Paysage politique au Bénin : Le Pdps du député Edmond Agoua s’agrandit

janvier 30, 2015

Le Parti pour la Démocratie et le Progrès Social (Pdps) de l’honorable Edmond Agoua a connu de nouveaux adhérents le mercredi 28 janvier 2015 à la maison des jeunes de Ouessè. Cette cérémonie d’adhésion effectuée par les chefs politiques Abikou Clément Akimonhan, Sirius Mabinon et Mireille Koffi se justifie par la reconnaissance des actions menées par l’honorable depuis plusieurs années. Elle a drainé un public impressionnant.

Les populations de la commune de Ouèssè ont reconnu à l’honorable Edmond Agoua la valeur des nombreuses actions menées chaque fois. En témoigne les nouvelles adhésions enregistrées dans cette localité. Le Parti pour la Démocratie et le Progrès Social (Pdps) que dirige l’honorable vient d’enregistrer trois importants adhérents de ladite commune. Il s’agit notamment de Clément Abikou Akimonhan, Sirius N. Mabinon et Mireille Koffi. Ils adhèrent et soutiennent avec conviction les idéaux du Pdps. Selon M. Clément Akimonhan, l’honorable Edmond Agoua mérite admiration et soutien car les actions qu’il effectue sans attendre l’aide de quelqu’un, prouvent son attachement pour les filles et fils de Ouèssè. Alors, a-t-il ajouté, il est opportun que l’honorable reçoive les soutiens et accompagnements les plus mérités. «Moi Abikou et mon groupe, nous avons compris et prenons la décision de soutenir le député Edmond Agoua et d’emprunter avec la locomotive du Pdps et ses nombreux wagons chargés de toute sorte de bagages », a-t-il déclaré. J’invite poursuit-il, tous ceux qui n’ont pas encore posé cet acte à le faire dans un bref délai pour le développement et la prospérité de la commune de Ouèssè. Quant à Sirius Mabinon, Edmond Agoua est le messie de la dixième circonscription électorale; il est un homme qui prône la paix, l’union sacrée, la concorde, la cohésion et la collaboration pacifique entre les communautés. Il est un homme de charisme qui sait rassembler, développer et défendre les intérêts de toutes les communautés. Ainsi, l’adhésion au Pdps de Sirius Mabinon et de son groupe politique aura un impact positif. «Sommes-nous convaincus que notre adhésion au Pdps impactera les résultats des prochaines joutes électorales», confie-t-il. La tête des regroupements des femmes de la commune, Mireille Koffi a dit ses mots de reconnaissance en soutenant Edmond Agoua. Elle invite toutes les femmes à une grande mobilisation derrière lui. Car, a-t-elle insisté, le député n’a ménagé aucun effort à octroyer des microcrédits aux femmes. Signalons que Mme Mireille Koffi était une partisane d’un autre homme politique de la localité. Mais aujourd’hui, elle a jugé utile de suivre l’homme à cause de ses actions salvatrices. Les sages et notables de Ouèssè, de même que les étudiants, ont tous apprécié ces adhésions et invitent toutes les autorités de la commune à l’union pour un avenir meilleur de leur localité. Le suppléant de l’honorable, et en même temps représentant à la cérémonie, Ekagnon Mipounnou, a remis les cartes d’adhésion aux nouveaux membres tout en les félicitant. Le maire de la commune reconnaissant qu’un seul individu ne peut bâtir un peuple, préconise l’union de tous les fils de Ouèssè autour de l’honorable Edmond Agoua. A noter que la cérémonie s’est déroulée en présence de nombreux militants du Pdps venus de tous les arrondissements de Ouessè.

Joseph-Martin Hounkpè (Stg)

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Prétendu soutien à la Rb : Les clarifications de Rafiatou Karimou

janvier 30, 2015

Mme Rafiatou Karimou apporte un démenti au prétendu soutien à la Renaissance du Bénin tel que publié par certaines presses ces derniers jours. La femme baromètre soutient que sa visite à Léhadi Soglo s’inscrit dans la recherche du meilleur positionnement des femmes sur les listes électorales aux prochaines échéances politiques.

La clarification était nécessaire au sujet d’un prétendu soutien des femmes baromètres à la Renaissance du Bénin en ce qui concerne les prochaines élections. «Les femmes baromètres de la démocratie ne soutiennent pas la Renaissance du Bénin (Rb) aux prochaines élections. Nous sommes une organisation indépendante…», a déclaré la présidente du Réseau des femmes baromètres de la démocratie, Rafiatou Karimou. Pour elle, c’est une mauvaise interprétation de la visite des femmes baromètres à Léhadi Soglo. «Nous avons décidé d’aller à la rencontre des chefs de partis politiques pour le bon positionnement des femmes sur les listes électorales (…) Nous sommes prêtes à soutenir les partis politiques qui vont bien positionner les femmes sur leurs listes électorales…», a-t-elle précisé. Une manière pour ces femmes de plaider la cause de la gent féminine, afin qu’elle s’implique davantage dans la gestion de la cité. Car, selon Rafiatou Karimou, la femme doit participer aux instances de prise de décision, afin que la bonne gouvernance rentre dans les mœurs au Bénin. La preuve, après la Rb, les femmes baromètres étaient aussi chez les responsables du parti Restaurer l’Espoir de l’Honorable Candide Azanaï pour la même cause. Leurs prochaines visites iront vers des leaders politiques tels Me Adrien Houngbédji du Parti du renouveau démocratique (Prd), Bruno Amoussou de l’Union fait la Nation (Un), Emmanuel Golou du Parti social-démocrate (Psd), Eugène Azatassou des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), Lazare Sèhouéto de Force-Clé etc.

 Euloge Bafou

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Prise de position vis-à-vis des actions du gouvernement : Ahossi a gagné pour le Mono

janvier 30, 2015

Le député Léon Basile Ahossi peut désormais se frotter les mains. Ses prises de position en qualité de député de l’opposition ont produit des fruits et ses électeurs doivent s’en féliciter.

Les actions et prises de position du député Basile Ahossi ont désormais des résultats concrets. Lorsque le pouvoir pose un acte, il exprime des inquiétudes et des doutes au point où le gouvernement est obligé de concrétiser ses actes. Et le député enfonce à nouveau le clou comme quoi cela n’est pas suffisant. Finalement, il a poussé le gouvernement a donné assez sinon un peu plus au Mono en matière de réalisation. Et c’est la Secrétaire générale de la présidence de la République qui l’a précisé même si elle présente ces réalisations comme des choses qui fâchent le député. Désormais on peut retenir le pont d’Athiémé, la route Comé-Lokossa-Dogbo avec la bretelle d’Athiémé, l’électrification de l’arrondissement de Adohoun, l’approvisionnement en eau potable du projet Aev de Gnito arrondissement de Sazoué, commune de Grand-Popo etc.…Si la Secrétaire générale de la présidence de la République a pu constater que le député exprime des réactions négatives contre ces réalisations. De bonnes guerres en tout cas. Car, ceux qui n’ont pas grogné ou n’ont pas menacé n’ont rien obtenu de concret. Les populations du Mono/Couffo seront certainement reconnaissants vis-à-vis du député Léon Basile Ahossi. Car, ses grognes et prises de position ont apporté des infrastructures à leur localité.

Junior Fatongninougbo

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Appui aux micros et très petites entreprises : Déjà des résultats qui montrent que Yayi ne s’est pas trompé

janvier 30, 2015

Jean Comlan Panti, Directeur général du Fonds national de la microfinance a du 28 au 29 janvier 2014, effectué une descente sur le terrain pour s’imprégner de l’évolution des microprojets financés par son institution dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’appui aux micros et très petites entreprises (Mtpe). D’Agoué à Tatonnonkon (Adja-Ouèrè) en passant par Comè, Athiémé, Bohicon, Kétou…M. Jean C. Panti a pu toucher du doigt certaines réalités qui permettent de garder espoir par rapport à la mise en œuvre et à l’atteinte des objectifs de la finance islamique.

Une dizaine de microprojets financés par le Fnm ont été visités. Les activités menées par les promoteurs de ces microprojets à valeur ajoutée touchent plusieurs secteurs. Elles vont du maraîchage à la production animale (élevage et commercialisation de lapins et d’aulacodes) en passant par la pisciculture, la commercialisation du bois, la production de semences agricoles améliorées…

Pour ces différents projets, les démarches méthodologiques suivies pour accéder aux ressources financières du Fnm sont les mêmes. Ensemble avec les institutions de microfinance, partenaires du Fnm, les promoteurs des projets réalisent un plan d’affaire qui est ensuite validé par l’institution de microfinance. C’est sur la base d’un accord accepté par les deux parties et d’un arbitrage fait par rapport aux besoins exprimés par le promoteur que les ressources demandées sont mises en place. C’est du moins ce qu’on révélé les bénéficiaires.

A Agoué, cette forme de financement des micros et très petites entreprises a permis d’accorder à Mme Abibou Alimatou un crédit de 5 millions de F Cfa. Selon le business plan soumis à la Cpec, Mme Alimatou peut réaliser au bout de six mois un chiffre d’affaires de 4,5 millions de F Cfa si elle parvient à produire 600 paniers de tomate à l’ha. En dehors de quelques difficultés liées à la maitrise de l’eau et à la qualité des semences et des intrants évoquées, Mme Alimatou s’en sort. Elle parvient à subvenir aux besoins de sa famille et à ceux des ouvriers qu’elle a engagés.

A Comè, le sieur Thomas Amavi qui trône à la tête de l’Ameublement Saint Joseph peut désormais pousser un ouf de soulagement avec les fonds qui ont été mis à sa disposition par l’Unacrep, partenaire du Fnm. « Le crédit que j’ai reçu m’a permis d’acheter du bois que je vends et que j’utilise pour les commandes que viennent passer mes clients. Avec une partie de ce crédit, j’ai pu m’organiser pour emblaver deux hectares de tecks. Par rapport à mon projet, le cycle est de trois mois. Pour chaque cycle, j’ai une marge bénéficiaire de 600.000 F Cfa. Vraiment, c’est le lieu de remercier le Fnm et surtout le Chef de l’Etat qui ont pensé à nous à travers ce programme », a témoigné M. Amavi. « Nous avons accès à sa comptabilité et à ses documents de gestion. Tout se fait comme l’ont prescrit les principes de la finance participative. Ce qui a fait que pour la première phase, il nous a remboursé par anticipation », a dit M. Laurent Tolomè, Directeur exécutive de l’Unacrep.

D’une activité à d’autres

A Comè, l’approche participative de financement des microprojets a permis à M. Jean-Paul Tipam, diplômé du Centre de fabrication de savon et produits cosmétiques Mahougnon de souffler. Il a bénéficié d’un crédit de 2,5 millions de F Cfa. Ce fonds lui a permis d’augmenter sa capacité de production et de satisfaire les demandes exprimées par ses clients de Cotonou, Malanville, Gaya (Niger), Ouagadougou, Parakou…Grâce à ce crédit, il a pu aussi acquérir une parcelle dans la perspective d’installer une véritable industrie de fabrication de savon antiseptique et de produits cosmétiques. Chez Tipam, tout se fait encore à la main et de façon artisanale. Par jour, il peut produire 1000 pains de savon avec les 4 employés permanents qui l’appuient. La demande est forte. Il urge donc de faire quelque chose. Et c’est pour cela que M. Tipam veut pouvoir compter fortement sur le Fnm et le Président Boni Yayi pour réaliser son rêve : celui d’installer une mini-industrie.

A Athiémé, le Directeur général du Fnm et sa suite ont bravé des sentiers tortueux pour découvrir le merveilleux projet piscicole réalisé par le groupement présidé par M. Philippe Mèhou. Avec seulement 4,5 millions de F Cfa, M. Mèhou et ses camarades se battent pour traduire dans les faits la prospérité partagée et la réduction de la pauvreté qui sont des principes chers au Chef de l’Etat. Sur un domaine de 1,5 ha sommairement aménagé, ils produisent en effet du poisson chat très prisé sur les tables du grand voisin de l’Est, le Nigéria. L’avantage de ce poisson est qu’après 4 ou 6 mois d’élevage, il y a de quoi satisfaire la clientèle faite d’au moins 40 femmes qui font le déplacement depuis le Nigéria. Après deux pèches, la recette peut s’envoler jusqu’à 700.000 F Cfa, a dit M. Mèhou. « Dans ce secteur d’activité, le marché existe. Mais compte tenu de nos maigres moyens, nous n’arrivons pas à satisfaire toutes les demandes », a dit M. Mèhou. Il a profité de l’occasion à lui offerte pour remercier le Chef de l’Etat qui pense à l’autonomisation de la jeunesse de son pays.

A Bohicon, c’est le centre de formation en maintenance informatique et en graphisme de M. Assokou Patrick que le Dg/Fnm a eu l’occasion de visiter. Créé depuis 2007, ce centre qui marquait le pas a pu reprendre du souffle grâce au crédit de 3.513.750 F Cfa que lui a octroyé l’Unacrep. Ce crédit lui a permis d’acquérir quelques équipements avec lesquels il offre des prestations de qualité à ses clients. En dehors des jeunes qu’il forme, M. Assokou offre aussi des prestations à des structures qui sollicitent ses compétences. « Si n’y avait pas ce crédit, peut-être que j’aurais déjà fermé les portes », a révélé M. Assokou qui a lui aussi remercié le Chef de l’Etat. Il a lancé un vibrant appel à tous les bénéficiaires du programme pour qu’ils respectent les échéances de remboursement afin que ne se casse pas cette chaîne innovante de solidarité.

Cuniculture et élevage d’aulacodes : le risque partagé

La notion du risque partagé qui est l’un des principes de la finance islamique a été mise en évidence à Kétou et à Adja-Ouèrè par les microprojets développés par les sieurs Jules Kouyami (Eleveur de lapin) et Ahouandjinou Koumagbè-mèdé (Eleveur d’Aulacode).Jules Kouyami est à la tête d’une association professionnelle d’éleveurs de Lapin. Cette association compte de 15 membres qui ont bénéficié d’un crédit de groupe qui s’élève à 19 millions de F Cfa. La répartition de ce crédit a été faite en fonction des besoins. Selon le témoignage fait par M. Jules Kouyami, les bienfaits apportés par le crédit Mtpe sont énormes car s’il n’y avait pas ce crédit aucun des membres de son association ne pouvait agrandir son cheptel. Selon M. Tolomè, De/Unacrep, la discipline de groupe observée dans cette association est une forte garantie pour le crédit qui a été mis en place. Dans ce secteur, la demande est très forte. En témoignent les chiffres d’affaires de début d’exercice (200.000 F Cfa pour la 1ère vente de 100 Kg, 520. 000 F Cfa pour la 2è vente….). Mais depuis l’apparition de la fièvre à virus Ebola, ces chiffres ont chuté et constituent un casse-tête pour M. Jules et ses amis. Face à cette situation, l’Association que dirige Jules Kouyami n’est pas laissée à son triste sort. Elle est psychologiquement accompagnée par l’Unacrep pour animer une campagne de sensibilisation pour la relance de la consommation de la viande de lapin qui n’est pas à comparer à la viande de lièvre. C’est là un exemple palpable de partage du risque, a dit le De/Unacrep qui ne désespère pas.

A Adja-Ouèrè, l’Unacrep n’a pas aussi abandonné le promoteur Ahouandjinou qui détient aujourd’hui sous la main 1363 têtes d’Aulacode. L’accompagnement psychologique nécessaire est fait à ce promoteur qui a fait en 2013 un chiffre d’affaires de 3.362.950 F Cfa et en 2014 un chiffre d’affaires de 2.489.000 F Cfa à cause de Ebola.

Des bienfaits aussi pour les Sfd

« Tout comme les promoteurs, le voudrais aussi remercier le Fnm et le gouvernement du Dr Boni Yayi pour avoir initié la finance participative. Elle apporte un plus à chacun dans la mesure où elle sert à développer des activités à valeur ajoutée avec pour avantage la mise en œuvre de la prospérité partagée et la réduction de la pauvreté. Je voudrais profiter de l’occasion qui m’a été donnée pour remercier le Chef de l’Etat et le Fnm. C’est grâce au Fnm que l’Unacrep a pu reconstituer son réseau créé depuis 1992. On a besoin du soutien du gouvernement et nous voulons d’ores et déjà lui demander de nous soutenir », a dit M. Laurent Tolomè qui ne ménage aucun effort pour rendre visible les interventions du Fnm sur le terrain.

Une aubaine pour la communauté

L’un des objectifs fixés au programme d’appui aux micros et très petites entreprises développé par le Fnm avec le concours de la Bid est de donner à la communauté de jouir des activités que mènent les promoteurs de microprojets appuyés. A Kétou, le fait est réel. En attendant la formalisation d’un partenariat digne du nom, l’Université agricole et certains lycées techniques profitent des activités que développe le Groupe agricole Toundji-Bénin (Gat-Bénin) de M. Aholou Gbèha Daatondji. Ce groupe qui a bénéficié d’un crédit de 10.800.000 F Cfa est spécialisé dans la production de semences améliorées de maïs, de soja…et de bouture de manioc. Son centre de traitement ouvert dans un domaine de l’Etat utilise une main d’œuvre faite d’ouvriers permanents et saisonniers. Le centre reçoit également des étudiants de l’Université d’agriculture de Kétou et élèves de certains lycées techniques pour des stages. Grâce au crédit de 10.800.000 F Cfa qu’il a reçu, Gat-Bénin emblave aujourd’hui 20 ha de semences améliorées contre les 03 ha qu’il faisait. C’est vraiment une avancée qu’il faut soutenir, pense M. Daatondji qui a plaidé pour que les délais de remboursement des crédits soient revus en raison de la spécificité du secteur d’activité dans lequel il évolue. Pour lui, l’avènement de la finance participative est un gros cadeau qu’il faut saluer car les démarches qu’il a menées auprès des banques pour avoir même 500.000 F Cfa de crédit sont restées sans suite. Ce qui l’enchante dans cette forme de financement est l’intérêt zéro contrairement aux autres crédits où il faut payer de forts taux d’intérêts.

Réalisation: Affissou Anonrin

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Jean Comlan Panti, Dg/Fnm : « Ce que nous avons vu est encourageant »

janvier 30, 2015

Le Directeur général du Fnm a tiré de grandes leçons de cette descente sur le terrain. Pour lui, les constats faits sont encourageants et pousse à la mobilisation de beaucoup de ressources pour faire face aux besoins qui sont exprimés sur le terrain.

« L’initiative de la finance participative n’émane pas du Fonds national de la microfinance (Fnm). Elle émane de la volonté du gouvernement du Dr Boni Yayi d’accompagner des cibles très précises. Après la cible de la couche la plus pauvre de notre pays impactée par le Programme de microcrédits aux plus pauvres, le gouvernement béninois a jugé bon et utile de passer à la vitesse supérieure en pensant aux porteurs de microprojets à valeur ajoutée. C’est donc dans ce sens que le gouvernement a, en 2010, signé un accord de prêt avec la Banque islamique de développement (Bid) pour assurer le financement des différentes cibles des interventions du Fnm dans le secteur de l’appui aux micros et très petites (Mtpe). Le financement qui a été obtenu est subdivisé en deux parties. Une première partie a servi à financer les cibles du Programme de microcrédits aux plus pauvres et la deuxième partie est destinée à assurer le financement des micros et très petites entreprises. Depuis 2010, le Fnm, dans la mise en œuvre opérationnelle de ce programme, s’est attelé à mobiliser ses ressources aussi bien auprès du gouvernement béninois que de la Bid. En ce qui concerne spécifiquement le volet financement des micros et très petites entreprises, le processus a commencé depuis 2013. Ce processus a permis d’aller étape par étape. Une première étape a été une étape de renforcement des capacités, aussi bien pour le Fnm que pour les partenaires stratégiques (les Sfd partenaires) parce qu’ici, il s’agit d’une nouvelle forme de financement dont il faut maitriser les rouages. A partir de mars 2014, nous avons véritablement commencé la mise en œuvre de ce programme. Le montant global mobilisé s’élève à environ 1. 150. 000. 000 de F Cfa. Ce montant est destiné à cinq partenaires pour ce qui est de la phase pilote du projet que nous conduisons en ce moment. Unacrep, Asmab, Sian’son, Aphed Bavec et Cpec sont les cinq institutions qui conduisent avec nous la phase pilote de cette nouvelle forme de financement. Ces cinq institutions interviennent sur l’ensemble du territoire national. C’est un élément important. Avec les 1.150.000.000 de F Cfa, l’ensemble de ces institutions a pu financer à la date du 31 décembre 2014 un nombre total de 181 projets. Dans les 181 micros-projets, nous avons financé 79 micros-projets groupes et le reste, ce sont des micros-projets individuels. Ces 181 micros-projets ont été mis en œuvre par 961 promoteurs dont 729 promoteurs hommes et le reste, ce sont des promoteurs de la couche féminine. C’est donc dire que le programme a impacté les deux genres, même si la parité n’est pas encore au rendez-vous comme on le souhaite. Plus de 1000 emplois (729 permanents et 304 saisonniers) ont été créés grâce à la mise en œuvre de ce programme. Indubitablement, l’effet d’impact est là. Lorsqu’on prend par exemple le partenaire stratégique qu’est l’Unacrep, il a, à lui seul impacté plus de 47 projets pour plus de 361 promoteurs. C’est important. Notre objectif en effectuant cette descente sur le terrain est de voir si les objectifs fixés par le gouvernement en initiant ce programme basé sur une forme participative de financement de projet ont été largement atteints. Ces objectifs se résument en cinq points. Le premier vise à détecter auprès des jeunes et des femmes des projets porteurs de croissance et de forte valeur ajoutée. Sur ce plan, je crois que depuis hier 28 janvier 2015 que nous sommes sur le terrain, nous avons aperçu que les projets financés sont vraiment porteurs de croissance. Le second objectif est de savoir si le concept de prospérité partagée si cher au Chef de l’Etat est une réalité sur le terrain. Ici aussi, nous avons vu qu’à travers la mobilisation des ressources dans l’exécution de ce programme de finance islamique, beaucoup de jeunes et de femmes ont été impactés. Mieux, leur vie a changé et ceci apporte la preuve que la prospérité partagée n’est pas un vain mot. Le 3è objectif du gouvernement est de donner espoir à la jeunesse à travers les interventions du Fnm. Sur ce plan, nous avons constaté que le programme suscite beaucoup d’espoir auprès de la jeunesse à l’image de M. Assokou Patrick que nous avons rencontré à Bohicon et qui à pu développer ses activités de formation en maintenance informatique et graphisme. Aujourd’hui, la jeunesse doit savoir qu’à travers le développement de ses activités, qu’elle doit participer au développement de sa localité. Ce 4è objectif visé a été atteint car tous les projets que nous avons financés ont été conduits par les jeunes et certains ont fait part de l’amélioration qu’ils ont notée au niveau de leur chiffre d’affaires. Lorsqu’on prend l’exemple du projet piscicole visité à Athiémé, vous avez constaté avec moi qu’en deux opérations, les gens ont fait une recette de 700.000 F Cfa. A Adja-Ouèrè, vous avez entendu le bilan de sa production en 2013 du sieur Ahouandjinou Koumagbèmèdé, producteur d’aulacode. Rien que pour cette année, il a vendu pour 3.362.950 F Cfa. Si ce n’est l’apparition de la fièvre Ebola, ce bilan n’aurait pas chuté à 2.489.000 F Cfa en 2014. C’est dire qu’il y a vraiment du potentiel. En tout, nous avons pu constater que les bénéficiaires de notre appui dans la cadre de finance participative ont non seulement développé leurs activités, mais aussi et surtout, ils ont impacté leur localité puisque des emplois (permanents et saisonniers) ont été créés. Le 5è élément pour nous, est de pouvoir tirer les grandes leçons de cette expérience. En sortant de nos bureaux climatisés pour être sur le terrain, nous avons pu toucher du bout du doigt les réalités pour surtout savoir les défis à relever. Et en ce qui concerne ces défis, je dois dire qu’il y en a deux. Le premier a rapport au cadre règlementaire de la mise en œuvre de la finance participative. Jusque-là, la finance participative n’entre pas totalement dans le cadre règlementaire défini par la Banque centrale. Si un accord a été obtenu entre la Bceao et la Bid pour intégrer ce mode de financement, cela n’est pas encore une réalité. Il faut donc continuer à se battre auprès des autorités pour intégrer cela. Le second défi est lié aux aspects comptabilisation des opérations et renforcement des capacités. Tout le long de notre périple, les promoteurs ont toujours sollicité les appuis du Fnm, les appuis des Institutions de microfinance…pour mener à bien leurs activités. Les questions de débouchés ont été évoquées. Certaines questions liées au virus Ebola et Lassa ont été soulevées notamment par les promoteurs qui ont choisi l’élevage et la commercialisation des rongeurs (Lapin et Aulacode). Tous ces défis restent au cœur des grandes préoccupations du Fnm. Sur ces aspects, je crois que la Bid avec laquelle nous avons signé cet accord de partenariat pour le financement des micros et très petites entreprises dans une démarche de partage de risques et de bénéfices a prévu le volet renforcement des capacités, surtout des bénéficiaires. Ce volet renforcement de capacités sera une réalité d’ici quelques jours. L’aspect comptabilisation des opérations trouvera aussi une solution d’ici un ou deux mois au plus et des sessions de formations seront organisées au profit de l’ensemble des Sfd partenaires intervenant dans ce programme. La mission ne va pas s’arrêter dans le Mono, le Zou et le Plateau. Elle va se poursuivre dans les autres départements pour permettre au peuple béninois de voir tout ce qui se réalise à travers la mise en œuvre de ce programme cher au Président Boni Yayi… »

Propos recueillis par Affissou Anonrin

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En prélude aux Journées Portes ouvertes du notariat béninois : Les notaires et assimilés portent le regard critique sur le Code de la famille

janvier 30, 2015

La Chambre nationale des notaires du Bénin (Cnnb) organise les Journées Portes ouvertes du notariat béninois les 30 et 31 janvier 2015. En prélude à cette activité qui se tient tous les deux ans, un atelier de réflexion a été organisé hier jeudi 29 janvier 2015 à Bénin Royal hôtel à Cotonou. C’est le Directeur de cabinet du ministère de la justice, Sagbo Denis Ogoubiyi qui a ouvert les travaux.

« Le notaire au service de la famille » Tel est le thème de l’atelier de réflexion, une initiative de la Chambre nationale des notaires du Bénin (Cnnb) organisée hier à Cotonou. Cette activité qui s’inscrit dans le cadre des Journées Portes ouvertes du notariat béninois pour célébrer les dix ans du Code des personnes et de la famille a connu la participation entre autres des universitaires, des notaires, des avocats et des huissiers. Au cours donc des travaux, ces participants ont fait l’analyse critique des dispositions du code dans l’intérêt de la famille béninoise. A cet effet, des communications ont été présentées sur diverses thématiques : « La problématique du conjoint survivant marié selon la coutume au regard du Code des personnes et de la famille », « Quel régime matrimonial choisir en droit béninois », « L’administration et la liquidation des successions en droit béninois : un amalgame à dissiper », « L’enfant naturel et sa reconnaissance en droit ». En dehors de ces thématiques, d’autres préoccupations ont également fait l’objet de discussions lors des travaux déroulés dans une approche participative. Il s’agit de l’absence de vocation successorale entre Co-décédés et le mécanisme de la représentation, de la compatibilité de l’article 606 avec les dispositions des articles 624 et 626 du Code des personnes de la famille du Bénin et de la vocation successorale entre époux séparés de corps aux torts partagés. La présidente de la Chambre nationale des notaires du Bénin (Cnnb), Véronique Akankossi Déguénon, à l’entame des travaux, a rappelé que le présent atelier est l’une des innovations de l’initiative des Journées portes ouvertes du notariat béninois édition 2015. Avec cette activité, la Chambre nationale des notaires du Bénin a décidé de faire la lecture du Code de la famille du Bénin sous les regards croisés des professionnels des droits. Son souhait est que ces assises permettent réellement de passer au peigne fin les problèmes des personnes et de la famille.

Des consultations gratuites des notaires dès ce jour

Pour la présidente, le notaire est un juriste de proximité. Il est alors temps que chaque citoyen ait son notaire comme chacun a son médecin. Le Directeur de cabinet du ministère de la justice, Sagbo Denis Ogoubiyi a souligné la pertinence du thème de cet atelier. A l’en croire, le ministère de la justice encourage les actions salutaires que mène la Cnnb en l’occurrence ses Journées portes ouvertes. Le ministère de la justice s’engage résolument aux côtés de la Chambre des notaires, a-t-il dit. Il faut rappeler que les 30 et 31 janvier, les équipes de notaires seront dépêchées dans plusieurs localités du pays entre autres, Cotonou, Porto-Novo et Savè. A l’occasion, les grandes avancées du Code seront révélées à la population béninoise. L’occasion sera donnée d’échanger avec cette population sur ses appréhensions et préoccupations qui pourraient impulser des reformes. Des consultations gratuites seront offertes par les notaires à ces occasions.

 

Victorin Fassinou

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Augmentation du prix des produits de la Sobébra : Les semi-grossistes et les travailleurs expriment leur indignation

janvier 30, 2015

L’association nationale des semi-grossistes de boissons (Anasebo) soutenue par le forum des travailleurs a organisé une marche de protestation à travers la ville de Cotonou hier jeudi 29 janvier 2015. A l’occasion, les manifestants ont exprimé leur indignation face à ce qu’ils appellent un comportement anticoncurrentiel et inhumain de la Sobébra et de ses grossistes agréés.

De la Bourse du travail, lieu de départ de cette marche en passant par St Michel, nouveau pont, Akpakpa centre, les manifestants n’ont pas hésité à battre le macadam pour exprimer leur indignation face à l’augmentation du prix des produits orchestrée par la Sobébra. Au cours de la marche, on pouvait lire sur les banderoles : « Non à l’augmentation anarchique des prix des produits de la Sobébra ; L’association des semi-grossistes dit non à l’augmentation anarchique des produits de la Sobébra ; Le forum des travailleurs et des peuples soutient les revendications des semi-grossistes des produits de la Sobébra ». Tout ceci accompagné de chants et de danses. Au point de chute, certains responsables de la Sobébra ont reçu avec empressement les manifestants. Ainsi, l’occasion a été donnée au président de l’Anasebo Laurent Smith Assogba de lire la motion de protestation. A l’entendre, la Sobébra doit reconnaître les grossistes des mini-dépôts dans la chaîne de distribution de ses produits. Ces manifestants exigent la suppression pure et simple de toute tendance du groupe Alléchou et de ses complices visant à la monopolisation de la distribution des produits Sobébra au Bénin et la présence désormais des représentants des mini-dépôts à toutes les instances de prise de décision les concernant. A sa suite, le représentant du président du conseil national des consommateurs Simon Narcisse Holonou a vivement souhaité que la Sobebra prenne ses responsabilités. Dans le cas contraire dit-il, le peuple béninois va prendre la Sobébra. Pour Laurent Mètongnon, le coordonnateur du forum des travailleurs et des peuples, il est temps d’arrêter de dire que les délinquants veulent marcher. «  Nous sommes là pour défendre le Béninois quelque soit son race et son ethnie ». C’est ce qui justifie notre présence près des semi-grossistes de la Sobébra poursuit-il. Après tout ceci, la directrice des ressources humaines de ladite société, Yolande Zossougbo qui a reçu l’Anasebo a promis transmettre leurs doléances à qui de droit.

 

Boniface Kabla

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Lutte contre la corruption : Aucun espoir pour le Bénin

janvier 30, 2015

Le communiqué rendu public par la Secrétaire générale de la présidence de la République, Mme Ines Aboh, suite aux révélations faites par l’honorable Léon Basile Ahossi sur des cas de malversations au Cos-Lépi continue de susciter des commentaires. Au-delà du caractère impertinent qu’affiche ce communiqué, beaucoup d’observateurs relèvent en effet l’image apocalyptique que projettent malheureusement les dirigeants actuels de notre pays quant à l’épineuse question de la lutte contre la corruption. Pour ces observateurs, les amalgames contenus dans ce communiqué montrent à souhait que le gouvernement du Dr Boni Yayi n’est du tout prêt à traduire dans les actes ses intentions en matière de lutte contre la corruption. Comme l’a si bien dit l’un de mes confrères hier sur Soleil Fm, l’attitude du Chef de l’Etat face à ce cas de dénonciation d’une malversation ne devrait pas être celui d’un père qui prend position pour un de ses fils dans un conflit qui l’oppose à un autre. « Le contenu de ce communiqué de la présidence de la République est dangereux. Il pourrait avoir des conséquences graves. Il pourrait remettre en cause notre éligibilité au second compact du Mca qui n’est pas encore totalement acquis s’il s’avérait que les faits dénoncés par l’honorable Ahossi sont avérés. Le Chef de l’Etat devrait rester au-dessus de la mêlée », pense un universitaire qui a requis l’anonymat. Pour lui, la lutte contre la corruption et les crimes économiques au Bénin ne sera jamais une réalité tant que le Chef de l’Etat qui est garant des lois doit continuer à agir comme il vient de le faire.

Euloge Badou

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Suite à l’affichage de la Léip : Social Watch remercie le Cos/Lépi et l’encourage à sortir la Lépi

janvier 30, 2015

Constatant avec satisfécit, l’affichage et la mise en ligne de la Liste électorale informatisée provisoire (Léip), le réseau béninois d’organisation de la société civile (Osc), Social Watch Bénin, adresse ses vifs remerciements au Conseil d’orientation et de supervision de la Lépi (Cos/Lépi) pour avoir fait diligence suite aux différentes interventions du réseau et à celles de la Cour Constitutionnelle. Il saisit également l’occasion pour remercier par voie de presse, les Béninois qui ont commencé par sortir massivement pour vérifier leur nom sur la Léip affichée. Un geste citoyen et patriotique que le réseau salue. Cependant, l’organisation réalisant que la population n’est pas encore au bout de ses peines, au regard les différentes plaintes enregistrées, exhorte vivement le Cos/lépi à passer à l’étape suivante en intégrant au plus tôt les différentes corrections en vue de sortir définitivement la Lépi selon l’échéance fixée par la Cour constitutionnelle et pour le bonheur de la population béninoise.

Monaliza Hounnou

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Atelier de validation du Pta du Mctic: « Apporter une réponse appropriée et efficace aux défis… »

janvier 30, 2015

Hier mardi 29 janvier 2015 à l’Infosec de Cotonou, le ministère de la communication, des technologies de l’information et de la communication (Mctic) a tenu l’atelier de validation de son Plan de travail annuel (Pta) de 2015. Et c’est le directeur de cabinet du Mctic qui a procédé à l’ouverture officielle des travaux.

Apporter une réponse appropriée et efficace aux défis qui attendent le ministère de la communication, des technologies de l’information et de la communication (Mctic) constitue l’objectif majeur assigné à l’atelier de validation de son Plan annuel de travail (Pta) tenu hier mardi 29 janvier 2015 à l’Infosec de Cotonou. A la suite de M. Flavien Dagba, directeur de la programmation et de la prospective, qui a souhaité la bienvenue aux participants, c’est M. Garba Yaya, Directeur de cabinet dudit ministère, qui a officiellement lancé les travaux. Pour lui, 2015 est une année charnière qui sera marquée spécialement par des échéances électorales. « … L’année 2015 est une année électorale au Bénin où les ressources budgétaires seront fortement sollicitées à cet effet… Dans ce contexte, nous devons faire preuve de disponibilité, d’anticipation et de rigueur dans la programmation de nos activités. Celles dont les réalisations vont améliorer de façon sensible les prestations offertes aux populations et donner ainsi de la visibilité à notre département ministériel tout en permettant à notre administration de mieux fonctionner…», rappelle-t-il. Selon ses explications, une nouvelle loi organique relative aux lois des finances est adoptée. Ce qui induit « des réformes introduites dans le processus d’exécution budgétaire en vue d’une utilisation rationnelle des ressources pour l’obtention des résultats probants… ». En charge de la communication et des Tic – deux sous secteurs stratégiques en cette année électorale –, le Mctic a bien conscience de sa grande responsabilité. Ce qui a amené Garba Yaya à demander une participation active de tous afin que les résultats des travaux reflètent les réelles ambitions de ce département ministériel. Les travaux ont fin hier dans la soirée.

Pascal Hounkpatin

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