Sommet des Brics : Ce que Boni Yayi est allé faire en Afrique du Sud

mars 29, 2013

Le Chef de l’Etat béninois, le Dr Boni Yayi, est très préoccupé par la situation que vit aujourd’hui son frère et ami François Bozizé. Il a plaidé sa cause en marge du sommet des Brics qui vient de s’achever en Afrique du Sud.

Le sommet des pays émergents (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) vient de s’achever au pays des Bafana-Bafana sur une note d’espoir. En marge de ce sommet, plusieurs Chefs d’Etat d’Afrique centrale et de l’Ouest (dont le béninois Boni Yayi), appuyés par le Président Sud Africain Jacob Zuma, le premier ministre Ethiopien et le représentant du Secrétaire général de l’Onu se sont penchés sur la situation qui prévaut actuellement en République centrafricaine depuis le coup d’état militaire du vendredi 22 mars 2013. Au cours de cette rencontre à laquelle ont pris part aussi les Présidents tchadien Idris Déby Itno, congolais Denis Sassou N’Guésso, angolais Edourado do Santos, il a été, entre autres, questions du sort qui sera réservé à l’ancien président centrafricain François Bozizé désormais contraint à l’exil par les rebelles de la  Seleka. Prenant la parole au cours de cette rencontre, le président béninois, Boni Yayi, aurait fortement plaidé la cause de l’ancien président centrafricain François Bozizé qui a formulé une demande d’asile politique au Bénin. C’est du moins ce que révèlent des indiscrétions. Selon les mêmes indiscrétions, le Président Boni Yayi veut bien accorder l’asile politique à son frère et ami François Bozizé actuellement en difficulté et provisoirement en exil au Cameroun. Mais avant, il voudrait que cette volonté ait la couverture de ses pairs, surtout de la Cemac. La question a été franchement posée. Mais elle n’a pas été tranchée.  Mercredi prochain, les concertations vont se poursuivre au Tchad pour voir quelle suite donnée à la demande d’asile politique au Bénin formulée par François Bozizé. Pour mémoire, la Seleka, un mouvement armé rebelle dirigé par Michel Djotodia a eu   raison de l’ordre constitutionnel en Centrafrique. Le vendredi 22 mars 2013, le Président François Bozizé a été surpris d’être étonné. Physiquement épuisé, moralement découragé, intellectuellement dépassé par l’analyse des enjeux politiques régionaux,  le vénérable sénior évangéliste François Bozizé a dû fuir de son  palais présidentiel. Destination, le Cameroun voisin, en hélicoptère, avec un petit sachet d’accessoires de toilettes. Vanité des vanités, tout est vanité. Le Grand Bozizé, le tout puissant Bozizé achève son parcours politique comme celui qu’il a fait chasser du pouvoir : il va faire le reste de sa  carrière en exil. Mais Où ?

Affissou Anonrin

5è édition de la fête annuelle des filles et fils de Bantè : Komi Koutché, parrain de l’événement

mars 29, 2013

Le développement de la commune de Bantè préoccupe ses filles et fils. Ils se retrouveront ce week-end pour, non seulement célébrer leur fête annuelle qui est à sa 5è édition, mais aussi et surtout poser des actes concrets allant dans le sens de l’émergence de leur localité. L’événement est parrainé par Komi Koutché, Directeur général du Fonds national de la microfinance (FNM).

A en croire les organisateurs, cette 5ème édition de la fête de solidarité communautaire de Bantè est placée sous le signe de la remobilisation des filles et fils de la localité autour de plusieurs projets de développement et initiatives innovantes.
En dehors des activités récréatives et festives prévues, il sera en effet question de mobiliser les énergies et les ressources nécessaires au développement de Bantè dans un grand élan de solidarité. Le grand objectif poursuivi est de sortir de l’anonymat l’initiative que constitue la célébration de la fête de solidarité de Bantè pour la hisser au rang des autres rassemblements connus de la République afin de lui donner une orientation beaucoup plus concrète par la matérialisation de chaque prochaine édition  d’actions concrètes immédiatement profitables à la population.
De manière concrète, il est demandé à chaque ressortissant une souscription annuelle pour renflouer le fonds communautaire. Cette contribution viendra en appui aux efforts du conseil communal qui souvent, a des difficultés pour  mobiliser les contreparties financières exigées des communautés par les Partenaires Techniques et Financiers dans le cadre de la réalisation des infrastructures sociocommunautaires (piste, école, centre de santé, pompe, etc.).
En acceptant de parrainer cette édition de la fête communautaire de Bantè, M. Komi Koutché entend apporter sa contribution au développement de la localité qui l’a vu naître et qui lui a beaucoup donné. Il veut surtout appeler tous ses frères et sœurs à la mobilisation pour une cohésion et une solidarité sans faille.
Le succès de cette initiative permettra en tout cas de réduire la dépendance de Bantè vis-à-vis de ses partenaires techniques et financiers et de gagner du temps sur le retard qu’accuse la réalisation des infrastructures sociocom-munautaires. Mieux, la commune de Bantè ne sera plus citée parmi celles qui ont un  faible taux de consommation des subventions des bail-leurs de fonds. Le sous-équipement de la commune, le faible taux d’exécution du Plan de Développement Communal sont autant d’insuffisances que le sursaut de solidarité auquel M. Komi Koutché appelle ses frères et sœurs  à travers cette initiative innovante pourrait aider à corriger.
Cette initiative est presque la même que « l’initiative de Dogbo » lancée par le Chef de l’Etat. Seulement qu’ici, en dehors des efforts physiques pour la construction des infrastructures, il y a aussi les appuis financiers. Des actions de solidarité sont même prévues à travers ce fonds à l’endroit des élèves et étudiants, les personnes indigentes, etc.

Affissou Anonrin

Après la sortie de la coordination des Fcbe la semaine dernière : La Cpfg apporte son soutien à « Alternative citoyenne »

mars 29, 2013

La Convention Patriotique des Forces de Gauche (Cpfg) dit non à la furie fasciste du Parti-Etat Fcbe contre les libertés. C’est ce qui ressort de sa déclaration faite mardi dernier. A travers celle-ci, la Cpfg apporte son soutien à « Alternative citoyenne » et appelle tous les démocrates, les travailleurs et tout le peuple à poursuivre leurs luttes contre le pouvoir autocratique et mafieux.

CONVENTION PATRIOTIQUE DES FORCES DE GAUCHE
NON A LA FURIE FASCISTE DU PARTI-ETAT FCBE CONTRE LES LIBERTES
Le 07 mars, paraissait dans les journaux une déclaration signée de «Alternative Citoyenne» intitulée « Trop, c’est Trop » et dénonçant les dérives dans tous les domaines du pouvoir de Boni YAYI. Pour tout démocrate, il ne s’agit là que d’une jouissance légitime des droits démocratiques, d’expression, de manifestation, d’association et de presse, conquises au prix de sacrifices (…) et consacrés par des dispositions du Titre II de la constitution béninoise encore en vigueur.
Mais malheureusement, l’on observe que la Coordination Nationale des Forces Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE), à travers  une déclaration, à l’issue d’une réunion le samedi 16 mars, s’en prend violemment à ’’ Alternative Citoyenne ‘’  et pire tente des amalgames tendant à lier le groupe «Alternative Citoyenne» aux présumés auteurs  détenus pour  de tentative supposée d’un coup d’Etat contre le pouvoir. On apprend que des menaces d’intimidation ont été proférées contre les éléments de ce groupe.
Face à ces déclaration et menaces des suppôts du pouvoir de Boni YAYI, la Convention Patriotique des Forces de Gauche,
1-    Condamne la furie (…) des FCBE contre les libertés démocratiques ;
2-    Proteste contre les intimidations à l’encontre des éléments de «Alternative Citoyenne» ;
3-    Rend d’ores et déjà responsables, devant l’opinion publique nationale et internationale, le pouvoir de YAYI Boni , ses AGENTS FCBE et autres satellites, de tout ce qui adviendrait  à tout membre du groupe précité ou de tout autre groupe d’opposants ou à tout démocrate ;
4-    Appelle tous les démocrates, les travailleurs et tout le peuple à poursuivre leurs luttes contre le pouvoir autocratique et mafieux.

Cotonou, le 26 mars 2013

Pour la Convention Patriotique
des Forces de Gauche
Luc Gbètondji AGNANKPE
Tel : 98961262

A la découverte de Mme Armelle KOUTON (Promotrice du Biscuit « Bb Nutri »)

mars 29, 2013

 » Un biscuit miracle  » pour la nutrition parfaite des enfants

Dans ce numéro, nous avons déniché pour vous une femme qui lutte pour la bonne santé des enfants comme elle aime si bien à le dire. Il s’agit de Madame Armelle Kouton, directrice générale de Biscara Inter et promotrice du biscuit Bb Nutri, un biscuit révolutionnaire qui lutte efficacement contre la malnutrition chez les enfants. Très croyante, persévérante et passionnée de la créativité, elle fait, depuis 10 ans, de la promotion et de la transformation des céréales du Bénin son quotidien sinon, sa raison de vivre. Elle est de celles qui ne reculent devant aucune difficulté afin que leurs rêves deviennent réalités. Elle a eu pour armes son courage et sa volonté de bien faire.
Mariée et mère de 2 enfants dont un garçon et une fille, Mme Kouton Armelle est dotée d’un professionnalisme, d’un savoir et d’un savoir-faire extraordinaires dans l’agro-alimentaire.  La portée de son activité devrait pousser les autorités béninoises concernées par ce secteur à l’accompagner financièrement en vue de l’ériger en une référence nationale, sous-régionale et internationale en la matière. Ce qui rendra certainement le Bénin gagnant sur les plans agricole et économique. Discrète et d’une efficacité sans pareille, elle est une figure importante dans la transformation des céréales du Bénin. Mue en permanence par une myriade d’innovations, elle ne se lasse de créer à base de céréales des produits de consommation aux valeurs nutritives contrôlés par la Dana et reconnus par des laboratoires de renommée nationale et internationale. Mme Kouton Armelle est une intellectuelle bon teint qui s’illustre dans l’agroalimentaire. En effet, après son baccalauréat, elle s’envole pour la Bulgarie pour ses études supérieures. De retour au pays, elle ouvre un pressing et un supermarché. Seulement, elle doit partir aux Etats-Unis pour un master en Business administration. Elle rentre au pays en août 2003 ; et en septembre de la même année, elle met sur les fonts baptismaux Biscara Inter où sont produits, entre autres, Bisco-lait, un amuse-gueule enregistré auprès de l’organisation africaine de la propriété intellectuelle ; puis Bb Nutri, un biscuit fait à base des céréales du Bénin, certifié par la Dana.

Bb Nutri, une valeur nutritionnelle

D’une valeur nutritive très élevée, Bb Nutri est un biscuit qui n’a rien à envier au complément nutritionnel existant sur le marché. Plutôt, cet élément nutritif est hors pair. Il améliore l’état nutritionnel des enfants. C’est un biscuit miracle qui fait remonter en un temps record le poids des enfants malnutris ou en déficit nutritionnel. Ce biscuit est un véritable complément nutritionnel très pratique qui réduit les dépenses pharmaceutiques en termes de nutrition. Fait à base de nos céréales donc adapté à notre climat, Bb Nutri est très riche en vitamines, protéines et sels minéraux et stimule la bonne santé et l’énergie en combattant la malnutrition chez les enfants. Testé sur des enfants malnutris, Bb Nutri leur a redonné la vigueur et l’énergie, entre-temps perdues, en moins de deux semaines. Il contribue efficacement à la croissance de l’enfant et à la santé humaine car il est aussi conseillé aux adultes notamment en période de convalescence. Incomparable aux biscuits qui sont sur le marché son emballage, Bb Nutri est élaboré en trois gammes : de 6 mois à un an, d’un an à 3 ans et enfin de 3 ans à plus, et se vend partout dans les supermarchés.

Une femme au cœur d’or

Mme Armelle Kouton est en effet une femme très dynamique, endurante et déterminée qui a voulu s’engager dans cette œuvre nutritionnelle en raison de son amour pour les enfants, et surtout soucieuse de leur bonne santé. Par le biais de son centre situé à Kouhounou, elle crée beaucoup d’emplois. Car, elle a à sa disposition une équipe dynamique composée en majorité de femmes. Elle permet donc à celles-ci d’exercer une activité génératrice de revenus pouvant les aider à subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille. Femme de foi, elle a mis sur pied l’Organisation non gouvernementale (Ong)  » Cœur à Cœur  » qui s’occupe des enfants déshérités, malnutris et de leurs mères à qui elle donne gratuitement des formations en gestion pour leurs activités génératrices de revenus. Lauréate des trophées africains de la Citoyenneté, prix qualité en 2009 et lauréate de la 2è édition des « Oscars de l’Artisanat Africain » en 2013, désireuse de contribuer inlassablement au mieux-être et à l’épanouissement des enfants,  Mme Kouton Armelle ambitionne de mettre sur pied une usine moderne de production de biscuits bénéfiques à la santé, notamment pour la nutrition, et principalement destinés à ces petits êtres.

Mot de fin

L’unique souhait de Mme Kouton Armelle est que cet élément nutritionnel soit reconnu par les instances sanitaires. Au regard de son dynamisme dans le secteur de l’agroalimentaire, elle interpelle les autorités béninoises et autres organismes d’appui à l’entreprenariat, pour que lui soit accordé un accompagnement financier et matériel conséquent. Car, il s’agit d’un projet ayant déjà passé le cap du suivi et de l’exécution et qui est actuellement à la phase de développement. Il est donc très important que Mme Kouton Armelle reçoive une assistance véritable en vue de la pérennisation de ses actions.

Réalisé par Olphyz Koundé (stg)

Finale Can juniors 2013 de football : Ghana-Egypte pour une nouvelle couronne

mars 29, 2013

La finale de la Can juniors 2013 de football va opposer l’Egypte au Ghana. Un remake de la rencontre de la  première journée dans le groupe A.

Les Black Starlets feront tout pour prendre leur revanche sur les jeunes Pharaons d’Egypte. Samedi prochain à Oran, les deux sélections nationales juniors vont s’affronter pour le compte de la finale de l’édition 2013 de la Can chez les moins de 20 ans. Déjà en match de poule, les Ghanéens se sont inclinés (1-2) devant leurs adversaires, plus solides et plus réalistes. Depuis, beaucoup d’eaux sont passées sous le pont. Les deux protagonistes ont pris confiance en eux-mêmes. Le Ghana a retrouvé ses automatismes et sa mobilité qui fait de lui une équipe dangereuse et difficile à maitriser. Odjer et surtout Assifuah sont les garçons à surveiller comme du lait sur le feu. En face, les jeunes Pharaons ne manquent pas d’arguments. Déjà, il est question d’une sélection mature, tactiquement en place avec des joueurs de métier. Le capitaine Rami Rabia et Hossam Ghaly sont de vrais régulateurs qui décalent facilement leurs coéquipiers. Karahba, très adroit devant les buts adverses, ne se privera pas de conclure la compétition en beauté en marquant encore. A chaque match, il a fait trembler les filets. Ce qui le met en tête des buteurs avec 5 réalisations. Sans oublier que l’Egypte a également la meilleure défense avec un excellent Mossad Awad dans les buts. C’est dire que la finale est indécise, même si les jeunes Pharaons partent légèrement favoris.
Il faut rappeler qu’en demi-finales, l’Egypte a battu le Nigeria par le score 2-0, pendant que le Mali se faisait sortir par le Ghana après la fatidique séance des tirs au but (0-0 ap. prol., 2 tab à 4). Le Ghana a déjà remporté trois fois le trophée (1993, 1999 et 2009), tandis que l’Egypte l’a gagné à deux reprises (1991 et 2003). Vendredi, Nigérians et Maliens vont se croiser pour la petite finale.

Pascal Hounkpatin

Entretien avec François ZINSOU, Dg/Obssu : « Promouvoir un sport de qualité et une bonne relève … »

mars 29, 2013

Dans quelques jours, l’édition 2013 du tournoi d’évaluation des classes sportives pilotées par l’Office béninois des sports scolaires et universitaires (Obssu) va démarrer. Le Directeur général de cet office a accepté lever un coin de voile sur ses activités.

La formation est la pierre angulaire des activités de l’Obssu. Qu’est-ce que cela apporte concrètement aux jeunes ?
Je puis vous dire que c’est un long processus. D’abord, il faudra dire que c’est une première expérience pour voir si nous pouvons l’étendre à toutes les 77 communes du Bénin. Ce qui a été d’ailleurs pris en compte par le gouvernement, parce qu’au-delà de ce que nous faisons actuellement, les 77 communes seront pourvues en classes sportives. Le Chef de l’Etat a pris en compte nos doléances  qui ont été approuvées et adoptées en Conseil des ministres. Bientôt, nous aurons dans toutes les communes des classes sportives dans différentes disciplines. Mais, je tiens à vous dire qu’au niveau des établissements qui ont accueilli ces classes sportives, ils auront certainement des « Bébés  au dos ». Ce qui est sûr, nous n’allons pas abandonner ces enfants qui sont en 3è et qui sont issus de ces expériences. Ceux qui viendront en 6è vont encore bénéficier de ces formations.

Ce qui suppose que l’office a des activités pour 2013 ?
L’Office béninois des sports scolaires et universitaires (Obssu) est une structure autonome qui est née depuis 2008 et qui fait son petit bonhomme de chemin. Aujourd’hui, il a pour mission fondamentale de  promouvoir le sport de qualité et de préparer la relève. C’est ce que nous sommes en train de faire depuis 2008 et c’est ce qui nous a poussés à mettre en place des classes sportives pour la pratique du football et du volley-ball, et des Centres intégrés de formation sportive pour la pratique du handball dans les Lycées des jeunes filles. Je pourrai vous dire que ces classes sportives et Centres intégrés ont été mis en place depuis 2009 et ces enfants sont aujourd’hui en classe de 3è. Ils doivent passer cette année le Bepc et passer aussi du niveau 1 au niveau 2. Donc, une évaluation est prévue du 2 au 7 avril à Porto-Novo afin de voir ce qui est assimilé. Ces jeunes  viendrons de Tanguiéta, Dassa, d Pobè et Zè au niveau du football. Au niveau du handball féminin, nous aurons les Lycées des jeunes filles de Parakou, de Natitingou, de Ouidah et de Lokossa. Pour ce qui concerne le volley-ball, nous aurons les classes sportives d’Allada, d’Avrankou, de Nikki et de Kouandé. Les meilleurs des meilleurs vont rentrer dans des Académies…

Vous couvrez toutes les Communes avec quels moyens ?
Au niveau des 77 communes, c’est le gouvernement qui a pris cela en charge. C’est un programme qui sera étalé sur trois ans. Je pense qu’à ce niveau, le gouvernement a donné les moyens pour que cela soit fait. Mais au niveau des classes sportives qui doivent avoir des « Bébés au dos »,  nous faisons avec le peu de moyens mis à notre disposition par l’Etat.

Quelle place pour le sponsoring ?
Les sponsors rentrent en ligne de compte par rapport aux moyens dont nous allons disposer pour mener à bien notre mission. C’est une structure autonome, l’Obssu et nous sommes obligés d’aller vers les sponsors. Ce qui n’est pas si facile que ça au Bénin. Les gens n’ont pas encore compris qu’en sport, lorsqu’on sème au départ, qu’on peut récolter demain. Ce n’est pas encore notre culture…  Mais je pense que timidement, nous allons vers ces sponsors qui pourraient nous aider.

Qu’attend alors l’Obssu de ces jeunes ?
Il faudra vous dire que l’Obssu a une vision. Quand aujourd’hui, nous pensons à cette relève, c’est pour que demain, qu’on puisse avoir de jeunes béninois représentatifs pour pouvoir arborer les couleurs de nos équipes nationales. Notre politique, c’est de faire en sorte que demain, presque dans toutes les disciplines, que l’on ait des jeunes talents qui remplissent les conditions. Parce qu’aujourd’hui, certains de nos jeunes sont allés au Brésil… Loin de critiquer ce qui a été fait, on a constaté que les Centres de formation pourvoyeurs ont « triché » sur les âges réels de ces joueurs. Ce qui a fait qu’au Brésil, on a été pris au sérieux. Mais au retour, on a eu du mal à placer ces enfants  puisque sur les 22, seulement 9 répondent aux critères d’âge. Les autres, c’est des enfants qui ont 20 ou 21 ans alors que sur les papiers, ils ont 16 ans. On saura prendre des mesures hardies pour les fois à venir.

Que retenir vraiment pour 2013 ?
Comme je l’ai souligné au départ, cette année, l’Obbsu  a deux grandes activités phares en plus des activités connexes. D’abord, nous avons l’évaluation de ces enfants qui démarre le 2 avril prochain à Porto-Novo. Je suis sûr que les gens ne seront pas déçus puisque sans tambour ni trompette, nous avons réussi un travail formidable dans l’anonymat  avec ces enfants.  De là, ils verront que l’Obssu est en train d’abattre un travail de fourmi, un beau travail afin d’assurer une relève de qualité. La deuxième grande activité phare de cette année, c’est les Jeux universitaires au Bénin qui auront lieu dans la première quinzaine du mois de mai. La particularité  cette année, c’est de focaliser nos énergies sur le football et le basket-ball. Ainsi, des activités culturelles et récréatives seront organisées autour de ces deux disciplines pour rendre plus attrayants les Jeux.… Nos attentes, c’est aussi  de mettre en place une équipe nationale composée uniquement des étudiants qui va livrer des rencontres amicales avec les autres universités de la sous-région. Sur initiative de l’Obssu, il est également prévu une compétition au Conseil de l’Entente qui va regrouper toutes les équipes nationales scolaires et universitaires des pays membres. C’est un dossier qui sera introduit en Conseil des ministres et nous espérons que cela soit approuvé.
Pour finir, je dirai tout simplement que l’espoir est permis. Il faut y croire et il faut que les sponsors nous fassent vraiment confiance et nous fassent également des clins d’œil, afin que nous puissions relever le niveau de notre sport.

Propos recueillis par Ambroise Zinsou (Coll)

Cinq jours après l’ouverture de la 2ème session extraordinaire : Les députés peinent toujours à démarrer les plénières

mars 29, 2013

Les députés de la 6ème législature ont ouvert la 2ème session extraordinaire lundi 25 mars 2013 au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Cinq jours après, aucun de cinq points inscrits à l’ordre du jour n’est débattu en plénière. D’autres craignent déjà le vote d’un code électoral bâclé.

Quelle sera l’efficacité de la session extraordinaire tant attendue par les candidats aux prochaines élections municipales, communales et locales. Ouverte avec la présence effective de 58 députés sur les 83, la session extraordinaire peine à retrouver ses marques. La mobilisation du lundi dernier contraste déjà avec le résultat. La réalité du niveau de préparation technique de la session influence le degré de performance de l’Assemblée. La session a démarré sans qu’aucun rapport des cinq points de l’ordre du jour ne soit disponible. La commission des lois n’a attaqué le premier dossier outre la clef de désignation des membres du Conseil d’Orientation et de Supervision (COS) c’est-à-dire la proposition de loi portant code électoral en République du Bénin qu’hier jeudi 29 mars. La commission a travaillé toute la journée d’hier dans la logique de finir l’examen du code. Ce qui n’a pas plu à certains députés car ils ont claqué la porte prétextant que rien ne sert de précipiter l’examen d’un texte aussi sérieux que le code électoral. Les signaux d’un faible rendement de la session extraordinaire en cours sont alors perceptibles.

Tobi Ahlonsou

Présentation du 3ème Rapport mondial sur la décentralisation à Cotonou : Pour une amélioration de la gestion des services de base au Bénin

mars 29, 2013

 L’hôtel Novotel de Cotonou a  accueillis hier, jeudi 28 mars 2013, les travaux de l’atelier de présentation du 3ème Rapport mondial sur la décentralisation  sur l’accès aux services sociaux de base en Afrique.  C’est le maire  de Parakou,  Soulé Alagbé, Président de l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb), Vice président du Cct-Uemoa  et, le Représentant du Cglua Souleymane Maïga  qui  ont donné le top de ces travaux.

Comment améliorer la capacité des collectivités locales et  la gestion des services de base ? C’est à cette interrogation que les sommités du mouvement municipal de l’Afrique francophone ont tenté d’apporter des réponses  lors des travaux de présentation du 3ème Rapport mondial sur la décentralisation qui a porté sur  « La gestion des services publics locaux pour les responsables locaux techniques et politiques, leaders et autorités élus locaux ». Ces assises qui ont été essentiellement participatives ont permis aux participants réunis à l’hôtel Novotel de Cotonou d’examiner le premier draft du rapport proposé par les consultants sur l’accès aux services sociaux de base en Afrique. A l’occasion, ils ont eu  droit à la présentation du Rapport Gold III / Agenda des Nations Unies post 2015. Aussi, ont-ils écouté les acteurs du mouvement municipal de la zone anglophone. De la présentation faite par Michael Sutcliffe, le présent rapport met en exergue le rôle de  la  collectivité locale pour parer au plus pressé à certains maux qui handicapent le développement en Afrique.  Selon ce rapport, les collectivités locales en Afrique ne sont pas associées à bon nombre d’activités comme la fourniture d’électricité. D’après le même document, le problème d’approvisionnement en eau potable se pose sur l’ensemble du continent. En Afrique, 66% des populations ont accès à l’eau potable. Ce qui constitue un défi majeur pour les responsables du mouvement municipal de l’Afrique. Le rapport met également l’accent sur l’implication des femmes dans la gestion des collectivités locales. Après les différentes présentations, place a été donnée à un débat ouvert et  un  partage d’expériences. A la fin,  des recommandations ont été faites par les participants pour améliorer la capacité des collectivités locales et la gestion des services de base.  A l’entame des travaux,  le Président de l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb), Vice président du Cct-Uemoa, Soulé Alagbé a exprimé la joie qui l’anime en voyant le Bénin abriter cet  important événement. Pour lui, cet atelier est d’importance capitale puisqu’il va aboutir à des recommandations, qui seront prises en compte pour le document final. Il faut noter  que  le 1er rapport Gold a été fait en 2008 et  le 2ème en 2010. Aux dires du Représentant du Cglua, Souleymane Maïga, l’objectif des Cités et gouvernement locaux unis d’Afrique (Cgula)  à travers l’élaboration  de ces documents est d’être la principale source d’information en matière de questions relatives à la gouvernance locale.

Victorin Fassinou

Commémoration de la passation de Jesus-Christ : Vendredi saint et chemin de croix ce jour

mars 29, 2013

Les chrétiens du monde entier vont ce jour commémorer le dernier jour plein de souffrance de leur Seigneur Jesus-Christ sur cette terre. Le vendredi saint, l’Église est en deuil, il n’y a pas de messe. Traditionnellement dans l’après-midi il y a dans chaque paroisse un chemin de croix, souvent à 15 h, puis le soir une célébration liturgique, la célébration de la Passion et de la Croix, qui suit le même déroulement qu’une messe : trois lectures, la troisième étant la Passion selon saint Jean ; une prière universelle solennelle ; la vénération de la Croix ; la communion avec les hosties consacrées la veille à la messe du soir ; c’est pourquoi on appelle traditionnellement l’office solennel du vendredi saint « la messe des présanctifiés ».  Il faut noter que depuis lundi dernier les chrétiens passent la semaine sainte. La Semaine sainte est, pour les chrétiens, la dernière semaine du carême, celle précédant Pâques. Les trois derniers jours de cette semaine, appelés jeudi saint, vendredi saint et samedi saint, composent le triduum pascal1. Elle commence avec la célébration du dimanche des Rameaux et se termine le samedi saint par la célébration de la veillée pascale et de la Messe de la Résurrection. Les chrétiens orthodoxes l’appellent la Grande Semaine.

Jeudi saint, lavement des pieds et Cène

Hier  jeudi 28 mars 2013, il y avait jeudi  saint a lieu, dans l’Église catholique (ou bien le mercredi saint dans certains diocèses, et le plus souvent le mardi en France), la bénédiction des saintes huiles et la confection du saint chrême dans la cathédrale par l’évêque ; c’est la messe chrismale. Le lavement des pieds a été  célébré dans l’après-midi ou avec la Messe du soir. Le soir a lieu une seconde messe, la messe de la Cène. C’est la dernière messe avant celle de la nuit de Pâques.

Victorin Fassinou

Entretien avec le photographe d’art Séraphin Zounyèkpè : « Je suis toujours à la recherche permanente de l’insolite »

mars 29, 2013

Il est un béninois. Très connu  en Belgique, en Croatie et  à Manchester en Angleterre, de par ses œuvres.  Séraphin Zounyèkpè, photographe, réalisateur de vidéo d’art d’une minute et plus, cherche toujours à marquer la différence et à  se faire distinguer dans le monde à travers la photographie artistique. Toujours à la recherche permanente de l’insolite, il a fait un film qui a remporté deux prix consécutivement (3è  place) en Belgique et en Croatie en 2011. Il ambitionne aussi  porter haut l’étendard de son pays le Bénin,  toujours à travers ses œuvres photographiques et vidéastes.

Dites-nous comment vous êtes venu à la photographie artistique ?
(Sourire) Je suis venu à la photo d’art par la vidéo. Quand vous faites l’une, vous êtes tenté par l’autre. Au fait, la photographie générale est mon activité principale, bien avant la vidéo. Avec l’évolution de ce domaine, et surtout avec l’avènement du numérique, les possibilités sont devenues énormes et j’en profite comme tout le monde, amateur comme professionnel. Je suis donc à cheval entre les deux. Je ne peux plus abandonner l’une au détriment de l’autre parce que j’ai suivi une formation bien précise en la matière depuis 2006 dans un studio à Ouidah  appelé « Photo la meilleure », avant de suivre des stages.

Quelles sont vos relations avec l’Association Kultur-forum Süd-Nord?
L’association Kulturforum Süd-Nord par le biais de son Directeur Stephan Köhler que j’ai connu en 2011,  lors d’une exposition  vidéo organisée par l’association Aîzo, à l’issue d’un stage, m’a permis de me faire connaître un peu partout à travers le monde par mon travail. Stephan  qui est  un globe-trotter et qui a archivé mes œuvres sur son ordinateur, n’hésite pas à les montrer partout où il passe. Ainsi, cette initiative m’a permis de faire ma première exposition collective à Manchester en Angleterre en juin 2012, soit un an et  quelques mois après notre première rencontre. Puis, fin 2012 début 2013, il m’a sélectionné pour participer à la Biennale Regard Bénin édition 2012. Mes relations entre l’Association Kulturforum Süd-Nord sont donc très fortes.

Partout dans le monde où vos images ont fait  l’objet d’exposition collective, elles ont tout le temps épaté les visiteurs. Quels sont vos secrets ?
(pause et sourire). Je ne dirai pas que j’ai un secret. C’est d’abord la passion que j’ai pour ce que je fais malgré toutes les difficultés que vous pouvez imaginer. Je cherche toujours à marquer une différence et à me faire distinguer dans ce que tout le monde fait en matière de photographie. Je suis toujours à la recherche permanente de l’insolite. J’ai un objectif que je poursuis en permanence : c’est la lutte contre les inégalités sociales. A travers mes œuvres, je m’évertue  à attirer l’attention du public sur certaines pratiques que je qualifie de mauvais chez-nous en Afrique et au Bénin en particulier. J’ai fait un film qui a remporté deux prix consécutivement (3è  place) en Belgique et en Croatie en 2011. Je vous assure que ce film parmi tant d’œuvres d’autres vidéastes du monde, a fait écho et continue de parler de mon cher beau pays le Bénin dans plusieurs pays.

Et quel était le thème abordé ?
J’en venais. Ce film intitulé « L’autre côté »  pose le problème du manque de courtoisie des usagers de la route qui ne veulent pas du tout céder le passage aux piétons quand ils veulent traverser la route. Ailleurs, même en ayant la priorité, les automobilistes et autres accordent quelques secondes aux piétons pour qu’ils passent de l’autre côté en toute sécurité. Ce film est un véritable outil de sensibilisation  que je voudrais bien mettre à la disposition du Centre  national de sécurité routière (Cnsr) pour sensibiliser les piétons et les usagers de la route.

Qu’avez présenté pour la  Biennale Regard Bénin 2012 ?
Je n’aime pas rater les occasions. Comme c’était un grand rendez-vous, j’ai  présenté deux photos parlantes et instructives. Ici, j’ai mis en exergue l’utilisation abusive du bois entrainant la déforestation au siège de la GIZ ainsi que quelques vidéos réalisées au Centre culturel américain et à l’hôtel du port. Je continue de recevoir les félicitations des festivaliers qui ont pris part à cette biennale.

Quels commentaires font les visiteurs de vos œuvres ?
Tout le monde ne peut naturellement pas apprécier la même chose selon le même angle. D’ailleurs, les critiques de certains font évoluer le travail. Parmi les visiteurs, il y a certains qui me font des critiques et je les prends en compte pour pouvoir évoluer. Mais autres trouvent bien ce que je fais. C’est pour cette catégorie de visiteurs, que je dois maintenir ce cap du travail bien fait afin de  mériter la couronne de la gloire partout dans le monde.

Après cette biennale, quelles sont vos prochaines destinations ?
En juin prochain, mon film  « L’autre côté «  sera exposé au musée de Brême en Allemagne pour une période de 3 mois. Encore une fois, la diplomatie de Stephan Köhler a encore payé. J’attends une décision de la biennale de Venise en Italie qui s’est intéressée à mes œuvres exposées au Manchester. En dehors de ceux-ci, il y a d’autres événements culturels qui me font la cour.

Et vos projets personnels ?
Je veux toujours améliorer ma performance. Je travaille d’ailleurs pour y arriver. Je souhaiterais  qu’après tout, mes œuvres puissent être vendues à travers le monde et que je puisse faire partie des grands artistes de la planète. Je veux que mon nom fasse parler de mon pays dans certains pays et ce, même à des grands rendez-vous culturels. Il est vrai que seul  je ne peux rien, avec le soutien  des uns et des autres je parviendrai vite à ces objectifs.

Propos recueillis par Victorin Fassinou

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