Correction et actualisation de la Lépi : L’Audit participatif prolongé au dimanche 6 avril

mars 31, 2014

L’audit participatif, démarré le 15 mars 2014 et qui devrait prendre fin hier, dimanche 30 mars, a été prolongé jusqu’à dimanche prochain. Le président du Cos-Lépi, à l’occasion d’une déclaration, l’a annoncé. Les opérations «qui ont démarré depuis le samedi 15 mars 2014 avec un retard d’un ou deux jours, selon les localités, devraient s’achever aujourd’hui, dimanche 30 mars 2014. Comme toute opération de cette envergure, ces opérations ont connu des perturbations qui ont été vite corrigées pour la plupart. Il s’agit notamment de la rupture précoce des documents occasionnée surtout par le gaspillage dû au mauvais remplissage par les agents, l’insuffisance des effectifs d’Agents Locaux d’Actualisation de certains centres de vote et la faible mobilisation des populations. Malgré tous les réajustements  opérés au cours de ce processus, les opérations ont touché 85% des populations attendues soit environ 4 Béninois sur 5. (…). Cette situation, qui présente des disparités d’une localité à l’autre, pourrait être préjudiciable au relèvement du défi d’obtenir une Liste électorale Nationale et une Liste électorale Permanente Informatisée (Lépi) fiable et acceptée de tous. (…). C’est pourquoi le Cos-Lépi a décidé de répondre favorablement à la requête de nombreux citoyens et citoyennes en décidant de prolonger d’une semaine le délai de déroulement des opérations de l’Audit participatif. Ainsi donc, une dernière chance est donnée aux retardataires afin de se rendre dans les centres de vote pour y apporter leurs réclamations jusqu’au dimanche 06 avril 2014 jusqu’à 18 heures», a expliqué le président Sacca Lafia.

 Junior Fatongninougbo

Raison de la sous-exploitation de la Centrale électrique de Maria-Gléta : Ce que Kassa n’a pas dit aux Béninois

mars 31, 2014

En fin de semaine écoulée, le ministre en charge de l’énergie, après une visite à la Centrale électrique de Maria-Gléta, est monté au créneau pour dénoncer la sous-exploitation de cette unité de production de l’électricité dont les Béninois ont tant besoin aujourd’hui pour être soulagés du rude délestage. La sous-exploitation de la centrale, après un constat sur le terrain, est réelle, mais cela incombe au gouvernement. Le ministre Barthélémy Kassa devrait le savoir.

Qu’un ministre du gouvernement, de surcroît celui chargé de l’énergie, s’étonne que la Centrale électrique de Maria-Gléta soit sous-exploitée, paraît incompréhensible. Puisqu’il savait que c’était le cas. Effectivement, la centrale n’est pas exploitée comme cela se doit, malgré le déficit énergétique dont le Bénin souffre actuellement. Vendredi 28 mars 2014 aux environs de 18 heures 30mn, nous sommes allés voir ce qui se passe réellement à la Centrale électrique de Maria-Gléta. Une centrale qui a coûté plus de 35 milliards au contribuable béninois mais qui, pour le moment, est loin de combler, avec sa capacité, le déficit énergétique béninois. Ladite centrale, en dehors de l’unité 3 qui a connu une explosion il y a quelques mois, est entièrement réceptionnée par l’Etat béninois et exploitée par la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee). Cette dernière y a installé une équipe chargée du fonctionnement et de l’exploitation. La coordination et la mise en marche des unités relève d’un technicien de la CAI, structure qui a installé la Centrale. Désormais propriétaire des 7 unités de la centrale, en attendant la dernière, il revient à l’Etat béninois, via la Sbee, de les exploiter comme il veut. La centrale fonctionne au fuel JET A1 et au gaz naturel. Mais ce dernier n’est pas disponible sur le site. Pour le moment, pour atténuer le délestage, le gouvernement béninois exploite la centrale au fuel JET A1. Pour les techniciens de la Sbee sur place, l’utilisation du JET A1 coûte trop cher.  Pour 1 kilowattheure, le coût de production est d’environ 240 F Cfa contre 45 F Cfa pour le gaz naturel. Malgré  tout, pour « soulager » les peines des Béninois, le gouvernement a décidé de faire fonctionner la centrale au fuel, en attendant le gaz naturel. Seulement, il ne subventionne l’alimentation au fuel JET A1 que pendant 4 heures par jour. Autrement, les responsables de la Sbee et de la CAI sur place ne peuvent produire de l’électricité que pendant 4 heures par jour sur ordre de la Sbee. Ils ne peuvent exploiter que cinq (05) unités sur les sept (07) présentement fonctionnelles. Ainsi, l’assurance exploitation contractée par le gouvernement ne couvre que le fonctionnement de cinq unités et pendant 4 heures par jour. Une unité produisant au bas mot 8,5 mégawatts, le total de la production journalière des cinq est vite fait. Il est loin des comptes pour compenser le déficit énergétique.

La vérité à savoir

Ce vendredi  28 mars 2014, nous avons eu la chance d’assister à la mise en service de trois unités de la centrale après l’ordre de la Sbee. Nous en étions là quand une délégation de la présidence de la République, accompagnée du nouveau Directeur général de la Sbee, est venue s’enquérir des conditions de l’exploitation de la Centrale. Dans les explications, les techniciens sur place ont mis en service une quatrième unité de production. Autrement, le gouvernement, notamment le ministre en charge de l’énergie, sait bien à quelle hauteur est sollicité le concours de la Centrale de Maria-Gléta dans cette crise énergétique. A cause du coût de production élevé avec le JET A1, le gouvernement ne subventionne la production que pour 4 heures par jour. Il est envisagé d’aller à 6 voire 7 heures par jour, avons-nous appris à Maria-Gléta. Malheureusement, cette vérité n’est pas dite aux populations.

 Jean-Marie Sèdolo

Tournée d’écoute et de remobilisation de l’Union fait la Nation à Allada : Amoussou prépare les prochaines joutes électorales

mars 31, 2014

La cour de l’école primaire Publique Centre d’Allada a servi de cadre, samedi 29 mars dernier, à une rencontre d’échanges des élus locaux UN d’Allada, de Zè et de Toffo avec les dirigeants de l’UN. Au cours de cette rencontre, le numéro 1 de l’UN a envoyé les élus locaux en mission afin de ratisser large dans la perspective des prochaines joutes électorales.

«Agissons maintenant pour éviter la déchéance de notre pays. Mettons-nous au travail. Descendez sur le terrain. Expliquez aux uns et aux autres que la raison profonde de l’existence de l’Union fait la Nation est de rassembler les différentes forces pour une meilleure gouvernance. Faites en sorte que l’Union fait la Nation ait le maximum de chefs d’arrondissement, de chefs de village, de maires et de députés. Parlez surtout à ceux qui sont convaincus que dans le pays ça ne va pas. Laissez ceux qui pensent que tout va bien. C’est dans la lutte qu’on obtient les résultats.  L’indifférence enlève toute chance à votre vie. » Voilà résumée la lettre de mission adressée aux responsables UN des communes d’Allada, de Zè et de Toffo par le Chef de file de l’UN, M. Bruno Amoussou. Ils étaient environ quatre cent (400) élus et responsables à divers niveaux de l’UN à honorer de leur présence cette rencontre avec les dirigeants au plus haut niveau de l’UN samedi 29 mars dernier à l’EPP Centre d’Allada. C’est l’honorable Judes Lodjou, l’organisateur en chef de la rencontre, qui a ouvert le bal des allocutions. Tout comme le maire de Toffo, M. Saturnin Ago-Sohou qui lui a succédé au pupitre, l’honorable Judes  Lodjou a remercié ceux qui ont œuvré pour l’aboutissement heureux de cette séance. « Ils sont là et attendent vos instructions, M. le Président », a déclaré Judes Lodjou pour finir. C’est par une chanson que l’honorable Houndété a démarré son speech. Etes-vous prêts ? A-t-il demandé aux élus présents qui ont répondu oui ! Pour terminer, il a déclaré à l’assistance : « L’avenir nous appartient. Sortez massivement pour vous inscrire dans le cadre de l’audit participatif ». Quand à l’honorable Kolawolé Idji, il a déclaré ce qui suit : « La peur, c’est fini, nous allons gagner et nous gagnerons ». Il a aussi invité la population à sortir pour se faire enrôler dans le cadre de la correction de la LEPI.

 Euloge Badou

Décryptage de la politique au Bénin : Déchénou soulève la fraude embastillé dans la Lépi

mars 31, 2014

Le Professeur  Robert Antoine Détchénou était l’invité de l’émission « Cartes sur tables » de la Radio Océan Fm hier, dimanche 30 mars 2014. A cette occasion, le Président  du Front citoyen pour la sauvegarde des acquis démocratiques a dénoncé l’existence de 2.200.000 d’électeurs fictifs qui font de la Lépi un instrument de fraude électorale.

Selon le Président du Front citoyen pour la sauvegarde des acquis démocratiques, la Lépi est l’expression d’une violence exercée contre le peuple par le régime en place. Il y a un glissement de 2.200.000 faux électeurs dans la Lépi. Ceci a même conduit l’Organisation Internationale de la Francophonie à demander de corriger ce fort taux de personnes inscrites sous témoignage. Mais le régime politique actuel, qui a su à travers ses partisans orchestrer cette fraude massive, a en même temps verrouillé la non correction par une loi qui a cours jusqu’en 2017. Dès lors, il s’agit d’une imposture. C’est pour cela que le Président Antoine Détchénou demande au peuple béninois de se tenir debout pour exiger une loi corrective qui autorise la confection d’une autre liste. Selon lui, il n’y a pas de correction qui pourrait se faire sur un outil frauduleux et éviter que le camp du Chef de l’Etat actuel ne gagne les élections par K.O.

Ainsi, selon le professeur, demander aux populations de participer à l’audit participatif actuellement, c’est les violenter. Et parce que les populations ne savent pas quoi faire, elles sont résignées et subissent. Pour M. Détchénou, il n’y a rien à corriger. D’ailleurs, il rajoute que ceux qui détiennent les clés d’accès à la liste électorale actuelle peuvent tout y mettre et même programmer à l’avance ce qu’ils veulent avoir. Car la machine n’est que le prolongement de la main humaine et de la pensée humaine. Pour lui, la Lépi est fausse et il faut l’abandonner pour  établir une nouvelle liste électorale. Ce qui surprend aussi  dans le processus en cours, c’est le fait que tous ceux qui ont déjà une carte d’électeur soient systématiquement invités à se réinscrire. Cela amène à se demander si l’on est en train d’établir une nouvelle liste ou s’il s’agit vraiment d’un audit participatif. Tout cela n’est qu’un marché de dupe, pense très sincèrement le Président du Front Citoyen. Et il se demande si tout le pays n’est pas atteint d’une folie collective pour se laisser aller à un tel jeu dangereux. En tout cas, M. Détchénou n’apportera pas sa caution à une opération frauduleuse dont on connait à l’avance plus ou moins les résultats.

 Junior Fatongninougbo

Audit participatif : Une grande entreprise de folie collective, selon le Front citoyen

mars 31, 2014

Dans ce communiqué, le Front citoyen pour la sauvegarde des acquis démocratiques appelle à l’arrêt de l’audit participatif qui est, selon lui, un gâchis et une grande entreprise de folie collective.

Communiqué de presse

Cotonou, le 30  Mars 2014

Dans sa Résolution datant du 13 Mars 2014, le Front a affirmé :

« Que l’audit participatif en cours ne permet pas d’aboutir à une LEPI bien corrigée, fiable et transparente.

Qu’il est donc impérieux de surseoir à l’opération en cours en vue d’adopter une démarche consensuelle et crédible à travers le vote d’une loi dérogatoire pour régler les échéances électorales.»

Deux semaines après le lancement de l’audit participatif, il est permis de constater qu’il a engendré plus d’ombre que de lumière, qu’il a créé une grande confusion qui se caractérise par :

1. La grande cacophonie des déclarations des membres du COS-LEPI. Car, pour certains d’entre eux, l’opération en cours ne vise rien moins que l’établissement d’un nouveau fichier électoral (Que soit dit en passant, n’autorise pas la loi instituant le COS-LEPI.). Par contre, pour d’autres responsables du COS-LEPI, il s’agit seulement, comme le veut la loi, d’une correction de l’introuvable LEPI dont tous les observateurs avisés s’accordent à reconnaître l’inexistence.

2. La dénonciation, dans tous les camps politiques (pour des raisons certes différentes) des insuffisances et complexités de l’opération, dénonciation qui traduit les appréhensions, craintes et désarroi des populations.

3. La déclaration du Ministre chargé du Plan, proche collaborateur du Président de la République.

4. La déclaration des maires FCBE réunis en conclave à Dassa  qui constitue un désaveu sans réserve des opérations actuelles.

5. Le récent communiqué du Conseil des Ministres au sujet de l’opération en cours et le regain d’activités insolites du gouvernement qui s’investit dans la campagne avec un déploiement inédit des moyens de l’Etat.

6. La reconduite, sans aucun contrôle et à large échelle, des inscriptions sur témoignage qui constitue un important gisement de fraude venant s’ajouter à l’autre gisement de deux millions deux cent mille (2 200 000) électeurs douteux figurant déjà sur le fichier du K.O et que la loi créant le COS-LEPI interdit de toucher avant 2017.

Au total, l’audit participatif s’apparente à une grande entreprise de folie collective, à un déni de tout bon sens, de toute logique rationnelle. Voilà pourquoi le Front Citoyen en appelle à la sagesse collective pour dire « arrêtons le gâchis ». Accordons nous une pause salutaire pour remettre tout à plat, pour tout relancer dans le calme et la sérénité, et dans le respect absolu de notre Constitution. Seule, pour le moment, une loi dérogatoire, mettant en veilleuse tout l’imbroglio né de la LEPI, pourra permettre à ce peuple de disposer d’une liste électorale transparente, conforme à l’article 06 de notre Constitution. Seule une loi dérogatoire arrêtera le gaspillage de l’argent public. Retenez que 52 milliards ont été jetés pour établir une LEPI inutilisable, et que 9 milliards sont demandés par le COS-LEPI pour mener son travail à terme. Il faut moins de 5 milliards pour établir une liste électorale comme à l’accoutumée.

Oui, quelle folie habite aujourd’hui ce peuple devenu une caravane humaine sans boussole qui se laisse conduire dans une opération insensée et sans issue ? Oui, arrêtons-nous, le temps d’une réflexion pour mieux redémarrer.

Le Président

Antoine R.DETCHENOU

Délestages massifs et intempestifs au Bénin : A quand la fin du calvaire des populations et des opérateurs économiques ?

mars 31, 2014

Le 27 mars 2013, une réflexion signée de Philippe Hounkpatin, parue dans la Nouvelle Tribune, titrait : « Crise d’énergie électrique au Bénin : la fin des délestages n’est certainement pas pour demain ». Il ne croyait pas si bien dire car aujourd’hui encore plus que jamais, cette triste vérité s’impose à notre quotidien et fait notre malheur. Dans sa réflexion la Nouvelle Tribune tentait de faire la genèse des délestages électriques dans notre pays.

En fait, depuis plus de  (2) deux ans, les Béninois et leur économie sont en proie à une crise de l’énergie électrique qui ne fait que s’empirer d’année en année. Le risque est que progressivement, le pays va connaître la même situation que son proche voisin, en l’occurrence le Nigeria. Le Nigeria, ce pays sur qui nous fondons nos espoirs pour sortir de la crise d’électricité, est le n°1 sur la liste des pays pour le nombre de groupes électrogènes individuels. A chaque 10 mètres, à chaque carrefour, dans chaque cour, chaque entreprise, chaque bâtiment, vous avez un groupe électrogène pour assurer l’alimentation en électricité. Nous osons croire que les récents développement à la SBEE donnerons la chance à notre pays et à ses cadres pour prendre les choses au sérieux et nous donner un plan de sortie de crise avec des perspectives claires et concrètes. L’actualité récente nous donne l’occasion d’apporter notre contribution, notre opinion et de rappeler qu’une remise en cause, une analyse froide de la situation peut donner une chance à notre pays de sortir de cette crise tout de suite, sans compromettre l’avenir des générations futures. Tout d’abord, voyons pourquoi il y a délestage. Il  y a délestage :

– parce que  les moyens de production ne permettent pas de couvrir la demande ;

– parce que l’énergie dont certains moyens de production ont besoin n’est pas disponible (baisse du niveau des barrages), ou alors est hors de prix (coût du jet A1 pour les turbines de Maria-Gléta sur lesquelles nous allons revenir plus tard) ;

-parce qu’aucun schéma directeur à moyen et long termes n’est mis en œuvre et aucune politique cohérente de gestion de la crise actuelle n’a été envisagée. En effet, depuis que notre pays connait la crise, aucune solution de sortie de crise avec un calendrier clair n’a été portée à la connaissance des populations et des opérateurs économiques. Les seuls plans de gestion de la crise ont été les sorties médiatiques hasardeuses des responsables de la SBEE pour justifier les délestages, toutes choses qui portent à croire que leur rôle est de rationner le courant au lieu de trouver des solutions pour assurer une desserte plus régulière.

– parce que le Bénin n’a aucun moyen de production efficace et compte sur ces voisins pour sortir de la crise. La centrale d’Akpakpa, qui ressemble à un cimetière de ferraille que la rouille attaque, en est la parfaite illustration. Nous avons essayé de nous renseigner ; il semblerait qu’un marché ait été passé pour des réparations et rien ne pointe à l’horizon. Nous osons espérer que la Sbee pourra donner une information fiable sur l’avenir de cette centrale, si tant est que l’on peut l’appeler ainsi…

Tous les voisins qui alimentent le Bénin connaissent la crise, mais ont des plans de sortie de crise qui ne vont pas arriver avant 2 à 3 ans. La crise actuelle va connaître plus d’ampleur car nos voisins qui nous alimentent sont des pays qualifiés pour la coupe du monde de football Brésil 2014. Ils vont privilégier leurs populations et économies pendant cette période critique et nous seront les laissés-pour-compte. En effet, le Ghana connait une baisse du niveau de ses barrages et peine à alimenter ses populations. Nombre d’industriels cherchent des solutions d’urgence pour sécuriser leurs productions. Quand à la Côte d’Ivoire, le même problème se pose et elle compte retarder certaines maintenances pour éviter de délester pendant la coupe du monde.

 Euloge Badou

 

Respect des dispositions légales dans l’organisation des concours : Un gouvernement d’amateurs ?

mars 31, 2014

Le Conseil des ministres du mercredi 26 mars 2014 a fini par annuler les concours «frauduleux» organisés au profit du Ministère de l’économie et des finances. Mais tout porte à croire que sans la pression des syndicalistes, le gouvernement était dans la logique de valider «la fraude».

A la lecture des conclusions du rapport de la commission chargée de faire la lumière sur les soupçons de fraudes aux concours de recrutement d’Ape au profit du Mef, et de ce que dénonçait la Fesyntra-Finances dans le même dossier, l’on est à mille lieues de croire à la sincérité du gouvernement dans cette affaire. Sur l’émission « Zone Franche » hier, dimanche 30 mars 2014, le ministre de la fonction publique a souligné que le gouvernement a écouté les arguments des syndicalistes, mais qu’il fallait qu’une commission neutre se saisisse du dossier pour départager tout le monde. C’est à croire alors, en dehors de tous les dysfonctionnements que ne cesse de rappeler la Fesyntra-Finances, que le gouvernement ne savait pas qu’il fallait respecter le délai de quatre (04) mois dans la prise de l’arrêté avant le déroulement des concours. A cet effet d’ailleurs, le gouvernement a montré toute sa volonté de fouler au pied ces dispositions légales en décidant, au Conseil des ministres du 4 décembre 2013, de valider, dans ces deux concours, les résultats des candidats qui ne sont pas concernés par la polémique liée aux fraudes. Sur le sujet, le ministre Martial Souton n’a trouvé d’autres justificatifs que de déplorer la lourdeur administrative et la mobilisation de fonds nécessaires pour l’organisation desdits concours. Parlant de la commission, elle n’a été mise sur pied que plusieurs mois après le début des dénonciations. Mieux, après le déclenchement de la grève des travailleurs en cours qui exige l’annulation desdits concours. Le gouvernement est pris la main dans le sac. Il n’avait visiblement aucune volonté d’annuler ces concours s’il n’y avait pas la pression sociale. En l’absence de la pression sociale et celle des structures de lutte contre la corruption, notamment le Fonac, le gouvernement aurait fait avaler la pilule à tout le monde. Comme d’habitude. Aujourd’hui, les membres du gouvernement devraient tourner plusieurs fois leurs langues avant de se porter défenseurs de l’annulation desdits concours.

 

 

Les dysfonctionnements relevés par la Fesyntra-Finances

Introduction Liminaire à la conférence de presse du mardi 10 décembre 2013

Mesdames et Messieurs les Journalistes

Messieurs les Secrétaires généraux des Confédérations et Centrales syndicales

Mesdames et Messieurs vous qui vous êtes prononcé en son temps sur le sujet qui nous rassemble cet après midi.

Mesdames et Messieurs des organisations combattantes

Merci à vous tous qui avez choisi de sacrifier un peu de votre temps cet après midi pour participer à cette activité que seuls les journalistes sont autorisés à poser des questions. Mais le grand déplacement des travailleurs, de la jeunesse, de certaines personnalités, de certaines organisations démocratiques, témoigne de l’importance du sujet objet de la présente conférence de presse.

De quoi s’agit-il mesdames et messieurs les journalistes ?

Les faits :

Le 16 juillet 2012, la FESYNTRA-FINANCES, analysant et appréciant l’information de recrutement d’agents permanents au profit du MEF par voie de concours a rendu public un communiqué final après une assemblée générale pour prendre à témoin l’opinion nationale et internationale et surtout la centaine de milliers de candidats devant prendre part à ce concours.

La Fesyntra-finances, a toujours dénoncé et fustigé les dysfonctionnements constatés au  ministère dus à la mauvaise gestion des ressources et exigé l’identification réelle des postes prescrits ou requis, les effectifs existants et requis, l’adéquation profil-poste et enfin la détermination des écarts correspondants à des cas de surqualification ou de sous-qualification. En un mot l’audit organisationnel du personnel pour une meilleure disposition des hommes et surtout pour une utilisation efficace et efficiente du personnel pour un meilleur rendement. Nous sommes fondé à le dire car le MEF, tout le monde le sait est un secteur stratégique et les hommes qui doivent l’animer doivent être de qualité et les conditions de recrutement des ressources humaines à mettre à la disposition de ce ministère ne devraient souffrir d’aucune insuffisance afin de garantir les conditions de moralité qui garantissent la cohésion sociale, l’unité nationale, la paix sociale et une gestion saine des ressources de l’Etat.

Ce souhait exprimé à la session extraordinaire de la Commission Nationale Permanente de Concertation et de Négociation Gouvernementale/Centrales et Confédérations Syndicales des 14, 18, 19, 20 et 21 avril 2011 a connu un écho favorable consigné dans le Relevé des Conclusions d’avril 2011 puis entériné par le Conseil des Ministres : citation « 5- En outre, tenant compte de l’évolution rapide de l’effectif du MEF, il a été décidé de surseoir, jusqu’à nouvel ordre, à toute mise à disposition de ce département ministériel d’agents provenant des ministères et institutions de l’Etat. 6- Enfin, il a été convenu de la réalisation d’un audit des effectifs du MEF en faisant ressortir la répartition des effectifs par catégorie au niveau de chaque régie financière et au niveau de l’Administration Centrale des Finances aux fins d’envisager la mise en place d’un programme de renforcement des capacités d’une part, et un redéploiement éventuel du personnel en surplus vers d’autres départements ou institutions de l’Etat d’autre part. Un tel exercice pourrait être étendu à d’autres ministères ».  Voilà chers journalistes ce qui a fondé la lutte contre le recrutement de nouveaux agents au MEF. Ce n’était pas comme le disent certaines mauvaises langues : les financiers refusent que leurs jeunes frères travaillent. NON ET NON. La raison est celle là et nous l’avions rappelé en son temps par plusieurs correspondances par exemple la lettre n°005/FESYNTRA-FINANCES du 05 avril 2012 au Premier Ministre d’alors lui rappelant la non exécution par le MEF de la mise en œuvre  diligente de la décision suite à plusieurs de nos réactions dénonçant les nouvelles mises à disposition et le recrutement annoncé malgré l’accord intervenu en avril 2011.

Les 27 et 28 décembre 2011, la FESYNTRA-FINANCES est invitée à l’INFOSEC, pour  l’adoption du cadre organique et du plan de formation du Ministère. La délégation de la Fédération et même des participants pas des moindres ont émis des réserves. Le plan de formation n’avait donc pas été validé.

Le 20 avril 2012, à la prise de contact avec le nouveau Ministre de l’Economie et des Finances, la Fédération a rappelé les mêmes choses à propos de la disposition des hommes pour un meilleur rendement, les décisions de la négociation avec le gouvernement.

Le 26 avril  2012,  une  journée de réflexion FESYNTRA-FINANCES et Anciens Directeurs et Cadres retraités a fait le diagnostic  du dysfonctionnement du ministère et des contre-performances. Les recommandations ont été remises au Ministre de l’Economie et des Finances le 1er mai 2012.

Malgré toutes ces démarches et contre toute attente, par deux communiqués radio n°023 et 024/MTFP/DC/SGM/DGFP//DRAE/STCD/SA du 14 juin 2012, le Ministre du Travail et de la Fonction Publique, décide d’organiser le Samedi 28 juillet 2012, des concours de recrutement de 432 Agents Permanents de l’Etat au profit du MEF ; Administration des Impôts 205 places, du Trésor 175 places, et  Douanes 52 places.

Alors, en l’absence d’un cadre organique et d’un plan de formation validés par tous les partenaires, en ne déférant pas aux décisions du conseil des ministres de faire l’audit du personnel du MEF avant tout recrutement et mises à disposition, qu’est-ce qui justifie la décision du même conseil des ministres d’autoriser le recrutement de :

52 élèves-préposés par exemple pour la Douane ? Pourquoi le chiffre 52 ? A-t-on cherché à savoir s’il n’en faut pas plus face aux défis actuels aujourd’hui ?  Ou faudrait-il croire à dame rumeur qui dit qu’il s’agit là des besoins de ceux qui veulent placer leurs protégés à la douane?

85 gardiens au profit du trésor et des impôts pour assurer la sécurité de quoi ? Est-ce pour combler le déficit des forces de sécurité qui assurent par exemple de jour comme de nuit les caisses du trésor dont l’effectif est passé de 1168 en 2006 à 698 en 2011 ? Là où ces hommes en armes n’arrivent pas à tenir devant les braqueurs suréquipés, est-ce avec  des gourdins, machettes et autres forces imaginaires qu’on pense mettre en déroute les bandits qui tentent de vider les caisses de l’Etat ?

11 conducteurs de véhicules administratifs : 05 pour le trésor, 05 pour  les impôts et 01 en recrutement spécial pour la DGB. Tout le monde sait que la Direction du Garage Central dans le ministère des Finances aujourd’hui dispose de 52 chauffeurs qui sont inutilisés, car la Direction ne dispose plus comme au temps jadis des véhicules administratifs et est obligée d’en louer. Il y a de ces chauffeurs qui n’ont plus touché au volant, qui ne sont plus allés en mission depuis des années. Or on veut en recruter 11 dont 01 de façon spéciale pour conduire des véhicules blindés ou spéciaux ?

– 35  agents d’entretiens alors qu’aujourd’hui l’entretien des services est assuré par des sociétés privées. On sait par ailleurs que par le passé tous ceux qui ont été recrutés  à ces postes ne l’ont jamais exercé pour plus de 02 ans et ont été reclassés  dans d’autres corps.

– 61 agents de la catégorie A dont 25 pour le compte de la DGB à recruter par une procédure spéciale. Or dans ce ministère aujourd’hui il y a plusieurs cadres A1 qui, non seulement n’occupent pas des postes de responsabilité, mais sont soit sous-utilisés ou pas du tout utilisés. Mieux, on veut recruter par exemple des archivistes et des économistes statisticiens  alors que  ceux qui sont en poste ne se pas utilisés : comme cet archiviste de la Direction des Pensions qui traite les dossiers de validation des services auxiliaires, tandis que l’économiste-statisticien établit des ordres de recettes. De tels exemples il y en a pour les autres catégories.

Mesdames et Messieurs les journalistes

Vous constatez avec nous que la polémique autour de ce concours a commencé dès le départ et non après la délibération comme le dit le communiqué du conseil des ministres du 04 décembre que nous vous ferons savoir au cours de cette conférence de presse.

Malgré cette situation, la FESYNTRA-FINANCES a estimé qu’il ne faille pas en  ajouter à l’angoisse et à la détresse des candidats, mais que le gouvernement doit  prouver sa bonne foi que les concours de recrutement en général, ceux du MEF en particulier, ne sont  pas  tripatouillés et qu’il n’existe nulle part à la Présidence ou à la Fonction Publique une liste des admissibles avant les compositions, ou qu’il n’a jamais eu de substitution de copie. Pour rendre ce témoignage, la FESYNTRA-FINANCES exige  être associée  aux différentes phases du déroulement de ce concours jusqu’à la proclamation des résultats comme le font les magistrats et les Inspecteurs des Finances à savoir :

Les modalités du choix des épreuves et leur tirage devront être clairement définis ;

La FESYNTRA-FINANCES exige  des  représentants dans les centres de composition retenus avec un ordre de mission sans aucune charge financière sur le budget national ni sur les fonds mis à la disposition de la Fonction Publique pour l’organisation de ces  concours ;

L’un des représentants désigné devra parapher toutes les copies à la fin de l’épreuve avec le chef du centre ;

Les copies devront être déposées et scellées dans une cantine à deux clés dont une devra être gardée par la FESYNTRA-FINANCES et la seconde par la Fonction Publique afin d’éviter les substitutions de copies que dame rumeur fait circuler abondamment ;

La FESYNTRA-FINANCES  exige sa représentativité aux centres de correction et de délibération. Le corrigé type ne devant parvenir au MTFP que le jour du démarrage des corrections.

Les copies corrigées sont vérifiées par rapport aux paraphes  avant qu’on enlève l’anonymat et procède au calcul des moyennes ;

Avant la proclamation des résultats, il faut s’assurer que les copies appartiennent réellement à ces candidats et qu’elles ont été paraphées par ceux qui avaient été désignés.

C’est la contribution des travailleurs du Ministère de l’Economie et des Finances à l’organisation d’un concours propre et transparent d’entrée à la fonction publique qui garantit l’équité et l’égalité pour tous les citoyens.

Mais le refus du gouvernement en général et du Ministre du Travail et de la Fonction Publique en particulier, accréditerait à notre avis tous les soupçons de listes d’admissibles qui existeraient avant la tenue desdits concours de recrutement à la fonction publique. La FESYNTRA-FINANCES se réserve le droit de toutes actions.

Au lieu d’un concours de recrutement il s’agirait alors de lots de consolation à ceux qui n’ont pas encore été récompensés pour leur contribution au KO. La FESYNTRA-FINANCES invite donc  toutes les centrales et confédérations  à se joindre à cette lutte avec nous. Quant aux candidats qui ne comptent que sur leur savoir, nous disons que cette lutte est avant tout la vôtre. Battez-vous de différentes manières, soutenez cette initiative qui a fait ses preuves avec les magistrats et les Inspecteurs des Finances.

En tout état de cause, la FESYNTRA-FINANCES rend responsable le gouvernement du silence coupable qu’il afficherait.

Mesdames et Messieurs les journalistes voilà ce que pensaient et disaient tout haut les travailleurs du MEF avant le déroulement de ce concours de recrutement. Au lieu qu’on nous écoute, puisque la machine de la fraude était en marche, il fallait rouler sans frein, broyer tout sur son passage, refuser catégoriquement d’accéder aux propositions de transparence. Résultat on a violé allègrement la loi 86-013 portant statut général des agents permanents de l’Etat par la prise de deux arrêtés interministériels 577 et 578/ MTFP/MEF signés tenez vous bien le 27 juillet 2012 soit la veille du concours, alors que ces arrêtés sont censés être pris 04 mois avant le déroulement des concours. Là encore ces actes n’auraient pas été pris si au cours des rencontres que nous avons eues avec le DC/MEF, nous avons soulevé l’impossibilité d’organiser ces concours sans la prise de ces actes comme dispose l’article 23 de la loi 86-013. Au lieu d’arrêtés portant régularisation ils ont été pris comme des arrêtés normaux. Cette attitude d’un membre du gouvernement censé rendre compte en Conseil des ministres, a amené la FESYNTRA-FINANCES à s’abstenir de toute participation quand bien même le cabinet du MEF l’a demandée avec instance. Nous avons demandé à ce stade le report des concours pour une meilleure préparation, une reprise du choix des épreuves dans des conditions de transparence. Il nous a été opposé un niet systématique. A ce stade nous étions convaincus des fraudes massives qui s’organisaient.

Les concours furent organisés le 28 juillet et le 25 août 2012 avec les irrégularités suivantes :

Les irrégularités constatées dans l’organisation du concours :

1- Le MTFP s’est autorisé de violer l’arrêté interministériel n°577/MTFP/MEF du 27 juillet 2012 en nommant dans les différents jurys plus de personnes que prévues à travers la décision 929 du 31 décembre 2012  à quelle fin ?

2- Son DGFP tout puissant lui, s’est permis de prendre la note de service n°216 pour compléter la décision n°672 de son ministre portant constitution du jury d’anonymat (là tout se joue), sans aucune réaction de cette dernière.

3- Le DRAE, chargé du volet technique de l’organisation desdits concours, autrement dit tout ce qui est informatique, épreuves, corrigés des épreuves, tirage, n’a pas hésité à associer son neveu candidat à l’organisation de ces concours. Cela s’appelle délit d’initié.

4- Des erreurs inadmissibles ont été décelées dans l’épreuve de comptabilité par les candidats que le MTFP a justifié sans convaincre malgré l’appui du supposé professeur qui aurait proposé l’épreuve.

5- Tout le monde sait que le transport des copies n’a pas été sécurisé et les lieux de correction diffèrent quand l’OLC a voulu savoir dans quelles conditions les copies ont été gardées et dans quels centres les corrections ont eu lieu ? Vous vous souvenez certainement, le DGFP avait répondu que les corrections ont eu lieu au MTFP quand le DRAE lui soutenait que les corrections ont lieu au Lycée Technique pour les grands corps et à la direction pour certains corps (les petits corps ?) cela pose un problème non ! mesdames et Messieurs les journalistes ? que les principaux responsables ne sachent avec précision là où on a corrigé les copies.

6- Certains cadres du pays, certaines personnalités ont profité de leur position pour faire des placements. Ainsi, on retrouve des membres du jury d’anonymat mis sur pied par décision n°672/MTFP du 07 septembre 2012 signé du Ministre et complété par la note de service n°216 signé du DGFP qui sont encore membres de délibération mis en place par décision n°929/MTFP du 31/12/2012 signé du MTFP, convoquant les membres pour ce même jour à 15H pour la délibération.

7- Enfin sans avoir été exhaustif c’est le communiqué n°49/MTFP/DC/SGM/DGFP/DRAE/STCD/SA du 31 décembre 2012 non paraphé du DC et du SGM mais des 03 autres DGFP, DRAE et STCD et  signé du MTFP le 31/12  2012, le même jour de la délibération, avec le même n°d’enregistrement mais avec des contenus et paraphes différents. Voilà ce qu’on peut dire qui a ouvert la boîte de pandore. Et la plainte de Dame Idjouola Agbèkè Yémangnissè Lydie est venue confirmée toutes les appréhensions de la FESYNTRA-FINANCES dans l’organisation des concours de recrutement au Bénin qui consacre à la face du monde entier et des sceptiques au Bénin toute la supercherie, les irrégularités graves, les manœuvres frauduleuses, le favoritisme, la discrimination les fractures sociales qui entachent les concours depuis sa préparation jusqu’à la délibération et même les mises à dispositions.

8- L’arrêté interministériel N° 578 du 27 juillet 2012 en son article 6 a fixé les différents corps et le nombre de places. Il est prévu par exemple au point 11 le recrutement de 05 CVA mais à la délibération et dans les 02 communiqués en circulation, on déclare 06 admis. Il s’agit là bel et bien d’un ajout de nom ce que punie la loi. En effet, l’ajout de noms sur les listes de proclamation des résultats d’un concours de recrutement, est puni par l’article 131 de la loi 2011-20 du 12 octobre  portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes en RB. Dans ces conditions a-t-on besoin de la mise en place d’une commission d’enquête présidé par un conseiller spécial du Président de la République pour connaître d’un laxisme, d’un tripatouillage, d’un népotisme, d’un régionalisme, d’un favoritisme qui crève les yeux ?

Toutes ces irrégularités ont été relevées par la FESYNTRA-FINANCES, les centrales et confédérations syndicales et surtout relayées par l’OLC à travers plusieurs sorties médiatiques de son Président Jean Baptiste Elias qui dans sa dernière sortie a mis en garde le ministre SOUTON, s’il faisait faire validé ce concours. Il a promis d’autres déballages avec comme d’habitude des preuves. Etant hors du territoire national présentement il ne ratera pas cette occasion dès son retour. La presse, les réseaux sociaux, les jeunes, eux qui ont malgré les intimidations  marché sur le MTFP exigeant l’annulation de ces concours frauduleux. La Convention Patriotique des Forces de Gauche qui a sorti plusieurs positions sur le sujet, le Front Citoyen et surtout Mme ZANOU Célestine sur le sujet a adressé au Chef de l’Etat, une lettre ouverte très audacieuse, sans oublier Martin ASSOGBA qui a souhaité animé cette conférence de presse avec nous mais hélas attaqué hier nuit par des individus non encore identifiés  qui lui reprocherait, selon le DGPN Louis Philipe HOUNDEGNON, son grand amour pour le développement de son village de résidence. Mais de source proche de l’hôpital de Zône de Calavi  recueillie hier après le forfait, sa vie ne serait pas en danger.

 Les aveux

Des aveux dans ce dossier, il y en eu :

– «Le MTFP …en voulant mieux cerner la situation le 02 janvier 2013, le DRAE m’a fait savoir que c’est mon communiqué signé, mais dont la page portant le nom de Madame IDJOUOLA A. Y. Lydie a été soustraite et remplacé par eux, par une autre page portant cette fois-ci le nom de Monsieur ISSA IMOUROU Hadissa, qu’ils ont affiché. Je lui ai dit que je ne reconnaissais pas un tel acte et qu’ensemble avec le DGFP, ils supporteraient les déconvenues que pourrait engendrer leur action en cas de contestation des résultats y afférents » a écrit le MTFP dans la correspondance n°012/MTFP/SP-C du 14 janvier 2013 au Président de l’OLC (no comment)

– A la question au DGFP de savoir avez-vous des proches qui ont réussi au concours, il a répondu oui : un pour la douane et un pour les PSA tous répondant au nom de KIATTI. Lui-même répondant au nom KIATTI T. Boniface.

– A la même question au DRAE la réponse est oui sans précision du nombre dans le corps des contrôleurs sans autre précision.

 

Le communiqué du Conseil des ministres du 04 décembre 2013

Ce communiqué dit ceci :

«  Le Conseil des Ministres s’est réuni le mercredi 04 décembre 2013 sous la présidence du Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement ».

« Le Ministre du Travail, de la Fonction Publique, de la Réforme Administrative et Institutionnelle chargé du Dialogue Social a rendu compte au Conseil des Ministres du concours de recrutement d’agents permanents de l’Etat au profit du Ministère de l’Economie et des Finances, organisé  courant juillet et août 2013 et des mesures envisagées pour mettre à la disposition dudit Ministère les agents déclarés admis et non concernés par la polémique.

En approuvant cette communication, le Conseil des Ministres a demandé audit Ministre de régler la situation dans un esprit de justice et d’équité afin de préserver la cohésion et l’unité nationales »

D’abord au niveau du MEF, il n’y a pas eu à ce que je sache au MEF de concours en juillet et août 2013  mais  les concours frauduleux ont eu lieu les 28 juillet et 25 août 2O12 ;

Pour ces concours et après les faits ci-dessus décrits, il est claire que  ces concours étaient à polémiques depuis la conception, l’organisation et la délibération en plus des aveux de certains principaux acteurs et non pas que ce soit la déclaration des admis qui soit à polémique. La polémique était au départ et s’est retrouvé à la fin. La polémique comme un ver était dans le fruit.

La question qu’on est en droit de se poser : comment des ministres en conseil sous la Présidence d’un Chef d’Etat peuvent penser et écrire qu’un concours sur fond de polémique, de fraudes avérées on peut extraire une liste d’admis non concernée par la polémique ? Comment ceux là qui nous gère peuvent penser que ce faisant, ils veulent préserver la cohésion et l’unité nationales ? Comment veut-on régler dans un esprit de justice et d’équité un concours dont la majorité des lauréats sont des parents des cadres qui sont  sur la chaîne de son organisation ou des citoyens « privilégiés » ?  Mesdames et Messieurs les journalistes autant d’interrogations qui nous amènent à exiger pour la dernière fois l’annulation pure et simple de ce concours et sa reprise par les mêmes sans frais pour préserver la cohésion et l’unité nationales.

Je vous remercie de votre aimable et soutenue attention

Conseil des ministres du 26 mars 2014 : Annulation totale de tous les concours organisés

mars 31, 2014

Le Conseil des ministres du 26 mars 2014 a décidé, entre autres, d’annuler l’ensemble des concours organisés par le ministère de la fonction publique dont ceux de la Mef. Lisez-en les raisons.

Communiqué

Le Conseil des Ministres s’est réuni en séance ordinaire le mercredi 26 mars 2014 sous la présidence du Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement.

Au début de la séance, le Chef de l’Etat a fait observer une minute de silence en la mémoire des feus :

· Hounsi Félicienne AVODEHOUMONHAN KPEGBE, dite « GBEGNISSOU », belle-mère de Monsieur François TOLLO, Ingénieur Principal des Travaux Publics, Officier de l’Ordre National du Bénin ;

· Colonel Moïse TALON, directeur de la Programmation et de la Prospective du Ministère de la Défense Nationale ;

· Wessèou Odille ADEOTI, Opératrice de saisie, précédemment en service au Centre de Promotion Sociale des Aveugles de Parakou du Ministère de la Famille, des Affaires Sociales, de la Solidarité Nationale, des Handicapés et des Personnes du Troisième Age ;

· Sossa Ronald AÏFA, Infirmier Breveté en service au Centre de Santé d’Adjaha, Commune de Grand-Popo.

Au cours de la séance, le Conseil des Ministres a adopté plusieurs projets de décret notamment :

– un projet de décret portant convocation du corps électoral et nomination des membres du Comité National de Supervision des élections des représentants des divers organismes au sein du Conseil Economique et Social (5ème mandature) ;

– un projet de décret portant règlement financier de l’Autorité Nationale de Lutte contre la Corruption.

Au cours de la séance, le Conseil des Ministres a examiné plusieurs dossiers portant respectivement sur :

· le point de l’évolution de la campagne cotonnière 2013-2014 ;

· les réformes douanières et portuaires ;

· le compte rendu des diligences accomplies en vue de l’augmentation de la production de l’énergie électrique au Bénin ;

· la mise en place des Tribunaux de Commerce dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires au titre du DOING BUSINESS ;

· le compte rendu de la tournée gouvernementale sur l’audit participatif du fichier électoral ;

· le dossier de la Société de Développement du Coton (SODECO) ;

· la situation des mouvements sociaux au Bénin ;

· le compte rendu de la commission de vérification diligentée pour connaître du dossier des concours de recrutement organisés par le Ministère en charge du Travail et de la Fonction Publique au profit du Ministère de l’Economie et des Finances.

En effet, le Conseil des Ministres a entendu le rapport de la Commission de vérification chargée de faire la lumière sur les concours de recrutement de 432 Agents Permanents de l’Etat (Administration des Impôts et des Douanes), session du 28 juillet et du 25 août 2012 au profit du Ministère de l’Economie et des Finances.

Le Conseil a pris acte du contexte dans lequel se sont déroulés les concours. Il est caractérisé par des contradictions permanentes entre le Ministère de la Fonction Publique et le syndicat du Ministère de l’Economie et des Finances. Ces contradictions ont eu pour effet d’alourdir le contexte et de faire perdre aux protagonistes la sérénité indispensable à l’organisation de concours empreints d’objectivité et de transparence.

Aussi, aux termesde ces travaux, la commission a-t-elle aboutit aux conclusions suivantes :

· l’organisation des concours d’Agents de l’Etat est régis par les dispositions de la loi 86-013 du 26 février 1986 portant statut général des Agents Permanent de l’Etat qui dispose en son article 23 que « le concours ou l’examen professionnel est ouvert par arrêté conjoint du Ministre chargé du travail et du Ministre chargé des Finances. Cet arrêté qui doit être publié quatre (04) mois au moins avant la date fixée pour le début des épreuves indiquées, détermine :

o  la désignation des emplois mis au concours ;

o  le nombre de place à pourvoir en ce qui concerne les concours directs ;

o  l’échelle de classement indiciaire correspondant à ces emplois ;

o  les dates et les centres d’épreuve » ;

· l’organisation des concours de recrutement au profit des administrations des Impôts, du Trésor et des Douanes, sessions des 28 juillet et 25 août 2012, comporte les irrégularités ci-après :

A. Au niveau du respect du cadre juridique :

a. La prise de l’arrêté interministériel n°2012-577/MTFP/MEF/DC/SGM/DGFP/DRAE/STCD/SA du 27 juillet 2012 portant organisation des concours de recrutement au profit du Trésor, des Impôts et des Douanes, sessions des 28 juillet et 25 août 2012, ainsi que l’arrêté   n°578/MTFP/MEF/DC/SGM/DGFP/DRAE/STCD/SA du 27 juillet 2012 portant fixation des modalités et programmes desdits concours, à la veille de leur démarrage, a violé l’article 23 de la loi 86-012 du 26 février 1986 portant Statut Général des Agents Permanents de l’Etat ;

b. La prise des décisions ministérielles 2012-362, 2012-363 et 2012-364/MTFP/DC/SGM/DGFP/DRAE/STCD/SA-C portant constitution de jurys respectivement chargés des travaux préparatoires, de la réception et de l’étude des dossiers est intervenue respectivement les 24 et22 août 2012, soit entre les deux concours qui ont eu lieu les 27 juillet et 25 août 2012. Elles violent en conséquence la loi 86-013 du 26 février 1986 ;

c. La non-conformité de la décision n°2012-929 portant constitution du jury chargé de la délibération des concours des APE au profit des impôts avec le point 08 de l’article 03 de l’arrêté interministériel n° 2012-577 ;

d. La prise de la note de service n°2016/MTFP/DGFP/SA du 02 octobre 2012 par le Directeur Général de la Fonction Publique pour compléter la décision ministérielle n°2012-672 portant constitution du jury d’anonymat en violation de l’arrêté interministériel n°2012-577.

B. Au niveau de la délibération et de la proclamation des résultats :

a. l’omission dans le jury de délibération de certains présidents de sous-commissions de correction et l’ajout de membres non prévus par l’arrêté interministériel n°2012-577 ;

b. l’ajout d’un nom à la liste des candidats reçus dans le corps des CVA au profit des Impôts, en dépassement du quota fixé par l’arrêté n°2012-578 ;

c. le non-respect de la procédure prévue par les textes en vigueur pour la vérification dans la proclamation des résultats.

Au regard de ces irrégularités constatées, le Conseil des Ministres a décidé :

– d’adopter le rapport de la commission ;

– d’annuler les résultats des concours de recrutement au profit des Administrations des Impôts, du Trésor et des Douanes, sessions des 28 juillet et 25 août 2012, dans un esprit de respect des textes en vigueur ;

– d’annuler, par esprit de suite, tous les concours qui ont suivi, ceux-ci ayant été organisés en violation des mêmes textes. Il s’agit notamment:

§ du concours de recrutement de 50 agents permanents de l’Etat au profit du Ministères des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Béninois de l’Extérieur ;

§ du concours de recrutement de 27 agents permanents de l’Etat, Professeurs Certifiés et Professeurs Adjoints au profit de l’Enseignement Secondaire, de la Formation Technique et Professionnel, de la Reconversion et de l’Insertion des Jeunes ;

§ du concours de recrutement  de 1786 Agents contractuels de l’Etat pour le personnel enseignant et le personnel administratif ;

§ du concours de recrutement de 1012 agents permanents de l’Etat au profit du Ministère de la Santé ;

– d’instruire les Ministres en charge de la Fonction Publique, de l’Economie et des Finances de prendre des mesures exceptionnelles en faveur des candidats qui désireraient se représenter au même concours de recrutement au profit dudit Ministère afin de les exonérer des frais de constitution des dossiers ;

– de prendre en compte les contradictions qui ont jalonné l’organisation de ces concours et ont perturbé le jugement de tous les acteurs à tous les niveaux pour s’abstenir de prononcer des sanctions.

Enfin une commission ad’hoc, autonome sera chargée de réfléchir sur la nouvelle gouvernance des concours de la Fonction Publique sans exception et sans ingérence. Elle devra proposer dans un délai de 72 heures après sa mise en place une démarche dans l’organisation des concours reposant sur :

– le respect scrupuleux des textes en vigueur ;

– la prise en compte de la compétence, des talents, de la transparence, des régions de l’ensemble du pays afin que les concours loin de diviser contribuent à unifier et à développer notre patrie commune le Bénin.

Le Ministre de la Santé a rendu compte au Conseil des conclusions du rapport complémentaire de l’Inspecteur Général d’Etat relatif au respect des conditions générales et spécifiques par la société de Grossiste-Répartiteur UBIPHARM BENIN SA et l’usine AFRICAN PHARMACEUTICAL GENERICS (APG).

En effet, la présentation de ce dossier fait suite aux décisions du Conseil des Ministres en sa séance extraordinaire du 30 octobre 2013 qui a demandé au  Ministre de la Santé entre autres, de régulariser la délivrance de l’autorisation d’ouverture et d’exploitation d’une société Grossiste-Répartiteur de médicaments par UBIPHARM BENIN SA d’une part, et d’une usine pharmaceutique par AFRICAN PHARMACEUTICAL GENERICS (APG) d’autre part,sous réserve du respect des conditions générales et spécifiques, confirmées par un rapport de l’Inspecteur Général d’Etat.

A l’issue des travaux de la Commission, l’Inspecteur Général d’Etat a conclu au respect par UBIPHARM BENIN SA et l’usine AFRICAN PHARMACEUTICAL GENERICS (APG) des conditions générales et spécifiques pour bénéficier respectivement de l’autorisation d’ouverture et d’exploitation d’une société de grossiste-répartiteur de médicaments et d’une usine pharmaceutique.

En approuvant cette communication, le Conseil des Ministres a instruit le Ministre de la Santé aux fins de délivrer aux sociétés concernéesles autorisations respectives d’ouverture et d’exploitation.

Le Ministre de la Santé a également rendu compte au Conseil des Ministresdes modalités de mise en œuvre du Régime d’Assurance Maladie Universelle (RAMU). A cette occasion le Conseil a instruit le Ministre de la Santé en vue de réactiver le comité de pilotage du RAMU et de diligenter une mission de prospection au Japon pour acquérir des équipements médicaux (IRM et Scanner). Le Ministre des Finances a également été instruit de mettre à la disposition du Ministre de la Santé deux milliards (2.000.000.000) de francs CFA.

Le Ministre de l’Energie des Recherches Pétrolières et Minières, de l’Eau et du Développement des Energies Renouvelables a rendu compte au Conseil des Ministres des diligences accomplies en vue de l’augmentation de la production de l’énergie électrique au Bénin.

En examinant ce compte rendu, le Conseil des Ministres s’est préoccupé de la crise énergétique actuelle dont l’ampleur impacte négativement le moral de nos concitoyens et obère gravement les activités économiques.

En effet, le tableau de la fourniture de l’énergie électrique présenté par le Directeur Général de la Communauté Electrique du Bénin,écouté en Conseil des Ministres, fait étatd’un déficit d’énergie électrique à combler par les pays de la communauté.

Pour combler ce déficit, le Bénin tente de mettre à contribuer ses centrales par la production de de 15 à30 MGW.Cet effort reste insuffisant par rapport aux besoins importants en demande d’énergie de notre population.

Aussi, le Ministre de l’Energie a-t-il été instruit à l’effet :

· de réveiller les puissances dormantes ;

· d’exploiter à leur optimum toutes les centrales thermiques du pays dont celle de Maria Gléta;

· de réhabiliter quelques centrales thermiques notamment celle d’Akpakpa ;

· d’actionner les partenaires techniques et financiers intéressés pour accélérer les mécanismes de financement du projet de réalisation du barrage hydroélectrique d’Adjaralla et de construction de centrales thermiques notamment avec la partie iranienne, la Banque Islamique de développement (BID), le concours de Monsieur Lauiset pouvant porter notre capacité de production énergétique à 1400 MGW dans un avenir proche.

Dans le cadre de recherche d’énergie additionnelle, le Président de la République entreprendra une visite de travail au pays frère du Ghana.

Le Conseil des Ministres s’est également penché sur les audits notamment de l’ORTB,de Bénin Télécom et de la SBEE.

En ce qui concerne l’ORTB et Bénin Télécom, le Conseil des Ministres a décidé de prendre un décret instituant une commission d’enquête composée de Messieurs :

· Colonel NAGNINI AwalBouko, Directeur Général de la Gendarmerie Nationale (MDN) ;

· Intendant Militaire 2ème Classe CHANHOUN Maxime (MDN) ;

· TOBOSSOU Athanase Gabriel, Inspecteur Général d’Etat (IGE) ;

· LAOUROU Zacharie, Inspecteur Général des Finances (MEF) ;

· TAMOU Kissra, Inspecteur Général Adjoint (MERPMEDER).

La commission a pour objet d’approfondir l’enquête initiée par les audits  sur la gouvernance des anciens Directeurs Généraux de l’ORTB et de Bénin Télécom dans un délai de deux (02) semaines.

En ce qui concerne la SBEE, les problèmes de gouvernance à approfondir mis en exergue par l’Audit et la nécessité d’en savoir davantage sur la question des deux milliards (2.000.000.000) de francs CFA ont décidé le Conseil des Ministres à:

– mettre en place une commission composée d’un Inspecteur de l’IGE et d’un comptable pour vérifier la comptabilité de la SBEE ;

– suspendre Monsieur Marius HOUNKPATIN, à titre de mesures conservatoires,de ses fonctions de Directeur Général de la SBEE afin de lui permettre de se mettre à disposition pour les besoins de l’enquête ouverte sur la gouvernance de la société ;

– Charger Monsieur Camille C KPOGBEMABOU, Directeur Adjoint de la SBEE d’assurer l’intérim jusqu’à nouvel ordre ;

– Réactiver le comité de trésorerie de la SBEE qui aura des pouvoirs étendus pourconnaitre au préalable toutes opérations de trésorerie et de décaissement, initiées par la Direction Générale et pour en juger de l’opportunité. Ce comité de trésorerie présidé par la Secrétaire Générale Adjointe de la Présidence de la République comprendra notamment :

o le Conseiller Technique à l’Economie du Président de la République ;

o le Directeur de Cabinet du Ministre en charge de l’Energie ;

o un Intendant Militaire ;

o le Secrétaire Technique de la Cellule de Suivi des Programmes Economiques et Financiers du Ministère de l’Economie et des Finances.

Le Conseil des Ministres a examiné le point de la tournée gouvernementale de sensibilisation sur l’audit participatif du fichier électoral national organisé par le Conseil d’Orientation et de Supervision de la Liste Electorale Permanente Informatisée (COS-LEPI).

Le Conseil des Ministres a pris la mesure de l’importance de l’enjeu politique de cette opération. Aussi, s’est-il inquiété des constats réalisés sur le terrain notamment le faible taux de participation des populations sur toute l’étendue du territoire. L’analyse de cette situation de faible participation à l’audit s’explique par :

– le déficit d’information tant au niveau des personnes concernées par le recensement que celuides agents locaux de recensement ;

– la mauvaise compréhension des populations par rapport aux objectifs de cet audit participatif du fichier électoral ;

– le manque de suivi du processus ;

– l’insuffisance des centres d’enregistrement ;

– les conflits au niveau des arrondissements relativement aux lieux de recensement, auxbureaux de vote ;

– la non disponibilité du matériel de travail.

Par rapport à ces constats préoccupants, le Conseil des Ministres a décidé de saisir par les voies appropriées le Président du COS-LEPI à l’effet de lui faire part des préoccupations du Gouvernement et des suggestions envisagées pour corriger les dysfonctionnements relevés sur le terrain.

Le Conseil des Ministres saisit cette occasion pour lancer un appel à la mobilisation de tous les acteurs (associations de jeunesse, groupements de femmes, ONG, préfets et élus locaux, chefs d’établissements secondaires et scolaires, artistes, partis politiques, confessions religieuses etc.) en vue de susciter l’engouement de tous les citoyens béninois âgés au moins de 11 ans 3 mois.

Le Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche a rendu compte au Conseil des Ministres de l’évolution de la campagne cotonnière 2013-2014.

Il ressort de ce compte rendu qu’au niveau des usines, il a été réceptionné 232.451 tonnes 500 sur une production cotonnière attendue de 350.000 tonnes. La quantité égrenée s’élève à 139.108 tonnes avec un stockage de 93.550 tonnes. De ce qui précède, environ 100.000 tonnes de coton graine sont en instance d’enlèvement au niveau des marchés autogérés.

Les dispositions prises permettent d’envisager le déstockage du coton graine dans les usines au cours de la troisième semaine du mois d’avril 2014 alors que la mise en place des semences des graines de semences dans les communes productrices de coton a déjà démarré.

En approuvant ce compte rendu, le Conseil des Ministres saisit cette occasion pour féliciter les braves producteurs et exhorte tous les acteurs de la filière à redoubler d’ardeur pour un aboutissement heureux des opérations d’égrenage et de commercialisation, en vue d’une campagne réussie.

Le Conseil des Ministres a par ailleurs approuvé plusieurs compte rendus de mission dont :

* un compte rendu du Ministre de l’Energie, des Recherches Pétrolières et Minières, de l’Eau et du Développement des Energie Renouvelables relatif au point de la subvention du Gouvernement dans le cadre de l’approvisionnement en Jet A1 pour l’exploitation des centrales thermiques au Bénin ;

* un compte rendu du Ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat et de l’assainissement, relatif à l’état d’avancement des travaux de construction du pont de Fifadji et des collecteurs d’assainissement pluvial à Cotonou dans le cadre du projet d’Urgence de Gestion Environnementale en milieu Urbain (PUGEMU).

Le Conseil des Ministres a autorisé :

– l’accord de MURABAHA signé avec la Société Internationale Islamique de Financement du Commerce (SIFC) dans le cadre du financement partiel de l’acquisition d’intrants agricoles au titre de la campagne agricole 2014-2015 ;

– l’organisation de la Table Ronde des Partenaires Techniques et Financiers pour le financement du développement du Bénin à Paris en France du 17 au 19 juin 2014 ;

– la participation du Bénin au stage technique en sauvetage et numérisation des archives audiovisuelles  en France ;

– la visite officielle au Bénin du Docteur  Timothy RAINEY, Directeur du Programme ACOTA (AfricanContingency Operations Training and Assistance) au Département d’Etat des Etats Unis d’Amérique ;

– la visite de travail d’une délégation du Bénin à Téhéran en Iran du 05 au 14 avril 2014 dans le cadre de la mise en œuvre du projet de construction d’une centrale électrique thermique de 2×25 MW à Maria Gléta.

Enfin les nominations suivantes ont été prononcées.

Au Ministère du Développement, de l’Analyse Economique et de la Prospective ;

Sur proposition du Ministre :

– Directeur de Cabinet : Salem P. AOUTCHEME

– Secrétaire Général du Ministère : Lucien AHLONSOU

– Conseiller Technique Chargé de la Promotion des Entreprises : Johanès Athanase TOUDONOU ;

– Directrice Générale des Investissements et du Financement du Développement : Atoro-Ola R. Noëlle OGOUSSAN ;

– Directeur de la Programmation et de la Prospective : Oscar Patrice Bienvenu METEHOUE

– Directeur Général du Suivi des Projets  et Programmes : Ignace ALLAGNON ;

– Directeur Départemental du Développement de l’Analyse Economique et de la Prospective desdépartements de l’Atlantique et du Littoral : Marcellin ZOHOUN.

Fait à Cotonou, le 26 mars 2014

Le Secrétaire Général du Gouvernement,

 

Alassani TIGRI

Manœuvres autour de la construction du chemin de fer Cotonou-Niamey : Samuel Dossou victime de son patriotisme

mars 31, 2014

Le projet de construction du chemin de fer Cotonou-Niamey sent mauvais. Des manœuvres tendant à évincer l’homme d’affaires béninois Samuel Dossou s’opèrent déjà en sourdine. Cet homme d’affaires qui a accepté de se sacrifier pour le développement de son pays n’est pas du tout bien récompensé.

Dans le cadre de la réhabilitation de la voie ferroviaire Cotonou – Parakou et la construction de son extension Parakou – Dosso – Niamey, le groupe PETROLIN du Béninois Samuel Dossou a gagné l’appel d’offres international N° 5498/MDCTTP-PR/MTAC/DC/SG/OCBN du 04 août 2008. Cet  appel d’offres international a été lancé par les Etats du BENIN et du NIGER copropriétaires de la ligne ferroviaire BENIN – NIGER. La lettre d’adjudication a été notifiée à PETROLIN par ces deux (02) Etats copropriétaires du chemin de fer BENIN-NIGER, le 22 juillet 2010. Le Promoteur Béninois attend depuis cette notification la signature de sa convention ferroviaire pour entreprendre, sur une base contractuelle, les travaux ferroviaires déjà préparés par des études techniques, économiques et financières, confiées à des cabinets d’ingénierie de renommée  internationale tels que SNCF INTERNATIONAL, INDIAN RAILWAYS (RITE ETC…). Ces études ont été financées sur fonds propres par Samuel Dossou. Aussi curieux que cela puisse paraître, la Convention de mise en concession de ce projet n’a pas été signée au promoteur privé béninois attributaire de la concession. Contre toute attente, une Convention est en cours de négociation entre les deux Etats et Bolloré sans associer le concessionnaire de droit que constitue le Groupe PETROLIN de Samuel DOSSOU-AWORET. Ce qui constitue une deuxième entorse aux droits acquis par ce compatriote béninois après celle du 07 novembre 2013 à la Présidence de la République du Bénin en présence des deux Chefs d’Etats du Bénin et du Niger et de Monsieur Vincent Bolloré. Pour rappel, c’est au cours de cette cérémonie que M. Samuel Dossou s’est vu imposer le Groupe Bolloré comme partenaire stratégique désigné par les deux Etats et une répartition des intérêts dans les chemins de fer BENIN – NIGER comme suit : 40% Bolloré, 20% PETROLIN, 20% pour des privés nigériens (non identifiés à ce jour) et 10% pour chacun des deux (02) Etats.

La Convention en cours de négociation exclusivement entre Bolloré et les deux Etats ne mentionne pas le Groupe PETROLIN ni en sa qualité de concessionnaire, ni en sa qualité d’actionnaire à 20%. Ces faits ci-dessus énumérés semblent donner raison aux rumeurs de manœuvres en cours pour évincer le privé béninois de son Projet Epine dorsale de Développement Intégré de l’Economie Béninoise dont une Convention-Cadre est signée avec l’Etat Béninois depuis le 25 janvier 2010. La construction de l’axe ferroviaire Cotonou-Parakou-Dosso-Niamey est une composante de ce Projet Epine Dorsale et constitue la liaison indispensable entre le Port Pétrolier, Minéralier et Commercial en Eau Profonde de Sèmè-Podji ap-prouvé par décret N°2011-794 du 09 décembre 2011 et le Port sec de Parakou en cours de construction par le Groupe PETROLIN.

Lorsqu’on analyse ces faits, on peut se demander si le discours sur le partenariat public-privé que prononce le Chef de l’Etat a encore un sens. Et c’est à juste titre d’ailleurs que certains se demandent pourquoi le gouvernement béninois privilégie les investisseurs étrangers au détriment des nationaux ? Cette interrogation appelle par ailleurs une autre : « Dans le cadre de ce projet, pour quelles raisons la convention de mise en concession de l’OCBN n’a pas été signée au Promoteur national adjudicataire de l’appel d’offres bi-étatique depuis six ans ? ».

La vérité est-là, têtue

Dans le cadre de ce dossier relatif à la mise en concession de l’OCBN, les détracteurs du promoteur Samuel Dossou font état de ce que ce dernier n’a rien fait du projet, etc. C’est bien là  une accusation mensongère car comment peut-on investir des dizaines de milliards sur un projet sans base juridique, ou sans garantie juridique ? Après la notification de la lettre d’adjudication, suite à l’appel d’offres bi-étatique, la convention de mise en concession de l’OCBN a été discutée puis amendée  par  le promoteur et les deux États. Toutes les parties sont unanimes sur la version finale qui malheureusement n’a pas été signée jusqu’à ce jour.

Mieux encore ! Lorsqu’on prend le cas du port sec de Parakou dont la fin des travaux est attendue pour fin juin 2014, qu’est-ce que l’on constate ? Bien que ce projet n’ait pas une base juridique solide, Samuel Dossou y a déjà investi des milliards de F Cfa. Il faut être un patriote pour prendre un tel risque. Beaucoup d’opérateurs économiques ne le feraient pas en tout cas. Il faut donc saluer le patriotisme de M. Samuel Dossou.

 Euloge Badou

Mutation à la douane : Ça grogne déjà au sein des Inspecteurs

mars 31, 2014

Les dernières mutations intervenues à la douane béninoise ne font pas l’unanimité. Elles suscitent déjà des controverses. La douane béninoise pourrait connaître dans les prochains jours des moments difficiles ; et ce, malgré l’existence d’une loi interdisant aux douaniers d’aller en grève. Selon des indiscrétions, les dernières mutations intervenues à la douane seraient à l’origine des remous qui couvent en ce moment et qui font craindre le pire. Pour éviter le pire, selon certains contestataires, l’on ferait mieux de rapporter l’arrêté ministériel N°0653-C/MEF/CAB/SGM/DGDDI du 21 mars 2014 portant affectation du personnel à la Direction générale des douanes et droits indirects dans le corps des inspecteurs des douanes.  Dans leur viseur se trouve le ministre Jonas A. Gbian qui, selon eux, aurait promu à des postes supposés juteux rien que des gens proches de lui. Pour les douaniers contestataires, ces mutations ont une forte connotation politique. Derrière l’acte posé par le ministre Jonas Gbian se cache, selon eux, une volonté de promouvoir des gens qui, le moment venu, pourront lui retourner l’ascenseur en soutenant un potentiel candidat à la présidentielle de 2016 qui serait proche de lui. Dans l’entourage du ministre Gbian,  des voix se sont aussi élevées pour dire que « les arguments avancés par ces supposés contestataires ne sont pas sérieux pour qu’on les prenne en compte ».  La polémique enfle. Le recours à l’arbitrage du Chef de l’Etat s’impose.

 Euloge Badou

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