Décision de la Ccja au sujet du Pvi : Yayi souffle le chaud et le froid

mai 30, 2014

Dans le dossier du Programme de vérification des importations de nouvelle génération (Pvi-Ng), les Béninois ont eu droit, dans la journée du mercredi 28 mai 2014, à ce qu’on peut appeler le son de cloche attendu. Boni Yayi a préféré s’expliquer aux jeunes par rapport à ce dossier. Une sortie qui, malheureusement, a davantage semé la confusion, plutôt que de clarifier.

La main tendue de Boni Yayi plombée ! On peut le dire maintenant. Yayi a parlé et on connait désormais sa position au sujet du dossier du Programme de vérification des importations de nouvelle génération (Pvi-Ng). Dans un premier temps, le Chef de l’Etat a semblé dire qu’à aucun moment, l’Ohada n’a été saisie par rapport au dossier Pvi-Ng. Il a ensuite martelé qu’à aucun moment la Cour commune de justice et d’arbitrage (Ccja) n’a été saisie (Ce qui a surpris tout le monde). Puis subitement, il ajoute que le Bénin n’a envoyé aucun dossier et que ce sont des juges privés qui ont été démarchés par qui on ne sait pour faire ce travail. Il y a là une ambigüité sérieuse.  Aujourd’hui, la décision de la Cour commune de justice et d’arbitrage existe tout de même. Ce qui fait qu’on a du mal à comprendre Boni Yayi. Pour ce dernier, les petits journalistes doivent faire des investigations pour éclairer davantage l’opinion publique. C’est son avis et personne ne peut l’empêcher de s’exprimer. Il reste qu’en dehors des petits journalistes, il se fait qu’il y a d’autres voix bien crédibles qui affirment que le Bénin a été condamné par la Cour commune de justice et d’arbitrage de l’Ohada. Dans quelles circonstances ? Les jours à venir nous édifieront. L’autre chose, c’est que Yayi n’est pas prêt à payer une quelconque amende. On peut comprendre alors pourquoi une telle déclaration de son ministre de la justice. Tout cela montre clairement que le pardon du Chef de l’Etat est loin de ramener la paix tant souhaitée par les uns et les autres.

 Grégoire Amangbégnon

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Agissements des Ministres de Yayi dans le cadre de l’application de la décision de la CCJA : Me Cyrille Djikui : «L’Etat béninois va payer»

mai 30, 2014

Afrika 7 a recueilli les impressions de Me Cyrille Djikni, avocat au barreau du Bénin, après les déclarations des autorités béninoises sur la décision de la Cour commune de justice et d’arbitrage de l’OHADA, condamnant l’Etat béninois à payer de lourdes amendes à l’homme d’affaires Patrice Talon.

Me Djikui, au lendemain de la décision de la Cour de justice de l’OHADA de condamner l’Etat béninois dans le dossier qui l’oppose à la société Benin Control SA, les autorités béninoises sont montées au créneau pour dire que l’Etat ne paiera jamais les sommes réclamées par la Cour. Quel jugement portez-vous sur ces sorties?

Le Bénin est partie à l’OHADA. C’est de l’ignorance que de dire que la décision ne sera pas exécutée. La décision s’impose aux Etats parties. Elle n’a pas même pas besoin d’exequatur (NDLR – L’exequatur est une procédure visant à donner, dans un État, force exécutoire à un jugement rendu à l’étranger). Ils ont même osé dire, montrant leurs lacunes, qu’aucune juridiction béninoise ne va exequaturer. On n’a pas besoin d’exequaturer cette décision a l’intérieur du Bénin. Cette formalité n’existe pas dans la nature de l’arbitrage qui a été rendu.

 Mais c’est tout de même inimaginable que le gouvernement béninois ne puisse pas saisir ces notions élémentaires de droit…

Il y a énormément d’intellectuels de haut niveau dans ce pays. Mais quand vous vous faites entourer de cancres, vous n’avez que des raisonnements de cancres. Quand vous vous entourez de gens qui ne vous apportent pas nécessairement la lumière, mais se contentent de vous dire ce que vous voulez entendre, c’est normal qu’on assiste à ce genre de réactions. Ceux qui entourent le chef de l’Etat, ce ne sont pas des gens qui travaillent pour le pays. Ce sont des gens qui travaillent pour un homme et lui disent ce qu’il veut entendre. C’est par conséquent normal qu’on en vienne à des réflexions du genre, qui n’honorent pas mon pays.

 Finalement, que risque l’Etat béninois s’il refusait d’exécuter la décision de la Cour?

Vous savez, la cour a rendu une décision alternative: ou l’Etat continue d’exécuter le contrat qu’il a conclu avec son partenaire ou, à défaut, il se voit contraint de payer 169 milliards de Francs CFA. A mon avis, il s’agit du reste d’une décision clémente. Je ne la trouve ni rigoureuse, ni tranchée. Ou on oblige l’Etat à continuer l’exécution sous astreinte ou on condamne déjà l’Etat à payer des dommages et intérêts. Mais la formule de «l’un ou l’autre» me gêne quelque peu dans son articulation. Cela dit, si nous avions un Etat intelligent – j’entends par là des dirigeants intelligents -, son attitude devrait consister à négocier avec le partenaire pour la continuation du contrat. Dans l’exécution du contrat, ils peuvent convenir d’une révision, ce qui épargnerait le Trésor Public de cette exécution. Nous n’avons pas un budget à cette hauteur, pour dégager des montants de l’ordre de 169 milliards. Si l’Etat fait preuve de sagesse et d’intelligence, je crois qu’il est possible qu’il exécute cette décision sans faire du tort à l’économie nationale. Mais il se fait dans le même temps qu’on chasse un national pour faire le lit à des étrangers, à des conditions que nul ne connait. Je crois que c’est un Etat prédateur de sa propre économie. Que cela arrive à mon pays, c’est dommage et désolant.

 Source: Afrika 7

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Réaction de Me Joseph Djogbénou : Les inexactitudes, le kopeck, et le sinistre…

mai 30, 2014

Je m’étais résolu à observer, dans le silence, les suites que l’Etat du Bénin réserverait à une décision de justice, rendue sous les auspices d’une juridiction communautaire à la fondation de laquelle il contribue inlassablement. A écouter le ministre en charge de la justice ce soir du 26 mai 2014, exposant avec arguties, la rébellion du prince à la décision de justice, je réalise que ma résolution était vaine, les inexactitudes, le kopeck et le sinistre traduisant un véritable désastre auquel nul ne saurait rester indifférent.

1°) Les inexactitudes. La parole ministérielle, avec l’onction présidentielle, en comporte une myriade. Mais on peut en oser une synthèse : celles qui procèdent de l’ignorance et celles qui résultent de l’incompétence.

a) Les inexactitudes procédant de l’ignorance. L’ignorance de la procédure d’arbitrage est la première salve du Gouvernement contre la sentence rendue et, par conséquent, contre la juridiction d’intégration et, par delà, tout le système OHADA. Soit la mémoire de l’administration a failli, soit celle des collaborateurs subit un exil passager. Mais la lecture de la sentence aurait pu corriger l’oubli, si elle était faite avec lucidité. On y lit, en effet, que :

i. A la suite des péripéties sur lesquelles il n’est plus opportun de s’attarder ainsi que de la demande de conciliation qu’elle a vainement formulée à l’endroit de l’Etat, Benin control SA a dû se résoudre à introduire une demande d’arbitrage. Cette demande a été introduite à la CCJA le 7 mai 2013.

ii. Le 4 juin 2013, la demande d’arbitrage est notifiée à l’Etat par la CCJA. Dès cette date, l’Etat était dans la connaissance de la procédure engagée.

iii. D’autant que dès le 17 juin 2013, l’Etat formule une première réponse procédurale en confirmant, par lettre, son identité, son adresse au titre de la procédure, ainsi que son domicile élu.

iv. Il s’engage définitivement dans cette procédure par une série de correspondances et un mémoire (c’est-a-dire une réponse en défense aux demandes de Benin control SA), tous disponibles. C’est ainsi que les 16 juillet,16 août et 6 septembre 2013 l’Etat béninois soit confirme, soit conteste dans tous les cas soulève des moyens de procédure et de fond qui, au demeurant, sont exposés dans la sentence arbitrale. Le ministre a manqué de rappeler, à moins que Mme l’Agent judiciaire du trésor ait oublié de l’en aviser, les nombreuses relances, que le secrétariat de la CCJA a adressées à l’Etat ; le déplacement que Mme l’AJT a, elle-même, effectué à la Cour.

Les inexactitudes concernent également la date de la sentence que l’on tente de faire coïncider avec le résultat de la médiation conduite par le Président Abdou DIOUF. Il suffira juste de relever sur la sentence que celle-ci date du 13 mai 2014 alors que la déclaration de M. Boni YAYI qui date du 14 mai…

Cette ignorance prétendue de la procédure d’arbitrage mais non avérée traduit plutôt une autre, gravissime, celle du droit au moyen duquel l’on doive défendre, et l’Etat, et les citoyens. Il sera rappelé en effet par les juristes qu’il n’y a pas de procédure d’arbitrage en l’absence des parties. On dira qu’il n’y a pas de défaut en matière d’arbitrage. C’est pour cela qu’il n’y a pas de recours en opposition (le recours que la personne absente dans une procédure exerce lorsqu’elle a connaissance de la décision rendue) en matière d’arbitrage. Aucun tribunal arbitral n’examine une affaire s’il ne s’assure que toutes les parties sont dans la connaissance de cette procédure et sont mises en demeure d’exposer leurs moyens de défense.

b) L’incompétence. Au vrai, ces péripéties procédurales posent la question de la compétence et la pertinence de l’élite au pouvoir. Il souviendra à chacun que la rengaine du droit administratif qui eut pu selon certains, conduire cette affaire dans les casiers de la chambre administrative aux fins, à tout le moins, de réfrigération prolongée, fut chantée dès le départ. Un solide fondamentalisme s’était développé à cet effet, de sorte à faire de chaque béninois, outre un spécialiste de droit constitutionnel, un affidé de droit administratif. Le contrat était enseigné dans les facultés, la sentence prononcée dans les marchés. On a tenté d’éluder avec aveuglément et mépris, l’existence de la convention d’arbitrage et de ses suites nécessaires. On renie la clause d’arbitrage dans le contrat conclu avec Benin control. Mais on le conclut avec un enthousiasme complaisant, dans ceux de NOCIBE et de BOLORE. On s’est gaussé de la force du droit en exhibant le droit de la force. On se contente de juger devant les médias au lieu de plaider devant les juges. Et devant l’opinion, on se contente des suffrages de l’émotion à défaut d’obtenir, devant les juges, ceux de la raison. L’Etat n’a pas le droit de se comporter ainsi. C’est de la pure incompétence de se mal défendre et d’exposer, après, les juges à la vindicte populaire. Au Bénin, la justice n’est impartiale que lorsqu’elle prend le parti de M. YAYI.

Mais l’incompétence ne conduira pas seulement à la menace de retrait de l’Etat d’une organisation interétatique telle que l’OHADA, elle risque de conduire les gouvernants à exercer la violence, à soulever les peuples contre eux-mêmes et contre ceux qui font à nouveau l’objet de fatwa. C’est l’incompétence qui affaiblit l’esprit. Le garde des sceaux, en dépit de toute sa bonne volonté et de ses qualités intrinsèques en matière d’administration des hôpitaux ne paraît pas à sa place au Gouvernement. A continuer de mal garder les sceaux, le risque est bien élevé de se faire garder par des sots.

2°) Le kopeck. « L’Etat ne paiera aucun Kopeck ». Cette affirmation suggère, sans aucune nuance, que l’Etat est condamné à payer 129.000.000.000 à Benin Control SA.  Mais la décision ne devrait pas conduire à cette hypothèse si la responsabilité et la lucidité avaient regagné la gouvernance. En effet, le tribunal ordonne, en principal, à l’Etat de poursuivre l’exécution du contrat. Il lui a prescrit un délai à cette fin : 60 jours. C’est à défaut de s’exécuter dans ce délai que le tribunal prononce une condamnation de substitution qui est le reflet, non seulement de la perte éprouvée, mais encore du gain manqué. Bien sûr, l’Etat pourrait n’avoir à payer aucun franc à qui que ce soit. Mais à condition de respecter sa parole, sa signature et les décisions de justice.

Il faut que chacun agisse afin que celles et ceux qui représentent l’Etat recouvrent la raison. Le Bénin n’est plus isolé. Et Bénin Control est une constellation d’intérêts dont les visages les plus évidents ont nom « banques », « assurances », « sous-traitants », « sécurité sociale », « trésor public »… Chaque chercheur d’information pourrait, à tout le moins se renseigner auprès des juridictions béninoises sur les nombreuses actions en justice à l’encontre de Bénin Control SA, introduites par les sous-traitants dont certains offrent déjà leurs services pour exécuter le programme de certification des valeurs. Il faut interroger les sociétés Bureau Veritas, Béton armé ; les salariés de Bénin control sur une éventuelle et « patriotique » renonciation, pour les uns à leurs marchés en sous-traitance, pour les autres à leur emploi et, au pire, à leurs droits sociaux.

Le temps n’est pas aux lamentations, aux dénégations, aux dénigrements ni aux suppliques à l’égard d’un individu. Il est à l’appréhension objective et au traitement rigoureux de cette affaire. On doit savoir que tout ce qui est lié au port, à l’aéroport, au coton, lie les banques primaires dans lesquelles beaucoup de citoyens ont leurs comptes, c’est-à-dire leur fortune et qui sont appelées à financer les projets individuels et collectifs. Admettre que l’Etat, au moyen de la force, s’abstienne d’honorer ses engagements, d’assumer sa responsabilité, c’est conduire ces banques à consumer une part importante de leurs capitaux. Celles et ceux qui en sont proche renseigneront les journalistes sur la pression de la commission bancaire (encore une émanation d’une institution communautaire) qui les conduit déjà à réduire la distribution du crédit et, ainsi, à ralentir les efforts en vue du développement économique. C’est une solution suicidaire pour l’économie d’espérer que l’Etat n’assume pas sa responsabilité. Le problème n’est pas la résistance à l’exécution d’une décision. Le véritable problème, la plus grande crainte, est le coût d’une exécution tardive d’une décision de justice. Il faut que le gouvernement évite d’ajouter, à l’incompétence dans la conduite de cette affaire, l’incompétence dans sa conclusion.

Que le Gouvernement reprenne l’exécution du contrat de PVI comme le prescrit la sentence et il n’y aura pas un kopeck à payer !

3°) Le sinistre. Certains ne se sont guère mépris. L’impression d’apaisement de cette semaine est bien le calme qui annonce une autre tempête. Le président est redevenu général et le discours martial. Un ministre est reçu en audience avec un cabinet de guerre, et la télévision montre qu’à leur suite, les généraux en cénacle furent également reçus. Ce ministre expose, dans la foulée, un plan de guerre contre l’économie et l’emploi. C’est que la paix se repose encore, hélas. On devra attendre. Mais un ministre n’a pas vocation à annoncer un sinistre. Il a, avec son chef, à incarner l’Etat, avec sagesse et raison. Mais il semble bien que sous nos cieux, certains sont, à l’instar des logiciels, bien programmés. Il n’y a donc pas eu de surprises. Sauf que sur la Table ronde de Paris, il faudra mettre quelques comprimés d’aspirine à la disposition des investisseurs convoqués : Le Bénin n’exécute pas les décisions de justice et, si bon lui semble, se retire des organisations d’intégration. Il est souverain, avec son droit et sa chambre administrative!

Joseph F. DJOGBENOU Avocat

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Conférence de presse du Ccgb à la Bourse du travail à Cotonou : « La décision de l’Ohada n’engage que Yayi seul et non l’Etat »

mai 30, 2014

Le Cadre de concertation de la gouvernance au Bénin (Ccgb) était face à la presse hier, jeudi 29 mai 2014. A la Bourse du travail à Cotonou, il s’est prononcé sur le pardon de Yayi, la récente décision de l’Ohada, sur l’affaire Sodéco de Patrice Talon et les différents scandales enregistrés sous le régime de Yayi Boni.

« Le rappel des faits montre qu’il s’agit d’un pardon accordé à des personnes que la loi a innocentées. Mais il peut être analysé comme un geste de décrispation de la vie politique et sociale pour, entre autres, détourner l’attention des travailleurs en lutte pour leurs revendications non  satisfaites malgré plus de 04 mois de grève. Que cache ce  pardon intervenu le lendemain d’une lourde sentence d’une organisation dont  le Bénin est membre ? Quel est le degré de sincérité de ce pardon qui aussitôt donné a soulevé une kyrielle de manifestations de soutiens dès la nuit même pour s’amplifier le lendemain ? Le pardon a été présenté comme offrant des perspectives plus heureuses aux jeunesses, aux travailleurs, au peuple béninois, effaçant du coup la somme de misère qui l’accable. Or en ouvrant l’enveloppe du pardon, c’est une condamnation de l’Etat béninois à payer une somme de 160.000.000.000 Fcfa à Patrice talon dans les affaires Pvi et Sodeco que le peuple retrouve, sans compter les intérêts à payer selon le ministre de la justice, membre de la conférence regroupant les ministres de la justice de l’Ohada », ainsi s’est prononcé le président du Cadre de concertation de la gouvernance au Bénin(Ccgb), Laurent Mètongnon, au point de presse qu’a organisé ce creuset hier. Selon le communiqué final lu par M. Mètongnon, il ne revient pas au trésor public de  payer les 160 milliards que  l’Ohada demande de payer à la Société de Talon. « C’est Yayi même qui payera jusqu’au dernier centime », ont martelé les membres du Ccgb avant de réclamer que cesse la saignée de l’économie béninoise sous le régime de Yayi Boni.  Pour le Ccgb, l’autre contenu du pardon qui fait honte, c’est la rébellion qu’organise le chef de l’Etat lui-même devant les jeunes qu’il a réunis le samedi dernier au palais de la présidence, après ses ministres de la justice et du développement qui avaient déjà annoncé les couleurs de cette rébellion de ne pas se plier à la décision de la Ccja. « Il faut que cesse la gouvernance par la rue ; que la raison amène à chercher et trouver les voies et moyens de sagesse dans la résolution des problèmes d’Etat », a-t-il ajouté avant d’appeler à la mobilisation de toutes les forces vives, et surtout la jeunesse, afin que les dispositions idoines soient prises pour non seulement arrêter la saignée mais aussi et surtout « Sauver le bateau Bénin qui pour lui est en plein naufrage.

 Victorin Fassinou

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Pour renforcer la culture politique en Afrique de l’Ouest et au Bénin : La Fondation Konrad Adenauer publie 9 ouvrages

mai 30, 2014

Dans une dynamique de contribution au renforcement de l’Etat de droit et de la démocratie en Afrique de l’Ouest en général, et au Bénin en particulier, la Fondation Konrad Adenauer a publié, le mercredi 28 mai 2014, neuf ouvrages sur la politique, l’économie, les changements climatiques et l’égalité des sexes. Cette séance de publication, tenue au Chant d’oiseau à Cotonou, a été dirigée par la Représentante Résidente de ladite Fondation, Mme Elke Erlecke, et l’Ambassadeur de l’Allemagne près le Bénin, Sem Hans Jörg Neumann.

Aller au-delà des conférences et ateliers et publier des ouvrages pouvant non seulement conserver les expériences d’un pays, mais aussi et surtout amener les dirigeants à l’action politique. C’est dans cette optique que la Fondation Konrad Adenauer a publié, le vendredi dernier, neuf (09) ouvrages. Aux dires de la Représentante Résidente de ladite Fondation, Mme Elke Erlecke, cette démarche s’inscrit dans la poursuite par la fondation du principe des trois P : publier-partager-profiter. Elle a confié que par ces ouvrages, la Fondation Konrad Adenauer veut contribuer à la consolidation de la culture politique en Afrique de l’Ouest en général, et précisément au Bénin. Elle a précisé que ces ouvrages résultent, pour la plupart, d’échanges vivants avec les Béninois sur les défis de la réalité politique. Des ouvrages qui, renchérit-elle, loin d’être des buts en eux-mêmes, se veulent une base pour de futures actions de développement. Pour l’Ambassadeur de l’Allemagne près le Bénin, Sem Hans Jörg Neumann, la Fondation Konrad Adenauer, présente au Bénin depuis 1990, renforce à travers ces publications la coopération bénino-allemande, et promeut ainsi le pluralisme politique, l’Etat de droit, la participation citoyenne à la gestion des affaires de la cité, et l’économie de marché au Bénin. Quant aux ouvrages, présentés par le Professeur Médé Nicaise, le 1er intitulé « Plaidoyer pour une nouvelle orientation de la politique allemande en Afrique » retrace les grandes lignes de la politique étrangère allemande en Afrique, une politique non désintéressée. Le 2è est un « Commentaire de la Constitution Béninoise du 11 décembre 1990 » réalisé par des juristes Béninois. Intitulé : « L’ascension n’est pas exclue dans l’avenir : les femmes ouest africaines dans la politique et dans la société », le 3è est écrit par la Représentante Résidente Elke Erlecke qui y indique que malgré l’existence en Afrique de l’Ouest des textes prévoyant l’égalité des sexes, les discriminations féminines persistent. Le 4è : « L’Afrique face à la crise financière internationale » montre comment cette crise aggrave le sous-développement et la crise alimentaire en Afrique. Quant au 5è : « Les enjeux d’une monnaie commune dans une économie », il révèle qu’en dépit des caisses bien remplies des banques ouest africaines, les fonds sont thésaurisés au lieu d’être alloués à l’accroissement de l’économie africaine. Le 6è est un « Rapport du voyage d’études des jeunes leaders ouest africains des partis politiques et des Osc sur l’économie sociale de marché ». Le 7è et le 8è portent sur la méthodologie pour la formation politique et les enjeux du changement climatique au Bénin. Quant au dernier, « le Café des Leaders cahier n°1 », traitant de la paix, de la prospérité et du développement au Bénin, il affirme, a expliqué Pr Médé Nicaise, qu’il y a des individus prospères au Bénin tandis que le pays lui-même ne l’est pas.

 Monaliza Hounnou

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Activité du réseau des parlementaires sur la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International : Le plan de travail annuel adopté à Bohicon

mai 30, 2014

Un atelier d’information et d’élaboration du plan de travail annuel du réseau des parlementaires du Bénin sur la banque mondiale et le fonds monétaire international s’est tenu le 28 Mai 2014 à l’Hôtel Princesse de Bohicon.

Cet atelier, qui regroupait une vingtaine de députés, des cadres de l’Assemblée nationale et des ministères du développement et des finances, a permis d’adopter les grandes lignes du plan de travail annuel du réseau que coordonne l’honorable Nazaire Sado. C’est le 2ème Vice-président de l’Assemblée Nationale, Boniface Yéhouetomè, représentant le Président de l’assemblée nationale, qui a ouvert les travaux dudit atelier. Trois communications suivies de débats ont été le plat de résistance de cet atelier du Réseau de parlementaires du Bénin sur la banque mondiale et le Fonds Monétaire International (RePaB/BM/FM). Il s’agit de ‘’Rôle et place de l’Assemblée nationale dans la mise en œuvre des activités du groupe FMI-BM au Bénin’’, présentée par l’honorable Nazaire Sado, coordonnateur du réseau ; la communication intitulée « Expérience du Réseau des parlementaires du Niger sur la Banque mondiale et le Fonds Monétaire International » présentée par l’honorable Moustapha Tanimoune, Président du Réseau des parlementaires du Niger sur la Banque mondiale et le Fonds Monétaire International, invité de marque de l’atelier ; la communication sur le thème « Pistes de réflexion pour l’élaboration du plan de travail du réseau sur la période 2014-2015 » a permis, après d’âpres discussions, de retenir une dizaine d’actions à mettre en œuvre à court terme, vu l’imminence de la fin de la législature. Il s’agit de : l’organisation d’une journée parlementaire sur les activités de la banque mondiale et du FMI, la participation des membres du réseau à des rencontres et réunions, l’organisation de conférences-débats  télévisées, radio et presse écrite, de formations en outils d’évaluation, pour ne citer que ces activités-là. Les objectifs du réseau sont, entre autres :

– Informer largement sur la politique et les activités de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International au Bénin ;

– Définir les axes d’une meilleure coopération entre le groupe FMI-BM et l’Assemblée Nationale ;

– Elaborer le Plan de travail du Réseau pour la période 2014-2015.

L’honorable Nazaire SADO, Coordonnateur du Réseau des Parlementaires du Bénin sur la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International, a remercié, à la fin de l’atelier, les participants pour avoir consenti le sacrifice du déplacement en dépit des contraintes de calendrier ainsi que des vicissitudes du trajet. Il a notamment salué la participation de l’honorable Moustapha MAI TANIMOUNE, président du Réseau des parlementaires du Niger sur le FMI et la Banque Mondiale, et l’engagement du Président de l’Assemblée Nationale du Bénin, Professeur Mathurin Coffi NAGO, aux côtés du Réseau. C’est le 2ème Vice-président de l’Assemblée nationale, l’honorable Boniface Yéhouétomè, qui a présidé l’ouverture et la clôture de cet atelier, au nom du Président de l’Assemblée Nationale, professeur Mathurin Coffi Nago.

Christ-Ange Oladimedji (Coll)

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A la découverte de Mme Florentine Aimée Babagbéto (Baflora ), (Artiste-auteure-compositrice) : Une ex Fonctionnaire Internationale domptée par l’art

mai 30, 2014

Connue sous le nom d’artiste  » BAFLORA  » et surnommée  » l’Amazone du Bénin « , Mme Florentine Aimée Babagbéto nous a subjugués par son humanisme, son amour du prochain, et ses inspirations fabuleuses pour la composition de ses morceaux. Nous avons donc voulu lui consacrer  » Vendredi au Féminin  » de ce jour. Secrétaire de direction au ministère du travail, de la solidarité et des affaires sociales à Paris de 1974 à 2000 et ex Conseillère municipale à Sevran (Paris), elle a décidé d’anticiper sa retraite pour se consacrer essentiellement à l’art, à la musique et surtout à la danse. Un art qui représente, depuis sa tendre enfance, son souffle de vie.

Quand on lui demande qui est BAFLORA, la dame du jour répond avec fierté et sourire qu’elle est « l’Amazone du Bénin, descendante du 3è Roi d’Abomey (Akaba), et une femme née avec l’art ». Caractérisée par une joie de vivre et une élégance permanentes, ‘’BAFLORA’’ a pour nom de jeune fille Babagbéto Florentine Aimée. D’où son nom d’artiste « BAFLORA ». Mère de plusieurs enfants dont 6 filles, elle a plus de la cinquantaine, mais demeure jeune et radieuse. Fustigeant le mensonge et l’hypocrisie, elle précise avoir horreur de la jalousie et du complexe d’infériorité. Chrétienne, Baflora a érigé l’amour du prochain en principe cardinal. Son met préféré est le ‘’monyo’’ accompagné d’akassa, malgré les 35 années qu’elle fit à Paris. Elle affectionne aussi les grillades et le champagne. Viennent en tête de liste de ses loisirs, comme l’on peut s’en douter, la musique et surtout la danse. En effet, Baflora s’adonne à l’art depuis l’âge de huit (08) ans et durant son enfance, elle dansait et riait en tout temps. Ce qui lui a valu le surnom de « Nokoué nokoué ». Et déjà à l’âge de 14 ans, elle fit partie du ballet national du Dahomey ayant obtenu le prix du meilleur spectacle à Berlin Ouest en 1964. Baflora est donc imprégnée dans l’art depuis 50 ans dont elle a consacré 35 à exporter les musiques et danses traditionnelles béninoises à travers le monde, notamment en France, aux Etats-Unis, en Martinique, en Lybie, en Haïti, au Gabon … Pour toutes ses prouesses et parrainée par le Président Emile Derlin Zinsou, elle a été faite Chevalier de l’ordre national du Bénin en 2003 par le Président Mathieu Kérékou.

 Une auteure-compositrice née avec l’art dans le sang

 Née d’un père Président d’un groupe folklorique de Guèlèdè et d’autres danses traditionnelles, et d’une mère Présidente d’un groupe folklorique de Gbèhoun, Baflora a un lien très fort de sang avec l’art. De parents animateurs de groupes folkloriques, et ayant épousé un homme appartenant aussi à un groupe de danse Guèlèdè, Baflora ne pouvait que suivre son destin : devenir une artiste. Pourtant, malgré ses gènes artistiques, sa formation de base ne la prédestinait pas à une telle carrière. De formation Secrétaire de direction, Baflora est allée en France en 1974 pour rejoindre son mari et pendant 26ans, elle fut secrétaire de direction au ministère du travail, de la solidarité et des affaires sociales à Paris, puis conseillère communale à Sevran (Paris). Mais ne pouvant se départir de l’art, elle créa une association « Mi Wa » pour signaler aux Français la présence parmi eux de l’Afrique culturelle, et en particulier du Bénin. Devenue « Caméléon » du fait de ses adhérent (e)s d’origines diverses, cette association a travaillé une vingtaine d’années avec la Mairie de Sevran pour la promotion des musiques africaines et béninoises. Mais toujours domptée par l’art et ne voulant pas s’arrêter en si bon chemin, Baflora a décidé d’anticiper sa retraite en 2000, en qualité de fonctionnaire international, pour se consacrer à l’art et à ses enfants. Elle créa l’Association Bénin Culture Développement (ABCD) aux mêmes fins que « Caméléon ». La maison mère est à Paris et dirigée par l’une de ses filles, et l’annexe est à Cotonou. Elle nourrit d’ailleurs de grandes ambitions nationales et internationales pour l’Abcd annexe. Un projet de grande envergure à caractère social voire politique, confie-t-elle. Signalons au passage que touchée par les prodiges du couple Ayémona, elle envisage joindre ses forces à la Fondation Regard d’Amour pour garantir un mieux-être aux enfants béninois.

Spécialisée dans la musique tradi-moderne, Baflora est auteure et compositrice de ses propres morceaux. Elle déborde de belles inspirations qui, avoue-t-elle, l’amènent à être un peu philosophe dans ses écrits où elle aborde des thèmes liés à l’amour, la paix et la solidarité. Elle a à son actif 3 albums déjà connus du public national et international. Dans son 1er album sorti en 1997 et intitulé « Le Destin », de 12 titres, elle a fait l’éloge des Rois d’Abomey et dénoncé la méchanceté des hommes. Dans le 2è sorti en 2001, « Le Défi », de 9 titres, elle a promu l’amour du prochain et la paix au Bénin. Par son 3è album, « Sans Complexe », de 14 titres, sorti en 2008, elle a indiqué n’avoir pas honte de ses racines. Malgré son statut de Béninoise de l’extérieur, elle confie aimer sa patrie et la défendre toujours et partout. Une exclusivité pour ses fans, elle vient de réaliser son 4è album dont elle va bientôt démarrer la promotion. Intitulé « Tout simplement », cet album de 12 titres évoque la vanité. Elle y convie les couples à la compréhension, la tolérance et au pardon, pour le bonheur de leurs progénitures. Promotrice du panafricanisme, elle a réalisé certains de ces albums avec des artistes de renom de la sous-région. A cette fin, elle travaille aussi avec le Professeur Honorat Aguessy pour contribuer à l’essor de l’Afrique. Pour elle, l’Afrique doit se passer de la politique de la main tendue, car elle a tout pour être heureuse. A condition que les chefs d’Etat africains s’unissent davantage, et que la jeunesse africaine poursuive les œuvres entamées par ses devanciers historiques, ajoute-t-elle.

 Mais… Baflora n’a pas pu être prophète chez elle

 Si Baflora a été reconnue et gratifiée à l’extérieur pour ses œuvres, elle n’a pas eu la même reconnaissance de sa terre natale, le Bénin. Car, indique-t-elle, sa bonne volonté et son dynamisme pour son pays et ses pairs du Bénin se sont heurtés à l’ingratitude humaine et au rejet. Revenue définitivement au pays en 2006, principalement à cause de la Politique, et aussi pour partager avec ses pairs, les artistes nationaux, les expériences acquises en Europe, Baflora confie avoir été déçue par la suite des évènements. Elle explique qu’en tant que Béninoise active et reconnue à l’extérieur, ses pairs de la diaspora, notamment Kessilé Tchala, Patrice Benon, ex directeur de Bénin télécoms SA, et Max Ahouêkê l’avaient sollicitée en 2006 pour faire venir au pouvoir l’ex Président de la Boad, Dr Boni Yayi. Mue par le désir de contribuer au développement de son pays, elle ne se fit pas prier. A ses propres frais, elle faisait l’aller-retour entre la France et le Bénin pour faire l’apologie du candidat Boni Yayi à travers des prestations musicales via le net et en live, et des dépliants. Elle mit sur pied, avec ceux qui l’ont sollicité, le « Comité de Soutien des Béninois de France au Dr Boni Yayi », dont elle était la secrétaire à l’organisation. Elle était au départ la seule femme du comité ayant œuvré pour que l’actuel président de la République soit appuyé par tous les Béninois de la diaspora. Elle a donc mené, avec le comité, diverses sensibilisations jusqu’à ce que Dr Boni Yayi annonce officiellement sa candidature et soit élu en 2006. A cette fin, elle n’avait pas hésité, avec le comité, et sur fonds propres, insiste-t-elle, à parcourir toutes les villes du Nord, du Sud, de l’Est et de l’Ouest du Bénin pour faire campagne pour son candidat à travers des meetings géants. Une lutte qui a payé, mais qui, à ses dires, ne lui a plus été reconnue. Car, l’a-t-elle signifié avec amertume et désolation, une fois la victoire effective, elle s’en est vue écartée. Elle indique que depuis 2006, toutes ses tentatives pour rencontrer le Chef de l’Etat ont été vaines. La pile de correspondances de demande d’audiences à l’endroit de ce dernier demeure aussi à ce jour sans suite, renchérit-elle. Mais comme si le lot de déceptions n’était qu’à son début, ajoute-t-elle, elle subit de la part des artistes nationaux, mépris, coups bas et calomnie. Ainsi, les deux parties pour lesquelles elle a décidé de rentrer pour apporter sa pierre à l’édifice socio-politique de son pays, l’ont remercié en monnaie de singe, précise-t-elle. Une poignante offense qui ne l’a pourtant pas empêché de garder le sourire. Car, positive, Baflora confie être ravie d’avoir joué sa partition en 2006 en vue que son pays émerge. Sans rancune, elle affirme être toujours disposée à partager ses expériences avec les artistes nationaux, avec ceux qui le voudront bien, ajoute-t-elle.

 Les femmes sont les ennemies des femmes

 Horrifiée par le style vestimentaire des jeunes filles, et précisément celles qui adoptent des postures tendancieuses pour danser dans les clips, Baflora, excellente danseuse, s’indigne. « Je serai toujours branchée et élégante jusqu’à la fin de ma vie. Mais être à la mode ne signifie pas se mettre à poil», argue-t-elle. Jugeant ces morceaux honteux, elle convie ces filles à se corriger. Car, pour elle, l’on peut danser pour gagner sa vie, mais avec décence. Quant aux femmes, surtout celles intellectuelles, la dame du jour les convie à s’éloigner des jugements de valeur, des médisances, de la jalousie, voire de la haine, et à s’aimer davantage. Estimant que « les femmes sont les ennemies des femmes », et leur reprochant d’ériger en crédo ‘’politique’’, « ôte-toi que je m’y mette », Baflora les invite à être plus solidaires pour un mieux-être partagé. Elle a d’ailleurs consacré aux femmes l’un des titres de son dernier album. Enfin, patriote, Baflora souhaite la Paix et l’Unité pour son pays. « Que tout le monde mette la balle à terre pour construire notre petit Bénin », mentionne-t-elle avant d’adresser un satisfécit au Chef de l’Etat pour avoir pardonné Patrice Talon et consorts.

 Réalisation :Monaliza Hounnou

 

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Animation de la vie politique nationale : L’And sur les fonts baptismaux demain

mai 30, 2014

L’Alliance nationale pour la démocratie et le développement (And) tient son assemblée générale constitutive demain, samedi 31 mai 2014. Les assises ont lieu à la salle rouge du Palais des congrès de Cotonou à partir de 7 heures précises. Une vingtaine de partis politiques, et pas des moindres, constitueront cette Alliance. Il s’agit, entre autres, de l’Union pour le travail et la démocratie (Utd) du président Barnabé Dassigli, du Rassemblement pour le progrès et le renouveau (Rpr) de l’honorable Valentin Aditi Houdé, du Parti de la rénovation pour la solidarité et le progrès (Prsp) de Cyriaque Domingo. On peut aussi citer l’Union des forces citoyennes pour le développement (Ufcd) de Moussa Amandé, Vision et Espoir pour un Bénin émergent (Vebe) de Venance Gnigla,  le Rassemblement pour un Bénin unis-Sonignon de Célestine Adjanohoun, l’Union citoyenne pour la Patrie (Ucp-Faaba) de Nazaire Dossa, et le Mouvement républicain pour la paix et le développement (Mrpd) dont le président est Dominique Atchawé. Au programme de cette assemblée générale constitutive, il y a l’élection des membres du bureau politique national et leur installation.

 Jean-Marie Sèdolo

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Coopération décentralisée avec le Zou : Luc Atrokpo en Belgique et en France à partir du 2 juin prochain

mai 30, 2014

Le maire de la ville de Bohicon effectuera, du 02 au 08 juin 2014 et ceci en sa qualité de Président de l’Union des commune du Zou ( Ucoz), une mission officielle à Arlon, capitale de la province belge de Luxembourg. Il s’agira pour lui et pour les autres maires du Zou qui l’accompagnent de faire le point des dix années de partenariat et de conclure de nouveaux partenariats entre les communes du Zou et celles de Luxembourg.

Avec cette mission qu’effectue la délégation conduite par le maire de Bohicon, c’est une nouvelle ère qui s’ouvrira dans le cadre de la coopération entre l’Ucoz et ses partenaires du Nord. Depuis qu’il a été porté à la tête de l’Ucoz, le maire Luc Atrokpo a en effet donné le meilleur de lui-même. La conclusion du partenariat historique avec l’Agglomération Seine-Eure qui accouche de l’ambitieux projet de gestion du bassin versant du Zou est le tout premier fruit de la diplomatie offensive menée avec doigté en France par le maire Luc Atrokpo. Pour la Belgique francophone, vu l’avancée des négociations menées sous sa conduite personnelle, la ville historique d’Abomey conclura un nouveau partenariat avec la commune belge de St Hubert ; la commune de Zagnanado signera avec Vaux-sur-Sûre et  Zogbodomey entrera en jumelage avec Libramont-Chevigny. Il s’agit-là d’une percée diplomatique remarquable, surtout par ces temps de crise financière mondiale où les communes du Nord hésitent beaucoup avant de prendre de nouveaux engagements vis-à-vis de celles du Sud. Aux côtés de la commune d’Agbangnizoun, le président de l’Ucoz, Luc Sètondji Atrokpo passera en revue avec Bernard Caprasse, le Gouverneur de la province de Luxembourg,  les aspects pratiques liés à la mise en œuvre du projet d’extension du réseau d’adduction d’eau de la Soneb dans l’arrondissement de Lissazounmè. De nouveaux projets sont au programme de cette mission courte, mais qui s’annonce bien chargée pour le Président Luc Atrokpo et la délégation qu’il conduit.

Signalons qu’en marge de cette mission, le maire de Bohicon sera le 6 juin 2014 au siège de l’AIMF à Paris pour la revue des dossiers de coopération. Il présentera un important projet de création de centres maraîchers au profit des jeunes du département du Zou.

 Affissou Anonrin

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Rapport d’activité 2013 du Médiateur de la République : Gnonlonfoun dénonce l’indifférence des ministres et maires

mai 30, 2014

Le Médiateur de la République du Bénin, Joseph Gnonlonfoun a rendu public hier, jeudi 29 mai 2014, son rapport d’activité gestion 2013.  Il ressort de sa communication que 215 recours ont été traités. La plus grande difficulté du Médiateur actuellement, selon le président, c’est l’indifférence des Ministres et Maires qui ne répondent pas à ses requêtes.

Le Médiateur de la République du Bénin, Joseph Gnonlonfoun était face aux hommes des médias hier, jeudi 29 mai 2014. Au détour d’un déjeuner de presse offert ce  jour d’Ascension, le  Médiateur de la République a fait le point de son rapport d’activité de l’année 2013 à la presse, après l’avoir déposé au Chef de l’Etat. Tout en recherchant la complicité positive des médias pour aider à faire reculer les frontières des entraves à l’action de la médiation au Bénin, le Médiateur  Gnonlonfoun a mis un point d’honneur sur  sa difficulté majeure.  «Le drame actuel, c’est que les ministres et les maires ne répondent pas à nos lettres en vue de nous permettre de donner satisfaction aux requérants des services de la Médiation», a avoué le Médiateur, suite à l’interpellation des journalistes. Pour pallier cet état de choses, le Médiateur a saisi son bâton de pèlerin pour aller au contact physique des ministres et des maires. Mieux, il a écrit aux membres du Gouvernement pour qu’ils désignent un point focal de la Médiation au sein de leur département ministériel. A l’endroit des institutions de la République, le Médiateur a sensibilisé les secrétaires généraux à la culture de la médiation. Aussi, le Médiateur annonce la création des représentations départementales  du Zou et de Natitingou, après celle de Parakou, pour rapprocher autant que faire se peut la médiation des citoyens. Car la distance empêche parfois certains de solliciter le Médiateur malgré la gratuité de sa saisine. Au cours de l’année 2013, le Médiateur a traité 215 recours, 2754 depuis sa création. La plupart de ces recours ont trait, selon le rapport, aux litiges domaniaux, à la carrière des agents, aux créances des entreprises privées sur l’Etat, à des demandes d’intervention gracieuse du Médiateur de la République, à la condition de vie dans les prisons. Par rapport aux litiges domaniaux, il y a surtout les contentieux de lotissement, l’expropriation sans juste et préalable dédommagement, et le déguerpis-sement manu militari des parcelles de terrains. Aussi, pour ce qui concerne les créances des entreprises privées sur l’Etat, les recours visent les factures non réglées aux entreprises, les acomptes forfaitaires non réglés, les prestataires de services non payés. Par ailleurs, le Médiateur de la Réplique a fait cas des retombées de son offensive diplomatique.

 Tobi Ahlonsou

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