pas suffit pour ébranler l’homme qui, dans la classe politique nationale, reste l’un des rares à ne pas tomber dans les bras de Yayi. On se souvient qu’il a refusé un poste ministériel. Chose rarissime au Bénin. Aujourd’hui, Houdé conduit l’And qui gagne du terrain et fait peur. En 2007 et 2011, à la veille des élections législatives, c’était la même pression, les mêmes promesses aux populations, juste pour empêcher l’élection de Houdé. Microcrédits aux femmes, inauguration par-ci, par-là. Mais toutes les fois, il s’est fait élire député. Depuis une vingtaine d’années, l’homme maitrise Zè et sa circonscription électorale. Yayi n’a jamais réussi à dompter Houdé. Une situation très préoccupante pour le Chef de l’Etat qui a décidé, une nouvelle fois, d’en finir avec lui. Mais c’est sans compter avec les populations de la 6è circonscription électorale en générale et de Zè en particulier qui supportent malgré tout Valentin AditiHoudé depuis des décennies. Aujourd’hui, l’échec de Houdé vaut plus que l’or dans cette circonscription électorale. Au moins, les populations auront quelques réalisations, si elles étaient sincères. Mais pas sûr qu’elles abandonnent leur leader, Houdé.

 Grégoire Amangbégnon

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Fête nationale du Koweit au Bénin : Du Maracana au menu des manifestations (Le tirage au sort déjà effectué)

février 28, 2015

Le Hall des arts, loisirs et sports (Hals) de Cotonou va bientôt accueillir un grand tournoi de maracana. Ce sera à l’occasion des manifestions de la fête nationale de l’Emirat du Koweït.

L’édition 2015 de la fête nationale de l’Emirat du Koweït ne passera pas inaperçue au Bénin. A l’occasion, un grand tournoi de Maracana va être organisé au Hall des arts, loisirs et sports de Cotonou. Précédemment annoncé pour le week-end prochain, cette compétition est reportée pour indisponibilité de l’aire de jeu. Si tout va bien, elle devrait se dérouler les 14 et 15 mars 2015 sur les mêmes installations du Hals. C’est une initiative de l’ambassade du Koweït au Bénin, avec la collaboration technique et organisationnelle de la Fédération béninoise de Maracana (Fébéma) présidée par M. Philippe Totondé.

Au total, huit équipes chez les seniors (35 à 44 ans) et deux chez les vétérans (45 ans et plus) sont retenus pour prendre part au tournoi. En présence des responsables de clubs concernés et présents, le tirage au sort a eu lieu mercredi dernier au siège de la Fébéma sous la direction de M. Sylvain Totin, organisateur au sein de l’institution fédérale. Ainsi, les différents protagonistes savent ce qui les attend désormais.

Si les vétérans s’affrontent directement en une finale unique, les seniors joueront en deux poules de quatre équipes. Selon la formule retenue, les deux meilleures de chaque poule se qualifient pour les demi-finales. Les vainqueurs des demi-finales se retrouvent pour la grande finale. Selon Mathias Combou, Secrétaire général de la Fébéma, des prix très intéressants sont réservés aux meilleures équipes. Même les spectateurs qui effectueront le déplacement pourront participer aux jeux-tombolas dotés également d’importants lots (téléphones portables, moto dame, écrans plasma, T-shirts etc.).

Sauf changement de dernier moment, rendez-vous est donc pris pour les 14 et 15 mars 2015 au Hall des arts, loisirs et sports de Cotonou.

 Les différents groupes

Seniors

Poule A : Abam de Cotonou, Amitié de Godomey, AAFAC d’Abomey-Calavi et Elite de Bohicon

Poule B : AS Sacr de Cotonou, Copa Cabana de Fidjrossè, Prestige Abomey et Pobè MC

Vétérans

Godomey MC et Rafales MC de Hêvié

Pascal Hounkpatin

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Coupes d’Afrique des clubs de football : Les représentants Bénin face à leur destin

février 28, 2015

Les clubs africains de football abordent ce week-end la phase retour des préliminaires. Si plusieurs clubs ont bien négocié leur sorties en manches aller, d’autres ont sérieusement compromis leur chance de qualification. Les représentants béninois ont connu des fortunes diverses.

En Ligue des champions, les Buffles de Parakou ont très peu de chance de passer cette phase préliminaire. Car au match aller à Aba au Nigéria, ils se sont lourdement inclinés devant Enyimba sur le score sans appel de 3 buts à 0. Dimanche prochain au stade de l’Amitié de Cotonou, l’entraineur Ulrich Alohoutadé a l’obligation de trouver avec ses poulains les moyens de marquer quatre buts sans en encaisser un seul. Ou tout au moins gagner par trois buts à zéro et espérer se qualifier à l’épreuve des tirs au but. Vu les conditions de préparation des Buffles, c’est une mission quasi impossible. Surtout que l’adversaire en face n’est pas né de la dernière pluie. Enyimba peut se targuer de trois titres continentaux, dont deux en Ligue des champions. Autant demander aux Parakois de tout faire pour sauver l’honneur à Cotonou. A moins qu’ils nous fassent la surprise de la qualification !!!

A contrario, As Police qui représente le Bénin en coupe de la Confédération a encore son destin en main. Battus à Accra par Heath of Oak (1-0), les poulains de l’entraineur Stanislas Akélé peuvent renverser la vapeur à Cotonou. Depuis leur retour au bercail, ils se sont remis au travail. Et selon le technicien, le travail devant les buts a occupé une place importante. C’est vrai, le club ghanéen n’est pas un petit morceau. Mais, avec un peu plus de sérieux, de vigilance et d’envie, les protégés de Philippe Houndégnon, directeur général de la Police nationale, peuvent faire un résultat. Ce sera ce samedi sur les mêmes installations du stade de l’Amitié de Cotonou.

Donc le public est massivement invité pour soutenir nos deux représentants en coupe d’Afrique des clubs de football.

Pascal Hounkpatin

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Opinion de Célestine Zanou : Débat national sur le système partisan au Bénin : Examen pour une décision conséquente et responsable

février 28, 2015

Il n y a pas de plaisir à parler de ce qui ne va pas, ni de gloire à faire un procès. Il y a une attitude responsable qui consiste à se regarder en face, surtout si on est plusieurs voire une classe politique, pour transcender les malentendus et aller de l’avant. «Aller de l’avant», c’est précisément la motivation qui sous-tend le présent exercice : nous pencher à notre tour et une fois de plus sur le destin politique du peuple béninois au travers de l’action partisane, telle qu’elle est menée depuis la Conférence Nationale, sous le couvert du Renouveau Démocratique.

Dans le contexte particulier du système partisan au Bénin depuis la Conférence Nationale, c’est naturellement que j’ai été amenée à articuler le questionnement que voici : (1) Qu’est-ce qu’un parti politique dans un contexte de multipartisme intégral ? (2) La relation d’intérêt que semblent entretenir chez nous les partis politiques et le pouvoir d’Etat est-elle digne d’une relation de mariage, de concubinage ou – pardonnez ma trop grande audace – de prostitution ? (3) Quelle attente politique responsable peut-il en résulter en termes de projection d’un creuset cohérent pouvant tenir lieu d’un vrai renouveau partisan dans lequel se reconnaîtraient une majorité de compatriotes sans que leur liberté de pensée et d’action soit prise en otage ?

PREMIERE QUESTION

QU’EST-CE QU’UN PARTI POLITIQUE DANS UN CONTEXTE DE MULTIPARTISME INTEGRAL ?

Je me passerai volontiers de définitions tous-azimuts ; il y a certaines cependant qui sont sinon nécessaires du moins utiles, surtout lorsqu’on veut éviter des malentendus. C’est le cas en effet des mots «parti» et «intégral» que nous allons aborder ici et dont il faut saisir les contours et la signification. Pour les marxistes, par exemple, on ne peut séparer les partis politiques des classes sociales. Aussi doit-on, dans la lutte pour le pouvoir, s’attendre à deux grands ensembles partisans, puisqu’il n’y a que deux classes sociales : la classe bourgeoise, riche et exploiteuse d’une part, et la classe ouvrière, pauvre et exploitée d’autre part. Vue simpliste de la dynamique sociale, dirait-on ; mais avouons qu’une telle cartographie a le mérite d’identifier directement l’enjeu des luttes pour le pouvoir et les défis qu’elles impliquent. Autrement dit, il y a ce qu’on peut appeler un ensemble libéral capitaliste partisan, et un ensemble social prolétarien partisan. A ce titre, on peut assimiler un parti à un groupement politique d’individus d’origines, d’horizons, de confessions, de sexes, de conditions divers, mais ayant ou défendant les mêmes intérêts de classe, et concourant à l’exercice du pouvoir d’Etat par voie électorale ou insurrectionnelle.

Mais aussitôt qu’on sort de ce schéma purement marxiste caractérisé par un monolithisme de l’espace politique et partisan, et que l’on entre dans un schéma d’ouverture ou de large ouverture partisane, ce que, faute de mieux, on nomme «démocratie libérale» ou «démocratie occidentale moderne», s’ouvre alors pour la notion de parti une perspective assez nouvelle. En somme, c’est le retour à l’essence pluraliste de la notion de parti. Ce que souligne d’ailleurs Maurice DUVERGER dans son Introduction à la politique en ces termes [Je cite] : « Organisation du combat politique, les partis doivent être plusieurs, par définition même : pour qu’il y ait bataille, il faut au moins deux adversaires. » D’où cette définitionde BURDEAU : « Tout groupement d’individus qui proposent les mêmes vues politiques, s’efforcent de les faire prévaloir à la fois en y ralliant le plus grand nombre de citoyens et en cherchant à conquérir le pouvoir ou du moins à influencer ses décisions. » [Fin de citation] C’est d’ailleurs ce qui donne forme et sens à la question du statut de l’opposition dans ces régimes.

Comme vous le savez, de 1960 à 1989, le Bénin a fait, pour ainsi dire, l’expérience de ces deux grandes conceptions de la dynamique partisane qu’il n’a pas toujours su, reconnaissons-le, appliquer intelligemment ni adapter à son histoire et à sa géographie. En effet, si une certaine démocratie, disons «naissante», a été en vigueur dans l’ex-Dahomey avec des regroupements politiques plus ou moins calqués sur les régions, tels que le RDD de Hubert Koutoucou MAGA, le PRD de Sourou Migan APITHY et l’UDD de Justin Tomètin AHOMADEGBE, etc., le système dit de démocratie populaire marqué par le parti-Etat a eu également voix au chapitre à travers le PRPB. On peut donc dire, sans provoquer un esclandre, que c’est parce que ces différentes expériences partisanes n’ont pas porté les fruits attendus, que la nécessité d’une nouvelle ère partisane a été recommandée et même choisie à la Conférence Nationale. «Nouvelle ère partisane», dis-je, par cela même que ce choix se voulait une rupture vis-à-vis du système révolutionnaire de parti unique, en même temps qu’une réforme profonde de ce qui s’est passé avant le 26 octobre 1972. Si donc on peut parler de «renouveau partisan» depuis cette date, c’est d’abord sous cette double exigence du Renouveau Démocratique, qu’il faut avoir à l’esprit et examiner. Et précisément à cette tâche, on rencontrera inévitablement une difficulté sémantique majeure liée au qualificatif «intégral», en l’occurrence dans l’expression «multipartisme intégral».

Essayons de surmonter cette difficulté.

Jusqu’en 1997 – je fais foi au Ministère de l’Intérieur et au Pr Abraham ZINZINDOHOUE qui a cité les Archives dans ses Réflexions sur le multipartisme au Bénin… – notre pays comptait 92 partis pour moins de 6 millions d’habitants, soit en moyenne un parti politique pour 50.000 habitants. Ce qui est vrai à cette époque-là, mais seulement pour le motif invoqué, à savoir ce que par le Pr ZINZINZDOHOUE appelle, non sans raison, le multipartisme « surabondant ». Or, abordant le caractère intégral de ce multipartisme, il écrit [Je cite] : « Il est intégral parce qu’il n’est pas formellement limité. Ni la constitution ni la loi portant charte des partis politiques, ni les lois postérieures n’ont […] limité le nombre de partis politiques. » [Fin de citation] Une telle analyse, il est vrai, passe pour une évidence, car elle soutient non seulement qu’il y a une faute et un dévoiement par rapport au système partisan, mais que cette faute et ce dévoiement proviennent du législateur.

Or, que signifie le mot «intégral» pris comme concept politique, mais d’abord comme concept tout court ? Ayant interrogé quelque ouvrage et quelque professeur de mathématiques, j’ai cru comprendre que dans le calcul des fonctions, le concept intégral signifie le nombre limite d’une somme de termes extrêmement petits d’une fonction. «Nombre limite», dit-on ? Il y a donc là une limitation. Quel enseignement se dégage de cette définition? C’est que l’intégralité d’une chose n’est jamais synonyme d’illimité, elle est toujours fermée sur un terme de choix, sur un principe directeur.

Ramené sur le terrain purement politique et partisan cela veut dire que tout parti politique est fondé sur une doctrine politique ou idéologie politique. Et c’est ici que surgit la question  essentielle dans notre propos : combien d’idéologies politiques y a-t-il ou peut-il y avoir dans un système partisan ? Grosso modo sept (7), un peu comme les principales phases lunaires. Et là, en dépit des apparences et des préjugés, il ne s’agit pas d’une position extravertie ou de division Nord/Sud. C’est un mouvement intellectuel, qu’une idéologie, une façon de se déterminer par rapport à un objectif national, sur un échiquier ou ligne de positionnement qui permet d’atteindre cet objectif national. De telle sorte que si cette ligne était tracée, il n’en résulte que 7 positionnements répartis en deux groupes que sont :

-Groupe a : Les positionnements loin du Centre  ou forces centrifuges : ils sont au nombre de 4, à savoir les positionnements très loin du Centre (extrême Droite/extrême Gauche) et les positionnements assez loin du centre (Droite modérée/Gauche modérée)

-Groupe b : Les positionnements au Centre ou forces centripètes : ils sont au nombre de 3, à savoir le positionnement au Centre-gauche, le positionnement au Cendre-droit et le Centre proprement dit

Mais tous ces positionnements se font par rapport à quoi ? Par rapport au Centre qui lui-même est un positionnement. Ainsi, en France, on peut dire que le premier positionnement autour de la Révolution de 1789 s’est fait par rapport au Roi : Bleu (Droite), Blanc (Centre), Rouge (Gauche). Aujourd’hui, la France en est à sa 5ème République, donc formellement à sa cinquième recomposition idéologique, celle-ci s’étant opérée autour des idéaux consécutifs à l’Occupation nazie et à la Libération sous l’instigation du général de GAULLE. Ce qui signifie, pour le Bénin, à partir de 1990, que le positionnement aurait dû se faire, non par rapport aux individus et à leurs intérêts, mais par rapport à l’Etat marxiste-léniniste défunt ou, tout au moins, par rapport aux idéaux qui découlaient de son refus. Ce qui malheureusement n’a pas été le cas, pour ce que je sais. Oh, bien sûr, on nous dira : « Mais où est la couleur nationale ? Où est notre syncrétisme religieux ? Où sont les traditions ? Où est le Nord ? le Sud ? l’Est ? l’Ouest ? Etc. Mais tout le monde sait que ce sont là des questions non-lieu, puisque le vaudou comme tout le reste n’est pas idéologie politique, mais l’expression culturelle du génie et de l’esprit béninois. Or même, si couleurs nationales il devrait y avoir, cela ne pourrait concerner que la fidélité à nos fondements politiques plutôt que l’alignement sur un modèle idéologique. A la limite, on pourrait ajouter aux idéologies classiques de nouvelles idéologies politiques, au fur et à mesure des conjonctures historiques et politiques, telles que l’écologie, en Europe, ou le sens des valeurs au Bénin à la faveur de l’initiative «Dynamique du Changement pour un Bénin Debout» (DCBD). C’est le lieu d’honorer la mémoire de feu Cardinal Bernardin GANTIN qui a fait du sens des valeurs l’ultime combat de sa vie de citoyen. Dans un cas comme dans l’autre (Ecologie / Sens des valeurs), nous savons que c’est là bien plus qu’une façon de faire la politique. Car quel acteur politique digne du nom peut vouloir la destruction de la nature ou se mettre en marge des valeurs de vie ?

Au total, je voudrais retenir et je soutiens que le principe directeur du concept «intégral» dans le groupe de mots «multipartisme intégral» n’est pas géographique, encore moins numérique ou régional, tribal ou ethnique ; il n’est pas un état d’âme : ni caprice ni fantaisie, ni extravagance ni impulsion, ni lubie ni acrimonie, ni aigreur ni amertume, ni irritation ni rancœur ou rancune. Dans toutes les démocraties qui se respectent, le système multipartiste est toujours intégral. La particularité au Bénin est sans doute que cela est légalement stipulé, en considération des égarements du passé révolutionnaire. Le principe directeur est éminemment idéologique, exclusivement idéologique. Si la question idéologique n’est pas posée et réglée à la création des partis, la faute n’incombe pas au législateur, mais d’abord et surtout aux politiciens et accessoirement aux organes institutionnels chargés de valider les demandes d’autorisation.

Pour clôturer la première question de cette tribune, il est aisé d’affirmer qu’un parti est tout regroupement d’individus qui proposent les mêmes vues politiques sur une base idéologique confirmée et différente de celle d’un groupement de même type exerçant sur le même échiquier et s’efforçant de les faire valoir à la fois en y ralliant le plus grand nombre de citoyens et en cherchant à conquérir le pouvoir ou tout au moins à influencer ses décisions. Troisième définition donc, comme vous le voyez, mais qui reconduit la deuxième, celle de BURDEAU, en y intégrant deux éléments de taille, à savoir : premièrement, la nécessité d’une base idéologique confirmée et, deuxièmement, la nécessité pour cette base idéologique de n’avoir pas de doublon ou de copies conformes sur l’échiquier politique national considéré. On ne saurait avoir deux partis d’obédience socialiste, libérale ou communiste sur le même échiquier dans le même pays.

DEUXIEME QUESTION

LA RELATION D’INTERET ENTRE LES PARTIS POLITIQUES ET LE POUVOIR D’ETAT SOUS LE RENOUVEAU DEMOCRATIQUE EST-ELLE UNE RELATION DE MARIAGE, DE CONCUBINAGE OU DE PROSTITUTION ?

D’entrée de jeu, disons que notre intention n’est pas de dresser un tribunal. Encore une fois, il ne s’agit pas d’un procès. Il est plutôt question d’une situation de pourrissement qui a duré déjà un certain temps, et qu’il faut avoir le courage d’examiner, de regarder en face de façon objective. Ainsi, pour ma part, le service d’Etat n’est pas une affaire de mariage, ou une quelconque relation de couple formel ou informel. Les rapports entre le chef de l’Etat et les différentes composantes de la Nation ne sont pas ceux que le père entretient d’habitude avec sa femme ou ses femmes, encore moins avec ses enfants. Les citoyens ne sont pas les enfants du président, ils sont des compatriotes qui expriment des attentes qu’il doit satisfaire. De ce point de vue, les termes mariage, concubinage et prostitution ne seraient pas appropriés, parlant de la relation d’intérêt entre les partis politiques et le pouvoir central. Il s’agit d’une communauté de devoirs citoyens dans un partage bien compris des rôles. Mais malheureusement, ce n’est pas ce qu’on remarque sous le Renouveau Démocratique au Bénin.

Depuis la Conférence Nationale, en effet, l’Etat béninois s’est illustré, et de façon ostentatoire depuis 2006, dans un complexe de pulsion-répulsion vis-à-vis des partis politiques les plus en vue sur l’échiquier politique. Pulsion excessive vis-à-vis des groupements politiques dits de la Mouvance présidentielle, répulsion excessive et outrée vis-à-vis des groupements de l’Opposition ou considérés comme tels. Ce qui amène à se demander si les premiers ne donnent pas aveuglement ou sans discernement au chef de l’Etat ce que les seconds lui refusent aveuglement ou sans discernement. Histoire de couple, n’est-ce pas : quand tout va, on tait tous les impairs du conjoint ou de la conjointe, le secret est gardé ; quand rien ne va, on vend à la criée tous les impairs du conjoint ou de la conjointe, le secret est dehors. Ce qui donne à notre pays l’image d’une personne en contradiction permanente avec elle-même : tout va très bien et en même temps tout va très mal. Histoire de couple, parce que celui qui tient les rênes du pouvoir central peut répudier des groupements politiques ou, inversement, être abandonné et trahi, et tout cela directement ou indirectement par le biais du phénomène de transhumance dont notre classe politique est coutumière. Suivez mon regard ! Autant de choses donc qui se passent en toute impunité, sans qu’aucune autre institution, aucun recours de l’Etat ou de la société civile, ne réagisse.

Ainsi, sans inclure les grands regroupements ou alliances de groupements de l’Opposition aux contours flous et au contenu souvent hétéroclite et qui se prêtent mal à une classification plus ou moins nette – et seulement pour cette raison –, je pourrais dire qu’il y a au Bénin au moins trois catégories de groupements politiques que l’on pourrait décliner comme suit :

- les groupements politiques en mariage avec le pouvoir d’Etat ;

- les groupements politiques en concubinage avec le pouvoir d’Etat ;

- les groupements qui font l’option de se prostituer avec le pouvoir d’Etat.

Les premiers sont ceux qui s’arrangent pour être toujours dans les bonnes grâces du régime en place, y compris s’il faut vendre leur âme ou leur identité : ce sont des girouettes. Ils s’orientent selon la direction du vent. Quand le régime en place dit qu’il faut aller à gauche, volontiers ils vont à gauche, à droite, ils vont à droite, devant, ils vont devant, derrière ils vont derrière ; ils n’ont pas de volonté pour eux-mêmes, pas de boussole idéologique, l’essentiel est qu’ils soient avec le chef. A ceux-là, osons dire : l’Etat n’est pas un ménage où les moyens qui sont dépensés ou investis appartiennent à un «papa» tout puissant auquel il faut obéir aveuglément, même quand celui-ci est en erreur. Les moyens aux mains du chef de l’Etat sont les moyens des citoyens, de tout le peuple, dont il exerce ponctuellement la souveraineté.

Vient ensuite la deuxième catégorie, à savoir les groupements politiques en concubinage avec le chef d’Etat, principal détenteur du pouvoir d’Etat. Ceux-ci ont toutes les apparences d’une mariée mais n’ont rien du statut d’une mariée, car leur union avec le chef de l’Etat ne bénéficie d’aucun témoin légal, du genre UBF, FCBE, etc. Union libre donc, et union informelle. Ce qui leur permet, ainsi qu’à leur partenaire informel, chacun de son côté, de se livrer à d’autres jeux qui ne se peuvent être tolérés dans un couple régulièrement constitué. «D’autres jeux», dis-je : ainsi par exemple, quand on fait une certaine requête (nominations, faveurs diverses) en direction du chef de l’Etat et que ce dernier refuse ou se fait attendre, on le lui rappelle en flirtant avec les groupements qui sont en opposition avec lui. On lui fait peur, on devient maître-chanteur, prêt à cracher dans la soupe après qu’on l’a mangée et qu’on a même participé à sa préparation. Et en vérité le chef de l’Etat n’a que deux solutions : céder au chantage ou résister. S’il cède, un calme provisoire revient ; s’il résiste, on peut continuer de le bouder ouvertement, mais sans prendre le risque de rompre les amarres jusqu’à ce qu’on trouve en cachette un autre concubin, si on n’a pas réussi entre-temps à faire partir une de ses mariées, juste pour augmenter le trouble chez le chef. En somme, une instabilité permanente et généralisée. Ce qui rend les accords si incertains, les décisions si peu fermes au sommet de l’Etat. A ceux-ci, osons dire : l’Etat n’est pas un espace de chantages, de marchandages de bas-étage. Il faut s’attacher dans la vérité et le devoir, ou partir, au lieu d’avoir un pied dedans, un pied dehors.

Enfin, vient la troisième catégorie de groupements politiques en situation de prostitution délibérée avec le régime en place. Qui sont-ils ? Que font-ils, et à quoi les reconnaît-on ? Ils sont des prostitués, ils vendent leurs services à tout le monde, surtout aux plus offrants, et le plus offrant, c’est le régime en place. Si ce dernier ne va pas les chercher, c’est eux qui vont à sa rencontre, en se mettant notamment sur son chemin, en le charmant, en le provoquant. Là-dedans, il n’est ni amour ni estime ni considération ni respect ; il y a seulement déviance, dépravation, perversion politiques, rarement contrainte. Et puisqu’ils sont obligés de faire la criée tous les jours, ils sont éhontés et sans vergogne. On les accepte pour les sales besognes, par exemple l’insulte grossière à des adversaires auxquels on ne peut s’attaquer soi-même, ou pire une révision opportuniste et personnalisée de la Constitution, quand tous les autres y renoncent. Vous les identifiez, ils ne s’en cachent pas. Vous les dénoncez, ils ne s’en émeuvent guère. Ils sont pervertis, comme perdus pour la République. Ainsi, point de conseil à leur endroit. Seul Dieu peut les changer… un jour.

Ainsi, l’échiquier politique béninois est aujourd’hui constitué grosso modo de ces trois types de regroupements évoluant ou exerçant leur liberté d’action et concevant l’action politique comme une expérience personnelle, une décision personnelle, une vision personnelle, une ambition personnelle, un accomplissement personnel, c’est-à-dire pour eux et pour leurs proches parents et amis. Or, ainsi que nous l’avons reconnu au départ, excepté la métaphore qui nous transporte – l’étymologie en fait foi –, les affaires de l’Etat ne sont pas des affaires de couple ni des affaires de famille, encore moins des affaires d’amis ou de copains. Elles supposentune communauté de destin, c’est-à-dire de devoirs dans laquelle sont engagés pour la vie tous les citoyens, directement ou indirectement, en vertu de leurs droits prescriptibles et imprescriptibles, pour faire de la collectivité nationale un havre de paix, de stabilité et de bonheur pour chacun et pour tous. Et c’est parce qu’il n’en est pas encore ainsi qu’il urge d’agir.

TROISIEME QUESTION

QUELLE ATTENTE POLITIQUE RESPONSABLE FORMULER EN VUE D’UN VRAI RENOUVEAU PARTISAN AU BENIN ?

Devant le spectacle désolant que présente l’échiquier politique national à de rares exceptions près, et face à un univers partisan aussi éclaté et débridé, toute décision responsable doit être consécutive à une démarche re-qualifiante de la situation. On ne décide que lorsqu’on voit clair, quand les perspectives sont connues ou redéfinies. Dans notre cas, celui du Renouveau Démocratique, requalifier l’échiquier politique national et l’univers partisan, c’est redéfinir les perspectives, c’est-à-dire poser de nouvelles balises, de nouveaux repères, de nouvelles bornes. Et, pour rester conforme à la trajectoire de cette analyse, ces balises, ces repères et ces bornes sont d’abord d’ordre idéologique. D’où la question préjudicielle : Dans l’esprit de la Conférence Nationale, quel format idéologique de l’échiquier politique au Bénin aurait pu inspirer la création des partis politiques ?

Si nous sommes d’accord pour dire que la Conférence Nationale de février 1990 est le moyen politique par lequel le Bénin s’est tout entier levé, à travers ses forces vives, pour mettre définitivement fin à l’Etat-PRPB, nous devons aussi reconnaître – et ce n’est qu’une conséquence – que le principe de la reconstitution ou de la recomposition de l’échiquier politique devrait se ramener à l’alternative ci-après : être POUR ou CONTRE le système marxiste-léniniste incarné 17 ans durant par le général Mathieu KEREKOU. D’ailleurs, les travaux en commissions et les débats en plénière ont bien montré une telle alternative, même si nombreux furent les conférenciers «antirévolutionnaires» qui en voulaient d’une Conférence monocolore. Le terme de «consensus» finalement retenu indique bien que le débat idéologique n’a pas eu lieu, ce qui explique que l’alternative se soit muée en clivage. Ce fut le moindre mal pour les tenants du régime révolutionnaire. Or, dans tout processus d’alternance politique, il faut nécessairement une équipe sortante et une équipe entrante. Et Dieu sait qu’il y a un avantage à être l’équipe sortante : c’est en effet l’heure du bilan, le temps de la réflexion et du recul pour mieux sauter. Se soustraire à cette étape importante en politique, c’est faire sciemment le refus du débat idéologique pour se complaire dans la jouissance brute et non-réfléchie du pouvoir. C’est la logique du triste slogan « Après nous c’est nous ! ». Et c’est bien ce qui pose le problème des transitions politiques en Afrique, compromet l’émancipation idéologique de nos pays et du continent et, par ricochet, la tâche du développement. Bref, le principe étant celui que nous venons d’énoncer, il constitue le sens de gravité autour duquel aurait dû se constituer la nouvelle classe politique et le nouvel échiquier partisan. Conformément aux sept grands systèmes idéologiques regroupés en deux grandes formes de positionnements (fp) a et b, le schéma aurait donc pu être le suivant :

-Fp (a) : Elles regroupent les positionnements loin du centre, à savoir les positionnements très loin du Centre (Gauche radicale et Droite radicale), et les positionnements assez loin du centre (Gauche modérée et Droite modérée). Ce qui donne le total des quatre positionnements loin du Centre, c’est-à-dire du marxisme-léninisme incarné par le général KEREKOU ;

-Fp (b) : Elles regroupent les positionnements dans le Centre, à savoir le positionnement Centre-gauche (centre radical), le positionnement Centre-droit (centre modéré) et le Centre proprement dit incarné par l’idéologie objet du divorce, en l’occurrence le marxisme-léninisme style PRPB, principe de la ligne de positionnement sur l’échiquier politique béninois.

Sans doute, il existe plusieurs autres théories sur ce que doit être le maillage intelligent et responsable du paysage politique et partisan, et qui soit conforme à l’esprit de la Conférence Nationale. Or, nous avons attendu vingt-cinq ans sans que personne au sein de la classe politique et partisane n’ait pris vraiment la peine de montrer la voie, à part quelques bonnes volontés ou professions de foi vite rattrapées par la routine.

Il faut agir maintenant.

La Charte des Partis en vigueur est cousue de flous artistiques qui ne règlent guère la question, d’où mon idée du DIALOGUE NATIONAL pour jeter les bases d’une fondation solide pour notre démocratie. L’assainissement de l’échiquier politique au Bénin est à ce prix et les fuites en avant ne font que retarder le débat et agrandir le fossé de la discorde entre les fils et filles du Bénin. Or me voici à la fin de mon questionnement sur ce monde encore incertain – mais promis à un bel avenir – du système partisan au Bénin. J’espère qu’on le prendra pour ce qu’il est : une contribution, ma petite part de réflexion dans une réflexion autrement plus vaste.

Je vous remercie.

Célestine Zanou Présidente de la DCBD

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Atlantique : A Abomey-Calavi, l’insécurité a repris (Des forces de l’ordre invitées à redoubler d’ardeur)

février 28, 2015

Après quelques temps d’accalmie, l’insécurité a repris dans la vile d’Abomey-Calavi. Il ne passe de nuit désormais sans cambriolage ou braquage à Abomey-Calavi depuis plus de deux semaines. Du dimanche 22 février à hier jeudi 26 février 2015 seulement, le bilan est lourd dans l’arrondissement d’Abomey-Calavi. « Un braquage meurtrier et des cas de cambriolages dans plusieurs quartiers notamment Agori et Zopa ». Voilà la courbe de l’insécurité à Calavi en moins d’une semaine seulement. Cette triste situation que connaissent les habitants de cette ville s’aggrave de plus en plus, a témoigné T. Donou. Le cas le plus touchant est la découverte macabre au petit matin du lundi dernier. En effet, un corps d’un jeune garçon vendeur a été retrouvé sans vie. D’après le recoupement, ce jeune qui vendait de l’essence frelatée a reçu vers 4h du matin la visite de vils individus. Ces délinquants ont abattu ce jeune et lui ont arraché le petit sac qui connait d’importantes sommes. Pour les habitants, cette situation interpelle les forces de sécurité publiques en exercice dans la localité.

Victorin Fassinou

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Protection des enfants en situation difficile de mobilité : L’accompagnement du ministre de l’intérieur sollicité

février 28, 2015

L’accompagnement du ministre de l’intérieur de la sécurité publique et des cultes est désormais sollicité sur la protection des enfants en situation de mobilité. Ce plaidoyer a été fait lors d’une séance animée hier jeudi 26 février 2015 par l’OngEsam et Terre des hommes au cabinet dudit ministère à Cotonou. Au cours de celle-ci, la Secrétaire générale du Conseil consultatif national des enfants du Bénin sur la protection des enfants en situation de mobilité a fait savoir le message de plaidoyer des enfants à l’endroit de l’autorité.

La protection des enfants en situation difficile de mobilité. Le ministre de l’intérieur de la sécurité publique et des cultes est désormais invité à se joindre aux acteurs pour la cause. En effet, malgré les efforts du Bénin dans le domaine de la lutte contre la traite des enfants pour contrôler leur mouvement précoce et leur garantir une meilleure protection, de sérieuses difficultés persistent car les enfants continuent à bouger, notamment au-delà des frontières et continuent d’être victimes d’abus, de maltraitance et d’exploitation. Aussi, les textes visant à les protéger et à promouvoir leurs droits sont faiblement appliqués. Les réponses préconisées ne correspondent pas aux réalités de toutes les catégories d’enfant notamment les enfants en mobilité. Le nouveau contexte appelle à des actions. La mobilité des enfants n’entrant pas dans le cadre conventionnel de la protection de l’enfance, la prise en compte de cette réalité oblige les acteurs à ajuster leur modèle et à trouver les moyens d’intégrer la mobilité dans un cadre protecteur à travers plusieurs actions. A travers cette activité de plaidoyer, le Conseil consultatif national des enfants du Bénin sur la protection des enfants en situation de mobilité, l’OngEsam et Terre des hommes avec le soutien de l’Union Européenne, plaide pour que le ministre de l’intérieur accompagne cette action de protection des enfants en situation de mobilité. Après les phases d’échange de briefing de l’assistance sur l’approche mobilité, place a été donnée au message du Conseil consultatif national des enfants du Bénin sur la protection des enfants en situation de mobilité. D’après la Sg du Ccne, Mazidath Bello, le rapatriement et la réintégration systématique et forcés des enfants migrants dans leur milieu d’origine ont montré leur limite. Leur retour constitue une source de rupture voire d’échec de leur projet de vie et les force à la mobilité clandestine avec tous les dangers et risques associés. Pour remédier à cette situation, le Ccne plaide alors pour le discernement personnalisé dans l’appréciation de la situation de chaque enfant en mobilité. Il sollicite une implication personnelle du ministre entre autres pour la mobilisation des ministères sectoriels en charge de la protection de l’enfant pour la mise en place des outils d’application du Code de l’enfant. Il voudrait que le renforcement du système de formation des Officiers de Police judicaire sur les services spécifiques aux enfants notamment ceux en situation de mobilité soit fait. Le ministre de l’intérieur, SimpliceCodjo qui s’est dit sensible aux doléances du Ccne, a rassuré du soutien de son département dans l’accompagnement du processus.

 Victorin Fassinou

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février 28, 2015

Délibération des concours d’art plastique Hcny 2015 demain

Les lauréats des concours d’art plastique et de la langue chinoise organisés dans le cadre de « Happy chinese new year  » (Hcny) édition 2015 seront connus ce samedi 28 février 2015. Cette cérémonie de délibération connaitra la présence des autorités des parties béninoise et chinoise.  » J’aime le style chinois (Style vestimentaire, culinaire, artistique, architectural etc. « ) Tel est le thème retenu cette année pour les deux concours. Tout comme les autres activités du Hcny, la présente activité a pour objectif de rapprocher la Chine du Bénin et de donner aux Béninois l’occasion d’avoir une compréhension claire de la culture chinoise.

 N’Dani Gani en concert à Kinothim

Le Karaoké du Kinothim Bar va accueillir demain vendredi 27 février, le concert de l’artiste béninoise d’inspiration traditionnelle N’Dani Gani. Ce concert qui vient quelques semaines seulement après le lancement du nouvel album de l’artiste. Il permettra aux usagers de ce Bar Vip de déguster les morceaux contenus sur cet opus riche de huit chansons, titré  » La persévérance « 

 Nelly lance  » Amour caterpillar « 

La chanteuse de la musique moderne béninoise, Nelly met sur le marché ce samedi 28 février 2015 son nouvel album  » Amour caterplillar « . Ce lancement qui se fera lors d’un concert prévu pour se tenir au palais des sports de Cotonou, donnera l’occasion aux fans de l’artiste et au public de redécouvrir le talent de l’artiste.

 Le sclupteur Sébastien Boko invité à Mava

La Bibliothèque d’art contemporain Mava située derrière l’Ecole primaire publique centre de Fidjrossè reçoit ce samedi 28 février 2015 , dans le cadre de son rendez vous mensuel qui faire redécouvrir des artistes au public, l’artiste sclupteur Sébastien Boko. Dans une ambiance de convivialité, les invités à cette rencontre auront à échanger avec l’artiste pendant des dizaines de minutes.

 Lionel Gilles Louéké en concert à l’ifb ce jour

Lionel Gilles Loueke nous revient cette année pour un concert exclusif. Ce vendredi 27 fevrier 2015, il donne un concert à l’Institut français de Cotonou. C’est avec son trio New-Yorkais que Lionel Gilles Louéké se produira, trio multi-culturel composé du bassiste Americano-Suédois Massimo Biolcati, ainsi que du batteur Hongrois Ferenc Nemeth. Au Théâtre de verdure de ce centre culturel, Lionel Gilles Louéké présentera au public Béninois la musique Jazz telle qu’il aime la jouer à travers le Monde et, en avant-première, des compositions nouvelles issues de son nouvel album à paraître courant 2015 sur le label de renom Blue note.

 Réalisé par Victorin Fassinou

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Positionnements sur la liste Fcbe : Abimbola et Kakpo Zannou s’opposent au choix de Christine Ouinsavi

février 28, 2015

Les  membres de la coordination Fcbe de la commune de Kétou ont donné un point de presse avant-hier mercredi 25 Février pour désapprouver le positionnement de Mme Christine Ouinsavi à la tête de liste Fcbe dans la 22ème circonscription électorale. Hier, certains  membres du cabinet du ministre Abimbola ont rejoint  les marcheurs pour manifester leur désaccord. Ils font déjà le lit à la victoire de la liste Un de Fagbohoun dans Kétou.

La coordination  Fcbe de la commune de Kétou, le ministre Jean-Michel Abimbola et le député CakpoZannou sont mécontents du positionnement de la présidente de l’Union des forces engagées pour le développement  (Ufed) Christine Ouinsavi. Ce mécontentement des militants Fcbe au sujet des positionnements qui a démarré par la sortie médiatique des membres de la coordination Fcbe de la commune de Kétou élargie au député CakpoZannou, est suivi d’une marche de protestation des militants Fcbe. Renforcée par certains membres du cabinet du ministre Abimbola, la coordination a marché sur le palais royal de Kétou pour dire son désaccord vis-à-vis des positionnements. Ils ne veulent pas entendre de la présence du parti Union des forces engagées pour le développement  (Ufed) de Christine Ouinsavi sur la liste Fcbe. «…Nous, représentants des militants et militantes Fcbe de la 22ème circonscription électorale exigeons le rétablissement pur et simple de l’ordre établi par les leaders Fcbe à savoir : premier titulaire, Jean-Michel Abimbola ; premier suppléant, KakpoZannou  Babatoundé ; deuxième titulaire, Clément Couchadé ; deuxième suppléant, Roland Adamou. En cas de non satisfaction de cet impératif, nous exigeons le retrait pur et simple de nos candidats précédemment cités et les autorisons à se porter candidat sur d’autres listes… », a laissé entendre leur porte-parole, Blaise Olofindji. Athanase Alayé, l’un des conférenciers,  a ajouté que le positionnement de Christine Ouinsavi sur la liste Fcbe dans la 22ème circonscription est un hold-up. «…Ce qui se passe actuellement est désagréable aux yeux des militantes et des militants des Fcbe dans la 22ème circonscription électorale. Nous sommes engagés dans une série de protestation. Depuis 2007, nous avons toujours travaillé avec les militants et ils nous connaissent. Il se fait que cette fois, ce sont les gens qui sont décriés par la base qui sont en train de s’arroger le droit de se porter candidats sur cette liste là. Nous protestons contre cela et nous sommes dans la logique d’actions successives pour que les autorités Fcbe nous comprennent… », a ajouté Athanase Alayé lors de la sortie médiatique. Lors de la marche d’hier, les militants Fcbe ont menacé de rallier la cause de SéfouFagbohoun déjà en embuscade dans la 22ème circonscription électorale.

TobiAhlonsou

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Conférence de presse : La Cena intègre le Rdr de l’He Quenum

février 28, 2015

Le parti Rassemblement pour la démocratie et la république (Rdr) a tenu hier une conférence de presse à son siège à Cotonou sur la polémique autour du refus de dépôt de dossier à la Cena. Le président Epiphane Quenumà reçu son récépissé à la Cena et rassure ses militants.

« Il y a plus de peur que de mal. Il y a eu beaucoup de panique». C’est ce confie l’honorable Epiphane Quenum après avoir eu un satisfécit de la Commission Electorale Nationale Autonome (Cena). La nuit du mardi 24 février dernier, date butoir du dépôt des dossiers pour la candidature des élections législatives, le Rdr n’a pas reçu de récépissé. Ce qui serait justifié par la fatigue évoquée par l’agent receveur de dossier, car au moment où le Rdr devrait déposer, une pause a été décrétée. Le président Emmanuel Tiando, étant dans ses droits a considéré les dossiers des listes qui lui ont été confiés, explique l’honorable Epiphane Quenum. Selon lui, le Rassemblement pour la Démocratie et la République (Rdr), a toutes les pièces à jour pour ne pas être épargné. La Cena a par ailleurs fait toutes les diligences, sur la base de la réclamation qui lui a été adressée par le Rdr pour lui montrer que le parti a déposé dans les délais, pour rétablir la liste. Le Rdr a non seulement respecté les dispositions de l’article 45 mais aussi celles de l’article 179 du code électoral. « Le rassemblement pour la Démocratie et la République a reçu autour de 14 heures son récépissé de candidature délivré par la Cena », déclare Epiphane Quenum. A entendre l’honorable, le président de la Cena et les autres membres n’ont pas compris ce qui s’est passé. En outre, il a par ailleurs reconnu que l’erreur est humaine ; ce que les agents de la Cena ont qualifié d’erreur matérielle regrettable. Il salue l’honnêteté de tous ceux qui sont à la tête de la Cena et remercie tous ses militants qui ont aussitôt demandé ce qui s’était réellement passé. « Je voudrais remercier tous ceux qui de loin, même parfois qui ne sont pas de la même obédience que le Rdr qui ont volé au secours et ont fait des propositions de rattrapage au Rdr » Les échéances électorales prochaines seront un grand succès pour le Rdr dans la 16ème circonscription, rassure le président Quenum, car cette formation « a des femmes et des hommes à conscience républicaine et honnête qui veulent effectivement donner un autre visage à la démocratie béninoise ».

Joseph-Martin Hounkpè (Stg)

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Rencontre entre la Cena et les Ptf : Geneviève BocoNadjo rassure de l’appui prochain des partenaires

février 28, 2015

La Commission électorale nationale autonome (Cena) a tenu hier jeudi 26 février 2015, dans ses locaux, une séance de travail avec les partenaires techniques et financiers (Ptf) du Bénin. Au terme de la rencontre, la Vice-présidente de la Cena, Mme Geneviève BocoNadjo a déclaré à la presse que la Cena est certaine d’avoir sous une forme ou une autre, l’appui des Ptf en vue de combler les besoins insatisfaits par le budget accordé à la commission par l’Etat.

Cette rencontre organisée dans l’après-midi d’hier entre la Commission électorale nationale autonome (Cena) et les partenaires techniques et financiers (Ptf) du Bénin, s’inscrit dans la démarche inclusive de consultation électorale voulue par la Cena. C’est ce qu’a laissé entendre à la fin de la séance, la Vice-présidente de la Cena, Mme Geneviève BocoNadjo. Elle a confié à la presse que les Ptf représentent le maillon important qui manquait au processus électoral amorcé. Ce qui, a-t-elle poursuivi, justifie cette rencontre au cours de laquelle la Cena a fait le point aux Ptf des actions qu’elle a mené jusque là dans le cadre dudit processus. Mme Geneviève BocoNadjo a aussi souligné que la Cena a surtout saisi l’occasion pour demander avec insistance aux partenaires de l’accompagner afin de combler les besoins qui n’ont pu être satisfaits par l’exigu budget accordé par l’Etat à la commission. A en croire ses propos, la Cena sollicite cet appui financier des partenaires d’une part, pour renforcer les compétences des plus de 2000 agents qui interviendront dans la mise en œuvre du processus électoral. Une formation qui précise-t-elle, est capitale au regard des nombreuses innovations du code électoral, et primordiale pour l’obtention de résultats incontestables au terme du processus. D’autre part, a-t-elle ajouté, cet appui des Ptf négocié hier permettra à la Cena de se doter de matériels de travail, en l’occurrence des ordinateurs qui manqueraient cruellement à la structure. Elle signale que la Cena requiert ainsi l’expertise des Ptf en matière technologique afin de garantir la transparence des résultats électoraux. Cependant, elle a confié qu’après avoir attentivement écouté les membres de la Cena, les Ptf ont jugé leur sollicitation tardive. Une remarque qui n’inquiète pourtant pas la Vice-présidente de la Cena qui affirme que la commission est certaine d’obtenir l’appui de ceux-ci quelle qu’en soit la forme. Ceci, renchérit-elle, pour le renforcement de la démocratie béninoise. Pour sa part, l’Ambassadeur des Pays-Bas au Bénin, Sem Jos Van Aggelen a exprimé toute la satisfaction des Ptf face à la sériosité du travail abattu jusque là par la Cena. Un travail qui selon lui servira à renforcer l’Etat de droit et la démocratie au Bénin. De ce fait, il a indiqué qu’il n’y aura pas d’observateurs étrangers au Bénin pour les prochaines échéances électorales. Une mesure généralement prise dans le cas des pays en conflit, finit-il.

Les recalées reviennent dans la course

 Quelques heures avant la tenue de la séance entre les Ptf et la Cena, l’alliance Union pour le Bénin (Ub) de l’honorable OrouSé Guéné et du maire Lucien Houngnibo a réajusté ses dossiers. Elle a finalement obtenu le récépissé provisoire de la Cena pour dépôt de liste de candidature. Même cas de figure pour l’alliance Nouvel espoir de Sévérin Adjovi, le Rdr de l’honorable Epiphane Quenum et le Meca du maire Léopold Houankou qui ont également déposé leurs dossiers de candidature hier après-midi. Ceci fait rentrer dans la course pour les législatives du 26 avril prochain, ces 03 listes recalées le mardi dernier pour dossiers incomplets. Quitte à ce que la Cena les retienne définitivement après l’examen desdits dossiers. Mais en attendant que ceux-ci ne reçoivent le récépissé définitif de la Cena, et contrairement à ce qui a été annoncé à la presse le mercredi dernier par le Président de la Cena, M. Emmanuel Tiando, l’on passe ainsi de 16 à 20 listes. L’Uced-Bénin de l’honorable Nicaise Fagnon s’étant également fait enregistré in extrémis dans la nuit du mardi dernier. Ce revirement de situation qui fait changer les données en 24h et fait voir des alliances de partis qui ont poursuivi le processus de leur enregistrement 2 jours après la clôture officielle du dépôt des dossiers, n’est-il pas susceptible de laisser planer un doute sérieux sur l’organisation au sein de la Cena ?                                        

Monaliza Hounnou

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