Conseil des ministres du mercredi 26 décembre 2012 : Yayi veut encore sévir en 2013

décembre 28, 2012

Le traditionnel conseil hebdomadaire des ministres s’est déroulé le mercredi 26 décembre 2012. A l’occasion, le Chef de l’Etat a indiqué que l’année 2013 sera placée sous le signe de la poursuite des réformes déjà engagées pour améliorer les conditions de vie des Béninois par la lutte pour la réduction de la pauvreté, le combat contre les exclusions et les inégalités sociales, la lutte contre la corruption et l’impunité.

COMMUNIQUE

Le Conseil des Ministres s’est réuni en séance ordinaire le mercredi 26 décembre 2012 sous la présidence effective du Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement.
Au début de la séance, le Chef de l’Etat a fait observer une minute de silence à la mémoire de feu  Adolphe BIAOU, ancien Ministre, ancien Maire de la Commune de Natitingou, décédé le 24 décembre 2012.
Au cours de la séance, le Conseil des Ministres a adopté une note du Secrétaire Général du Gouvernement relative à la nouvelle gouvernance des réunions du Conseil des Ministres.
Cette note vise l’amélioration des procédures d’instruction des communications à soumettre au Conseil des Ministres pour décisions et contrôle de leur mise en œuvre.
En effet, le Conseil des Ministres est une instance de prise de décision. A ce titre, les décisions qui en sont issues doivent être mûrement réfléchies afin de prendre en compte le quotidien de tous les Béninois.
Cela suppose que tous les dossiers inscrits à l’ordre du jour du Conseil des Ministres ont été préalablement mûris par les instances compétentes au niveau des Ministères qui remontent leurs observations aux Groupes Thématiques Ministériels puis au Comité Interministériel.
A chaque niveau, les réflexions approfondies sont menées sur chaque dossier pour une prise de décision bien éclairée et bien renseignée avant l’approbation par le Conseil des Ministres.
L’adoption de cette note par le Conseil des Ministres répond au souci du Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement et de l’ensemble des Ministres d’être le plus  proche possible des préoccupations des citoyens, du peuple et de la nation toute entière.
Le Conseil des Ministres a également pris connaissance du projet du message du Chef de l’Etat sur l’état de la Nation qui sera délivré devant la Représentation Nationale le vendredi 28 décembre 2012.
L’exercice a permis à chaque Ministre de s’approprier et d’internaliser le contenu de ce message, mais aussi de l’améliorer grâce à la contribution de chacun d’eux.
L’essentiel à retenir de ce projet de message est que l’année 2013 sera placée sous le signe de la poursuite des réformes déjà engagées pour améliorer les conditions de vie des Béninois par la lutte pour la réduction de la pauvreté, le combat contre les exclusions et les inégalités sociales, la lutte contre la corruption et l’impunité.
L’année 2013 sera aussi celle de la  relance de l’économie nationale afin de garantir à chaque citoyen un meilleur bien-être et la prospérité.
Le Conseil des Ministres a par ailleurs écouté plusieurs comptes rendus dont :
–    un compte rendu du Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, de la Légilation et des Droits de l’Homme sur l’évolution des enquêtes de moralité diligentées sur les personnes proposées pour être membres de l’Autorité Nationale de lutte contre la Corruption conformément aux prescriptions de la loi 2011-20 du 12 octobre 2011 portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes en République du Bénin et du décret n° 2012-336 du 02 octobre 2012 portant attribution, organisation et fonctionnement de l’Autorité Nationale de Lutte contre la Corruption.
En prenant acte de ce compte rendu, le Conseil des Ministres a instruit le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, de la Légilation et des Droits de l’Homme aux fins de prendre les dispositions diligentes et nécessaires pour l’installation des membres de ladite autorité par la Cour Suprême au plus tard en début du mois de janvier 2013.
De même, le Ministre du Travail et de la Fonction Publique a été instruit pour demander au Conseil National du Patronat de désigner et de communiquer dans les meilleurs délais, le nom du remplaçant de son représentant initial aujourd’hui indisponible.
Le Conseil des Ministres a également suivi le compte-rendu des concertations avec les acteurs portuaires sur le projet de décret portant création de l’Autorité Transitoire de Régulation des Activités Portuaires, présenté par le Ministre Délégué auprès du Président de la République Chargé de l’Economie Maritime, des Transports Maritmes et Infrastructures Portuaires.
Le Conseil des Ministres a aussi pris acte de ce compte rendu et a marqué sa ferme détermination à faire du Port Autonome de Cotonou, un pôle de compétitivité, d’excellence et d’innovation dont la gouvernance et les usages sont conformes aux standards internationaux et où les activités sont assurées avec professionnalisme, dans la sécurité, la sérénité et la paix.
La détermination du Gouvernement se traduira à court terme par la mise en place d’une Aurotité de Régulation dont la mission principale sera de veiller aux respects par tous les acteurs et autres usagers des règles qui cadrent avec les normes et standards universels en matière de gestion portuaire ainsi qu’aux conventions et traités internationaux en matière de droit maritime.
Cependant, en raison de la pertinence des observations recueillies auprès des acteurs portuaires, le Conseil des Ministres a décidé de continuer d’approfondir l’instruction du projet de décret pour tenir compte des  contributions des uns et des autres.
Le Conseil des Ministres a enfin examiné et approuvé une communication du Ministre du Travail et de la Fonction Publique relative à l’élaboration de la  Stratégie Globale des Réformes de la Fonction Publique (SGRFP).

Cotonou le 26 décembre 2012

Le Secrétaire Général du Gouvernement,
Eugène DOSSOUMOU

Election décanale à l’Uac : Le scrutin s’est déroulé sans incident majeur

décembre 28, 2012

Hier jeudi 27 décembre 2012 s’est déroulé sur le campus d’Abomey-Calavi le scrutin de l’élection des doyens, vice-doyens et  directeurs d’écoles. Ainsi, sur 14 entités retenues,  seule celle de Porto-Novo est restée invalidée.

Le grand retard n’était pas au rendez-vous. Déjà à 8h00,  tous les bureaux étaient ouverts.  Le calme et la sincérité ont caractérisé le scrutin qui duré environ huit heures d’horloge. Aucun incident majeur n’a été enregistré. Ce qui amène les observateurs à dire que  le milieu estudiantin a fait une fois encore preuve de maturité. La plupart des listes retenues sont  uniques à part celle de la Faculté des sciences et techniques (Fast) et celle de l’Ecole normale supérieure de technique de Kétou (Enst). La plupart des enseignants ont accompli leur devoir en effectuant le déplacement vers les bureaux de vote. C’est à  la Faculté des Sciences Agronomiques  que  le  Recteur de l’Université, le professeur  Brice Sinsin a voté.  Après lui, ce fût le tour du président de l’Assemblée nationale,  Mathurin Nago qui a marqué également sa présence. Il faut noter que sur les 14 entités retenues,  seule l’entité de Porto-Novo n’a pas pu voter. Aux dires des membres de la  commission électorale, cette entité n’a pas respecté les prescriptions de la loi électorale régissant ce vote.

Boniface Kabla(Stag)

Organisation des Elections décanales à l’Université d’Abomey-Calavi : La Cour constitutionnelle examine le recours du Prof. Frédéric Joël Aïvo

décembre 28, 2012

Les élections décanales ont eu lieu sur le campus d’Abomey-Calavi. C’était hier, 27 décembre 2012. Mais  bien avant, le 17 décembre 2012, le Professeur Agrégé de Droit Public, Frédéric Joël Aïvo a formulé un recours en inconstitutionnalité  contre l’Arrêté n°2012-624/MESRS/DC/SGM/DRFM/DRH/R-UAC/R-UP/SA du 19 novembre 2012 du Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique portant règlementation de l’élection des Doyens, Directeurs, vice-Doyens et Directeurs-adjoints des établissements de formation et de recherche des universités nationales en République du Bénin.  Les nouveaux patrons de l’UAC sont suspendus à la décision du juge constitutionnel qui examine en ce moment ledit recours.

A
Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Conseillers
Cour Constitutionnelle

COTONOU

Cotonou, le 17 décembre 2012

OBJET : Recours contre l’Arrêté n°2012-624/MESRS/DC/SGM/DRFM/DRH/R-UAC/R-UP/SA du 19 novembre 2012 du Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique portant règlementation de l’élection des Doyens, Directeurs, vice-Doyens et Directeurs-adjoints des établissements de formation et de recherche des universités nationales en République du Bénin.

Monsieur le Président,

Je voudrais très respectueusement déférer devant la Haute Juridiction, pour contrôle de constitutionnalité, l’article 20 de l’Arrêté n°2012-624/MESRS/DC/SGM/DRFM/DRH/R-UAC/R-UP/SA du 19 novembre 2012 du Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique portant règlementation de l’élection des Doyens, Directeurs, vice-Doyens et Directeurs-adjoints des établissements de formation et de recherche des universités nationales en République du Bénin.

En effet, dans le cadre de l’élection des Doyens, Directeurs, vice-Doyens et Directeurs-adjoints, plusieurs textes ont été pris par les autorités de l’enseignement supérieur. A l’analyse, leur compatibilité avec la constitution du 11 décembre 1990 reste problématique. Et l’application qui en a été faite conforte le sentiment que cet Arrêté ministériel dans ses modalités, restreint la liberté garantie par notre loi fondamentale aux citoyens béninois, notamment en matière électorale et porte atteinte à l’idéal de « l’Etat de droit et de démocratie pluraliste » auquel notre peuple a solennellement affirmé son attachement dans le préambule de notre constitution.

Deux points méritent d’être relevés : Le premier point de ma requête porte sur la violation de la sécurité juridique que doit garantir tout système juridique aux citoyens et la violation des droits acquis. Le second point révèle une contrariété entre l’article 20 de l’Arrêté ministériel n°2012-624/MESRS/DC/SGM/DRFM/DRH/R-UAC/R-UP/SA du 19 novembre 2012 et plusieurs dispositions de notre bloc de constitutionnalité.

Concernant le premier point, le 12 novembre 2012, par Arrêté n°039-12/UAC/SG/SA, le Recteur de l’Université d’Abomey-Calavi, sur le fondement de l’Arrêté ministériel n°2009-023/MESRS/CAB/DC/SGM/DRH/SP-C du 10 novembre 2009 a fixé le calendrier du déroulement de l’élection des Doyens, Directeurs, vice-Doyens et Directeurs-adjoints des établissements de formation et de recherche de l’Université d’Abomey-Calavi. L’on considère dès lors que le jeu électoral est ouvert et sera régi en toute logique par les textes en vigueur au moment de la fixation du calendrier électoral. En l’occurrence, il s’agit des Arrêtés ministériel n°2009-023/MESRS/CAB/DC/SGM/DRH/SP-C du 10 novembre 2009 et rectoral n°039-12/UAC/SG/SA du 12 novembre 2012.

Seulement, sans que l’Arrêté du Recteur du 12 novembre 2012 ne soit régulièrement rapporté par l’autorité compétente, et alors que le jeu électoral a été régulièrement ouvert, les règles électorales seront quelques jours plus tard profondément et drastiquement modifiées. La première modification a été apportée par l’Arrêté ministériel du 19 novembre 2012 portant réglementation de l’élection des Doyens, Directeurs, vice-Doyens et Directeurs-adjoints des établissements de formation et de recherche des universités nationales en République du Bénin et la seconde par l’Arrêté ministériel du 20 novembre 2012 portant calendrier du déroulement de l’élection des Doyens, Directeurs, vice-Doyens et Directeurs-adjoints des établissements de formation et de recherche des universités nationales en République du Bénin.

Monsieur le Président, Messieurs et Mesdames les conseillers, la prise de ces deux Arrêtés par le Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique, les 19 et 20 novembre 2012, surtout après l’Arrêté du Recteur de l’Université d’Abomey-Calavi, le 12 novembre 2012 porte clairement atteinte aux droits acquis par les candidats et les électeurs sur la base des textes préalablement en vigueur et sur le fondement duquel le Recteur a ouvert le jeu électoral. Par ailleurs, cette nouvelle réglementation, alors que le jeu est officiellement ouvert laisse croire à une volonté de manipulation des règles électorales en faveur de certains candidats et contre d’autres. La preuve est qu’après la signature de l’Arrêté ministériel du 19 novembre, certains Doyens en fonction, candidats à leur propre succession et déjà en campagne, en application de l’arrêté du 10 novembre 2009, ne peuvent plus l’être. L’article 15 du nouvel Arrêté prescrit qu’un Doyen ou Directeur ayant déjà fait deux mandats au poste de vice-Doyen ou de Directeur-adjoint ne peut exercer qu’un seul mandat de Doyen ou de Directeur, alors que l’Arrêté du 10 novembre 2009 ne posait aucune restriction en la matière.

Dans ces conditions, la règle de droit perd son caractère impersonnel et général et semble être désormais taillée à la mesure de certains et en conséquence dirigée pour exclure d’autres de la course aux responsabilités. Toujours dans cet ordre d’idées, il me plait d’attirer votre attention sur le fait que si l’on devrait même faire abstraction de cette irrégularité et se référer aux dispositions de l’arrêté du 19 novembre 2012 contesté, l’installation de la commission de supervision des élections n’a pas été faite dans le respect strict du délai de trente-cinq (35) jours imparti par l’Arrêté.

Sur cette première observation, fondée sur la violation des droits acquis, mais aussi sur l’insécurité juridique en raison des textes multiples, je sollicite qu’il plaise à la Haute Juridiction de déclarer l’Arrêté n°2012-624/MESRS/DC/SGM/DRFM/DRH/R-UAC/R-UP/SA du 19 novembre 2012 contraire à la Constitution.

Le second point de ma requête révèle une violation directe de la Constitution. Il s’agit de l’incompatibilité de l’article 20 de l’Arrêté n°2012-624/MESRS/DC/SGM/DRFM/DRH/R-UAC/R-UP/SA du 19 novembre 2012 d’une part, avec le préambule et les articles 15 et 23 de notre Constitution, et d’autre part, avec les articles 11 et 13 de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples de 1981.

En effet, en instituant le scrutin de liste pour ces élections, l’article 20 de l’Arrêté n°2012-624/MESRS/DC/SGM/DRFM/DRH/R-UAC/R-UP/SA du 19 novembre 2012 a, en premier lieu, rendu plus sévères les conditions de jouissance de la liberté garantie par les articles 15 et 23 de la Constitution aux citoyens béninois. En second lieu, l’Arrêté a mis le processus électoral en cours dans nos universités en marge de l’idéal « d’Etat de droit et de démocratie pluraliste » auquel notre peuple a solennellement affirmé son attachement dans le préambule de notre Constitution. En troisième lieu, en réglementant plus sévèrement que l’Arrêté de 2009, l’Arrêté n°2012-624/MESRS/DC/SGM/DRFM/DRH/R-UAC/R-UP/SA du 19 novembre 2012 a méconnu l’obligation déjà opposable au législateur, de produire des règles de droit en renforçant les droits fondamentaux et non en restreignant les conditions de leur jouissance, bref, en régressant.

Monsieur le Président, Messieurs et Mesdames les conseillers, en matière électorale la liberté se dédouble d’une part, en liberté de la candidature et d’autre part, en liberté de vote. Outre les conditions d’éligibilité ordinairement requises pour se porter candidat à une élection, ou pour en être électeur, la jouissance d’une telle liberté, c’est-à-dire celle de se porter candidat à une charge élective est d’abord et avant tout individuelle. Elle ne peut être collective. Et tout mécanisme visant à conditionner la candidature d’un citoyen à un poste à celle d’un autre citoyen à un autre poste, différent du premier, porte sans aucun doute atteinte à la liberté garantie par les articles 15 et 23 de la Constitution du 11 décembre 1990, mais aussi et surtout aux articles 11 et 13 de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples de 1981.

Monsieur le Président, Messieurs et Mesdames les conseillers, je voudrais faire remarquer, contrairement à l’analyse répandue, que le scrutin de liste institué par l’Arrêté du 19 novembre 2012 n’est pas comparable à ceux en cours dans notre pays pour d’autres élections, notamment législatives ou communales. Celui qui résulte de cet Arrêté et qui s’applique aux élections des Doyens, Directeurs, vice-Doyens et Directeurs-adjoints des établissements de formation et de recherche des universités nationales en République du Bénin, est particulier. Il complexifie l’élection et aggrave par deux éléments, les conditions de jouissance de la liberté de candidature propre aux régimes démocratiques et garantie dans notre droit positif à tous les Béninois. Les deux éléments qui rendent le scrutin de liste institué par l’Arrêté du 19 novembre 2012 incompatible avec l’organisation d’élections libres et pluralistes sont les suivants : Il s’agit premièrement du critère de grades universitaires, absent de toutes les élections nationales et locales et deuxièmement des partis politiques qui sont destinataires de ce mode de scrutin.

Concernant le premier critère, je voudrais signaler que le scrutin de liste de l’arrêté du 19 novembre 2012 intervient dans un cadre où il est requis, en plus des critères individuels, ceux exigeant la qualification préalable des candidats aux grades de Professeur Titulaire, de Maître de Conférences, de Maître-assistant. Or, concernant les élections nationales et locales pour lesquelles le scrutin de liste s’applique déjà dans notre pays, il n’est requis aucune autre qualification en dehors des critères ordinairement exigés. En conséquence, les citoyens remplissant ces critères relevant du droit commun des élections peuvent parfaitement se mettre ensemble sur une liste. Ceux-ci n’auront donc pas besoin de trier sur le volet, comme c’est actuellement le cas des enseignants avant de trouver les candidats désireux de se présenter.

Le second élément de différenciation des deux scrutins de liste est que celui en vigueur pour les élections politiques, s’applique aux partis politiques. Les partis politiques sont une association politique, composée des citoyens regroupés librement par affinités idéologiques, politiques ou morales. Sa vocation naturelle est de s’organiser pour conquérir et gérer le pouvoir politique. Pour ce faire, l’on comprend qu’ils puissent disposer des ressources humaines nécessaires à la constitution de listes aux élections politiques. Tel n’est pas la vocation d’un Enseignant et il semble donc inapproprié de le contraindre au regroupement et pire encore d’en faire un élément de validité de l’expression de sa liberté de candidature.

On voit bien que l’actuel système restreint la jouissance individuelle de la liberté, la rend collective en tant qu’il conditionne la candidature d’un enseignant au poste de Doyen à la volonté d’un autre d’être candidat au poste de vice-Doyen alors même que les deux postes ne sont ni uniques ni identiques.

La conséquence d’un tel mode de scrutin, banal ailleurs, mais aggravé dans nos Facultés et Ecoles, sont les suivantes :

–    Un Doyen ou Directeur actuellement en fonction n’a pu se représenter faute de n’avoir trouvé aucun enseignant désireux d’être candidat au poste de vice-Doyen ou de Directeur-adjoint ;

–    Un Professeur Titulaire, désireux d’être Doyen ou Directeur et remplissant toutes les conditions de grade, d’ancienneté et de rattachement administratif dans son entité, ne pourra cependant pas l’être si aucun autre enseignant, Maître de conférences ou Maître-assistant, ne souhaite être vice-Doyen ou Directeur-adjoint. Dans le même temps, deux Maîtres de conférences ou deux Maîtres-assistants pourront être candidats, l’un au poste de Doyen ou Directeur et l’autre au poste de vice-Doyen ou Directeur-adjoint, et se faire élire.

Et pourtant, les postes de Doyen ou de Directeur ne sont pas les mêmes que ceux de vice-Doyen et de Directeur-adjoint. Dans le même sens, les charges qui incombent au Doyen et au Directeur ne sont pas du tout les mêmes que celles qu’exercent le vice-Doyen et le Directeur-adjoint. Et pourquoi, un enseignant candidat au poste de Doyen ou de Directeur devrait-il être obligé de trouver un autre candidat au poste de vice-Doyen ou de Directeur-adjoint pour valider sa propre candidature ? Autrement dit, pourquoi un enseignant remplissant toutes les conditions individuelles requises pour le poste de Doyen ou de Directeur devrait-il renoncer à se porter candidat ou voir son dossier déclaré irrecevable parce qu’un autre enseignant n’a pas voulu être candidat au poste de vice-Doyen ou de Directeur-adjoint ? La décision de se porter candidat à un poste est fondamentalement individuelle. La candidature procède d’un acte de volonté individuelle qui elle-même est la manifestation de la liberté que notre constitution garantit à chacun et particulièrement à tous ceux qui remplissent les conditions d’éligibilité à un poste de responsabilité. Elle ne peut être collective et le refus des uns de se porter candidat à un poste, par ailleurs différent, ne peut pas avoir de conséquence sur la volonté des autres de servir leur entité.

Au total, Monsieur le Président, Messieurs et Mesdames les Conseillers, si la volonté des uns doit avoir une incidence drastique sur celle des autres, si la volonté des uns de se porter candidat à un poste B doit déterminer voire conditionner, la volonté des autres de se porter candidat à un poste A, plus précisément, si le refus d’une personne de se porter candidat au poste de vice-Doyen ou de Directeur-adjoint doit restreindre voire compromettre la jouissance par les autres de leur liberté de candidature pour se porter candidat au poste de Doyen ou de Directeur, je voudrais très respectueusement inviter la haute juridiction à constater que l’article 20 de l’Arrêté n°2012-624/MESRS/DC/SGM/DRFM/DRH/R-UAC/R-UP/SA du 19 novembre 2012 est contraire à la constitution.

Je voudrais également par la même occasion, inviter la Haute Juridiction à constater que, suivant une jurisprudence constante, l’on ne peut encadrer juridiquement la même matière en produisant des normes juridiques successives ou alternatives restreignant les droits humains, les libertés fondamentales et la démocratie. Or, il apparait clairement que l’Arrêté n°2012-624/MESRS/DC/SGM/DRFM/DRH/R-UAC/R-UP/SA du 19 novembre 2012 n’améliore pas la qualité de l’élection. Au lieu d’aménager le statut des candidats et des électeurs dans le sens du renforcement de leurs droits et libertés, au lieu de travailler à rapprocher ces élections de l’idéal « d’Etat de droit et de démocratie pluraliste » voulu par le constituant béninois, l’Arrêté ministériel du 19 novembre 2012 a quasiment conduit à des élections sans choix, quasi-monolithiques, non pas par faute de candidats, mais bien parce que les dispositions de cet Arrêté font barrage au pluralisme et la candidature d’enseignant remplissant pourtant toutes les conditions individuelles de candidature.

Il est de tradition, en contentieux constitutionnel, que le législateur ne puisse légiférer, en modifiant son œuvre, sur la même matière qu’en avançant notamment sur les droits humains, les libertés fondamentales et la démocratie. La liberté de légiférer, reconnu au législateur en démocratie est ainsi conditionnée par l’obligation de bien légiférer, c’est-à-dire l’obligation de légiférer en avançant, mais jamais en régressant sur les droits fondamentaux. Or il apparait très nettement que l’Arrêté n°2012-624/MESRS/DC/SGM/DRFM/DRH/R-UAC/R-UP/SA du 19 novembre 2012 qui est pris par le même Ministre en remplacement de l’Arrêté n°2009-023/MESRS/CAB/DC/SGM/DRH/SP-C du 10 novembre 2009, impose des conditions plus drastiques et compromet la liberté de candidature et le pluralisme du scrutin. De ce point de vue, l’Arrêté ministériel du 19 novembre 2012 doit être considéré comme une régression par rapport à l’Arrêté ministériel de 2009 dont les dispositions sont plus libérales et plus favorables au pluralisme et à la diversité des offres de service propre à toute élection démocratique.

Je voudrais, en conséquence, inviter la Haute juridiction à constater et dire que, dans les mêmes conditions que le législateur, le pouvoir réglementaire ne peut se soustraire dans son œuvre à l’obligation de bien règlementer, c’est-à-dire d’exercer le pouvoir réglementaire, qu’en avançant dans la garantie des droits humains, des libertés fondamentales et de la démocratie pluraliste, mais jamais en régressant.

Au regard de ce tout ce qui précède, je voudrais requérir de la Haute Juridiction de déclarer contraire à la Constitution, l’Arrêté n°2012-624/MESRS/DC/SGM/DRFM/DRH/R-UAC/R-UP/SA du 19 novembre 2012 du Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique portant règlementation de l’élection des Doyens, Directeurs, vice-Doyens et Directeurs-adjoints des établissements de formation et de recherche des universités nationales en République du Bénin.

Prof. Frédéric Joël AÏVO  

A la découverte de Mlle Louise Bidouzo, Vitrière : « J’ai toujours désiré exercer ce métier depuis mon enfance »

décembre 28, 2012

Toujours dans l’optique de mettre en valeur les femmes qui exercent  « un métier d’homme », nous avons voulu faire aujourd’hui un zoom sur Mademoiselle Louise Bidouzo. Elle est une vitrière qui s’est donné pour principe professionnel de toujours respecter à temps ses engagements à l’égard de sa clientèle. Ainsi, elle fait de la ponctualité son label. A l’instar de Mme Akakpo Françoise (peintre-garagiste) dont on a parlé dernièrement, elle a également nourri depuis son enfance, l’ardent désir d’exercer ce métier qui représente aujourd’hui une passion pour elle.

Fiancée et pour l’heure sans enfant, Mlle Louise Bidouzo exerce le métier de vitrier depuis le 11 mai 2011. Ceci, après qu’elle ait suivi un apprentissage de 2006 à 2011 à Cotonou au niveau du carrefour de la marina au quartier Sikècodji. Ainsi, au regard de son assiduité et de son exemplarité tout au long de ces cinq années d’apprentissage où elle était la seule femme du lot des apprentis, son patron n’a pas hésité un seul instant à l’embaucher dès la fin de sa formation. Bien que détentrice d’un Cep, elle ne manque pas d’innovations et de clairvoyance dans l’exercice de son métier. De plus, elle constitue même une référence pour certains parents qui ont sans ménagement envoyer leurs filles en apprentissage dans l’atelier où elle est actuellement en service.

Son leitmotiv

Toute petite, Mlle Louise Bidouzo entretenait le désir d’exercer le métier de vitrier. Car elle était subjuguée de voir des hommes travailler sur des chantiers à une hauteur impressionnante, s’activant à poser des vitres de toutes sortes aux portes et fenêtres des immeubles et maisons. Son admiration pour eux a fait progressivement naître en elle, le vœu presque insoutenable de leur emboîter le pas en devenant également une vitrière extraordinaire. Ce à quoi elle est finalement parvenue depuis exactement un an 7 mois.

Un enthousiasme infaillible malgré un quotidien contraignant

Poussée par un dynamisme hors pair et une volonté manifeste d’exercer convenablement son métier, elle n’hésite pas à quitter 6 jours sur 7, son lieu de résidence situé à Calavi et précisément au quartier appelé « Alègléta » pour se rendre à son lieu de travail à Sikècodji. De plus, cet engouement l’amène à travailler journellement de 7h30 à 18h30 voire à veiller jusqu’à 6h du matin, quand elle doit satisfaire à une commande urgente et considérable. C’est cette détermination et ce permanent enthousiasme qui suscitent chez son entourage une vive admiration à son endroit.

Ses difficultés

Ses débuts dans le métier ne lui furent pas très reluisants. En effet, lors de son apprentissage, ses « sous-patrons » lui dissimulaient beaucoup d’informations relatives aux méandres dudit métier. Cette réticence à lui inculquer sans réserve le savoir en la matière, l’a conduite à négocier avec l’un d’eux pour prendre « des cours » de vitrerie. Elle a donc commencé à noter tout ce que ce dernier lui disait, dans un cahier qu’elle gardait jalousement. Puis une fois rentrée chez elle, elle procédait à une minutieuse lecture et à l’appropriation du contenu de ce cahier. C’est ainsi qu’elle a pu mieux assimiler au fil du temps, la quintessence du savoir que lui inculquait ce généreux supérieur.
Par ailleurs, elle a confié que la fin de la période d’apprentissage dans un tel secteur d’activité pour une femme est très délicate et les débouchés professionnels sont quasi incertains. Car, « le peu de femmes qui ont appris de tels métiers trouvent difficilement un emploi. Etant donné que très souvent, les patrons sollicitent de notre part, d’autres compétences que celles purement professionnelles. Ce qui fait que celles qui résistent en paient les frais et se retrouvent dans ces cas-là, sans travail » a souligné Mlle Louise Bidouzo.
Quant à la principale difficulté qu’elle connaît actuellement dans l’exercice de son métier, c’est le manque de confiance et l’appréhension des clients vis-à-vis de ses matériaux de vitrerie. Car, à diverses reprises déçus par la qualité des vitres que d’autres vitriers ont eu à leur fournir, ceux-ci craignent en recourant à ses prestations, qu’elle ne leur pose des vitres de mauvaise qualité. Mais elle a confié les rassurer cordialement et sans état d’âme, de la résistance de ses matériaux.

Mot de fin

Pour Mlle Louise Bidouzo, l’exercice par une femme d’un métier masculinisé n’est pas une obligation. Il doit être motivé par une forte passion ou une envie insoutenable. Cependant, elle a précisé que la femme doit impérativement exercer un métier. En ce sens, elle attire l’attention sur la dignité devant caractériser ce métier. D’où elle recommande vivement aux femmes d’opter pour des métiers qui ne foulent pas au pied leur dignité.

Réalisé par
Monaliza Hounnou (Stg)

Palais de la Marina : Le Premier ministre malien chez Boni Yayi

décembre 28, 2012

Le nouveau Premier ministre malien, M. Django Cissoko était l’hôte du Président Boni Yayi au palais de la Marina à Cotonou ce jeudi 27 décembre 2012. Conduit au cabinet du Président en exercice de l’Union Afrique par le ministre des affaires étrangères du Bénin, M. Django Cissoko est venu transmettre un message du président Dioncounda Traoré au Chef de l’Etat béninois, le Dr Boni Yayi. Un message d’amitié et de remerciement que le peuple malien à travers ses dirigeants à voulu adresser à la sous-région, la Cedeao et l’Union Africaine. Le Premier ministre malien a également affirmé être venu recueillir les observations du président Boni Yayi sur ce qui a été fait jusqu’à présent, et ce qui reste à faire dans le cadre de la résolution de la crise malienne.

E.Aballo/ Cell-Com PR

Expansion du réseau juridictionnel au Bénin : Djougou a désormais son tribunal de première instance

décembre 28, 2012

Le département de la Donga dispose désormais d’un tribunal de première instance. Implanté dans la commune de Djougou, le joyau a été mis en service ce samedi 22 décembre 2012 par le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, de la Législation et des Droits de l’Homme, Me Marie-Elise Gbèdo. Elle avait à ses côtés le ministre Alassane Soumanou Djimba, natif de Djougou.

Désormais, les populations de Djougou, Ouaké, Bassila et Copargo n’auront plus à se rendre à Natitingou pour des questions les amenant au tribunal. Après la mise en service du tribunal d’Aplahoué en juillet dernier, c’est le tour des populations de ces 4 communes de la Donga d’accueillir leur juridiction. Erigé sur un domaine de 1,5 hectare, dans le quartier Séro Medjiniga, le tribunal de Djougou est une réponse aux attentes du Gouvernement quant au rapprochement de la Justice des justiciables. D’un coût global de 301.031.298 francs CFA, cette infrastructure a été construite et équipée entièrement par le Gouvernement béninois, en vue d’améliorer sensiblement l’accessibilité géographique et socio-économique des populations du département de la Donga aux services de la Justice.
« Le rapprochement de la Justice du justiciable ne constitue pas aux yeux du Docteur Boni YAYI et de son Gouvernement de vains mots, mais un impératif auquel ils adhèrent et entendent donner corps », a déclaré le Garde des Sceaux, lors de l’inauguration officielle du tribunal. Pour Me Marie- Elise GBEDO, « il importe, dans ce palais de Justice, que le droit soit dit, que les attentes des populations soient comblées par les acteurs de justice entièrement au service de la loi et des populations ». Pour sa part, le maire de la commune de Djougou, Mickaël Bassabi Djarra a, au nom de ses pairs des communes bénéficiaires, remercié le Chef de l’Etat et le Garde des Sceaux pour la réalisation de cette infrastructure. « L’annonce du projet de construction d’un tribunal à Djougou a été accueillie avec enthousiasme par, non seulement les populations de la commune de Djougou, mais aussi, par celles des communes voisines », a-t-il confié. Par ailleurs, Mickaël Bassabi Djarra a annoncé au nom du Conseil communal de Djougou, qu’un domaine est déjà réservé  pour l’implantation d’une prison non loin du tribunal pour garder sur place les détenus.

Histoire, raconte…

C’est également la préoccupation du Ministre Alassane Soumanou Djimba qui a plaidé pour que cette prison, une fois installée, ne soit un lieu d’incarcération de plus, mais qu’elle permette la réinsertion socio-professionnelle des  pensionnaires. Avant de faire cette exhortation, le ministre Alassane Soumanou Djimba est revenu sur les faits historiques du Tribunal de Djougou. Il déclare : « Gbèdo vient corriger cette grande frustration qui chagrinait mes parents. Une frustration qui rongeait nos cœurs. Aujourd’hui, nous sommes fiers d’avoir notre Tribunal ». En effet, compte tenu de la position géographique de Djougou, il a avait été réhabilité le premier tribunal de la région septentrionale du Dahomey en 1962. Un tribunal réhabilité parce que Djougou, étant un cercle colonial, connaissait des règlements de litige dans un vieux bâtiment tombé en ruines. Le soulagement est donc plus que moral. Il remet Djougou dans son contexte historique, celui d’accueillir un Tribunal de Première Instance. Le roi de Djougou, Sa majesté Kpétoni Koda 6 est aussi allé dans le sens d’une reconnaissance de sa ville comme étant celle qui était en droit d’avoir de telles infrastructures. L’autre doléance était celle relative à la construction d’une prison. Sur ce point, Me Marie-Elise Gbèdo a rassuré ses interlocuteurs que non seulement le projet de construction de la prison civile de Djougou ne tardera pas à prendre corps, mais également, que ledit établissement pénitencier sera  aux normes internationales.
Composé de seize bureaux dont deux salles d’audience, deux salles de délibérés, un greffe, des salles d’attente, des salles de scellés et d’archives, le tribunal de première instance de Djougou est sous la tutelle juridictionnelle de  la Cour d’Appel de Parakou. Il a pour ressort territorial, les 4 communes de la Donga à savoir, Djougou,  Ouaké, Copargo et Bassila. Cette  juridiction est dirigée par Epiphane Yéyé et le Procureur, Thomas Mahugnon Dassi. Le juge d’instruction a pour  nom Bachirou Assouma Amadou, et  Justin Botchi en est le greffier en chef.

Euloge Badou
Source : Cellule de Communication/MJLDH

Insécurité en cette fin d’année : Epiphanie Wandji sensibilise les usagers du marché de Cococodji

décembre 28, 2012

La première responsable du marché St Michel (Akodédjro de Cococodji), Mme Epiphanie Wandji pense au bien-être des usagers de ce grand marché de l’Atlantique. C’est du moins la conclusion qui se dégage de l’activité qu’elle organise depuis environ une semaine à l’endroit des hommes et femmes de ce marché. En effet, à quelques jours des fêtes de fin d’année, les usagers des marchés sont souvent confrontés à des cas de vols. Une situation qui attriste souvent les populations et les empêche de bien fêter. Parvenir véritablement à impacter les usagers, est donc le but du programme de sensibilisation organisé par cette première responsable du marché St Michel de Cococodji.  A travers ces séances, elle entend relever quelques défis surtout en se basant sur les observations faites en rapport au phénomène des cas de vols enregistrés ces dernières années. Saisissant cette occasion, elle prévient les usagers du marché sur les accidents qui sont souvent fréquents. «  Mon ambition est de voir tout le monde fêter dans la joie et dans l’abondance », a plusieurs fois répété Mme Wandji. Dans ce cadre, elle a recommandé à tous, l’usage strict du trafic local par les véhicules à deux roues, le respect du couloir de signalisation, le respect des feux tricolores, la courtoisie dans la circulation sur les intersections et autres.  A l’occasion, elle n’a pas manqué d’inviter les usagers à penser à leur propre vie ainsi qu’à celles des autres et à s’engager à combattre avec plus de fermeté les comportements irresponsables sur les routes.

Victorin Fassinou

3è Assemblée Générale Ordinaire de la Pfid-Bénin : De nouveaux défis pour une forte participation des femmes en 2013

décembre 28, 2012

La plateforme pour la Participation des Femmes aux Instances de Décision au Bénin (Pfid-Bénin) a tenu hier, jeudi 27 décembre 2012, à l’Infosec à Cotonou, son 3è Assemblée Générale Ordinaire. La coordination et les membres de la plateforme ont donc procédé au bilan des réalisations qui sont à leur actif pour la période 2011-2012. Ceci, en vue de faire de la Pfid, une structure de référence et une institution incontournable sur l’échiquier national.

La 1ère Adjointe à la Coordination de la Pfid-Bénin, Mme Florence Adjovi en lieu et place du Coordonateur, a ouvert hier les travaux de la 3è Assemblée Générale Ordinaire (Ago) de la plateforme. Cette occasion solennelle vise à faire le bilan des acquis et difficultés qui ont structuré l’exécution du plan d’actions annuel 2012 de la Pfid. Ceci, afin de formuler les voies et moyens susceptibles de relever au cours de l’année 2013, plus efficacement le défi de faire participer quantitativement et qualitativement les femmes aux instances de décision du Bénin, de la base au sommet. En effet, il ressort des rapports financier, moral et technique présentés et adoptés hier par les membres de la Pfid, que les actions mises en œuvre de janvier à décembre 2012, sont dans l’ensemble satisfaisantes, même si d’autres restent à être menées. Ainsi, grâce à des activités de sensibilisation, la Pfid a pu faire adhérer à ses idéaux, des acteurs clés tels : des maires, des leaders d’opinion et religieux ainsi que des conseillers. Diverses actions ont été également menées en synergie avec l’Inpf, le Pa3d et l’Ufec/Abc pour une forte représentativité des femmes à l’issue des élections communales et locales prochaines. En ce sens, la Pfid s’engage à s’impliquer davantage en 2013, dans le développement des Osc œuvrant pour un meilleur accès des femmes aux instances de décision et à rallier à cette cause, plus d’acteurs sociaux dont les médias et surtout le Président de la République.

Monaliza Hounnou (Stg)

Opportunités pour les diplômés sans emploi au Bénin : L’Association Ed porte secours

décembre 28, 2012

Les jeunes béninois diplômés sans emploi ont encore une opportunité à saisir pour avoir les  connaissances nécessaires susceptibles de les aider  facilement à trouver un travail décent. L’Association éducation emploi développement (Association Ed) organise le 5 janvier 2013, une activité gratuite dénommée « La Clinique Cv » dans  la salle des fêtes de Global services, à l’intention des jeunes béninois diplômés sans emploi.

« La Clinique Cv », telle est l’initiative à travers laquelle l’Association éducation emploi développement (Association Ed,) veut contribuer à sa façon au combat commun de développement du Bénin. Ce projet a pour cible environ trois cent cinquante (350) jeunes béninois diplômés sans emploi à la recherche d’un emploi à la hauteur de leurs attentes. L’activité vise à amener les jeunes à une meilleure connaissance du marché de l’emploi et à renforcer leur capacité à trouver un travail décent. Selon  les organisateurs lors d’une sortie médiatique hier à Paccha hôtel, quatre activités sont prévues pour orienter les jeunes vers la recherche d’emploi. Il s’agit de la clinique de correction du Cv, les micros conférences, la consultation d’offres d’emploi et le cocktail réseautage Aux dires du Président, Jean-Philippe Guidibi, concernant la première activité, les jeunes auront à envoyer aux adresses : organisation.ed@-gmail.com ou à jp-guidibi@-gmail.com leur Cv et une brève lettre de présentation. Ces documents, à entendre les organisateurs, vont servir de base à la préparation de l’entrevue de correction. Lors des micros conférences, les participants seront entretenus sur les gaffes des candidats, « le recrutement dans le contexte béninois ce qu’il faut savoir », « Que veulent les employeurs ? », « Comment les entreprises embauchent-elles ? » et «  Comment être créatif dans sa recherche d’emploi ». Pour le projet, l’accompagnement pour la correction du Cv sera fait par des professionnels formés par le cabinet Afrique conseil. Une opportunité à ne pas rater par les jeunes, ont conseillé les organisateurs. Il faut noter que l’Association Ed est une initiative des Béninois expatriés au Canada. Elle entend soutenir les actions du développement de leur pays le Bénin, en créant des occasions et un mouvement propice au partage de connaissances et d’expériences ainsi qu’à la promotion de la compétence.

Victorin Fassinou

Installation du comité national des jeunes : La Csa-Bénin pour une politique de relève de qualité

décembre 28, 2012

La Bourse du travail a abrité hier une assemblée générale constitutive du comité national des jeunes de la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin). L’occasion pour les participants de valider le document de politique de cet organe dont le processus, selon Paul Hounguèvou,  a démarré depuis septembre 2012.

Ouverts solennellement par le 1er secrétaire général adjoint de la Csa-Bénin, les travaux d’installation du comité des jeunes et de validation du document de politique des jeunes de la Csa-Bénin ont été placés sous le thème « Jeunesse et syndicalisme : enjeux et opportunités pour le mouvement social au Bénin ». Dans son allocution, M. Paul Hounguèvou représentant hier le Sg Dieudonné Lokossou empêché, a salué cette initiative qui vient ainsi renforcer l’organigramme de la confédération. Pour lui, sans un document de politique réelle, le comité des jeunes de la Csa-Bénin risque de ramer à contre-courant. « C’est l’occasion de jeter  les bases d’une meilleure prise en compte des aspirations profondes de la jeunesse par toutes les instances de notre confédération commune » a souligné Paul Hounguèvou. Parlant des documents à valider, il a indiqué qu’il s’agit de documents qui font l’état des lieux des relations syndicat-jeunesse, en même temps qu’ils énumèrent à titre indicatif des domaines prioritaires d’intervention de l’action syndicale pour rendre plus attractive  la Csa-Bénin. Enfin, il a souhaité des participants beaucoup de sérieux dans les travaux, afin que, des propositions pertinentes qu’ils feront au cours des plénières, sorte un document de qualité qui serve en réalité de boussole aux activités de cette jeunesse au sein de la confédération.

Dénis Magnidet

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