Prix des meilleures productions de presse 2014 : Richard Ahossi de « La Presse du Jour » meilleur graphiste

décembre 31, 2014

Les lauréats du Concours des meilleures productions de Presse au Bénin, édition 2014 ont été connus et primés le lundi 29 décembre 2014. C’était au cours d’une cérémonie qui s’est déroulée dans la salle de Conférence du Cncb à Cotonou. D’après le verdict, Richard Ahossi de « La Presse du Jour » est sacré meilleur graphiste.

Il vient d’honorer le quotidien « La Presse du Jour » au Concours des meilleures productions de Presse au Bénin, édition 2014. Richard Ahossi vient de décrocher le prix du meilleur graphiste de l’année pour le Concours des meilleures productions de Presse au Bénin organisé depuis des années par l’Union des Professionnels des Médias du Bénin (Upmb). Ceci pour la promotion de l’Excellence dans les médias au service du développement de la Nation. Pour les membres du jury, le monteur graphiste Richard Ahossi a fait preuve d’un professionnalisme exceptionnel dans son travail. Il a monté les différentes pages de ce journal dans les règles de l’art. Dans son travail, il respecte rigoureusement les règles de son domaine. En un mot, le jury commis pour ce travail de sélection, qui a été séduit par la qualité de la prestation de ce candidat, a reconnu les mérites de l’homme qui officie à « La Presse du Jour » depuis 2005, année de création du journal. L’homme qui a fait également ses preuves au quotidien « Le Matinal » est très connu dans son domaine et pour son travail bien fait. Totalisant plus de dix ans dans le graphisme, ce métier qu’il exerce avec passion, il a à son actif, une riche expérience. Tout comme les autres confrères de l’audiovisuel, de la presse écrite, il a reçu des mains des officiels une attestation de mérite, un ordinateur portatif, un chèque et d’autres étrennes.

 

Victorin Fassinou

Observations de Me Migan sur le discours du chef de l’Etat sur l’état de la Nation :  » Yayi veut construire un Bénin nouveau à la fin de son mandat à partir de normes obsolètes, caduques et dépassées « 

décembre 31, 2014

Conformément aux exigences de l’article 72 de la Constitution béninoise du 11 décembre 1990, le chef de l’Etat a délivré au peuple béninois le traditionnel discours sur l’état de la Nation. Au regard de la situation socio-politique actuelle, le Président de la République a abordé, comme on pouvait s’y attendre, plusieurs questions. Il ressort de son discours plusieurs perspectives sur les plans politique et socio-économique pour l’année 2015. Ces perspectives suscitent des observations et des inquiétudes pour la vitalité de la démocratie et de l’économie béninoise.

1- Sur la nécessité de créer une Cour des comptes

Dans son discours sur l’état de la Nation, le chef de l’Etat a insisté sur la nécessité de doter notre pays d’une Cour des comptes, instrument important de contrôle des finances et moyen efficace de lutte contre la corruption. Cet instrument est d’ailleurs recommandé par les normes de l’Uemoa dans le but d’assainir les finances publiques et d’assurer une gouvernance transparente. Seulement, le contexte politique actuel, caractérisé par la tension et la suspicion de tous les acteurs politiques sur les réelles intentions du chef de l’Etat sur tout projet de révision constitutionnelle, ôte toute crédibilité à toute initiative qui nécessiterait la révision de la loi fondamentale. Pour la période qui reste avant l’expiration de son second et dernier mandat, le Président Boni Yayi peut appliquer à la gestion de l’Etat et à sa propre gestion des mécanismes alternatifs, à savoir, contrôle et audit réguliers des recettes et des dépenses de l’Etat pour assurer une gouvernance transparente au Bénin. S’il est vrai que l’insertion de la Cour des comptes dans le dispositif constitutionnel est un noble objectif, il y en a un qui se situe au-dessus : l’alternance politique en 2016. Or, une telle alternance risque de rester un vœu pieu si la Cour des comptes sert de paravent à toute révision opportuniste.

2- Sur la perspective d’une croissance économique à 6%

Le Président Boni Yayi entend assurer au Bénin une croissance économique à 6% à l’horizon 2015. Pour y arriver, il envisage de concentrer les investissements dans les secteurs de l’énergie et des infrastructures notamment ferroviaires. Les opérateurs économiques étrangers, respectivement, Dangote et Bolloré seront chargés d’assurer l’expansion économique du Bénin grâce à ces différents pôles d’activités économiques. Mais on sait que la croissance économique à deux chiffres projetée par le chef de l’Etat depuis le début de son mandat est un leurre. Des milliards de F Cfa ont été engloutis dans la production du coton pour atteindre cette croissance à deux chiffres et nous savons tous que le résultat est à la fois catastrophique et désespérant. S’agissant des investissements en matière d’énergie, les investissements relatifs à la construction de turbines à gaz à Maria-Gléta (commune d’Abomey-Calavi) constituent des éléphants blancs et annoncent l’échec quasi- certain d’autres types d’investissements improvisés dans ce domaine.

Par ailleurs, le projet d’infrastructures ferroviaires confié au groupe Bolloré sera assurément une gangrène pour l’économie nationale, qui est du reste, fortement paralysée par une gestion chaotique et improvisée des grands chantiers. En effet, le groupe Bolloré, partenaire stratégique du Bénin dans ce projet, est en train de construire actuellement à Niamey la voie ferroviaire à écartement métrique de 1m datant des années 1980 avec des matériels usagers de réemploi, sans respect des normes Iso internationales d’1,435m. Le matériel utilisé par le groupe Bolloré à Niamey et qui sera utilisé au Bénin est en voie de disparition, le matériel neuf pour l’entretien de la voie métrique n’existe plus, d’où les futures difficultés d’approvisionnement des pièces de rechange et la charge d’entretien très élevées. Le Syntra Ocbn avait tiré la sonnette d’alarme et appelé l’attention du gouvernement sur la question. C’est donc avec effarement et désolation que nous apprenons à travers le discours du chef de l’Etat qu’un tel projet puisse aider à dynamiser l’économie nationale en vue d’une croissance à 6%.

3- Sur la loi dérogatoire

Il ressort du discours du chef de l’Etat, la nécessité de voter une loi dérogatoire pour éviter de pérenniser la paralysie du processus électoral. Mais sur ce point, le discours du Président est empreint d’une ambiguïté : l’évocation de la Lépi dite complète. Le Cos-Lépi a montré à la Nation toute entière son incapacité à la doter d’une liste sur la base de laquelle, les élections seront organisées (contraintes de moyens et de temps). En votant une loi dérogatoire, l’on ira à l’établissement d’une liste ad’hoc pour organiser les élections. Dans ce schéma, il n’y aura pas de Lépi (une arlésienne) ni de Cos- Lépi (une institution budgétivore qui devait accoucher de la Lépi), et les responsabilités seront confiées à la Cena.

Il faut préciser qu’à la date d’aujourd’hui, il est possible de convoquer le corps électoral en respectant la loi, sans besoin de recourir à une loi dérogatoire pour réduire les délais exigés. En l’état, le Code électoral permet de convoquer le corps électoral et en cas de difficultés, de revenir sur la convocation si toutes les forces engagées dans les élections se mettent d’accord (voir article 49 du Code électoral).

Devant cette possibilité de modification du corps électoral, on ne comprend plus l’idée du gouvernement lorsqu’il lie la convocation du corps électoral à la disponibilité de la liste électorale et à la saisine du gouvernement par la Cena. Les dates et délais sont retenus pour permettre de préparer certaines opérations techniques et éviter toutes dérives. Si le chef de l’Etat ne convoque pas maintenant le corps électoral, non seulement, on aura des difficultés pour se conformer aux délais des opérations, mais également, des problèmes pour connaître le juge du contentieux des actes préparatoires, surtout que la Céna ne sait pas à ce jour, quelle élection elle aura la charge d’organiser.

En somme, le discours du chef de l’Etat sur cette question n’informe pas clairement sur ses ambitions quant au dégel de la crise actuelle du processus électoral.

A s’en tenir à ce discours, l’impréparation, l’improvisation et la gabegie symptomatiques de la gouvernance du régime du changement-, de la refondation perdureront bien évidement en 2015. Vivement 2016 pour l’alternance !

Maître Jacques A. MIGAN

Ancien Bâtonnier

Adresse du chef de l’Etat sur l’état de la Nation : Boni Yayi peint un Bénin beau

décembre 31, 2014

En déférant aux exigences de l’article 72 de la constitution, le Président Boni Yayi a présenté l’état de la Nation devant le peuple représenté par les 83 députés au sein de l’hémicycle hier mardi 30 décembre 2014 au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Il a exposé un Bénin qui occupe de meilleurs rangs dans bien de domaines avec des performances économiques jamais égalées depuis les indépendances, selon ses propos.

Le Bénin a pulvérisé les records  de performance en 2014. C’est l’essentiel à retenir du discours du président Boni Yayi sur l’état de la Nation prononcé hier au Parlement devant les députés, les chefs de missions diplomatiques accréditées au Bénin, les sages, notables, têtes couronnées, rois et autorités religieuses de la ville  de Porto-Novo. Du point de vue macro-économique, le Bénin, selon le tableau présenté par le chef de l’Etat, a enregistré d’importants progrès. « Au plan économique et financier, malgré la conjoncture internationale particulièrement difficile, notre pays a connu une croissance soutenue en termes réels de l’ordre de 5,6% en moyenne sur la période 2012-2014. Cette croissance est la plus forte enregistrée au Bénin depuis l’indépendance, selon le rapport de la Banque mondiale sur la situation économique de notre pays publié en septembre 2014. Pour 2014, le taux de croissance est projeté entre 5,7% et 6,5%, largement au-dessus de la moyenne mondiale établi à 3,3% » a déclaré le Président Boni Yayi. Et ce n’est pas tout. Toujours dans le même registre, le chef de l’Etat a fait savoir aux députés que le Bénin est le meilleur élève de l’Uemoa. Le Bénin fait partie des quatre pays qui respectent tous les critères de premier rang du pacte de convergence de l’Uemoa. Car selon le rapport de l’Uemoa de décembre 2014 sur l’exécution de la surveillance multilatérale, le taux d’inflation est maîtrisé et s’est établi à moins 1,1%, ce qui ne doit pas être confondu à la déflation. Le taux d’endettement est maintenu en dessous de 30% du Pib contre une norme communautaire de 70%. Le déficit budgétaire s’établit à 3,1% contre une moyenne de 3,5% pour les pays de l’Uemoa.

Par ailleurs, 96 milliards sont injectés pour l’apurement de la dette intérieure dont 9 milliards restant seront mobilisés pour payer la dette intérieure dans un mois. Aussi, 17000 jeunes ont gagné un emploi créé par le gouvernement en 2014.

Au plan de la lutte contre la corruption, le Bénin a gagné 14 points selon le classement de l’Ong Transparency international. Le Bénin a progressé dans le secteur d’assainissement des conditions de création d’entreprise. Il a gagné 23 places en avant en se classant 151ème sur 189 économies au plan mondial selon le rapport de Doing business. Mieux, le Bénin s’est hissé au rang de 2ème parmi les dix économies du monde les plus performantes en matière de reformes en 2014.  Tels sont les points importants du discours du chef de l’Etat sur l’état de la Nation béninoise délivré hier au parlement. Ce discours a suscité une avalanche de réactions dans le rang des opposants qui se réservent le droit d’utiliser les moyens nécessaires pour vérifier les statistiques avancées. Ils martèlent que ces chiffres ne reflètent pas la réalité du panier de la ménagère au Bénin.

 

Intégralité du discours du Chef de l’Etat sur l’état de la Nation en 2014

 

(…)

Mesdames et Messieurs.

La tradition républicaine, à travers les dispositions de l’article 7 2 de la Constitution du 11 décembre 1990, prescrit au Président de la République d’adresser une fois par an à l’Assemblée Nationale un message sur l’état de la nation. C’est une obligation constitutionnelle à laquelle je me soumets avec grand enthousiasme depuis 2006, car elle est la manifestation du nécessaire devoir de reddition

de comptes.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Honorables Députés,

Je me présente devant votre auguste Assemblée pour faire le bilan du chemin parcouru par notre pays, au cours de l’année 2014, dans sa double quête de consolidation du renouveau démocratique et de bien-être économique et social.

Je voudrais de prime abord rendre grâce à Dieu, le Tout-Puissant, le Père Céleste pour ses bienfaits dans la vie de chacune et de chacun de nous et de notre Patrie bien-aimée, tout au long de cette année qui s’achève.

Je voudrais exprimer ma profonde gratitude pour l’accueil fraternel réservé par vous-même, Monsieur le Président et par les autres honorables députés. Je salue la présence remarquée des Présidents des Institutions constitutionnel les et légales de la République. Mes salutations vont

également à l’endroit des autorités communales et locales, des têtes couronnées, dignitaires, sages et notables, ainsi qu’aux responsables des confessions religieuses de la ville de Porto-Novo.

Je voudrais également témoigner ma reconnaissance aux membres du Corps diplomatique et consulaire ainsi qu’aux représentants des Organisations Internationales pour avoir accepté d’honorer de leur présence cette cérémonie que nous impose notre loi fondamentale du 11 décembre 1990.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Honorables Députés,

Mesdames et Messieurs,

Mon intervention portera d’une part sur les principales réformes engagées pour la transformation structurelle de notre pays et d’autre part sur les bases de l’action de mon gouvernement au cours de l’année 2015.

En 2014, le Bénin a enregistré d’importants progrès. Ces progrès découlent d’abord de la bonne gestion du cadre macroéconomique. En effet, au plan économique et financier, malgré la conjoncture internationale particulièrement difficile, notre pays a connu une croissance soutenue en termes réels de l’ordre de 5,6% en moyenne sur la période 2012-2014. Cette croissance est la plus forte enregistrée au Bénin depuis l’indépendance, selon le Rapport de la banque mondiale sur la situation économique de notre pays publié en septembre 2014. Pour 2014, le taux de croissance est

projeté entre 5,7% et 6,5%, largement au-dessus de la moyenne mondiale établie à 3,3%.

Le Bénin fait partie des quatre pays qui respectent tous les critères de premier rang du pacte de convergence de l’UEMOA. En effet, selon le rapport de l’UEMOA de décembre 2014 sur l’exécution de la surveillance multilatérale, le taux d’inflation est maîtrisé et s’est établi à moins 1,1%, ce qui ne doit pas être confondu à la déflation eu égard au niveau de croissance économique qui reste élevé. Cette performance s’explique par le niveau relativement bas des prix des denrées alimentaires, en lien avec les performances agricoles. Le taux d’endettement est maintenu en dessous de 30% du

PIB contre une norme communautaire de 70% du PIB. En d’autres termes, sur un revenu de 100FCFA, la dette dans notre pays n’excède pas 30FCFA contre la norme communautaire de 70FCFA, ce qui traduit notre volonté de ne pas alourdir les charges des générations futures. Ce potentiel d’endettement doit pouvoir être utilisé pour augmenter notre capacité de production pour le bien être des populations. Sur le plan budgétaire, le Gouvernement conduit une politique budgétaire saine avec un déficit budgétaire devant s’établir à 3,1% contre une moyenne de 3,5% pour les pays de l’UEMOA.

Globalement donc, malgré les progrès qui restent à réaliser, la situation économique et financière de notre pays est jugée satisfaisante avec un cadre macroéconomique qui se renforce de jour en jour et des indicateurs clés qui sont pour la plupart au vert.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Honorables Députés,

Mesdames et Messieurs,

Des efforts notables ont été consentis par ailleurs pour la mobilisation des ressources financières et l’amélioration de l’efficacité des politiques publiques. Le gouvernement a décidé de faire du partenariat public-privé (PPP) une option essentielle de financement du développement.

Dans cette perspective, la Table ronde sur le financement du développement du Bénin, organisée à Paris du 17 au 19 juin 2014 avec l’appui des partenaires au développement, a connu un franc succès. En effet, cette rencontre a permis de partager avec d’éminentes personnalités, institutions et Privés du monde de la finance, notre vision du développement du pays pour les cinq prochaines années.

Comme vous le savez et je vous le rappelle qu’à l’issue de cette Table ronde, le Bénin a obtenu de la

communauté financière internationale des engagements d’un montant de plus de 12 milliards de dollars US, soit plus de 6.000 milliards de FCFA, afin de financer la réalisation d’investissements lourds et structurants à même d’accélérer la croissance économique, alors que le gap de financement recherché était de 6 milliards de dollars US. Ce qui témoigne si besoin en était encore de l’adhésion de la communauté internationale aux réformes entreprises par mon gouvernement. La mobilisation effective et diligente des financements annoncés se poursuit. Sur les six premiers mois, des conventions de financement pour plus de 1000 milliards de FCFA ont été déjà signées, sans compter les engagements concrétisés au niveau du secteur privé.

C’est le lieu de préciser que le rythme de décaissement dépend de la mise en œuvre des réformes et du degré de synergie entre le Gouvernement, l’Assemblée Nationale et les Partenaires Techniques et Financiers. C’est pour assurer une bonne gouvernance et accélérer ce rythme de décaissement que le Gouvernement s’attèle à mettre en place le cadre institutionnel adéquat animé par des experts recrutés avec l’appui des partenaires au développement.

J’ai bien noté que l’institution parlementaire est entrain d’examiner deux propositions de loi, l’une définissant le cadre légal des PPP au Bénin et l’autre portant création du tribunal de commerce. L’adoption de ces deux textes permettra de consolider les réformes en cours pour une meilleure mobilisation des ressources.

Je voudrais, à cette heure du bilan, renouveler mes remerciements à tous les participants à cette Table Ronde ainsi que la reconnaissance du Peuple béninois à nos partenaires au développement, à notre diaspora de même qu’à tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué au succès de ce forum dont les résultats sont allés bien au- delà de nos attentes.

Cette performance est le résultat des différentes réformes mises en œuvre aussi bien pour l’amélioration de l’environnement des affaires que pour la transformation structurelle de notre économie.

Les réformes relatives à l’environnement des affaires ont permis au Bénin de se classer 151ème sur 189 économies dans le Rapport Doing Business de la Banque mondiale ; ce qui fait un saut en avant de 23 places, comparé au classement de l’année dernière. Le Bénin a notamment progressé en matière de création d’entreprises, de protection des investisseurs minoritaires, du commerce

transfrontalier et de l’exécution des contrats. L’ensemble des politiques gouvernementales a donc contribué à classer le Bénin 2ème parmi les dix économies du monde les plus performantes en matière de réformes en 2014.

Par ailleurs, les efforts fournis dans le cadre de la lutte contre la corruption ont été pris en compte dans l’Indice de perception de la corruption de l’ONG Transparency International, qui classe le Bénin à la 80ème place sur 175 pays, soit une progression de 14 places en 2014 et de 30 places depuis 2010. Ces résultats auraient été meilleurs si la lutte contre la corruption n’était pas freinée

par l’absence de poursuites judiciaires systématiques et efficaces, ce qui compromet la crédibilité de la volonté de mon gouvernement à s’attaquer à la corruption en vue de l’élimination de la pauvreté dans notre pays.

Voilà pourquoi mon gouvernement s’attache à poursuivre la modernisation du secteur de la justice. Pour renforcer les capacités des acteurs du système judiciaire, afin de les rendre plus efficaces et mieux outillés, il a été procédé au recrutement de 4 auxiliaires de justice, de 229 Officiers de Police Judiciaire et à la formation de 38 auditeurs de justice qui seront intégrés prochainement dans le corps de la magistrature. L’informatisation des juridictions et de la chancellerie s’est poursuivie avec notamment la refonte de l’architecture du réseau existant et de l’application de gestion de la chaine civile au regard du nouveau code de procédure civile ainsi que la mise en place de la gestion informatisée des prisons civiles.

En 2014, les premières sessions d’assises des cours d’appel de Cotonou, d’Abomey et de Parakou et celles du tribunal pour enfants statuant en matière criminelle de Parakou et de Cotonou ont été organisées. Dans le cadre de l’amélioration des conditions de détention, la prison civile d’Abomey-Calavi a été mise en service en mai 2014, ce qui a entrainé une diminution immédiate de l’effectif des détenus de la prison civile de Cotonou.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Honorables Députés,

Mesdames et Messieurs,

Les efforts en matière de lutte contre la corruption ont été tout de même reconnus par le Conseil d’Administration du Millenium Challenge Corporation des Etats-Unis d’Amérique qui vient de prononcer l’éligibilité de notre pays au bénéfice de cet appui, d’un montant de 250 millions de dollars US, à consacrer essentiellement au secteur de l’énergie. Il y a lieu de rappeler que ce

concours joue le rôle de catalyseur puisque, du fait de ce programme, le Bénin peut encore attirer des investissements de plus de 2 milliards de dollars US de la part de la communauté financière internationale et plus particulièrement du secteur privé américain.

Au-delà, le Bénin a enregistré, selon les statistiques publiées par la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (CNUCED) en septembre 2014, des niveaux records d’investissements directs étrangers entrants en 2012, avec 282 millions de dollars US, et en 2013, avec 320 millions de dollars US, soit une augmentation de plus de 500% depuis 2006. Ces investissements sont concentrés dans la prospection pétrolière, les usines de ciment, la construction d’hôtels de grand standing, la transformation de coton et de noix de cajou, sans oublier le secteur portuaire et douanier.

En dépit des reformes à mettre encore en œuvre, les appréciations internationales en matière de risques (la COFACE et le groupe britannique AON) montrent que notre pays jouit encore, dans le contexte ouest africain, d’une bonne perception de la part des investisseurs.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Honorables Députés,

Mesdames et Messieurs,

La transformation structurelle de notre pays, au-delà des préalables et pré-requis relatifs à la qualité de la gouvernance et à l’efficacité de la chaîne de gestion des finances publiques, repose particulièrement sur des infrastructures de qualité, la relance de l’agriculture et l’amélioration du système éducatif national ainsi que du système de sécurité sociale.

A ce titre, mon Gouvernement met en œuvre un programme ambitieux de construction d’infrastructures de transport compte tenu de leurs effets d’entrainement sur l’activité économique des entreprises et des ménages.

Ainsi, les travaux d’extension du réseau routier, pour un coût d’environ 82 milliards de FCFA, dont 66 milliards sur contribution nationale, ont couvert un linéaire de 1288 km et concernent principalement des travaux urbains, interurbains et d’ouverture du Bénin sur l’extérieur. En

outre, un linéaire de 147 km de route, pour un montant de plus de 48 milliards de FCFA, est en instance de démarrage.

La relance de l’agriculture est impulsée notamment par l’amélioration de la qualité de la gouvernance de la filière coton qui tient compte du souci permanent du Gouvernement d’améliorer les conditions de vie des cotonculteurs. Parallèlement, les autres filières prioritaires ont bénéficié d’appuis appréciables notamment le riz, le maïs, l’ananas, l’anacarde, les cultures maraîchères, le

lait et la viande. L’action du Gouvernement en la matière vise principalement la couverture des besoins alimentaires de même que l’amélioration de l’attractivité de l’activité agricole et du milieu rural par l’accroissement des revenus. L’usine de montage de matériel agricole de Ouidah sortira dix tracteurs par jour en moyenne. Chaque tracteur, pour 8h de travail, permettra d’emblaver une

superficie de 16 ha. Mon gouvernement s’emploiera à mettre en place les mécanismes pour créer les conditions pour un accès aisé des producteurs à ces tracteurs et maintenir la solvabilité de la Société BENIN-TRACTEURS en création avec le secteur privé Indien, Béninois et la Mairie de Ouidah.

La transformation structurelle de l’économie béninoise doit prendre également appui sur des ressources humaines de qualité. Mon Gouvernement accorde donc une place de choix à l’amélioration du système éducatif de notre pays. Le deuxième forum national sur le secteur

de l’éducation a été organisé du 17 au 19 décembre 2014 pour consacrer la rupture dans notre système éducatif, le réorienter résolument vers l’enseignement technique et professionnel et son adéquation aux besoins du marché.

L’amélioration de la gouvernance économique permet de dégager des ressources pour la prise en charge des questions sociales et de solidarité nationale. Le Régime d’Assurance Maladie Universelle (RAMU) est devenu opérationnel en zone rurale avec la prise en charge effective des adhérents dans les formations sanitaires publiques, améliorant ainsi le système de sécurité sociale.

Le RAMU sera généralisé dès l’adoption de la loi par notre institution parlementaire.

En matière sanitaire, l’année 2014 a été marquée dans notre sous-région par l’épidémie à virus Ebola. Le Bénin n’a enregistré aucun cas à ce jour. Je voudrais tout de même renouveler notre solidarité à l’endroit des pays frères et amis qui subissent les conséquences dramatiques de cette épidémie. Quant à l’épidémie à virus Lassa, dont notre pays a connu quelques cas, la situation est bien maîtrisée grâce à la disponibilité du traitement.

Par ailleurs, pour promouvoir l’emploi et l’entreprenariat des jeunes et des femmes, mon Gouvernement a renforcé le programme de microfinance aux plus pauvres et les différents programmes d’insertion professionnelle des jeunes. Ainsi, à travers le Programme d’Appui à l’Emploi

Salarié (PAES), l’Agence Nationale Pour l’Emploi (ANPE) a mis en stage de pré-insertion professionnelle, 1.650 jeunes diplômés sans emploi suivant son cycle classique, dont 154 mis à la disposition des mairies. En outre, et à travers l’édition spéciale décidée par mon Gouvernement,

le même programme a mis à la disposition des enseignements secondaire et primaire, 2.500 nouveaux stagiaires ANPE essentiellement constitués d’enseignants pour la rentée 2014-2015, soit un total de 4.150 jeunes pré-insérés en 2014. Avec la mise en service en 2014 de l’Antenne Départementale ANPE du Plateau, installée dans la Commune de Pobè, mon Gouvernement a achevé le processus engagé depuis 2012 pour doter les 12 départements en antennes ANPE. Au total, en y ajoutant les recrutements dans le corps des agents contractuels de l’Etat, plus de 17.000 emplois salariés ont été créés en 2014 au profit de la promotion de l’emploi des jeunes dans notre pays. Les mécanismes mis en place permettront de créer environ 20 000 emplois en 2015.

Pour renforcer l’esprit patriotique de la jeunesse tout en lui offrant la possibilité de faire une expérience professionnelle, le Corps National des Jeunes Volontaires pour le Développement (CNJVD) a été lancé en janvier 2014 et doté d’un plan stratégique 2015-2017. Aussi, 2.700 jeunes volontaires ont-ils été recrutés et déployés après une formation spécifique.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Honorables Députés,

Mesdames et Messieurs,

L’évaluation des progrès réalisés en Afrique, en 2014, dans l’atteinte des OMD, faite par la Banque Africaine de Développement, la Commission économique pour l’Afrique, la Commission de l’Union Africaine et le Programme des Nations Unies pour le Développement, confirme les bonnes places du Bénin, bien qu’en toute humilité, je sois conscient du chemin qui reste à parcourir.

Ainsi, en matière de réduction de la faim, notre pays se classe 8ème en Afrique et 2ème de l’UEMOA ; en matière d’éducation primaire et de taux d’achèvement du primaire, le Bénin se classe 2ème de l’UEMOA ; en ce qui concerne la parité filles/garçons dans le primaire, notre pays se classe 2ème de l’Afrique dans le groupe des pays ayant réalisé des progrès considérables ; au titre de l’équité salariale entre femme et homme, notre pays est le 1er de l’UEMOA et le 9ème dans toute l’Afrique ; dans le domaine de la réduction de la mortalité des moins de 5 ans, le Bénin est classé parmi les pays ayant accompli des progrès remarquables ; en ce qui concerne la réduction des taux d’incidence, de prévalence et de mortalité dus à la Tuberculose, le Bénin occupe le 2ème rang dans l’UEMOA ; au titre des naissances assistées par un personnel soignant qualifié, notre pays est le 1er dans l’UEMOA ; pour le volet amélioration de l’accès à l’eau potable, le Bénin fait partie du groupe des 6 pays africains présentant les meilleures probabilités d’atteinte de cette cible.

Malgré ces progrès, des défis demeurent à relever, notamment en ce qui concerne la réduction de la pauvreté et des inégalités et en matière d’inclusion de toutes les forces productives. Des progrès sont également à faire en termes de planification familiale en vue d’assurer une meilleure adéquation entre la croissance démographique et la croissance économique.

Les avancées déjà réalisées ont été rendues possibles par la conjonction d’une économie en pleine reprise, de nouvelles politiques gouvernementales, du soutien du parlement, de la mobilisation de la société civile et de l’engagement de nos partenaires techniques et financiers en faveur des Objectifs du Millénaire pour le Développement.

C’est pour moi ici l’occasion d’exprimer à chaque acteur de ce succès, la reconnaissance du Gouvernement et du peuple béninois. La marche vers les OMD est encore longue et mon Gouvernement voudrait encore savoir pouvoir compter sur l’engagement et la sollicitude de

chacun et de tous. En effet, les ODD nous appellent à un changement de paradigme de développement, qui met au centre du développement l’homme mais dans des conditions respectueuses de l’environnement.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Honorables Députés,

Mesdames et Messieurs,

Dans le cadre de la gouvernance politique, de nouveaux membres du Conseil Economique et Social et de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication ont été installés. Les dispositions prévues dans la Constitution et les lois organiques ont été respectées à cet effet. Il s’agit de la manifestation de la vitalité de notre système démocratique dans lequel chaque institution constitutionnelle et légale joue librement son rôle.

En ce qui concerne la correction de la Liste Electorale Permanente Informatisée (LEPI) pour l’organisation des élections municipales, mon Gouvernement a tout au long de l’année apporté sa contribution pour faciliter les travaux du Conseil d’Orientation et de Supervision (COS/LEPI). Pour résoudre les difficultés évoquées par le COS/LEPI, j’ai moi-même organisé plusieurs séances et rencontres, dont l’objectif est de créer l’union sacrée autour de la correction de la LEPI pour l’organisation dans la transparence et la paix des élections.

Comme vous le savez Monsieur le Président, dans l’organisation des élections, le code électoral assigne trois tâches au Gouvernement notamment le financement des élections, la convocation du corps électoral et la sécurisation des élections.

En ce qui concerne le financement des élections, le budget soumis à mon Gouvernement par le COS/LEPI s’élève à treize milliards huit cent millions (13.800.000.000) de francs CFA. Je peux vous affirmer et rassurer le peuple Béninois qu’à ce jour la totalité de cette somme a été mise à la disposition du COS/LEPI et comme il est coutume de le dire « pas un seul kopek » n’est dû à cette Institution. Quant à elle, la CENA aussi jouit de la sollicitude totale de mon Gouvernement.

En ce qui concerne la convocation du corps électoral, mon Gouvernement attend sa saisine par la CENA qui est disposée à le faire dès que les conditions sont réunies dont au premier chef la disponibilité de la Liste Electorale Permanente Informatisée à produire par le COS/LEPI, laquelle liste est l’élément déclencheur de l’ensemble de notre processus électoral.

En ce qui concerne la sécurisation des élections, les Forces de sécurité et de défense sont fin prêtes.

Monsieur le Président, vous conviendriez avec moi qu’il est urgent que le COS/LEPI rende disponible la LEPI et que notre auguste Assemblée consente à prendre une loi dérogatoire.

Cependant, je demeure persuadé que c’est ensemble avec toutes les forces politiques et sociales avec mon Gouvernement que nous créerons les conditions favorables à la tenue des élections municipales, communales et locales, législatives et présidentielles.

En effet, la non organisation de ces élections est lourde de préjudices pour notre pays car la tenue de toutes les élections constitue une préoccupation partagée par tous. Ainsi, le Conseil d’Administration du Millenium Challenge Corporation en a fait une condition pour la signature du deuxième Compact. C’est pourquoi, les synergies nécessaires entre les actions de toutes les forces politiques et sociales seront recherchées et utilisées pour la tenue effective de toutes les élections dans la sérénité

pour la consolidation de la paix et la cohésion nationale.

L’union sacrée de tous appelée de mes vœux, matérialisée par les différentes initiatives de réunions et l’organisation en cours du dialogue politique centré sur la tenue des élections, devra, je l’espère, contribuer à la mise à disposition de la LEPI et la prise par le Parlement de la loi dérogatoire. Je lance un appel à la veille citoyenne afin que le processus électoral arrive à son terme, dans la paix et la concorde de tous les fils et filles de notre pays.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Honorables Députés,

Mesdames et Messieurs,

L’ensemble des progrès réalisés au plan national est appuyé par notre diplomatie qui, en cette année où notre pays assure la présidence de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine, est restée très active tant sur le plan des relations bilatérales et multilatérales que dans le domaine de la consolidation des liens avec nos frères et sœurs vivant à l’étranger en vue de leur participation

au développement de notre commune Patrie.

Le dynamisme de notre diplomatie explique l’excellente qualité des relations que notre pays entretient avec ses pays partenaires et justifie les nombreuses visites de travail effectuées par des Chefs d’Etat au Bénin et la signature d’importants accords et le financement de nombreux projets capitaux dans les domaines social et économique de notre pays.

Au titre des relations avec nos concitoyens vivant à l’étranger, au-delà des actions humanitaires de

rapatriement des ressortissants béninois consécutives aux guerres civiles en République Centrafricaine et en Libye, je voudrais surtout mettre l’accent sur le « Pacte de Développement du Bénin avec la Diaspora » conclu en marge de la Table Ronde de Paris. Ce pacte constitue une

réponse aux aspirations des Béninois de l’extérieur d’apporter leur contribution au développement de leur pays. Dans cette perspective, il sera procédé au cours de l’année 2015 à une opération de recensement des Béninois de l’extérieur dans le cadre du projet « Mobilisation de la diaspora béninoise et identification des besoins en expertise scientifique et technique du Bénin »

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Honorables Députés,

Mesdames et Messieurs,

Sur le plan économique, l’année 2015 sera marquée par l’entrée en vigueur du Tarif Extérieur Commun (TEC) de la CEDEAO, l’arrivée à terme des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et la transition vers les Objectifs de Développement Durable (ODD).

Face à ces nouveaux défis, les orientations économiques de mon Gouvernement ont pour ambition de renforcer le potentiel de production dans la perspective de la poursuite de la transformation structurelle de l’économie béninoise. Les mesures qui seront mises en œuvre viseront notamment :

– la promotion de l’emploi des jeunes ;

– le renforcement du capital humain et des infrastructures de soutien à la production ;

– la modernisation de l’agriculture (production vivrière, élevage et pêche) et la promotion de l’agro-industrie.

Pour l’année 2015, mon Gouvernement prévoit une croissance économique de 6,0% contre 5,7% en 2014 qui découlerait notamment de :

– l’augmentation des investissements publics avec la poursuite de la politique des grands travaux,

particulièrement dans les secteurs de l’énergie et des infrastructures ;

– l’amélioration du climat des affaires dans le but d’attirer les investissements privés vers les pôles de

croissance et de densifier le tissu industriel ;

– les travaux de construction du réseau ferroviaire Cotonou-Parakou-Dosso-Niamey ;

– la consolidation des acquis et des initiatives de développement en cours.

Toutes ces actions nécessitent des réformes institutionnelles, structurelles, sociales et solidaires. Elles appellent une véritable refonte de nos mentalités et constituent la fondation dont la matérialisation passe par la réalisation immédiate des actions suivantes :

– le Bénin qui aspire à son émergence doit reposer sur le ciment du dialogue ;

– le Bénin doit dialoguer avec lui-même. Toutes les forces politiques et sociales de notre pays doivent dialoguer avec elles-mêmes ;

– Le Gouvernement doit dialoguer avec la classe politique et je salue les initiatives en cours ;

– Le Gouvernement doit enclencher immédiatement le dialogue avec la société civile pour lui permettre de jouer en tout état de cause, son rôle de veille citoyenne ;

– Intensifier le dialogue avec les jeunes, les femmes, les personnes handicapées et les personnes du troisième âge ;

– Le Gouvernement doit poursuivre et approfondir le dialogue avec les partenaires sociaux ;

– Le Gouvernement doit poursuivre et approfondir le dialogue inclusif avec le secteur privé et toutes ses composantes (chambre de commerce, Patronat, Chambre d’Agriculture, Chambre des Métiers etc.) ;

– Le Gouvernement doit mettre en place un partenariat stratégique avec la communauté internationale et étendre le dialogue politique engagé avec l’Union Economique aux autres partenaires tels que les Etats Unis, la Chine, l’Allemagne et les autres partenaires dans l’intérêt

réciproque de nos peuples.

J’invite instamment le peuple Béninois à mettre en route avec le Gouvernement, le Bénin nouveau dont je rêve en cette fin d’année. Comme vous pouvez le constater, il repose sur le dialogue et rien que le dialogue indispensable à préserver l’identité légendaire de notre pays reconnue depuis l’historique conférence des forces vives de la Nation. Elle signifie, stabilité politique, démocratique, constitutionnelle, sociale, sécuritaire, financière, macroéconomique dans un environnement des

affaires sain, garantissant la sécurité humaine et la solidarité nationale. Toute chose qui en définitive, requiert la refondation basée sur la démocratie, la bonne gouvernance, le Partenariat public-privé, l’énergie et les infrastructures.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Honorables Députés,

Mesdames et Messieurs,

L’année 2015 est aussi une année électorale, tant pour les communales que pour les législatives. C’est l’occasion de vous exprimer, Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, la reconnaissance de la Nation pour votre leadership. Je voudrais aussi remercier les honorables députés pour la qualité du travail abattu au cours de la présente législature.

C’est le lieu d’appeler de nouveau et avec insistance, la classe politique, les acteurs de la société civile et l’ensemble de la population à se remémorer les idéaux de la Conférence des Forces Vives de la Nation. Il s’agit pour nous tous de placer l’intérêt supérieur de la Nation au- dessus de tout et d’œuvrer en conséquence à la sauvegarde de la concorde nationale.

C’est sur cet appel à chacune et à chacun pour la consolidation de la paix et de la cohésion nationale que je souhaite au Peuple béninois, aux Présidents des Institutions de la République, à vous-même, Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, aux honorables députés ainsi qu’aux partenaires et aux amis qui vivent parmi nous, une excellente année 2015.

Que Dieu bénisse le Bénin, notre Patrie commune !

Vive la République !

Je vous remercie.

 

Komi Koutché au sujet du discours du chef de l’Etat sur l’état de la Nation : « J’appelle les Béninois à s’unir autour de l’essentiel pour propulser le Bénin plus loin encore »

décembre 31, 2014

Conformément aux dispositions de l’article 72 de la Constitution béninoise du 11 décembre 1990, le Président de la République, Dr Boni Yayi a délivré hier mardi 30 décembre 2014 son discours sur l’état de la Nation. Tout comme plusieurs personnalités, le ministre de l’économie et des finances, chargé des programmes de dénationalisation, M. Komi Koutché a partagé avec les professionnels des médias les leçons essentielles qu’il tire de ce discours. Profitant de l’occasion qui lui a été offerte, il a appelé les Béninois à laisser de côté ce qui n’est pas essentiel et à s’unir autour de ce qui est essentiel afin qu’en 2015, notre pays puisse dépasser les performances enregistrées en 2014.

« Deux leçons essentielles se dégagent du discours du Président de la République sur l’état de la Nation. La première est relative aux avancées significatives que le Bénin a enregistrées sur tous les plans au cours de cette année 2014 qui égrène ses derniers jours. Le Bénin n’est certes pas encore à l’idéal souhaité pour son développement, mais je peux vous rassurer que dans le concert des Nations, notre pays marque beaucoup de pas positifs sur tous les plans. La 2è leçon essentielle à tirer est relative au ton que le chef de l’Etat donne pour la mobilisation de toutes les forces vives du Bénin pour la construction de notre pays, pour la consolidation de notre système démocratique et pour le dialogue politique, social et toute forme de dialogue qui permettent de fédérer toutes les énergies pour faire en sorte qu’avec une seule voix, nous puissions parler du développement du Bénin qui nous est si cher sur les plans économique, social et j’en passe. Dans tout ce qui a été dit par le chef de l’Etat, je voudrais si vous le voulez bien revenir sur le volet économique. Sur le plan économique, le Bénin a au cours de l’année 2014 enregistré beaucoup d’avancées. La plupart de nos indicateurs sont au vert. Et ce n’est pas nous qui le disons, mais ce sont les institutions internationales crédibles qui créditent le Bénin d’une bonne performance au plan économique en 2014. C’est donc un motif de fierté pour le Béninois que nous sommes et nous devons pouvoir continuer sans dormir sur nos lauriers. Au plan budgétaire, le Bénin, malgré toutes ses priorités et le caractère limité de ses ressources, conduit une politique budgétaire très saine et très disciplinée avec un déficit budgétaire qui est largement en-dessous du seuil de l’Uemoa (3,1 % contre 3,5 %). Notre pays conduit aussi une politique assez prudente de la dette qui n’affole pas les 30 % alors que le matelas pour l’Uemoa est 70 %. Je mettrai un accent particulier sur la gestion de la trésorerie. A la date d’aujourd’hui comme l’a si bien dit le Président Boni Yayi, nous avons privilégié dans la politique de la gestion de la trésorerie, le règlement de la dette intérieure parce que la politique est d’abord économique. Il faut relancer la consommation à travers la mise à disposition des opérateurs économiques nationaux de la liquidité au titre et en contrepartie des prestations qu’ils fournissent à l’administration. Contrairement donc à ce qui se dit et qui relève soit de la désinformation ou des réflexions pas totalement bien inspirées, le Bénin honore régulièrement sa dette intérieure. A la date d’aujourd’hui, nous n’avons que 9 milliards de F Cfa d’instance de paiement et non de retard de paiement encore moins d’arriérés de paiement. Les titres qui attendent au titre de la dette de l’Etat vis-à-vis des opérateurs économiques privés au Trésor pour être payés sont de l’ordre de 9 milliards de F Cfa. Du mois d’août jusqu’aujourd’hui, nous avons payé plus de 95 milliards de F Cfa pour les opérateurs économiques privés. Notre politique est qu’en dehors de la période du paiement des salaires, 60 à 70 % des recettes de l’Etat sont consacrées au paiement des dettes intérieures sur toutes les périodes parce que c’est la seule façon de donner de la vitalité à l’économie en ce sens qu’en payant les privés, nous relançons la consommation et en relançant la consommation, nous donnons du souffle à l’économie nationale. Voilà pour ce qui est de notre engagement par rapport à la dette intérieure…Je voudrais vous rassurer de façon formelle et avec le ton le plus ferme possible que la méthodologie que nous adoptons en attendant la réforme relative à la dématérialisation du système de paiement est la méthode «Fi Fo», c’est-à-dire  «Premier venu, premier servi». Il n’y a plus de clientélisme au niveau du Trésor public. Ceux qui pensent et font savoir qu’il y a des couches qui sont privilégiées dans le paiement des dettes de l’Etat aux opérateurs économiques privés sont animés de mauvaise foi. Nous sommes un Etat. On peut être vérifié à tout moment. Les paiements se font depuis un certain temps en fonction de l’arrivée des titres. Il peut arriver qu’il y ait des urgences, en cas d’évacuation sanitaire par exemple. Le chef de l’Etat a insisté sur le volet relatif au processus électoral en cours dans notre pays. Nous avons eu un dernier budget de l’ordre de 13. 800.000.000 de F Cfa. Le montant que nous avons définitivement arrêté pour le budget du Cos-Lépi se décompose comme suit : le ministère de l’économie et des finances a arrêté 9,5 milliards de F Cfa. Après les discussions avec les Présidents des Institutions, nous avons accordé une rallonge de 3.153.000.000 de F Cfa et il y a à ajouter à ce montant, le montant imputable à l’acquisition de la licence Oracle pour la sécurisation des données. Cette acquisition va coûter 295.000.000 de F Cfa. En tout et pour tout, le budget du Cos-Lépi a été arrêté à 12, 9 milliards de F Cfa. Et ce montant est déjà totalement versé au Cos-Lépi. Le gouvernement a donc joué pleinement sa partition pour ce qui concerne son premier rôle qui est le financement du processus. Il ne lui reste que les deux autres rôles que sont aux termes des dispositions du Code électoral, la convocation du corps électoral qui interviendra dès que la Lépi sera prête et que la Cena va saisir le gouvernement, puis la sécurité des opérations. Sur la Cena, nous sommes aussi en avance. Le budget de la Cena est de 13,6 milliards de F Cfa dont 3.126.000.000 de F Cfa à mettre en place cette année et qui est déjà totalement décaissée et 10 milliards de F Cfa au titre du budget 2015. Si on nous dit que les élections auront lieu le 2 janvier 2015, les dispositions sont prises pour débloquer les 10 milliards. C’est donc rassuré que le gouvernement joue pleinement sa partition parce qu’au-delà du fonctionnement normal de notre démocratie, les élections constituent un facteur de performance économique pour nous aussi. Le chef de l’Etat vient de le dire. Nous avons été éligible au second compact du Mca mais sa signature est conditionnée par l’organisation des élections or ce compact, c’est beaucoup de milliards de F Cfa mobilisés pour le pays, c’est beaucoup d’impulsion pour notre économie. Le chef de l’Etat a parlé de quelques partenaires qui sont en train de nous lâcher du fait de la non organisation des élections et du fait d’un certain nombre de dispositifs qui ne sont pas mis en place comme la Cour des comptes. Tout ça, c’est des facteurs que nous négligeons mais qui ont un lien direct avec les performances économiques et d’autres performances de la gouvernance de notre Nation. Je suis non seulement fier d’appartenir au gouvernement, mais je suis fier d’être Béninois pour les avancées que nous enregistrons. Le meilleur reste à venir. Nous devons laisser de côté ce qui n’est pas essentiel et nous unir autour de ce qui est essentiel pour avancer… »

 Propos recueillis par Affissou Anonrin

 

Impressions de quelques ministres

 

Ministre d’Etat François Abiola :  » Le chef de l’Etat a dit que l’heure est grave » :  » …Vous avez écouté l’expression du chef de l’Etat. Il a dit que l’heure est grave. Nous Béninois devons tout faire que cette liste électorale sorte. Je suis optimiste et je sais qu’on nous a promis cette liste pour le 15 janvier. Si nous avons la liste le 15 en plus de la loi dérogatoire, je crois que nous pouvons faire les élections communales assez rapidement. Mais si nous n’avons pas cette loi dérogatoire, je ne sais pas si quelque chose pourrait être fait. Le chef de l’Etat a vraiment insisté sur ça. L’autre partie sur laquelle il a insisté c’est la Cour des comptes. Nous n’allons pas réveiller la polémique mais c’est quelque chose qui nous rattrape déjà. La non mise en place de cette Cour des comptes entraine déjà des sanctions pour nous. Il y a un pays auprès duquel nous avons généralement un milliard de francs. L’Union Européenne aussi nous prive d’un milliard de francs. C’est autant d’indices qui montrent que nous avons besoin de la Cour des comptes. Pour ne pas répéter le chef de l’Etat, faisons tout pour que les élections communales et les élections législatives puissent avoir lieu en 2015 « .

Ministre des affaires étrangères Nassirou Arifari Bako :  » Le chef de l’Etat a fait un discours de dialogue « :  » Le chef de l’Etat a fait un discours de performance, de dialogue, de rassemblement, d’ouverture. Vous avez vu les résultats aussi bien au plan économique, financier, diplomatique, politique que social sont au vert. Vous avez suivi la volonté affichée de maintien du dialogue sur tous les plans avec l’ensemble des partenaires politiques, sociaux, économiques bref. Le discours de cette année est un discours de dialogue. L’année 2015 s’annonce comme une année de grands défis. C’est aussi l’année qui va voir le renouvellement de la classe politique à la base, au niveau parlementaire en attendant l’alternative effective en 2016. Nous sommes engagés pour la poursuite et l’approfondissement de notre système démocratique et l’amélioration de la santé économique et financière de notre pays « .

Propos recueillis par Tobi P. Ahlonsou

Boni Yayi à propos des élections : « Pas un seul kopek n’est dû au Cos-Lépi »

décembre 31, 2014

C’est ensemble avec les forces politiques et sociales que le président Boni Yayi entend créer les conditions pour l’organisation des élections communales. Mais avant, il déclare que son gouvernement ne doit plus un seul kopek sur les 13 milliards.

Le vendredi 26 décembre 2014, le Cos-Lépi a fait savoir qu’il attend l’acquisition d’une licence Oracle par le gouvernement pour sécuriser la liste électorale provisoire qu’elle mettra à disposition le 15 janvier 2015. Contre toute attente, le chef du Gouvernement, le Président Boni Yayi déclare à l’Assemblée nationale hier 30 décembre 2014 que le budget soumis à son gouvernement par le Cos-Lépi s’élève à 13 milliards de francs Cfa. « Je peux vous affirmer et rassurer que le peuple béninois qu’à ce jour la totalité de cette somme a été mise à la disposition de Cos/Lépi et comme il est coutume de le dire ‘’Pas un seul kopek’’ n’est dû à cette institution. Quant à elle, la Cena aussi jouit de la sollicitude totale de mon gouvernement » a répondu Boni Yayi hier à ceux qui lui font le procès d’avoir sevré le Cos/Lépi. Pour juguler l’impasse électorale actuelle, le Président Boni Yayi propose sa thérapie. « Vous-conviendriez avec moi qu’il est urgent que le Cos/Lepi rende disponible la Lépi et que notre auguste Assemblée consente à prendre une loi dérogatoire. Cependant, je demeure persuadé que c’est ensemble avec toutes les forces politiques et sociales avec le gouvernement que nous créerons les conditions favorables à la tenue des élections municipales, communales et locales, législatives et présidentielles » a laissé entendre le chef de l’Etat Boni Yayi. Il revient donc a chacun de prendre ses responsabilités au regard de cette position affichée.

Tobi Ahlonsou

Pour de bons et loyaux services rendus à la Nation béninoise : La Cobenam offre un déjeuner à Sévérine Lawson

décembre 31, 2014

La direction générale de la Compagnie béninoise de navigation maritime (Cobenam) a offert hier mardi 30 décembre 2014 un déjeuner à l’intention de Mme Sévérine Lawson qui a fait valoir ses droits à la retraite. C’était en présence du directeur général du Cobenam, du conseiller du chef de l’Etat Désiré Adadja, du personnel du Cobenam ainsi que des parents et amis du récipiendaire.

Mme Sévérine Lawson a reçu les félicitations de ses collaborateurs qui n’ont ménagé aucun effort pour saluer les mérites de cette dernière. Pour la représentante du personnel de la Cobenam Mme Ella Adélakoun depuis le 02 janvier 1977 date de prise de fonction de Mme Sévérine Lawson à la Cobenam, elle a occupée plusieurs postes. Du service de comptabilité en passant par le service export-import, cette dernière n’a jamais démérité. Elle a rendu des services loyaux à la Nation béninoise. C’est le moment donc de lui reconnaître ses mérites. A sa suite, l’Amicale des femmes de la Cobenam au nom de leur représentante Josiane Agbo a reconnu les mérites de Mme Sévérine Lawson. Pour elle, 38 ans de travail corsé est un privilège qui n’est pas accordé à tout le monde. Mais Mme Sévérine Lawson l’a eu. C’est le moment pour elle de souhaiter à leur devancière une paisible retraite, en la priant de ne pas rester loin pour les sages conseils. Double sentiment à l’occasion de ce déjeuner, a dit le directeur de la Cobenam Expédit Agbegninou. A l’entendre, aller tranquillement à la retraite doit susciter de la joie. C’est pour cela qu’il remercie Mme Sévérine Lawson pour avoir fini sa carrière dans la tranquillité. Il l’a invité à prier pour le personnel de la Cobenam pour un départ pareil. Avec le départ de Mme Sévérine Lawson, la Cobenam se sépare d’un de ses agents les plus méritantes. Mais la joie qu’elle a répandue restera graver dans la mémoire du personnel. Pour l’heureuse du jour, les mots ne sont qu’aux remerciements. Mme Sévérine Lawson a remercié tout le personnel de la Cobenam qui n’a ménagé aucun pour organiser une cérémonie de ce genre à son intention. Elle a invité le personnel à cultiver l’amour du prochain pour l’évolution de la Cobenam. Il faut noter que trois agents de la direction de la marine marchande partent aussi à la retraite.

Boniface Kabla

11è édition du Festival kaléta et des arts Agouda : «Les pigeons de Cotonou» champions !

décembre 31, 2014

Elle est désormais conjuguée au passé. La 11è édition du Festival kaléta et des arts Agouda a pris fin le lundi 29 décembre 2014. Pendant quatre jours, les populations de Ouidah ont vécu d’intenses moments en compagnie de plus de quinze groupes de kaléta venus de la ville et des communes environnantes. Au finish, c’est le groupe « Les pigeons de Cotonou » qui a remporté le premier prix.

Le groupe «Les pigeons de Cotonou» est sorti vainqueur de la 11è édition du festival kaléta et des arts Agouda qui a eu lieu du 26 au 29 décembre 2014 à Ouidah. Quatre jours de spectacle qui ont aussi vu passer sur scène, en dehors des kaléta, de grands artistes tels que Princesse Ba Flora, Angélique Kidjo. A l’issue du festival, le groupe «les Pigeons de Cotonou» a remporté le 1er prix, suivi du groupe kaléta de Docomey. Le délégué général du festival, Wilfried Vigan Houndjè n’a pas manqué de manifester sa satisfaction. L’événement rehaussé par la présence d’éminentes personnalités dont la diva de la chanson béninoise, Angélique Kidjo, a été riche. Pour ces personnalités, le festival kaléta qui vient chaque année animer Ouidah doit être davantage soutenu. «Car, c’est désormais une tribune qui, non seulement, fait la promotion des arts Agouda, mais aussi contribue au développement de la culture», a souligné l’honorable Célestine Adjanohoun, représentante de sa Majesté Dada Houdégbé, parrain de cette édition. De ces soutiens, le festival n’en manque plus, puisqu’il est déjà institutionnalisé, à en croire M. Patrick Idohou, Directeur de la promotion artistique et culturel (Dpac), représentant le ministre de la culture. Tata Inès, Directrice de l’émission «Club des fans» sur la télévision nationale, accompagne déjà l’initiative en offrant son plateau à la réalisation de plusieurs émissions sur le festival. Comme à l’entame, le festival a pris fin par une caravane. Rendez-vous est déjà pris pour l’année prochaine.

 Athanase Dèwanou (Coll)

Bilan des activités de Rafiatou Karimou présidente Refamp/Bénin en 2014 : Remarquable combat contre les grossesses en milieu scolaire et les violences aux femmes

décembre 31, 2014

Le Réseau des femmes africaines ministres et parlementaires (Refamp/Bénin) a fait le bilan de ses actions de janvier à décembre avec l’aide du Fonds des Nations unies pour la population (Fnuap). Le rapport est présenté à la presse au cours d’une conférence hier 30 décembre 2014. Sans se complaire dans l’autosatisfaction en dépit des résultats patents enregistrés,  la présidente du Refamp/Bénin Mme Rafiatou Karimou a renouvelé sa détermination à poursuivre le combat pour le respect du droit de la femme dans la cité, les villages et hameaux du Bénin

Le Réseau des femmes africaines ministres et parlementaires (Refamp-Bénin) pour la défense et la préservation des droits de la gent féminine en 2014 s’est fait remarqué dans le landerneau des activistes qui défendent la femme et la jeune fille au Bénin. Pour le compte de l’année 2014, le Refamp-Bénin s’est consacré « violences faites aux femmes et les grossesses en milieu scolaire ». C’était son cheval de bataille dans les communes, les écoles partout où le mal semble monter en flèche pour apporter la réplique, le soutien, l’information et la sensibilisation nécessaires en vue d’entraver le mal. En vulgarisant le bilan de cette année hier avec les médias, la présidente du Refamp-Bénin, Mme Rafiatou Karimou a laissé entendre que son organisation s’est battue comme un beau diable contre le phénomène des violences faites aux femmes. « La femme est un être humain à part entière à prendre en compte dans le développement national. On ne peut pas exclure la femme du processus de développement national. C’est pourquoi, nous nous battons contre les violences faites aux femmes… ». Parlant du bilan des activités, elle a fait savoir qu’en novembre 2014, le Refamp-Bénin a fait une virée pour sensibiliser les populations contre les violences faites aux femmes à Athiémé dans le Mono et à Ouidah dans l’Atlantique. D’autres localités telles que les communes de Porto-Novo, Adjarra, Bonou, Kétou etc. ont accueilli le Refamp-Bénin. L’Ong a saisi également les canaux des médias qui les accompagnent pour sensibiliser les femmes sur leurs droits et devoirs dans la société, dans ces diverses localités. Rien ne se fait au hasard avec Refamp. A en croire Mme Rafiatou Karimou, le Refamp a pris appui sur le répertoire des messages issus des différents ateliers sur les droits de la femme pour toucher les cibles.

 Refamp à la rescousse 70% de femmes béninoise

A en croire les statistiques, les violences faites aux femmes sont encore une réalité honteuse au Bénin.  Plus de 70% des femmes subissent toutes formes de violences allant de la bastonnade au viol et au mariage forcé. Il y est également mentionné que 69% des femmes sont victimes au moins une fois dans leur vie des violences, 75% de bastonnade,  8,5% de séquestration, 8% de l’excision, 7% portent les cicatrices de punition, 6% sont assignées à des rites traditionnels et religieux dégradants, 75% environ en milieu rural sont victimes de privation arbitraire de liberté d’exercer des activités génératrices de revenus de leur choix. Ces statistiques effarantes ont interpellé le cœur des mères intellectuelles et activistes réunies dans le Réfamp-Bénin. Cette année, selon Rafiatou Karimou, le Refamp-Bénin a lancé une croisade contre le harcèlement sexuel en milieu scolaire, l’exclusion de la jeune fille de l’éducation et les mutilations génitales. « Le harcèlement sexuel est un acte immoral puni par la loi. Ne tolère donc aucune forme de harcèlement sexuel dans ton couvent. Les mutilations génitales constituent des violences faites aux femmes. Elles sont punies par la loi … », tels son les cris de ralliement scandés partout où le Refamp a fait ses escales. Par ailleurs, le Refamp-Bénin a déclenché  la lutte acharnée contre les grossesses en milieu scolaire en vogue dans le secondaire. Dans ce cadre, le Refamp a sillonné les collèges et lycées à grand effectif de l’Ouémé/Plateau tels que le lycée Toffa 1er, les Ceg Bio-Guéra, Bonou, Kétou et Sakété 1. La délégation du Refamp-Bénin était également dans le Zou et le Mono/Couffo. En somme, la lutte pour la promotion de la gent féminine, est le point de mire selon Mme Rafiatou Karimou durant l’année 2014. Son équipe et elle ont renouvelé leur engagement à poursuivre le combat avec plus de détermination en 2015.

Tobi Ahlonsou

7è édition du Bénin Top 10 : Bernardin Nougbozounkou, le meilleur artiste traditionnel

décembre 31, 2014

Il est le meilleur artiste traditionnel du Concours de la 7è édition «Bénin Top 10 ».  Bernardin Nougbozounkou dit Baba Daho Arc-en-ciel a mérité la confiance des membres du jury. Ses compétences en matière de musique traditionnelle ont été reconnues une fois de plus. Un artiste adulé de « Eyo », rythme joué dans le département de l’Ouémé, a déjà totalisé plus de quinze ans dans le domaine de la chanson. La délibération du jury a été faite le samedi 27 décembre 2014 dans le plus grand studio de l’Ortb. Cet homme pour rappel a décroché la palme d’or au niveau national, de la Coupe nationale du vainqueur des artistes du Bénin (Conavab) édition 2013. A cette finale, tenue le samedi 16 mars 2013 au Palais des sports de Cotonou, cet artiste tant apprécié dans son département d’origine Ouémé a démontré son talent de bête de scène. L’artiste Kèmy a été sacrée «Artiste de l’année» dans le cadre du même concours. Le meilleur parolier est l’artiste Wilf Enighman le meilleur arrangeur Fifi Fender et l’artiste des auditeurs est Pélagie la Vibreuse.

Voici le palmarès de cette édition 2014

Meilleur Espoir : Faty

Meilleur Parolier : Wilf Enighma

Meilleur Artiste Traditionnel : Bernadin Nougbozounkou

Meilleur Vidéo : Faty

Meilleur Réalisateur : Real Sniper

Artiste des Téléspectateurs : Norbeka

Artiste des Auditeurs : Pélagie la Vibreuse

Prix du Jury ; Tony Yambode

Meilleur Arrangeur : Fifi Fender

Artiste de l’Année : Oluwa Kemy

 

Victorin Fassinou

Le Tôfa prédit une année de graves menaces sur le Bénin : (Une union de prière s’impose donc à tous les niveaux)

décembre 31, 2014

L’instabilité, les médisantes et les calomnies risquent de déchirer les enfants d’un même pays et d’empoisonner davantage l’environnement en 2015, annonce le Tôfa 2015. Le Fâ révèle qu’il y aura des morts cette année. Une union de prière s’impose donc à tous les niveaux.

Tous les Béninois devront être en union de prière pour le pays tout le long de l’année 2015. Les révélations des consultations Tôfa ne sont pas bonnes. Elles annoncent un ciel très nuageux pour l’année 2015. Ainsi dit, de graves menaces pèsent sur le Bénin en 2015 qui pointe à l’horizon. « Troukpin-Woli », le Fâ Du consulté prédit des turbulences à l’horizon 2015. Ce signe dans ses révélations a touché du doigt, plusieurs secteurs importants du pays. Tout en prodiguant des conseils, la sagesse ancestrale recommande de ne pas se hasarder dans les investissements n’importe comment au risque de connaître des faillites et échecs retentissants. Il y va de l’intérêt du pays, mais aussi bien pour chaque béninois. C’est le dimanche 14 décembre 2014 dans la salle polyvalente du Centre de promotion et de l’artisanat de Cotonou que l’Authentique et universel ordre de la reine mère en collaboration avec l’association des Fagbassa et Bokonon du Bénin et l’Association Bénin Tofâ, ont procédé à cette consultation annuelle. Dignitaires de la sagesse ancestrale, initiés en à la matière venus de toutes les localités du pays ont sacrifié à la tradition. Après les jets des chapelets, il ressort que le Bénin, n’est pas au bout de ses peines. Ses grandes difficultés viennent de ses propres enfants, au sommet de l’Etat, qui dans leur négligence et entêtement ne font rien pour atténuer le risque qui depuis plus de dix ans plane sur le pays. D’après l’assistant de Koffi Aza, Bokonon Cosme Hindémè, ce signe du Fâ a évoqué aussi la mort. En dehors de ça, il aura aussi des incendies. Mais l’accent est mis sur les femmes parce que certaines qui vont avorter ou tromper leurs époux en récolteront les conséquences. De façon générale, il faut comprendre que ses signes ne sont pas trop propices. Selon le Professeur David Koffi Aza, qui donnait une brève explication de ce signe, l’année 2015 présage une certaine incapacité à pourvoir parachever ses projets surtout des investissements, il faudrait véritablement qu’on trouve les dispositions pour sécuriser ses investissements. « Pour que nous ne regrettions pas l’argent qu’on aura injecté qui n’aurait pas porté ses fruits, le Fâ a mis l’accent sur nos sœurs nos femmes et nos mères. Pour 2015, il faudra jouer franc jeu. Surtout pour les femmes mariées, toutes intentions de tromperie des époux tourneront au vinaigre et c’est la mort qui s’en suivra pour elle. Il y a un risque qui plane sur le pays. L’instabilité, les médisantes et les calomnies risquent de déchirer les enfants du pays et d’empoisonner davantage l’environnement. Quand une situation se pose, il faudra sérieusement mûrir les idées avant de réagir. Ce signe stipule que la tempérance aide toujours à réussir : qui va lentement va sûrement. Il souligne que celui qui gouvernera prochainement sera de teint noir ou tout au moins bronzé. Affaire à suivre…

 Victorin Fassinou

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