Visite de travail au Ghana : Nago fait forte impression devant le Parlement ghanéen

juin 30, 2014

Du 21 au 26 juin 2014, le président de l’Assemblée nationale du Bénin et sa délégation ont effectué une visite de travail au Ghana. Le 25 juin dernier, Pr Mathurin Coffi Nago a prononcé, devant le Parlement ghanéen, un discours en Anglais qu’il a repris en Français. Une qualité que certainement beaucoup ne lui connaissent pas. Le deuxième des Béninois a fait forte impression devant la représentation nationale ghanéenne, tant dans la qualité de la présentation que concernant le fond du message. Lors du séjour, le président Nago a été reçu au domicile personnel du chef de l’Etat du Ghana. Lire ici les deux versions du discours. 

 

VERSION FRANCAISE DU DISCOURS DE NAGO

ACCRA, GHANA, 21-26 JUIN 2014

DISCOURS DU PROF. MATHURIN COFFI NAGO,  PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE DU BENIN

Excellence, Monsieur le Président du Parlement ;

Mesdames et Messieurs les Députés ;

Distingués invités ;

Mesdames et Messieurs ;

C’est  un  réel  plaisir  et un insigne honneur  pour moi  de m’adresser  ce jour  à  votre  Assemblée  Nationale en séance  plénière.

 

Je  suis profondément ému par  l’accueil fraternel et  chaleureux  réservé  à ma délégation au  cours de notre séjour à  Accra. C’est pourquoi, je voudrais exprimer ma profonde gratitude  à mon frère et ami, SEM  Edward Doe Adjaho qui a gentiment  accepté de m’inviter pour une visite de travail au Ghana. Je voudrais  également  exprimer  ma  sincère et profonde reconnaissance à tous mes collègues parlementaires ici présents.

Mes remerciements vont également aux membres du comité d’organisation et  à  tout le personnel  administratif  du Parlement  Ghanéen  qui  n’ont  ménagé  aucun effort  pour préparer  cet événement historique.

Permettez-moi  enfin  d’adresser mes vifs et sincères remerciements à  Son Excellence, John Dramani Mahama, Président de la République du Ghana et au peuple ghanéen pour leur hospitalité et pour toutes les facilités qu’ils nous ont offert dans le cadre de cette visite.

– Chers collègues et amis,

– Mesdames et Messieurs,

Ma présente visite au Ghana est motivée par la qualité des relations d’amitié, de fraternité et de coopération entre nos deux (02) pays et la volonté des deux chefs d’Etat de consolider cette coopération entre le Bénin et le Ghana d’une part, et de renforcer le processus démocratique dans notre sous–région  d’autre part.

 

En  tant que parlementaires,  nous  sommes des acteurs  de cette coopération et travaillons ardemment pour atteindre ses objectifs.

Notre coopération bilatérale est bâtie sur les liens culturels et  sociaux séculaires existant entre nos deux peuples. C’est pourquoi, nous faisons des efforts pour  revitaliser le cadre institutionnel de la coopération entre nos deux pays.

A cet égard, on peut citer les mesures prises pour faciliter la libre circulation des personnes et des biens  conformément aux objectifs de la Commission  permanente  mixte de coopération bénino-ghanéenne.

En particulier, je voudrais rappeler que  nos deux pays ont fait des efforts pour une meilleure coopération:

–  dans le secteur académique pour la  formation des étudiants béninois dans les universités et écoles ghanéennes, et pour  l’admission des étudiants ghanéens dans  les universités et les centres de formation au Bénin;

–  dans les domaines de la culture, du tourisme et de l’artisanat;

–  dans le secteur industriel, principalement pour le développement des zones franches industrielles au Ghana et au Bénin;

– dans le secteur de l’électricité et du gaz pour assurer une production continue et la fourniture d’énergie à partir de centrales au Ghana et au Bénin dans le cadre d’une stratégie régionale cohérente en Afrique de l’Ouest.

 

– Honorables députés,  – Distingués invités,  – Mesdames et Messieurs,

Nous connaissons tous les menaces qui pèsent aujourd’hui sur les pays de l’espace CEDEAO. Il revient donc à nous, autorités législatives  et représentants des peuples, de faire preuve d’un esprit imaginatif pour que le  processus démocratique en cours dans nos différents Etats ne s’arrête pas.

 

En matière de sécurité et de paix, il faut reconnaître que depuis  les années  1990, où bon nombre de nos Etats se sont dotés d’institutions démocratiques,  l’Afrique  est le théâtre de conflits armés. Nous voudrions citer à titre d’exemples  le conflit casamançais, le drame sierra-léonais, la guerre du Libéria,  les crises congolaise,  ivoirienne,  rwandaise,  libyenne, malienne et centrafricaine.  Tout ceci a eu pour conséquences,  la prolifération et la circulation anarchique des armes de guerre dans la sous-région et l’insécurité croissante dans nos différents pays.

Cette circulation incontrôlée des armes de guerre constitue incontestablement une menace grave pour la paix et la sécurité dans  la sous-région et une source de  problèmes sérieux aux  plans politique,  économique et social, notamment l’exode des populations souvent démunies et désemparées.

L’autre danger  qui menace la sous-région, c’est le terrorisme, qui malheureusement a déjà infiltré certains de nos Etats, semant la terreur et la panique au sein des populations.

Aucun pays de notre région  n’est à l’abri  de ce fléau, quelle que soit la nature de son régime politique.  Ces crises sont le résultat de maux qui affligent les populations  et dont les noms sont la pauvreté, la faim, la malnutrition,  l’analphabétisme, les  maladies, la corruption et la mauvaise gouvernance.

À mon avis, tous ces défis peuvent être relevés avec succès si nous menons des actions communes dans une dynamique de solidarité mutuelle et une meilleure gestion des ressources dans nos pays respectifs.

À l’ère de la mondialisation, les solutions ne peuvent être que mondiale. Oui, les solutions doivent être globales ou au moins régionales, parce que nos problèmes sont souvent les mêmes d’un pays à l’autre.

Cela justifie au plus haut point la coopération parlementaire. Ce faisant, nous pouvons  finalement trouver solution  aux principaux sujets de préoccupation actuelle dans la région, en particulier les défis de la gouvernance, de  la pauvreté, de  la paix et de  la sécurité.

– Monsieur le Président,  – Chers collègues, chers amis,  – Mesdames et Messieurs,

Comme vous pouvez le  constater, la coopération parlementaire est d’une grande importance car elle  nous permettra d’échanger sur tous les grands problèmes et de contribuer à leurs solutions. Elle permettra d’éviter ou de réduire par le dialogue  les malentendus, les violences verbales ainsi que les conflits inter et intra-pays.

La qualité et l’expérience de la population et des autorités de votre  pays me rassurent que le Parlement du Ghana est un acteur efficace pour la coopération et l’intégration régionale.

– Monsieur le Président,  – Honorables députés,  – Distingués invités,  – Mesdames et Messieurs,

Après l’avènement du renouveau démocratique durant les  années  1990, la plupart des pays de l’espace CEDEAO se sont dotés d’institutions représentatives pour  compléter ou renouveler leur paysage institutionnel  et  renforcer  leur gouvernance démocratique.

Animés par le souci d’intégration régionale, les responsables élus à la tête de ces institutions ont initié des rencontres de concertation et d’échange en vue de consolider le processus démocratique en cours dans la sous-région.  A cet effet, ils ont décidé de créer la «Conférence des Présidents des Parlements d’Afrique de l’Ouest» dont la première réunion a eu lieu à Accra, au Ghana en 1999. Les deuxième et troisième réunions ont eu lieu respectivement à Ouagadougou, au Burkina Faso en 2000 et à Abuja, au Nigeria en 2001.

Cependant, il n’y a eu pas des mesures de suivi après ces réunions.  C’est  pourquoi la Conférence  n’est pas devenue  une institution permanente. Ainsi, en dehors de réunions bilatérales, il n’y a pas eu, depuis  longtemps, une véritable dynamique  en Afrique de l’Ouest pour établir une coopération interparlementaire autour des objectifs de paix, de sécurité, de développement et d’intégration régionale.

Cela a changé en Septembre 2013, lorsque les présidents des parlements des pays d’Afrique de l’Ouest se sont réunis à Abuja pour la quatrième session,  afin de réactiver cette conférence comme une institution permanente et opérationnelle pour le dialogue et la coopération parlementaire. Ses objectifs sont de délibérer,  lors de  réunions formelles  et  régulières,  sur les problèmes et défis rencontrés par la CEDEAO et  d’appuyer la décision prise au plus haut niveau de passer d’une CEDEAO des Etats à une CEDEAO des peuples. Ainsi, les parlementaires peuvent aider à accélérer le processus d’intégration et de renforcement de la démocratie et la paix en Afrique de l’Ouest. En tant  que dirigeants politiques et  représentants du peuple, nous devons en effet veiller à ce que cette ambition  devienne une réalité.

Dans cette perspective, la Conférence a examiné  ses textes de base et a adopté une déclaration dite «Déclaration d’Abuja», dans laquelle  les présidents ouest-africains ont réaffirmé leur intention de s’unir et d’agir en vue d’atteindre leurs objectifs à la fois aux niveaux régional et national.

Ainsi, la Conférence a décidé que la prochaine session des Présidents des Parlements  d’Afrique de l’Ouest aura lieu à Cotonou, en République du Bénin les 15 et 16 Septembre 2014.

Nous devons donc vraiment  travailler pour sortir  la Conférence des Présidents de sa léthargie.

– Honorables députés,  – Mesdames et Messieurs,

En réalité, notre présence ici aujourd’hui  est l’expression  visible de notre volonté commune de remettre sur les rails ce cadre de dialogue et de coopération.

Grâce    à cette institution permanente, les Présidents des Parlements en Afrique de l’Ouest  trouveront ensemble, dans une perspective régionale, des solutions à divers problèmes et défis auxquels font face nos pays.

Le Ghana et le Bénin doivent être de la partie !

C’est sur ces mots d’espoir et d’engagement, que je voudrais terminer mon message à votre auguste Assemblée.

Vive la République du Ghana!

Vive la République du Bénin!

Vive la coopération inter-parlementaire !

Vive la Conférence des Présidents des Parlements d’Afrique de l’Ouest!

Vive la CEDEAO!

Je vous remercie de votre aimable attention.

Me Daase paa

Me da Moase

DIEU VOUS BENISSE !

VERSION ANGLAISE DU DISCOURS DE NAGO

VISIT TO GHANA BY THE SPEAKER OF THE NATIONAL ASSEMBLY OF BENIN    

ACCRA, GHANA, 21-26 JUNE 2014       

ADDRESS BY PROF. MATHURIN COFFI NAGO, 

SPEAKER OF THE NATIONAL ASSEMBLY OF BENIN,

CURRENT CHAIPERSON OF THE CSWAP 

– Right Honourable Speaker,

– Honourable Members of Parliament,

– Distinguished Guests,

– Ladies and Gentlemen,

I’m  very pleased to be addressing the  full House  today, and I’m  deeply  moved by your  brotherly and warm welcome extended to my delegation during our stay in Accra.  That is why I  wish to  express my  profound  gratitude to  my brother and friend  the Rt. Hon. Speaker Edward Doe Adjaho who kindly agreed to  invite me  for a working visit  into Ghana.  I would also like to extend my sincere and deep appreciation to all my parliamentary colleagues here present.    My thanks also go to the members of the organizing committee  and all the staff of the Parliament of Ghana  who worked very hard to prepare for this historical event.  Finally, let me thank with my best regards His Excellency, John Dramani Mahama, President of the Republic of Ghana and  the Ghanaian people  for their hospitality and  for all the facilities they offered us.

– Distinguished Colleagues and Friends,

– Ladies and Gentlemen,

My present visit to Ghana is motivated by the high quality of friendship, brotherhood and cooperation between our two (02) countries and the willingness of both Heads of State to support the consolidation of the cooperation between Benin and Ghana and the democratic process  in our sub-region.  We, Members of Parliament,  are definitively part of this willingness and work very hard to achieve these objectives.  Our bilateral cooperation is based on the age-old cultural and social links between Benin and Ghana.  So,  we make  3 arrangements and efforts in order to revitalize the institutional framework of cooperation between the two countries.  In this context, the  two countries held to  facilitate the free movement of  people and goods  in accordance  with the

objectives  of the Permanent Joint Commission of Ghana-Benin Cooperation.

In  particular, let me mention that  the two countries  have chosen to combine their efforts for better cooperation :

– in university and academic sector through training Beninese students in Ghanaian  school and  universities and admission of Ghanaian students in universities and training centers in Benin;

– in the fields of culture, tourism and crafts;

–  in industrial sector,  mainly for developing industrial free zones in Ghana and Benin;

–  in electricity and gas sector to ensure a continuous production and supply of energy from power plants in Ghana and Benin in the framework of a more cohesive regional strategy in West Africa.

– Honourable Members of Parliament,

– Distinguished Guests,

– Ladies and Gentlemen,

We all know today’s threats to the countries of ECOWAS. It is up to us, the legislative leaders and representatives of the people, to demonstrate an imaginative mind so that the democratic process in each of our countries is not quickly stopped.  As it concerns security and peace, we must recognize that since the  1990s, the year when many of our countries have adopted democratic institutions,  Africa is the scene of armed conflicts.  In this regard, we would like to quote the Casamance conflict, the wars  in Liberia and  Sierra Leone, and more recently the crises in Côte d’Ivoire, Congo, Rwanda, Lybia, Mali and  Centrafrica. All this has resulted,  among others, into proliferation and uncontrolled movement of weapons of war, mainly  in west and central Africa.  This uncontrolled movement of weapons is a serious threat to peace and security in our sub-region and a source of discomforts at political,  economic and social levels, including the exodus of poor populations. The other danger is terrorism which unfortunately has already infiltrated some of our States, spreading terror and panic in  our communities. This means that no State is saved, regardless of the nature of the regime.

These crises are a result of the ills plaguing the people and whose names are poverty, hunger, malnutrition, illiteracy, disease, corruption and bad governance.   In my opinion, all these challenges can be met successfully if we conduct joint actions in a dynamic mutual solidarity and a better resources management in our respective countries.  In the era of globalization, the solutions can only be global. Yes, solutions must be global or at least regional because our problems are often the same from one country to another.  This justifies  at the highest  point  the  parliamentary cooperation. By doing so, we will finally address the major issues of current concern in  the region, particularly the challenges of governance, poverty, peace and security.

– Mister Speaker,

– Dear Colleagues and Friends,

– Ladies and Gentlemen,

As you can see,  the parliamentary  cooperation  is of great importance because it  will allow us to exchange on all  major problems and contribute to their solutions. It will prevent or reduce  through dialogue misunderstandings, verbal skirmishes  as well as inter and intra-country conflicts.  The quality and experiences of  the  people  and the Authorities  here assure me that the  Parliament of Ghana  is  an efficient actor for regional cooperation and integration.

– Mister Speaker,

– Honourable Members of Parliament,

– Distinguished Guests,

– Ladies and Gentlemen,

After the widespread movement for democracy in the 1990s, most countries in ECOWAS set up representative Parliaments  to complete or renew their institutional landscape and strengthen their democratic governance.   These institutions carried out their functions as best as they could and raised great hope  for good governance.   The Authorities  of these Parliaments  felt that  within  West Africa, they need to hold consultations among themselves in order to be able to make a contribution to the democratic process and socio-economic integration in the sub region.     Therefore,  they decided to create  the « Conference of Speakers of West African Parliaments» of which first meeting was held in Accra, Ghana in 1999. The second and third meetings were held respectively  in Ouagadougou, Burkina Faso  in 2000 and Abuja, Nigeria in 2001.

However, there was no follow-up  action to these meetings, that is  why the Conference  failed to become  a permanent institution.  Therefore, apart from bilateral meetings,  there has not been, for a long time, any real push within West Africa to establish interparliamentary cooperation around  the objectives of  peace, security, development and regional integration.

This changed in September 2013, when the Speakers of Parliaments of West African countries met in Abuja for the fourth session  in order to re-activate this  Conference  as a permanent and operational institution for parliamentary dialogue and cooperation.  Its objectives would be to deliberate during regular formal meetings about common problems and challenges faced by the ECOWAS Community and  to support the decision taken at the highest level to make the shift from an ECOWAS of States to an ECOWAS of peoples.  So, the parliamentarians can help to fast track the integration process and strengthen democracy and peace in West Africa. We,  as political leaders and as  people’s representatives, must indeed ensure that this ambition becomes a reality.

In this perspective, the Conference reviewed it governing basic texts and adopted a declaration called «Abuja Declaration» in which the West African Speakers  reaffirmed their intention to unite and act  in order to attain their  objectives both at regional and national levels.  In line with this principle, the Conference decided that the next  session  of  the  Speakers of West African Parliaments  would take place in Cotonou, Republic of Benin on 15 and 16 September 2014. We must therefore really work to move the Conference of Speakers from its lethargy.

– Honourable Members of Parliament,

– Ladies and Gentlemen,

As a matter of facts, our presence here today is the visible expression of our common will to get back on track this framework of dialogue and cooperation. Thanks to this permanent institution, the Speakers of the Parliaments in West Africa would find together, in a regional perspective, solutions to various problems and challenges faced by our countries.  Ghana and Benin should be part of this !

On these words of hope and commitment, I would like to end my message to your august House by saying :

Long live the Republic of Ghana !

Long live the Republic of Benin !

Long live inter-parliamentary cooperation !

Long live the Conference of  Speakers of  West  African

Parliaments !

Long live the ECOWAS !

Thank you for your kind attention.

Me daase paa

Me da moase

GOD BLESS YOU !

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Assemblée générale : Le Rif-Amarc-Béninre lance ses activités (Cathérine Tawès, coordonnatrice du Réseau)

juin 30, 2014

Le Réseau International des Femmes de l’Association Mondiale des Radiodiffusions Communautaires Section du Bénin (Rif-Amarc-Bénin) a tenu, le week-end écoulé à l’Institut Kilimandjaro à Calavi, son assemblée générale au cours de laquelle ont eu lieu des réflexions sur les stratégies de développement dudit Réseau. Dans son discours inaugural aux assises, la coordonnatrice du Réseau a regretté que très peu de femmes s’intéressent au métier de la radio; ce qui ne favorise pas toujours la réalisation des émissions genres sur les stations radios; très peu de femmes occupent des postes de responsabilités au sein des radios et on note également  un complexe d’infériorité chez ces dernières; beaucoup d’animatrices cumulent  les fonctions de secrétaire, caissière et chargée de relations publiques. Alors, selon Cathérine Tawès, l’objectif principal du Rif-Amarc-Bénin est de promouvoir et de renforcer les droits et les pouvoirs  des femmes dans les grandes instances de décisions des médias. D’où les activités de renforcement de capacités dans les divers domaines de la radio, notamment : l’animation, la production radiophonique, la gestion, le marketing, les techniques de lobbying, les techniques de collecte et traitement de l’information, le montage audionumérique en vue de faciliter leur insertion et d’impulser une prise en compte des préoccupations féminines  dans les programmes. L’Assemblée générale a accouché d’un bureau.

Composition du bureau

Coordonnatrice Nationale: Cathérine Tawès

Coordonnatrice Nationale Adjointe :  Paulette Kansoulo

Secrétaire Administratif : Melanie Atchahowé

Secrétaire aux Finances : Lydie Houéto

Secrétaire à la Communication, à l’Information et à la Mobilisation : Chérifatou Nouhoun

1ère Secrétaire à l’Organisation : Sévérine Lawani (Rc Possotome)

2ème Secrétaire à l’Organisation : Roda Belko (Rc K andi)

 Junior Fatongninougbo

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3è journées béninoises d’évaluation des politiques publiques : Le ministre Antonin Dossou lance le rapport 2012-2013

juin 30, 2014

Le ministre chargé de l’Evaluation des Politiques Publiques et des Programmes de Dénationalisation, Antonin S. Dossou a procédé le vendredi 27 juin 2014 au lancement du rapport général 2012-2013 de l’Evaluation au Bénin. Au cours de la cérémonie, il a rappelé que ledit rapport est le fruit de deux années de travail consacré à la construction du système national de suivi et d’évaluation. Il a également dévoilé le contenu du document de 42 pages, format A4 illustré, comportant deux parties : La première relative aux « Réalisations appréciables » dans le domaine de l’Evaluation des Politiques Publiques, la seconde concernant « Les défis à relever ». Au nombre de ceux-ci, la mise en place d’un plan d’actions d’Evaluation 2014-2015 et le renforcement de la coopération internationale et des capacités nationales. «(…) L’évolution institutionnelle, amorcée depuis 2007, a induit une plus grande capacité de prise en charge de la fonction d’évaluation. Nous avons ainsi amorcé la mise en place d’un système national d’évaluation qui est de plus en plus performant, et nous avons réalisé par ailleurs des évaluations de politiques publiques dans plusieurs domaines (…) Le Rapport général de l’évaluation des politiques publiques rend donc compte de cette évolution au cours de la période 2012-2013. Il nous fait revisiter les différentes actions menées dans le cadre de la pratique évaluative dans notre pays. Ces actions s’articulent autour de trois axes majeurs que sont la consolidation du processus d’institutionnalisation, la poursuite du renforcement des capacités du système national de l’évaluation, puis la préparation et la conduite d’évaluations de politiques publiques en collaboration avec les ministères sectoriels, sans éluder les difficultés observées et les défis à relever. Au titre du processus d’institutionnalisation, le rapport souligne que des avancées majeures ont été faites en 2012 et en 2013, avec notamment l’adoption de la Politique Nationale d’Evaluation 2012-2021, la création du Conseil National de l’Evaluation, le renforcement de capacités au profit des cadres aux niveaux central et local, et la tenue de la deuxième édition des Journées Béninoises de l’Evaluation. Ces avancées ont permis au Bénin d’être reconnu comme un pays pionnier en Afrique francophone, dans le cadre de la coopération internationale, en matière d’évaluation », a souligné le ministre Dossou. Ces journées, selon le ministre, constituent une opportunité de discuter de la meilleure façon de prendre en charge ces défis lors de la troisième édition des Journées béninoises de l’Evaluation dont le thème central est : «L’évaluation au service de l’accélération de la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement».

 Junior Fatongninougbo

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Me Raymond Dossa sur «Le grand Rendez-vous» de Soleil Fm hier : L’Alliance Abt prédit l’échec de la table ronde de Paris

juin 30, 2014

«Le grand Rendez-vous» de Soleil Fm a reçu hier, dimanche 29 juin 2014, le porte-parole de l’Alliance pour un Bénin Triomphant (Abt). La tenue de la table ronde de Paris, la proposition de loi introduite par des députés pour ôter le droit de grève aux magistrats, les scandales sous Yayi sont les principaux sujets débattus par Me Raymond Dossa sur l’émission, sans oublier les actions que mène l’Alliance du président Abdoulaye Bio Tchané sur le terrain. Au sujet des assises de Paris, l’Alliance Abt est plus que sceptique.

Pour l’Alliance Abt, la table ronde de Paris est déjà un échec. Son porte-parole l’a dit hier sur l’émission «Le Grand rendez-vous » de Soleil Fm. Pour Me Raymond Dossa, «une table ronde pour booster l’économie nationale sans les opérateurs économique nationaux et le patronat est vouée à l’échec». L’invité de l’émission est content des milliards annoncés à l’issue de cette table ronde mais souligne que le gros problème se situe au niveau du décaissement des fonds. «6000 milliards à l’étape de promesse, le cheminement vers le décaissement est long et conditionné », a-t-il ajouté. Me Dossa a donné en exemple le non-renouvellement du second compact du Mca à cause de la corruption qui gangrène tout le pays. Une corruption entretenue par le pouvoir en place à travers la politisation générale de l’administration, a martelé Me Dossa.

 Alternance et transition entre amis

 Sur les questions politiques, l’Alliance Abt dit œuvrer pour une nette alternance en 2016. «Nous sommes pour une alternance au pouvoir et non pour une transition entre amis ou frères au pouvoir», a souligné Me Raymond Dossa. Ce dernier faisait allusion à certains soupçons d’un quelconque accord de non-critique entre le pouvoir en place et l’alliance Abt qui se prononce très peu sur la gestion du pays. Au sujet de la question de la gouvernance actuelle du pays, l’invité pense  que «le pays est mal gouverné » et que tout va mal. Il justifie cela d’abord par le classement Doing Business qui met le Bénin à 174ème sur les 185 pays du monde. Aussi ajoute-t-il qu’au-delà des propagandes gouvernementales,  le panier de la ménagère qui se trouve dans les contrées les plus profondes du Bénin est vide».  Le porte-parole a été particulièrement critique sur la non-organisation des élections municipales et le doute qui plane sur les prochaines législatives. Il estime alors que le système électoral est en proie à un blocage. La récente décision de la Cour constitutionnelle qui subordonne toutes élections au Bénin à la correction de la Lépi, le silence de l’Assemblée Nationale à travers les députés  qui ne se prononcent pas sur la question, sont des éléments qui inquiètent et qui font croire à une conspiration institutionnelle, dira-t-il. Toutefois, Me Raymond Dossa trouve que ce serait un soulagement qu’on en arrive à coupler les municipales et les législatives en avril 2015.

 Alliance Abt et la révision de la constitution

 Le porte-parole de l’alliance Abt, au cours de l’émission, est revenu sur la position de l’alliance quant à la révision de la constitution qui refait surface au Parlement. «Nous sommes contre toute révision opportuniste et affirmons que le peuple n’a pas besoin de ça actuellement», a réaffirmé Me Raymond Dossa. Plusieurs autres sujets ont été débattus. L’affaire Sobemap, les fameuses turbines à gaz de Maria-Gléta, les dossiers Soneb, Nocibe et consorts. Globalement, Me Raymond Dossa dira que «c’est un régime qui bat le record des scandales et qui se plait à y persister».

COMMUNIQUE DE L’ALLIANCE ABT

Du 17 au 19 juin dernier  le gouvernement de notre pays a organisé, sous l’égide de la Banque Mondiale, une Table Ronde des Partenaires pour le financement de divers projets de développement.

Au terme de ces assises, les partenaires de notre pays se sont engagés à soutenir le peuple béninois à hauteur de 5.600 milliards de F CFA.

Il s’agit là d’une grande marque de confiance de la communauté internationale pour notre cher pays, le Bénin.

L’Alliance ABT, en tant que groupe politique soucieux du bien-être des béninoises et des béninois, ne peut que saluer l’initiative de cette table ronde et remercier chaleureusement nos partenaires internationaux pour la confiance placée dans le peuple béninois.

 I –  RESERVES ET SUGGESTIONS

Toutefois, l’Alliance ABT pense que les résultats obtenus auraient gagné en fiabilité si les conditions préalables suivantes étaient observées :

-         Si comme ce fut le cas pour le Sénégal et pour le Gabon, la table ronde de Paris, avait pu être précédée d’un plan stratégique de l’économie béninoise.

-         Si les forces économiques béninoises, notamment le patronat y avaient été associées.

-         Si des réformes socio-économiques par exemple, celles qui intègrent la fracture sociale et l’urgence de lever les obstacles juridiques et judiciaires au recouvrement des créances contre l’Etat et les personnes publiques du fait de la règle de l’immunité d’exécution.

Mais l’organisation d’une table ronde n’est qu’un premier pas.

En effet, une table ronde n’est rien d’autre qu’une addition de promesses.

Il s’agira maintenant de pouvoir transformer les promesses obtenues en engagements formels d’une part et ces engagements en décaissements effectifs, d’autre part.

Le gouvernement doit s’y engager fermement.

Aux fins d’y parvenir, il importe, du point de  vue de l’Alliance ABT :

-         Que d’abord, toutes les institutions qui ont un rôle à jouer soient impliquées dans les négociations devant aboutir à la signature des accords de prêt.

-         Qu’ensuite, toutes les études desdits projets soient impérativement bouclées.

-         Qu’enfin, les vrais défis que constituent la bonne gestion des fonds et la réduction de la corruption dans l’exécution des différents projets, soient absolument pris en compte.

 II-  ALLOUER UNE BONNE PART DES RESSOURCES A LA CREATION D’EMPLOIS  EN FAVEUR DES JEUNES

A cette double condition le problème de l’emploi des jeunes qui se pose en termes de sécurité pour le Bénin et pour tous, devrait de notre point de vue, être abordé de front.

C’est pourquoi, l’Alliance ABT suggère au gouvernement d’allouer une part importante des marchés associés aux opérateurs nationaux et aux projets créateurs d’emplois pour la jeunesse béninoise.

Telle est la contribution de l’Alliance ABT aux fins que l’engouement suscité par la table ronde de Paris ne se transforme très vite en une déception de plus, pour nos braves populations

Vive l’Alliance ABT !

Vive le Bénin !

Fait à Cotonou le 24 juin 2014

La Cellule de communication de l’Alliance ABT

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Tribune libre du juge Angelo Houssou : La guerre contre la magistrature fragilisera notre démocratie

juin 30, 2014

Je suis très peiné de voir mon pays se déchirer dans les querelles intestines pendant que des millions de Béninois condamnés à la petite vie et ce, pendant encore vingt-un (21) mois environ, se morfondent pour les solutions devant venir des élites au pouvoir. Je suis davantage outré de constater que ces petites manœuvres qui nous mobilisent plus que de raison, soient érigées en système de gouvernance: on utilise le pouvoir d’Etat et les moyens de la République pour régler des comptes personnels, organiser des scènes de vengeance et entretenir des crises de personnes. Si les institutions ne se battent pas comme des chiffonniers, elles s’accoquinent pour mettre en péril le pacte républicain et notre projet démocratique. C’est actuellement le cas entre le gouvernement et l’Assemblée nationale pour vassaliser le pouvoir judiciaire, clé de voûte de la démocratie et du développement durable.

Parmi les réalités nouvelles qui, pendant mon séjour aux Etats Unis, m’ont frappé, aucune n’a plus vivement attiré mon attention que la place accordée à la justice. Je suis en train de découvrir sans peine qu’aucune personne, même pas un pouvoir, que ce soit l’exécutif ou le législatif, ne s’amuse avec la justice, laquelle est traitée avec une dévotion due à une institution sacrée.

La prétendue réforme du droit de grève dans la maison justice actuellement en cours dans mon pays, ne peut laisser personne indifférent. Les réformes sont nécessaires au fonctionnement normal de la justice. Aucune personne sérieuse ne peut le nier. Toutes réformes qui visent à assurer la sécurité juridique et judiciaire, la célérité et l’efficacité, sont vivement attendues. En ce qu’elles contribuent au progrès socio-économique, elles seront toujours soutenues par les acteurs de ce pouvoir comme un enjeu majeur pour que les droits du citoyen ne soient pas perçus simplement comme des articles cosmétiques dans notre univers démocratique.

Mais tant que les réformes serviront à réduire des droits fondamentaux, à agenouiller la magistrature et à se venger des juges qui ont eu le sens de leur serment, il est du devoir suprême de chaque Béninois de les combattre sans réserves jusqu’au bout.

J’ai été profondément abasourdi et particulièrement ahuri d’apprendre l’introduction d’une certaine proposition de loi au parlement pour retirer aux juges le droit de grève. Il me parait superfétatoire de me prononcer sur la réputation des deux principaux initiateurs de cette loi, GBADAMASSI et OKOUNLOLA. Je laisse l’histoire et le peuple juges de leurs agissements et manœuvres d’hier et d’aujourd’hui. Cependant, cette démarche m’interpelle à plus d’un titre, parce que je reste très exigeant, à la limite impitoyable sur le traitement et le respect dus au pouvoir judiciaire. Les causes lointaines et immédiates de cette initiative ne sont étrangères ni aux « non-lieux » du 17 mai 2013 ni au combat subséquent et conséquent que l’UNAMAB a bravement mené depuis lors. De façon holistique, cette initiative de suppression des libertés syndicales et de grève aux magistrats me pose quatre(04) problèmes majeurs:

1- La tentative d’annexer la Maison Justice n’a jamais été aussi forte et les assauts sont inlassables notamment depuis les ordonnances que j’ai prononcées le 17 mai 2013 dans les affaires de tentative d’empoisonnement contre le chef de l’Etat et d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat. Depuis lors, la création éhontée d’un second syndicat de la magistrature, les persécutions ignobles et inutiles contre ma personne, les nominations fantaisistes et illégales, les menaces de mort à peine voilées contre les braves et valeureux dirigeants de l’UNAMAB… sont autant d’attentats pour ruiner le moral des juges et les délester de leur pouvoir.

Sans ménagement, je combattrai la subalternisation du pouvoir judiciaire par l’Exécutif et la patrimonialisation de l’Etat tout court. Ce n’est pas une querelle de personnes. C’est le juste combat pour le régime des libertés. Nos aînés se sont battus pour mettre le pays sur la voie de la démocratie. C’est notre devoir aujourd’hui de l’y maintenir: il ne débordera ni dans l’égotisme de quelque candidat à la monocratie ni dans le pouvoir jouissif de quelque oligarchie. Le Bénin est voué à la démocratie et il n’y adviendra rien d’autre.

C’est le lieu de m’adresser aux députés chargés de la sale besogne et à leur conscience: leurs signatures au bas de l’acte de décès programmé des libertés syndicales de la magistrature, sont visibles par tous. Il pèse sur eux la responsabilité historique de liquider le pouvoir judiciaire. Cette liquidation rendra notre démocratie définitivement hémiplégique et le soutien attendu du fonctionnement de la justice pour dynamiser les investissements et conforter le développement deviendra une Arlésienne. Quelle responsabilité…!

2- La proposition de loi introduite au parlement, en elle-même, est une reprise vile et servile de l’article 10 de l’ordonnance française du 22 décembre 1958. Cette plate reproduction aux allures de plagiat, sans aucun effort d’acclimatation, est dérangeante. Il pose surtout le problème de la qualité du travail parlementaire qui, selon les spécialistes, est une exigence constitutionnelle (B. Mathieu, « La qualité du travail parlementaire : une exigence constitutionnelle », Mélanges en l’honneur de Jean GICQUEL, Constitutions et pouvoirs, Paris, Montchrestien, 2008, pp. 355-364). Cette exigence comporte deux principaux éléments. D’abord, la formation de la loi et sa qualité rédactionnelle dont les règles d’or sont la clarté, l’intelligibilité et l’accessibilité. Ensuite, la sécurité juridique qui doit viser la protection des droits des citoyens. Tout cela recommande que le législateur élabore son texte à l’aune des aspirations de son peuple et non en y infiltrant des éléments venus d’une autre sociologie. En vrai, la fonction de député dans mon pays est en cause. Bien qu’il soit auréolé du titre pompeux d’« honorable », le député béninois n’échappe pas à la crise vocationnelle généralisée qui ronge le pays, depuis le petit enseignant jusqu’au grand cadre de la République.

Le parlement béninois se présente aujourd’hui comme une grande assemblée des miracles: certains y confondent arguments et injures, font des boycotts stériles pendant que d’autres pratiquent presque ouvertement la votation tarifée sur fond de transhumance et de traitrise à l’égard de leurs mandants. Le député de mon pays est fatalement devenu un vassal obéissant d’un exécutif dominant et surpuissant.

Heureusement, dans ce panier, toutes les tomates ne sont pas pourries. Nous avons encore des députés qui honorent le pays en élevant le débat, en ayant le courage de leurs opinions. Je parle de ceux qui sont capables de résister aux bruits de monnaie qui ont transformé, ces dernières années, le temple parlementaire en une grande place d’affaires où l’immunité joue le rôle de couverture contre le risque professionnel. C’est en partie sur cette poignée de députés, hommes de conviction et de courage, qu’il faudra compter pour faire échec à la restriction programmée des libertés concédées par la Constitution.

Aux autres qui se laissent béatement transformer en godillots par le gouvernement, je voudrais rappeler ce postulat de l’Union Interparlementaire qu’ils connaissent bien: le parlement « est l’institution centrale de la démocratie. Le parlement représente la société dans toute sa diversité. Il incarne la volonté du peuple. Les parlements ont la charge de concilier les intérêts divergents de différents groupes et communautés de la société et de traduire en politiques les accords qui en résultent. Ils y parviennent grâce au dialogue et au compromis ».

3- L’inefficacité d’une loi interdisant la grève aux magistrats est patente et probante dans les pays, comme la France, où de telles dispositions existent. Celles-ci, en effet, n’ont jamais empêché les juges de faire grève, notamment sur le tas. En cas de restriction de leur liberté syndicale et de grève, le mode de protestation des juges est bien connu : « l’audience a bien lieu, les magistrats entrent dans la salle et quand l’huissier présente un dossier, le magistrat le renvoie d’office à une date ultérieure, assurant ainsi la continuité du service public ». Si l’objectif de cette proposition de loi est d’empêcher les juges de mener une « action concertée de nature à arrêter ou entraver le fonctionnement des juridictions», ses initiateurs ont perdu une belle jambe car les juges, dans l’hypothèse du vote de cette loi, conserveront toujours le pouvoir d’arrêter et d’entraver le fonctionnement de la justice. Donc, l’initiative est proprement inutile et simplement inefficace. C’est vain. A la limite, c’est un « non-lieu ».

4- La frilosité du gouvernement face au phénomène de la grève lui a toujours inspiré la volonté de remettre en cause des droits syndicaux. Certes, la grève a toujours été, pour tout régime, une épreuve. Mais quand dans mon pays, elle est perçue comme une offense à un chef d’Etat, il est normal de constater cette débauche d’énergie et de moyens disproportionnés mis en œuvre pour frustrer les plateformes revendicatives et livrer les responsables syndicaux à la vindicte populaire si on ne tente pas purement et simplement d’acheter leur conscience. Au lieu de s’ingénier à trouver des solutions, on perd le temps à empêcher les gens d’exprimer leur ras-le-bol.

La grève illustre quelque peu l’impuissance des gouvernants à négocier et leur incapacité à tenir parole. Il ne servira à rien de s’acharner contre les magistrats sinon à fragiliser le pouvoir judiciaire et, partant,  à vider notre démocratie de sa substance. On s’en souvient, ce n’est pas la première fois que le gouvernement a essayé de faire bégayer le droit de grève au Bénin. Il a déjà réussi le coup de force chez les douaniers. S’il réussit chez les magistrats, ce sera à qui le prochain tour ? Aux corps de santé et enseignants ? Aux agents des eaux et forêts ? Aux agents des impôts, du trésor …? La question mérite d’être posée, étant entendu que les chantiers de contestation au Bénin, ne sont pas l’exclusivité du seul pouvoir judiciaire. Ils existent et ont été ouverts ici et là, donnant l’image d’un pays en déliquescence à tout point de vue.Il suffit d’aller au-delà des discours officiels tenus par les griots du pouvoir à titre de propagande, pour donner l’oreille à la rue, discuter avec les petites gens. Ce qui est remarquable et presque unanime dans leurs propos, c’est le rejet qu’ils font de la gestion du pouvoir de la refondation. Le Bénin est en train d’être abandonné aux échecs. C’est une lapalissade.

Les quarante-cinq (45) députés signataires de la proposition querellée, ont-ils conscience du rôle qu’on veut leur faire jouer dans un contexte d’insatisfaction généralisée dans tout le pays? Est-ce cela leur rôle de prêter main forte à un gouvernement qui veut assassiner les libertés chèrement acquises? Je voudrais leur dire, en paraphrasant Georges Clemenceau, que la mission d’un parlement est de « faire que les bons citoyens soient tranquilles, que les mauvais ne le soient pas ».

C’est pourquoi la mobilisation générale pour faire échec au projet funeste contre les magistrats est le sûr moyen pour empêcher le régime actuel de ratatiner la liberté d’expression et de liquider purement et simplement le droit de grève au Bénin.

Ce combat n’est pas celui des seuls magistrats réunis au sein de l’UNAMAB. Il est aussi celui de la dizaine de magistrats réunis au sein de l’AMAB. Ces affidés et agents de renseignements du gouvernement ne doivent pas ignorer que cette décapitation du pouvoir judiciaire les concerne aussi. Je demande, pour ce faire, au collègue Cyprien TCHIBOZO et ses syndiqués de rendre immédiatement publique leur position sur cette question aussi préoccupante qu’essentielle.

Ce combat concerne également tous les chantres des libertés syndicales. Tout vrai patriote doit y mouiller le maillot. C’est de la survie de l’édifice républicain et de nos acquis démocratiques qu’il s’agit. Rien d’autre !

J’ai dit…

New-York, ce 28 juin 2014

Juge Angelo Djidjoho HOUSSOU

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Entretien exclusif de Anco M. Lenardon, Président de l’Uniafrica : «Nous sommes là aussi pour identifier les jeunes porteurs de projets…»

juin 30, 2014

Basée en Veneto dans le Nord-Est de l’Italie, une des régions les plus dynamiques et industrialisées de l’Union européenne, l’Uniafrica entend devenir la référence pour les entrepreneurs Africains et Italiens  qui souhaitent s’implanter ou développer une activité entrepreneuriale dans l’Afrique subsaharienne. Dans cette interview, son Président, Anco M. Lenardon, en visite de travail au Bénin, dévoile le but de la mission qu’il dirige au Bénin.

Pourquoi cette visite au Bénin ?

Le Bénin parce que ce pays est bien coté dans le monde avec sa stabilité politique. Ainsi, après des années d’exercice dans la sous-région, nous avons décidé de faire une mission institutionnelle au Bénin. L’objectif principal de cette mission au Bénin est de faire connaître l’Uniafrica et d’obtenir l’accord de siège avec les autorités béninoises. Parce que nous voulons installer notre base de travail sous-régionale à Cotonou au Bénin, avec comme représentant régional le Béninois Faustin Dahito. C’est aussi l’occasion pour nous de faire connaître l’Uniafrica aux opérateurs économiques béninois afin d’identifier parmi eux ceux qui ont des projets viables et de types à créer des valeurs ajoutées pour l’économie béninoise et sous-régionale. Une fois ces projets identifiés, ils seront financés par l’Union pour le Développement des Relations Economiques entre l’Italie et l’Afrique (Uniafrica). Il faut mentionner que l’Uniafrica est en train de financer des projets au Bénin et dans la sous-région depuis deux ans, dans les secteurs de l’agro-business, de l’énergie, des transports, des équipements et autres.

 Quelle est la durée de cette mission ?

Je suis venu au Bénin depuis le jeudi dernier. La délégation complémentaire est venue hier. Elle est composée de douze industriels de haut niveau dont le Docteur Romano André, Secrétaire général de l’Uniafrica, et Léonardo Bandera, industriel dans le domaine de la production énergétique. La délégation séjourne au Bénin pendant une semaine dont deux journées de mission au Togo où nous sommes attendus par le Premier ministre du Togo. Le mercredi prochain, nous avons une séance de travail à la Chambre du Commerce et d’Industrie et à la Zone Franche Industrielle du Togo. La délégation sera reçue le jeudi matin par le Premier Ministre du Togo. L’envergure de l’Uniafrica étant la sous-région Afrique de l’Ouest-Afrique du Centre, et comme le siège est à Cotonou, nous allons à Lomé pour identifier aussi des projets de fortes valeurs ajoutées que nous allons financer pour le Gouvernement et les opérateurs économiques togolais. Le reste du temps, nous le passons au Bénin. Il sera marqué par des audiences à la Chambre du Commerce et d’Industrie du Bénin, au Ministère de l’Economie et des Finances, au Ministère des Affaires Etrangères et au Ministère de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs.

 Quelles sont vos cibles, Monsieur le Président ?

Les cibles sont les opérateurs économiques en général qui ont de bons projets à financer. En Afrique, le système de financement de l’économie est enclin à des balbutiements. L’Uniafrica se veut une force européenne qui vient à la rescousse du travail formidable que fait déjà le Gouvernement du Président Boni Yayi.

 Quelle est la place des jeunes dans votre système de financement ?

Les jeunes font partie intégrante de notre plateforme. Ce sont d’ailleurs les jeunes qui créent les richesses. Je demande aux jeunes de se mobilier et de commencer à s’affirmer sur le plan de l’entreprenariat. Nous sommes là aussi pour identifier les jeunes porteurs de projets afin de les aider à concrétiser leur rêve pour qu’ils deviennent de jeunes créateurs de richesses et d’emplois. Au niveau des jeunes, nous avons un plan de financement spécial qui nous permet d’identifier les projets ou de les aider à structurer des projets modestes, suivre ces projets après leur mise en place. Nous n’abandonnons pas le jeune entrepreneur lors de la gestion. L’Uniafrica met en place l’ingénierie stratégique du projet et un suivi de la gestion administrative, financière et technique pour que ledit projet n’échoue pas. Ce faisant, ces porteurs de projets contribueront aussi de façon efficace au développement de leur pays.

 Vos attentes ?

Dans tous les pays du monde, c’est le secteur privé qui est le fer de lance du développement. C’est le secteur privé qui crée la croissance ; il ne faut donc pas se leurrer. Notre ambition est que les opérateurs économiques qui sont là ainsi que les jeunes viennent vers nous avec leurs projets réalistes, car l’Uniafrica n’est pas dans une démarche de rêverie. Nous allons les aider à faire le nécessaire pour que les pays africains en général, et le Bénin en particulier, puissent jouer un rôle stratégique à l’ère où la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) est en train de promouvoir une politique industrielle commune. Il faut que le Bénin, reconnu comme le quartier latin de l’Afrique, soit connu comme le quartier numérique et industriel du continent.

 Votre conclusion ?

Mon souhait est que les autorités nous réservent un accueil chaleureux, digne de notre mission, et nous facilitent le travail. Si le cadre est bien tracé, je pense que nous n’aurons aucun problème. Car les Italiens connaissent bien l’Afrique en général et le Bénin en particulier. L’Uniafrica a déjà fait assez de choses au Bénin sans communication. Vous n’êtes pas sans savoir que l’Italie est le 1er producteur des équipements agro-industriels dans le monde. Je pense que c’est une chance pour l’Afrique et pour le Bénin particulièrement d’abriter le siège sous-régional de l’Uniafrica. C’est alors une période d’abondance et de prospérité qui s’annone pour le Bénin. Je prie Dieu que cela soit réalisé.

 Propos recuellis pour la Presse du Jour par E.B

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Assemblée Nationale : Le nouveau code des douanes en République du Bénin adopté (Raoul Afouda rassure pour la suite)

juin 30, 2014

Le Bénin dispose désormais d’un nouveau code des douanes. Après plusieurs jours de travail acharné, les députés de la 6è législature ont adopté ce code lors de la séance plénière de l’Assemblée Nationale qui s’est déroulée le vendredi 27 juin dernier au Palais des gouverneurs à Porto-Novo.

Lors d’une conférence de presse qu’il a animée aussitôt après le vote de ce code dans la salle Saka Kina, le Colonel Raoul Afouda, Directeur général adjoint des douanes et droits indirects (DGADDI), n’a pas caché ses sentiments. Pour lui, le vote de ce code ouvre des perspectives nouvelles à l’administration des douanes. Et pour permettre à tous les acteurs d’être au même niveau d’informations, il sera lancé les jours à venir une campagne nationale de vulgarisation en attendant la prise des différents décrets d’application

Pour la suite qui sera donnée à cet acte républicain posé par les députés de la 6è législature, le Colonel Afouda s’est voulu très confiant. Dans son adresse aux professionnels des médias accrédités à l’Assemblée Nationale, le Colonel Raoul Afouda a d’abord salué les efforts qui ont été consentis par les uns et les autres pour que l’examen et l’adoption de ce code connaissent un aboutissement heureux.

Ce code qui intègre plusieurs innovations permettra à la douane béninoise d’être en harmonie avec le cadre légal et le cadre technique de l’accomplissement de sa mission ; il permettra surtout au Bénin d’être en phase avec les normes internationales.

Le plus important à retenir, selon les explications apportées par le Colonel Afouda, c’est que le souci de préservation des libertés publiques a prévalu lors des débats qui ont précédé le vote de ce nouveau texte de loi au Parlement.

Devoir de reconnaissance oblige, le patron en second de l’administration des douanes a dressé ses remerciements au Millénium Challenge account (MCA), au gouvernement, à la commission des lois de l’Assemblée Nationale, aux députés et à tous ceux qui ont œuvré pour l’avènement de cet important outil de mobilisation des ressources au profit des projets de développement du gouvernement.

Affissou Anonrin

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Cour d’Assises sur affaire Coovi à Parakou : Rachidi Gbadamassi et consorts convoqués pour mercredi

juin 30, 2014

Le député Rachidi Gbadamassi est convoqué au tribunal de Parakou le mercredi 2 juillet 2014. Il est cité parmi les 75 témoins convoqués dans l’affaire de l’assassinat du Juge Sévérin Coovi en novembre 2005. Plusieurs autres cadres et personnalités devront aussi permettre de voir clair dans ce dossier qui a coûté la vie il y a neuf ans au Premier Président de la Cour d’Appel de Parakou.

Ils sont 75 témoins attendus dès le mercredi 2 juillet prochain pour permettre de clarifier, définitivement certainement, l’assassinat du juge Sévérin Coovi qui remonte à novembre 2005. Au nombre de ces témoins figure l’opérateur économique, ancien maire de Parakou et député à l’Assemblée nationale, M. Rachidi Gbadamassi ayant résidence à Parakou, des sages de la ville, des personnalités et de simples citoyens. En effet, dans cette affaire, plusieurs personnes avaient été interpellées. Il y avait au total 16 accusés. Mais chemin faisant, certains ont  bénéficié d’un non-lieu pour décharge ou insuffisance de charges déjà au niveau du juge instructeur, a précisé le vendredi 27 juin 2014 le Procureur général près la cour d’appel de Parakou, le juge Pascal Dakin. Toutefois, a-t-il ajouté au cours de sa conférence de presse, s’il se fait qu’au cours des débats de nouvelles charges pèsent sur des personnes qui n’avaient même pas été entendues dans le dossier, ces personnes seront interpellées. Car la Cour d’assises ne juge que des personnes renvoyées devant elle par le Ministère public.

 Une grande affaire

 A la Cour d’appel de Parakou ce vendredi, le Procureur Général a permis de comprendre qu’il s’agit de la Cour d’assises supplémentaire de la Cour d’appel au titre de l’année 2014. Cette session devrait se tenir du 24 juin au 5 juillet 2014. Mais par ordonnance 018/PCA-PAR/SA/14, ladite session a été reportée du 2 juillet au 15 juillet 2014. Le seul dossier au rôle est le dossier 015/PG-06 du Ministère public contre Clément Adétona et Raïmi Moussé placés en détention le 16 novembre 2005, puis Ramane Amadou placé sous mandat de dépôt le 14 juillet 2007. Il est à rappeler que le dossier concerne l’assassinat du juge Sévérin Coovi, Premier Président de la Cour d’appel de Parakou, assassiné en novembre 2005.

Pour le Président de la Cour d’appel de Parakou, « l’affaire Coovi est une grande affaire qui a ému toute la population de Parakou. Beaucoup de choses ont été dites : de vraies comme d’inexactes ». Il a tenu à rassurer les uns et les autres sur la qualité de la justice béninoise et sur la qualité des juges qui ont prêté serment et qui sont au service des hommes et de l’Etat béninois. Pour lui, la justice fera son travail conformément à la réglementation en vigueur. Le peuple n’a donc qu’à faire confiance à la justice. Car dans cette affaire, le droit sera dit. Il souhaite que tous les témoins convoqués sinon la majorité répondent présents pour que la justice soit bien éclairée. Ainsi, les responsables de l’assassinat seront connus et pourront répondre de leurs actes. Il est à noter que selon le Procureur Général Pascal Dakin, l’audience est publique et tous les témoins sont convoqués comme ils doivent l’être conformément à la loi. Certains viendront de Lokossa, de Cotonou, de Natitingou et bien évidemment de Parakou.

Des sages et notables s’y retrouvent aussi ; certainement qu’avec la présence de tous, la vérité pourra enfin triompher dans ce dossier et les juges pourront définitivement trancher l’affaire au nom du peuple béninois.

Euloge Badou

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Palais des gouverneurs : Grincement de dents autour d’une proposition de loi sur la santé

juin 30, 2014

L’honorable Epiphane Quenum, auteur d’une proposition de loi sur la réorganisation au Bénin du secteur de la santé, est dans le viseur des médecins, des pharmaciens, des sages-femmes et de plusieurs autres acteurs de la santé. Ces derniers lui reprochent d’avoir introduit à l’Assemblée Nationale une proposition de loi sans avoir pensé les concerter au préalable. Ils souhaitent d’ailleurs que les autres députés ne suivent pas leur collègue Epiphane Quenum qui, selon eux, serait en mission commandée contre le secteur de la santé. Pour les professionnels de la santé en courroux, les arguments selon lesquels les textes qui régissent le secteur de la santé au Bénin sont caduques ne tiennent pas et sont tout simplement à balayer du revers de la main. Pour eux, c’est plutôt la démarche adoptée par le député Epiphane Quenum qui prête totalement à confusion. Comment peut-on faire le bonheur de quelqu’un contre sa volonté,  s’interrogent d’ailleurs certains médecins, pharmaciens, sages-femmes et autres professionnels de la santé ? Ils relèvent le déficit de consensus autour de la proposition de loi introduite par l’honorable Epiphane Quenum,  une absence de concertation de la commission technique créée par la loi 97-020 du 17 juin 1990 au sujet de la proposition de loi, et une violation de l’ordonnance 73-38 du 21 avril 1973. L’acte posé par l’honorable Epiphane Quenum est aussi perçu par les professionnels béninois de la santé comme un complot contre l’organisation sanitaire et l’exercice médical en général encadrés par les ordonnances 73-38 du 21 avril 1973 ;  75-7 du 25 janvier 1975. « Nous condamnons la méthode solitaire adoptée par l’auteur de la proposition de loi. Aucun ordre de santé n’a été approché dans l’élaboration de ce document. Nous condamnons le contenu qui n’est qu’un montage confus de juxtaposition des textes antérieurs. Nous espérons que nos députes veilleront à arrêter une telle velléité pour la sauvegarde de la sante de nos populations », a déclaré Moutiatou Toukourou Tidjani, présidente de l’inter ordre des professionnels de la santé.

Affissou Anonrin

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Perturbation des activités agricoles : Yayi et Fatouma invités à rester à Cotonou

juin 30, 2014

Les descentes répétées du Président de la République et de la Ministre Fatouma Amadou Djibril de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche  dans les champs de coton et sur le terrain sont contre productives. C’est ce qu’a déclaré hier, dimanche 29 juin 2014, l’ingénieur agronome Horacio Yéwadan sur les antennes de la radio Océan Fm.

Lors de l’émission « Cartes sur table » portée ce dimanche 29 juin sur le développement à travers le secteur agricole, l’ingénieur  agronome Horacio Yéwadan a conseillé à la Ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, Fatouma Amadou Djibril,  et au Président de la République de rester au bureau, d’éviter ainsi d’aller perturber les agriculteurs dans les champs et les cadres sur le terrain. Pour lui, le Chef de l’Etat ne devait pas se transformer en un personnage vulgaire. Car il y a un ministre, il y a des cadres déconcentrés qui ont des missions et qui doivent travailler et rendre compte. Dès lors, la mission de chacun doit être précise. Et le Chef de l’Etat ne sortira que pour solutionner des problèmes cruciaux auxquels toute la chaîne agricole a manqué de solutions. C’est cela que faisait le Président Mathieu Kérékou et c’était bénéfique pour le secteur agricole. La sortie du Chef de l’Etat selon lui doit être un événement. Dès lors, il pense que les tournées gouvernementales sont contre-productives et n’apportent rien au développement du secteur agricole.

Et parlant du coton, il a insisté sur le fait que l’on investit beaucoup sans de bons résultats. Or le Bénin a connu par le passé, entre  2003 et 2004, avec moins d’investissement qu’aujourd’hui, une production de plus de 400.000 tonnes jamais égalée jusque-là. Selon M. Horacio Yéwadan, il est aussi important de mentionner que la diversification agricole n’a pas connu de succès sous le présent régime. Les gouvernants doivent en tenir compte et faire appliquer le plan stratégique de relance du secteur agricole (Psrsa) disponible depuis plus de deux ans. Car à force de prioriser seul le coton, le gouvernement finira par faire du tort au Bénin dans la mesure où là où passe le coton, c’est le désert qui s’installe. La production cotonnière actuelle n’a pas de rentabilité et cela  détruit la flore, créant des difficultés pour nourrir les animaux. M. Yéwadan a conseillé d’utiliser comme engrais des matières organiques au lieu d’utiliser des pesticides. Même la mécanisation agricole sans une dimension humaine raisonnable sera suicidaire pour le secteur.

 Junior Fatongninougbo

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