Présidentielles 2016 : Me Djogbénou courtise les centrales syndicalistes

septembre 30, 2014

Me Joseph Fifamè Djogbénou a échangé le vendredi 26 septembre dernier avec les responsables des centrales syndicales du Bénin à la bourse du travail de Cotonou. Le futur candidat aux élections présidentielles de 2016 a annoncé officiellement aux travailleurs son ambition.

Me Joseph Fifamè Djogbénou candidat déclaré pour les présidentielles de 2016 a exposé sa vision pour le Bénin ainsi que les grandes lignes de son projet de société aux responsables des centrales syndicales. Ce fut aussi une opportunité pour ce brillant avocat de passer en revue la situation socio-économique et politique du pays, l’analyse qu’il en fait lui-même ainsi que les solutions qu’il préconise. S’agissant de la situation politique actuelle, Me Djogbénou est frustré de la gestion du pouvoir en place et réitère son appel à l’endroit de la classe politique, les acteurs politiques et l’élite du Bénin à se mobiliser pour la sauvegarde des acquis démocratiques. Mieux, il leur demande de plutôt penser à comment sortir de la situation de confusion politique actuelle, au lieu de focaliser toutes leurs attentions sur celui qui serait président en 2016. En ce qui concerne ses ambitions pour le Bénin, on retient essentiellement que Me Djogbénou prône la gouvernance par l’exemple. Les responsables des centrales syndicales très émus par le franc parlé, le langage direct et la perspicacité de l’homme, ont apprécié à sa juste valeur cette démarche de Me Joseph Djogbénou. Ils l’ont d’ailleurs félicité et remercié pour tout ce qu’il fait déjà pour eux et pour les sans-voix en tant qu’avocat et l’encourage à poursuivre son combat pour l’équité et la justice au Bénin. Selon eux, Me Djogbénou remplit les conditions et dispose de plusieurs atouts pour exercer avec brio le pouvoir d’Etat. Toutefois, ils lui ont exprimé quelques inquiétudes. Il s’agit notamment des moyens financiers dont il dispose pour mener à bien ses ambitions. Le milieu politique étant un milieu souillé où l’argent et la trahison sont les règles, ils ont voulu savoir ainsi si le candidat s’y est bien préparé pour affronter les velléités inhérentes à ce genre de combat. En réaction à cette inquiétude, le professeur Djogbénou a laissé entendre que ses amis politiques y travaillent ardemment. La course aux autres forces sociales qui pèsent dans la balance a commencé. Et Me Djogbénou est déjà sur la piste des courtisans des syndicalistes avec qui il avait fait beaucoup de combat pendant qu’il était de la famille de la grande société civile.

 Tobi Ahlonsou

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Affaire domaniale dans le département du Plateau : Les maires d’Adja-Ouèrè et de Sakété interpellés par la gendarmerie

septembre 30, 2014

Le maire de la Commune d’Adja-Ouèrè, M. Foshola Djiman et son homologue de Sakété, Arinloyé Raliou ont été interpellés hier lundi 29 septembre par la Brigade de recherche de la Compagnie de gendarmerie de Pobè. En plus des deux maires, on apprend également que le Chef du service des affaires domaniales de la commune d’Adja-Ouèrè et le Chef du village de Massè ont été aussi interpellés.

Selon les informations qui nous sont parvenues, ces quatre personnes seraient impliquées dans un litige domanial qui les oppose au Président Séfou Fagbohoun. L’affaire remonte à 2002,  nous a confié hier le maire Raliou Arinloyé que nous avions eu au téléphone. «Nous avons été convoqués par la gendarmerie pour être écouté. Nous sommes encore là et on ne sait pas si on sera relâché », a-t-il ajouté. A l’allure où vont les choses, le maire de Sakété pourrait recouvrer sa liberté. Par contre, il y a de fortes chances que le maire d’Adja-Ouèrè soit déféré. Ils ont été déjà présentés au procureur de la République et c’est ce dernier qui les a retournés à la brigade de recherche pour complément d’information. Déjà, des pressions s’exercent sur le Commandant de la Compagnie de gendarmerie de Pobè pour qu’il n’en soit pas ainsi et que l’affaire soit noyée. Mais c’est sans compter avec la détermination de l’homme d’affaires béninois Séfou Fagbohoun qui a déjà pris ses dispositions pour que justice lui soit rendue. Il a son plan contre ces maires qui sont incapables d’assumer leurs signatures.

Les faits sont-là, têtus !

Ce dossier, selon les informations, serait accablant pour le maire Fashola Djima. Par courrier N°1A/024/SG-BAE du 27 février 2004 le maire Djiman Fashola de la commune d’Adja-Ouèrè a accordé à M. Séfou Fagbohoun, Président Directeur général du Groupe Fagbohoun, une autorisation d’occupation de site pour l’ouverture d’une carrière d’exploitation de calcaire à Massè dans la Commune d’Adja-Ouèrè. Ledit site est situé dans un domaine d’une superficie de 1177 ha 06 à 10 ca, objet de l’attestation du 6 août 2003 délivrée par le Conservateur de la Propriété foncière et des droits fonciers.

Pour jouir pleinement de cette autorisation accordée par le maire d’Adja-Ouèrè, il a été recommandé au Pdg du Groupe Fagbohoun de se rapprocher des autorités compétentes du Ministère en charge des mines en vue de remplir toutes les formalités en vigueur.

Très légaliste et respectueux des lois de la République, M. Séfou Fagbohoun s’est effectivement rapproché du ministère en charge des mines qui, à cet effet a pris un arrêté le 11 mars 2004. Il s’agit de l’arrêté N° 06 MMEH/DC/SG/CTRNE/CTJ/DGM portant autorisation d’ouverture et d’exploitation du gisement de calcaire de Massè dans la commune d’Adja-Ouèrè (Département du Plateau) de Monsieur Séfou Fagbohoun. Le contenu de cet arrêté signé de M. Kamarou Fassassi, ministre des mines à l’époque des faits, est assez clair. En son article 1er, cet arrêté qui a visé la Constitution du 11 décembre 1990 et bien d’autres textes législatifs et règlementaires autorise en effet M. Séfou Fagbohoun à ouvrir et à exploiter ce gisement de calcaire de Massè, gisement qu’exploite aujour-d’hui la Nouvelle Cimenterie du Bénin avec la bénédiction de Boni Yayi. Il est par ailleurs mentionné à l’article 5 de cet arrêté que «conformément à la réglementation en vigueur, la durée de validité de la présente autorisation est de trois ans. Monsieur Séfou Fagbohoun, s’il désire continuer ses travaux, devra solliciter un renouvellement trois mois avant l’expiration de la présente autorisation ».

Le 2 janvier 2007, le ministre des mines d’alors, Jocelyn Dégbey, a été saisi par le Président Directeur général du Groupe Fagbohoun d’une correspondance ayant pour objet : «Demande de renouvellement de l’autorisation d’ouverture et d’exploitation de gisement de calcaire de Massè, Commune d’Adja-Ouèrè», avec en référence l’Arrêté N°06/MMEH/DC/SG/CTRNE/CTJ/DGM du 11 mars 2004. Dans cette correspondance, le Président Séfou Fagbohoun a mentionné que l’autorisation d’exploitation qui lui a été accordée a été d’un précieux concours en ce sens qu’elle lui a permis de rassurer ses partenaires techniques et financiers au sujet de la faisabilité de ce projet de construction d’un complexe cimentier à Massè. «Mes négociations avec eux ont tellement bien évolué que ce projet entrera bientôt dans sa phase d’exécution », a ajouté le Président Séfou Fagbohoun qui, se référant aux dispositions de l’article 5 de l’Arrêté N°06/MMEH/DC/SG/CTRNE/CTJ/DGM du 11 mars 2004, a sollicité du ministre en charge des mines le renouvellement de son autorisation pour une nouvelle période de cinq ans.

 La supercherie

Le 28 février 2007, soit un mois après qu’il a été saisi, le gouvernement par l’intermédiaire de M. Jocelyn Dégbey a, par courrier N°0914/MMEE/DC/SGM/CTJ/DGM/SA du 28 février 2014, informé le Président Directeur général du Groupe Fagbohoun que «l’arrêté N°06/MMEH/DC/SG/CTRNE/CTJ/DGM du 11 mars 2004 pris dans le cadre de la demande du renouvellement de l’autorisation d’ouverture et d’exploitation du gisement de calcaire de Massè (Commune d’Adja-Ouèrè) ne pourra pas être renouvelé pour cause, entre autres, de non-respect des dispositions de son article 5, la convention étant la loi des parties ». Cette réponse, à la limite laconique, révèle au grand jour la supercherie dont a été victime le Président du Groupe Fagbohoun. On ne doit pas se méprendre. Le gouvernement avait son plan : arracher à Séfou Fagbohoun son projet pour le confier à un Sénégalo-Libanais. La question de délai n’était qu’une échappatoire. Et voilà donc comment M. Latfallah Layousse est devenu propriétaire de ce projet au détriment du Président du Mouvement africain pour la démocratie et le progrès (Madep).

Comme l’on peut donc le constater dans ce dossier, on a frappé Séfou Fagbohoun et on lui a refusé de pleurer. Non seulement on lui a spolié son projet, mais aussi et surtout on lui a arraché son domaine de 1177 ha 06 a 10 ca couvert par le Titre foncier N°10 inséré au livre foncier de la circonscription foncière d’Adja-Ouèrè.

Comment cela s’appelle ? De l’injustice pure et dure. Mais qui ne restera malheureusement pas impunie, surtout que Fagbohoun gagne toujours ses procès.

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Deuil au sein des Forces armées béninoises : Le Général Agbidinoukoun s’en est allé

septembre 30, 2014

La nouvelle, comme une trainée de poudre, a circulé hier lundi 29 septembre 2014 dès la fin de la matinée. Le Général Bienvenu Agbidinoukoun a rejoint ses aïeux, après une période tumultueuse de maladie qui lui a finalement ôté la vie. Admis à faire valoir ses droits à la retraite depuis le 01er juin 2011, le Général Agbidinoukoun, il y a peu, a été autorisé à porter ce grade, un honneur à lui fait par le président Boni Yayi qu’il a remercié lors d’un géant meeting organisé pour la circonstance au stade de Goho, dans le plateau d’Abomey. La mort étant considérée comme la finalité dans ce bas monde, c’est particulièrement une perte pour nos Forces armées béninoises et partant, pour tous les citoyens béninois en général. La rédaction de La Presse du Jour compatit à la douleur et présence ses sincères condoléances à toute sa famille.

 Denis Magnidet

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Adoption de l’avant projet de budget de l’Assemblée nationale, gestion 2015 : 12, 8 milliards pour gérer la fin du mandat de Nago et accueillir les nouveaux députés

septembre 30, 2014

Les députés ont examiné et adopter hier le rapport de la commission des finances et des échanges de l’Assemblée nationale relatif à l’avant projet de leur budget exercice 2015. Ils ont adopté une bagatelle somme de 12 854 327 307Fcfa pour gérer la fin du mandant de Nago et le début de la prochaine législature.

L’Assemblée nationale entend dépenser 12 854 327 307 Fcfa en 2015 contre 10.040.359.534 Fcfa en 2014. Par 71 voix pour, zéro contre, zéro abstention, les députés ont voté cet avant  projet du budget de l’Assemblée nationale, gestion 2015. Ce projet de budget prend en compte les dépenses réparties, les dépenses non réparties et les dépenses d’investissement pour l’équipement socio-administratif. En effet, les dépenses réparties sont estimées à  8 981 193 974 Fcfa dont 6 788 518 634 Fcfa pour les dépenses de personnel et 2 192 675 340 Fcfa pour les achats de biens et services. Les dépenses non réparties sont évaluées à 2 477 633 333 Fcfa dont  2 282 633 333 Fcfa  pour les achats de biens et services et les autres transferts courants estimés à 195 000 000 Fcfa. Quant à l’investissement dans l’équipement socio-administratif, il est estimé 1 395 500 000 Fcfa dont 1 205 000 000 Fcfa pour les acquisitions de biens et 190 500 000 Fcfa pour les autres acquisitions de biens. Comparativement au budget en cours d’exécution, le projet budget de l’Assemblée nationale, gestion 2015 a connu un accroissement de 28,3%. Cette augmentation est justifiée par les frais de sevrage aux députés qui ne seront pas réélus et les personnels d’appui. Mieux, l’assemblée a fait des provisions pour accueillir les nouveaux députés de la 7ème législature.

 Tobi Ahlonsou

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Tractations électorales dans nos communes : L’Usdd reçoit du soutien

septembre 30, 2014

Le samedi 20 septembre 2014, les populations des départements du Mono et du Couffo ont assisté à un évènement  politique  au Ceg 1 d’Agamè. Malgré les nombreuses embûches, la mobilisation était totale

Très tôt, les populations d’Agamè et de koudo ont pris d’assaut les lieux malgré les tractations politiques pour les dissuader. Objectif, empêcher leur adhésion à l’Union Sacrée pour  la Démocratie et le Développement (Usdd) de M. Félix  Djehoué Alowanou, Conseiller communal de Lokossa élu sur la liste des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) par le jeu des alliances politiques. Comme lui, Denis Anago a  également fait le grand saut vers l’Usdd qui soutient la politique du Dr Boni Yayi. Dans leurs déclarations respectives, ils ont précisé qu’il est important de s’appuyer sur une image forte, sur des valeurs fortes et une capacité de projection importante en vue d’assurer le bien être social, culturel et économique des populations de la commune de Lokossa. Et que ceci serait possible grâce à l’appartenance au parti Usdd dont leader charismatique est Théophile Soussia. Quant au président du parti, il a déclaré que « l’enjeu pour nous aujourd’hui, c’est le changement qualitatif et quantitatif et ce changement commence ce jour où souffle un vent nouveau ». La communauté adja de Lokossa présidée par  l’opérateur économique Pierre Zoungbédji était massivement représentée pour soutenir l’événement. Il faut noter aussi que les têtes couronnées, les sages, notables et les hauts dignitaires ont marqué de leur présence les manifestations qui ont pris fin dans une ambiance festive.

Bienvenu Ehou (Coll.)

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Tournée de remerciement à Lalo : « Yayi a violé son serment », dixit Gabriel Tchocodo

septembre 30, 2014

Le week-end écoulé, le député Gabriel Tchokodo de l’Union fait la Nation (Un), natif de la commune de Lalo a remercié ses électeurs. C’est le Ceg 1 de ladite commune qui a servi de cadre ce dimanche 28 septembre 2014 à la remise officielle des dons. Il a profité de l’occasion pour mettre le Chef de l’Etat au banc des accusés.

100 paquets de tôle accompagnés d’une enveloppe de 2.000000 de F.CFA. Voilà le package que l’honorable Gabriel Tchokodo de l’Union fait la Nation (Un), a bien voulu offrir à ses frères de Lalo.  C’était en présence des autorités politico administratives, des têtes couronnées et des populations. Après son message de sincères remerciements à la population, l’honorable Gabriel Tchokodo, également député au parlement  panafricain  et membre de l’Union africaine pour l’observation des élections dans les pays africains a recommandé aux uns et aux autres d’être vigilants. Ils doivent barrer la route aux partis politiques alliés des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) afin qu’ils n’obtiennent pas beaucoup de députés pour parvenir à la révision de la constitution. Car, la conséquence directe serait le maintien au pouvoir de leur mentor, Boni Yayi. Quant aux fils du Couffo, il leur a demandé de lui prouver de façon tangible les bénéfices du gouvernement du changement, de l’émergence et de refondation. Si ce n’est les futurs 05 km de bitumage de voie appelée « COLODO », et ayant pour entreprise d’exécution  Ebomaf !!! L’honorable a  rappelé que  Boni Yayi est arrivé au pouvoir suite à un accident politique survenu en 2006. Et par conséquent, il ne connait pas la valeur des institutions de la République. Raison pour laquelle il s’amuse avec la tenue à bonne date des élections. Il a simplement violé son serment, dit-il. Pire, il gouverne avec le mensonge d’Etat. Prenant la parole, les intervenants ont demandé à Dieu de pardonner la population béninoise pour avoir fait ce choix. Ils ont également annoncé une marche dans le but de réclamer leurs billets de banque emportés par Icc-Services et consorts.

Bienvenu Ehou (Coll.)

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5è édition des Universités de vacances du Prd : Le discours de Dè Sodji Abéo qui a retenu toutes les attentions

septembre 30, 2014

La 5è édition des Universités de vacances du Parti du renouveau démocratique (Prd) est déjà conjuguée au passé. Plusieurs discours ont retenu les attentions au cours de ce grand rendez-vous politique. Mais celui de Dè Sodji Abéo, Président du Rpn, fidèle des fidèles du Général Mathieu Kérékou continue de bénéficier de commentaires. Dans plusieurs milieux politiques, on continue de parler de ce discours.

ALLOCUTION DU PRINCE DE SODJI ABEO A  L’OUVERTURE DES TRAVAUX DE L’UNIVERSITE DE VACANCES DU PRD

Atchoukpa à Avrankou, 27 septembre 2014

Monsieur le Président du PRD,

Mesdames, Messieurs les membres du bureau politique du PRD,

Mesdames, Messieurs les militants,

Distingués invités en vos grades et qualités,

Mesdames, messieurs,

 

S’il est une chose dont il faut craindre la manipulation, c’est bien la parole. Et pourtant, certains dont la connaissance ne dépasse pas la superficie intérieure de leur Moi et qui font la politique comme Molière faisait la prose, utilisent aussi la parole pour nous inonder de leur indignité afin de ne pas être en retard d’une guerre.

Adrien HOUNGBEDJI qui – comme chacun de nous – a ses qualités et des défauts a été un homme bien, quand il a déclaré à YAYI Boni qui était chez lui afin de lui présenter ses condoléances :  » Monsieur le Président de la République, malgré tout ce qui nous oppose et qui n’est qu’une posture, vous venez de montrer que vous êtes un homme de cœur « . Voilà que cette déclaration pleine de bon sens est passée en perte et profit depuis le passage du Président du PRD sur Canal 3.

Rien ne se passe normalement en ce moment au Bénin. Notre Patrie qu’il faut respecter afin d’être sérieux à son endroit.

Tout ce qui nous oppose et qui n’est qu’une posture ! Merci Monsieur le Président du PRD. Merci à l’homme sensible qui s’est exprimé ainsi. Partant donc de vos propos, il y a à présent un examen de conscience politique et culturel loin des conformismes et des pensées automatiques envers le Bénin.

Sans le passé, il n y a pas le présent ; et sans le présent, l’avenir ne peut s’inscrire nulle part. Sur ce, en vous présentant mes excuses je me tourne vers l’inédit qu’avait été le discours prononcé par YAYI Boni, le tout nouveau Président de notre République le 6 avril 2006 à Porto-Novo. Car, ce 6 avril 2006, volontairement et je signe cela, YAYI Boni avait oublié de situer l’Assemblée nationale de notre pays à sa vraie place. Par malice, il n’avait pas hésité à imputer la responsabilité de cet oubli volontaire à son protocole. C’était le signal que l’homme vrai qui se cache derrière le personnage YAYI Boni est Autre. Néanmoins qu’il me soit permis de lui rendre un hommage sur un point, ce 6 avril 2006, YAYI Boni a enlevé son masque pour signifier à la classe politique toute entière, à l’opinion nationale, internationale et en présence des Chefs d’Etat étrangers invités à la cérémonie, qu’il n’y a désormais au Bénin qu’un pouvoir qui comptera sous son règne : le pouvoir du Président qu’il est. La suite vous la connaissez très bien.

Je sais que le spectaculaire nous fascine au Bénin plus que les gens de raison. Et à partir du moment où l’Etat est une continuité, dans le jeu de yoyo qui est  »partira ou ne partira pas » qui se joue en ce moment dans notre pays, le PRD qui a le monopole de la tenue de l’université des vacances qui se tient au Bénin doit aussi rentrer dans la logique de réinventer pour ce pays qui est au dessus de nous tous, une autre façon de faire de la politique dont le Bénin a grand besoin. Il faut tout revoir sans regret. Il faut un véritable Big Bang d’où sortira un autre exercice du pouvoir.

La maîtrise de l’histoire, de la géographie, de la sociologie et un sens de la psychologie des hommes sont des atouts indispensables si l’on ne veut pas être un sans espoir pour soi-même et pour le Bénin. La motivation sinon le choix pour les gens limites et limités dont le Président Boni YAYI est friands l’a conduit dans une logique des rapports malsains avec le peuple qu’il prétend aimer.

L’argent compte énormément dans notre monde d’aujourd’hui qui est un monde sans pivot ni points cardinaux. Mais l’argent seul ne suffit pas, il faut autre chose, bien d’autres choses. Croyez-moi. Et en gardant si longtemps l’illusion d’avoir la maîtrise des événements par le seul biais de l’argent, YAYI Boni qui a peur de l’ennui, bien peur de l’ennui avait des comportements de cache-désespoir qui se lisent dans ses faits et gestes, a tout bouleversé au point de tout détruire par son super machiavélisme.

Et le PRD pour notre Bénin, rien que pour notre Bénin, doit aussi faire son devoir. Son devoir envers le Bénin qui semble être sur un volcan.

Le temps de la rénovation de notre vie politique par les hommes de maturité, d’expérience, de conviction et d’engagement est venu.

Il ne suffit pas de porter un pantalon pour être un homme : le temps de la recherche des hommes pour le Bénin est aussi venu.

Je termine en vous disant, car on ne sait jamais, si par hasard j’ai choqué, c’est l’excuse de la sincérité un peu vive qui semble être ma seconde nature et avec laquelle je m’exprime souvent que je prie les uns et les autres de bien vouloir accepter.

Merci à chacune et à chacun de vous pour votre écoute. Bons travaux !

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Présidentielle de 2016 : La ruée vers Lomé a recommencé (Bio Sanwé comme Yayi en 2016 ?)

septembre 30, 2014

L’ère Boni Yayi va vers sa fin et chacun cherche déjà à quel wagon s’accrocher pour 2016. Plusieurs hommes politiques, de la majorité ou de l’opposition,  ont commencé par emprunter l’axe Cotonou-Lomé, comme au temps de l’autre. Le potentiel candidat Bio Sanwé les attire.

L’enjeu pourrait être de taille. Et là les politiciens, certains qu’on ne pouvait imaginer, qui ont d’ailleurs vite compris ce qui se dessine balisent le terrain. Avant l’officialisation de la nouvelle. A moins d’une grosse surprise du Chef, Bio Sanwé devra être un des candidats sur qui il faut compter pour prendre le pouvoir en 2016. Non pas parce que le fonctionnaire de la Banque ouest africaine de développement (Boad) est très actif sur le terrain politique du Bénin. Mais parce qu’il partirait avec la faveur des pronostics pour bénéficier de la bénédiction de l’actuel Président de la République. Dauphin de Yayi, Bio Sanwé peut l’être. Et c’est un atout. Un gros atout même. D’ailleurs, dans la majorité présidentielle, beaucoup ne contestent pas cette possibilité.  C’est d’ailleurs ce qui justifie l’intérêt de certains politiciens qui misent sur ce cheval qui a des chances de gagner. Voilà la raison de la ruée vers Lomé, actuel lieu de résidence professionnelle du potentiel candidat à la prochaine présidentielle. En attendant de « bientôt tout quitter pour le Bénin », l’homme pose déjà ses tentacules sur le terrain. Ses lieutenants agissent depuis plusieurs mois sur le terrain. Ils profitent de ses quelques passages au pays pour discuter « stratégie ». Mais pour la plupart, ses hommes font très souvent la navette entre Cotonou et Lomé. Beaucoup de ces politiciens connaissaient déjà le chemin pour avoir cru aux chances de Boni Yayi en 2006. Pour eux, dans la méfiance qui caractérise la précampagne actuelle, il vaut mieux prendre très tôt ses marques. Surtout si c’est dans une discrétion. Puisque nombre de présidentiables hésitent à rendre publique leur volonté parce qu’ils craignent d’éventuelles représailles de la part de Boni Yayi. Mathurin Nago, membre actif des Fcbe (regroupement de partis acquis à la cause de Yayi) en a fait les frais lorsqu’il a osé sortir des rangs à Bopa. Yayi n’a pas encore dit son dernier mot. C’est donc trop tôt pour l’instant de déclencher les hostilités. D’ailleurs, Amos Elègbé, Conseiller aux affaires politiques du Chef de l’Etat, en a fait cas dimanche dernier sur le plateau de «Zone Franche» de Canal3. Pour lui, Yayi est encore en fonction, donc il ne peut avoir de précampagne maintenant dans son propre camp. Surtout si c’est dans la discrétion comme celle de Bio Sanwé !

 Jean-Marie Sèdolo

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Au cours de l’émission «Zone Franche » hier sur Canal3 : Amos Elègbè demande la publication du chronogramme du Cos-Lépi

septembre 29, 2014

Le Professeur Amos Elègbè était l’invité de l’émission « Zone Franche » de Cana3 hier dimanche 28 septembre 2014. Le conseiller spécial aux Affaires Politiques du Chef de l’Etat est revenu sur les propos de Yayi tenus à Boko la semaine écoulée. Il a été aussi question de la correction de la Lépi, un préalable pour l’organisation des futures élections. Et pour que les suspicions cessent, le Pr Elègbè a demandé que le Cos-Lépi publie le chronogramme de ses activités qui restent.

Le conseiller spécial aux Affaires Politiques du Chef de l’Etat était très attendu sur la polémique engendrée par les déclarations de Yayi à Boko il y a une semaine. Sur ce point, Amos Elègbè a replacé, selon lui, la déclaration de Boko et le coût des élections dans leur vrai contexte. En effet, pour le conseiller, le Chef de l’Etat a raison de tirer la sonnette d’alarme au sujet du coût des élections et sa déclaration repose sur les principes qui orientent ses actions depuis 2006. Il s’agit des principes, a-t-il cité, de la bonne gouvernance ; de l’obligation de résultats ; de l’obligation de compte rendu et de la reddition de compte. Il a expliqué que Yayi est resté fidèle à ces valeurs et c’est pourquoi sa déclaration à Boko ne le gêne pas. Boni Yayi n’aime pas la langue de bois ; il ne cache rien à son peuple. Effectivement de 2006 à 2011, les élections ont coûté près de 100 milliards : 23 milliards pour réaliser la Lépi mis à la disposition du Parel (Pnud);  les élections de 2006, 2007 et 2008 (les communales et les législatives); 2011 (Présidentielle et législatives). Il ne faut pas exclure 2006 car c’est le gouvernement du Président Boni Yayi qui a exécuté le budget 2006, a-t-il souligné.

 

S’agissant des élections communales actuelles, le budget de l’Etat exercice 2013 a prévu 12 milliards dont 8 milliards pour leur organisation par la Céna, et 4 milliards pour le Cos-Lépi. Alors, « on ne peut donc par dire que le Gouvernement ne veut pas organiser les élections ». Toutefois, le Pr Elègbè a ajouté que de 4 milliards au départ, le Cos-Lépi réclame 13 milliards. Si on ajoute à ces 13 milliards, 8 milliards pour la Céna, on se retrouve à 22 milliards soit un coût additionnel de 10 milliards. Et ce n’est pas fini, car les législatives de 2015 et la présidentielle de 2016 pointent à l’horizon. C’est au regard de tout cela que le Chef de l’Etat a tiré la sonnette d’alarme en comparant ces milliards à ce que coûtent les infrastructures routières, l’adduction d’eau, les soins de santé, l’électrification etc.  On est donc allé vite en besogne en accablant le Chef de l’Etat pour les propos tenus à Boko. Boni Yayi a posé un problème réel et c’est l’impatience et les fuites en avant de la classe politique qui expliquent le reste », a nuancé l’invité de l’émission.

La Lépi et l’organisation des élections

 L’autre plus important thème de l’émission est la Lépi et l’organisation des élections. Là encore, Amos Elègbè a expliqué : « La mise en place de la Lépi dont l’objectif vise la modernisation de notre système électoral remonte en 1998. Puisque la classe politique d’alors ne voulait pas tout de suite de cette Lépi, on est allé de dilatoire en dilatoire, pour se retrouver en 2006. Je dois rappeler que les leaders politiques  de la coalition Wologuèdè comprenant les présidents Bruno Amoussou, Idji Kolawolé et Léhady Soglo en ont fait une exigence dans l’accord politique qui les a liés au second tour au candidat Boni Yayi. En août 2008, le Président Boni Yayi, en application de cet accord, a annoncé qu’il saisira l’Assemblée nationale pour la mise en place de cette réforme politique qu’est la Lépi. Contre toute attente, les demandeurs de cette réforme s’opposent à sa réalisation. Et de report en report, les opérations en vue de la réalisation de la Lépi ont démarré tardivement par rapport aux échéances électorales de 2011».

D’autres explications ont été apportées au sujet du retard pour l’organisation des élections communales et locales : « C’est la faute à la classe politique et particulièrement à l’Assemblée  nationale. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’après les élections de 2011, il fallait engager le processus de correction de la liste électorale permanente informatisée. Mais certains députés ont cru devoir  affirmer  que la Lépi n’existait nulle part et qu’il fallait en confectionner une autre. On a dû faire recours à des séminaires (Prd, Fcbe, et Société civile) pour nous rendre compte qu’elle existe vraiment et qu’il fallait simplement l’améliorer. Le Gouvernement a eu recours à l’Organisation Internationale de la Francophonie qui a fait deux observations fondamentales sur l’existence de 31 villages fictifs et 200 mille électeurs omis ou exclus du recensement, notamment les omis du recensement et les recensés non « biométrisés ». La classe politique a traîné aussi les pas pour mettre en place le cadre juridique et engager la correction de la Lépi.  On a mis environ un an 4 mois  pour faire tout cela. La mise en place du Cos-Lépi et la question de la parité au sein de la Céna ont duré quatre autres mois. Pendant ce temps, le Président de la République appelait la classe politique à œuvrer pour que les élections communales se tiennent à bonne date. Cet appel figure dans le discours du Chef de l’Etat à la Nation le 1er août 2012 et plus tard le 27 décembre de la même année devant le Parlement. C’est trop facile aujourd’hui de tout mettre sur le Président Boni Yayi. Mon cri de cœur est qu’avec la volonté de toute la classe politique, rien n’est encore perdu».

Réponse à une préoccupation de Me Houngbédji

L’occasion est également saisie pour répondre à une préoccupation de Me Adrien Houngbédji évoquée huit jours plus tôt sur la même émission. « Au sujet de la date du 05 octobre dont parle le Président Houngbédji pour convoquer le corps électoral, je confirme que cela est vrai selon les dispositions de l’article 68 du code électoral s’il n’avait pas eu la prorogation du mandat des maires. Aujourd’hui, on peut recourir à l’article 300 du code électoral, c’est-à-dire organiser les élections communales 60 jours après la validation de la Lépi. Je souhaite pour ma part que le Cos-Lépi rende public le chronogramme des tâches à accomplir afin de permettre à notre peuple de suivre les opérations phase par phase du processus actuel de la correction de Lepi.

 Hyperactivités, K.O, Fcbe…

D’autres thèmes ont été développés au cours de l’émission. Sur l’hyperactivité de Boni Yayi, le conseiller a répondu : «La question c’est de savoir si on doit croiser les bras au motif qu’on est en fin de mandat. Je dis non pour plusieurs raisons : Yayi Boni n’est pas un roi. Yayi Boni est à la fois Président de la République et Chef du Gouvernement. Comment peut-on reprocher à un planificateur de haut niveau comme Boni Yayi d’aller lancer des travaux sur le terrain et s’interdire d’aller suivre les  mêmes chantiers afin d’accélérer leur réalisation. Les descentes du Chef de l’Etat sur le terrain sont légales et participent du principe d’obligation de résultat qui lui est cher. La présence fréquente de Boni Yayi sur le terrain traduit son attachement à la vertu du travail, au respect  qu’il doit à son peuple, et au respect de l’obligation de résultat ».

Du K.O de 2011, le Pr Amos Elégbé a expliqué :

« La politique est  pour moi une science sociale, l’art de gouverner la cité. Les conditions étaient réunies pour le K.O de 2011 : Le candidat Boni Yayi est le seul à disposer d’un projet de société à ne pas confondre avec  une déclaration d’investiture.  Le Président Boni Yayi a une organisation politique très forte et couvrant l’ensemble du territoire national avec  97 partis politiques, 509 Mouvements et Associations et 100 cellules  de campagnes, c’est-à-dire les Centres de concertation de la Majorité Présidentielle  réunissant les Fcbe et alliés politiques. L’Union fait La Nation n’avait que 12 structures provisoires implantées entre Cotonou et Bohicon ». Pour l’invité, le rapport des forces  était en faveur du candidat Boni Yayi avec 35 députés au Parlement, 46 maires sur 77, 850 conseillers municipaux et communaux  et 13800 conseillers locaux sur  26000 et c’est la Rb qui venait derrière les Fcbe. Il a aussi évoqué le bilan du Président Boni Yayi qui est un fait inédit ayant renforcé le K.O. «Ce sont les aveux du candidat de l’Un sur Canal3 en 2012 où Me Adrien Houngbedji reconnait que ses alliés l’ont trompé et n’ont pas fait de campagne pour lui et ont abusé de son porte-monnaie », a-t-il renchérit.

Des clarifications  personnelles

Sur le plan personnel, le conseiller spécial de Yayi a fait des déclarations. Au sujet de la présidence de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication et démenti tout ce qui a été dit sur lui. « Je n’étais pas candidat au poste de Président de la Haac et c’est dans la presse que j’ai découvert ma candidature. C’est possible que des groupes politiques m’aient proposé. Je ne pense donc pas qu’on puisse parler de deuil ». Concernant son étiquette de membre du Prpb qui lui serait collé à la peau, le Conseiller aux affaires politiques du Chef de l’Etat, est désormais clair : « J’ai été nommé Directeur général de l’Office national du tourisme et de l’hôtellerie (Onatho) en 1974 en tant que cadre qui venait de rentrer de la France. J’ai conservé jusqu’en 1981 ce poste et qui m’a permis de construire l’hôtel Sheraton,  les Tata Somba,  et lancé les travaux de construction de l’embarcadère d’Abomey Calavi. Le Prpb a été créé en 1975 et je n’en ai jamais été membre ». Au sujet de l’organisation des Fcbe, l’invité de l’émission a fait savoir que ce regroupement de partis politiques a été créé le 18 octobre 2008. Il compte à ce jour 102 partis politiques, 60 maires, 850 conseillers communaux et municipaux et 13.813 conseillers locaux. C’est donc une grosse machine politique qui permettra encore au régime de gagner les élections à venir », a-t-il averti.

 Euloge Badou

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5ème Université de vacances du Prd à Avrankou: Houngbédji remet ses militants en ordre de bataille (Ahouanvoébla démontre sa capacité de mobilisation)

septembre 29, 2014

Le nouveau code électoral passé au scanner, Le Parti du renouveau démocratique (Prd) de Me Adrien Houngbédji a tenu sa cinquième université de vacances le samedi 27 septembre 2014 au Ceg d’Atchoukpa dans la commune d’Avrankou. C’était en présence d’une grande foule mobilisée autour du leader charismatique des « Tchoco-Tchoco » grâce au dynamisme de l’honorable Ahouanvoébla, qui s’impose de plus en plus dans le parti par ces actes. Ce fut une occasion de requiem des Fcbe avec certaines forces engagées pour l’alternance au pouvoir en 2016.

Les militants du Parti du renouveau démocratique (Prd) de Me Adrien Houngbédji sont toujours fidèles aux idéaux de cette formation politique. Ils continuent de croire aux leaders et rêvent d’un avenir meilleur. Ils en ont donné la preuve ce samedi à Avrankou au regard de la forte mobilisation. Les députés Ahouanvoèbla, Chalemagne Honfo, Edmond Zinsou, les maires Michel Bahou d’Akpro-Missérété et James Dègbo des Aguégués et des responsables des structures du parti ont accueillis le président Houngbédji et ses invités de marques dans une liesse populaire. Il s’agit de Alassane Séibou de l’Alliance Abt, Abéo Dè Sodji du Rpn, de la présidente des femmes leaders du Bénin, l’ancienne ministre Karimou Rafiatou, l’ancienne ministre du gouvernement Yayi, Adidjatou Mathys et bien d’autres. Les réflexions ont porté sur le thème « Le nouveau code électoral et les prochaines élections en République du Bénin ». Mais avant, la cérémonie d’ouverture ayant précédé les travaux en commission, a permis aux différents intervenants de fustiger la gouvernance sous le président Boni Yayi tout en prônant son départ au soir des élections présidentielles de 2016. Pour le président du comité d’organisation, l’honorable Augustin Ahouanvoèbla, l’heure de la vérité a sonné pour que le peuple comprenne effectivement que le pouvoir en place a un plan machiavélique pour empêcher l’organisation des élections à bonne date. Pour lui, ceci reste un moyen pour le Chef de l’Etat de créer une situation confuse et d’embrouiller les pistes afin de s’éterniser au pouvoir. Mais pour le député Augustin Ahouanvoèbla, le vent a soufflé et le régime Yayi va descendre de la barque au profit de leur formation politique, le Prd. « Au soir du 06 avril 2016, le Prd exercera le pouvoir d’Etat » a-t-il annoncé. « Le parti du renouveau démocratique a des ressources humaines qui peuvent faire l’unanimité, elles sont dignes d’exercer le pouvoir. Et pour y parvenir, il faut forcément passer par une élection libre, transparente, crédible et saine. Laquelle doit être possible par le nouveau fichier électoral en cours de correction a-t-il poursuivi. Il a par ailleurs, salué la discipline et la sérénité des militants et surtout l’engagement du président, Me Adrien Houngbédji qui prône la paix, seul chemin du redressement du Bénin menacé par des catastrophes du fait de la non convocation du corps électoral. Les responsables et représentants des partis et mouvements politiques venus soutenir le Prd ont respectivement rendu un hommage au président Me Adrien Houngbédji aussi bien pour son endurance à la tête du parti que pour son apport éclairé aux débats qui agitent la scène politique nationale et la sauvegarde des acquis démocratiques. Les députés Alassane Séibou représentant l’alliance Abt, Richard Sènou, Karimou Rafiatou, présidente des femmes leaders du Bénin ; Adidjatou Mathys, ancienne ministre du gouvernement Yayi et le président du Rpn, le principe Abéo Dè Sodji ont tous déclarer leur amour pour le Prd dans la perspective des élections prochaines surtout la présidentielle. Ils ont ensuite formulé leur souhait pour la réalisation de l’alternance au pouvoir en 2016. Toute chose qui a donc permis à Karimou Rafiatou de lancer le cri de ralliement « après eux, c’est les autres ; après eux, c’est nous ensemble ». Ceci pour contredire le nouveau slogan des « Yayistes » qui scandent « Après nous, c’est nous ». Aussi, a-t-elle plaidé pour que les structures de base du Prd soient régulièrement outillées et renforcées. Prenant la parole en cette occasion, le président du parti du renouveau démocratique, Me Adrien Houn-gbédji a réitéré son souci pour la paix tout en invitant les militants au calme, à la prudence et à la vigilance malgré les chocs qu’ils continuent de ressentir suite aux résultats des dernières élections. Pour le leader charismatique des « Tchoco-Tchoco », les prochaines élections, locales, communales et municipales ; les législatives et les présidentielles sont d’une préoccupation majeure pour le Prd. Raison pour laquelle l’Université de vacances s’est proposée de réfléchir sur le thème « Le code électoral et les prochaines élections en République du Bénin ». A en croire Me Adrien Houn-gbédji, leurs militants doivent se préparer pour mieux affronter les prochaines joutes. Ce faisant, le Prd aura détrôné le pouvoir en place qui est selon lui, seul responsable du report des élections, du KO électoral et des menaces sur la démocratie. Car, « le pouvoir multiplie sur son chemin, des obstacles pour empêcher la tenue des élections ». L’université de vacances a fini par une avalanche de recommandations relatives à la Lépi, aux élections, à la fièvre Ebola, etc.

 Euloge Badou

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