Réaction du CAO sur le soulèvement burkinabè : Le Centre Africa Obota met en garde ceux qui bâillonnent le peuple et la démocratie

octobre 31, 2014

Le Centre Africa Obota a réagi au soulèvement populaire au Burkina Faso et rappelle «aux pouvoirs politiques d’Afrique et d’ailleurs qui tentent de bâillonner leur peuple et de museler le mouvement démocratique que la fin est toujours dramatique pour eux, mais aussi malheureusement pour les citoyens honnêtes».

Déclaration du Centre Afrika Obota (CAO) –

Bénin sur la situation politique au Burina Faso

 C’est avec beaucoup d’inquiétudes mais aussi avec beaucoup  de foi que nous suivons l’évolution des événements politiques en cours au Burkina Faso.

Répondant à l’imposture et aux tentatives de tripatouillage de la constitution, les forces politiques, civiques et citoyennes du Burkina Faso ont choisi de montrer à la face du monde que le peuple reste le seul, le vrai et juste détenteur du pouvoir.

Le centre Afrika Obota, organisation non gouvernementale panafricaine, engagé depuis de deux décennies aux côtés des peuples pour l’érection, l’enracinement et le développement de la démocratie en Afrique, exprime son admiration et son soutien total au peuple burkinabè.

Le Centre Afrika Obota en ces moments décisifs où le sang se verse pour que vive la Nation Burkinabè, a conscience que l’heure est grave et que l’engagement et la solidarité de toutes les forces éprises de démocratie, de justice, de liberté et de paix sont nécessaires pour un prompt retour de la démocratie et de la préservation des droits fondamentaux au Burkina Faso.

Le Centre Afrika Obota saisit la même opportunité pour inviter le peuple burkinabè à la vigilance  et à un grand esprit de discernement pour que la victoire finale soit à la hauteur du sacrifice consenti.

Se fondant sur les premières leçons qu’inspire l’évolution politique actuelle de la crise burkinabè, le Centre Afrika Obota Bénin, rappelle aux pouvoirs politiques d’Afrique et d’ailleurs qui tentent de bâillonner leur peuple et de museler le mouvement démocratique que la fin est toujours dramatique pour eux, mais aussi malheureusement pour les citoyens honnêtes.

La confiscation des libertés démocratiques, le bâillonnement de la presse, la corruption, le favoritisme constituent autant d’éléments qui sont des bombes sociales qui au jour de leur déflagration emportent presque tout sur leur passage.

Alors, pour qu’un jour, pour ne pas dire dans un jour proche, telle la vague populaire qui au Burkina Faso emporte présentement sur son passage les oppresseurs du peuple, n’emporte ici en terre Béninoise ceux qui font du dilatoire, plongent les élections dans l’impasse  et nourrissent des velléités révisionnistes de notre constitution, le Centre Afrika Obota invite les autorités béninoises à divers niveaux et en particulier le Président Boni YAYI à faire preuve d’une grande écoute du peuple pour que jamais « aucune goutte de sang n’éclabousse notre démocratie et ne l’emporte dans ses flots ».

Cotonou, le 30 Octobre 2014

 Pour le Centre Afrika Obota Bénin 

 Le Secrétaire National Chargé de l’organisation

Ignace YECHENOU

 

  Me Joseph Djogbénou salue le courage du peuple burkinabé

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le Professeur Joseph Djogbénou suit avec préoccupation et responsabilité les développements récents de la situation politique au Burkina-Faso. Ce 30 Octobre 2014, alors que l’Assemblée Nationale s’était réunie pour modifier l’article 37 de la Constitution du Burkina-Faso relatif à la limitation du nombre de mandat présidentiel, les populations se sont insurgées, prenant d’assaut les différentes Institutions de la République.

Le peuple Burkinabé achève ainsi de convaincre que nul pouvoir ne saurait s’inscrire dans l’illusion d’une perpétuation nuisible à l’intérêt collectif. L’absence de lucidité des gouvernants grisés par les avantages, les fantasmes ainsi que la fascination du pouvoir conduit nécessairement aux évènements survenus depuis ce matin au Burkina-Faso.

Mais l’issue est certaine : de cette épreuve se construira le progrès du Burkina-Faso et de l’Afrique.

La lutte du peuple béninois pour la tenue à bonne date des élections de qualité ainsi que la non révision de la Constitution est de la même nature que celle du peuple Burkinabé.

C’est pourquoi le Professeur Joseph Djogbénou :

- Salue le courage, la persévérance et la foi du peuple burkinabé dans la lutte continue contre toute forme de confiscation du pouvoir.

- Invite chacun des dirigeants africains à l’obligation majeure de tirer de cette situation, les leçons urgentes qui préservent la paix et la sécurité de nos peuples.

- Appelle à l’ensemble des citoyens, des partis politiques et des organisations de la société civile du Bénin à assurer davantage leur part de contribution dans la protection des acquis démocratiques et de la paix.

Pour le Cabinet politique du Professeur Joseph Djogbénou

Dr Appollinaire GNANVI

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octobre 31, 2014

Compaoré dissout le gouvernement burkinabè

Chronologie du soulèvement populaire au Burkina Faso

Le Burkina Faso est en ébullition. Ce jeudi 30 octobre au matin, les députés burkinabè devaient examiner le projet de loi portant sur la révision de la Constitution permettant une nouvelle candidature du président Blaise Compaoré après 2015. Un projet largement contesté. Avant le début de la séance, des manifestants ont réussi à pénétrer dans l’enceinte du Parlement. Depuis, le mouvement de colère a pris de l’ampleur et de violents combats ont eu lieu près de la présidence. Émission spéciale ce jeudi sur RFI de 17h (TU) à 19h (TU). Les heures sont données en temps universel

20h50 : Les manifestants de la place de la Nation, à Ouagadougou, entendent passer la nuit dehors malgré le couvre-feu. Selon un journaliste burkinabè présent sur place,  » ils resteront dans la rue tant que Blaise n’aura pas démissionné « . Pour l’opposition et les manifestants, les décisions annoncées par le chef d’état-major ne sont pas suffisamment précises quant à l’avenir du président Compaoré, qui ne s’est toujours pas exprimé.

20h15 : Sur son site internet, l’hebdomadaire Jeune Afrique publie une lettre de François Hollande, datée du 7 octobre et adressée à Blaise Compaoré. Le chef de l’Etat français écrit que le Burkina Faso pourrait être  » un exemple  » s’il évitait  » les risques d’un changement non consensuel de Constitution « .

20h10 : A Bobo Dioulasso, les manifestants sont toujours à la recherche de partisans du CDP, le parti au pouvoir, allant de maison en maison pour les retrouver, y mettant parfois le feu. Dans les violences de la journée, il y aurait eu cinq morts selon Idrissa, un professeur de lycée de la ville contacté par RFI.  » A l’heure où je vous parle, les gens ne sont toujours pas totalement rentrés (…) Mais ce n’est plus comme ce matin, ça s’est un peu calmé « , relate-t-il.

19h55 : Adama Sosso, député  de l’UPC (opposition), sur RFI :  » Nous avons une certitude : si le président refuse de partir, nous donnerons cette fois-ci d’autres mots d’ordre qui l’obligeront. Et là, je vous garantis que ce ne sera pas la chose la plus facile, ni pour lui, ni pour nous. Mais nous arriverons au bout de notre lutte, parce qu’il n’est plus question qu’on recule, il n’est plus question d’un gouvernement d’union nationale.  »

19h40 : Notre correspondant à Ouagadougou Yaya Boudani rapporte qu’à la question de savoir si la transition se ferait avec ou sans le président Compaoré, et si ce dernier restait chef de l’Etat, le chef d’état-major de l’armée n’a pas répondu.  » Personne ne sait ce qu’il va faire, ou dire « , confie notre correspondant au sujet de M. Compaoré. Selon notre envoyé spécial Frédéric Garat, le président pourrait rapidement prendre la parole.

19h10 : Lors d’une conférence de presse, alors qu’une foule était massée devant son quartier général, le chef d’état-major des armées burkinabè Gal Honoré Traoré a décrété la dissolution de l’Assemblée nationale, l’installation d’un organe de transition pour diriger le pays, et a informé la population qu’un couvre-feu était désormais en vigueur de 19h (TU) à 6h du matin (TU) dans l’ensemble du Burkina Faso. Le général Traoré explique que l’équipe de transition sera installée, dans le cadre de consultations avec tous les partis politiques, pour une durée de 12 mois maximum, le temps que l’ordre constitutionnel soit rétabli. Mais il ne précise pas qui en prendra la tête.

19h10 : Des milliers de personnes sont amassées place de la Nation à Ouagadougou. L’opposition a appelé la population à prolonger l’occupation de l’espace public. Sur place, notre envoyée spéciale Maureen Grisot a pu s’entretenir avec Roch Marc Christian Kaboré, pour qui  » la lutte va continuer « .

19h05 : Un personnage a émergé ce jeudi 30 octobre dans les manifestations à Ouagadougou : le général en retraite Kouamé Lougué. Des dizaines de milliers de manifestants ont scandé son nom. Kouamé Lougué a lui-même été chef d’état-major des armées et ministre de la Défense, avant d’être limogé par le président Compaoré en 2003

19h00 : Notre envoyé spécial Frédéric Garat, qui se trouve au siège de l’opposition, rapporte que les leaders de cette dernière ont redit à l’armée que le président Compaoré avait épuisé tous ses recours. Ils parlent d’un  » entêtement  » de sa part. L’opposition a réitéré son exigence au chef d’état-major de l’armée burkinabè : une démission immédiate et sans condition du président.

18h47 : L’opposition burkinabè maintient son appel à la désobéissance civile. Au siège de la coordination, à Ouagadougou, Zéphirin Diabré a lu une déclaration évoquant, au sujet de la tentative de modification constitutionnelle, une  » mesure scélérate  » et  » inopportune « . Le siège décrété par le président Compaoré est jugé  » inacceptable « . Le peuple est invité à manifester sa désapprobation.

18h35 : Déclaration sur RFI de Sébastien Brabant, porte-parole de la chef de la diplomatie de l’Union européenne : « Nous sommes évidemment très préoccupés par la situation actuelle et par les informations faisant état de victimes à la suite des violentes manifestations de la journée. Mais maintenant que la proposition de loi sur la révision de la Constitution a été retirée, l’Union européenne appelle toutes les parties à s’abstenir de recourir à la violence et à engager rapidement un dialogue constructif. Evidemment, l’Union européenne est prête à intervenir pour faciliter le processus. »

18h30 : Le président Blaise Compaoré annonce la dissolution du gouvernement et décrète l’état de siège dans le pays. Le chef de l’Etat souhaite par ailleurs ouvrir des négociations avec l’opposition, selon un communiqué lu par la radio Omega FM.

17h05 : Mohamed Ibn Chambas, l’émissaire de l’ONU, est attendu au Burkina Faso vendredi, au sein d’une mission de paix conjointe avec l’Union africaine et à la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Consulter le communiqué sur le site de l’UA (anglais).

16h27 : Les Nations unies annoncent l’envoi d’un émissaire à Ouagadougou dès ce jeudi. Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon « suit avec une grande inquiétude la détérioration de la situation au Burkina Faso », précise son porte-parole Stéphane Dujarric.

 15h30 : Le général Kouamé Lougué est parti, en compagnie du chef d’état-major particulier de Blaise Compaoré, le général Diendéré, vers le palais présidentiel officiellement pour rencontrer le chef de l’Etat.

15h05 : L’autre envoyé spécial de RFI, Frédéric Garat est au siège de l’opposition burkinabè. Il précise que tous les leaders du mouvement sont présents, signe du début des grandes manœuvres. Des diplomates, et notamment l’ambassadeur de France, se sont aussi rendus au siège de l’opposition pour échanger avec les responsables politiques.

15h02 : Sur l’antenne de RFI, l’envoyée spéciale de RFI Maureen Grisot revient sur le général Kouamé Lougué qui explique qu’il pourrait tout à fait prendre la tête de la manifestation. Il semble soutenu par les milliers de manifestants présents devant le palais présidentiel.

14h50 : Le général Kouamé Lougué se dirige vers le palais présidentiel pour s’entretenir avec le président Blaise Compaoré. A quelques centaines de mètres, son avancée a été de nouveau stoppée et il a été rejoint par le chef d’état-major particulier du président.

14h40 : Selon Maureen Grisot, envoyée spéciale de RFI à Ouagadougou, la garde présidentielle est allée au-devant du général Kouamé Lougué pour lui demander d’arrêter sa marche vers le palais de Kossyam et de laisser un dialogue s’instaurer.

14h32 : L’opposant Bénéwendé Sankara affirme à l’AFP que l’armée burkinabè s’est « soudée avec le peuple » contre le président Blaise Compaoré. Il annonce par ailleurs que des responsables de l’opposition doivent rencontrer prochainement le général en retraite Kouamé Lougué, qui a été chef d’état-major des armées et ministre de la Défense.

14h27 : Sur les réseaux sociaux, de nombreux appels sont lancés aux médecins et autres personnels soignants pour qu’ils viennent dans les cliniques et hôpitaux prendre en charge les blessés.

14h20 : Le chef d’état-major Honoré Traoré s’entretient avec la presse.

13h57 : Selon des responsables de l’opposition contactés par RFI, le président Blaise Compaoré se trouverait toujours au palais présidentiel.

13h55 : Après les militaires, une délégation de la classe politique de l’opposition est allée s’entretenir avec le Mogho Naba (l’empereur des Mossi, ethnie principale du pays) pour faire passer un message à Blaise Compaoré, lui demandant de quitter le pouvoir.

13h50 : Parmi d’autres émetteurs, celui de RFI a été coupé à Ouagadougou lors du saccage de la radio nationale. (Pour capter RFI voir notre tableau en bas de l’article)

13h48 : L’hebdomadaire Jeune Afrique annonce, sur son site internet, la fermeture de l’aéroport de Ouagadougou. Tous les vols au départ ou à l’arrivée de capitale bukinabè sont annulés.

13h15 : La France appelle au calme et à la retenue au Burkina Faso alors que les Etats-Unis font part de leur inquiétude.

12h55 : Tweet de Zéphirin Diabré, l’un des chefs de file de l’opposition : « Nous ne cautionnons pas la prise du pouvoir par la force. Nous voulons juste le respect de la démocratie ».

12h43 : Selon l’envoyé spécial de RFI à Ouagadougou, Frédéric Garat, le frère du président, François Compaoré a été arrêté à l’aéroport.

12h40 : Sur RFI, Bruno Kafondo, député UPC, parti d’opposition, raconte le moment où les manifestants sont rentrés dans l’Assemblée : « On attendait tranquillement en échangeant les uns avec les autres. Puis, les députés qui étaient de la majorité ont commencé à filer de l’Assemblée. Ils venaient d’avoir l’information que des gens étaient en train de défoncer les portes de l’Assemblée nationale. Ils sont arrivés en masse. Ils ont défoncé la balustrade centrale. Et compte tenu du fait que nous sommes des députés de l’opposition et que moi-même je suis d’un certain âge, ils ont dit « Tonton, il n’y a pas de problèmes, venez », et ils m’ont conduit plus loin ».

12h35 : Une question est sur toutes les lèvres : où est le président Compaoré ? Des informations contradictoires circulent alors que la foule tente toujours d’entrer à la présidence.

12h30 : En direct sur l’antenne de RFI, le correspondant à Ouagadougou fait le point sur la situation : « Les manifestants sont déterminés. Ils tentent depuis près de deux heures d’entrer dans le palais présidentiel. Il y a encore des tirs ».

12h30 : Une réunion serait en cours entre les responsables militaires et l’empereur des Mossi, l’ethnie majoritaire du pays.

12h25 : Selon un journaliste burkinabè contacté par RFI, il y a des tirs près du quartier des 1 200 logements où il y a eu un mort. Plusieurs chars ont tiré en l’air dans le quartier Ouaga 2 000 près du palais présidentiel.

12h23 : La France regroupe ses ressortissants à son ambassade de Ouagadougou.

12h20 : Zéphirin Diabré, l’un des chefs de file de l’opposition, appelle à la démission du président Blaise Compaoré.

12h00 : Autour du palais présidentiel, le face-à-face entre les forces de l’ordre et les manifestants dure depuis une heure, selon notre correspondant à Ouagadougou, Yaya Boudani.

11h50 : Un habitant de Bobo Dioulaso, contacté par RFI, confirme la situation tendue dans la ville. Des manifestations ont commencé ce matin de manière dispersée avant que des incendies n’éclatent au siège du parti au pouvoir, à la mairie et à plusieurs domiciles de responsables politiques.

11h45 : Le site d’information Burkina24 témoigne d’une situation confuse à Bobo Dioulasso, la deuxième plus grande ville du pays.

11h36 : Selon plusieurs témoignages circulant sur les réseaux sociaux, des manifestants auraient tenté d’envahir le domicile du frère du président Compaoré. Les forces de l’ordre auraient alors tiré dans la foule. Aucun bilan n’est encore disponible.

11h30 : Pour l’un des leaders de l’opposition, Bénéwendé Sankara, le président Compaoré doit « tirer les conséquences » de l’assaut contre l’Assemblée à Ouagadougou.

11h17 : Selon un journaliste de l’AFP, il y aurait un mort parmi les manifestants. Depuis quelques minutes, une information similaire circulait sur les réseaux sociaux évoquant un décès par balle dans le quartier des 1 200 logements.

11h10 : Selon des témoins sur place, des flammes s’échappent du bâtiment de l’Assemblée nationale, saccagé plus tôt dans la matinée par les manifestants.

11h00 : Frédéric Garat, envoyé spécial de RFI à Ouagadougou, évoque le saccage de l’hôtel Azalaï Indépendance par les manifestants. Désormais, les protestataires se regroupent vers le centre-ville.

10h50 : Dans un communiqué officiel, le gouvernement du Burkina Faso appelle au calme et à la retenue.

10h45 : Interrogé par RFI, le porte-parole du gouvernement, Alain-Edouard Traoré confirme l’annulation du vote du projet de loi. Un vote qui devait avoir lieu ce jeudi. Mais il ne donne aucune information sur une possible annulation du projet de loi portant sur la modification de la Constitution.

10h35 : Pour Ablassé Ouédraogo, député de l’opposition, la situation est grave : « Nous n’étions pas encore dans l’hémicycle quand l’Assemblée a été prise d’assaut. Le Burkina Faso est en train de sombrer dans le chaos. Ce n’est pas organisé et tout peut arriver. Si on nous avait écoutés, on aurait pu éviter tout cela ».

10h25: Selon le site d’information Burkina24, les locaux de la RTB-télé ont été saccagés par les manifestants et celle-ci a cessé d’émettre.

10h: La situation est extrêmement tendue devant l’Assemble nationale qui est toute enfumée. Depuis ce matin, les manifestants avaient tenté par tous les moyens d’y accéder et finalement vers 09h30 TU, ils ont réussi à pénétrer à l’intérieur de l’hémicycle. Les députés sont parvenus à s’échapper par une porte de secours se situant derrière le bâtiment du Parlement.       

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Eaux, Forêts et Chasse : Les forestiers fêtent leur Saint Patron, Saint Hubert lundi prochain

octobre 31, 2014

Le lundi 03 novembre 2014, les forestiers du Bénin, rassemblés autour de leur chef, le directeur des Eaux, Forêts et Chasse, -le Col Théophile Kakpo – vont célébrer leur fête patronale, Saint Hubert, le Saint Patron mondial des Eaux, Forêts et Chasse. Hier, dans un bref entretien avec la presse, le Capitaine Léon Fatondji, président du comité d’organisation des festivités a mis en exergue les vertus de Saint Hubert qui est un modèle et un guide en matière de protection et de promotion des ressources naturelles. Les manifestations commencent ce jour 31 octobre 2014 par des prières musulmane et catholique au sein de la Direction Générale des Forêts et des Ressources Naturelles. Le 1er novembre 2014, il est annoncé un match de  football entre l’équipe des  Eaux, Forêts et Chasse  et l’équipe de la  Présidence de la République. Le 3 novembre 2014, jour de la célébration proprement dite, une séance de mise en terre de plants sera effective le long des artères de Cotonou. Ensuite, une conférence sur l’historique de l’ordre hiérarchique des Eaux, Forêts et Chasse sera donnée.  Les agents des Eaux, Forêts et Chasse admis à faire valoir leur droit à la retraite, seront distingués.

A propos de Saint Hubert

Saint Hubert est un prince de la lignée de Clovis, roi de la France. Né en 656. Il avait douze ans quand, au milieu d’une chasse, il vit un ours furieux se jeter sur son père et l’étreindre de ses griffes redoutables. À ce spectacle, il poussa un cri vers le Ciel : « Mon Dieu, faites que je sauve mon père ! ». Aussitôt, se jetant sur l’animal féroce, il lui donne le coup de la mort. C’est là que fut attribué  le premier titre de Saint Hubert à sa réputation de patron des chasseurs. Plus tard, Hubert chassait, un Vendredi Saint, dans la forêt des Ardennes, ce qui était une chose peu convenable pour un chrétien. Soudain, le cerf, qu’il poursuit avec ardeur, s’arrête et lui fait face. Heureusement, le gibier n’a pas chassé Hubert, le chasseur. Entre les cornes de l’animal  Hubert constate que brille une Croix éclatante, et une voix prononce ces paroles : « – Hubert ! Hubert ! Jusqu’à quand poursuivras-tu les bêtes dans la forêt ? Jusqu’à quand cette vaine passion te fera-t-elle oublier le Salut de ton âme ».  C’est ainsi qu’il renonça à la chasse et se mit à prier. Il était d’une éloquence douce et persuasive qui captivait les foules. Il parlait quelques fois pendant trois heures consécutives, sans qu’on se lassât de l’entendre. A la puissance de la parole, il joignait celle des miracles. A sa prière, les démons abandonnaient le corps des possédés, les flammes de l’incendie s’éteignaient, la sécheresse désastreuse cessait tout à coup pour céder place à une pluie féconde. Une voix céleste lui dit un jour : « Hubert, dans un mois tes liens seront brisés ». Il se prépara soigneusement et rendit son âme à Dieu le 30 mai 727 à Tervuren (Belgique). Son corps fut porté aux Saints-Apôtres de Liège où, seize ans après sa mort, il fut retrouvé intact le 3 novembre 743, date historique du St Patron des Forestiers.

Euloge Badou

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A la découverte de Madame Marie-Odile Attanasso, (Economiste-Démographe, (Maître assistant des Universités) : Un modèle d’excellence féminin qui prône le travail bien fait

octobre 31, 2014

Toujours dans notre quête de mettre en lumière des femmes qui, de par leur statut social édifient, nous sommes allés à la rencontre d’une dame qui force l’admiration. Marie-Odile Attanasso se nomme-t-elle. Enseignante-Chercheure à l’Université d’Abomey-Calavi (Uac) et rattachée à l’Ecole Nationale d’Economie Appliquée et de Management (Eneam), la dame du jour n’a pas hésité à embrasser une discipline très technique : les sciences économiques. Un sentier sur lequel l’on retrouve généralement des hommes, mais qu’elle arpente avec une grande aisance doublée d’efficacité.

 

Mariée et mère de deux enfants dont une fille, et originaire de Savalou, la dame du jour fustige au plus haut point le mensonge, l’hypocrisie, la délation, la compromission, le manque de respect vis-à-vis du prochain, et surtout le détournement avec pour voisin immédiat, le vol. Du fait, prônant l’excellence en toute chose, elle assoit sa vie sur des principes cardinaux intangibles tels l’amour du prochain, la rigueur, la ponctualité, la franchise, ainsi que la loyauté doublée du respect de la parole donnée et de l’intégrité. Par ailleurs, attachée à sa terre natale, Mme S. Marie-Odile Attanasso est une férue de l’onctueuse igname pilée accompagnée de la sauce d’arachide parsemée de feuilles de  » tchiayo « , le tout agrémenté de quelques morceaux de fromages locaux et de poissons. La danse, la musique et les voyages constituent ses loisirs majeurs. Mais des loisirs qui ne l’éloignent pas de ses centres d’intérêt que sont : l’économie, la démographie, le genre et développement. De façon particulière, sa passion pour les sciences économiques remonte à ses études secondaires.

 Une femme qui a horreur de la facilité

 Contrairement à la plupart des personnes qui privilégient sur le plan professionnel, les chemins courts, Mme Marie-Odile Attanasso, a préféré la seconde option. Infirmant ainsi l’idée préconçue selon laquelle les  »femmes aiment la facilité ». Exemple édifiant de la femme qui vise l’excellence, elle confie s’être orientée vers les sciences économiques parce qu’elle désirait fortement faire de longues études et aller jusqu’au doctorat. En effet, née pendant ses études au secondaire, aussi bien au premier qu’au second cycle, sa passion pour cette discipline a pris racine dans sa passion première pour les mathématiques et la physique. Ainsi, réalisant que ses compétences dans ces deux disciplines n’étaient plus à démontrer, ses enseignants l’avaient orientée à l’époque vers la faculté des sciences et techniques en vue de faire les Maths Physiques (Mp). Mais bien qu’étant reconnaissante vis-à-vis de ses derniers pour avoir reconnu ses talents de sorte à l’orienter spontanément vers une faculté qu’ils jugeaient adaptée à son profil, elle refusa d’aller étudier dans cette faculté. Parce qu’explique-telle, tous ceux qui faisaient cette formation commençaient à enseigner très tôt. Or, son plus grand désir était d’aller le plus loin possible dans ses études. Ainsi, après l’obtention de son Bac C en 1977, elle fit avec brio sa maîtrise en Sciences économiques, option : Gestion à l’Université d’Abomey (ex Université Nationale du Bénin – Unb), en 1981. Fidèle à son objectif de départ, elle ne s’arrêta pas à la maîtrise, et obtint en 1991 à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris (IEP Paris), son Diplôme d’études approfondies (Dea) en sciences économiques, cette fois-ci dans l’option Démographie. Visant toujours l’excellence, elle soutint brillamment en 1996, sa thèse de doctorat en sciences économiques, option Démographie à l’Iep Paris. Des formations qui ont fait d’elle, une économiste-démographe chevronnée portant depuis 1985, la casquette d’enseignante-chercheure à l’Université d’Abomey-Calavi (Uac), rattachée à l’Ecole Nationale d’Economie Appliquée et de Management (Eneam). Un sentier professionnel scientifique que l’on voit rarement arpenter par des femmes, mais qui n’apeure pourtant pas la dame du jour.

 S’imposer par le travail

  » Sans vous mentir, les hommes ne me font pas peur parce qu’en faculté, les meilleurs résultats étaient obtenus par les femmes « . C’est en ces termes que Mme Marie-Odile A. a indiqué qu’elle ne se sent nullement ébranlée par le fait que son métier soit fortement masculinisé. Convaincue du fait qu’elle est dans un domaine pouvant être dominé aussi bien par les femmes que les hommes. Dans ce cadre, contrairement à d’autres qui, dans le même cas sont à divers égards lésées dans leur profession où les femmes sont rares, la dame du jour elle, confie n’être confrontée à aucune difficulté dans ses relations avec ses collègues de sexe masculin. Le meilleur moyen pour parvenir à ce degré d’aisance dans l’exercice d’un métier fortement masculinisé, étant à ses dires : Le Travail et rien que le Travail. Surtout, le travail bien fait. C’est la principale voie qu’elle emprunte depuis 29 ans pour s’épanouir dans cette profession qu’elle a choisie.  » Je m’affirme par mon travail. Les hommes respectent les femmes qui travaillent « , renchérit-elle avant d’ajouter que  » les hommes ont beaucoup plus de difficultés avec celles qui passent le plus clair de leur temps à se pouponner et à médire des autres « . Elle estime donc que le milieu des hommes n’est pas si compliqué. Il faut juste en connaître le secret : briller par son travail. Elle a de ce fait, opté pour l’excellence qui lui est d’ailleurs reconnue par tous ses collaborateurs et ceux qui sollicitent ses expertises en économie, gestion et démographie. Des expertises qu’elle acquiert quotidiennement en étant au four et au moulin sans rechigner, et fière de faire ce qui la passionne. Parallèlement, soucieuse du développement de son pays, elle occupe des fonctions maîtresses dans deux Ongs qui œuvrent pour le développement du Bénin à l’échelle communale (Association pour le développement de Savalou), et nationale (Bénin Action plurielle qui sensibilise notamment les jeunes sur les questions de développement). Elle a préféré cette voie sociale plutôt que militer dans un parti politique ou syndicat. Ses obligations la rendent donc très mobile. Mais une mobilité qui n’a pourtant pas d’énormes impacts sur sa vie familiale. Car elle use d’une parfaite organisation pour concilier sans trop de difficultés ses rôles de femme active et de mère/épouse. Aussi, le fait qu’elle ait de grands enfants, lui permet de se consacrer plus aisément à ses exigences professionnelles sans trop de heurts familiaux

.A la gent féminine

 La dame du jour a bien voulu dire un mot à l’endroit de ses pairs, et prodiguer de riches conseils aux jeunes filles béninoises. En tant que citoyenne, elle convie ses sœurs béninoises à cesser de se faire manipuler par les hommes politiques qui les poussent à marcher à tout vent. Puis elle insiste sur le fait que les femmes doivent sans répit viser l’excellence et être compétentes pour mériter les postes qu’elles occupent. Elle ajoute à leur endroit de se battre pour avoir de bons niveaux de formation pour ne pas se sentir obligées de faire l’apologie d’un chef. Dans le même ordre d’idées, elle recommande aux jeunes filles d’avoir comme objectif premier à atteindre : un bon niveau d’instruction. En la matière, elle les encourage à faire les filières scientifiques qui, note-t-elle, offrent beaucoup d’opportunités.  » Les filles n’ont pas moins de capacité que les hommes. Au contraire, elles excellent plus qu’eux quand elles s’adonnent à leurs études « , poursuit-elle. Pour ce faire, elle exhorte celles-ci à cesser de prioriser leur vie sexuelle au détriment de leurs études. Car, elle affirme qu’aucun pays ne peut se développer si les femmes continuent d’être en majorité analphabètes.  » Une bonne éducation et un bon emploi sont la clé de toutes les réussites, et même de la réussite dans le ménage « , souligne-t-elle.

 Mot de fin

 Remerciant le Journal La Presse du Jour pour l’interview à elle accordée, Mme Marie-Odile A. voulut finir ses propos sur une note d’espoir.  » Je souhaite que toutes les femmes du Bénin soient conscientes du rôle qu’elles ont à jouer dans le développement de notre Nation. Leur contribution aux côtés des hommes est donc vivement souhaitée et attendue. Soyons dignes et responsables, et cessons d’être des objets manipulables par les hommes politiques. Affirmons-nous dans tous les secteurs de la vie socio-économique et politique du pays ». Ainsi,  » les femmes doivent se battre pour être dans les instances décisionnelles, et les jeunes filles doivent être encouragées à faire des filières scientifiques autant que les hommes « , conclut-elle.

 Réalisation : Monaliza Hounnou

 

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Marche citoyenne du mercredi 29 octobre 2014 : Ces présidentiables qui ont «trahi» le peuple

octobre 31, 2014

Ils ont brillé par leur absence. De potentiels candidats à la présidentielle de 2016 n’étaient pas à la marche citoyenne du mercredi 29 octobre 2014 à Cotonou organisée par les forces démocratiques. Mis à part Joseph Djogbénou et Eric Houndété, on n’a pas vu Fernand Amoussou, Robert Gbian, Emmanuel Golou, Daniel Edah, Abdoulaye Bio Tchané, Victor Prudent Topanou, Pascal Irénée Koupaki, Léhadi Vinagnon Soglo…Où sont-ils passés ? C’est la question que beaucoup se sont posés mercredi dernier tant au point de départ de la marche à l’Etoile rouge qu’à l’arrivée à la place Lénine. En attendant se savoir les raisons pour lesquelles certains de ces présidentiables, pourtant présents sur le territoire national, ont refusé de marcher pour exiger de Yayi l’organisation des élections, méditons ensemble cet adage : «Avant d’aller au Paradis, il faut accepter de mourir d’abord ». Mourir ici veut bien dire mouiller le maillot comme l’ont fait Eric Houndété et Me Joseph Djogbénou aux côtés du peuple béninois. Ne pas le faire semble être une trahison de ce peuple.

Affissou Anonrin

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Direction générale des transports publics : Les raisons des mutations à la Dg/Tp

octobre 31, 2014

Il y a eu des mutations à la Direction générale des transports publics. M. Donné Amouzou, désormais ex Dg/Tp, pour des raisons de santé, a écrit (voir la correspondance ci-contre) au ministre des travaux publics et des transports, afin qu’il le décharge de ce poste qualifié de stressant, surtout à cause de sa santé actuelle. Un vrai casse-tête pour le ministre Aké Natondé. En effet, l’intéressé est à environ un an et demi de sa retraite. D’après son ministre, ce cadre A1-12 est compétent et son expérience acquise durant plusieurs décennies peut encore être utile dans ce domaine. Pour cela, Aké Natondé l’a proposé au Chef de l’Etat. Il vient d’être nommé conseiller technique aux travaux publics du président de la République. Un poste moins stressant mais devant lui permettre de mettre son expérience au profit de ce secteur vital pour l’économie nationale. En plus, c’est une promotion vis-à-vis de l’ancien poste de Dg/Tp. Pour le remplacer, le ministre a proposé M. Galbert Koudogbo, un autre cadre A1-12. Celui-ci a été proposé au poste de Directeur général des travaux publics. Choix également entériné par le Chef de l’Etat.

Euloge Badou

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Lancement du Projet d’Aménagement Urbain et d’Appui à la Décentralisation (PAURAD) : Christian Sossouhounto réussit un véritable challenge

octobre 31, 2014

Le Ministre de l’urbanisme, de l’habitat et de l’assainissement  Christian Sossouhounto a procédé hier jeudi à l’hôtel Azalaï au lancement officiel du projet d’aménagement urbain et d’appui à la décentralisation (PAURAD). Fruit du partenariat entre le Gouvernement béninois et l’Association internationale de Développement (AID), la réalisation de ce projet va coûter 60 millions de dollars soit 30 milliards de Francs CFA et sera entièrement financé par la Banque Mondiale. Il est prévu pour durer 60 mois.

Le gouvernement du Président Boni Yayi poursuit inexorablement sa politique d’aménagement des villes du Bénin à travers des initiatives mémorables marquées du sceau de l’efficience. Les populations apprécient déjà fortement les actions menées par le ministère de l’urbanisme, de l’habitat et de l’assainissement pour le pavage et l’assainissement de plusieurs localités. Visiblement, l’engagement citoyen dans le sens d’un développement harmonieux se poursuit à travers la détermination du ministre Christian Sossouhounto qui ne ménage aucun effort pour combler les attentes du Chef de l’Etat. Le lancement du PAURAD en est une parfaite illustration.

Dix(10) communes du Bénin à savoir Cotonou, Abomey-Calavi, Sèmè-Kpodji, Porto-Novo, Comè, Lokossa, Abomey, Bohicon, Parakou et Kandi sont les principales bénéficiaires de ce projet décliné en plusieurs phases : la réhabilitation, l’entretien et l’extension des infrastructures ; La gestion municipale et le renforcement de la décentralisation sans oublier le renforcement institutionnel, le renforcement des outils de planification et le suivi-évaluation du projet  en vue de consacrer une meilleure autonomisation des communes. Devant les maires des communes bénéficiaires et certains préfets de région présents ce jeudi à la salle Béhanzin de l’hôtel Azalaï à Cotonou, Le Ministre Christian Sossouhounto a d’entrée exprimé sa reconnaissance entière à l’Association internationale du Développement (AID) pour avoir accepté d’accompagner le Bénin dans l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement. En sa qualité de Président du comité interministériel mis sur pied à cet effet, Christian Sossouhounto est revenu sur l’importance de ce projet. Pour le Ministre de l’urbanisme, le PAURAD appartient à la nouvelle génération de projets urbains. En effet, au-delà des ouvrages sociocommunautaires liés à l’urbanisation et à l’assainissement, le PAURAD va contribuer à l’édition des documents de planification et soutiendra la gouvernance locale du Bénin. Sa mise en œuvre va accroître le facile accès des populations aux services urbains. C’est pourquoi, le ministre de l’urbanisme, de l’habitat et de l’assainissement a solennellement demandé aux mairies concernées de jouer amplement leur partition dans la réalisation du projet. Il faut signaler que l’accord de financement du projet a été signé le 09 Octobre 2013 et est entré en vigueur le 06 juin dernier. L’exécution des travaux est  confiée à l’AGETUR après un appel d’offres régulièrement lancé.

Financement de la Banque Mondiale

Pour Erick Abiassi, le représentant du représentant résident de la Banque Mondiale, le PAURAD est « l’un des plus grands projets urbains » financé par son Institution et va permettre de combler le déficit en infrastructures dans les villes impactées. Selon lui, les excellentes relations entre la Banque Mondiale et le Gouvernement béninois ont permis la mise en œuvre entre autres du Projet de réhabilitation et de gestion urbaine (PRGU) de 1992 à 1996 et des deux phases du Projet de gestion urbaine décentralisée (PGUD) de 1999 à 2012. Au nom du représentant résident de la Banque Mondiale, Erick Abiassi espère que les objectifs visés par le projet seront totalement atteints à la fin de son exécution. Il a également rappelé l’entière disponibilité de la Banque Mondiale à accompagner le Gouvernement du Dr Boni Yayi dans ses efforts d’amélioration des conditions de vie des populations béninoises.

Cell/ComMuha

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Motif de la marche citoyenne : Le gouvernement rejoint la cause des marcheurs

octobre 31, 2014

Dans un communiqué de presse, le gouvernement salue la veille citoyenne traduite par la tenue de la géante marche du mercredi 29 octobre 2014 qui a pour objectif de réclamer la tenue à bonne date des élections communales, municipales et locales. L’Exécutif s’engage à œuvrer pour sortir le processus électoral de l’impasse dans laquelle il se trouve actuellement.

Communiqué du gouvernement

Le Gouvernement a suivi avec beaucoup d’intérêt et d’attention la marche organisée ce 29 octobre 2014 par certaines forces sociales et politiques à Cotonou.

Le Gouvernement se réjouit du bon encadrement de la marche et de son déroulement dans le respect des lois de la République. Cette marche traduit à souhait, la vitalité de notre démocratie et le souci de ses organisateurs de voir tenir, à bonne date, toutes les élections municipales, communales et locales, législatives et présidentielles.

A cet égard, le Gouvernement constate la convergence de leurs préoccupations avec les siennes. En effet, le Président de la République pour concrétiser l’organisation de ces élections a rencontré à plusieurs reprises les structures en charge des élections et les Présidents des Institutions de la République.

Ainsi, la réunion de ce jour 29 octobre 2014, la troisième du genre avec les Présidents des Institutionset les Présidents des structures en charge des élections, a retenu aux termes des échanges, les propositions et la démarche à suivre afin de réaliser, dans un esprit de consensus  national, d’économie et de bonne gouvernance, toutes les élections dont particulièrement, à cette étape ci, les municipales, communales et locales.

Dans cette perspective, dans les tous prochains jours, et au plus tôt, le Président de la République, conformément au Conseil des Ministres du 27 octobre 2014, invitera la classe politique et la société civile, pour des échanges, sur la base des propositions issues de la rencontre du 29 octobre 2014 avec les Présidents des Institutions de la République, les bureaux de la CENA, de COS LEPI et de l’Assemblée Nationale.

Le Gouvernement salue l’esprit de veille citoyenne, le calme et le souci du respect des principes, règles et lois de la République qui ont prévalu  au cours de la marche de ce jour.

Le Gouvernement invite donc toutes les forces vives de la nation à toujours observer ce calme, éviter les injures et attaques personnelles pour que nous créions ensemble les conditions et les synergies nécessaires à l’union sacrée, indispensable à l’organisation de toutes les élections à bonne date, dans la sérénité et la concorde nationale.

Fait à Cotonou, le 29 octobre 2014

 

Le Secrétaire Général du Gouvernement,

Alassani TIGRI

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Montée de la criminalité : Une fourgonnette de Sagam-Security braqué hier

octobre 31, 2014

Cotonou est devenue une ville au rythme des braquages. Il n’y a plus de semaine où on n’en déplore. Hier jeudi 30 octobre 2014, les braqueurs ont une fois encore mis à rude épreuve la quiétude des populations. Selon les informations qui nous parvenues, c’est à la hauteur du pont péage/pesage d’Ekpè qu’ils ont frappé. Ils ont attaqué une fourgonnette de la société Sagam-Secutity. Aucune perte en vie humaine n’est déplorée. Mais en revanche, les malfrats auraient emporté plusieurs millions de F Cfa. Information qui n’est pas confirmée pas la police encore moins des sources proches de la société Sagam-Security spécialisée dans le transport sécurisé d’argent. Le constat est triste. Les nombreuses menaces proférées par le Directeur général de la police nationale sont loin d’ébranler les malfrats. Au cours de la semaine écoulée, c’est-à-dire le jeudi 23 octobre dernier, soit une semaine jour pour jour, les malfrats ont braqué une banque à Cocotomey. Au cours de leur descente, ils ont ligoté les policiers déployés pour assurer la sécurité au niveau de cette banque. Les armes de ces deux policiers ont été emportées par les malfrats. Ce qui a suscité la colère du Directeur général de la police nationale. Outre la radiation des deux policiers indélicats, il a mis aux arrêts certains officiers de police. Mais hélas ! Ces mesures auxquelles s’ajoutent la fouille systématique des véhicules et le recyclage des policiers tireurs d’élite laissent malheureusement indifférents les malfrats.

Euloge Badou

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Commune de Bohicon : Luc Atrokpo inaugure un module de trois classes à l’Epp/Hèzonho

octobre 31, 2014

Ils ont raison d’être heureux. Ils, ce sont les écoliers et parents d’élèves de l’école primaire publique de Hèzonho. Le mercredi 29 octobre dernier en effet, M. Luc Atropkpo, Maire de la commune de Bohicon a  mis en service dans cet établissement un module de trois classes auquel s’ajoutent un magasin moderne et un bureau. Par ailleurs, 10 millions de F Cfa ont été distribués aux enseignants qui ont animé les séances de Travaux dirigés au profit des élèves et écoliers candidats aux examens.

Le joyau mis en service a été financé par les ressources du Fonds d’appui au développement des communes (Fadec), gestion 2013. Bien avant la construction de ce module de trois classes, une partie des écoliers de l’Epp/Hèzonho suivait les cours sous les manguiers. « La réflexion dans un taudis n’est pas la même que dans un  Palais. Il faut offrir un cadre adéquat aux élèves et aux enseignements afin d’espérer des résultats satisfaisants. Et dans cette optique, nous avons fait beaucoup de réalisations dans les écoles. Mais tant qu’il reste à faire, rien n’est fait. Nous allons poursuivre ces œuvres afin d’améliorer les conditions de travail des apprenants et des éducateurs », a rassuré le Maire de Bohicon pour qui, l’éducation est avant et après tout le socle du développement d’une Nation. Par la voix de leur porte-parole Sonia Tognissè, les bénéficiaires de ce joyau ont témoigné de leur gratitude au Maire Luc Atrokpo et au Conseil communal de Bohicon. Mme Gilbert Passa, Directrice de l’Epp/Hèzonzo a joint sa voix à celle de la précédente oratrice pour remercier le Maire Luc Atrokpo pour les efforts qu’il ne cesse de consentir pour promouvoir l’éducation dans la ville de Bohicon.

 Des enseignants aussi à l’honneur

 Ce n’est pas seulement les usagers de l’Epp/Hèzonho qui ont retrouvé le sourire le 29 octobre dernier. Il y a aussi les enseignants qui ont animé au cours de l’année scolaire écoulée, les cours de renforcement et les séances de Travaux dirigés (Td) initié par le Conseil communal de Bohicon au profit des écoliers et élèves candidats aux examens. 10 millions de F Cfa leur ont été distribués. Et ceci, parce qu’ils ont contribué aux résultats enregistrés par les collèges de Bohicon à la fin des examens qui ont sanctionné l’année scolaire 2013-2014. En effet, la commune de Bohicon a enregistré de meilleurs résultats au Certificat d’études primaire (Cep), au Brevet d’étude du premier cycle (Bepc) et au  Baccalauréat (Bac) de 2014.  Sur les 15 communes du

département Zou/collines, la ville de Bohicon a été première au Cep. Plusieurs écoles ont enregistré 100 % de taux de succès. Plusieurs écoliers et élèves de Bohicon ont obtenu aux divers examens plus de 17/20 de moyenne. Le premier du Bénin au Bac  A2, un certain Martial Ayowa, est du Ceg 1 de Bohicon. Aussi, le premier du Bénin au Bac F, un certain Noël Koudo, est-il du Lycée technique de Bohicon (Lyteb). « Tous ces résultats sont à l’honneur de la ville de Bohicon. Mais, on ne peut pas enregistrer ces résultats encourageants sans les enseignants qui ont donné le meilleur d’eux-mêmes. Personne ne peut payer les efforts des éducateurs pour tout ce qu’ils font pour la nation. Ce que nous remettons n’est donc que symbolique. Le conseil communal de Bohicon par ma voix leur réitère sa gratitude pour tout ce qu’ils font » a dit Luc Atrokpo. Très débordant de joie, les enseignants par la voix de leur représentant ont remercié Luc Atrokpo pour avoir respecté ses engagements. Ils ont promis redoubler d’effort pour que les résultats de l’année scolaire 2014-2015 soient meilleurs à ceux de l’année écoulée. Un défi qu’ils entendent d’ailleurs relever à tout prix.

 Affissou Anonrin

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