Après son assassinat manqué : Martin Assogba affirme poursuivre son combat

février 28, 2014

Quelques jours après son retour des soins à la clinique Pitié-Salpétrière de Paris, le président de l’Ong Alcrer, Martin Assogba a tenu à informer l’opinion publique de son état de santé, et à la rassurer qu’en dépit de son agression du 09 décembre 2013, il continuera son combat pour la démocratie et le respect des Droits humains dans notre pays. C’était hier jeudi 27 février 2014, lors d’une conférence de presse tenue à la salle de conférence du Centre de Promotion de l’Artisanat (Cpa) de Cotonou.

« … Je me porte bien après l’épreuve que j’ai traversée. Après la tentative d’assassinat dont j’ai été victime dans la nuit du lundi 09 décembre 2013, alors que je rentrais comme à l’accoutumée à mon domicile à Ouèdo ». C’est par ces propos liminaires que Martin Assogba, Président de l’Ong Alcrer, a voulu rassurer le peuple béninois et l’opinion publique de son bon état de santé, malgré les huit balles qu’il a reçues lors de son agression. Quelques jours après son retour de la clinique Pitié-Salpétrière de Paris, « le miraculé », l’appelle-t-on, a expliqué hier aux professionnels des médias que n’eût été la vigilance de son chauffeur, ses agresseurs auraient vidé leur chargeur sur lui, de face. Mais l’ayant atteint de profil, ils ont fait loger huit balles dans son cuir chevelure, son crane et sa carotide, a-t-il renchérit. Martin Assogba indique donc qu’au risque de paralyser ses quatre membres, les médecins qui ont été à son chevet à Paris ont décidé de laisser deux d’entre ces balles dans son corps. « En attendant qu’au fil des mois ou des années, l’effet des médicaments conduit à leur éjection », a-t-il mentionné sur une note de vifs espoirs. Toutefois, le Président de l’Ong Alcrer affirme solennellement qu’en dépit des deux balles restantes à des endroits très sensibles, il se porte comme un charme, et qu’il est plus que jamais déterminé à poursuivre son combat pour la promotion de la transparence et de la reddition des comptes. Il réaffirme donc son engagement résolu ainsi que celui de tous les animateurs d’Alcrer à continuer le combat en faveur de l’enracinement de la démocratie, du respect des droits humains et des libertés individuelles au Bénin. Par ailleurs, indiquant qu’il est le vent, le tonnerre, le feu, l’eau et qu’on ne tue pas le vent ni le tonnerre, mais que c’est plutôt le tonnerre qui tue, il a déclaré hier du haut de sa tribune et d’un cœur sincère, qu’il pardonne à ceux qui ont voulu lui ôter la vie. Toutefois, s’affirmant ardent défenseur de l’Etat de droit dans notre pays, il précise qu’il n’est pas de son pouvoir d’arrêter ou de faire arrêter l’enquête en cours, parce qu’il s’agit d’une tentative d’assassinat.

 Une affaire devant être élucidée à bref délai

 Dénonçant le mutisme de la justice béninoise sur la tentative d’assassinat dont il a été victime, Martin Assogba confie qu’il n’a à ce jour, aucune idée de l’évolution de l’enquête mise en branle en la matière par le Procureur de la République. Ainsi, même s’il confie avoir « l’intime conviction que la justice de son pays, fait son travail selon ses moyens et méthodes », il exige que toute la lumière soit faite dans cette affaire afin que l’opinion publique soit édifiée sur les réels mobiles, auteurs et éventuels commanditaires de cet acte crapuleux perpétré sur sa personne. Car, poursuit-il, de l’aboutissement de cette affaire, dépend la fin du cycle infernal des affaires identiques non élucidées. Ceci, afin que le blason de la justice béninoise soit redoré, ajoute-t-il. Dans le même ordre d’idée, le Coordonateur de Social Watch, Gustave Assa, exige lui aussi, que cette agression qui, à ses dires, est une atteinte aux droits humains, soit élucidée au plus tôt. Il ajoute que quelque soit le niveau de l’enquête policière, les responsables qui en ont la charge, donnent tout au moins à la victime et à la population béninoise, les informations nécessaires en la matière. A sa suite, le Sg de la Csa-Bénin Dieudonné Lokossou, accompagné pour la circonstance, des Sg de la Cosi-Bénin et de la Cstb, Noel Chadaré et Paul Essè Iko, a tenu à signaler que cet acte de barbarie qui est selon ses propos « une tentative préméditée et programmée, mais loupée », constitue l’une des principales luttes des centrales et confédérations syndicales. Estimant à son tour que depuis le 09 décembre 2013, les autorités policières et judiciaires béninoises affichent « un silence radio » sur cette affaire, il insiste « qu’ils ont le devoir d’élucider cette affaire et d’identifier les vrais auteurs ; « même s’ils sont parmi eux », a-t-il renchérit.

 Clarification sur les 10 millions de Yayi

Lors de sa première sortie médiatique effectuée hier jeudi 27 février 2013, après son retour des soins reçus à Paris, le président de l’Ong Alcrer, Martin Assogba, a tenu à clarifier la nature et l’étendue du soutien à lui apporté par le gouvernement béninois suite à son agression du 09 décembre 2013. Ceci, aux fins de lever toute équivoque sur les dix millions de Fcfa à lui donnés par le Chef de l’Etat, et que le  » miraculé  » affirme avoir laissés intacts à ce jour.

Taxé d’avoir marchandé ses principes avec le Chef de l’Etat, aux lendemains de son agression, le président de l’Ong Alcrer, Martin Assogba a répondu hier avec véhémence qu’il n’en n’est rien.  » Face à la polémique née des informations tendancieuses rapportées par certains organes de presse, je demeure imperturbable. Je n’ai jamais marchandé mes principes et ne le ferai jamais « , a-t-il argué lors de la conférence de presse qu’il a donnée hier à la salle de conférence du Centre de Promotion de l’Artisanat (Cpa) de Cotonou. En effet, il indique avoir reçu après son transfert de l’hôpital de zone d’Abomey-Calavi au Cnhu de Cotonou, le 10 décembre 2013, la visite de plusieurs ministres qui lui firent part de la décision du Président Boni Yayi de l’évacuer vers la France en raison des risques que présentait son état de santé. Martin Assogba confie donc que c’est en pleins préparatifs pour réunir les 17.000 euros que devaient coûter les soins médicaux à l’hôpital d’accueil et les 5160 euros de frais d’hébergement, de restauration et de transport pour 30 jours à Paris, que son épouse Rosalie Aguiah l’informa de la somme de dix millions de Fcfa que lui a remise la délégation gouvernementale venue le voir au Cnhu. A cet effet, il affirme qu’à ce jour, cette somme est encore intacte et qu’il a d’ailleurs interdit à sa famille de l’utiliser  » jusqu’à ce qu’il soit convaincu que cet argent n’est pas en porte-à-faux avec les principes qu’il s’évertue à promouvoir et à défendre au sein des populations béninoises « . Il ajoute donc que durant les 60 jours qu’il a fait à Paris, assisté de son épouse, soit 30 jours supplémentaires à ceux initialement prévus, en raison de la poursuite de ses soins médicaux, il a pris en charge sur ressources propres et sur contributions financières de certains compatriotes, ses frais médicaux et les dépenses doubles liées au prolongement de son séjour et à celui de son épouse.

 Une sollicitude remise en cause par le  » miraculé « 

 Face aux 10 millions de Fcfa que le Président de la République lui a donné pour la prise en charge de ses soins médicaux, une fois évacué à Paris, Martin Assogba, s’interroge sur le bien-fondé de ce soutien financier. Pour ce faire, il invite instamment les émissaires du gouvernement venus lui remettre ladite somme, à clarifier l’opinion publique sur la nature de ce don afin de lever toute équivoque à ce sujet. Il certifie donc qu’il ne touchera pas à cette somme jusqu’à ce que le Président de la République ou ses émissaires l’aient éclairé à divers égards :  » était-ce un don à titre personnel du Dr Boni Yayi à son endroit ? Est-ce que ce sont les ministres qui se sont cotisés entre eux pour le lui donner ? Ou bien, est-ce le témoignage de la solidarité nationale à son égard dans ces moments difficiles ? « . Dans l’attente des réponses à ses questionnements, Martin Assogba tient d’ores et déjà, à indiquer au peuple béninois et à l’opinion publique nationale qu’il va continuer à dénoncer les mauvaises pratiques de notre pays pour le bonheur de ses compatriotes. Il confie aussi  » qu’il demeure ce qu’il a toujours été  » et que ni la peur, ni l’intimidation ne freineront son engagement pour la défense de la cause de son pays, le Bénin.  » Le miraculé « , l’aime-t-on l’appeler, affirme donc qu’il  » continuera de façon résolue à jouer la partition qui est la sienne dans la marche de notre chère patrie vers plus de libertés, de démocratie, d’Etat de droit, de prospérité et de transparence dans la gestion des affaires publiques ».

 Monaliza Hounnou

 

 

 

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Violences conjugales au Bénin , Cas de la femme actrice : (Un sociologue en donne les causes et les conduites à tenir)

février 28, 2014

Chers lecteurs nous avons voulu aborder ce vendredi, un phénomène que l’on observe parfois au sein des couples en général, et ceux béninois en particulier. Il s’agit de la violence faite par les femmes à l’égard de leur mari pour une raison ou une autre. Pour avoir une idée plus précise des causes de ce phénomène, certes rare mais réel, nous nous sommes rapprochés du sociologue Darius Vègba.

Que pensez-vous de la violence faite par les femmes sur leur époux ?

La violence conjugale notamment celle exercée par la femme sur l’homme est un phénomène social dont l’analyse sociologique peut se faire par un modèle systémique. En effet, considérant le foyer comme un système au sein duquel survient ce phénomène, ce dernier consiste en un dysfonctionnement du foyer. De plus, étant donné que nous sommes dans une société patriarcale où c’est l’homme qui est le maître du foyer, il s’agit d’un phénomène qui est en réalité très mal vu dans la société africaine en général, et celle béninoise en particulier. Ceci, à un tel point que l’homme a souvent du mal à en parler.

Quelles pourraient être les causes de ce type de violence conjugale ?

Ce dysfonctionnement comme je l’indiquais, peut provenir de plusieurs causes telles que : le manque de communication, une crise de confiance, la jalousie et dans certains cas, l’utilisation de forces occultes. Je tiens à indiquer surtout que la survenance de ce genre de phénomène dépend des bases sur lesquelles le foyer a été fondé. Il est très fréquent de voir des couples dont les parties ne prennent pas le temps de bien se connaître avant de se mettre ensemble. Ce qui amène à des situations de mal compréhension qui peuvent conduire la femme à hausser le ton, voire à lever la main sur son conjoint. Par ailleurs, il faut signaler que c’est souvent le manque de confiance qui crée la jalousie, notamment dans le cas des infidélités. Du fait, l’on assiste parfois à des situations où en pleine crise de jalousie, la femme, inconsciemment bien sûr, devient violente vis-à-vis de son mari. Ainsi, sous l’effet de la colère, certaines femmes sont amenées à agir ainsi et souvent, elles regrettent une fois l’acte posé.

Cas de l’utilisation des forces mystiques

Il est vrai qu’étant dans une société africaine et en particulier béninoise, l’usage des forces occultes est parfois une réalité notamment en ce qui concerne ce phénomène. Car, l’on voit des hommes qui subissent des actes de violence parfois de façon très fréquente de la part de leur épouse, sans réagir et sans en dire un mot autour d’eux. Du fait, l’on dénote chez « le mari battu », une certaine impuissance et une fatalité face à la situation. Ce qui amène souvent à conclure qu’il n’est plus maître de lui-même. Cependant, il faut souligner qu’il y a des cas de violences conjugales exercées par la femme où l’on assiste à une passivité de l’homme, non pas en raison de l’utilisation de ces moyens mystiques, mais juste parce que celui-ci préfère s’abstenir de réagir pour ne pas envenimer la situation conflictuelle avec son épouse. Il faut dire aussi que comme je l’ai dit plus haut, vu l’architecture de notre société et par fierté, honte ou souci de ne pas se ridiculiser auprès des parents et amis, l’homme évite simplement d’en parler.

Comment les couples peuvent-ils éviter une telle déconvenue ?

La violence conjugale en général et celle exercée par l’un ou l’autre des partenaires en particulier, est une situation très regrettable qui ne favorise pas une bonne éducation pour les enfants de ce couple. A cet égard, il doit exister au sein du foyer, certains fondamentaux de vie à deux. Il faut d’une part, dans ce cas-ci, que l’homme évite au maximum de mettre sa femme en colère ; puisque la femme est généralement moins tempérée que l’homme et elle est de nature à vite exposer sa colère. C’est là qu’intervient la connaissance de l’autre avant de concrétiser la relation. Car, quand l’homme connait bien son épouse, il sera à même d’anticiper sur une éventuelle colère de celle-ci, et il pourra ainsi éviter de créer des situations conflictuelles avec elle. De même, si la femme connait bien son époux, elle pourra s’abstenir de s’emporter inutilement face à certaines contrariétés.

D’autre part, il est très important que les deux parties du couple cultivent la patience et aient de la retenue en tout temps, et surtout dans les moments de nervosité. Il est vrai que ce n’est pas toujours facile, surtout en certaines circonstances. Mais ils doivent être en permanence tolérants l’un vis-à-vis de l’autre, être à l’écoute l’un de l’autre et surtout, communiquer, échanger. Ils doivent avoir à l’esprit que rien ne doit être géré dans la brutalité. Quand l’on prend par exemple, le cas des infidélités, il faut qu’au lieu que la femme s’énerve et en vienne à lever la main sur son époux, elle parle plutôt avec ce dernier et l’amène calmement à lui révéler ce qu’éventuellement, il lui reproche afin qu’ensemble, ils trouvent des solutions idoines pour régler la situation de façon apaisée. Ainsi, les couples doivent savoir que vivre à deux, c’est se connaître au quotidien et se tolérer. Il s’agit donc d’un exercice à cultiver et à développer tous les jours.

Interview réalisée par Monaliza Hounnou

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Conseil des ministres du mercredi 26 février 2014 : 50 officiers promus au grade supérieur des forces armées béninoises

février 28, 2014

Les ministres béninois ont tenu leur conseil ordinaire hebdomadaire le mercredi 26 février 2014. A l’occasion, le Chef de l’Etat, chef des armées, a prononcé la promotion au grade supérieur d’Officiers des Forces armées béninoises au titre des 1er, 2ème, 3ème et 4ème trimestres de l’année 2014. Ils sont une cinquantaine d’officiers.

COMMUNIQUE

Le Conseil des Ministres s’est réuni en séance ordinaire le mercredi 26 février 2014 sousla présidence du Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement.

Au début de la séance, le Chef de l’Etat a fait observer une minute de silence en la mémoire de feus :

- Christine TCHOUKPA NAHUM, mère du Commissaire de Police de 1ère classe NAHUM Omer décédée le mardi 21 janvier 2014 ;

- veuve Madeleine SOHOU née OUINSOU, Contrôleur d’action Sanitaire à la retraite, mère de Monsieur Alfred SOHOU, contrôleur Général de la Police à la retraite, décédée le vendredi 31 janvier 2014 et

- Théodore AHOUANGAN, ancien Chef du bureau régional Zou-Collines de l’Agence Bénin Presse (ABP) à la retraite, décédé le 09 février 2014 ;

- Monsieur MAZOU Doumbani, Infirmier des grandes endémies à la retraite, ancien député, ancien conseiller territorial décédé le 04 février 2014.

Le Conseil des Ministres, à la suite du compte rendu de la tournée gouvernementale sur le suivi du ramassage du coton et son convoyage vers les usines, a décidé de renforcer le dispositif des Forces de Défense et de Sécurité déployées sur le terrain.

A cet effet, le Ministre de la Défense Nationale a été instruit en relation avec le Chef d’Etat-Major Général des Armées de :

· augmenter l’effectif de 2000 éléments comprenant les composantes des forces de sécurité publique notamment militaires, gendarmes,  agents de police, des eaux et forêts ainsi que les sapeurs-pompiers ;

· les organiser à assurer la sécurité dans les marchés autogérés afin de mettre en confiance les producteurs ;

· veiller à l’amélioration de leurs conditions de travail.

Le Ministre de l’Economie et des Finances a été également instruit de prendre toutes les dispositions au niveau de la Société Nationale pour la Promotion Agricole (Sonapra) pour que toutes les diligences soient accomplies afin d’assurer un prompt paiement des transporteurs.

Dans le même cadre, le Conseil des Ministres invite les jeunes gens des bassins cotonniers à prendre activement part à cette mobilisation générale afin de sauvegarder l’importante production cotonnière des intempéries et de son transport  à temps vers les usines.

Le Ministre de l’Energie, des Ressources Pétrolières et Minières, de l’Eau et du Développement des Energies Renouvelables a rendu compte au Conseil des Ministres du rapport de l’étude de faisabilité du projet de construction d’une centrale électrique thermique de 300 à 400 MW au Bénin.

L’objectif de l’étude est de donner au Maître d’Ouvrage, une description de l’étude d’alternatives relatives au choix de la technologie et au dimensionnement des unités de production d’électricité suivant différents aspects notamment la disponibilité et le prix des combustibles envisagés, l’analyse des avantages et inconvénients respectifs pour chacune des variantes.

En approuvant ce rapport, le Conseil des Ministres a retenu entre quatre (4) technologies proposées, l’option qui consiste en l’acquisition et à l’installation d’une centrale thermique duale de type « moteur » à Maria Gléta.

A cet effet le Ministre de l’Energie, des Ressources Pétrolières et Minières, de l’Eau et du Développement des Energies Renouvelables a été instruit de transmettre les études opérées à notre partenaire financier la Banque Islamique de Développement en vue de requérir son expertise.

Le Ministre de la Décentralisation, de la Gouvernance Locale, de l’Administration et de l’Aménagement du Territoire a rendu compte au Conseil des Ministres des affrontements entre certaines communautés confrontées au phénomène de la transhumance transfrontalière.

Le Conseil des Ministres a déploré les pertes en vies humaines intervenues à l’occasion de ces affrontements.

Le Conseil des Ministres présente ses condoléances aux familles et communautés éplorées et convie toutes les parties concernées à la retenue et à la tolérance.

Dans cette optique, le Conseil des Ministres a décidé de l’envoi sur le terrain d’une délégation ministérielle composée du Ministre de la Défense Nationale, du Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et des Cultes et du Ministre de la Décentralisation, de la Gouvernance Locale, de l’Administration et de l’Aménagement du Territoire en vue de :

· sensibiliser les populations sur les problèmes liés à la transhumance transfrontalière et la nécessité de la réconciliation ;

· étudier les mesures à prendre pour éviter à l’avenir ces affrontements malheureux.

Le Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche a présenté au Conseil des Ministres qui l’a approuvée, une communication relative au point des diligences pour le démarrage effectif des activités de la Centrale d’Achat des Intrants Agricoles SA (CAIA-SA) au titre de la campagne agricole 2014-2015.

En approuvant cette communication le Conseil des Ministres a demandé notamment au  Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche en relation avec le Ministre de l’Economie et des Finances :

· de mettre en urgence à la disposition de la CAIA-SA du matériel roulant et un fonds de roulement de 50.000.000 de francs CFA pour le démarrage de ses activités ;

· un agent comptable ou régisseur ;

· d’instruire le Directeur Général de la CAIA-SA de proposer en urgence au Gouvernement un plan de distribution des intrants vers les localités concernées ;

· de mettre en place une structure de contrôle régulier des opérations matérielles et financières de la CAIA-SA et d’assurer par l’inspection générale d’Etat un audit semestriel.

Le Ministre du Développement, de l’Analyse Economique et de la Prospective, le Ministre des Travaux Publiques et des Transports et le Garde des Sceaux, Ministre de la Législation et des Droits de l’Homme ont rendu compte au Conseil des Ministres de la concertation tenue entre le gouvernement du Bénin, celui du Niger et le groupe BOLLORE au sujet de la réalisation de la branche Est de la boucle ferroviaire Ouest africaine, à Paris du 17 au 21 février 2014.

En approuvant cette communication, le Conseil des Ministres a instruit lesdits Ministres de poursuivre au sein du comité de pilotage les négociations en vue de l’aboutissement effectif du projet.

A la Présidence de la République, sur proposition du Chef Suprême des Armées, la promotion au grade supérieur d’Officiers des Forces Armées Béninoises au titre des 1er, 2ème, 3ème et 4ème trimestres de l’année 2014 a été prononcée :

POUR COMPTER DU 1ER JANVIER 2014

ARMEE DE TERRE

GRADE DE : COLONEL

 Lieutenant-colonel AGONTINGLO Norbert

GRADE DE : CHEF DE BATAILLON OU CHEF D’ESCADRONS

- Capitaine GBESSEMEHLAN Toussaint ;

- Capitaine GBETO Coovi Théophile.

GENDARMERIE NATIONALE

GRADE DE : COLONEL

 Lieutenant-colonel  KOUMASSEGBO Dossou Sévérin.

POUR COMPTER DU 1ER AVRIL  2014

ARMEE DE TERRE

GRADE DE : COLONEL

- Lieutenant-colonel KPOHIZOUN K. Sènannou E. ;

- Lieutenant-colonel BABI Fanou.

- Lieutenant-colonel KANDISSOUNON Léon Fulbert ;

- Lieutenant-colonel IDJOUOLA Tétédé.

GRADE DE : LIEUTENANT-COLONEL OU CHIRURGIEN DENTISTE LIEUTENANT-COLONEL

Chirurgien-Dentiste-Commandant DAHOUE Togbédji Richard.

GRADE DE : COMMANDANT OU MEDECIN-COMMANDANT

- Capitaine HOUNTON Saturnin Sourou ;

-  Médecin-Capitaine HOUNKPEVI Mahounakpon ;

- Médecin-Capitaine GOUSSIKINDE Noudéwénou Cyrille ;

- Médecin-Capitaine FATON Alexandre Dossou.

GENDARMERIE NATIONALE

GRADE DE : COLONEL

Lieutenant-colonel OGOUDIKPE Agnidé Fatokou.

GRADE DE : LIEUTENANT-COLONEL

- Chef d’escadron FONTECLOUNON François ;

- Chef d’escadron MORO ABDOULAYE Imorou.

GRADE DE : CHEF D’ESCADRON

Capitaine GBEGAN Herbert Joël.

POUR COMPTER DU 1ER JUILLET 2014

ARMEE DE TERRE

GRADE DE : COLONEL

- Lieutenant-colonel OROU GANI Koni ;

- Lieutenant-colonel MEDETO N’GBEDRO Chimato ;

- Lieutenant-colonel TOSSOU Sai Jean Baptiste ;

- Lieutenant-colonel AHOUANVOEDO H. Didier.

GRADE DE : LIEUTENANT-COLONEL

Chef de Bataillon NASSARA Cyriaque.

GRADE DE : CHEF DE BATAILLON OU MEDECIN-COMMANDANT

- Médecin-Capitaine AYI MEGNANGLO CodjoAusther ;

- Médecin-Capitaine RAIMI Abdou Ganiou ;

- Capitaine ALI Philippe Néri ;

- Capitaine KEKERE Pamphile Dotou ;

- Capitaine BARKA I.I. Georges ;

- Capitaine MAGNON Damien.

FORCES AERIENNES

GRADE DE : COLONEL

- Lieutenant-colonel ASSOGBA Aristide ;

- Lieutenant-colonel AYISSOTODE Coffi Emile.

GENDARMERIE NATIONALE

GRADE DE : COLONEL

Lieutenant-colonel KLINKPE O. A. Lucien.

GRADE DE : CHEF D’ESCADRON

Capitaine NOUKOUSSI Chabi Théodore.

POUR COMPTER DU 1ER OCTOBRE  2014

ARMEE DE TERRE

GRADE DE : COLONEL

- Lieutenant-colonel KOHOUNGO Eké Apollinaire ;

- Lieutenant-colonel YACOUBOU Boni Laga Bouraïma ;

- Lieutenant-colonel ADJILE Elisée ;

- Lieutenant-colonel BOKO DAH FODE Jean Galbert.

GRADE DE : LIEUTENANT-COLONEL

Chef de Bataillon CHAHOUNKA Mêtohokan Gabin Abel.

GRADE DE : COMMANDANT OU CHEF DE BATAILLON OU INTENDANT MILITAIRE DE 3EME CLASSE

- Capitaine AIHOU Yaovi Edgard C. ;

- Capitaine KOUKOUI N’koussantiSagbo J. ;

- Intendant Militaire Adjoint SOVI Emmanuel ;

- Capitaine AGBIDI Jules ;

- Capitaine HOUNGBEDJI Judicaël K. Midakpé ;

- Capitaine ADAMASSOU Oladélé Valère ;

- Capitaine JOHNSON Jaasai James.

GENDARMERIE NATIONALE

GRADE DE : COLONEL

- Lieutenant-colonel AHIHA Enabouhoua  Justin ;

- Lieutenant-colonel AFANNOU Ludovic.

GRADE DE : LIEUTENANT-COLONEL

- Chef d’escadron DEDO Dêhoungnon ;

- Chef d’escadron SIMON SANI Yacoubou.

GRADE DE : MEDECIN-COMMANDANT

- Médecin-Capitaine LATAME Joseph Guy ;

- Médecin-Capitaine KPETEKOUSSO Achile.

Sur proposition du Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, de la Législation et des Droits de l’homme et après avis du Conseil Supérieur de la Magistrature, les Magistrats dont les noms suivent sont nommés au Tribunal de Première Instance de première classe de Cotonou dans les fonctions ci-après :

- Président du Tribunal : AKPO Euloge ;

- Procureur de la République : KILANYOSSI Mardochée Makanjuola Vignon.

Fait à Cotonou, le 26 février 2014

 

Le Secrétaire Général du Gouvernement,

Alassani TIGRI

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5ème round des négociations Gouvernement-Syndicats : La rencontre d’hier a encore accouché d’une souris

février 28, 2014

Le 5è round des négociations Gouvernement-Syndicats s’est tenu hier jeudi 27 février 2014 à l’Infosec de Cotonou. A l’instar de la quatrième rencontre tenue le lundi 24 février 2014, celle d’hier n’a rien conclu pour le dégel de la crise. Les deux parties se sont encore séparées dos-à-dos.   

Le gouvernement et les syndicats n’ont pas à nouveau accordé leurs violons à la cinquième rencontre Gouvernement-Syndicats qui a eu lieu hier à l’Infosec de Cotonou. A l’instar de la rencontre du lundi dernier, la rétrocession des défalcations faites aux grévistes a été durant le  tête-à-tête d’hier, le principal point sur lequel les deux parties n’ont pas accordé leurs violons. Chacun est resté campé sur sa position. Chose curieuse et étonnante, les membres du gouvernement sont rentrés sur la pointe des pieds. Une fois de plus, la cinquième rencontre des négociations Gouvernement-Syndicats tenue hier, n’a rien donné de concret pour la décrispation de la crise sociale qui secoue le pays depuis deux mois. Une crise caractérisée par des grèves perlées dans l’administration publique, les écoles, collèges, lycées et universités publiques. Pour les syndicalistes, il n’y a plus à négocier. C’est la rétrocession des défalcations arbitraires sur les salaires des travailleurs pour fait de grève, ou rien. Or, dans le camp gouvernemental représenté par les ministres Martial Sounton, Eric N’dah, Alassane Soumanou Djemba, François Abiola, Laurence Sranon et Dorothé Kindé Gazard, il n’en n’est pas question. La tension entre les deux camps est donc restée durant toute la séance, tendue. A la sortie, les syndicalistes ont martelé que « la grève se poursuit et de plus bel ».

Les impressions des deux parties à la sortie

Paul Issè Iko, Sg Cstb : « Après ce dernier round de négociation, nous constatons que le gouvernement est toujours campé sur sa position. Le gouvernement ne veut pas bouger et il ne cesse de faire du dilatoire. C’est à croire que les revendications que nous avons posé tournent uniquement autour de la défalcation. Il reste la question de la suspension du préfet Azandé et du commissaire Agossadou. Le gouvernement ne veut pas respecter la démocratie contenue dans la Constitution. Ensuite, il reste le problème de l’annulation du concours frauduleux. Mais à la fin des débats, on constate que le gouvernement ne veut pas céder. Il ne reste alors qu’une seule chose, que les travailleurs et le peuple se mobilisent sur le terrain pour faire respecter les textes de la République ».

 Noël Chadaré, Sg de la Cosi-Bénin : «  Nous venons de faire le constat de l’échec des négociations. Le gouvernement n’a pas bougé d’un iota. Le lundi dernier, quand nous nous étions retrouvés ici, le gouvernement avait dit qu’il irait se concerter sur la restitution des défalcations sur salaire d’un mois sur les deux opérées, en l’occurrence le mois de février. Mais nous avions dit non, de nous restituer la totalité. Nous avons été invités aujourd’hui et nous avions pensé qu’il avait quelque chose à nous proposer. Mais nous avons été surpris du fait que le gouvernement soit revenu sur sa position. Et donc, la grève se poursuit ».

 Martial Souton, ministre du travail : « Les Centrales syndicales ont grevé pendant deux mois, c’est-à-dire de janvier à février. Les défalcations ont été opérées sur le mois de janvier et de février. Le gouvernement dit et réaffirme qu’il ne peut pas rétrocéder les jours de grève du mois de janvier. Mais le gouvernement continue de tendre la main aux Centrales syndicales pour que le dialogue soit une réalité. Le gouvernement dit qu’en cas de bienveillance, on n’est pas obligé de camper sur nos positions. Etant donné qu’il y a des structures compétentes, il y a des voies de recours. Mais en attendant qu’il soit départagé le gouvernement fera la concession concernant les défalcations des jours de grèves du janvier et du février 2014, à condition que le travail reprenne ».

 Dieudonné Lokossou, Sg de la Csa-Bénin : « Le gouvernement n’est pas dans la posture de négocier. Si non, depuis le 07 janvier que nous avons lancé ce mouvement de grève, il a fallu le 4ème round pour que le gouvernement nous montre sa position. Alors je voudrais porter à l’attention de la population que si l’année est blanche, c’est à cause du gouvernement qui ne veut pas négocier ».

   Propos transcrits parBoniface Kabla (Stg)

 

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Accord de protection réciproque des Investissements avec le Canada : Les députés adoptent la ratification à l’unanimité

février 28, 2014

Les députés n’ont  pas perdu leur temps sur cette demande de ratification d’accord concernant la Promotion et la Protection réciproques des Investissements, signé à Ottawa, le 08 janvier 2013, entre la République du Bénin et le gouvernement du Canada. Ils ont tous donné leur quitus au gouvernement contrairement à celui concernant le Liban.

Le gouvernement est autorisé à ratifier l’accord concernant la Promotion et la Protection réciproques des Investissements, signé à Ottawa, le 08 janvier 2013, entre la République du Bénin et le gouvernement du Canada. Par décret n°2013-394 du 03 octobre 2013, le Gouvernement a transmis à l’Assemblée Nationale pour examen, ledit projet. A en croire le rapport de la commission des finances et des échanges de l’Assemblée nationale, c’est par ses Résolutions A/RES/52/187, A/RES/53/182 et A/RES/54/235, que l’Assemblée Générale des Nations Unies a recommandé dans le cadre de la Troisième Conférence des Nations Unies sur les Pays les Moins Avancés (PMA), tenue à Bruxelles (Belgique) en 2011, la signature entre ces pays, de l’Accord de Promotion et de Protection des Investissements (APPI). Sur cette base, le Bénin a initié des négociations bilatérales avec plusieurs pays, notamment, le Canada qui représente l’un des pôles d’attraction économique pour la région Afrique. En vue de concrétiser cet Accord, un comité interministériel s’est réuni pour examiner et amender le Projet Canadien. Ensuite, une mission d’Experts béninois s’est rendue au Canada, du 23 au 27 juillet 2012 pour finaliser les négociations en vue de la signature de l’Accord, qui est intervenu le 08 janvier 2013, entre les Ministres des Affaires Etrangères du Bénin et du Canada. L’accord a pour objectifs de créer des conditions favorables pour le développement de la coopération économique, et particulièrement les investissements des ressortissants de chaque Etat contractant sur le territoire de l’autre ; puis de promouvoir et protéger, de façon réciproque, ces investissements. A ce titre, les deux Etats s’engagent à accorder un traitement juste et équitable aux investissements de leurs ressortissants (Article 07). Ces investissements bénéficient aussi d’un traitement conforme à la norme minimale de traitement des étrangers en droit international coutumier, y compris un traitement juste et équitable, ainsi qu’une protection et une sécurité intégrales.  A travers cet accord bénino-canadien, d’énormes avantages sont à noter. Le secteur privé du Canada étant moins actif au Bénin, l’accord sur la Promotion et la protection réciproques des investissements entre les deux Etats saura combler le vide et participera au renforcement des efforts entrepris par le Gouvernement béninois pour créer un environnement propice aux affaires. Signalons que le Bénin est l’un des premiers pays de l’Afrique au sud du Sahara avec lequel le Canada a procédé à la signature d’un tel accord. Son appartenance au G8, ses potentialités en ressources financières suffisantes et sa prospérité économique remarquablement hissée parmi les huit (08) pays les plus prospères, grâce aux entreprises et transnationales canadiennes qui investissent partout au monde, sont autant d’atouts qui permettront d’accompagner le Gouvernement béninois sur la voie du développement, à travers un partenariat public-privé, gagnant-gagnant entre les deux Etats, a défendu le ministre Nassirou Arifari Bako. Cet argument a convaincu les députés qui ont donné leur feu vert.

 Tobi Ahlonsou

 

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Séance de travail à la Marina : 13 milliards de francs Cfa pour booster la production maraîchère au Bénin

février 28, 2014

L’organisation de la production maraîchère est à l’origine de la séance de travail que le Président Boni Yayi a eue dans la matinée de ce vendredi 26 février 2014, au Palais de la République, avec une vingtaine de maires provenant des principales communes à forte potentialité maraîchère. Au sortir de cette audience, le porte parole de la délégation Patrice Hounsou Guèdè a fait savoir à la presse l’intérêt que revêt pour les communes cette initiative du Chef de l’Etat. Pour lui, le Président Boni Yayi, vient de prouver une fois encore son souci constant d’accroître la production nationale dans toutes les filières. Il rassure de l’engagement ferme des maires à accompagner cet important projet en vue de son aboutissement dans les meilleurs délais. Dans deux mois, promet-il, les maires concernés, en complicité avec les cadres du Ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, les conseillers techniques du Chef de l’Etat, travailleront d’arrache-pied pour apprêter tous les documents nécessaires à la mise en route du projet. Au total, environ 13 milliards mis en place par l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) sont disponibles au titre de ce projet qui donnera un sérieux coup de pouce à la production maraîchère dans notre pays. Peu après cette audience, le Président Boni Yayi a reçu à son cabinet le Ministre de l’Urbanisme, de l’Assainissement et de l’habitat, Christian Sossouhounto. Ce dernier est allé lui faire un compte rendu de la mission qu’il vient d’effectuer dans le cadre du projet de protection de la côte à l’est de l’épi de Siafato. Ce projet, démarré depuis environ quatre ans, a permis la construction de sept épis sur les huit au total. Prévu pour être livré en août prochain, le chantier nécessite encore environ 11,5milliards de francs Cfa qu’il importe de rechercher au plus tôt pour un achèvement diligent du projet. La mission effectuée par le Ministre Sossouhounto l’a conduit respectivement à Vienne pour le Fonds Opep, au Soudan pour le Fonds Saoudien, et au Koweit pour le Fonds Koweitien. Chacune de ces institutions financières a marqué son adhésion à combler ce gap indispensable à l’achèvement du projet. Selon le Ministre de l’Urbanisme, leurs conseils d’administration se réuniront d’ici deux mois pour matérialiser cet accord. La mission se poursuivra prochainement avec la Banque Islamique de développement en Arabie Saoudite.

 Bruno Otégbéyé Cell/Com PR

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Alimentation en eau potable de Savè, Tchaourou et Tanguiéta : Les députés autorisent 17 forages d’exploitation

février 28, 2014

Suite à un débat sur la problématique d’équilibre des projets de développement et la pertinence du taux appliquée au prêt conclu, les députés ont donné leur quitus au gouvernement pour ratifier  l’Accord de prêt signé à Cotonou le 23 décembre 2013 entre la République du Bénin et la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD) dans le cadre du financement partiel du projet de renforcement des systèmes d’alimentation en eau potable du centre secondaire de Djougou et des localités de Savè, Tchaourou et Tanguiéta

C’est par un vote de 58 voies, zéro contre et 4 abstentions que les députés ont donné  hier 27 Février 2014 au Palais des gouverneurs le feu vert  au gouvernement pour ratifier l’accord de prêt signé à Cotonou le 23 décembre 2013 entre la République du Bénin et la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD) dans le cadre du financement partiel du projet de renforcement des systèmes d’alimentation en eau potable du centre secondaire de Djougou et des localités de Savè, Tchaourou et Tanguiéta.  Les objectifs de ce projet de renforcement

des systèmes d’alimentation en eau potable du centre secondaire de Djougou et des localités de Savè, Tchaourou et Tanguiéta couvrent six (6) volets. Il s’agit selon le gouvernement : d’améliorer la desserte en eau potable, en quantité suffisante et en qualité acceptable aux populations de la zone d’influence du projet;  de réaliser 17 forages d’exploitation ;

d’aménager une retenue d’eau existante ; d’étendre les réseaux d’adduction et de distribution d’eau potable ; d’améliorer la production additionnelle qui passera à 4 800 m3 par jour d’ici à 2015 et d’accroître le taux d’accès à l’eau potable de 26 % en 2012 à 47 % en 2020 dans la zone cible dudit projet. Le Bénin tirera selon le gouvernement  des intérêts suivants :  le renforcement du processus de décentralisation sur le moyen et le long terme ; l’amélioration de la desserte en eau potable, en quantité suffisante et en qualité acceptable, auxdites populations ; la réalisation de 17 forages d’exploitation ;  l’aménagement d’une retenue d’eau existante ; l’extension des réseaux d’adduction et de distribution d’eau potable ; l’amélioration de la production additionnelle qui passera à 4800 m3/Jour d’ici à 2015 et l’amélioration de l’accès à l’eau potable dont le taux de 26 % en 2012 passera à 47 % en 2020 dans la zone cible du projet.

 L’opposition critique l’option financière faite

 Les députés de la mouvance présidentielles tel que Tchobo, Sinkpota, Soulé Sabi Moussa ont salué l’arrivée de ce projet et la diligence observée par le gouvernement pour l’introduit au Parlement. Car, sa réalisation permettra de sortir des femmes de l’impasse de l’eau dans

les régions et les communes ciblées.  L’opposition ne partage pas cette opinion. A en croire les députés Lazard Sèhouéto, Eric Houndété, Sacca Fikara et Gbènamèto, dans  le budget 2008, il y a une prévision de 13 milliards prévus pour alimenter les communes de Tchaorou et Savè. «  Mais c’est passé ces milliards s’interrogent les députés. C’est trop tôt de danser. Car les populations de Savè et Tchaorou ont dansé sans trouver l’eau en 2008. Il faut qu’elles attendent de voir d’abord.  Le choix qui est fait est mauvais. Parce qu’on veut simuler la modernité. Que les collègues sachent que les forages sont plus profonds que les puits. .. Les gens de la Soneb sont responsables et n’accepteront jamais de prendre un crédit à 7,5 %. Je voterai abstention parce que je ne cautionnerai pas l’option du gouvernement »   a clarifié le député Eric Houndété.  Son collègue Karim Chabi Sika n’a pas tardé à mettre un bémol.  «  C’est le Bassin de retenu d’eau au niveau de Socobé retenu pour être renforcer dans le 2008. Ce bassin devrait permettre d’alimenter les localités de Savè et Tchaourou.  Le gouvernement va nous va élucider cette question »  a avoué le député Chabi Sika. La réaction du gouvernement. L’exécutif représenté par  le ministre Barthelemy Kassa  a fait savoir qu’il y a un grand projet de plus de 21 milliards en cours d’exécution dans les communes de  Cotonou, Abomey-Calavi, Sèmè-Podji. Aussi, les projets d’amélioration d’eau dans les communes de Porto-Novo, Parakou, Lokossa sont également en cours. Dans la stratégie de couverture

nationale en eau potable, la programmation ne se fait pas au hasard mais en fonction du niveau de la demande.  « Il ne faut que ceux qui ont bénéficié du projet en oublie quand on sert d’autres localités» a répliqué le ministre de l’énergie.

 Tobi Ahlonsou

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Eliminatoires des coupes d’Afrique des nations : Les Ecureuils encore sur tous les fronts

février 28, 2014

Les éliminatoires des différentes coupes d’Afrique des nations de football vont démarrer bientôt. Une fois encore, le Bénin s’aligne au départ des trois compétitions. Mais…

C’est une bonne nouvelle. Toutes les sélections nationales béninoises prendront part aux éliminatoires des coupes africaines. Que ce soit en cadet, junior et senior, les Ecureuils seront sur la ligne de départ. C’est en tout cas ce qu’on peut retenir de la liste des équipes engagées rendue publique par les instances de la Confédération africaine de football (Caf). Chez les seniors, on dénombre 51 pays sur 54, tandis qu’au niveau des juniors et cadets, il y a respectivement 43 et 38 pays engagés.

En fait, le Bénin est dans la continuité. Lors des éditions précédentes, les Ecureuils étaient également alignés sur toutes les trois compétitions. Si les seniors sont passés en travers, les cadets et les juniors s’en étaient bien sortis. Ou presque ! Effectivement, pendant que les Seniors ne sont pas arrivés à se qualifier pour les phases finales de 2012 et 2013, les cadets sont sortis in extremis lors de la 3e et dernière phase des éliminatoires par le Gabon. Quant aux juniors, ils se sont brillamment qualifiés pour Algérie 2013. Une prouesse qui les dispense du 1er tour des éliminatoires prochaines. Tout comme les cadets qui n’ont pas démérité et qui ont certainement marqué aussi des points.

Si nos équipes de catégorie d’âges s’en sont mieux sorties lors des dernières éliminatoires, c’est parce qu’elles se sont très bien préparées. Quoiqu’on dise, l’ancienne équipe fédérale conduite par Moucharafou Anjorin en est pour beaucoup. On ne doit pas oublier non plus Didier Aplogan, l’ancien ministre des sports qui s’est battu pour trouver les moyens. Et c’est cela qu’on exige des  nouveaux responsables du football béninois. L’Etat doit mettre les moyens à la disposition de la Fédération béninoise de football (Fbf) pour les besoins de la cause. Autrement, il serait bien difficile de leur réclamer des résultats positifs. Les échéances ne sont plus loin. Il faut se mettre au travail. Très rapidement alors.

Les pays engagés par catégorie

 Maroc 2015 (seniors)

Algérie, Angola, Bénin, Botswana, Burkina Faso, Burundi, Tchad, Cameroun, Cap Vert, Centrafrique, Comores, Congo, Côte d’Ivoire, Egypte, Erythrée, Ethiopie, Gabon, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée Bissau, Guinée Equatorial, Kenya, Lesotho, Libéria, Libye, Madagascar, Malawi, Mali, Mauritanie, Maurice, Mozambique, Namibie, Nigeria, Niger, RD Congo, Rwanda, Sao Tomé, Sénégal, Seychelles, Sierra Leone, Afrique du Sud, Soudan du Sud, Soudan, Swaziland, Tanzanie, Togo, Tunisie, Ouganda, Zambie et Zimbabwe

 Sénégal 2015 (juniors)

Angola, Bénin, Botswana, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Tchad, Congo,  Côte d’Ivoire, Djibouti, Egypte, Ethiopie, Gabon, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée Bissau, Guinée Equatorial, Kenya, Lesotho, Liberia, Libye, Malawi, Mali, Mauritanie, Maroc, Mozambique, Namibie, Niger, Nigeria, RD Congo,  Rwanda, Seychelles, Sierra Leone, Somalie, Afrique du sud, Sud Soudan, Soudan, Swaziland, Tanzanie, Togo, Tunisie et Zambie

 Niger 2015 (Cadets)

Angola, Bénin, Botswana, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Centrafrique, Congo, Côte d’Ivoire,  Egypte, Ethiopie, Gabon, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée Bissau, Kenya, Libéria, Libye, Mali, Mauritanie, Maroc, Mozambique, Namibie, Nigeria, RD Congo, Rwanda, Sénégal, Seychelles, Sierra Leone, Afrique du sud, Sud Soudan, Soudan, Tanzanie, Togo, Tunisie, Ouganda et Zambie

 Pascal Hounkpatin

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Analyse budgétaire et action syndicale : Les membres du Cares-Bénin formés

février 28, 2014

Les travaux du  deuxième séminaire national de formation des membres du Cares-Bénin sur  «l’analyse budgétaire et l’action syndicale », démarrés depuis le 24 février 2014, ont pris fin hier  jeudi 27 février 2014. C’est le Secrétaire général de la Cgtb, Pascal Todjinou, représentant les Centrales et Confédérations syndicales qui a sifflé la fin de ces assises tenues à la Bourse du Travail de Cotonou.

«L’analyse budgétaire et l’action syndicale ». Tel est le thème qu’a porté le deuxième séminaire national de formation des membres du Cares- Bénin. Cette activité  inscrite dans le cadre du projet : « Soutenir  l’action syndicale en matière économique pour faire du travail décent, une réalité en Afrique », est financée par l’Agence Française de Développement. Elle a réuni à Cotonou et plus précisément à la Bourse du travail de Cotonou, tous les membres du Cares-Bénin, l’expert national et les représentants de la Csi-Afrique et de la Cgt. Ces travaux qui ont duré quatre jours ont permis aux participants, membres du Cares de renforcer leurs capacités d’analyse budgétaire en vue de peser sur les choix stratégiques de l’Etat et d’identifier les priorités de l’action syndicale en matière budgétaire. Ces assises ont renforcé également la capacité de ceux-ci en formulation de propositions alternatives pour la prise en charge des préoccupations des populations, et surtout de celles des travailleurs dans l’élaboration du budget.  Ils ont aussi élaboré un plan d’actions intersyndical pour la mise en  œuvre de ces priorités. Ce plan d’actions comporte des activités de recherche, de sensibilisation, de campagne, de plaidoyer et de lobbying en direction de tous les acteurs de l’élaboration, du vote et d’exécution du budget au gouvernement, à l’Assemblée nationale et  au Conseil économique et social. Pour le représentant de la Cgt France, Mathieu Mauriamez, cette formation a été utile. Il a donc réitéré la disponibilité de la Cgt à toujours soutenir les syndicalistes béninois. Quant au Secrétaire général de la Cgtb, Pascal Todjinou, représentant les Centrales et Confédérations syndicales du Bénin, il a remercié la Cgt France, la Cfdt France et la Csi Afrique. Avant de clôturer les travaux, il a reconnu la pertinence  du  thème qui selon lui, est d’actualité. Il faut noter que le présent projet a été initié par la Confédération Syndicale Internationale Région Afrique (Csi- Afrique) en collaboration avec la Confédération Générale des Travailleurs de la France (Cgt France) et la Confédération Française des Travailleurs (Cfdt).

 Victorin Fassinou

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Au sujet de l’Assemblée générale du Cijed : Le Comité d’organisation annonce les couleurs

février 28, 2014

Le Cercle indépendant des jeunes engagés pour le développement  (Cijed) a effectué une sortie médiatique hier jeudi 27 février 2014, à son siège à Fidjrossè à Cotonou. A l’occasion, le Comité d’organisation a fait le point des préparatifs de l’Assemblée générale dudit mouvement qui se tiendra les 7 et 8 mars 2014 à Cotonou.

Du 7 et 8 mars 2014 à Cotonou, les jeunes  réunis aux seins du Cercle indépendant des jeunes engagés pour le développement (Cijed) auront leur première Assemblée générale de leur regroupement. Aux dires du Comité d’organisation monté au créneau hier par le biais d’une conférence de presse, tout est fin prêt pour un bon déroulement de ces assises. A entendre le porte parole, les préparatifs vont bon train. Ces assises, à l’en croire donneront l’occasion de redéfinir les atouts du mouvement, de procéder à la recomposition du bureau puis de renforcer la ligne des valeurs éthiques régissant et caractérisant ce mouvement. Selon des indiscrétions, Mme Loko, Coordonatrice dudit mouvement passera le témoin à un autre, et elle deviendra la présidente d’honneur. Faisant d’une pierre double coup, les responsables du Cijed n’ont pas manqué de se prononcer sur la situation actuelle du pays. Ils ont dénoncé l’entêtement du gouvernement à continuer dans le dilatoire tant sur les questions sociales que sur les questions économiques. Ils ont donc déploré la manipulation de la jeunesse et des femmes par le gouvernement et son chef. Ils regrettent à cet effet, l’absence de l’ancien premier ministre Pascal Iréné Koupaki aux négociations Gouvernement-syndicats. A leurs dires, l’homme a une capacité managériale de négociation. Et c’est d’ailleurs lui qui a tenu la tête des négociations Gouvernement syndicats depuis 2006 jusqu’à son départ du gouvernement en 2013.  Pour ces jeunes, il est temps que le Chef l’Etat et son staff arrêtent de faire  les scandales. Par ailleurs, ils ont invité les jeunes à prendre conscience et à rester mobilisés afin d’empêcher  le régime actuel  d’atteindre son objectif. Aussi, demandent-ils au Chef de l’Etat et à son gouvernement de penser à l’avenir de la jeunesse et de se préoccuper des choses essentielles telles que la question frontalière, le chômage des jeunes, le problème crucial   d’énergie électrique,  la reconstruction de la voie Godomey Pahou et du tronçon Akassato-Bohicon. Le Cijed invite les jeunes au patriotisme et au travail bienfait, gage d’un développement durable pour le  Bénin. Il exhorte les jeunes à barrer la voie à la corruption.  Par ailleurs, il faut noter que le Cijed est créé depuis mai 2012, et son objectif principal est d’informer, de sensibiliser les jeunes en particulier, sur les problèmes qu’ils rencontrent tout en les incitant à s’intéresser à la chose publique, à la chose politique.

 Boniface Kabla (Stg)

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