Point de vue : « La création du RAMU par décret viole la Constitution », selon Me Migan

juillet 31, 2013

La polémique s’enfle toujours autour du Régime d’assurance maladie universelle lancé à grand renfort de publicité par le Chef de l’Etat. Pour Me Jacques Migan, Ancien Bâtonnier de l’Ordre des avocats du Bénin, « la création du RAMU et de son Agence d’exécution par décrets n’est pas conforme à la Constitution ».

Le Régime d’Assurance Maladie Universelle (RAMU) a été décidé en conseil des ministres le 21 mai 2008. Il a été lancé le 19 décembre 2011. Ensuite, il a donné naissance à l’Agence Nationale de l’Assurance Maladie (ANAM) par décret N° 2011-089 du 8 mai 2012 portant création, attributions, organisation et fonctionnement de l’Agence Nationale de l’Assurance Maladie. Quelle réflexion cette succession de faits vous inspire-t-il ?
Le RAMU  est du domaine exclusif de la sécurité sociale qui désigne un ensemble de dispositifs et d’institutions ayant pour fonction de protéger les individus des conséquences d’événements ou de situations divers généralement qualifiés de risques sociaux. Quatre branches sont en général couvertes par la sécurité sociale : La branche maladie (maladie, maternité, invalidité, décès),  la branche accident de travail et maladie professionnelle, la branche vieillesse et veuvage (retraite), la branche famille. Par ailleurs, deux notions fondent la sécurité sociale : la solidarité et l’universalité. Cette dernière notion est notamment prescrite par l’article 22 de la déclaration universelle des droits de l’homme qui prévoit que toute personne a droit à la sécurité sociale. Nous retrouvons d’ailleurs cette notion d’universalité dans l’article 8 de notre constitution : « La personne humaine est « sacrée et inviolable.L’Etat a l’obligation absolue de la respecter et de la protéger. Il lui garantit un plein épanouissement. A cet effet, il assure à ses  citoyens l’égal accès à la santé, à l’éducation, à la culture, à l’information, à la  formation professionnelle et à l’emploi ». La sécurité sociale moderne est organisée et fonctionne chez nous au Bénin selon le modèle bismarckien et paritaire ; c’est-à-dire qu’elle est financée par les cotisations des employeurs et des salariés.

Depuis quelques jours, la polémique s’enfle autour de la base juridique du RAMU. Pour certains, notamment les centrales syndicales, le décret N° 2011-089 du 08 mai 2012 portant création, attributions, organisation et fonctionnement de l’Agence Nationale de l’Assurance Maladie est  contraire à la constitution. Qu’en dites-vous ?
A mon sens, ce décret est contraire à la constitution. En effet, la Cour constitutionnelle dispose en son article 98 tiret 21 que « sont du domaine de la loi les règles concernant : … la sécurité sociale … » ; que malgré cette disposition, le Gouvernement a pris le décret N° 2011-089 du 08 mai 2012 créant l’Agence dite ANAM pour la mise en application du RAMU en territoire du Bénin en l’absence de toute loi. Un décret ne peut pas créer ce qui est du domaine de la sécurité sociale. Pour s’en convaincre, on peut rappeler la loi N° 98-019 du 21 mars 2003 portant Code de sécurité sociale en République du Bénin. A l’article premier de cette loi, il est institué sur le territoire de la République du Bénin : « Un régime général de sécurité sociale en faveur des travailleurs du secteur privé soumis aux dispositions du Code de travail et un régime spécial en faveur des travailleurs indépendants, agricoles et du secteur informel. » Mieux, l’article 7 de la loi N° 98-019 du 21 mars 2003 a édicté que : « l’organisation et le fonctionnement du régime spécial en faveur des travailleurs indépendants, agricoles et du secteur informel sont fixés par une loi spécifique ». Au lieu de créer l’ANAM par décret pour gérer le RAMU, le Gouvernement aurait simplement dû élaborer un projet de loi et l’adresser à l’Assemblée Nationale pour être conforme à l’article 7 de  la loi N° 98-019 du 21 mars 2003 et  par ricochet conforme à l’article 98 de la constitution. Je tiens à rappeler que chaque fois que le Gouvernement prend un décret pour instituer, créer, … les règles qui sont du domaine de la loi, la Cour Constitutionnelle le déclare contraire à la Constitution. Il en est ainsi du décret 98-258 du 30 juin 1998 créant le corps des Agents d’affaires en République du Bénin jugé contraire à la Constitution par la Cour Constitutionnelle par décision DCC.02-023 du 03 avril 2002. Il en est également ainsi du décret N° 95-318 du 18 octobre 1995 portant création de charges de Commissaires-priseurs près les tribunaux du Bénin jugé par la Cour Constitutionnelle contraire à la constitution par décision DCC 02-007 du 16 janvier 2002.

Le Gouvernement a-t-il bien fait en créant le RAMU ?
Pour ma part, cette question qui renvoie à la pertinence de cet instrument dans la résolution des problèmes sanitaires auxquels sont confrontés nos compatriotes ne se pose pas ou ne devrait pas se poser car la constitution impose à l’Etat « … d’assurer à ses citoyens l’égal accès à la santé … » (article 8 de la constitution).

Le RAMU aujourd’hui est-il réalisable ou irréaliste ?    

Avant de répondre à une telle question, il s’ impose de faire un audit de la prise en charge des Agents permanents de l’Etat relativement à la maladie, la maternité, l’invalidité, le décès, la maladie professionnelle, l’accident de travail ; puis la prise en charge des travailleurs du secteur structuré soumis aux dispositions du Code du travail. Ensuite, tirer toutes les conséquences dudit audit avant la création du RAMU. Sénèque disait :  « qu’il n’y a pas de vent favorable pour celui qui ne sait où il va ». Tenez – la loi N° 98-019 du 21 mars 2003 portant Code de sécurité sociale en République du Bénin en son article 20 point 2 a prévu qu’  « aucune prestation ne peut être instituée si son financement n’est pas garanti … » ; ce qui fait qu’à ce jour la caisse nationale de sécurité sociale n’a pas institué une branche maladie proprement dite. En lieu et place, il a été prévu à l’article 51 de la loi N° 98-019 du 21 mars 2003 une action sanitaire dont les bénéficiaires sont « les femmes des travailleurs et les femmes salariées en état de grossesse ou ayant donné naissance, sous contrôle médical à un enfant – les enfants de ces femmes régulièrement inscrits au livret familial d’allocataire » article 53 de la loi précitée.  Je déduis de ce qui précède que la CNSS qui gère un régime de sécurité sociale en faveur des travailleurs du secteur structuré et dont les cotisations (employeurs et salariés) constituent l’essentiel des ressources de la caisse article 20, n’a pu instituer une couverture maladie – Comment pourrait procéder le RAMU dont le financement par prestataires est de 1 000 f par mois. Je rappelle que la cotisation versée par l’employeur pour le compte du salarié à la CNSS varie entre 16 et 20% du salaire mensuel. A supposer que le salarié gagne 33 000 F, soit le SMIG, il est reversé au titre de sa cotisation mensuelle à la Caisse de Sécurité Sociale 33 000X 16% = 5 280. En conclusion, celui qui cotise 5 280 F ne bénéficie pas de la couverture maladie ; comment celui qui cotise 1 000 f pourrait-il en bénéficier. Si le RAMU est réalisable, la Caisse Nationale de Sécurité Sociale l’aurait réalisé.  Je ne dirai pas que le RAMU est irréaliste  étant entendu qu’il est une prestation. Mais il suffirait qu’un jour les conditions pour sa réalisation soient garanties et il sera réalisé. En l’état, les financements pour sa réalisation ne me paraissent pas suffisants pour qu’il (RAMU) dure dans le temps. Je crois fortement qu’il serait sage de réaliser le RAMU à travers la Caisse Nationale de Sécurité Sociale d’une part parce qu’elle a déjà prévu sa réalisation en vertu de l’article 7 de la loi N° 098-019 du 21 mars 2003 et aussi pour son expérience acquise dans le domaine de la couverture sociale.

Propos recueillis par Affissou Anonrin

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Meilleure gouvernance politique et sociale au Bénin :La Csa-Bénin outille ses affiliés pour une participation effective

juillet 31, 2013

La Confédération des syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin) organise depuis hier, mardi 30 juillet 2013 à l’Infosec à Cotonou, un séminaire de formation à l’intention de ses affiliés sur la participation démocratique des travailleurs pour une meilleure gouvernance politique et sociale au Bénin. Cette formation soutenue par la Fondation Friedrich Ebert prend fin ce jour.

« Réussir une participation démocratique des travailleurs pour une meilleure gouvernance économique, budgétaire et sociale du Bénin ».Tel est le thème sous lequel sont placés les travaux du séminaire de formation que la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin) organise depuis hier à Cotonou à l’endroit  de ses affiliés. Prévu pour durer deux jours, ce séminaire sera ponctué par trois communications. Il s’agit entre autres de  « Démocratie participative : Fondements, formes, enjeux et limites » qui sera développée par Daniel Ataïgba, « Critique de la participation citoyenne à la définition des politiques de développement et à la promotion de la gouvernance au Bénin » présentée par Anselme Amoussou. Des travaux de groupes sont également prévus pour outiller ces travailleurs à désormais influencer la prise de décision et à mettre les choses en place pour améliorer les débats en cours sur la gouvernance politique, économique et sociale au Bénin. Le représentant réside de la Fondation Friedrich Ebert, Constantin Grund, dans son mot, a indiqué que la participation démocratique fait appel au pouvoir de négocier sur les affaires politiques, économiques et sociales. Son souhait est de voir ces assises accoucher des décisions pour une  meilleure gouvernance économique et sociale du Bénin. Le secrétaire général de la Csa-Bénin, Dieudonné Lokossou,  ouvrant les travaux, a laissé entendre que sa Confédération a compris qu’une veille citoyenne efficace passe par des organisations syndicales bien aguerries. Avant d’exhorter les participants à plus d’engagement citoyen, il a témoigné la gratitude de la confédération à la Fondation Friedrich Ebert.

Victorin Fassinou

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Appui du Gouvernement à l’assainissement des marchés du Bénin : Gbèdo offre du matériel aux femmes

juillet 31, 2013

La ministre de l’Industrie, du Commerce, des Petites et Moyennes Entreprises, Me Marie Elise Gbèdo était au marché de Godomey, commune d’Abomey-Calavi, hier mardi 30 juillet 2013. Cette descente du ministre traduit son appui au programme d’assainissement des marchés du Bénin initié par le Syndicat National Unifié des vendeuses et vendeurs des Marchés du Bénin (Synauvemab).

Vingt brouettes, vingt cartons de savons, vingt gangs, vingt pelles, vingt houes, vingt coupe-coupe, vingt brosses et vingt râteaux. C’est le lot de matériels offert par la ministre de l’Industrie, du Commerce, des Petites et Moyennes Entreprises, Marie Elise Gbèdo, pour appuyer le programme d’assainissement des marchés du Bénin initié par le Syndicat National Unifié des vendeuses et vendeurs des Marchés du Bénin (Synauvemab). Ces matériels, aux dires de la porte-parole des bénéficiaires venues spécifiquement de la région sud du Bénin, Houéssou Marie, serviront à mieux rendre propres et vivables leurs cadres de travail que constituent les marchés. Comme elle, la secrétaire générale du Synauvemab et présidente des femmes des marchés du Bénin, Wandji Epiphanie ainsi que le chef de l’Arrondissement de Godo-mey, Germain Cadja Dodo, tout en remerciant la ministre de l’Industrie pour son acte de générosité et d’assistance, ont promis à celle-ci une répartition équitable et un bon usage des matériels. Me Marie Elise Gbèdo, dans son allocution, a invité les bénéficiaires à faire également un bon usage des matériels. A en croire ses propos, le don de ces matériels est destiné à accompagner le Synauvemab dans sa lutte pour un environnement sain dans les marchés.

Olphyz Koundé (Stg)

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Renonciation de Anjorin à la présidence de la Fbf : Pas de triomphalisme hâtif et béat

juillet 31, 2013

Au cours d’une annonce publique sur une chaîne de télévision béninoise, Moucharafou Anjorin renonce à sa propre succession à la tête de la Fédération béninoise de football (Fbf). Mais attention au triomphalisme hâtif !

Comme un pétard mouillé, le tout puissant président de la Fédération béninoise de football (Fbf) annonce son intention de ne pas être candidat à sa propre succession. En d’autres circonstances, cette action aurait eu un effet positif si elle était venue beaucoup plus tôt. Dos au mur, Moucharafou Anjorin a tenté de soigner sa sortie. Dossou trop tard, comme on dit si bien dans mon village. Même le plus petit garçon de Tchaourou gardera ce nom de triste mémoire. Et pourtant, il n’a pas fait que de mauvaises choses. Mais sa pugnacité à s’accrocher aux rênes de la Fbf a tôt fait de noircir son tableau. Hélas ! Aujourd’hui, c’est déjà l’après Anjorin qui intéresse les Béninois. Et c’est là que les autorités béninoises qui se sont laissé abuser – avec des complicités coupables en leur sein – doivent rester vigilantes.

Soigner la succession

Même si le serpent semble ne plus avoir de venin, sa salive peut contaminer. Pire, ses enfants sont encore là. Prêts à récupérer la situation. Et certainement capables de perpétuer le système. A notre humble avis, c’est maintenant que l’Etat béninois doit se racheter et jouer véritablement sa partition.  A vrai dire, la Fédération béninoise de football est comparable à un serpent de mer dont on voit difficilement la queue ; comme dans tous les systèmes mafieux. Il ne doit plus être question de laisser s’installer n’importe qui à la tête de cette institution. Les amoureux du football ont trop souffert des aventuriers qui ne travaillent que pour leurs propres intérêts. C’est vrai, il est normal qu’on voit un ancien de la Fbf venir à la tête de l’institution. Puisque les nouveaux textes sont taillés sur cette mesure-là. Soit ! Mais il est important d’y travailler pour que le nouvel élu soit un moindre mal.  En tout cas, les ambitions sont nombreuses. Et les différents protagonistes qui s’annoncent sont contraints de s’entendre. Juste pour soutenir le candidat idéal. Celui-là qui peut porter les valeurs sportives et redonner vie à notre football placé au fond des godasses.

Réaction sur la décision de Anjorin (El-Farouk Soumanou, Dg/Fdajsl) :

« Enfin l’opération Wagarei a eu raison d’Anjorin Moucharafou qui vient de renoncer à un nouveau mandat à la tête de la Fédération béninoise de football. Je suis satisfait. Mais je crois qu’il aurait pu prendre cette décision plus tôt. Pour moi, il sort par la petite porte et nous devons être tout de même vigilants pour que ses acolytes ne contrôlent pas le prochain bureau. Il a beau tenu ce discours, mais Anjorin Moucharafou demeure un renard et est capable de tout. Il a tous les coups possibles dans son sac. Il peut, même étant loin, créer des situations qui vont conduire la Fbf en crise. Mais c’est déjà une victoire pour le football béninois ».

Désormais, ligne droite vers la succession de Anjorin

En 24 heures, la situation de crise qui animait la Fédération béninoise de football s’est fortement détendue ; ce avec la renonciation à succéder à lui-même du président sortant de l’institution et la tenue hier, mardi 30 juillet 2013, du congrès ordinaire de la fédération. Cette renonciation, nous l’avons accueillie en sablant le champagne, a déclaré un ancien collaborateur du président au Comité exécutif. C’est dire combien la décision du président Anjorin Moucharafou était attendue et devrait faciliter la transition à la Fbf. La belle preuve est qu’au lendemain de cette décision, hier au siège de la Fédération à Porto-Novo, le congrès ordinaire s’est tenu dans un calme relatif, contrairement au premier acte houleux du 5 juin dernier. Un rendez-vous qui a permis aux acteurs du football béninois de mettre en place la Commission électorale et la commission de recours devant gérer la prochaine assemblée générale du 24 août 2013. Une élection qui verra un nouveau président de la Fédération depuis 2005.

Plusieurs candidats potentiels

La mise en place de ces deux commissions était la cause du clash observé lors du congrès du 5 juin 2013. Elles ont été finalement mises sur pied. Visiblement, les membres de ces commissions font l’unanimité. Maintenant, les choses sérieuses peuvent commencer. C’est-à-dire l’annonce des candidatures pour la présidence de la Fbf. A cet effet, plusieurs noms échappent des coulisses. On parle d’anciens collaborateurs du président sortant comme Rafiou Gazaliou, Faustin Godovo, Firmin Aplogan, Bruno Didavi. Même le nom de notre confrère Malick Gomina apparaît dans les différentes conversations. Qui sera le successeur de Anjorin Moucharafou ? C’est peut-être trop tôt pour le savoir. Mais les différentes coalitions s’activent déjà pour désigner leur représentant respectif. Là encore, c’est une autre paire de manche.

La composition des commissions installées hier

Commission Electorale
ABDOULAYE Zoulkaneri, DEGBOGBAHOUN Victor, FOLLY Orphéli, AGBANRIN Pamphile, NOUMAVO Paulin
Suppléants de la Commission Electorale
Valentin Aditi Houdé, Me Salami Yekini

Commission de Recours en matière électorale
AKANGBE Ali Tchitou, SADIFICOU Aliou, Me DIDE Elvis
Suppléant Commission de Recours en matière électorale
Salami Bastien Rafiou
Les membres des commissions prennent service 24 heures après leur élection. Ils élisent le bureau en leur sein.

Pascal Hounkpatin et Jean-Marie Sèdolo

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Célébration du 53è anniversaire de l’indépendance du Bénin : Bio Tchané appelle à porter un regard critique sur le passé

juillet 31, 2013

Comme désormais à son habitude, Abdoulaye Bio Tchané a adressé un message à ses compatriotes à l’occasion de la célébration demain du 53è anniversaire de l’indépendance du Bénin. Il invite l’ensemble des Béninois à porter un regard sans complaisance sur le passé et sur les acquis d’aujourd’hui afin de se convaincre que le Bénin n’est condamné à aucune fatalité.

La déclaration du Président Abdoulaye Bio Tchané

Mes chers compatriotes,
Béninois de l’intérieur et de l’extérieur,
Mes chers amis,
Nous célébrons ce 1er août 2013, le 53ème anniversaire de l’accession de notre pays à l’indépendance et à la souveraineté. Cet événement majeur de la vie de notre Nation, est toujours, pour moi, une occasion privilégiée de renouveler mon sentiment de reconnaissance et de rendre un hommage mérité :
– à tous nos héros de la résistance, dont la lutte intrépide, a balisé le chemin de la liberté ;
– à tous nos illustres ainés qui ont porté, avec courage et détermination, le message de l’émancipation avant de conduire les premiers pas de notre Etat ;
– à tous ceux qui ont travaillé à la consolidation et à la promotion des valeurs de la République.
Nous devons également à l’occasion de cette célébration, prendre le temps de revisiter la mémoire de notre parcours commun que nous devons garder intact, en refusant de déchirer une quelconque page de notre histoire.
Dans cet exercice, nous devons magnifier  les accomplissements et acquis à l’actif de notre peuple tout entier  et nous souvenir des moments d’épreuves afin d’en tirer tous les enseignements.
Ce regard sans complaisance sur le passé et sur les acquis d’aujourd’hui doit conforter en chacun d’entre nous,  la conviction que notre pays n’est condamné à aucune fatalité.
En ce moment où bon nombre de nos compatriotes s’interrogent et s’inquiètent de la précarité  qui frappe partout dans notre pays, au moment où le climat socio politique  se tend, nous devons avoir la force et le courage de nous concentrer plutôt sur les sujets de préoccupations majeurs que sont : la santé, l’éducation, la sécurité, l’accès à l’eau potable et aux infrastructures de base, le soutien aux activités économiques, etc.
La fête du 1er aout, est une fête d’unité par excellence. C’est pour cela que nous devons travailler à construire notre Nation. Chaque Béninois devrait se sentir à l’aise partout dans son pays, intégrer ses intérêts à ceux généraux du pays et faire fructifier la diversité des origines et de nos cultures. Il faut prendre garde de diviser le Bénin en deux zones opposées ou de raisonner comme si on le souhaitait.
Je nous souhaite de nous retrouver autour des valeurs cardinales de notre patrie : Fraternité – Justice – Travail.
Faisons preuve de générosité envers l’avenir.
La vraie générosité envers l’avenir consiste à tout donner au présent. C’est le moment pour chacun de nous de tout donner pour l’avenir de notre pays, en participant positivement aux batailles d’aujourd’hui.
Bonne fête de l’indépendance à toutes et à tous.

Abdoulaye BIO TCHANE

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Denis Assongba sur la fête de l’indépendance du Bénin : « Nous ne sommes pas encore indépendants»

juillet 31, 2013

A quelques heures de la célébration du 53ème anniversaire de l’accession de la République du Bénin à la souveraineté internationale, Denis Assongba, un Savalois résidant aux Etats Unis, de passage à Savalou et invité à donner ses impressions sur l’événement, déclare sans ambages que « nous ne sommes pas encore indépendants ».

Nous ne sommes pas encore indépendants ; selon moi, tant que la religion, la langue, la culture, les objets du Blanc vont demeurer la référence au Bénin, c’est que nous ne sommes pas indépendants ». Voilà comment M. Assongba plante le décor au cours de l’entretien qu’il a eu avec le correspondant local de l’ABP à Savalou. Pour lui, les Béninois ne travaillent pas beaucoup ; « nous produisons peu, nous avons trop de temps de repos au cours d’une journée et ça ne garantit pas la vraie indépendance », poursuit le natif de Doïssa (Savalou). Celui qui déclare vivre au pays de l’oncle Sam depuis 27 ans prend le cas des Béninois des Etats Unis pour qui établir le passeport demeure un vrai parcourt du combattant ; il se demande alors «à quoi servent les ambassades si les citoyens doivent continuer à souffrir de ces services simples ». Invité à évaluer le niveau de développement de son pays d’origine depuis son accession à l’indépendance, M. Assongba se montre plus tendre en disant que, de son point de vue, « le Bénin change. Chaque fois que je rentre, je me rends sincèrement compte de ce que des choses changent positivement. C’est parce que nous avons accusé un trop grand retard que les efforts des gouvernants ne comblent pas les attentes des populations, sinon ça va de mieux en mieux » a-t-il justifié. Denis Assongba situe plutôt le sous-développement du Bénin ailleurs : « les Béninois qui sont au pays font des efforts qui se noient malheureusement, selon moi, par exemple dans la paresse qui se note dans les ambassades où les gens ne font quasiment rien ; ils tuent au contraire le pays avec des budgets lourds et le Bénin n’a rien en retour. Les fonctionnaires des ambassades sont tous des politiciens qui œuvrent plutôt pour la division des Béninois à l’extérieur ». L’une des conséquences de cette situation qui prévaut à l’extérieur, selon le président de l’ONG « Midogbékpo », c’est qu’à « la fête de l’indépendance on ne sent rien d’autre que des initiatives individuelles ; ils sont incapables de nous réunir à l’extérieur pour commémorer ce moment exceptionnel ». Denis Assongba a été décoré à titre exceptionnel dans l’ordre de mérite national du Bénin en 2002 par le Président Mathieu Kérékou. Actuel vice-président de la diaspora aux Etats-Unis, il vient, selon ses propos, de créer un centre de promotion de la culture béninoise à New York.

Eric Gbèmavo (Coll Zou-Coll)

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5è « tasse » du Café des leaders : Quelle gouvernance politique pour une société de confiance ?

juillet 31, 2013

Célestine Zanou et ses pairs, intellectuels et responsables à divers niveaux de la société, ont tenu hier mardi 30 juillet 2013, au Bénin Marina Hôtel, la 5è édition du Café des leaders. Rendez-vous matinal scientifique démarré il y a 6 mois, l’édition d’hier a servi d’assise pour réfléchir sur les meilleurs moyens d’aboutir à une gouvernance politique du pays susceptible de mettre fin à la crise de confiance qui s’installe de plus en plus au sein de la population béninoise.

La 5è « tasse » du Café des leaders, tenue hier, a servi de cadre de réflexions sur les moyens pour mettre fin à la crise de confiance qui grandit au sein de la population vis-à-vis des dirigeants politiques actuels. Des pistes de solutions ont donc été ébauchées pour aboutir à une meilleure gouvernance politique dans notre pays. Ainsi, Célestine Zanou, initiatrice de ce creuset, a indiqué que le technocrate et l’intellectuel, une fois positionnés dans l’appareil étatique, ne doivent pas se transformer en politiques, se dépouillant ainsi de leurs compétences. Le communicateur du jour, le Professeur Jean Roger Ahoyo a qualifié de calamiteuse la gouvernance politique de Yayi Boni depuis 2006 ; une gouvernance qui se caractérise par un régionalisme érigé en mode de gestion de l’Etat, un démantèlement des acquis démocratiques, un échec économique cuisant et un pilotage à vue. Pour lui, mettre fin à la méfiance du peuple passe par une Lépi consensuelle non permanente mais régulièrement mise à jour. Le Gouvernement doit aussi, ajoute-t-il, mettre fin « aux affaires judiciaires inventées et viciant l’atmosphère politique », aux violations de la Constitution, au piétinement des lois, et aux immixtions des religions dans les affaires politiques. Pour revenir à une société de confiance dans notre pays, il préconise l’amélioration du système électoral, la désignation de ‘’dirigeants patriotiques’’, la création de nouveaux partis organisés, cohérents et d’envergure nationale, et l’organisation d’assises nationales à l’instar de l’élite sénégalaise.

Monaliza Hounnou (Stg)

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Agenda du développement post-2015 : Après les consultations nationales, les rapports transmis à Yayi

juillet 31, 2013

Le Chef de l’Etat, Dr Boni Yayi a présidé hier 30 juin 2013 au Palais des congrès de Cotonou la cérémonie de lancement du Rapport des consultations nationales sur les priorités de développement post-2015 et celui réalisé par le Panel de haut niveau sur l’Agenda de développement post-2015. C’était devant plusieurs personnalités.

Présenté par Mme Nardos Thomas Békélé, le Rapport des consultations nationales sur les priorités de développement post-2015 souligne que les Béninois aspirent dans leur majorité à la sécurité humaine. Ce rapport  fait ressortir les dix (10) principales priorités évoquées au cours des consultations. Il s’agit notamment de l’accès à un meilleur système de santé (61,5%); l’accès à une bonne éducation (57,7%)  ; l’accès à l’eau potable (55,9%) ; la promotion de la bonne gouvernance (51,6%) ; la sécurité alimentaire et nutritionnelle à travers l’accès à une alimentation saine nutritive et à prix abordable (47,5%); l’accès à de bonnes infrastructures de transport (45,9%), d’énergie et d’eau (42,1%) ; des opportunités d’emplois décents (36,1%); la protection contre le crime et la violence (31,7%) ; la lutte contre le changement climatique (31,2%)  et les libertés politiques (22,8%). Faisant référence à la bonne gouvernance, le rapport montre que les populations associent les questions de corruption, des injustices, des inégalités et de l’insécurité humaine liée au manque de solidarité. Par ailleurs, le rapport recommande que le futur cadre de développement tienne compte des spécificités des pays identifiés comme pauvres ou fragiles, accroisse la participation du secteur privé et prévoie un bon mécanisme de suivi-évaluation des progrès. Quant à l’horizon temporel du futur cadre de développement, l’horizon 2040 apparaît comme celui qui emporte l’adhésion des Béninoises et Béninois pour l’atteinte des Objectifs de développement post-2015.
Pour sa part, le Professeur Fulbert Amoussouga Géro, qui a participé à la réalisation du Rapport du Panel de haut niveau sur l’Agenda de développement post-2025, a axé sa présentation sur le thème : « Pour un nouveau partenariat global : Eradiquer la pauvreté et assurer une transformation durable des économies ». Dans ce rapport, la vision des Nations Unies est d’avoir, à l’horizon 2030, un monde où n’existe plus l’extrême pauvreté et la faim, un monde où les principes d’équité, de durabilité, de solidarité, de respect des droits de l’homme sont consacrés, un monde où personne n’est laissé de côté, un monde où les jeunes ont accès à un emploi décent…Par ailleurs, l’accent a été mis sur la vision d’un monde où il existera en 2030 un partenariat mondial renouvelé s’appuyant sur les fondations solides de déclaration du millénaire ainsi que sur les principes et les résultats de RIO.
Analysant les deux rapports, la société civile représentée par Social Watch a, entre autres, recommandé une large appropriation des conclusions de l’agenda du développement post-2025. Pour M. Gustave Kassa qui représentait cette société civile, il est désormais impérieux de diversifier les bases de l’économie et d’instaurer un climat de paix nécessaire à la réalisation de la prospérité, gage du développement durable.
« J’ai reçu 5 sur 5 l’ensemble des messages véhiculés par les différents rapports  et je m’engage à les traduire dans les faits », a dit en substance le Chef de l’Etat dans son allocution. Il a salué à sa juste valeur le travail abattu par le Panel de haut niveau des Nations Unies sur l’Agenda du développement post-2015 et les structures qui ont conduit les consultations nationales sur la même thématique. Ses remerciements sont aussi allés au Secrétaire général des Nations Unies qui a eu l’idée de lancer ces réflexions.

Affissou Anonrin

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Soupçons de caches d’armes et de mercenaires à Adja-Ouèrè : Manœuvre pour débarquer des chars dans le plateau ? (La militarisation du Bénin est à craindre)

juillet 31, 2013

De forts soupçons sont avancés par des milieux politiques au sujet d’une  éventuelle cache d’armes à Adja-Ouèrè. Dans ce pays où tout est manigancé, il est possible que ce soit une manœuvre pour débarquer des chars dans le département du plateau dans la perspective des disputes politiques en vue.

Plus aucune machination n’est à exclure au Bénin avec les différents sujets qui agitent la vie des paisibles populations depuis quelques années. Si aujourd’hui on commence à véhiculer dans l’opinion publique l’éventualité d’une cache d’armes et des mercenaires dans l’arrondissement d’Adja-Ouèrè, il n’est pas exclu que ce ne soit pas un montage. Cela peut bien être une étape dans la démarche d’une militarisation du pays voulu par certains dans le but d’assouvir des désirs inavoués. C’est peut-être une façon de pousser à la prise de décision de faire débarquer dans les jours à venir des chars dans le plateau. Et désormais, on pourrait faire peur aux populations et les tenir en respect le moment venu par rapport à des situations données. Les autorités béninoises en charge de la sécurité et de la défense ne devraient pas céder à ses machinations susceptibles à terme de présenter le Bénin comme un pays en état de guerre ou un pays d’insécurité n’étant pas favorable à accueillir des étrangers qui voudront venir y investir.
Pendant qu’il est encore temps, le Parlement doit en urgence interpeller le Gouvernement sur le sujet pour y voir clair. Mais visiblement, cela ressemble à un plan pour voir le pays militarisé. Dès lors, la sécurité des populations, surtout des hommes politiques et de la société civile, pourrait connaître des intimidations. Il est urgent de clarifier la situation.

Junior Fatongninougbo

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Supposée cache d’armes à Adja-Ouèrè : Des manœuvres pour retourner Fagbohoun en prison

juillet 30, 2013

Malgré le silence dans lequel il s’est mué depuis des années, l’homme d’affaires béninois Séfou Fagbohoun fait toujours peur à certains de ses ennemis. Ces derniers qui ne manquent d’ailleurs pas d’imagination se préparent encore à lui coller un faux dossier au dos. Cette fois-ci, il ne s’agit pas de cargaisons de produits pétroliers ni de milliards de Robert Gui et Obasanjo, mais d’armes à feu qui seraient cachées à Adja-Ouèrè pour déstabiliser le pouvoir en place. Les détracteurs de Séfou Fagbohoun parlent également de mercenaires recrutés par l’homme d’affaires. Aussi curieux que cela puisse paraître, ces  informations sans fondement balancées dans l’opinion publique ont en commun la même origine géographique : Porto-Novo. A ce complot imaginaire dans la tête de ceux qui l’ont fabriqué sont aussi associés les noms de certains politiciens, Sévérin Adjovi et Bruno Amoussou notamment. Cela laisse Interrogatif que ces fausses informations viennent des milieux de Porto-Novo. Et c’est ici le lieu de se demander ce que le Président Fagbohoun a fait à ceux qui colportent et se gavent de ces informations de nature à troubler la paix au Bénin. Peut-on vraiment dire qu’il y a des armes et des mercenaires à Adja-Ouèrè alors que le Chef de l’Etat s’y était rendu il y a quelques semaines pour présenter ses condoléances à l’homme d’affaires béninois Séfou Fagbohoun ? Il y a vraiment anguille sous roche. Heureusement ! Pour l’heure, Séfou Fagbohoun qui séjourne en ce moment hors du territoire national est beaucoup plus préoccupé par comment débloquer ses comptes que par ces coups inventés de toutes pièces.

Euloge Badou

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