A la découverte de Professeur Vicentia Boco, (Présidente de l’Institut National pour la Promotion de la Femme (INPF))

janvier 31, 2014

Actrice de tous changements pouvant rendre les autres heureux
Chers ami(e)s de  » Vendredi au Féminin », après avoir peint le vendredi dernier, Marielle Degboe, une jeune femme leader, nous avons voulu vous faire découvrir aujourd’hui, une grande dame. Certes, beaucoup d’entre vous la connaissent déjà, mais certainement pas dans toutes ses facettes. Elle se nomme Vicentia Boco et elle porte à la fois la casquette de Professeur d’imagerie médicale à l’Université d’Abomey-Calavi (Uac), et celle de Présidente de l’Institut National pour la Promotion de la Femme (Inpf).

Mariée et mère de trois enfants dont une fille et deux garçons, puis grand-mère de deux petits-enfants, Pr Vicentia Boco est une femme de principes qui déteste fortement l’injustice et le mensonge. Aussi, fustige-t-elle, l’indifférence aux choses et aux gens en difficulté ainsi que l’orgueil qui amène certaines personnes à se croire au-dessus de tout. De ce fait, la dame du jour, bien que caractérisée par une rigueur farouche, s’entoure d’une grande humilité et érige au titre de son label de vie  » la contribution au bien-être des autres « . En effet, elle aime que règne l’harmonie autour d’elle. Pour cela, elle s’évertue quotidiennement pour que non seulement, elle soit personnellement heureuse, mais surtout pas sans les autres qu’elle veut toujours voir en bonne santé et épanouis. Elle circonscrit donc sa vie autour du bien-être de l’autre. C’est d’ailleurs ce qui l’a amenée à adopter la médecine, et précisément l’imagerie médicale, comme sa carrière professionnelle, à décider d’enseigner cette discipline, et surtout à nourrir l’ardent désir de contribuer au mieux-être des femmes en faisant exister l’Institut National pour la Promotion de la Femme (Inpf). Ayant le goût du voyage et s’adonnant quotidiennement au sport d’entretien, son envie de s’intéresser aux autres et de contribuer à leur bonheur, l’a aussi motivée à intégrer depuis 1987, soit 27 ans bientôt, le Lions Club International au sein duquel elle occupe une place de haut niveau.

Une femme polyvalente toujours au service des autres

Née de parents enseignants, Pr Vicentia Boco a eu dès sa naissance, les germes de l’enseignement dans son sang. Ceci, couplé à l’envie d’outiller les autres en de nouvelles connaissances, elle a voulu à l’instar de ses parents, former. Car, elle estime qu’enseigner, c’est  » transmettre le savoir et outiller quelqu’un de sorte à lui donner de nouveau la vie « . Avec la forte sensation que former les autres, est formidable dans la mesure où cela permet de transmettre des connaissances tout en acquérant à son tour, la dame du jour séduite très tôt par l’enseignement, estime qu’il s’agit d’un métier qui attribue une certaine puissance à celui ou celle qui l’exerce. Car pour elle, l’enseignant (e) est celui ou celle qui a le pouvoir de forger et faire vivre les autres, en l’occurrence les composantes de son auditoire. Toutefois, c’est en raison de sa nature qui se décline en  » l’amour du prochain et apporter sa pierre à son épanouissement », que Mme Vicentia Boco a voulu de façon spécifique faire la médecine et l’enseigner. Elle est donc médecin spécialiste en imagerie médicale (radiologie, scanner, …) et enseignante dans cette discipline à l’Université d’Abomey-Calavi. Ceci, parce qu’elle estime que contrairement à ce qui est, à ses dires, souvent observé dans la corporation,  » doit être médecin, celui qui est mu par l’envie de s’occuper des autres et qui est prêt à être leur esclave ». Ce qui est son cas. Ainsi, dans sa dynamique d’assister et de promouvoir l’autre, elle a couvé en 2010, l’envie de faire fonctionner un centre qui aura fondamentalement pour lutte de sortir les femmes de l’ornière dans laquelle elles ont été pendant longtemps maintenues par les mentalités sexistes issues des coutumes et traditions africaines en général, et celles béninoises en particulier. Ce qui l’a amenée à arpenter le sentier de la politique dans un premier temps, sous le régime du Président Nicéphore Soglo. Puis, après un court retrait de la vie politique, elle a voulu, à la sortie de son expérience à la tête du ministère de l’enseignement supérieur, participer à la mise en place d’un idéal sociétal susceptible de garantir  » un changement  » profond de notre pays tel que prôné en 2006 par le Président de la République, Boni Yayi. Mais, ayant constaté que les femmes restaient trop en retrait ou hésitantes à participer aux décisions et actions de développement du pays, malgré leurs compétences et capacités à pouvoir les améliorer qualitativement, elle a décidé de contribuer de façon précise, à une plus grande implication des femmes dans la société, afin qu’elles ne soient plus limitées aux rôles de consommatrices ni de ménagères. Elle se porta donc volontaire pour faire vivre l’Institut National pour la Promotion de la Femme (Inpf), un projet initié par le Chef de l’Etat. Elle s’active donc depuis 3 ans avec l’appui de toute son équipe, à garantir un mieux-être à toutes les femmes béninoises sans distinction aucune, qu’elles soient intellectuelles ou non.

Un engagement indéfectible qui porte progressivement ses fruits

En tant que Présidente de l’Inpf, Pr Vicentia Boco a pour rôle d’organiser les activités dudit Institut. Il s’agit en l’occurrence de l’organisation des études et recherches sur la situation des femmes dans notre pays, de l’élaboration de propositions à l’égard des décideurs à divers niveaux pour une amélioration des situations jugées non idéales pour les femmes. Elle fait aussi des communications sur les problématiques liées à la femme et actionne des lobbyings auprès des différentes administrations publiques (ministères) et privées (Ong) que l’Institut forme, en vue d’une meilleure prise en compte des femmes dans les projets et programmes de développement. Déterminée à atteindre son objectif qui lui tient en permanence à cœur, la dame du jour ne ménage aucun effort depuis son installation à la tête de cet Institut, pour changer les mentalités et habitudes discriminatoires vis-à-vis des femmes. Ainsi, amorçant cette 4è année de présidence de l’Inpf, elle sent ses efforts porter progressivement leurs fruits. Elle est convaincue qu’en la matière, les lignes bougent et que les donnes changeront d’ici à là. Car, elle estime que non seulement, dans tous les milieux administratifs, les hommes malgré leur réticence, comprennent de plus en plus qu’il faut laisser les femmes participer à la chose publique, mais aussi, les femmes elles-mêmes sont davantage convaincues et décidées à apporter leur pierre à l’édifice social. C’est, ajoute-t-elle, ce qu’a révélé l’enquête de suivi-évaluation réalisée en novembre-décembre 2013 sur l’impact des activités de l’Inpf sur le terrain. Elle confie donc que pour l’instant, sa lutte a abouti à une prise de conscience des hommes qui ont compris la nécessité de donner plus de place aux femmes dans les sphères de décision, même s’ils ne sont pas encore prêts à la leur concéder, ajoute-t-elle. Ainsi, elle estime que l’on conçoit davantage légitime qu’une femme puisse prétendre à un poste de décision. Cependant, Pr Vicentia Boco précise que bien qu’ayant compris une telle nécessité,  » les hommes en sont encore aux promesses non tenues et aux déclarations d’intention, en commençant par le 1er d’entre eux, le Chef de l’Etat « . Ainsi, le prochain succès de sa lutte sera donc, poursuit-elle, la décision effective des hommes de faire participer les femmes. Dans ce cadre, elle pense que les nouvelles générations de femmes oseront certainement plus que leurs aînées.

Une optimiste au sens de l’organisation qui force l’admiration

Toute initiative n’étant exempte de contraintes, la présidence d’un tel Institut ne déroge pas à cette règle. Principalement confronté à l’exigüité de ressources financières du fait d’être sous la tutelle de la Présidence de la République, l’Inpf souffre cruellement de moyens financiers suffisants pouvant lui permettre de mener à bien les missions qui lui sont dévolues. Et de surcroît, le corollaire de cette difficulté financière, est le manque de ressources humaines susceptibles de faire atteindre à l’Institut, ses objectifs. Mais non ébranlée dans son engouement, le Pr Vicentia Boco est plus que jamais déterminée à faire davantage bouger les choses. Comptant sur le dynamisme et l’efficacité de son équipe de travail, sur son endurance et sur la facilité de se faire entendre dans les sphères d’intervention, elle est convaincue qu’en dépit du fait que les changements (sociétaux) de comportements et de conceptions soient généralement longs à s’opérer, le concept de la participation des femmes aux décisions de développement est davantage intériorisé par les différentes composantes de l’administration béninoise. Ce qui l’incite à œuvrer inlassablement pour atteindre un résultat meilleur. Par ailleurs, hormis l’optimisme qui la caractérise, Mme Boco est dotée d’un sens remarquable de l’organisation qui lui permet de concilier à perfection sa vie professionnelle et familiale. Avantagée par le fait de ne plus avoir ses enfants sous son toit, elle fait recours à une gestion méthodique et rigoureuse de ses obligations de femme active, de mère et d’épouse. Ce qu’elle réussit à perfection vu l’efficacité dont elle fait montre dans ces deux sphères. Elle confie en ce sens, que pour être bien efficace sur ces deux fronts, il faut avoir de la rigueur, être très organisé et méthodique, et surtout planifier ses activités pour ne pas se disperser. Ce qui, renchérit-elle, permet de ne pas perdre du temps, ni de l’énergie, ni de l’argent et d’atteindre rapidement les objectifs qu’on s’est fixés afin de pouvoir aller sur d’autres fronts.

De sages conseils à la gent féminine

Ne pouvant mettre un terme à ses propos sans donner quelques pistes de réussite de vie à ses paires, Vicentia Boco exhorte les filles et les femmes à être conscientes de leurs potentialités.  » Il faut qu’elles sachent que c’est dramatique et du gaspillage de ne pas utiliser ses potentialités « , insiste-t-elle. De façon particulière, elle recommande aux jeunes filles, de se lever pour se prendre en charge sans rien attendre des autres, et de se donner les meilleurs moyens pour réaliser leurs désirs et satisfaire leurs besoins.

Réalisé par Monaliza Hounnou

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Désaffection des mathématiques par les apprenants du secondaire et du supérieur : L’Ireep relance le débat pour inverser la tendance au Bénin

janvier 31, 2014

Les travaux de la conférence de l’Institut de recherche empirique en économie politique (Ireep) sur « la désaffection des mathématiques par les apprenants du secondaire et du supérieur » se sont déroulés hier jeudi 30 janvier 2014, à l’Infosec de Cotonou. C’est le Directeur de cabinet du ministère de l’enseignement secondaire, Mohamed Djibigayé qui a donné  le top de ces assises.

L’Institut de recherche empirique en économie politique (Ireep) tient à sa mission d’accompagnement du développement qu’il s’est assigné depuis des années. En témoigne la conférence qu’il a organisée hier à Cotonou sur « la désaffection des mathématiques par les apprenants du secondaire et du supérieur ». En effet, selon la communication de Richard Houessou et qui a fait l’état des lieux de la série C parmi les autres séries de 2001 à 2012,  l’effectif des élèves et des étudiants  qui s’intéressent aux Mathématiques diminue au file des ans et ceci à un rythme inquiétant. Au niveau des lycées et collèges publics, l’on note également un triste dépeuplement des candidats au Baccalauréat série C.  Or, les sciences dites dures par les apprenants constituent l’épine dorsale de tout développement. La présente conférence, l’une des initiatives de l’Ireep pour inverser la tendance actuelle vise à provoquer une fois encore la réflexion sur la désaffection des mathématiques dans le milieu scolaire béninois.  Trois communications ont permis aux participants de bien aborder le sujet et de faire par la suite des propositions. Le Directeur adjoint de l’Ireep, Sébastien Sotindjo,  lors de la cérémonie d’ouverture, est revenu sur les raisons pour lesquelles l’Ireep s’intéresse au sujet de la désaffection des mathématiques par les apprenants du secondaire et du supérieur. L’autre initiative de l’Ireep pour corriger la situation est l’envoi de 17 étudiants par l’Institut  pour un Programme de renforcement de capacités des apprenants dans les lycées et collèges. Ces jeunes bien formés pour la cause seront repartis par département pour animer du 3 mars au 30 mai 2014 des séances de TD et TP  au profit des candidats au Bac C et D de 2014 regroupés par zones ou pôles. Le Directeur de cabinet du ministère de l’enseignement secondaire, Mohamed Djibigayé, saluant l’initiative, a demandé à d’autres privés d’emboiter le pas à l’Ireep.  Pour finir, il a remis officiellement  la feuille de route qu’aura à suivre les étudiants de l’Ireep dans leur mission. Mais avant, il a tenu à inviter ces jeunes au respect du règlement qui régit l’enseignement au secondaire.

Victorin Fassinou

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Descente du ministre Soumanou Djemba à l’Ecole international Ufuk : Pour s’imprégner des conditions de travail

janvier 31, 2014

Le Ministre de l’enseignement secondaire était hier jeudi  30 janvier 2014, à l’école internationale Ufuk. L’objectif de cette visite est de s’imprégner des conditions de travail dans cette école. A sa descente à l’Ecole international Ufuk, le ministre Alassane Soumanou s’est réjouit des conditions  de travail existant dans cette école. « Je suis venu vous rendre visite  dans le  cadre du partenariat entre le Bénin et la Turquie. Le gouvernement Turc fait beaucoup pour le Bénin et nous en sommes conscients», a expliqué le ministre Alassane Soumanou Djemba. En effet, dans toutes les classes qu’il a visitées, le ministre a  profité de l’occasion pour prodiguer de sages conseils aux apprenants. Il a invité tous les élèves de cette école à respecter leurs professeurs, à apprendre leurs leçons et à  plus de courage. Il a, par la même occasion, invité ces apprenants à se conformer au règlement intérieur de leur école. Car selon lui, un mauvais élève est celui là qui ne respecte pas le règlement de son école. Pour le directeur, Abdullah Yuïca, la  visite du ministre de l’enseignement secondaire dans son école est un honneur  pour lui et une preuve que le gouvernement béninois ne ménagera aucun effort  pour être à leurs côtés.

Boniface Kabla (Stg)

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Office national du bois du Bénin : 30 ans déjà et des progrès

janvier 31, 2014

L’Office national du bois du Bénin (Onab) a bouclé ses 30 ans. L’événement a été célébré hier, jeudi 30 janvier 2014, à Cotonou. L’occasion a été saisie par  M. Clément Adéyèmi Koutchadé, actuel Directeur général de l’Onab pour faire le bilan du chemin parcouru et d’envisager les perspectives pour le futur.
Dans la loge officielle pour la cérémonie de lancement des festivités marquant le trentenaire de l’Onab, il y a avait du beau monde. Outre le ministre de l’environnement Raphaël Edou et les membres de son cabinet, on pouvait en effet noter la présence de M. Ibrahima Zacharie, Conseiller technique aux affaires sociales du Chef de l’Etat, M. Amos Elègbè, Conseiller spécial du Chef de l’Etat aux affaires politiques…Tous sont venus célébrer un événement : les 30 ans de l’Onab. Que de chemin parcouru ! C’est du moins ce qu’il convient de retenir du discours prononcé par M. Clément Koutchadé, DG/Onab
Créé depuis le 2 décembre 1983 par décret N°83-425, l’Onab a poursuivi les travaux d’aménagement des teckeraies d’Agrimey, de Djigbé et de Toffo installées en 1949 et qui couvrent une superficie totale de 7200 ha. Ainsi, partant d’une situation désespérée de peuplements mal entretenus, l’Onab est parvenu à assurer à ces plantations un état sanitaire convenable et une productivité acceptable.
Comme toute entreprise, l’Onab, a selon son Directeur général, subi de nombreuses mutations depuis sa création en 1983. Il a essayé de s’adapter aux exigences que lui impose le marché du bois de teck qui reste son principal produit. « Les différentes mutations connues par l’office n’ont pas épargné la structure qui a connu de nombreuses  évolutions », a dit M. Koutchadé. Il y a eu en effet la restructuration de l’office en 1990 avec le redéploiement du personnel, le développement du système de sous-traitance, la modification des statuts de l’office avec la création de sa branche industrielle (Industrie du Bois du Bénin SA par décret N°2000-448 du 29 octobre 2000), le processus de privatisation de ladite branche industrielle enclenchée en 2006 et qui a connu son aboutissement en 2009 par une convention de cession partielle à hauteur de 65 % des actions à la société Jupiter Impex Sarl…Malgré ces mutations, les résultats n’ont pas manqué d’être au rendez-vous.

Les acquis palpables, des défis importants

Après 30 ans d’existence, l’Onab a engrangé d’importants acquis dont : l’aménagement de 7201 ha de plantations dans les secteurs de Djigbé, Agrimey et Toffo, le reboisement par voie naturelle et artificielle de 6.000 ha de plantations dans les anciennes et les nouvelles teckeraies, la restauration du noyau central de la Lama par le maintien de l’écosystème et la création de zone favorable à l’écotourisme, la création de milliers d’emplois directs et indirects, la réduction de la pauvreté par l’amélioration des conditions de vie et de travail des populations riveraines des forêts (289.925.807 F Cfa de recettes réalisées par les Coopératives de gestion participative des forêts entre 2008 et 2010), la réalisation d’ouvrages d’art, la construction d’écoles et d’infrastructures sociocom-munautaires au profit des populations, la promotion du bois de teck, la construction et l’entretien de 282,50 Km de pistes dans les onze secteurs forestiers sous sa gestion…
Aussi, d’importantes réformes ont-elles été engagées. On peut citer par exemple l’utilisation de plaquettes pré-numérotées pour la numérotation des grumes, la réalisation à grande échelle (1000 ha par an) de reboisement sur les fonds propres de l’Onab depuis 2011, l’attribution de grumes sur pied par voie d’appel à soumission sur la base de critères bien définis et basés sur les lois forestières et les exigences sylvicoles d’exploitation forestière et de transformation du bois, le démarrage du processus de certification des forêts sous gestion de l’office, le démarrage des travaux de révision et d’actualisation des plans d’aménagement participatif des forêts…
Tant qu’il reste à faire, c’est que rien n’est fait. Et c’est pourquoi l’Onab se lance pour défis de se doter d’un plan stratégique de développement, d’harmoniser le prix de vente des grumes à tous les opérateurs, de promouvoir d’autres essences forestières outre le teck, d’aboutir à la certification des plantations, d’augmenter son  capital forestier de façon efficace et efficiente, de mécaniser le reboisement…
Devant le ministre Edou et les Représentants du Chef de l’Etat qui se sont dit fiers des efforts consentis par les responsables et les travailleurs de l’Onab, M. Clément Koutchadé a pris l’engagement de poursuivre avec ses collaborateurs les réformes novatrices pour le développement de l’unité de production dont il a la charge. Ces réformes bénéficient d’ores et déjà du soutien du ministre Raphaël Edou qui a insisté sur la réussite du programme 10 millions d’âmes, 10 millions d’arbres.
Après la cérémonie inaugurale, trois communications ont été présentées. Elles portent sur : « Historique et acquis de l’Onab », « Aperçu sur le reboisement dans la Lama » et « Défis majeurs et leviers d’expansion de l’Onab ».

Affissou Anonrin

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Droits des enfants : Disparités dans les dernières données

janvier 31, 2014

Les dernières données de l’Unicef dévoilent les disparités et démontrent le besoin d’innover pour faire progresser les droits de l’enfant. En effet, ajoute-elle, à l’approche du 25e anniversaire de la Convention relative aux droits de l’enfant, un nouveau rapport reconnaît que d’énormes progrès ont été accomplis mais considère que pour toucher les enfants qui n’en ont pas bénéficié, il faudra se focaliser davantage sur les disparités. Lire son communiqué

Communiqué de presse
«Chaque enfant compte » a rappelé l’UNICEF aujourd’hui, en réclamant davantage d’efforts et d’innovations pour identifier et surmonter les obstacles qui empêchent les plus désavantagés des 2,2 milliards d’enfants de la planète de jouir de leurs droits.
Dans un rapport publié aujourd’hui, l’organisme de l’ONU chargé des droits de l’enfant insiste sur l’importance qu’il accorde aux données pour faire progresser la cause des enfants et mettre en lumière les inégalités dans l’accès aux services et aux protections, des inégalités qui gâchent la vie d’un grand nombre d’entre eux.
« Grâce aux données que nous récoltons, nous avons été en mesure de sauver et améliorer la vie de millions d’enfants, en particulier les plus démunis, explique Tessa Wardlaw, Directrice de la section Données et Analyse de l’UNICEF. Nous ne continuerons à progresser que si nous savons quels sont les enfants qui sont laissés pour compte, où vivent les filles et les garçons qui sont déscolarisés, où sévissent les maladies et où il n’existe pas d’assainissement de base. »
Des progrès remarquables ont été accomplis depuis la signature de la Convention relative aux droits de l’enfant en 1989,ainsi qu’au cours de la période précédant l’aboutissement des Objectifs du Millénaire pour le développement en 2015. Le rapport phare de l’UNICEF, la Situation des enfants dans le monde 2014 en chiffres, montre que :
– Quelque 90 millions d’enfants, qui seraient décédés avant l’âge de cinq ans si les taux de mortalité de l’enfant étaient restés au même niveau qu’en 1990, sont toujours en vie. C’est dans une large mesure dû aux progrès accomplis dans les domaines de la vaccination, de la santé et des services d’alimentation en eau et d’assainissement.
– Les retards de croissance ont diminué de 37 pour cent depuis 1990 grâce à des améliorations en matière de nutrition.
– La scolarisation à l’école primaire est en hausse, même dans les pays les moins avancés : alors qu’en 1990, 53 enfants sur 100 seulement étaient scolarisés, ce chiffre était passé à 81 sur 100 en 2011.
Malgré cela, les statistiques figurant dans le rapport, intitulé « Chaque enfant compte : dévoiler les disparités, promouvoir les droits de l’enfant », témoignent des violations des droits de l’enfant qui ont encore cours :
– Quelque 6,6 millions d’enfants de moins de cinq ans sont morts en 2012, la plupart de causes évitables, en violation de leur droit fondamental à vivre et à grandir.
– Quinze pour cent des enfants de la planète se voient imposer un travail qui compromet leur droit à une protection contre l’exploitation économique et lèse leur droit à apprendre et à jouer.
– Onze pour cent des filles sont mariées avant l’âge de 15 ans, ce qui compromet leur droit à la santé, à l’éducation et à la protection.
Les données révèlent aussi des lacunes et inégalités qui montrent que les gains obtenus grâce au développement sont inégalement répartis :
– Les enfants les plus pauvres de la planète ont trois fois moins de chances (2,7) que les plus riches de naître en présence d’un soignant qualifié, ce qui accroît les risques de complications liées à l’accouchement pour eux-mêmes et pour leurs mères.
– Au Niger, tous les ménages urbains ont accès à l’eau potable, contre 39 pour cent seulement des ménages ruraux.
– Au Tchad, on compte seulement 44 filles pour 100 garçons entrant à l’école secondaire – avec pour résultat que les filles ne bénéficient ni de l’éducation ni de la protection ou des services que procurent les établissements scolaires.
« Compter les enfants leur donne plus de visibilité, note le rapport, et cet acte de reconnaissance permet de répondre à leurs besoins et de faire progresser leurs droits. » Il ajoute que des innovations en matière de collecte, d’analyse et de diffusion des données permettent de les ventiler en fonction du lieu de vie, de la richesse, du sexe, de l’appartenance ethnique ou du handicap, afin d’inclure des enfants que des moyennes trop générales risquent d’ignorer ou d’exclure.
Le rapport exhorte à investir davantage dans les innovations qui permettent de redresser le tort de l’exclusion.
« La victoire contre l’exclusion commence par des données inclusives, note le rapport. Afin d’améliorer la portée, la disponibilité et la fiabilité des données sur les privations que subissent les enfants et leurs familles, les outils de collecte et d’analyse sont constamment modifiés et de nouveaux instruments sont élaborés. Pour cela, il faut des investissements et un engagement durables. »
Ce que nous savons de la situation des enfants provient en grande partie des enquêtes auprès des ménages et en particulier des enquêtes en grappes à indicateurs multiples (MICS). Ces dernières, élaborées et appuyées par l’UNICEF, sont menées par les instances statistiques nationales afin de fournir des données ventilées sur une série de sujets concernant la survie des enfants, leur développement, leurs droits et leur expérience de la vie. Des enquêtes de ce type ont déjà été menées dans une centaine de pays. La dernière série a donné lieu à des interviews dans plus de 650 000 ménages répartis dans 50 pays.
Trente années ont passé depuis que La Situation des enfants dans le monde a commencé à publier des statistiques standardisées nationales et mondiales afin de brosser un tableau détaillé des conditions de vie des enfants. Avec la publication d’un numéro consacré à ces données, l’UNICEF invite les décideurs et le grand public à les lire (sur le site www.data.unicef.org) et à s’en servir afin de promouvoir des changements positifs pour les enfants.
« Les données, à elles seules, ne changent pas le monde. Mais elles rendent les changements possibles en identifiant les besoins, en appuyant les activités de plaidoyer et en mesurant les progrès. Le plus important est que les décideurs utilisent les données pour apporter un changement positif et que ces données permettent aux enfants et aux communautés de demander des comptes aux responsables », fait valoir le rapport.

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Un tour en Orient : La Chine démarre ce jour son nouvel an du Cheval (Dr Maurice Gountin nous parle du symbole Cheval au pays de Dragon)

janvier 31, 2014

Ce jour vendredi 31 janvier 2014, la Chine entame une nouvelle année. Selon la tradition chinoise, chaque année est liée de façon rotatoire aux douze animaux rat, bœuf, tigre, lapin, dragon, serpent, cheval, mouton, singe, coq ,chien et cochon. L’année 2014 est  celle  du Cheval.  Dans cet entretien, le spécialiste de la langue et de la culture chinoise, enseignant et interprète, Dr  Maurice Gountin nous parle de ce que représente le Cheval pour les chinois et nous parle du lien qui existe entre l’horoscope chinois et celui occidental.

Mr Gountin, que représente l’année du Cheval ?
Dans la chronologie de l’ordre des animaux selon la tradition chinoise, le cheval occupe  la septième place dans l’ordre des  de la mythologie chinoise de l’horoscope  traditionnel. Une image, pour nous, assez positive. Mais pour les chinois, que représente  le cheval ? Sans aller dans des considérations très profondes, nous constatons que le symbole que représente le cheval est proche ou similaire à celui de l’occident et même à celui de la culture africaine. Le cheval symbolise la force, l’énergie, la vitalité, la persévérance,  la vitesse, ou la rapidité, la loyauté et même le succès. Ailleurs, le cheval symbolise aussi la noblesse. Ici, nous allons nous amuser à vous indiquer  quelques mots et expressions démontrant le lien ancestral entre le cheval et la culture chinoise.

Donc le signe zodiacal de la Chine exhorte plus ?
Le signe zodiacal de la Chine exhorte plus.  En culture chinoise, il n’y a pas de prédiction, comme le « toofa  » au Bénin,  mais on essaye de voir le comportement de l’animal de l’année.  Par exemple l’année 2014, est  une année où l’on exhorte chacun à la persévérance  dans le sens positif ,  que le cheval ne persévère pas dans le négatif.  Chacun doit faire l’essentiel pour être un cheval gagnant dans son activité et au quotidien.

Parlez nous du lien qui existe entre l’horoscope chinois et celui occidental auquel  nous autres nous referons souvent ?
On peut dire que l’horoscope chinois n’a pas de relation avec l’horoscope occidental.  Et on peut aussi dire qu’ils  en ont. Cela dépend de comment  il s’explique.  Je ne suis pas du domaine de l’astrologie pour d’amples explications Mais je  sais qu’il y a une très grande différence entre ces deux horoscopes. D’abord, les douze animaux qui constituent les signes zodiacaux de l’horoscope chinois sont totalement différents  des animaux de l’horoscope occidental. L’autre chose est que pour les chinois, l’on a un seul animal, un seul  et même signe  qui commence du premier jour du nouvel an jusqu’au dernier jour de l’année. Alors qu’en occident, nous avons plusieurs signes répartis en des mois en une année. L’horoscope chinois n’a pas de lien avec celui d’occident.  Mais on peut trouver lien,en ce sens que  l’horoscope occident essaie de prédire et de décrypter la vie de chaque homme né dans un espace de temps précis .  C’est ce qui se fait également au niveau de l’horoscope chinois. De manière précise on peut dire qu’il n’y a pas un lien direct entre les deux horoscopes.

Propos recueillis par Victorin Fassinou

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RENDEZ-VOUS CULTUREL DU WEEK-END

janvier 31, 2014

L’ARTISTE YÉLIAN DA SILVA  EN PLAY BACK À KINOTHIM
Le karaoké bar de Kinothim à Godomey offre demain vendredi 31 janvier  2014, son dernier grand show du mois de janvier à ses usagers.  Yélian Da Silva  est le principal artiste invité pour égayer le public de Godomey qui effectuera le déplacement  vers ce centre Vip.   Aux dires de Serges Gancadja, l’animation sera au top comme d’habitude dans ce bar. L’entrée est libre et gratuite.

 L’ARTISTE FRANCO- SENEGALAISE DIAGNE CHANEL ATTENDUE CE SAMEDI AU BENIN
La Peintre sculpteur, écrivaine plasticienne franco- sénégalaise Diagne Chanel invitée par  la Franco béninoise Christelle Yaovi de Souza dans le cadre de l’exposition  »  Le Monde de Sica  » Métissage-Mes tissages – Nos liens «  », foulera le sol béninois demain samedi 1er février 2014.

Réalisé par Victorin Fassinou

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Conseil des ministres du 29 janvier 2014 : Nominations au ministère de l’économie et des finances et à l’agriculture

janvier 31, 2014

Entre autres décisions prises, le Conseil des ministres du 29 janvier 2014 a procédé à des nominations à la présidence de la République, au ministère de l’économie et des finances et au ministère de l’agriculture.

COMMUNIQUE
Le Conseil des Ministres s’est réuni en séance ordinaire le mercredi 29 janvier 2014 sous la présidence du Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement.
Au début de la séance, le Président de la République a fait observer une minute de silence en la mémoire des feus :
· OROU DORE Fatouma veuve BOUKO KOTO, belle mère de Monsieur Pascal KORA BATA, Conseiller Technique au Suivi des Programmes du Ministre de la Santé, décédée le 16 novembre 2013 ;
· AZONDEKON V. Randolph-Désiré, Administrateur du Trésor, ancien Député à l’Assemblée Nationale (3ème législature), décédé le 16 janvier 2014.
Au cours de la séance, le Conseil des Ministres a examiné plusieurs dossiers notamment :
§ La préparation de la Table Ronde des Partenaires Techniques et Financiers pour le financement du développement du Bénin ;
§ les rapports de la mission d’audit commanditée dans huit (8) sociétés d’Etat ;
§ la gouvernance des rizeries de Malanville et de Glazoué ;
§ la situation des mouvements sociaux en cours ;
§ le point sur la déclaration des biens des membres du Gouvernement conformément aux dispositions constitutionnelles et légales ;
Dans le cadre de l’organisation de la Table Ronde des Partenaires Techniques et Financiers pour le développement du Bénin, les membres du Gouvernement ont rendu compte au Conseil des Ministres des diligences en cours dans leurs départements pour produire dans les délais à l’intention des Partenaires techniques et financiers à inviter, des documents de politique et de stratégies pertinents ainsi que des programmes et projets structurants porteurs et créateurs de richesse et de valeur ajoutée. A cet égard, tous les mécanismes de financement du développement devront être mis à contribution pour faire de notre pays une grande place financière à l’instar de certains pays de la sous région ouest africaine.
Un comité ministériel sous la présidence du Ministre d’Etat a été mis en place pour synthétiser, affiner les différentes recommandations et rendre compte dans un délai de deux (2) semaines au Conseil des Ministres.
En ce qui concerne l’audit des sociétés d’Etat, des instructions ont été données au Ministre du Développement, de l’Analyse Economique et de la Prospective pour inviter les Auditeurs à présenter la synthèse de leurs rapports au cours d’un séminaire gouvernemental pour des décisions conséquentes à prendre dans le sens d’une bonne gouvernance des entreprises auditées.
Le Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche a rendu compte au Conseil des Ministres du non rachat aux producteurs du riz local par la SONAPRA pour le compte de l’ONASA.
En effet, pour assurer au plan national la sécurité alimentaire, la SONAPRA fournit habituellement à l’ONASA du riz blanc local produit dans nos rizeries et vendu aux populations à prix subventionnés dans les boutiques témoins.
Mais actuellement, le constat est que l’achat du riz paddy auprès des producteurs connait des difficultés qui pourraient impacter négativement sur la production locale et nationale du riz en raison de la mévente actuelle.
C’est pourquoi, le Gouvernement, soucieux d’encourager les producteurs locaux de riz à poursuivre leur spéculation qui contribue substantiellement à la sécurité alimentaire, a instruit le Ministre de l’Economie et des Finances à octroyer des avances remboursables à la SONAPRA et à l’ONASA en vue de leur permettre d’acheter les stocks de riz engrangés par les producteurs et menacés par les intempéries.
Dans ce cadre, l’évaluation de la quantité de riz décortiqué et non décortiqué disponibles à acheter auprès des producteurs a été demandée au Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche.
De même, un comité présidé par le Ministre d’Etat chargé de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique et comprenant le Ministre chargé de l’Evaluation des Politiques Publiques et des Programmes de Dénationalisation, le Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, le Ministre du Développement de l’Analyse Economique et de la Prospective et le Ministre de l’Economie et des Finances a été mis en place.
Le comité a été chargé de :
– réfléchir sur l’évolution future du mécanisme d’acquisition, de transformation et d’écoulement de la production rizicole ;
– analyser les problèmes de distribution des semences ;
– approfondir la réflexion déjà en cours au sujet des usines de transformation agricole et la gestion de la production vivrière.
Par ailleurs, le Ministre du Travail, de la Fonction Publique, de la Réforme Administrative et Institutionnelle, chargé du Dialogue Social a rendu compte au Conseil des Ministres de la situation sociale dans l’administration publique marquée par des grèves.
En prenant acte de cette communication, le Conseil a instruit ledit Ministre de prendre les dispositions en vue de la poursuite des négociations avec les syndicats. A cet effet, une rencontre Gouvernement-Partenaires sociaux est prévue le lundi 03 février 2014 en présence du Médiateur de la République, du Haut Commissaire à la Gouvernance Concertée et du Président du Conseil Economique et Social.
Le Gouvernement saisit cette occasion pour réaffirmer sa disponibilité permanente à renouer et poursuivre, dans le respect de lois de la République, le dialogue en vue de parvenir à des solutions appropriées pour restaurer un climat de paix et de sérénité, l’enjeu étant le développement de notre commune patrie.
S’agissant du point sur la situation de la déclaration des biens des membres du Gouvernement dès leur entrée en fonction, il est apparu, à la suite d’une séance de concertation avec la Cour Suprême que tous les Ministres sans exclusive, anciens membres comme nouveaux ont satisfait à cette obligation constitutionnelle. Tous les membres du Gouvernement actuel ont en effet procédé à la déclaration de leurs biens, le Président de la République en tête.
En ce qui concerne les Ministres qui ne font plus partie du Gouvernement, le Conseil des Ministres invite l’Autorité Nationale de Lutte contre la corruption et la Cour Suprême, à prendre les dispositions utiles, afin de les amener, au cas où ils ne l’auraient pas encore fait, à se conformer, à ces dispositions légales et constitutionnelles.
Le Conseil saisit cette occasion pour convier les autres personnalités concernées par cette exigence à s’y astreindre conformément à l’article 3 de la loi portant lutte contre la corruption en République du Bénin. Il s’agit notamment des personnalités élues à un mandat public (Députés à l’Assemblée Nationale, Maires, Conseillers municipaux et locaux), des personnalités tels que les hauts fonctionnaires nommés en Conseil des Ministres, les directeurs centraux de l’Administration, les directeurs des offices et sociétés d’Etat, les membres des états majors des armées, les membres des juridictions (Juges, Procureurs, Greffiers), tout ordonnateur de dépenses publique de tout organisme public et toute personne morale de droit public, les Ambassadeurs, les membres de l’Autorité Nationale de Lutte contre la Corruption.
Ce respect scrupuleux de ces dispositions constitutionnelles et légales participe de la stratégie de lutte contre la corruption.
Enfin les nominations suivantes ont été prononcées.
1. A la Présidence de la République ;
Sur proposition du Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement ;
§ Secrétaire Général du Gouvernement : Monsieur Alassani TIGRI
2. Au Ministère de l’Economie et des Finances ;
Sur proposition du Ministre ;
§ Secrétaire Général Adjoint du Ministère : Madame Alice Maxime OUALI épouse AFFO ;
§ Contrôleur Financier : Monsieur Franck DJIGLA ;
§ Conseiller Technique au Suivi des Réformes : Monsieur Iliass SINA DOUNHOUIRO ;
§ Directeur Général Adjoint de la Loterie Nationale du Bénin : Monsieur Germain DODO CADJA ;
3. Au Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche ;
Sur proposition du Ministre ;
Directeur Général de la Centrale d’Achat des Intrants Agricoles : Monsieur Pamphile Cossi TOBADA.

Fait à Cotonou, le 29 janvier 2014

Le Secrétaire Général du Gouvernement,
Alassani TIGRI

 

Conseil des ministres du 28 janvier 2014 : Le Commissaire Innocentia G. Apovo Monteiro promu à l’Oipc-Interpol

Madame le Commissaire de Police de 2ème classe Innocentia G. Apovo Monteiro est promu par le Conseil des ministres du mardi 28 janvier 2014 au poste d’Officier de renseignement criminel au département de la traite des êtres humains du Secrétariat Général de l’Organisation Internationale de Police Criminelle (Oipc-Interpol) à Lyon en France.
COMMUNIQUE
Le Conseil des Ministres s’est réuni le mardi 28 janvier 2014 sous la présidence du Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement.
Au cours de la séance, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant nomination de Madame le Commissaire de Police de 2ème classe Innocentia G. APOVO MONTEIRO au poste d’Officier de renseignement criminel au département de la traite des êtres humains du Secrétariat Général de l’Organisation Internationale de Police Criminelle (OIPC-INTERPOL) à Lyon en France.
Le Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche a rendu compte au Conseil qui l’a approuvé, du processus de sélection des sociétés attributaires des marchés d’intrants à la suite du lancement des dossiers d’appel d’offres internationaux pour la fourniture d’intrants agricoles au titre de la campagne 2014-2015.
Il convient de rappeler que l’approvisionnement des producteurs en intrants agricoles, au titre de cette campagne, concerne la fourniture d’herbicides, d’engrais coton, de produits phytosanitaires, d’engrais vivriers, de produits de traitement des semences, des appareils de traitement et de fourniture des GPS.
Le Conseil a, par ailleurs autorisé :
· la participation du Bénin à la réunion des Ministres de la Sécurité sur la libre circulation des personnes et des biens à Niamey, le 04 février 2014 en préparation du prochain sommet des Chefs d’Etat de la CEDEAO.
·    le principe d’externalisation du service de raccordement téléphonique et internet des abonnés et de l’exploitation de la « capacité dormante » sur le câble SAT3. Dans ce cadre, les différents accords de partenariat public privé permettront de rendre perceptibles les actions menées par Bénin Télécom et le Ministère en charge de la Communication en vue d’améliorer l’environnement du climat des affaires. Par ailleurs, Bénin Télécom affiche à ce jour une utilisation très limitée de 20% de la capacité disponible sur le câble sous marin SAT 3. Les 80% disponibles constituent un manque à gagner dont la non utilisation limite la couverture des besoins des populations. Des partenaires sérieux et compétents seront recherchés pour l’exploitation de cette capacité afin de contribuer à la rentabilisation des installations de Bénin Télécom SA.
Enfin, sur proposition du Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement, Monsieur Alassani TIGRI est nommé Secrétaire Général du Gouvernement par intérim.

Fait à Cotonou, le 28 janvier 2014

La Secrétaire Générale Adjointe du Gouvernement,
Clémentine A. AGBOMADOKAN

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Réponse aux propos de Yayi devant les jeunes : L’UN dénonce la violation de la Constitution par Yayi (Elle en appelle aux responsabilités des forces vives)

janvier 31, 2014

L’Union fait la Nation a réagi aux propos tenus par le Chef de l’Etat, le lundi 27 janvier 2014, au palais de la Marina devant des jeunes. C’est à l’occasion d’un point de presse tenu hier, jeudi le 30 janvier 2014, à son siège à Fifadji à Cotonou. La déclaration lue par Théophile Montcho, coordonnateur national adjoint de l’UN, déplore le fait qu’une fois encore Boni Yayi vient de violer la Constitution du Bénin par ses déclarations. L’Union fait la Nation en appelle par conséquent à toutes les forces politiques, à toutes les forces sociales, à toutes les forces morales et spirituelles de notre pays, afin qu’elles prennent leurs responsabilités.

Déclaration de l’UN
Mesdames et Messieurs,
Qu’il vous souvienne que durant la campagne pour les élections législatives en 2007, le Chef de l’Etat avait pris l’habitude d’ordonner la fermeture des micros et des caméras avant de s’adresser, en langue nationale, aux populations des régions septentrionales de notre pays. Malgré ces précautions et même à cause d’elles, les archives regorgent des contre-vérités assénées à nos concitoyens ainsi que des haineux propos régionalistes de celui qui venait de jurer «de se conduire partout en fidèle et loyal serviteur du peuple.»
Qu’il vous souvienne de son interview «à cœur ouvert», avec la presse béninoise le 1er Aout 2012. Le peuple béninois et le monde entier découvraient, sur les écrans de la télévision, la nature véritable et les convictions profondes de celui qui conduisait les affaires publiques au niveau le plus élevé de l’Etat: irresponsabilité, agressivité, tribalisme, incohérence, absence de vision et de boussole. Les populations, qui espéraient trouver dans les propos présidentiels des débuts de solution aux difficultés qui les accablent, apprennent avec stupéfaction que le Chef de l’Etat n’en savait rien et n’y était pour rien. Seuls ses adversaires politiques devaient répondre des conséquences désastreuses de sa politique. Si ce ne sont pas des opérateurs économiques peu vertueux, ce sont les syndicalistes forcément corrompus et manipulés ou les «caïmans et crocodiles » tapis dans les eaux du marigot dans lequel il a plongé, c’est-à-dire, la «classe politique» globalement «médiocre».
Dévoilant ses instructions confidentielles à nos concitoyens du nord qu’il déclare être «les siens», le Chef de l’Etat les exhorte à affronter ceux du Sud et à aller demander des comptes aux dirigeants syndicaux. Aussi renvoie-t-il, plus tard, dans la catégorie des «petits», les évêques catholiques qui ont osé parler de dialogue et de doute sur les prétendues tentatives d’empoisonnement et de coup d’Etat dans leur lettre pastorale du 15 août 2013. Le contenu agressif et la tonalité méprisante de la lettre que le Chef de l’Etat a cru devoir adresser à la Conférence épiscopale traduisent sa conception du rôle et de la place des corps constitués et des Institutions de la République.
C’est pour en faire une nouvelle illustration que, le 7 janvier 2014, le Chef de l’Etat s’est lancé dans un discours haineux, injurieux, agressif et décousus en réponse aux vœux que la société civile lui a formulés. Bien qu’il se soit trouvé des compatriotes pour soutenir de telles dérives, la riposte est venue de la jeunesse qui les a unanimement condamnées sur les réseaux sociaux.
Depuis le lundi 27 janvier 2014, les jeunes ont reçu la réponse à leur audace. Séquestrés au palais de la présidence de la République durant plusieurs heures, ils se sont vu infliger les pires humiliations, malgré leur message de détresse et d’appel au secours. Atterrés, désorientés, épuisés et dégoûtés, ils ont été condamnés à écouter des déclamations sans aucun rapport avec leurs légitimes revendications. Les états d’âme du Président de la République ont remplacé la recherche de solutions à leur quête d’emplois. Aucune proposition n’a projeté une lueur d’espoir si bien qu’une fois libérés, ils s’en sont retournés, dépités, la tête basse, plus démotivés et plus désespérés que jamais.
Après huit ans de matraquage médiatique, quel citoyen se surprend encore de la persistance et de la constance du Chef de l’Etat dans la violence verbale, les propos haineux et régionalistes, la mise à l’index et le dénigrement de certains citoyens à travers des accusations mensongères, les menaces contre tous ceux qui osent penser autrement que lui, etc. ?
Qui se surprend encore du déni permanent dans lequel le Chef de l’Etat s’enferme face à l’état délabré de notre économie, au démantèlement de l’Etat de droit et de la Démocratie, à la destruction des bases d’une administration véritable ?
Qui se surprend de la manipulation systématique des indicateurs de la contreperformance du gouvernement dans tous les domaines et de la tendance à ne jamais reconnaitre ses propres responsabilités, désignant en permanence des boucs-émissaires ?
Personne ne saurait en douter, le 27 janvier, le Chef de l’Etat a encore une fois, étalé les meilleurs arguments dont il dispose pour construire un pays de paix et de stabilité sociale, à savoir, provoquer, étaler du mépris pour les autres, déformer les faits connus de tous, dénigrer les uns, diffamer les autres. Pour éteindre l’incendie qui se déclare dans notre maison commune, il déverse de l’essence sur le toit. Il encourage la répression sauvage des responsables syndicaux, des opposants, des opérateurs économiques qu’il n’a pas réussi à transformer en hommes-liges.
Le Chef de l’Etat a tout simplement violé la Constitution et renié son serment. Il n’en est pas à la première édition. Son objectif constant reste la liquidation de la démocratie et l’instauration d’une dictature qu’il qualifie de développement. C’est pour y parvenir qu’il s’attaque à l’Etat de droit et qu’il sollicite la complicité de la Cour Constitutionnelle.
L’Union fait la Nation, face à cet entêtement dans la destruction de notre pays et dans son avilissement, appelle à un sursaut patriotique des forces vives de la Nation. L’urgence d’une solution conforme à nos lois et à notre Constitution s’impose chaque jour. C’est le moment de prévenir, c’est le moment de prémunir notre pays contre le type de drames vers lesquels conduisent les Chefs incendiaires, qui divisent les citoyens et les opposent les uns aux autres, qui demandent à la jeunesse de «se mettre debout» et de se constituer en son « bouclier », après l’avoir gavée de contre-vérités, d’amalgames, de présentations approximative et tendancieuse des faits et des données.
L’heure est grave. Nous en appelons à toutes les forces politiques, à toutes les forces sociales, à toutes les forces morales et spirituelles de notre pays, afin qu’elles prennent leurs responsabilités. Nul ne saurait dire demain, qu’il ne savait pas. C’est le moment pour que les patriotes, toutes tendances confondues, se donnent la main pour mettre un terme aux dérives  suicidaires.
Elu président, Monsieur Yayi Boni n’est pas au-dessus des lois de la République. Ce pays ne lui appartient pas en propriété privée. Il doit du respect aux institutions, à son propre serment, aux représentants des travailleurs, aux représentants du Peuple. L’histoire nous enseigne que les dictatures les plus féroces se sont progressivement installées avec les mêmes approches, avec les mêmes pratiques, avec le même style au bénéfice du silence et de l’inaction des populations abusées.
C’est le moment de réagir. C’est le moment d’agir. C’est le moment de prévenir.

Cotonou, le 30 Janvier 2014.

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Sortie politique du Président du Parti Restaurer l’espoir ; Azannaï contre l’instrumentalisation de la jeunesse par Boni Yayi

janvier 31, 2014

« Instrumentalisation des jeunes par Boni Yayi : dits et non – dits des propos attentatoires à la paix et à la cohésion nationale ». C’est le thème de la conférence de presse animée hier jeudi 30 janvier 2014 à l’hôtel Bénin Marina de Cotonou par l’honorable Candide Azannaï, Président du Parti Restaurer l’espoir et député à l’Assemblée Nationale. Voici un extrait de sa déclaration liminaire.

Déclaration liminaire:

(…)
Permettez – moi, de vous réitérer mes vœux de parfaite santé, de bonheur tout au long de cette année 2014, que je vous souhaite, pacifique et prospère.
Le dernier entretien de Monsieur Boni YAYI avec un groupe d’individus réunis dans la salle du Peuple du Palais de la République sous le prétexte de la présentation des vœux du nouvel an de la jeunesse de notre Pays au Chef de l’Etat , provoque en moi, une vive protestation, une totale indignation.
C’est pour partager avec vous, les impensés des propos d’une gravité si horrible, mais hélas, malheureusement tenus par le Président de la République à l’intention des plus jeunes dit – il, que j’ai décidé de vous inviter.
Recevez donc tous mes remerciements pour avoir répondu si promptement et si massivement à mon invitation malgré son caractère quasi – express.
Ces propos de Boni YAYI, sont teints de mensonges et sont manifestement caractéristiques d’un leadership de type pathologique rappelant avec un fort outrage les débuts d’HITLER, les pratiques d’endoctrinement décelables chez des extrémistes du talibanisme du non – État…
Vous avez tous suivi lesdits excès verbaux; je ne peux m’en douter et c’est pourquoi je m’abstiendrai de vous les relire ici.
Mes mots introductifs présents, indiqueront pour notre entretien, les repères diaboliques de cette exhibition qui se pose comme un des purs clonages des salissures dont est auteur le même Boni YAYI le 1er Août 2012, en méconnaissance totale de notre Constitution, mais également en offense au serment de l’Art. 53 de cette Loi suprême de l’Etat.
L’instrumentalisation des jeunes comme son bouclier personnel et particulier se révèle l’intime raison pour laquelle Boni YAYI s’est déchaîné contre la démocratie plurielle et l’Etat de droit, contre les acquis fondamentaux du pacte sacré de la République que le Peuple s’est conclu avec le Peuple à l’occasion de la Conférence Nationale de février 1990.
La confusion langagière étalée par Boni Yayi est plus que dégradante à tout point de vue à la fonction présidentielle et laisse interpréter un sentiment de culpabilité qu’il refuse d’assumer, préférant le refuge derrière la fabrication paranoïaque d’ennemis imaginaires de la Nation.

Mon intervention va suivre le plan suivant :
I – Culte de la personnalité et manipulation de la jeunesse
II – Invention des ennemis de la Nation et menace sur la Cohésion Nationale
III- Médiocrité discursive et propos attentatoires à la paix
IV – Que faire ?

CULTE DE LA PERSONNALITÉ ET MANIPULATION DE LA JEUNESSE

Le Führer, le Duce, le Conducator, le Caudillo , le Timonier national, le Petit – père des Peuples, le Guide de la Révolution, s’étaient tous illustrés de la sorte devant des tranches de leurs populations qu’ils estimaient encore manipulables, encore parmi les plus vulnérables parce que croulants sous les incertitudes sociales et existentielles telles l’emploi, le sous – emploi, le chômage et l’effectivité du droit au travail, l’entrée réussie dans la vie active, l’insertion dans le monde du travail rémunérateur et pérenne …Sur les problèmes de la jeunesse, Boni Yayi n’avait aucune solution idoine. Sa seule trouvaille était de proposer des ballons de football à la jeunesse béninoise.
Ainsi pensait- t-il se débarrasser des problèmes de la jeunesse qui devrait lui coller la paix en échange de ballons de football… Le 1er août 2012, c’était ce qu’il avait affirmé.
Je voudrais rappeler que c’est parce que des politiques avertis et inquiets des conditions de précarité sous le Changement / Refondation qui ne finissaient pas de dépraver la jeunesse, avaient établi le lien entre le capital privé national et la problématique de la jeunesse comme enjeu de développement au cours d’une Conférence de presse décisive animée conjointement par Janvier Yahouedeou, Ismaël TIDJANI – SERPOS, Sacca FIKARA et moi – même Candide Armand – Marie AZANNAI que Boni Yayi s’est précipitamment mis à dévorer sans cuisson la jeunesse comme sujet de démagogie politique.
Mais, il est immorale tout profit privé sur les malheurs de l’humain, sur les désespoirs qui menacent les plus jeunes de la société, sur le désarroi de nos enfants…
Les déclarations de Boni Yayi indiquent que l’effet d’annonce de milliards dits aux jeunes, doit être décrypté comme un appât fumant sous lequel, il a dressé contre nos enfants, un perfide hameçon: le cruel dessein de formater des jeunes en bouclier dans ses calculs de provocation de troubles, de manipulations orientées en vue d’une guerre au BENIN, que lui Boni Yayi planifie entre les filles et les fils de cette Nation qu’il appelle à l’affrontement.
La jeunesse doit savoir que quiconque s’attaque à l’investissement privé national, ne peut créer en système de démocratie plurielle et de libéralisme et en pleine stratégie internationale des échanges dominée par l’ouverture des marchés, les conditions exigées pour une politique efficace en matière de maîtrise du couple Jeunesse /emploi.
Les milliards supposés peuvent quoi et à quelle jeunesse, et à combien d’entre les jeunes, dans une matrice de clientélisme alors même que le Président de la République prend lui – même, le commandement de la politicaillerie de persécution sélective du capital privé national à des fins de règlement de compte personnel, au mépris de l’intérêt général ?
Nul ne doit laisser Boni Yayi réduire les jeunes de notre Pays à des emmerdeurs qui devront lui coller la paix en échange de ballons de football, et il doit être clair dans sa tête que nous le tiendrons personnellement responsable de toute instrumentalisation de la jeunesse comme son bouclier humain particulier qu’il entend entraîner dans son aventurisme guerrier contre le Peuple béninois.

INVENTION DES ENNEMIS DE LA NATION ET MENACE SUR LA COHÉSION NATIONALE

La notion de l’ennemi fonctionne souvent en politique comme présupposé. On lie cette notion à celle de l’ami. De nombreux travaux scientifiques permettent de comprendre la lutte en politique à travers le couple ami / ennemi.
J’ai eu des occasions de dire que le droit de se chercher des ennemis ou des amis est loisible à chacun dans le champ des relations privées et particulières qui déterminent nos commerces avec nos semblables.
Aucun individu, ne peut à lui seul désigner à l’occasion des conflits internes entre citoyens au sein de la même communauté nationale, l’autre citoyen, l’autre fortune, l’autre langue, l’autre religion , l’autre culture, l’autre région, l’autre intelligence, l’autre parti politique etc comme ennemis de la Nation. Agir de la sorte, comme le fait Boni Yayi sans aucune retenue est incompatible avec la Démocratie plurielle et les exigences de la charge que symbolise le mot « FRATERNITÉ «dans la Devise de la Nation.
En démocratie plurielle, la notion de l’ennemi de la Nation est inapplicable entre citoyen, car ce n’est pas parce que des citoyens seraient ennemis l’un envers l’autre, que de ce seul fait, ils se désigneront comme ennemis de la Nation. Ce thème de l’ennemi de la Nation s’adresse en général à l’étranger envahisseur…
L’ennemi de Boni Yayi ne peut en aucune manière et en aucune matière, être l’ennemi de la Nation simplement parce qu’ennemi de Boni Yayi.
Ce qui est dangereux dans les propos de Boni Yayi, ce n’est pas le fait qu’il se reconnaît des ennemis dans toutes les expressions de différences qui s’opposent à la médiocrité avec laquelle il nuit à la fonction présidentielle, c’est la stigmatisation de tout citoyen en conflit avec lui comme automatiquement un ennemi de la Nation. Il s’agit d’un non-sens de pure mauvaise foi, dans la mesure où le fondement même de la démocratie est oppositionnel et exclusivement craintif de la pensée unique qu’il exclue fondamentalement.
C’est embrouillé la jeunesse et c’est cherché à abuser d’elle que de vouloir lui faire croire que Patrice TALON, Sébastien AJAVON, Olivier BOKO, Sefou FAGBOHOUN , Salifou ISSA dit SALÉ … sont des ennemis de la Nation…
Je vous dit que ces Messieurs individuellement et collectivement sont traités à tort simplement à cause de leur réussite personnelle sur laquelle désormais il y a la certitude affichée de ne pas servir au projet de falsification des acquis de la Conférence Nationale par les desseins inavoués de Boni Yayi contre notre Constitution…
Je voudrais conseiller Jean COCTEAU : « Nous devons croire en la chance; sans cela comment expliquerons – nous le succès des gens que nous n’aimons pas ?».
Dire aux jeunes que ces personnes ont volé la Nation, est une affabulation, que de ce mensonge le Président de la République les stigmatise, les caricature et les fabrique comme ennemis de la Nation alors même que c’est confiant en la signature de l’Etat de cette même Nation qu’ils ont pris des risques énormes dans le dialogue de l’investissement et des affaires sur la terre de leurs ancêtres est incapable, en démocratie et chez nous.
Ainsi, parce que Boni Yayi qui avait des fréquentations avec toutes ces personnalités du monde des affaires avant que d’être hisser là où il est, ne les aime plus, toute personne qui retient la sacralité de la famille et l’inviolabilité de l’amitié devrait être persécutée et salie par lui avec les moyens du contribuable.
Il vous suffit d’être identifié comme amis de ses Messieurs, surtout de Patrice TALON pour être sous la menace de Boni Yayi.
J’en fais les frais. Le plus étonnant pour moi, a été l’assaut de plus sept policiers français contre moi, alors même que je m’apprêtais à poser les pieds dans la navette qui devrait me conduire à mon vol retour sur Cotonou le 26 décembre dernier au lendemain des fêtes de Noël …
Les opposants sont ennemis de la Nation, les membres de la majorité présidentielle qui ne montrent les dents pour singer l’acquiescement des dérives pathologiques d’une présidence de la République au rabais sont ennemis de la Nation, le clergé catholique est ennemi de la Nation, les syndicalistes sont ennemis de la Nation, même toute personne qui donne un conseil qui n’appuie pas les impasses de boni Yayi sont ennemis de la Nation…
Voir des ennemis de la Nation partout sans discernement est nuisible à la cohésion nationale. (…)

MÉDIOCRITÉ DISCURSIVE ET PROPOS ATTENTATOIRES À LA PAIX

Les propos de Boni Yayi face à certains jeunes sous le prétexte d’une cérémonie de présentation de vœux du nouvel un 27 janvier, soit un mois après les répressions sanglantes du 27 décembre 2013, sont aussi graves que son inopportunité verbale du 1er août 2012.
Un président de la République ne peut rabaisser le discours présidentiel aux propos indignes des badauds et de la délinquance langagière.
« Ils vont à Paris … je les suis…je au courant de tout…je les ai tous…ils sont dans mes mains…je les attends…je vais bondir sur…ils verront…il peut avoir la guerre…vous les jeunes je vous le jure…le père céleste créateur du ciel et de la terre…vous êtes mon bouclier, je serai avec vous au ciel ou sur la terre…les syndicalistes…le président ne peut plus toucher quelqu’un…il vont utiliser de l’encre rouge…ternir mon image…l’image de la République…si il peut ramener 1% de ce qu’il a …»….
Et j’en aurai oublié si j’évoquais : «… ils peuvent marcher maintenant …je vais leur acheter des ranger’s… sans propos violents,..»
Et avec toutes ces indigestions discursives cyniquement comédiennes il s’affuble du pseudo « PAPA», en contraste avec des désinvoltures parolières pyrogènes dans un contexte de tensions sociales et politiques dont il est la cause directe de par la faiblesse de la médiocrité politique dont il se révèle le prototype à la tête de notre Pays depuis les indépendances …
Lorsque le 1er Août 2012, il avait menacé de détruire les TALON, et de nuire aux petits, nous avions tous suivi les événements …
Maintenant qu’il déclare que tout le monde est dans ses mains, et que les gens verront quand bondira à quoi devrons nous, nous attendre ?
Des clarifications s’imposent sur où, le Président Boni Yayi veut conduire la Nation.
(…)
Une action syndicale peut – être politique et politiquement soutenue, tout comme une action politique peut – être soutenue par des mouvements syndicaux. Il n’y a aucune malice à cela. C’est des logiques de complémentarités chaque fois que l’objet de la lutte touche de quelque manière, les valeurs fondamentales de la République et surtout les libertés et les droits de l’homme. C’est donc des cris enfantins que de voir des adultes, et qui plus est grave un Chef d’Etat dans une République démocratique et laïque, s’extasier à ne pas lire rapidement l’intérêt qu’il y a que les actions de protection des libertés convergent dans les rues et côte à côte le Peuple uni dans toutes ses composantes en lutte contre l’imposture…
Parfois, les forces de sécurité et les armes de la République, finissent dans l’assaut final contre l’Etat de police dans une sacré et spontanée fraternisation contre l’autocrate, contre le despote, contre le détournement abusif de la puissance publique contre l’intérêt général. L’unité syndicats / politiques est une des normalités en démocratie plurielle.
Il n’y a aucun interdit dois-je affirmer au Président Boni YAYI que des politiques rencontrent des syndicats et que des syndicalistes rendent des visites à des politiques. Dire le  contraire aux jeunes, c’est tenter de les abrutir…  Et c’est bien une inquiétude que Boni Yayi s’adonne à de tels non – sens en face des plus jeunes, en face de nos enfants…
Le prétexte du raccourcissement du mandat est un faux – fuyant. Les systèmes politiques modernes ou anciens n’excluent pas les raccourcissements de mandat. Les grandes démocraties en connaissent et la mettent en œuvre chaque fois que nécessaire.  La Constitution du BENIN n’a pas fait le muet sur la question et il est vain que Boni Yayi agite frénétiquement et épisodiquement l’argument des menaces sur son mandat pour répandre la terreur en faisant croire sous les vacarmes de ses appels à l’affrontement des uns contre les autres qu’il a des étoffes de chef de guerre clanique…
Pour la crédibilité du système de Démocratie plurielle, et de l’Etat de droit, tout Gouvernant qui renie sa signature, doit en déduire qu’il renie par ce seul fait, le mandat à l’occasion de l’exercice duquel, il s’est rendu de la sorte fourbe.
La seule obligation du respect du Peuple Souverain suffit, pour qu’un tel responsable tire comme conséquence, que sa fourberie lui retire automatiquement, toute considération en tant que Président de la République , car l’exercice du pouvoir en démocratie doit être exigence de la plus grande exemplarité relativement au serment qui encadre l’entrée en toute haute fonction républicaine.

QUE FAIRE ?

L’urgent est la compréhension des dits et non – dits des propos et des agissements de Boni Yayi.
Les dits indiquent l’aveu d’échec. Les lecteurs politiques sérieux avaient décrypté cet auto – diagnostic que constituaient déjà les propos scandaleux du 1er Août 2012.
Mais une autre compréhension est le refus d’assumer l’échec qui pousse à la construction des échappatoires en dehors des voies de l’alternance qui ne garantissent pas l’impunité si les présidentielles de 2016 devraient se déroulées dans la parfaite régularité.
La peur entre en scène dans la dimension psychologique de l’anticipation de l’après – pouvoir : compliquer l’alternance pour s’accrocher au pouvoir au besoin par la terreur se met en relief dans les schémas anti – constitutionnels de Boni Yayi…
Les non – dits orientent vers le vain besoin d’une loi d’amnistie. Il est une question de vie ou de mort pour Boni Yayi qui est de s’éterniser au pouvoir ou à défaut, de se chercher une immunité sur mesure en échange d’une impunité. Ces non – dits, poussent Boni YAYI dans les soubresauts pathologiques du pouvoir qui lui font en anticiper les cauchemars d’une balance de reddition des comptes qu’il sait désastreuse pour lui.
Devant une telle lecture, on devra décrypter les propos de 2012 et ceux du 27 janvier 2014 comme des catégories d’acte de désespérés .
Le rôle de la classe politique responsable est : de soutenir les mouvements de protestations populaires, de soutenir les revendications syndicales, et de condamner toute confiscation de salaire sous forme de défalcation. Les travailleurs victimes doivent être rassurés que lesdites défalcations tôt ou tard leurs seront rétrocédées et au besoin avec intérêts; de condamner les répressions sanglantes du 27 décembre 2013; de dénoncer les propos attentatoires à la paix et la cohésion nationale tenus par Boni Yayi le 27 janvier dernier devant des jeunes ; d’interdire l’instrumentalisation de la jeunesse et de mettre en garde le Président Boni Yayi contre la transformation des jeunes en bouclier humain; d’ouvrir le chapitre du déboulonnage de la médiocrité présidentielle; de créer les conditions du chapitre de la proposition d’une autre modélisation du développement axée sur la jeunesse et l’investissement privé national comme première source de la création du travail et de la richesse nationale; e réaliser les conditions de mutualisations des intelligences et stratégies organisationnelles en vue d’une plus grande efficacité dans la défense et la protection des acquis de la Conférence nationale de 1990.
(…)
Merci infiniment.

Candide Armand – Marie AZANNAI.

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