Assemblée Nationale : Jeudi noir pour trois ministres de Yayi

mai 31, 2013

Le face-à-face tant attendu entre les députés de l’Assemblée Nationale et les ministres de Yayi a eu lieu hier, jeudi 30 mai 2013, au Palais des gouverneurs.  Safiath Bassabi, Blaise Ahanhanzo Glèlè et Nassirou-Arifari Bako n’ont pas eu la tâche facile. Avant que leurs excuses ne soient acceptées, les députés (toutes tendances politiques confondues), y compris le Président Nago, ne leur ont pas fait de cadeau.

Outre les raisons du retard de deux heures qu’ils ont accusé pour se présenter à la séance plénière du 2 mai 2013, les ministres présents hier, jeudi 30 mai 2013, au Palais des gouverneurs, devraient apporter des réponses à trois questions posées par l’honorable Thomas Ahinnou et 21 de ses collègues. Ces questions sont relatives au déguerpissement des populations de la berge lagunaire de Cotonou du côté de Xwlacodji, à la participation du Bénin à la mission de paix au Mali et au mépris du protocole d’Etat vis-à-vis du parlement. Aussi curieux que cela puisse paraître, aucune réponse n’a été apportée à ces interrogations. Les ministres présents au Parlement hier se sont tout simplement excusés auprès des députés pour toutes les fautes qu’ils ont commises.
«Je plaide coupable et vous allez prendre vos sanctions. C’est une feinte de corps. Dans notre point de presse, nous avons eu le sentiment de désolation. Je trouve les deux institutions comme dans un couple. Il y a parfois des malentendus et je crois que la plénière de ce jour est l’instance trouvée pour régler les questions de couple. L’exécutif ne peut jamais avoir l’intention délibérée  de manquer à la représentation nationale», a dit la ministre chargée des relations avec les institutions, la gorge pratiquement serrée. Elle sera suivie du ministre Blaise Ahanhanzo Glèlè qui abondera dans le même sens. «Nous n’avons pas l’intention de mettre à mal l’image du parlement et vous allez voir dorénavant le comportement du gouvernement », a-t-il promis.

Arifa-Bako : « le gouvernement plaide coupable »
La déclaration la plus séduisante viendra du ministre Nassirou Arifari-Bako qui, à la suite de ses deux collègues, est intervenu en deux phases. «Je voudrais rassurer les uns et les autres et particulièrement l’auguste assemblée, qu’à aucun moment on n’a pas tenté de taxer le président de l’Assemblée nationale de menteur. Dans ce communiqué, il a été mentionné que des diligences ont été prises et on n’a pas dit que toutes les diligences ont été prises. Mieux, on n’a pas dit que le président de l’Assemblée nationale est d’accord. Sur la forme, on aurait dû ajouter ; ce n’est pas une correspondance formelle car le gouvernement tenait à être présent. D’ailleurs, le gouvernement a rejoint la plénière. Mais la plénière est souveraine. Notre retard ne peut pas être justifié. Le gouvernement tient à vous présenter ses excuses.  L’incident du 02 mai vient du retard et nous l’avons assumé. Je vous présente les excuses du gouvernement », a dit Arifari-Bako.
«Monsieur le président, l’Exécutif et le Législatif, bien que distinct de par leur pouvoir et leur prérogative, constituent d’être partenaires ; des partenaires dans la quête permanente du bonheur du peuple, le seul que nous servons tous. Dans ce combat commun, pour trouver  de solutions aux besoins du peuple, il est impossible et il arrive et c’est d’ailleurs un bon signe du fonctionnement de nos institutions qu’il y ait  des divergences, des contradictions, des malentendus. Et tout ceci, je dirai cette confrontation harmonieuse  permet à la représentation  nationale de jouer son  rôle de contrôle de l’action gouvernementale et celui de  rappeler  le gouvernement à l’ordre par rapport à certains comportements. C’est pourquoi je voudrais que nous évitions d’entrer dans les détails; le diable, semble-t-il, est dans les détails. Monsieur le président, je voudrais rassurer, à la suite de mes collègues ; de la volonté permanente du gouvernement d’œuvrer à l’amélioration  continue des relations entre votre institution et le gouvernement pour qu’ensemble nous puissions conjuguer nos efforts pour parvenir au développement si cher que nous recherchons tous pour le bonheur et le bien-être du peuple de la République du Bénin », a dit par la suite le ministre Arifari-Bako. Ces explications et autres mea culpa du gouvernement n’ont pas manqué de susciter des commentaires naturellement.

La lune de fiel a commencé

Comme on pouvait s’y attendre, les députés ne sont pas allés du dos de la cuillère pour s’en prendre aux ministres de Yayi malgré les excuses que ces derniers ont présentées. Pour la plupart, ils ont tiré à boulet rouge sur l’Exécutif. Ce qui a amené certains observateurs à se demander si c’est déjà la lune de fiel entre eux.

Thomas Ahinnou : «C’est la succession de petits faits qui nous ont amené à constater que le parlement ne vaut rien aux yeux du gouvernement. Lorsque le parlement remarque certaines choses, il est en droit de demander des comptes à l’Exécutif. Et l’Exécutif  a l’obligation de répondre à ses sollicitations. Mais il se trouve que depuis quelques temps, des questions des députés sont restées sans réponse et cela donne l’impression que le gouvernement se fout du parlement. Masi il y a des dispositions du Règlement intérieur qui permettent au parlement de prendre des procédures appropriées. Est-ce que les ministres veulent que ces procédures  soient enclenchées ? Je voudrais savoir si les ministres adoptent consciemment ces genres d’habitude ou si ce sont les instructions qui leur sont données. Car, nous commençons par douter de la sincérité du gouvernement.  J’ai écouté avec beaucoup de passion les interventions des ministres. J’ose croire que ce qu’ils viennent de dire est sincère. Et que ces manquements vont prendre fin. Nous avons été choqués la dernière fois à l’ouverture de la première session ordinaire de l’année 2013 du fait  de l’absence du gouvernement. Je souhaite que le chef de l’Etat donne des instructions fermes pour que ses ministres aient du respect pour la représentation nationale».

Gonrodokou Orou Dèkè : «J’ai pris acte des excuses, mais pour qu’ils honorent ces excuses, ils doivent travailler à l’interne. Un pouvoir fort, c’est d’abord sur le terrain et surtout au niveau des institutions. Nous entendons certains ministres sur le terrain. Ils banalisent la fonction du député».

Youssouf Bida : «Je voudrais implorer la clémence des députés. Même quand on offense Dieu, on lui demande pardon et il accepte. Dans un pays démocratique, le plus important, c’est d’avoir des institutions fortes et non des hommes forts. Et ensemble, nous devons travailler à cela. Je formule aussi le souhait qu’une fois nommés, nos ministres  soient formés par rapport au fonctionnement des institutions et les rapports qui devraient exister entre elles. De mon côté, les excuses du gouvernement sont acceptés».

Eric Houndété : «Nous sommes dans un régime caractérisé  par  la culture de l’homme. Ce n’est pas la faute des ministres et il faut les comprendre. On ne doit pas leur en vouloir. Ce gouvernement est caractérisé par le mensonge. Nous vivons un drame. Je ne veux pas m’y attarder. Si cette conférence de presse du gouvernement a pu se faire comme ça, c’est votre faute Monsieur  le président Nago. Il fallait appliquer le Règlement intérieur qui parle d’outrage dans ces cas. Ce gouvernement ne mérite pas les sacrifices que vous leur faites. Ils ont besoin d’être fouettés».

Isidore Gnonlonfoun : «Le gouvernement a déjà présenté des excuses et il reste que ces excuses se traduisent dans les faits. Et pour ce faire, le gouvernement doit se prendre au sérieux».

Boniface Yèhouétomè : «Je suis un peu désolé de savoir que nous nous attardons à ce débat. On a des choses importantes comme la loi sur les centres de vote. Ce qui s’est passé le 02 mai, c’est la goutte d’eau qui a  fait déborder le vase. C’est regrettable. Ce qui se passe peut être considéré comme du mépris. Des excuses ont été faites  et le reste se déterminera dans le temps. Si on doit réussir, il faut également que les députés revoient leur copie. Le point de presse a été négatif. C’est vrai ! Mais nous avons également de mauvais comportements. Et il faut qu’on corrige tout cela. Pour finir, il faut que le gouvernement tienne compte des excuses pour mieux faire ».

Justin Sagui Yotto : «A la suite des collègues qui m’ont précédé, je ne voulais pas épiloguer sur les comportements qu’affichent les ministres qui s’absentent sans excuse. Je voudrais insister sur le régime de séparation des pouvoirs. Le gouvernement manque de respect à la représentation nationale et le président Nago doit pouvoir le dire au président Boni Yayi. Sur le terrain, il y a comme des concurrences malsaines entre les députés et les ministres. Il faut attirer l’attention du président Yayi sur le comportement de ses ministres vis-à-vis de la représentation nationale. Je voudrais que le gouvernement soit sincère de ses excuses».

Hélène Kèkè : « La séance semble tourner autour de l’incident du 02 mai. Mais ce constat a commencé depuis plusieurs années. Premièrement, la commission des lois  a constaté que le ministre en charge des  relations avec les institutions ne participe pas aux travaux de la commission des lois. Nous sommes vraiment responsables de ce qui nous arrive. Aujourd’hui, les ministres dédaignent les  députés. Pour preuve, les gaffes du protocole d’Etat. Il faut respecter la représentation nationale car elle est en deuxième position. Il faut qu’ils répondent aux invitations du parlement. Respecter l’Assemblée nationale constitue une charge républicaine. Pour terminer, je reviendrai sur l’incident du 02 mai pour poser quelques questions. Ont-ils informé le chef ? Quelle a été sa réaction ? S’ils ne le lui ont pas dit, qu’ils nous disent pourquoi ? »
Françoise Assogba : «Je remercie les auteurs de cette question car cette séance nous a permis d’écouter les ministres. Pourquoi avoir tenu cette conférence de presse qui tentait de justifier l’injustifiable? Est-ce qu’elle était nécessaire ? C’est une humiliation de plus pour l’institution parlementaire. Il n’y a pas d’homme plus fort qu’une institution ».

Rosine Soglo : «J’ai entendu les excuses du gouvernement.  Je suis certaine que les ministres n’auraient pas agi de cette façon si le chef n’avait pas voulu. Je connais Yayi Boni et aucun ministre ne peut lui manquer de respect. Et donc les ministres sont restés pour le chef de l’Etat. Tant que Boni Yayi sera là, ces ministres vont récidiver».

Azannaï Candide : «Je voudrais faire observer que le gouvernement est venu à l’heure. Et c’est déjà bien. Il y a effectivement litige. Il s’agit du respect d’une disposition constitutionnelle. Ce 02 mai, je disais qu’on devait apprécier autrement l’attitude du gouvernement en évoquant les dispositions du Règlement intérieur qui parlent d’outrage. L’objet du litige, c’est que le gouvernement ne s’est pas présenté au parlement. Déjà, à l’ouverture de la session ordinaire, on a fait ce constat et ensuite ce 02 mai, le même constat a été fait. L’article 76 de la constitution règle déjà la question.  Les affaires de la République ne peuvent pas être des affaires de personnes. Nous devons respecter les textes. Lorsque ce litige est constaté, il faut le régler. L’article 77 de la Constitution tranche le règlement du litige et stipule que le chef de l’Etat doit être traduit devant la haute cour de justice pour outrage. Si les ministres savaient combien il est grave de s’absenter au parlement, ils devraient revoir leur position. Je dénonce finalement notre option. J’ai parlé de la comédie de la colère. Le gouvernement n’a pas tort car c’est nous-mêmes. Un contre-pouvoir n’est pas un pouvoir de copinage. Nous avons un rôle immense chers collègues. Tout chef a besoin des gens qui doivent lui dire la vérité, au prix même de sa vie. A l’avenir, ne posez plus jamais la question de savoir quoi faire quand le gouvernement n’est pas là. Il faut tout simplement agir et prendre ses responsabilités en enclenchant les procédures».

Ahouanougan : «L’institution chargée de voter les lois est considérée dans toute démocratie. Pourquoi alors ce mépris ? N’est pas député qui veut. Pour être ministre, il faut convaincre un homme alors que pour être député, il faut avoir le suffrage des populations. En agissant comme vous le faites, vous mettez en difficulté la majorité parlementaire ».

Edmond Agoua : «Je voudrais abonder dans le même sens que la présidente Aholou Kèkè. Les absences répétées et les retards prolongés des ministres par rapport aux activités parlementaires ne sont que la face apparente du mépris. Le président de l’Assemblée nationale doit prendre ses responsabilités. Les députés sont banalisés par les ministres de la République. Certes, ils ont présenté des excuses, mais je ne sais pas si ces engagements seront respectés ».

Mama Débourou Djibril : «Messieurs les ministres, votre comportement répréhensible a donné l’occasion à des opposants bon teint de dire du président de la République certaines choses. La ministre a pris la parole pour remuer le couteau dans la plaie. Elle se permet de nous dicter notre conduite à tenir. Cette ministre est rare au parlement. C’est le lieu de rappeler aux ministres qu’ils ont des  obligations  vis-à-vis du parlement. Nous prenons acte des excuses et le parlement s’attachera à observer ».

Okounlola André : «Je ne soutiens pas aveuglément le gouvernement. Il faut dire la vérité à celui qu’on aime. Le comportement du gouvernement ne nous laisse pas le temps ici de nous défendre. Il y a la part de vérité dans ce que les députés disent. Et c’est justement à cause de ces ministres qu’on entend ces choses au parlement. Nous allons veiller à cela à l’avenir. C’est votre conférence de presse qui a tout gâté. Est-ce que vous avez besoin  de faire cette conférence de presse ?

Atao Hinnouho : «Personnellement, immense est ma joie de constater la séance de ce jour. Je savais que de pareilles choses se produiraient dans cet hémicycle. Je voudrais m’adresser à vous monsieur le président de l’Assemblée nationale. Je vous observe depuis longtemps. C’est à partir du 02 mai 2013 que j’ai su que  le parlement n’était  pas Libreville où le TGV passe en désordre. Je pense que vous devez échanger avec vos amis de la mouvance parlementaire. Il y a un laisser-aller »

Mathurin Nago : «  … C’est du jamais vu ! Il y a des ministres qui n’ont jamais mis pieds à l’Assemblée nationale. Le gouvernement s’absente délibérément sans pouvoir se justifier. Certains collègues ont affirmé que c’est un mépris envers le président de l’Assemblée nationale. Ils ont raison parce que c’est une humiliation et un manque de respect à notre égard. Nous avons tout fait pour relancer le gouvernement. Ce matin, un ministre m’a appelé et je lui ai dit ce qu’il fallait faire. Le gros problème, c’est la conférence de presse. Elle était destinée à livrer le président de l’Assemblée nationale. Pour ma part, cette conférence de presse était inutile, c’est jeter de l’huile sur le feu. Et quand on dit qu’on fait des diligences pour faire recaler de quelques heures la séance plénière, ce n’est pas bon. Tout ce qui a été dit traduit un mépris. Or, le parlement est le socle de la démocratie. Chaque ministre doit diviser son temps en trois parties : travailler au ministère, descendre sur le terrain et enfin se consacrer au parlement. J’ai été profondément choqué après des humiliations que j’ai subies. Nous prenons acte espérant que cela va s’améliorer ».

Réalisé  par Affissou Anonrin

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Meilleure production Ramu/Unstb : Denis Magnidet honore votre journal « La Presse Du Jour » (Il décroche le 1er prix)

mai 31, 2013

«La Presse Du Jour», 1er, « La  Nation» 2ème et la Radio Tokpa 3ème. Ainsi se présentent les résultats de la meilleure production relative au compte-rendu d’une conférence de presse portant sur le Ramu, organisée par l’Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin (Unstb). Selon le Secrétaire général Emmanuel  Zounon de l’Unstb,  votre journal «La Presse Du Jour» a  respecté les critères fixés par l’Unstb. Il s’agit, entre autres, du meilleur surtitre, du meilleur titre, de la meilleure attaque et de l’illustration. «La Presse Du Jour»  représentée  par le journaliste Denis Magnidet a donc respecté  ces critères  et a pu réunir la note de  15 sur 20. Ce qui lui a valu le premier prix. Il est suivi de «La Nation» et de  «Radio Tokpa». Pour rappel, en mars dernier, l’Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin (Unstb) a effectué une sortie médiatique au cours de laquelle elle a eu à montrer les  dysfonctionnements qui émaillent le processus du Régime d’assurance maladie universelle (Ramu). C’est une  initiative du Gouvernement béninois  pour permettre aux couches les plus défavorisées d’avoir  droit à la santé à moindre coût et ainsi assurer une couverture de risque maladie à tous les citoyens. C’est donc à l’issue de cette conférence, qu’il avait été annoncé que les meilleures productions d’articles de presse relatives à la conférence seront primées.

Junior Fatogninougbo

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Conseil des ministres du 29 mai 2013 : Plusieurs nominations à la présidence, à la défense et au Maeia

mai 31, 2013

Le conseil des ministres du mercredi 29 mai 2013  a, entre autres, connu plusieurs nominations à la présidence de la République et au ministère de la défense nationale.

COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES

Le Conseil des Ministres s’est réuni en séance ordinaire le mercredi 29 mai 2013 sous la présidence effective du Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement.
Au début de la séance, le Chef de l’Etat a fait observer une minute de silence à la mémoire des feus :
*  Chef d’escadron Brice KEREKOU, fils de l’ancien Président Mathieu KEREKOU, décédé le 11 mai 2013 ;
*  Gustave GBENOU VICKEY alias GG VICKEY, artiste chanteur et compositeur, décédé le 15 mai 2013 ;
*  Gaston OROU GADO, Magistrat, Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Natitingou, décédé le 21 avril 2013 ;
*  Mêgan AGBEMADOKPONOU, père du lieutenant-colonel Edouard Gassin AGBEMADOKPONOU, en service au Ministère de la Défense Nationale, décédé le 30 avril 2013 ;
*  Antoine AGBO, Commissaire Principal à la retraite, décédé le 28 avril 2013 ;
*  Dominique Télesphore NOUDEKE, ancien Député à l’Assemblée Nationale du Dahomey ;
*  Noé TOKPANOU, Ancien Commissaire du Peuple à l’Assemblée Nationale Révolutionnaire, Chevalier de l’Ordre du Mérite Agricole du Bénin, décédé le 07 avril 2013 ;
*  El Hadj Yessoufou ADAM TOURE, beau-père du Député Karimou CHABI SIKA ;
*  Bernard LOSSIKINDE, père du Commissaire de Police de 1ère classe Séraphin LOSSIKINDE, décédé le 21 avril 2013 ;
*  Pierre DJIMENOU, père du Magistrat Lucien DJIMENOU, décédé le 07 mai 2013 ;
*  Anne Marie TOWANOU née KOSSI, mère du Magistrat Etienne Codjo TOWANOU, Président de Première Instance de Première classe de Parakou, décédée le 04 mai 2013 ;
*  Marie Koubinsi IWIKOTON, née AYEDA OKE, belle-mère de Monsieur Jean Ogoudédji TABE, Directeur des Ressources Humaines du Ministère de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication ;
*  Henriette HOUN’GNANVOH HENRY ADJOVI, mère de Monsieur Damien Guillaume ADJOVI, ancien Conseiller Technique au Ministère du Travail et de la Fonction Publique et ancien Directeur du Garage Central Administratif au Ministère de l’Economie et des Finances, décédée le 26 avril 2013.
Au cours de la séance, le Conseil a adopté un projet de décret portant autorisation de construire de la nouvelle ambassade des Etats-Unis d’Amérique.
Le Conseil des Ministres a également examiné plusieurs dossiers notamment :
.  une communication de la Présidence de la République sur le compte rendu d’étape des travaux du comité de trésorerie de la SONACOP pour la période du 11 janvier au 31 mars 2013 ;
. une communication du Ministre de l’Economie et des Finances sur le point de paiement des décomptes dus par l’Etat aux prestataires de service au 31 décembre 2011 et la programmation de l’apurement des décomptes dus au 31 décembre 2012 sur le Programme d’Investissements Publics, gestion 2013 ;
. une communication du Ministre de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs sur la mise en œuvre des recommandations du comité chargé de la relecture des contrats de location des boutiques de ceinturage du Stade de l’Amitié de Kouhounou ;
§  une communication du Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche sur l’acquisition et la mise en place des intrants spécifiques pour vivriers au titre de la campagne 2013-2014 ;
Le Conseil des Ministres a approuvé cette communication et a instruit :
Le Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche :
– de mettre en place une structure indépendante de la SONAPRA pour la gestion transparente et le suivi des intrants vivriers ;
– de s’assurer que les commandes d’intrants coton sont passées par la SONAPRA sous la supervision de son département ministériel ;
Le Ministre de l’Economie et des Finances :
– de faire, en relation avec l’Inspecteur Général d’Etat, l’inventaire de tous les projets en cours au Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, d’en mesurer la pertinence et la rationalité ainsi que les stocks résiduels d’intrants coton au titre de la campagne 2012-2013 ;
– de faire le point des cessions d’intrants coton au titre de la campagne 2012-2013 ;
Le Conseil des Ministres a, par ailleurs, approuvé plusieurs compte rendus de mission dont :
– un compte rendu de la participation du Bénin à la Semaine ougandaise de l’Evaluation, tenue Kampala, du 04 au 07 mars 2013 ;
– un compte rendu de la participation du Bénin à la 17ème Conférence des parties à la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et à la 7ème Conférence des parties agissant comme réunion des parties au protocole de Kyoto, Durban en Afrique du Sud, du 28 novembre au 11 décembre 2011 ;
– un compte rendu de la participation du Bénin à la 5ème session ordinaire de la conférence des Ministres africains en charge de la Science et de la Technologie (AMCOST-V), tenue à Brazzaville, du 12 au 15 novembre 2012.
Le Conseil a enfin autorisé
* le colloque international de bioéthique, du 10 au 14 juin 2013 à Cotonou ;
* l’expérimentation de l’enseignement des langues nationales dans le système éducatif formel à partir la rentrée 2013-2014 ;
* le mémorandum sur les référentiels de partage de la valeur ajoutée, les modalités pratiques d’encadrement des charges de personnel et des points d’application desdits référentiels dans les entreprises publiques ciblées.
Enfin, les nominations suivantes ont été prononcées :
Sur proposition du Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement, Chargé de la Défense Nationale,
A la Présidence de la République,
Directeur de Cabinet Militaire du Président de la République : Intendant Militaire de 1ère classe Cocouvi AMOUSSOU ;

Au Ministère de la Défense Nationale,
Sur proposition du Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement, Chargé de la Défense Nationale ;
Directeur Adjoint de la Coopération Militaire : Colonel Jean A. ADEGBITE. ;
Inspecteur Général Adjoint du Ministère : Colonel Dieudonné EGNANFIN ;
Délégué Militaire des départements de l’Ouémé et du Plateau : Lieutenant-Colonel Justin SOGNI ;
Délégué Militaire des départements du Borgou et de l’Alibori : Lieutenant-Colonel  Urbain H. CAMPOTA TIANSI ;
Délégué Militaire des départements du Zou et des Collines : Lieutenant-Colonel Agnidé Fatoké OGOUDIKPE.

Au Ministère des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine, de la Francophonie et des Béninois de l’Extérieur,
Attaché de Défense à l’Ambassade du Bénin à Paris : Colonel Fructueux GBAGUIDI.
Fait à Cotonou le 29 mai 2013
Le Secrétaire Général du Gouvernement,
Eugène DOSSOUMOU

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Le « Point G »: une réalité scientifique ou une pure spéculation ?

mai 31, 2013

Estimant qu’il faut progressivement briser dans notre société certains sujets tabous relatifs au sexe et dont l’ignorance brise en réalité beaucoup de foyers, nous avons voulu aborder ce vendredi une question spécifique à la femme. Elle pourrait laisser croire à une pure invention. Il s’agit du « Point G » qui, suite à sa trouvaille, a été sujet à polémique et à controverse. En effet, tandis que certains spécialistes croient en son existence et l’expliquent clairement, d’autres en sont sceptiques. Ce qu’il est toutefois important de savoir est qu’aussi bien l’homme que la femme doivent maîtriser ce Point G. L’un en vue de procurer le maximum de plaisir à sa partenaire et l’autre afin, éventuellement, de mieux orienter son partenaire sexuel à la satisfaire totalement.

D’où est venu ce fameux point ?

Apparu pour la première fois dans un livre publié en 1982 par le Dr Patrick Dao, Alice Ladas et Beverly Whipple, le « Point G ou Point Gräfenberg » désigne une zone érotique située dans le vagin de la femme et qui, directement stimulé, permet à celle-ci d’atteindre l’orgasme. Le nom « Point G » a été précisément utilisé par les auteurs dudit livre, en référence au sexologue allemand Ernst Gräfenberg qui fut le premier à considérer en 1950 la sensibilité érotique de cette zone. En effet, à cette époque, le sexologue allemand n’avait pas exactement fait mention de l’existence chez la femme d’une zone vaginale orgasmique précise. Il avait juste indiqué le comportement sexuel de certaines de ses patientes qui s’introduisaient des aiguilles à chapeau dans l’urètre pour se procurer des orgasmes. Il pensait donc que l’urètre pourrait être une zone érogène occasionnelle chez certaines femmes, mais pas une zone orgasmique commune à toutes les femmes.
C’est dans ce livre de 1982 que ces trois chercheurs ont décrit cette zone érotique qui, même si elle est adoptée par les sexologues, est toutefois restée hypothétique pour certains membres du corps médical. Toutefois, signalons que par analogie au Point G, la zone de la Prostate masculine accessible au toucher est parfois qualifiée de « Point G masculin » ou « Point P ». Cette zone est située sur la paroi antérieure du rectum (celle qui sépare la base de la verge, de l’anus), près de l’urètre. Sa stimulation directe est également réputée procurer à l’homme une forme d’orgasme différent de l’orgasme pénien. Mais ici, il ne s’agit pas en réalité d’un Point G exactement comme chez la femme. Il s’agit plutôt d’une zone ‘’Ultra sensible’’ pour l’homme.

LE POINT G féminin, qu’est-ce que c’est ?

Une zone de plaisir intense chez la femme. Eh oui ! Selon les spécialistes qui ont démontré son existence, le Point G est une zone érogène parmi la multitude de points érogènes que comportent les parois du vagin et qui seraient à l’origine d’orgasmes puissants chez la femme. Quitte à ce que cette dernière le découvre et l’apprivoise. Encore appelé « la perle noire », « la belle folle » ou « le clitoris interne », le Point G est situé sur  la paroi antérieure du vagin, derrière l’os du pubis. Il est en général à la moitié du « chemin » entre l’entrée et le fond du vagin, soit à 4 cm de l’entrée. Mais chaque femme étant unique, il peut aussi se trouver juste à l’entrée, ou tout au fond. Zone réputée extrêmement érogène et dont la stimulation amènerait presque systématiquement un orgasme, le Point G se trouve en temps normal chez toutes les femmes. En d’autres termes, le Point G est une zone située dans la paroi antérieure du vagin à 4-7 cm de la vulve. Il aurait la forme d’une petite boule palpable de moins d’un centimètre de diamètre qui augmente de taille et avec la capacité de réagir en se gonflant quand elle est stimulée.
Par ailleurs, il y a deux types d’orgasmes chez la femme : l’orgasme clitoridien et l’orgasme vaginal. C’est donc aux dires des chercheurs le Point G qui permet à la femme d’atteindre l’orgasme vaginal, ce plaisir suprême que toutes les femmes n’arrivent pas toujours à atteindre. Ainsi, une fois bien repéré, connu et stimulé, le point G permet selon eux d’accéder à une jouissance plus intense, plus voluptueuse et plus longue qu’un orgasme clitoridien. Cependant, pour bien identifier là où il se trouve, chaque femme est appelée à mieux connaître son corps et plus spécifiquement à comprendre l’anatomie et le fonctionnement de son vagin. Car, le potentiel érotique du point G doit être travaillé. Mais signalons que certaines positions sexuelles permettent une stimulation directe du point G notamment l’Andromaque, la levrette, le missionnaire, le super G et le croque moelleux (à approfondir auprès de sources plus appropriées que ce canal). Toutefois, il importe de préciser que l’attention et le savoir-faire du partenaire sont en la matière des facteurs plus déterminants qu’une position particulière.

Mythe ou réalité ?

Longtemps controversé, le point G relève progressivement le défi de la science. De nombreux scientifiques s’accordent aujourd’hui sur l’existence de cette zone de grande sensualité du vagin. En l’absence d’études concordantes sur l’importance relative des différentes possibilités de l’érogénéité du vagin, la seule certitude scientifique actuelle est que le vagin possède des zones, le plus souvent sur sa paroi antérieure, dont la stimulation tactile est intensément érogène et peut conduire à l’orgasme. Ceci permet donc d’affirmer que la thèse du Point G, malgré les réticences de départ, fait de plus en plus l’objet d’un consensus dans la communauté médicale. A titre illustratif, certaines études assimilent le « point G » à la structure interne du clitoris stimulé indirectement lors de la pénétration vaginale. En 2010, la gynécologue Odile Buisson et Pierre Foldes ont réalisé des échographies complètes et en 3D d’un acte sexuel. Ce qui leur a permis de repérer une zone du corps du clitoris qui se moule sur la partie postérieure du vagin et du pénis lors de la pénétration. Cette étude qui constitue une première mondiale a également montré la turgescence des bulbes vestibulaires entourant l’entrée du vagin.
Tout ceci indique donc que le point G est bel et bien une réalité qu’il revient aussi bien aux hommes qu’aux femmes de mieux appréhender pour le bonheur de leur couple. Car étant plus ou moins sensible chez certaines que d’autres, il revêt un visage différent pour chacune des femmes du monde entier.
Aussi, certaines études en la matière ont révélé que la stimulation effective de ce point varie en fonction de la taille de l’appareil génital de l’homme. Mais les recherches scientifiques se poursuivent à cet effet.
NB : Il y a même des chirurgiens esthétiques en Europe qui proposent une opération permettant d’augmenter le volume du point G. Ceux-ci parlent de régénération de la ‘’prostate féminine’’. Ainsi, une étude menée en France sur dix femmes a conclu que l’amplification chirurgicale du point G chez des femmes se plaignant de dysfonction sexuelle féminine (DSF) augmentait leur orgasme de 40 à 50 % avec une satisfaction de 70 % des patientes.

Réalisé par Monaliza Hounnou (Stg)

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Définition d’une méthodologie pour corriger la Lépi : Mme Nardos Bekele-Thomas du Pnud applaudit la démarche

mai 31, 2013

La représentante résidente du Pnud au Bénin, Mme  Nardos Bekele-Thomas, a participé en début de semaine  à l’atelier d’analyse et d’amélioration des documents techniques d’actualisation de la Lépi que son organisme a fortement financé et soutenu au Bénin. Les idées novatrices et la démarche méthodologique retenue à Agoué lui ont fait dire que  c’est le citoyen béninois lui-même qui va se mobiliser pour fournir ses données.

« …Quand j’ai entendu tout ce qui a été dit dans les différentes communications présentées et que je rapporte cela à la réunion que nous avions eue avec le Cos-Lépi, je dois dire que les objectifs de cette instance (Cos-Lépi) sont  plus grands, plus nobles. Les démarches et méthodes retenues par le Cos-Lépi vont conduire à ce que ce soit le citoyen lui-même qui soit demandeur. Quand il sera informé et rassuré que ses données personnelles sont sécurisées,  quand il saura que la carte qu’il obtiendra en fournissant les données peut lui servir de carte d’identité, à la banque et partout où besoin sera, c’est le citoyen lui-même qui viendra les fournir. Quand le citoyen saura qu’il peut aller réclamer d’éventuelles erreurs sur ses données personnelles, il se portera lui-même vers ceux qui sont désormais chargés de corriger la liste électorale nationale…Je suis sortie de cette réunion avec le Cos-Lépi très fière en tant qu’Africaine….Je suis très contente, très honorée car avec le Cos-Lépi, vous accomplissez un changement historique… ». Telle est la substance de la remarquable intervention de la représentante résidente du Pnud au Bénin, Mme  Nardos Bekele-Thomas. Elle s’engage à mobiliser les partenaires pour la correction de la Lépi, un outil de paix et de développement durable.

Tobi Ahlonsou

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30ème Conseil syndical confédéral de la Cosi-Bénin : De nouveaux défis pour une Confédération plus forte

mai 31, 2013

La Bourse du travail a accueilli hier, jeudi 30 mai 2013, les travaux du 30ème Conseil syndical de la Confédération des organisations syndicales indépendantes du Bénin (Cosi-Bénin). Première rencontre statutaire depuis l’installation du nouveau bureau exécutif dirigé par Noël Chadaré, il s’est agi au cours de ces assises, d’examiner le rapport d’activités et le bilan financier de 2012, de faire la projection du budget 2013, puis de s’entendre sur les défis à relever pour les batailles futures.

Se mettre en ordre de bataille pour faire de la Cosi-Bénin une confédération plus représentative, travailler à réduire la dépendance financière de la confédération vis-à-vis des partenaires, toiletter les textes fondamentaux pour éviter toute équivoque dans leur interprétation, profiter de la relecture des textes pour y intégrer les recommandations du rapport de l’audit participatif du genre réalisé au profit de la confédération, puis, faire émerger et promouvoir les femmes et les jeunes pour assurer la relève. Ce sont là, entre autres, les défis majeurs que les militants de la Cosi-Bénin doivent relever pour mieux positionner leur confédération au plan national. Ils se les sont rappelés hier, au cours des travaux du conseil confédéral, présidés en personne par le secrétaire général de la Cosi-Bénin, Noël Chadaré. Dans son allocution d’ouverture, il a rappelé le contexte dans lequel se tient la rencontre, notamment au plan politique où les présumées tentatives d’empoisonnement et de coup d’état détournent les citoyens des vraies questions de développement qui se posent à eux. Au plan économique, Noël Chadaré a souligné que les scandales financiers soutenus par une corruption à grande échelle ont fauché les espoirs des Béninois. A cela s’ajoute le climat de méfiance découlant de la politique d’intimidation et de répression mise en place pour étouffer toutes velléités de revendications. Mais cela n’a pourtant pas émoussé les ardeurs, a dit le secrétaire général. Au contraire, un travail de reconquête a été fait. La Cosi-Bénin qui a vu son effectif d’affiliés décroître de 21 syndicats au lendemain de son 3ème congrès ordinaire en février 2012, a réussi en un an à en reconquérir 26 nouveaux. L’offensive menée a également permis de renouveler le contrat de confiance avec la Cnv-Internationaal, le traditionnel partenaire, sans oublier WageIndicator, une Ong des Pays-Bas  avec laquelle la Cosi-Bénin s’est nouvellement entichée. Au demeurant, les travaux se sont poursuivis hier, avec l’examen et l’adoption des rapports d’activités et financier de 2012, ainsi que l’amendement du budget prévisionnel 2013.

Denis Magnidet

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Préparation technique de l’actualisation du fichier électoral national : Bientôt la carte Lépi convertie en carte d’identité pour voter

mai 31, 2013

Dans la perspective de la mise en œuvre  des dispositions de la loi 2012-43 qui complètent celles de  la loi n°2009-10 du 13 mai 2009 en vue de l’apurement, de la correction, de la mise à jour et de l’actualisation du fichier électoral national, le Cos et la Cnil ont découvert une noble ambition à effet durable et économique : convertir la carte électorale issue de la Lépi, qui répond aux normes internationale en carte d’identité nationale. La feuille de route de la méthodologie de travail adoptée  à Agoué, le 29 mai 2013 permettra de combler toutes les attentes dont en priorité la mise en place d’une liste fiable, dès novembre prochain, pour favoriser les joutes électorales de 2013.

La carte électorale tirée de la lépi sera convertie au terme de l’actualisation du fichier électoral national en carte d’identité nationale et servira à voter. Cette idée a germé et a muri à Agoué au cours de la semaine, grâce à la volonté manifeste des membres du Conseil d’Orientation et de Supervision (COS) et ceux de la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés(CNIL). Deux entités qui ne ménagent aucun effort pour donner un sens significatif à leur mission principale qu’est l’apurement, la correction, la mise à jour et l’actualisation du fichier électoral national. C’est dans cette perspective que le président Sacca Lafia a convié la crème des compétences nationales au sujet de la lépi, les 27, 28 et 29 mai, au Millénium Popo Beach Hôtel. Ceci pour un atelier d’analyse et d’amélioration des documents techniques d’actualisation de la LEPI. Le but de cette assise est de  définir une approche méthodologique pertinente, efficace et réaliste pour corriger la lépi.  A en croire le rapport final de l’atelier,  les communicateurs, les participants et les organisateurs ont jugé pertinent que le COS prenne ‘’les dispositions nécessaires pour convertir les cartes d’électeur mis aux normes internationalement reconnues en carte d’identité nationale’’. La finalité de cette recommandation est de faire désormais de la carte d’identité une carte électorale à multiple fonction pour éviter la confection  cyclique et saisonnière des cartes d’électeurs à la veille de chaque élection, une activité onéreuse pour les finances du pays. Par ailleurs, l’atelier a retenu que les propositions issues de l’atelier permettront ‘’de corriger la Lépi dès novembre 2013 dans le cadre des élections communales, municipales et locales de 2013 et de doter le Bénin d’un fichier électoral national crédible et dynamique au terme d’un audit participatif début 2014, gage d’adhésion populaire et d’outil de développement.’’ Il n’en fallait pas mieux pour que Mme Nardos BEKELE-THOMAS, représentante résident du Pnud  avoue que « les objectifs de cette instance (Cos-Lépi) sont  plus grands, plus nobles. Les démarches et méthodes retenues par le Cos-Lépi vont conduire à ce que ce soit le citoyen lui-même qui soit demandeur.

Le cadre empirique tracé par le Cos-Lépi à Agoué

« L’opérationnalisation des dispositions de la loi 2012-43 qui complètent celles de  la loi n°2009-10 du 13 mai 2009 en vue de l’apurement, de la correction, de la mise à jour et de l’actualisation du fichier électoral national est une mission de grande portée politique dont le succès dépend, entre autres, de la définition d’une  approche méthodologique pertinente, efficace et réaliste. » a rappelé le président du Cos à la clôture de l’atelier. Et cette vision n’a pas raté. Pour avoir une mise en commun des connaissances et expériences d’acteurs venus d’horizons divers, l’atelier a permis aux acteurs et experts de s’entendre sur un cadre méthodologique scientifiquement pertinent. Ainsi, l’atelier a suggéré avec force conviction que le secrétariat du Ravec produise un document stratégique, afin de prendre en compte les résultats du Ravec dans l’élaboration de la méthodologie de correction et d’actualisation de la Lépi. Outre cette question du Ravec  qui devrait s’analyser comme une activité d’appui à la réalisation de la Lépi,  les participants ont regretté les faiblesses et les dysfonctionnements de l’état civil au Bénin. A l’aune de ce constant, les participants ont souhaité que la question de la modernisation de l’’état civil soit réglée une fois pour toutes par le gouvernement. Mieux, la plénière a reconnu la nécessité de respecter les dispositions de la loi n° 2009-09 du 22 janvier 2009 portant protection des données à caractère personnel en République du Bénin. Le résultat escompté au terme de l’exécution de cette feuille de route ne sera pas évident sans la dépolitisation de la Lépi,  l’examen de la possibilité d’établir une passerelle entre le Ravec, le Rgph et le Réna d’une part  et   l’assainissement de l’état civil d’autre part. Faisant siennes les recommandations, le président du Cos l’honorable Sacca Lafia a formulé particulièrement auprès du Président de la République, une requête d’appui matériel et financier à la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés afin qu’elle joue son rôle de veille en matière de protection des données à caractère personnel des citoyens conformément à la loi. Maintenant que  le Cos a à sa disposition un document technique de référence qui lui  servira de boussole, son président lance un appel à la mobilisation générale et à un dialogue politique permanent pour éviter que le pays  ne retombe dans les travers d’un passé récent fait de contestation et de démobilisation.

Tobi Ahlonsou

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mai 31, 2013

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Scandale à Porto-Novo : Amoros agressé par un supporter

mai 31, 2013

C’est de la plus mauvaise des manières que les Ecureuils ont démarré leur mise au vert hier à Porto-Novo. Manuel Amoros, le sélectionneur national, a eu maille à partir avec des supporters. A tel point qu’il serait venu aux mains avec l’un d’eux. Selon des sources concordantes, les supporters lui reprocheraient la non sélection de Mouri Ogunbiyi et Razak Omotoyossi. Ces derniers étant à l’hôtel des joueurs, le technicien français leur aurait demandé de partir. Ce qui n’a certainement pas été du goût des supporters indélicats. Tard le soir, le comité exécutif de la Fbf a sorti un communiqué qui condamne l’acte d’agression et invite tout le monde au calme et à la retenue. Dès lors, on peut s’imaginer l’ambiance dans laquelle les séances d’entrainement vont se dérouler au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo. Amoros aura-t-il la quiétude nécessaire pour mener à bout sa préparation qualifiée déjà de tronquée ? Pas sûr !

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Eliminatoires du Mondial 2014 : L’Afrique se prépare (Le Bénin encore dans le cafouillage)

mai 31, 2013

Les sélections africaines préparent les quatrième et cinquième journées des éliminatoires pour la Coupe du monde 2014 qui ont lieu en juin 2013. Plusieurs équipes ont prévu des matches amicaux de haut niveau comme Mexique-Nigeria, Guinée-RDC, Ukraine-Cameroun ou Algérie-Burkina Faso. Voici le programme.

Les matches amicaux se poursuivent pour les sélections africaines (voir le tableau). Quarante équipes ont débuté ou vont débuter leur préparation pour les quatrième et cinquième journées des éliminatoires de la Coupe du monde 2014, prévues respectivement du 5 au 9 juin, puis du 12 au 16 juin 2013.

Le Nigeria prépare aussi la Coupe des confédérations

Le Nigeria, qui participera à la Coupe des confédérations au Brésil (15-30 juin) en tant que champion d’Afrique, a un programme chargé avec une première rencontre le 31 mai face au Mexique, à Houston aux Etats-Unis. Face aux Mexicains, les Super Eagles prépareront davantage leur tournoi au Brésil que les matches du 5 juin à Nairobi au Kenya et du 12 juin à Windhoek en Namibie, comptant pour les éliminatoires du Mondial 2014 dans le groupe F.
Stephen Keshi, le sélectionneur nigérian, a déjà annoncé qu’il prenait très au sérieux le match face au Mexique mais qu’il en profiterait aussi pour donner leurs chances à des joueurs comme l’attaquant Joseph Akpala.

Le Cameroun dans le flou

Les objectifs du match du Cameroun en Ukraine semblent moins clairs avec un changement de staff pas totalement officialisé. Les Lions indomptables devraient en fait profiter de leur séjour en Europe pour prendre des repères avec le nouveau sélectionneur, l’Allemand Volker Finke, successeur probable de Jean-Paul Akono.
La rencontre, programmée le 2 juin à Kiev, se jouera sans Samuel Eto’o, Alexandre Song, Allan Nyom, Charles Itandje, encore engagés dans des compétitions avec leurs clubs, et Benoît Assou-Ekotto, forfait sur blessure pour défier les Ukrainiens. Les Camerounais, actuellement premiers du groupe I, auront un programme périlleux avec un déplacement à Lomé contre le Togo le 9 juin, puis un autre à Kinshasa contre la RDC le 16 juin.

Des affiches Guinée-RDC et Algérie-Burkina Faso

Il y aura également des rencontres de préparation 100% africaines comme Libye-Ouganda à Tripoli (1er juin), Lesotho-Afrique du Sud à Maseru (2 juin) ou Egypte-Botswana au Caire (4 juin). Deux matches s’annoncent particulièrement équilibrés avec un Guinée-RD Congo à Saint-Cyr-sur-Mer (Sud de la France) le 1er juin et Algérie-Burkina Faso à Blida le 2 juin.
Que fait le Bénin ?
La 4e journée des éliminatoires du Mondial 2014 de football est un tournant décisif pour la plupart des sélections africaines engagées. Plusieurs matches amicaux sont annoncés. Certains se sont même déjà joués. Par conséquent, les états-majors mettent la dernière semaine à profit pour faire une évaluation. A juste titre alors. Mais tel semble ne pas être le cas pour le Bénin. En tout cas, de façon officielle, aucun match amical n’est annoncé pour les Ecureuils du Bénin qui ont démarré leur préparation hier à Porto-Novo. Déjà mal en point, la sélection béninoise, 3e du groupe H, est handicapée par les forfaits de Michael Poté, Babatoundé Bello et Reda Johnson. Sans oublier la suspension du portier Fabien Farnolle et les probables mis à l’écart de Mouri Ogunbiyi et Razak Omotoyossi. Ces derniers n’étant pas sur la pré-liste du sélectionneur Manuel Amoros. C’est déjà trop pour un effectif qui n’était pas encore rassurant. Malgré cette situation, les Ecureuils vont se contenter de séances d’entrainement, avec certainement un petit match improvisé. Or, l’Algérie qui est son prochain adversaire et leader du groupe, joue le Burkina Faso le 02 juin à Blida. C’est dire que les Ecureuils s’amusent avec le feu. A moins qu’il ait déjà déposé les armes.

Programme des rencontres

25 mai 2013
Malawi-Zimbabwe 1-1
Namibie-Zambie 0-0
Ethiopie-Soudan 2-0
Algérie A’-Mauritanie 1-0

27 mai 2013
Jordanie-Libye 1-0
Irak-Libéria 0-1

28 mai 2013
Bretagne-Mali 1-0

31 mai 2013
Mexique-Nigeria à Houston (Etats-Unis)

1er juin 2013
Guinée-RD Congo à Saint-Cyr-sur-Mer (France)
Libye-Ouganda à Tripoli

2 juin 2013
Algérie-Burkina Faso à Blida
Ukraine-Cameroun à Kiev
Lesotho-Afrique du Sud à Maseru
Soudan-Tanzanie à Addis-Abeba (Ethiopie)

4 juin 2013
Egypte-Botswana au Caire

Pascal Hounkpatin

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