Selon le Fonac : Voici les priorités des Béninois

août 30, 2013

Dans une lettre relative à «la tension perceptible à propos de la révision de la Constitution », le Conseil d’Administration du Fonac a dressé au Président de la République une liste de ce qui lui paraît indispensable aujourd’hui à réaliser pour le prospérité des Béninois. La révision de la Constitution semble ne pas faire partie des «préoccupations majeures » actuellement pour le pays.

C’est une lettre pleine de sens que le Conseil d’administration du Fonac a envoyée au Chef de l’Etat. Un rappel des priorités des Béninois à celui qui, normalement, devait le savoir. «Le Conseil d’Administration du Fonac vous propose de ne pas vous éloigner des préoccupations majeures », ont mentionné Jean-Baptiste Elias et ses pairs du Conseil d’administration. Ces priorités se rapportent à la correction de la Lépi pour l’organisation des élections municipales, communales et locales ; le règlement définitif de l’affaire des spoliés de Icc services et consorts ; le suivi de la mise en œuvre des réformes au port de Cotonou ; le suivi de la campagne cotonnière confrontée aux aléas climatiques ; le suivi des chantiers de construction d’infrastructures routières ; la mise en œuvre de la charte nationale pour la gouvernance de développement au Bénin au sein de l’administration et la recherche de financement au profit des programmes et projets en faveur des femmes et des jeunes. Avant le Conseil d’administration du Fonac, plusieurs structures et organisations ne cessent de souligner que la révision de la Constitution ne règle pas les problèmes des Béninois. La majorité de ces derniers ne mangent pas à leur faim, n’arrivent pas à se soigner convenablement malgré les efforts du gouvernement. Encore une autre voix donc qui dit autre chose que les « objectifs » de Boni Yayi et ses ministres.
La lettre du Fonac au Chef de l’Etat
Lettre ouverture
Cotonou, le 26 Août 2013
A
Son Excellence
Docteur Boni Yayi Président de la République
Chef de l’État
Chef du Gouvernement
Cotonou

Objet : A/s de la tension perceptible à propos de la révision de la Constitution

Excellence Monsieur le Président de la République,
Le Conseil d’Administration du Fonac s’est réuni en session extraordinaire ce jour lundi 26 août 2013, au sujet de la situation de tension créée par l’introduction par votre gouvernement du projet de révision de la Constitution du 11 Décembre 1990 à l’Assemblée Nationale.
Après l’analyse de ce malaise socio-politique que vous avez approuvé dans votre réponse au message de la conférence Épiscopale et à voir la qualité et la diversité des personnes morales et physiques qui émettent des réserves ou s’opposent à l’initiative de révision de la constitution, le Conseil d’Administration du Fonac prend au sérieux ces attitudes qui se justifient par les malheureuses expériences vécues par bon nombre de pays africains dont les Présidents en fin de mandat ont procédé à la révision de la constitution pour se maintenir au pouvoir.
Les crises de confiance ne sont pas favorables au bon fonctionnement de l’administration publique et la bonne conduite des programmes et projets de développement. Elles nuisent à la crédibilité de notre démocratie, au respect de l’Etat de droit et notre capacité à entretenir la paix pour un développement harmonieux et durable.
Le Conseil d’Administration du Fonac vous propose de ne pas vous éloigner des préoccupations majeures que sont :
La correction de la Lépi pour l’organisation des élections municipales communales et locales
Le règlement définitif de l’affaire des spoliés de Icc services et consorts
Le suivi de la mise en œuvre des réformes au port de Cotonou
Le suivi de la campagne cotonnière confrontée aux aléas climatiques
Le suivi des chantiers de construction d’infrastructures routières
La mise en œuvre de la charte nationale pour la gouvernance de développement au Bénin au sein de l’administration
La recherche de financement au profit des programmes et projets en faveur des femmes et des jeunes.
Toutefois, si la révision de la Constitution devait intervenir, le Conseil d’Administration du Fonac se fait le devoir de vous proposer ce qui suit :
1- Retirer le projet de loi portant révision de la Constitution envoyé à l’Assemblée Nationale ;
2- Garder le préambule de la Constitution du 11 décembre 1990 sans aucun amendement préjudiciable ;
3- Reprendre le projet de révision de la Constitution en le complétant par les deux dispositions ci-après :
Article : …..
« Nul ne peut se présenter à l’élection présidentielle au Bénin s’il a déjà épuisé ses deux mandats de Président de la République du Bénin selon l’article 42 de la constitution du 11 Décembre 1990 » à la date de publication de la présente loi portant révision de la Constitution.
Article : …..
« La présente loi portant révision de la Constitution du 11 décembre 1990 entre en vigueur à compter de 06 avril 2016 »
4- Introduire le nouveau projet au Président de la Cour Suprême pour avis motivé ;
5- Envoyer le projet après avis motivé de la Cour Suprême au Président de l’Assemblée Nationale ;
6- l’Assemblée Nationale étudiera le dossier et organisera des séances de concertations avec les populations dans chacune de nos 77 communes ;
7- Le Gouvernement mettra à la disposition de Il Assemblée Nationale les moyens financiers et matériels qu’elle sollicitera pour l’accomplissement de sa mission ;
8- Les différents groupes de l’Assemblée Nationale feront leurs rapports qui seront centralisés au niveau de la commission des lois ;
9- Les antennes de Radio et Télévision du service public seront ouvertes à tous les courants de pensée pour s’exprimer sur le projet de révision de la Constitution ;
10- L’Assemblée Nationale connaîtra et étudiera le rapport de la commission des lois ; l’Assemblée Nationale rencontrera au cours des séances de concertation les Corps constitués, les Organisations de la Société Civile, les Agents de l’Etat, les Partis Politiques, les Médias, les Magistrats, les Responsables religieux, les Têtes Couronnées, les Jeunes, les Femmes, les Syndicats, les Associations de développement, les Artisans. Le consensus se réalisera autour dudit projet et le travail recevra les amendements et autres contributions des uns et des autres. Le Fonac fera savoir ses amendements, commentaires et observations au cours desdites séances de concertation.
Excellence Monsieur le Président de la République, si nos suggestions susmentionnées rencontraient votre assentiment tout le peuple béninois saura désormais que la révision n’est pas proposée dans le but de s’éterniser au pouvoir. En conséquence, le calme et la paix vont revenir dans notre pays.
Voici, Monsieur le Président de la République, les propositions du Conseil d’Administration du Fonac pour contribuer à baisser la tension socio-politique et permettre aux dirigeants à divers niveaux de s’occuper des sujets et problèmes de préoccupations des Béninois.
Veuillez croire, Excellence Monsieur le Président de la République à l’assurance de notre très haute considération.

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Recensement au Fonds national des retraites du Bénin : Le gouvernement aux trousses des pensionnaires fictifs

août 30, 2013

Combien sont-ils les pensionnés vivants du Fonds National des Retraites du Bénin (Fnrb) ? Ceux qui continuent de percevoir par virement bancaire ou postal  sont-ils toujours en droit de justifier cette qualité ? C’est pour répondre à cette question que le gouvernement a enclenché le recensement paiement du 02 au 13 septembre 2013 sur toute l’étendue  du territoire national. L’objectif spécifique de l’opération est de permettre aux services compétents du Ministère de l’Economie et des Finances  de clarifier le fichier des pensionnés. Et ce, conformément au relevé N°12 du conseil des ministres en date du 11 avril 2013.  

Dès lundi prochain, les pensionnés du Fonds National des Retraites du Bénin (Fnrb)  vont se rendre à la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique (Dgtcp) à Cotonou, dans  les recettes des finances des départements  et dans les recettes perceptions des communes. Et  ce, pour répondre à l’appel du ministre en charge des finances.  Lors de l’opération de recensement, la présentation physique du pensionné est obligatoire.  Les personnes concernées par cette opération sont les retraités civils et militaires, pensionnés titulaires du Fnrb. Il s’agit aussi des veuves, des veufs  et des tuteurs des orphelins mineurs bénéficiaires des pensions du Fnrb. Par contre, les pensionnés de la Caisse  Nationale de Sécurité Sociale (Cnss) ne sont pas concernés. Les intéressés devront se munir d’une pièce d’identité ( carte d’identité nationale ou passeport en cours de validité, ou la carte Lépi), l’arrêté d’attribution de la rente viagère s’il y a lieu, le livret de pension plus la photocopie des pages 2 et 3, une photo d’identité récente, le certificat de scolarité des enfants de moins de 20 ans, l’acte de naissance des enfants de moins de 20 ans. En dehors de ces pièces, les veuves ou veufs simples, les pensionnés tuteurs d’orphelins mineurs, les veuves tutrices ou veufs tuteurs devront ajouter une photocopie lisible, non légalisée de leur pièce d’identité  et l’acte de naissance des enfants de moins de 21 ans.
Les pensionnés béninois qui sont hors du territoire national sont regroupés en trois catégories à savoir : les pensionnés vivant hors du territoire national pour diverses raisons, les pensionnés malades et en évacuation sanitaire, les pensionnés militaires  ou paramilitaires en mission  pour le compte des Nations Unies. Ceux-ci sont répartis en trois zones à savoir Zone Afrique (Nigéria, Côte d’Ivoire, Gabon, Ghana, Niger), Zone Europe (France, Belgique, Suisse), Zone Amérique (Etats-Unis d’Amérique, Canada). Les organisateurs informent que l’opération ne pouvant se dérouler dans toutes les représentations nationales, celles ci-dessus citées ont été choisies à cause de leur forte concentration de Béninois. Les pensionnés vivant à l’extérieur devront fournir un certificat de vie délivré par l’ambassadeur ou une autorité compétente de l’ambassade du Bénin. Ce certificat doit mentionner le numéro du livret de pension du pensionné, une photo d’identité récente, une photocopie de la pièce d’identité en cours de validité (carte d’identité nationale, carte consulaire ou passeport ou la carte lépi). Les pensionnés malades et en évacuation sanitaire, les pensionnés militaires  ou paramilitaires en mission  pour le compte des Nations Unies se feront recenser dès leur retour en produisant les mêmes pièces que celles réclamées aux pensionnés vivant sur le territoire national, sous peine de voir leurs pensions suspendues.  Le comité de supervision générale répond à toutes questions utiles au 21008478.

Badou Adébayor Euloge

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Descente du ministre Edou Raphaël dans la commune de Ouidah : Pour s’enquérir du niveau des plants et du dispositif mis en place par le Dgfrn

août 30, 2013

Raphaël Edou était hier, jeudi 29 août 2013, dans la commune de Ouidah. L’objectif de cette descente était de s’enquérir de l’état des plants et la disposition mise en place par les unités de cette localité dans le cadre de l’opération 10 millions d’arbres et 10 millions d’âmes.

Dans le cadre de l’opération 10 millions d’arbres, 10 millions d’âmes, le ministre  de l’environnement chargé de la gestion des changements climatiques, du reboisement et de la protection des ressources naturelles et forestières était hier, jeudi 29 août 2013, dans la commune de Ouidah. Dès son arrivée à Ouidah, il a été reçu  en audience par la première autorité de cette commune, le maire Adjovi Séverin. Après l’audience, les deux hommes ont procédé à la mise en terre de plants dans les locaux de l’hôtel de Ville. Après cette étape, cap a été mis  sur  la forêt inter classe qui se trouve sur la route du cimetière communal de Ouidah. A cet endroit, le directeur  général des forêts et ressources naturelles, Théophile kakpo a souligné que la mairie de Ouidah avait choisi le site qui se trouve sur la route du cimetière où les forces militaires et paramilitaires se sont retrouvées pour son  implantation. Ensuite, la  délégation s’est rendue sur le circuit éco-touristique de la forêt classée de Pahou. Là également, le ministre a eu à parler avec le comité inter villageois  de cogestion de cette forêt. Le président du comité, M. Honoré Hountondji  a fait comprendre au ministre le travail que ce comité exerce dans le cadre la protection de cette forêt. A ses dires, ce comité intervient dans trois domaines à savoir la protection, le reboisement et la production des plants. Dans l’interview  accordée par le ministre dans le cadre de sa descente dans la commune de Ouidah, il déclare : « Nous sommes en train de voir le niveau d’entretien des plants et le dispositif mis en  place par la direction général des forêts et ressources naturelles pour qu’avant décembre 2013, nous disposions des sites appropriés de pépinières pour le reboisement ». Enfin, vu les efforts déployés par le Dgfrn, le ministre a félicité  ce dernier tout en lui demandant de continuer ses efforts pour le reboisement et que cela soit connu de tous les Béninois.

Boniface Kabla (Stg)

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Le tampon hygiénique ou périodique : avènement, définitions et inconvénients

août 30, 2013

Dispositif ayant un caractère absorbant et habituellement jetable, le tampon hygiénique encore appelé tampon périodique s’utilise uniquement lors des menstruations. Bien qu’il joue le rôle de couche menstruelle, le tampon se distingue notamment des couches usuelles. Il est généralement inséré par la femme dans le vagin pendant les menstruations à titre de protection hygiénique qui absorbe le sang de l’écoulement menstruel. Une fois introduit dans le vagin, le tampon périodique se gonfle afin de jouer efficacement son rôle d’absorption, et il a habituellement à son extrémité, un fil qui pend sur les petites lèvres de celle qui l’utilise. Fabriqué le plus souvent en viscose et parfois agrémenté d’un voile de coton, sa commercialisation a été contestée au départ par certains groupes religieux qui en désapprouvaient l’usage au motif qu’il stimulerait érotiquement les femmes. Aussi, certains médecins émettaient la crainte selon laquelle le tampon pourrait provoquer chez la femme qui l’utilise la perforation de l’hymen. Mais ces facteurs n’ont pu qu’en retarder l’adoption. Car entre les années 1920 et 1930, les premiers tampons périodiques furent commercialisés aux Etats-Unis ; soit une quarantaine d’années après la commercialisation des serviettes hygiéniques ou couches périodiques. Puis en 1938, la France a commencé à importer les tampons périodiques des Etats-Unis. Mais ce n’est qu’en 1947 que l’Europe a débuté la fabrication du tampon par le biais d’une société allemande fondée par le Dr Carl Hahn. Toutefois, selon plusieurs études, le tampon serait toxique et aurait des effets néfastes aussi bien sur l’environnement que sur la femme qui l’utilise. En effet, bien que les études soient divisées et parfois même contradictoires en la matière, certains spécialistes affirment que les tampons peuvent causer diverses déconvenues sanitaires chez la femme, notamment l’endométriose (prolifération de l’endomètre dans des endroits anormaux tels les ovaires ou le péritoine) et le risque que l’hymen soit abimé chez les jeunes filles vierges. Toutefois, certaines études récentes réaffirment le rôle protecteur du tampon. Cependant, il faut signaler que, le 12 mars 2013, le tampon périodique a été la cause d’une septicémie foudroyante chez une jeune fille de 16 ans nommée Katia qui en est décédée. Après des analyses sur son cas, les docteurs avaient conclu qu’elle avait souffert d’un staphylocoque doré (toxine qui colonise le vagin et se propage ensuite dans le sang) dû aux tampons qu’elle utilisait.

Inconvénients du tampon

Selon le Docteur Cathérine Solano, mis à part son aspect discret et son atout à faire des odeurs désagréables, un mauvais souvenir, le tampon a tendance à irriter la flore vaginale en donnant des sensations de picotements, et à élargir l’hymen voire le déchirer quand il est étroit (surtout chez les jeunes filles). Ainsi, elle indique que le tampon, bien qu’il soit pratique pour le port de vêtements blancs, maillots de bain, pantalons et qu’il soit idéal pour les pratiques sportives sans se soucier d’éventuelles fuites, il peut, en cas de règles peu abondantes, absorber l’humidité de la paroi vaginale et agresser le vagin en l’asséchant. Elle ajoute qu’en cas de flux abondants, le tampon n’est pas étanche à 100% et le sang peut déborder. Dans ce cas, il est souvent conseillé d’adjoindre au tampon un protège-slip ; ce qui est jugé gênant par certaines femmes. Par ailleurs, elle confie que quand l’on retire le tampon, il peut râper la muqueuse utérine et provoquer de violentes douleurs. De plus, le sang étant « un bon milieu de culture pour les microbes », le tampon augmenterait, à ses dires, le risque d’attraper des infections. Tout ceci amène plusieurs femmes à préférer utiliser les serviettes hygiéniques ou couches périodiques plutôt que les tampons. Aux dires du Dr Cathérine Solano, par rapport à ces derniers, les serviettes hygiéniques seraient plus rassurantes. Car elles permettent de mieux se rendre compte de l’évolution du flux des règles et de vérifier la qualité et le débit du flux sanguin, respectent le vagin et ne l’agressent pas. Elle ajoute que, contrairement aux tampons, elles ne déchirent pas l’hymen, n’introduisent pas des microbes dans le vagin ni ne l’assèchent intérieurement mais en préservent mieux l’équilibre bactérien. Elles contiennent également des capteurs de liquide très efficaces qui permettent d’absorber le maximum de flux menstruel, a-t-elle indiqué.
Toutefois, il est recommandé de changer, toutes les 3 ou 4h, aussi bien le tampon que la serviette hygiénique afin d’éviter au maximum les infections vaginales. Mais de façon particulière, il faut signaler que le tampon nécessite d’être introduit avec une grande attention hygiénique. Il est donc très important de se laver les mains avant et après sa mise en place. Quant au choix de l’une ou l’autre de ces deux protections menstruelles, il revient à chaque femme, en fonction de ses activités, ses goût et préférences, d’opter pour celle qui correspond le mieux à sa morphologie et qui apporte le plus de confort à son quotidien. Mais surtout, en cas de doutes ou d’éventuelles interrogations, il ne faut pas hésiter à prendre conseils auprès de son médecin ou de son gynécologue.

Monaliza Hounnou (Stg) (Sources : wikipédia.org, tasante.com, intimis.fr)

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Election à la Fbf : Le Comité électoral annonce un nouveau scrutin (Olympe Noumavo prend de court la Fifa)

août 30, 2013

Une fois encore, le Comité électoral de la Fédération béninoise de football (Fbf) était face aux hommes des médias. Hier à Cotonou, son président a annoncé la reprise du scrutin pour le renouvellement du Comité exécutif de l’institution fédérale.

Inévitable reprise des élections à la Fédération béninoise de football (Fbf). Voilà la conclusion à laquelle nous sommes arrivés hier après la décision du Comité de recours. Ce dernier a annulé la proclamation des résultats du scrutin du 24 août 2013 qui a donné vainqueur la liste « Renouveau du Football » au détriment de celle dite « Le Renouveau ». Et bien, nous y sommes ! A la faveur d’une conférence de presse donnée, hier jeudi 29 août 2013, le président du Comité électoral a admis le fait. « D’ici à là, la Commission électorale, que j’ai le privilège de présider, se réunira pour vous communiquer les nouvelles dates pour la reprise des élections… », a déclaré Olympe Noumavo. Pour lui, tout a été pourtant fait conformément aux dispositions statutaires de la Fbf, et du code électoral ad hoc. Malgré les pressions et les invectives de toutes sortes, il dit avoir maintenu le cap. « Dans ces conditions, peut-on nous reprocher quelque chose ? Une seule, de n’avoir pas céder aux chantages et intimidations pour trahir notre mission de neutralité et de respect des textes de la Fédération, tricher avec notre conscience et le peuple béninois », dit-il.

« Pas de guerre d’organes »

A l’en croire, la polémique née de l’interprétation de la notion de majorité ne devrait pas exister. Car, le mécanisme était clairement indiqué à travers, entre autres dispositions, « l’article 27.3 du Code électoral qui nous est appliqué donne clairement un exemple concret de comment on doit comprendre au delà de toute pratique juridique ; Le code dit qu’il faut une majorité absolue (50%+1) de 5 membres, soit 3 et non 4… ». Toutefois, il refuse tout commentaire et annonce que le Comité électoral prend acte de la décision du Comité de recours, tout en prenant le peuple béninois à témoin. « Il n’y aura pas de guerre d’organes.  Il n’y aura pas de nouvelles crises au Bénin », a-t-il rassuré.
Ce faisant, le Comité électoral prend de court les instances de la Fifa qui s’apprêteraient à envoyer une correspondance recommandant la reprise des élections compte tenu de la décision du Comité de recours. Il serait alors inutile de défoncer une porte déjà ouverte.

Qui assure les affaires courantes ?

C’est une évidence. Depuis le vendredi 23 août à 24 heures, Moucharafou Anjorin n’est plus président de la Fédération béninoise de football. Le mandat de son équipe fédérale est venu à terme et il a l’obligation de passer service à une nouvelle équipe. Et c’est d’ailleurs ce qui justifie la tenue du congrès électif du 24 août 2013 à Porto-Novo. Malheureusement, le processus a connu quelques difficultés. Notamment des goulots d’étranglement dus à plusieurs interprétations de la notion de majorité absolue. Cependant, les membres de la liste « Renouveau du Football » conduite par l’He Augustin Ahouanvoébla avaient été installés. Ce qui pose le problème de la gestion des affaires courantes. Au cours de la conférence de presse, Olympe Noumavo, le président du Comité de recours, a exhorté Augustin Ahouanvoébla et son équipe à passer service au Comité exécutif qui sera élu à l’occasion du prochain scrutin !!! Le plus important est que cela se règle de façon intelligente afin que le processus de transmission des rênes de la Fbf se déroule dans de bonnes conditions.

Pascal Hounkpatin

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Mauvais présage sur la rentrée scolaire 2013-2014 : Le Front projette un boycott

août 30, 2013

Au regard de l’indifférence qu’affiche le Gouvernement face à leurs revendications, les syndicats réunis au sein du Front des trois ordres de l’enseignement projettent un boycott sur la rentrée scolaire 2013-2014. Le Front est  maintenant décidé à emprunter la voie de l’affrontement pour exiger la satisfaction de ses revendications.

Rallongement des vacances jusqu’à satisfaction des revendications. Telle est la voie de recours qu’opte le Front des syndicats des trois ordres de l’enseignement pour exiger du gouvernement la satisfaction de ses revendications. Pour le porte-parole du Front, Lucien Glèlè-Langanfin, il n’est plus question de faire économie de l’affrontement dans la résolution des crises, puisque le gouvernement a choisi la voie de l’affrontement. Et c’est certain que l’année scolaire ne sera pas apaisée, du moins tout semble concourir vers un boycott, a annoncé Lucien G. Langanfin. Sur ce, les enseignants vont prendre le temps d’attendre le Gouvernement qui va devoir régler tous les problèmes avant le démarrage de la rentrée scolaire afin d’éviter des perturbations au cours de l’année.  En effet, selon les propos du porte-parole du Front, les quelques mouvements de débrayage et l’embargo sur les résultats des évaluations qui ont perturbé l’année scolaire écoulée n’ont pas permis au gouvernement de comprendre le message de la communauté enseignante. A cela s’ajoute la mauvaise foi du pouvoir en place qui se refuse à aller jusqu’au bout du dialogue social, lequel pourra trouver une issue favorable aux points revendicatifs. Faut-il le rappeler, le ministre de l’Enseignement Secondaire, de la Formation Technique
et Professionnelle, de la Reconversion et de l’Insertion des Jeunes, Allassane Soumanou Djimba a eu une rencontre avec les responsables du Front pour discuter de certains points. Une rencontre au cours de laquelle ce dernier a pris des engagements fermes pour faire relancer le dialogue social au niveau de la commission nationale permanente de concertation et de négociation collectives Gouvernement/centrales et confédérations syndicales. Mais jusqu’à l’heure actuelle, a indiqué le Front, cette commission n’a jamais été convoquée si ce n’est qu’une seule fois avec un ordre du jour qui n’avait rien à voir avec les revendications des enseignants. Des engagements pris par le ministre  Soumanou Djimba, une rencontre de vérité devrait avoir lieu entre le Chef de l’Etat et le Front des syndicats des trois ordres de l’enseignement. Mais, c’est le statut quo malgré les multiples demandes d’audience envoyées. Alors face à cette indifférence du Gouvernement pour satisfaire ses revendications, le Front menace de boycotter la rentrée scolaire 2013-2014.

Olphyz Koundé (Stg)

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Lutte contre les décès maternels évitables : Nécessité de passer maintenant à l’action

août 30, 2013

Il ne s’agit plus de le dire, il faut le faire maintenant. C’est du moins la dynamique dans laquelle les divers acteurs doivent s’inscrire désormais en Afrique pour mettre un terme aux décès maternels évitables.

L’appel à l’action ; c’est ce qu’il faut retenir au terme des travaux, d’une part, de l’atelier des 30 et 31 juillet 2013 sur la surveillance des décès maternels et, d’autre part, de la conférence internationale sur la santé maternelle, néonatale et infantile du 1er  au 03 août derniers, qui se sont tenus à Johannesburg en Afrique du Sud. Cet appel, lu par le Béninois Nestor Azandégbé du bureau régional de l’UNFPA à Dakar, a sonné le tocsin avec plus d’insistance et de pertinence pour engager l’action afin de sauver les mères et les enfants de la mort évitable sur le continent africain. Et pour cause, les stratégies les plus astucieuses et les plus ingénieuses élaborées pour venir à bout de la mortalité et des maladies invalidantes liées à la maternité, n’ont pas véritablement porté leurs fruits ; car la mise en œuvre des recommandations a fait défaut ou n’a pas été opérée stricto sensu. De nombreux programmes ont été conçus dans les pays pour éviter la mort de la mère en donnant la vie, mais aussi,  afin que le nouveau-né ou l’enfant ne périsse plus, faute de soins adéquats. C’est le cas notamment de la Campagne pour l’accélération de la réduction de la mortalité maternelle en Afrique (CARMMA). Les statistiques en la matière continuent d’être importantes et préoccupantes du fait que le ratio de mortalité maternelle stagne à un niveau élevé depuis plusieurs décennies. En Afrique au sud du Sahara, les causes de décès sont essentiellement liées aux maladies maternelles ; 1400 femmes meurent chaque année des complications de la grossesse, de l’accouchement et des suites de couches. La même tendance s’observe aussi au niveau de la mortalité néonatale avec 38 décès pour 1.000 naissances vivantes depuis plusieurs décennies ; le taux de mortalité infantile étant à 67 pour 1000 naissances vivantes.  Ce sont là les signes d’un dysfonctionnement du système de santé. Initiative de l’Union africaine (UA) et  du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), impulsée par les pays à partir de 2009 et visant à promouvoir la réduction de la mortalité maternelle dans la Région Afrique, malgré la grande mobilisation qu’elle a suscitée, la CARMMA, « L’exemple d’une initiative continentale réussie, avec une appropriation nationale», selon Nkosazana Dlamini-Zuma, présidente de la Commission de l’Union Africaine, n’a pas encore opéré le changement à grande échelle escompté en faveur de la santé maternelle. C’est le constat fait récemment à Johannesburg lors des travaux qui ont réuni les acteurs de la réponse et consisté en d’intenses activités pour faire le point sur la mise en œuvre de la CARMMA et déceler les clés de son renforcement afin de permettre aux pays d’atteindre les OMD 4 et 5 d’ici à 2015 relatifs à la santé de la mère.

Des défis encore importants

Certes, de bonnes pratiques ont cours grâce à la CARMMA. Mais la fourniture des services adéquats est loin d’être encore une réalité : il est fait cas de l’inadéquation des ressources matérielles et humaines qualifiées, la production des données sur les décès maternels et néonatals ne s’est pas encore généralisée et on note toujours l’insuffisance des recherches et des systèmes de surveillance et d’évaluation de la mortalité maternelle et néonatale, l’insuffisance de coordination entre les différents acteurs du domaine.

Des solutions

En plus de l’analyse des causes profondes des décès maternels, au cours des échanges de Johannesburg, les discussions ont porté sur les expériences, les défis et les leçons apprises dans ce domaine ainsi que les possibilités pour faire face de manière collective aux contraintes. Ces assises ont posé les bases des actions clés à entreprendre pour la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile en Afrique. Au nombre des interventions clés d’ici à 2015, l’appel à l’action de Johannesburg indique l’élaboration d’un cadre juridique pour assurer un environnement propice à la mise en œuvre de la Surveillance des décès maternels et de réponse (SDMR) notamment en rendant la déclaration de chaque décès maternel obligatoire par la loi ; il est recommandé que la SDMR soit intégrée au système existant de Surveillance intégrée des maladies et riposte (SIMR) et institutionnalisée à tous les niveaux du système de la santé ; la réunion d’un large éventail de parties prenantes afin d’apporter une réponse multisectorielle adéquate visant à éliminer la mortalité maternelle évitable et créer un groupe multisectoriel qui surveille la mise en œuvre effective de la SDMR ; la collecte de données en temps opportun a été mis en relief ainsi que l’analyse des décès maternels et l’utilisation des résultats à des fins de politiques, de programmations, d’actions concrètes. Les États sont instamment priés de privilégier la santé maternelle et mobiliser les ressources internes et externes nécessaires pour parvenir à l’élimination des décès maternels évitables.

Victorin Fassinou

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Rrendez-vous du week-end

août 30, 2013

ELECTION MISS NANA BENZ 2013  CE SOIR A MAJESTIC

La salle des manifestations  du Majestic de Cadjèhoun à Cotonou va abriter  ce vendredi 30 août 2013, de 22h jusqu’à l’aube,   la soirée élection Miss Nana Benz 2013.   A l’occasion, la beauté ronde sera à l’honneur. A en croire les organisateurs, plusieurs artistes de la musique moderne et traditionnelle sont invités  pour prester à cet effet. Il s’agit, entre autres, de Gbessi Zolawadji, King Sègnon, Dibi Dobo, H Ley. Ne ratez donc pour aucune raison, le challenge des beautés rondes de Cotonou.

LE ROI ALOKPON SERA INHUME DEMAIN

Après des hommages dignes du nom,  l’artiste de la chanson traditionnelle Anatole Houndéffo, décédé le lundi 24 juin 2013 au Centre national hospitalier et universitaire Hubert Koutoukou Maga de  Cotonou, sera conduit demain samedi à sa demeure éternelle. Selon Patrick Idohou, directeur de la promotion artistique et président national du comité des obsèques, une cérémonie officielle d’hommage de la nation  sera organisée ce vendredi 30 août 2013, au Palais des Sports de Kouhounou à Cotonou à partir de 08 heures.   Il faut noter que  la communauté Mahi-Houindo à laquelle il appartient, lui  avait déjà  rendu un hommage à la salle bleue du Fitheb, ex ciné Vogue, le mardi 27 août 2013.  Selon le programme officiel des obsèques, à la suite des hommages de la nation prévus pour ce jour, le cortège officiel et la dépouille de l’artiste prendront départ pour Ouèssè (Savalou), la ville natale de l’artiste disparu, aux environs de midi. Il est prévu aussi plusieurs escales dans les villes Mahi où des hommages seront également rendus au défunt. Des projections de films documentaires sur la vie, le parcours et les œuvres de l’artiste vont précéder diverses animations  artistiques et culturelles  jusqu’à l’aube. L’inhumation proprement dite aura lieu  demain samedi 31 août 2013, dans l’intimité familiale à son domicile à Ouessè.

Réalisé par Victorin Fassinou

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Recours des frères Gbèmènou contre un arrêt de la Cour suprême : La Cour donne raison aux plaignants

août 30, 2013

Dans sa décision du 9 août 2013 sur la plainte des frères Gbèménou, la Cour a déclaré que l’Arrêt n° 95/98 du 16 juin 1998 de la Cour d’Appel de Cotonou est contraire à la Constitution.

La Cour Constitutionnelle,
Saisie d’une requête du 04 février 2013 enregistrée à son Secrétariat le 06 février 2013 sous le numéro 0208/018/REC, par laquelle Madame Marcelline GBEMENOU et Messieurs Janvier GBEMENOU, Zacharie GBEMENOU forment un recours  contre l’Arrêt n° 95/98 du 16 juin 1998 de la Cour d’Appel de Cotonou, pour violation de la Constitution et de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples ;
VU la Constitution du 11 décembre 1990 ;
VU la Loi n° 91-009 du 04 mars 1991 portant loi organique sur la Cour Constitutionnelle modifiée par la Loi du 31 mai 2001 ;
VU le Règlement Intérieur de la Cour Constitutionnelle ;
Ensemble les pièces du dossier ;
Ouï le Professeur Théodore HOLO en son rapport ;
Après en avoir délibéré,

CONTENU DU RECOURS
Considérant que les requérants exposent :

I – LES FAITS
« Nous sommes tous trois enfants de feue Céline IDOHOU dont le père a laissé en héritage à ses trois enfants dont notre mère, un immeuble sis à Missèbo, carré n°218, parcelle C (Permis d’Habiter n° 89 du 9 mars 1945).
Malheureusement, notre mère est morte un an après le décès de son père. En 1995, nous avons attrait nos oncles au Tribunal   pour   licitation   dudit   immeuble   et   par  Jugement  n° 166/2CB/96 du 3 décembre 1996, la Deuxième Chambre des Biens du Tribunal de Première Instance de Cotonou a ordonné la licitation dudit immeuble.
Nos oncles maternels ont interjeté appel contre ce jugement en arguant que ‘’ leur coutume ne reconnaît pas à la femme le droit d’hériter des biens immeubles en présence de cohéritiers de sexe masculin et que leur coutume n’a pas prévu non plus la représentation des enfants dans l’héritage de leur grand-père maternel en présence de leurs oncles’’.
Et  la  Cour  d’Appel  de  Cotonou  a  infirmé  le  Jugement n° 166/2CB/du 3 décembre 1996 en soutenant que selon l’article 6, 2ème alinéa, du décret organique c’est la coutume Goun, coutume du défunt qui est ici applicable ;
Qu’aux termes des règles 258 et 265 du ‘’Coutumier ‘’ précité, ladite coutume permet à la femme d’hériter valablement, de sa mère comme de son père, des biens meubles et immeubles ;
Mais qu’elle n’autorise, comme c’est le cas dans toute autre coutume, les neveux du de cujus, à hériter qu’à défaut de frères, qu’importe si lesdits neveux (sic) viennent en représentation de leur mère ou de leur père ;
Qu’ainsi les intimés Janvier, Marcelline et Zacharie GBEMENOU ne peuvent prétendre, face à l’existence de Nathaniel et Luc IDOHOU, frères de leur feue mère Céline IDOHOU, venir à la représentation de celle-ci dans la succession de leur grand-père Daniel IDOHOU ;
Qu’il ne pourrait donc pas y avoir licitation de l’immeuble successoral sis à Missèbo au carré n° 218 en vue d’associer les susnommés au partage égal des fruits entre les héritiers ;
Attendu  en conséquence  qu’il  échet  de  dire  et  juger  que les  prétentions  des  intimés ne sont pas fondées et d’infirmer le jugement entrepris en toutes ses dispositions » ;
Considérant qu’ils poursuivent :

II – DISCUSSION
« Cette solution aberrante consacrée par la Cour d’Appel de Cotonou est visiblement contraire à la Constitution du 11 décembre 1990 en ce que :
1°-  Les dispositions de l’article 26 de la Constitution ont été violées ….
En retenant cette condition discriminatoire basée sur le sexe pour nous écarter de la succession de notre grand-père, la Cour d’Appel de Cotonou a délibérément choisi une distinction basée sur le sexe, ce qui est contraire à notre Constitution qui énonce clairement ‘’ … que la femme et l’homme sont égaux en droit ‘’.
Ainsi, la discrimination est patente selon que l’on soit fils d’un mâle ou fils d’une femme.
Il sera donc très facile à la très Haute Juridiction ayant mission d’assurer la constitutionnalité, de constater que la condition retenue par la Cour d’Appel de Cotonou est contraire à la Constitution du Bénin.
2°- Les dispositions de l’article 34 de notre Constitution n’ont pas été non plus respectées…
En l’espèce, vu les développements faits ci-dessus, il est aisé de constater que l’égalité proclamée entre l’homme et la femme n’a pas été respectée et que la Cour d’Appel de Cotonou a retenu une condition restrictive et discriminatoire injustifiée.
Or, aucune personne ne saurait tirer avantage de ce que les conditions dont il bénéficie sont inconstitutionnelles. Il s’induit alors que l’Arrêt n° 95/98 du 16 juin 1998 est contraire à la Constitution et par conséquent non avenu. » ;
Considérant qu’ils développent : « En effet, l’alinéa 3 de l’article 3 de notre Constitution a disposé que, ‘’toute loi, tout texte réglementaire et tout acte administratif contraires à ces dispositions sont nuls et non avenus. En conséquence, tout citoyen a le droit de se pourvoir devant la Cour Constitutionnelle contre les lois, textes et actes présumés inconstitutionnels’’.
De même, l’article 3 alinéa 1 et l’article 7 de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples …n’ont pas été respectés …
Cette égalité s’analyse comme une règle selon laquelle la loi doit être la même pour tous aussi bien dans son adoption que dans son application et ne doit contenir aucune discrimination injustifiée….
En consacrant une solution méconnaissant aussi gravement la Constitution, l’Arrêt n° 95/98 du 16 juin 1998 de la Cour d’Appel de Cotonou n’a pas respecté le principe d’égalité de traitement affirmé par les articles 26 et 34 de la Constitution … et les articles 3 et 7 de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples précités.
Mieux, la Loi n° 2002-07 du 24 août 2004 portant Code des Personnes et de la Famille en vigueur depuis lors a consacré en l’alinéa 1 de son article 619 que ‘’les représentants ont tous les droits qu’aurait eus le représenté. Dans tous les cas où la représentation est admise, le partage s’opère par souche ‘’.
Aussi, l’article 1029 dudit Code dispose que ‘’toutes les dispositions antérieures contraires au présent code sont abrogées’’ pendant que l’article 1030 énonce que ‘’ les coutumes cessent d’avoir force de loi en toutes matières régies par le présent code’’. » ; qu’ils demandent à la Cour de constater que  l’Arrêt n°95/98 du 16 juin 1998 a violé les dispositions des articles 26 et 34 de la Constitution, 3 alinéa 1 et 7 de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples et qu’il est contraire à la Constitution et à la Charte » ;

ANALYSE DU RECOURS
Considérant que les requérants demandent à la Cour de constater que  l’Arrêt n°95/98 du 16 juin 1998 a violé les dispositions des articles 26 et 34 de la Constitution, 3 alinéa 1 et 7 de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples et qu’il est contraire à la Constitution et à la Charte ;
Considérant que la demande des requérants tend en réalité à faire censurer par la Cour l’arrêt sus-cité rendu par la Cour d’Appel de Cotonou ;
Considérant qu’aux termes de l’article 3 alinéa 3 de la Constitution : « Toute loi, tout texte réglementaire et tout acte administratif contraires à ces dispositions sont nuls et non avenus. En conséquence, tout citoyen a le droit de se pourvoir devant la Cour Constitutionnelle contre les lois, textes et actes présumés inconstitutionnels. » ; qu’il découle de cette disposition que les décisions de justice, lorsqu’elles violent les droits de la personne humaine, n’échappent pas au contrôle de constitutionnalité ; que selon l’article 158 de la Constitution : « La législation en vigueur au Bénin jusqu’à la mise en place de nouvelles institutions reste applicable, sauf intervention de nouveaux textes, en ce qu’elle n’a rien de contraire à la présente Constitution » ; qu’ainsi, tout texte de loi, tout règlement, tout principe général de Droit, toute règle coutumière appliqués par les juridictions, les institutions, les citoyens ou évoqués par les justiciables postérieurement à la Constitution du 11 décembre 1990, sont inopérants dès lors qu’ils sont contraires à la Constitution du 11 décembre 1990 ;
Considérant que dans ses Décisions DCC 96-063 du 26 septembre 1996, DCC 06-076 du 24 juillet 2006 et DCC 09-87 du 13 août 2009 la Cour a dit et jugé que le Coutumier du Dahomey fixé par la circulaire A.P. 128 du 19 mars 1931 ne peut servir de base légale à une décision judiciaire et aucune juridiction ne saurait asseoir sa décision sur un principe ou règle censé porter atteinte aux droits fondamentaux de la personne humaine ;
Considérant que dans le cas d’espèce, l’Arrêt n° 95/98 rendu par la Cour d’Appel de Cotonou le 16 juin 1998 affirme :
« Annule le jugement entrepris pour :
–   absence d’indication de la coutume appliquée ;
– absence de représentation et inapplication des coutumes des parties … » ; qu’en fondant ainsi sa décision sur les règles coutumières, la Cour d’Appel a méconnu la Constitution en ses articles 26, 34 et de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples en son article 3 qui prescrit sans équivoque l’égalité de tous devant la loi, sans distinction d’origine, de race, de sexe, de religion et affirme que l’homme et la femme sont égaux en droit ; que, dès lors, il y a lieu de dire et juger que l’Arrêt n° 95/98 rendu par la Cour d’Appel de Cotonou le 16 juin 1998 est contraire à la Constitution ;

DECIDE :
Article 1er.-  L’Arrêt n° 95/98 du 16 juin 1998 de la Cour d’Appel de Cotonou est contraire à la Constitution.
Article 2.-  La présente décision sera notifiée à Madame Marcelline GBEMENOU, à Messieurs Janvier GBEMENOU et Zacharie GBEMENOU, à Monsieur le Président de la Cour d’Appel de Cotonou et publiée au Journal Officiel.

Ont siégé à Cotonou, le neuf août deux mille treize,
Messieurs Théodore HOLO            Président
Simplice  Comlan DATO            Membre
Bernard Dossou DEGBOE            Membre
Madame Marcelline C. GBEHA AFOUDA    Membre
Monsieur Akibou IBRAHIM  GBAGUIDI     Membre
Madame Lamatou NASSIROU        Membre.

Le Rapporteur,                      Le Président,
Professeur Théodore HOLO        Professeur Théodore HOLO.

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Menaces des enseignants sur l’école béninoise : Péril sur la rentrée 2013-2014

août 30, 2013

La rentrée scolaire 2013-2014 connaîtra presque inévitablement une perturbation. Les enseignants se préparent et menacent de répondre de la façon la plus dure au silence assourdissant du gouvernement à leurs revendications. A moins que le gouvernement renoue tout de suite le dialogue avec les organisations des enseignants.

Le gouvernement est bien obligé de faire face à sa mission constitutionnelle d’assurer l’éducation pour tous. Mieux, il doit remplir ses obligations vis-à-vis des enseignants à qui il doit beaucoup d’avantages. Si jamais le gouvernement et son chef manquaient de le comprendre très tôt et de faire le premier pas vers les enseignants cette fois-ci, les élèves et leurs parents n’auront plus que leurs yeux pour pleurer la longue vacance qui se profile à l’horizon. Les enseignants sont décidés à ne pas reprendre les classes cette fois-ci tant que leurs revendications ne seront pas satisfaites. Et c’est ici que les parents d’élèves qui jouent aux irresponsables en se refusant de réclamer au gouvernement d’honorer ses engagements devront prendre leurs responsabilités pour tirer la sonnette d’alarme sur les menaces qui pèsent sur la rentrée scolaire du fait de la non satisfaction des revendications des enseignants par le gouvernement. Ces travailleurs ont  observé la voix de la sagesse en ne bloquant pas les résultats de fin de l’année écoulée. Il ne faut alors pas s’attendre à ce qu’ils jouent encore la carte d’apaisement, surtout que les promesses faites pour obtenir leur silence n’ont pas été honorées. Ceci fait partie de la rupture du dialogue orchestrée par le gouvernement depuis des mois. A présent que le Premier Ministre en qui les enseignants avaient surtout confiance n’est plus au gouvernement, il faut bien que l’Exécutif trouve le manager de taille,  autre que l’un des ministres en charge des enseignements qui leur a fait des promesses qui n’ont pas été respectées. A défaut de vite prendre les mesures qui s’imposent, l’année scolaire 2013-2014 pourrait connaître de graves perturbations. Car, les enseignants semblent être définitivement décidés à en découdre avec le gouvernement au sujet de leurs revendications.  Il serait inutile de vouloir opposer à ce feu qui couve la fabrication d’enseignants patriotes briseurs de grève. Cela pourrait  faire voler des millions de francs CFA en l’air ou dans les poches de quelques affamés sans pour autant que l’école ne reprenne.

Junior Tatongninougbo

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