Faculté de droit de l’Université de Parakou : Fortuné Omer Alapini place son mandat sous l’unité et l’harmonie des acteurs

février 28, 2013

L’université de Parakou a connu l’élection de certains  doyens et directeurs d’école le 27 décembre 2012. A la suite de ces élections, les résultats sortis des urnes élisent à la tête de la faculté de droit et de science politique de l’université de Parakou Fortuné Omer Alapini comme doyen avec pour vice-doyen Rock Adido. La nouvelle équipe dirigeante de cette faculté est montée aux commandes depuis le 29 janvier dernier après que le conseil des ministres a entériné les résultats des élections au niveau des écoles et facultés des deux universités du Bénin.

Installé dans ses fonctions le 29 janvier 2013, le nouveau doyen élu à la tête de la faculté de droit et de science politique de l’université de Parakou témoigne de sa reconnaissance sincère à tous les enseignants qui ont placé en lui leur confiance.  Il rassure tout le monde que sa priorité après sa prise des commandes de la faculté, c’est de travailler pour le bien de cette faculté avec toute son équipe. Dans cette perspective, un premier travail sera fait pour relever la performance de l’administration. Ensuite, il s’évertuera à unifier tous les acteurs de cette faculté afin d’y installer une très bonne harmonie et ambiance de travail pour mieux impulser son développement et son rayonnement. Monsieur Alapini entend faire tout pour aider les enseignants de cette faculté à évoluer dans leurs différents grades. Il veut établir un véritable dialogue entre l’administration et les enseignants et entre l’administration et les étudiants. Il appelle les étudiants à se mettre résolument au travail, à s’appliquer et à être assidu au cours. Il les rassure qu’il se battra pour qu’en retour, l’administration fasse ce qu’elle peut pour leur mieux-être et leur permette bien d’acquérir le savoir qu’ils sont venus chercher dans ce grand lieu du savoir.  Fortuné Alapini  a fait entendre qu’il verrait aussi ce qu’il est possible de faire en partenariat avec l’université d’Abomey-Calavi puisque la faculté de droit de l’université de Parakou ne dispose pas à elle seule de la masse minimum d’enseignant pour faire un troisième cycle afin que les étudiants sortis de cette faculté avec une maîtrise classique puissent amorcer leur troisième cycle dans cette même université.

Boniface Kolawolé Biaou (Corresp Borgou/Alibori)

Initiative de Dogbo pour les départements du Borgou/Alibori : Le ministre Eric Kouagou N’Dah sensibilise à sa faisabilité pour son ministère

février 28, 2013

Le ministre des enseignements maternel et primaire était le mardi 26 février 2013 à la rencontre des maires des départements du Borgou/Alibori. Eric Kouagou N’Dah est allé les sensibiliser pour l’application de l’initiative de Dogbo en ce qui concerne son département ministériel.

Le chef de l’Etat, le président Boni Yayi a lancé il y a quelques temps une initiative dénommée ‘’initiative de Dogbo’’ dans la région qui donne son nom à ladite initiative. Elle est une nouvelle approche pour réaliser des infrastructures sociocommu-nautaires de façon participative pour assurer un grand nombre de ces réalisations et en de bonne qualité aux mêmes frais qui étaient affectés pour peu d’infrastructures souvent réalisées en de très mauvaise qualité. L’initiative consiste à faire participer les populations bénéficiaires à la réalisation directe des infrastructures. Ses populations participeront physiquement à la réalisation de ces infrastructures pour réduire considérablement ou annuler certains frais en matière de main-d’œuvre. Leur présence physique sur les chantiers permettra aussi d’assurer la qualité des infrastructures. Ainsi, ces infrastructures pourront se réaliser à moindres frais, pour permettre aux localités de disposer de plus d’infrastructures, et leur qualité sera garantie. C’est pour l’application de cette initiative au profit de son département ministériel que Eric Kouagou N’Dah était à la rencontre des maires du Borgou/Alibori. Le ministre a fait comprendre aux maires qu’ils doivent travailler leurs administrés à la mise en application et à la réussite de cette initiative. Il leur a expliqué que les ressources des communes doivent être mobilisées pour la réussite de cette initiative qui s’appliquera désormais à toutes les réalisations sociocommunautaires. Il a informé les maires que pour ce qui est de son département ministériel, un projet de trois milliards sera bientôt lancé en vue de l’expérimentation de cette initiative pour ce qui est de la construction de modules de classe. Toutes les communes sont prises au même pied d’égalité dans ce projet. Mais seules les communes qui vont mobiliser leur contrepartie en bénéficieront. Il estime que si toutes les 77 communes se donnent à la chose, il reviendrait au moins deux modules de salles de classe par commune. Il prévient que de la réussite de cette phase expérimentale dépendra de l’engouement du gouvernement à aider plus encore les communes les années à venir.

Boniface Kolawolé Biaou (Corresp Borgou/Alibori)

Défalcation opérée pour fait de grève sur les salaires des enseignants en février : L’état-major du Front prépare une riposte contre le gouvernement

février 28, 2013

Partis dans leurs lieux habituels pour les toucher, les enseignants ont constaté pour certains que leurs salaires du mois de février étaient à la baisse. Les recherches poussées loin ont conduit à la conclusion d’une nouvelle défalcation réellement opérée sur les salaires pour fait de grève. L’indignation est alors totale chez les enseignants et déjà le Front promet réagir dans quelques jours.

La grève en question qui serait objet de ses défalcations remonterait au mois de décembre. Les enseignants en effet avaient décidé en ce mois un mouvement de grève d’avertissement de 48 heures pour exiger du gouvernement la restitution des prélèvements entre-temps opérés sur leurs salaires pour fait de grève. Ce mouvement de grève suivi partiellement par le monde enseignant a été qualifié d’un échec par le gouvernement lui-même. Deux mois après, on note une défalcation sur salaire pour fait de cette grève ; la consternation est grande dans le monde des enseignants. L’action que vient de poser le gouvernement est mal appréciée par le monde enseignant. Le porte-parole du Front à Parakou, Théophile AGBE dit être surpris désagréablement. Théophile AGBE qualifie cette défalcation d’arbitraire car pour lui, c’est incompréhensible que pour un mouvement qualifié d’échec par le gouvernement, lui-même revienne opérer des défalcations sur salaire. En plus, pour le porte-parole du Front, la grève est un droit reconnu par la constitution du Bénin. Théophile AGBE rassure que dans quelques jours, le Front réagira face à cette situation. Le syndicaliste estime que le gouvernement est décidé à les pousser à bout. Il annonce qu’à trois mois à peine de la fin de cette année scolaire, si cette provocation ne vient pas s’ajouter à la liste des provocations du gouvernement, cette année scolaire aurait pu être une des plus paisibles. Nous nous apprêtons pour de réactions vives. Toutefois, nous sommes des généraux au service d’une base. Cette base, c’est elle qui vient d’être touchée par cette provocation du gouvernement. Nous attendons de voir quelle sera la réaction de cette base.

Boniface Kolawolé Biaou (Corresp Borgou/Alibori)

Sit-in des agents de L’Ocbn à Parakou : Après 13 mois sans salaire, les travailleurs expriment leur amertume et appellent au secours

février 28, 2013

Les travailleurs de l’organisation commune Bénin Niger (Ocbn) étaient le lundi 25 février 2013 en sit-in dans les locaux de ladite organisation à Parakou. Ces agents à travers ce sit-in manifestaient leur amertume  après plus d’un an sans  salaire et crient au secours à l’endroit des autorités à divers niveaux du pays, surtout le père de la nation, le président Yayi Boni.

Treize mois, soit un an un mois, c’est la période depuis laquelle les travailleurs de l’organisation commune Bénin Niger, agence de Parakou, ont touché leur dernier salaire. Depuis lors, ces travailleurs sont livrés à eux-mêmes. Nourrissant l’espoir d’une amélioration imminente de la situation, ils supportaient leurs peines dans le silence et se débrouillaient comme ils le disent eux-mêmes pour leur survie et celle de leur petite famille respective. Mais le lundi dernier, n’en pouvant plus, ils se sont vidés un peu criant haut et fort leur amertume. Trop c’est trop. Nous n’en pouvons plus. Nos enfants ne vont plus à l’école ; ils sont devenus des enfants de rue. Nos femmes nous abandonnent. Nombreux parmi nous sont morts faute d’un minimum de  moyen de survie. Nous qui sommes en vie souffrons le martyre. Nous avons mis tout notre espoir sur le Président de la République qui a juré faire tout pour que le train siffle de nouveau au Bénin. Mais à présent, nous commençons à perdre tout espoir. Pour nous, le train ayant de tout temps sifflé au Bénin sous les anciens présidents, c’est dommage que ça soit au temps du chantre du changement que cela cesse, a laissé entendre un travailleur. « Nous invitons les autorités à divers niveaux de ce pays et surtout le père de la nation, le président Yayi Boni à penser à nous. Nous souhaitons que nos peines soient dans un premier temps amoindries en nous trouvant quelques mois de salaire ; puis nous demandons une aide pour véritablement relancer la maison Ocbn afin qu’elle puisse vivre de nouveau et soit en mesure de faire face à ses charges, s’est exprimé un autre. Le chef agence Parakou de cette organisation, Moustapha Zada confirme les faits. Il s’indigne aussi de la situation et reconnaît que le gouvernement avait eu à faire quelque chose pour soulager leurs peines. Le bout du tunnel pour la crise à l’Ocbn n’étant pas encore tout près, le chef agence s’associe aux travailleurs pour implorer l’assistance une fois encore du Chef de l’Etat. On n’abandonne pas ses enfants dans le malheur et la souffrance, supplie-t-il.
Les travailleurs de l’Ocbn ont été soutenus dans leur cri de détresse par les femmes du marché Dépôt de Parakou. Ces dernières ont fait comprendre que ce marché et l’organisation sont  frère et sœur. Les deux en effet cohabitent, peut-on constater. Lorsque l’Ocbn marchait bien, le marché dépôt aussi était florissant. Mme Irène Koukoui, porte-parole des femmes de ce marché informe qu’aujourd’hui les femmes sont ruinées par la situation actuelle que vit l’organisation. Elle explique que les liens de bon voisinage étant déjà tissés entre les travailleurs de cette organisation et elles, l’humanisme ne pouvait pas rompre ses liens aux premières heures de difficultés de ses agents. Ceux-ci qui étaient donc leurs bons clients, avec la situation venaient leur prendre de la marchandise et promettaient de régler leurs dettes une fois la situation régularisée et les voilà tous dans cet espoir depuis plus d’un an. Les femmes disent que les dettes accumulées par ces travailleurs ont ruiné leur capital de commerce. Elles font comprendre que ce qui les choque le plus dans cette situation les poussant à décider de venir soutenir ces agents, c’est la vue à la télévision  de la décoration du directeur général de cette structure alors que ces employés meurent de fin chaque jour qui se lève. Pour ces femmes, c’est inconcevable et insoutenable.

Boniface Kolawolé Biaou (Corresp Borgou/Alibori)

Dysfonctionnements dans l’organisation de l’examen de janvier 2013 : La Chambre des notaires exige l’annulation des épreuves

février 28, 2013

Me Lazare Crinot et Me Pamphile Virgile Agbanrin, dans les interviews qui suivent,  dénoncent les irrégularités qui ont caractérisé l’organisation de l’examen des notaires les 17 et 18 janvier 2013. Ils exigent par conséquent leur annulation pure et simple.

 

Maître Agbanrin : «Il faut  laisser les notaires organiser leurs examens…»

Que reprochez-vous aux derniers examens des notaires organisés les 17 et 18 janvier dernier ?
«J’ai l’avantage de passer moi-même cet examen professionnel des notaires et d’avoir été membre d’un jury d’examen, pour savoir comment ça se passe. L’examen des 17 et 18 janvier dernier a gravement manqué aux usages qui étaient les nôtres dans la profession depuis quelques années. En effet, ce sont les vices de procédure de toutes sortes qui ont émaillé sa préparation qui justifient que l’examen lancé depuis 2011, n’ait pu se tenir qu’en  janvier 2013. Nous en avons fait part à la Chancellerie. Par souci d’équité et d’égalité de chance pour les candidats nous (le bureau de la CNNB auquel j’appartiens) avons voulu que la procédure soit reprise de bout en bout, pour que les vices qu’il y avait eu lors du lancement de l’examen puissent être corrigés. Ces vices sont nombreux et nous les avons rappelés à plusieurs reprises au Garde des sceaux. Ainsi par exemple, les statuts du Notariat prévoient une enquête de moralité pour les candidats qui doivent passer l’examen professionnel des notaires. Cette enquête de moralité n’a pas été faite. Les résultats des enquêtes que nous avons aujourd’hui datent de 2011. Entre 2011 et aujourd’hui, beaucoup de choses ont pu entamer l’honorabilité des candidats. Autre chose, c’est qu’à la date de l’examen, on doit en principe faire participer tous les candidats qui sont aptes à passer les épreuves, parce que remplissant les conditions. Si l’on passe l’examen  en 2013, uniquement à ceux qui ont déposé leurs dossiers en 2011, de fait on écarte ainsi ceux qui ont rempli les conditions, entre 2011 et 2013 ; C’est comme si on a exclu des gens de la jouissance de leurs droits légitimes. Plus de 10 stagiaires sont ainsi laissé en rade. Pour une bonne justice, il fallait que tous ceux qui sont aptes puissent participer à cet examen.
L’autre irrégularité à dénoncer, c’est que les notaires n’ont pas été associés à la proposition des épreuves de l’examen. Alors même que le Jury dudit examen avait décidé souverainement que la Chancellerie autant que les notaires proposent des sujets qui seront tirés au sort, le jour de l’examen, par les candidats eux-mêmes. Malheureusement, les sujets proposés par les notaires ont été rejetés par le Garde des Sceaux et c’est sa seule épreuve qui a été soumise aux candidats. Ce sont entre autres les vices qui ont jalonné la tenue de cet examen. Malheureusement, on n’a pas été suivi dans nos observations. La conséquence est là ; ces ratées font que cet examen est très critiqué aujourd’hui par les professionnels et de sérieux doutes pèsent sur les résultats.
Jugez-en par vous-même, Monsieur le journaliste. C’est un peu comme si on écartait  les menuisiers de la libération de leurs apprentis. Cela dépasse totalement de l’entendement et sort de toute logique…

Que préconisez-vous pour les prochains examens ?
L’examen professionnel des notaires n’est pas un examen comme les autres. D’abord, il ne s’agit pas d’avoir seulement des connaissances  livresques ; les candidats sont jugés sur leurs réflexes et leurs aptitudes ou facultés à s’adapter aux réalités de notre société. Donc, il n’y a pas mieux que les professionnels eux-mêmes pour apprécier ces choses là. Si le jury réunit des spécialistes (fiscalistes, magistrats, notaires) ce n’est pas  par hasard. Ce sont  des gens qui peuvent véritablement apprécier les aptitudes des candidats à la profession de notaire. Nous les professionnels, avons déjà organisé plusieurs examens qui se sont déroulés sans difficultés. Ces examens ont été exempts de critiques. On a toujours respecté les règles de procédures. Ce que prévoit la loi, c’est que cet examen doit être organisé par la  chambre des notaires en collaboration avec la chancellerie, c’est-à-dire le ministère de la Justice. Dans ce cas, le ministre prend un arrêté pour nommer les membres du Jury. Généralement, ce jury est présidé par le président de la cour d’appel. Dès que le jury est mis sur pied, la Chancellerie devrait se tenir à l’écart pour que le jury fasse le travail en toute indépendance. Ce jury est composé de notaires que d’autres compétences professionnelles, qualifiées pour apprécier les réflexes et l’aptitude des candidats à exercer la profession. C’est un examen professionnel et non académique. Nous exhortons les autorités à laisser les professionnels organiser  eux-mêmes leur examen.

Quel est le sort qui est réservé à ceux qui seront reçus ?
Pour le moment je ne saurais me prononcer sur cette question, car la justice est saisie pour dire le droit et réparer les manquements que nous déplorons.

 

Me Crinot : «Cet examen est une véritable mascarade…»

«Madame la présidente de la Chambre des notaires qui assure la représentation de notre corporation a déjà donné ses déclarations sur des chaînes de télévisions au sujet des conditions dans lesquelles les épreuves d’examen d’aptitude à la profession des notaires se sont déroulées. Néanmoins, je dirai que cette session de janvier 2013 de l’examen des notaires a été un incident. De quoi s’agit-il ? Lors des réunions préparatoires du jury de cet examen, en particulier la dernière réunion préparatoire du jury présidé par le président de la Cour d’appel de Cotonou, nous avons arrêté les 8 membres du jury. On a dit qu’en ce qui concerne les sujets et les corrigés types, il faut mettre tout le monde à l’aise et donner la chance à tout le monde. Que ce soit les autorités de la chancellerie ou de la chambre des notaires, on est convenu que ce soit en salle que les sujets viennent de part et d’autre et qu’on  tire au sort les sujets sur place. Quelques jours après cette réunion du jury dont madame le ministre n’était pas membre, elle nous envoie un courrier nous demandant de lui faire parvenir les sujets d’examen et les corrigés types le 07 janvier 2013, c’est à dire 10 jours avant le déroulement de l’examen. On lui a répondu que compte tenu de ce qui a été arrêté à la dernière réunion, on n’entend pas envoyer à l’avance les sujets. Que c’est pour mettre tous les candidats à l’aise, et veiller à l’égalité de chances de tous que nous avons retenu ce principe. Donc, nous n’entendons pas le transgresser. On en était là lorsque le jour de l’examen arriva. Et puis un coup de théâtre alors qu’on entendait que le ministre avec son staff nous associent à cet examen. Mais elle se présente aux candidats et lance les épreuves dans la salle. Lorsque nous avons tendu les nôtres, elle nous dit, je suis désolé, c’est trop tard, on vous a demandé d’envoyer vos sujets dix jours avant, vous ne l’avez pas fait. Donc ce n’est pas ici que vous allez glisser vos sujets. C’est ainsi qu’elle a imposé son seul sujet aux candidats.  C’est un sujet qu’elle a distribué elle-même sous les caméras des télévisions de la place et en présence des nombreux journalistes  (c’est du jamais vu dans la vie de la CNNB) on n’a jamais vu des médias filmer les examens professionnels du genre. Aussi les notaires sont-ils sortis de la salle. On est reparti à la chambre. On a convoqué une réunion de crise. Après la cellule de crise, on a décidé de procéder à une Assemblée générale le lendemain. Mais  le soir du 17, on a appris qu’il y a 4 notaires qui ont été ‘’réquisitionnés’’ par ce ministre pour remplacer les notaires, membres du jury selon l’arrêté 106/Mjldh/ Cab/Sgm/Dacp/ du 15 novembre 2012 désignant les membres du jury d’examen professionnel que le Garde des Sceaux lui-même a pris. Là on a estimé que c’est un peu trop fort de la part de notre ministre de tutelle qui a voulu faire de cet examen, une gestion solitaire voire dictatoriale et très opaque. A l’issue de l’Assemblée générale extraordinaire du 18 janvier, on a décidé de commettre un huissier pour aller sommer le président du jury de ne pas proclamer les résultats et de surseoir à l’examen jusqu’à nouvel ordre. Mais chose curieuse, il a refusé de prendre les exploits d’huissier. Donc l’huissier n’a pas pu déposer son exploit. Par ailleurs, on a décidé d’exercer un recours hiérarchique avec comme objectif l’annulation de cet examen. On espère bien que l’autorité appréciera lui-même cette situation au regard des exigences de la bonne gouvernance et de la transparence qu’elle s’évertue à faire respecter par tous.

Quelles sont les mesures que vous prenez pour les prochains examens?
Je pense que le mandat du président Yayi Boni a été placé sous le signe de la refondation. Cela implique un changement de comportement au plan moral aussi bien des individus que de toutes les institutions. Par la refondation, on entend la bonne gouvernance, la transparence,  la gestion axée sur les résultats  et la reddition de compte. Dans ce dossier d’examen, tous ces principes ont été balayés par la ministre d’un revers de main. Les notaires n’ont pas voulu s’associer à une telle mascarde et à telle parodie d’examen. Nous n’avons pas voulu prêter flanc à cela. Il faut donc à un moment donné arrêter l’hémorragie, même si de pareils comportements de la part des ministres du gouvernement se sont révélés à un moment donné. Il fallait un jour que cela cesse. On ne peut pas nous traiter comme des chiffoniers. Nous sommes une corporation. Même si nous sommes les délégataires d’une partie du pouvoir public et que nous avons prêté serment, ce n’est pas pour cela qu’on doit nous traîner dans la boue et nous traîter comme des moutons. Nous avons des règles. Nous assurons la responsabilité de notre corporation. Et c’est nous qui sommes mieux placés pour savoir ce qui est bon dans notre corporation. Nous avons fait beaucoup de concessions sur le cheminement de cet examen. Elle  ne devrait pas balayer de revers de main toutes ces concessions. La dernière goutte d’eau qui a fait déborder le vase, c’est le refus du ministre de nous associer et de prendre en compte nos sujets. Si au moins en venant,  elle avait présenté plusieurs jeux de sujets  et que la procédure du tirage au sort a été respecté… Bon, on comprendrait, mais c’est un seul sujet qu’elle a ouvert et distribué aux candidats. Ce n’est pas normal. On ne peut pas traîter un examen d’une profession aussi délicate que le notariat comme on traite les examens élémentaires. Même pour le Cep, les gens prennent des précautions. Donc pour les fois prochaines, nous aimerions qu’il y ait de meilleurs rapports sur le plan de l’organisation de l’examen entre le ministre de tutelle et la CNNB.  Par rapport au sort des candidats, un recours doit aboutir à une solution judiciaire. Le juge dira le droit. Si c’est à la faveur du ministre, on  avisera. Mais si c’est à notre faveur, les candidats seront obligés de reprendre les examens. Donc, on est serein. Les juridictions au besoin seront aménées à se prononcer sur la légalité de la requisition et sur l’ensemble de la procédure. Elles diront si les ministres sont au dessus des jury d’examen ou pas, si les ministres peuvent violer impunément les lois de la République.

Propos recueillis et transcris par Junior Fatongninougbo

Préparation des Ecureuils juniors du Bénin : Les entraineurs principaux rejoignent le groupe

février 28, 2013

Partis pour la France depuis lundi dernier, les Ecureuils juniors se sont rapidement mis au travail. Depuis hier, le 2e groupe a quitté Cotonou pour la même destination.

Dans ce 2e groupe qui s’est envolé hier nuit, on note la présence de l’entraineur Ulrich Alohoutadé et celle de son adjoint, Mathias Déguénon. Ouf, pourrait-on dire. Qu’il nous souvienne, le départ de la délégation béninoise pour la cité phocéenne a été très mouvementé. Partiront-ils, ne partiront-ils pas ? C’étaient les questions que tout le monde s’est posées. Finalement, les joueurs sont partis sans leurs entraineurs principaux. De sources généralement bien informées, des questions d’intendance seraient à la base de cette situation. Les mêmes sources précisent que les choses se sont arrangées quelque peu. Ce qui justifierait le fait que Ulrich Alohoutadé et Mathias Déguénon rejoignent enfin l’Hexagone.
En outre, il faut souligner que quatre joueurs de l’Association sportive du Port autonome de Cotonou (Aspac) n’ont pu effectuer le déplace de Marseille. Car, l’équipe portuaire joue ce week-end en match retour des préliminaires de la coupe de la Confédération africaine de football. Au match aller à Cotonou, ils ont été tenus en échec par l’Asfa Yennega du Burkina Faso (1-1). Selon nos investigations, ces joueurs rejoindront la sélection junior juste après le match de Ouagadougou. Ils seraient tous en possession de leurs titres de voyage.
Au total, 27 joueurs dont quatre évoluant hors du pays sont retenus. Au terme du stage de Marseille qui va durer une dizaine de jours, une liste de 21 Ecureuils sera définitivement retenue pour l’expédition d’Alger.
Rappelons que les jeunes Ecureuils se préparent pour la phase finale de la Can juniors 2013 de football. Le 16 mars prochains, ils auront le privilège de jouer en ouverture face à l’Algérie, pays hôte de la compétition.

Liste provisoire des 27 joueurs retenus
1-Saturnin Allagbé
2-Fousséni Lazadi
3-Kassa Antonin
4-Dine Koukpéré
5-Yarou Nabil
6-Bonou Jérôme
7-Mama Séïbou
8-Djigla David
9-Lanignan Gbenga
10-Oussou Antonin
11- Ezéckiel Okotou
12- Harsiton Hessou
13-Adjaï Fèmi
14-Giscard Tchato
15-Bamidélé Tokoundo
16-Kazee Shittu
17-Bessan Jacques
18- Steve Glodjinon
19-Djibril Nahim
20-Kola Raïmi
21-Quenum Ulrich
22-Hounkponou Frédéric
23-Gozo Brice

Nouveaux venus
24-Mounier Steev
25-Yannick Tokandé
26-Débourou Wallis
27-Elie Junior Akogbéto

Etats généraux de la presse béninoise : Le Crem fait des propositions aux associations faîtières

février 28, 2013

Les Professionnels des Médias réunis aux seins du Cercle de Réflexion des Professionnels des Médias (Crem) ont organisé le mardi 26 février 2013 une séance de travail. Au cours de celle-ci, ils ont approfondi la réflexion autour des acquis des états généraux de la presse organisés en 2002 et ont  crevé l’abcès par rapport aux chantiers qui n’ont pas pu aboutir de même que ceux qui n’ont point démarré. A l’issue de cette rencontre, ils ont fait des propositions aux associations faîtières.

Rapport de la synthèse des travaux
Le Cercle de Réflexion des Professionnels des Médias (CREM) a tenu une séance de travail le mardi 26 Février 2013 à la Maison des Médias Thomas MEGNASSAN.
Deux points étaient inscrits à l’ordre du jour :
1)    Présentation des vœux de nouvel an du Président du CREM aux membres
2)    Bilan des 10 ans des états généraux de la presse.

Dans sa présentation aux membres, le Président Yves AGONDANOU a formulé des vœux de santé, de succès et d’amélioration des conditions de vie et de travail des professionnels des médias au cours de cette année 2013. Il a conseillé aux participants de prendre plus au sérieux leur travail, tout en disant qu’il compte sur le dynamisme des uns et des autres afin de donner plus de crédibilité aux actions du CREM.
Norbert Houessou, porte-parole des participants, a formulé à son tour les bons vœux de bonne et heureuse année 2013 au Président et à son bureau. Il a souhaité qu’ils aient l’engagement nécessaire pour réussir la mission. Il a aussi appelé à plus de détermination pour que les luttes du CREM portent des fruits.
Après les échanges des vœux de nouvel an, il est revenu au Vice-président du CREM, Franck KPOCHEME de conduire le panel relatif au bilan des états généraux de la presse. Dans ses propos introductifs, le communicateur a précisé qu’il s’agit de mener la réflexion autour de l’intention du Chef de l’Etat de faire organiser par la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) de nouveaux états généraux de la presse cette année. Or, en Novembre 2012 s’est tenue à la maison des médias la conférence inaugurale du bilan des 10 ans des états généraux de la presse organisés en Novembre 2002. Il était arrêté que cette conférence inaugurale soit suivie de journées de réflexion qui auront à poser le diagnostic des maux qui minent la corporation. Mais subitement, lors de ses échanges de vœux de nouvel an avec les autres institutions de la République, le Chef de L’Etat a demandé à la HAAC d’organiser des états généraux de la presse avant la fin de l’année. Le Vice-président a donc déclaré qu’il s’agit au CREM, à travers cette séance de travail, de mener la réflexion afin de faire des propositions aux associations faîtières.
Il s’agissait surtout de voir s’il est opportun d’organiser de nouveaux états généraux pour la presse béninoise. Des différentes interventions des participants à cette séance de travail, il se dégage que la presse béninoise n’a pas besoin de nouveaux états généraux. Il faux  plutôt approfondir la réflexion autour des acquis des états généraux de 2002 et de crever l’abcès par rapport aux chantiers qui n’ont pas pu aboutir et ceux qui n’ont point démarré.
Les participants à cette séance de travail ont surtout mis en garde contre d’éventuels pièges du politique. Ils ont estimé que s’il doit y avoir d’états généraux de la presse, il revient aux associations professionnelles d’élaborer le plan de leur organisation. Et mieux, ils persistent et signent qu’à l’heure actuelle, ce n’est pas d’états généraux que la corporation a besoin. Il s’agit plutôt de poser les bases vigoureuses pour parfaire l’existant et repartir sur de nouvelles bases. A cet effet, ils ont recommandé que le CREM demande à l’Union des Professionnels des Médias du Bénin (UPMB) ce qu’il en est du bilan des 10 ans des états généraux de la presse.
En clôturant les travaux, le Président du CREM a réitéré ses salutations aux participants à cette séance d’échanges. Il a ensuite invité les uns et les autres à adhérer massivement à la Mutuelle des professionnels des médias.

Fait à Cotonou le 26 Février 2013

Le Secrétaire Général

Fortuné SOSSA

Conavab inter 2013 : Tozé Hannon, ambassadeur du Mono/Couffo pour la Grande finale

février 28, 2013

Les matchs  des 8è de finale de  la  Coupe nationale du vainqueur des artistes du Bénin  internationale (Conavab inter),  édition 2013 ont commencé depuis mercredi 27 février 2013. Le match inaugural a mis en compétition  les artistes  Etienne Kenou alias  « Exemplaire » et AIZAN Comlan Médard  alias « Tozé Hannon ». A l’arrivée,  Tozé Hannon  s’est qualifié pour la grande finale qui aura lieu le 16 mars 2013. Il va représenter le département du Mono/Couffo à cette phase décisive. Ce jour, les 1ers des  groupes C et D vont s’affronter pour dégager l’ambassadeur du département des Collines. Rappelons que cette compétition a pour objectif, non seulement de primer, de décorer et d’égayer, mais surtout de promouvoir les artistes béninois sans distinction de race, d’ethnie, de sexe, de religion, de condition sociale, en les confrontant à leurs propres insuffisances devant être corrigées afin que, d’amélioration en amélioration, ils deviennent des Stars et de dignes Ambassadeurs de l’art et de la musique béninoise.  La promotion et la diffusion de la musique béninoise s’inscrivent bien dans ce schéma. Il faut noter que la Coupe Nationale du Vainqueur des Artistes du Bénin (Conavab) est une organisation non gouvernementale à but non lucratif créée en 1998 par M. Patrice Ahouloumè, Directeur de l’Agence Postebe Promotion.  C’est une initiative culturelle privée d’envergure nationale et internationale qui permet de promouvoir les artistes à travers  leurs œuvres et qui par conséquent, promeut la culture béninoise aux plans national et international. La Grande finale de la Conavab inter 2013, prévue pour le  Samedi 16 Mars 2013 au Palais des Sports de Cotonou, est aux dires du promoteur un événement qui  s’annonce être inédit.

Victorin Fassinou

Malade depuis deux mois : La chanteuse Edia Sophie dans un état de santé très critique (Une union de prières et de soutien pour l’artiste s’impose !)

février 28, 2013

La doyenne d’âge des chanteuses de la musique béninoise d’inspiration traditionnelle, Edia Sophie  est depuis  janvier 2013 souffrante dans sa maison sise au quartier Sodjènoutin à Abomey-Calavi. La santé de cette talentueuse artiste s’est totalement dégradée. En effet, le 17 janvier dernier, l’artiste, dépassée par sa situation financière, laquelle va de mal en pire, est tombée évanouie  au seuil de la  porte de sa douche. Après quelques soins d’urgence, elle a été admise dans une clinique de la place  où elle a subi deux jours de soins.  Selon les propos de l’artiste, les larmes aux yeux,  c’est faute de moyen qu’elle s’est retournée à la maison où elle attend la volonté de Dieu. Depuis deux mois environ,  l’artiste ne peut même plus faire un pas en avant. Elle  est donc tout le temps  allongée  dans son lit. «  En dehors de mes enfants, aucun soutien de la part des autorités culturelles. Je vous fais un aveu, c’est la misère qui tue les artistes  », a-t-elle dit les larmes aux yeux. A l’étape actuelle, une action urgente de la part des autorités en charge de la culture  et des bonnes volontés s’impose pour sauver cette voix de la musique béninoise qui a servi  le Bénin pendant plus de 40 ans.   Notons que  Edia Sophie a été la première femme béninoise à s’essayer à la musique moderne. Elle a commencé la musique  dans les années 1960 au moment où les pesanteurs sociales ne permettaient pas aux femmes de faire de la musique. Elle a dû résister. En dehors de la musique, l’artiste réalise des œuvres (tableaux et autres)  spirituelles  pour le bien de son peuple. « Je continuerai à servir mon peuple jusqu’au dernier souffle », dit-elle souvent.

Victorin Fassinou

février 28, 2013

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