A cœur ouvert avec Mme Sophie Adonon (Ecrivain, romancière, littéraire béninoise) : « Je valorise mon Bénin à travers mes écrits »

octobre 31, 2012

Il y a quelques mois, les Béninois sont rentrés officiellement dans l’univers romanesque de Mme Sophie Adonon, une compatriote bon teint résidant en France depuis une trentaine d’années. A l’occasion du lancement de son 3e roman « Littéraire policier », cette amoureuse de lecture et perfectionniste de langue française s’est révélée à ses compatriotes. A travers cet entretien que la native d’Abomey a bien voulu nous accorder, découvrons ensemble plusieurs pans cachés de sa vaste culture et de son attachement inconditionnel à sa terre natale, le Bénin.

Sophie Adonon a décidé de se faire connître après son troisième roman. Pourquoi ?
Je n’ai pas décidé de me faire connaître après mon troisième roman. C’est le hasard qui a décidé du moment où je dois me révéler à mes compatriotes. En effet, si cela ne tenait qu’à moi, je me serais présentée à tous, dès mon premier roman, « Le Sourire macabre ». J’ai laissé le soin aux autres de faire de moi un auteur à travers l’appréciation qu’ils ont faite de mes œuvres. Et c’est leur jugement qui  m’a dévoilée. Je n’aurais pas osé revendiquer la qualité d’écrivain et m’en prévaloir devant tout un peuple dès un premier roman. Il appartient aux lecteurs de me consacrer auteur. Et « Cœur insomniaque », mon troisième roman leur en a donné l’occasion. Étant éditée en France, il a fallu du temps pour que les romans parvinssent jusqu’au Bénin.

Alors, « Cœur insomniaque » peut être considéré comme l’ouvrage de la maturité ?
Maturité, je ne sais si je peux présenter ainsi «  Cœur insomniaque ». En revanche, je peux apodictiquement affirmer que c’est le tout premier roman que j’ai écrit dans le but de le faire éditer. En ce sens que les deux premiers romans de la série Aza, «  Le Sourire macabre » et «  Le Plat qui se mange froid », je les avais écrits pour moi, par amour immodéré de la langue française, sans jamais penser que cela vaudrait une publication… Cette nuance peut me faire dire que « Cœur insomniaque » est probablement plus élaboré. Mais j’en laisse les lecteurs,  juges ! (Ndlr : tous les trois romans en vente à la librairie Buffalo de Cotonou).

Comment en êtes-vous arrivée à l’écriture de roman policier ?
C’est l’écriture qui est arrivée à moi par le cours normal des choses. Je suis une liseuse qui en plus, cherche constamment à cultiver cet amour de la langue de Molière à travers des découvertes de règles de grammaire, des mots anciens oubliés… Et à force, l’écriture s’est imposée à moi avec délices. C’est comme si le destin me disait : «  Sophie, joins l’utile à l’agréable en te mettant à l’écriture car ce serait le seul tremplin qui te permettrait d’aller au bout de ta quête de la perfection de la langue française. » J’ai donc écouté cette voix du destin. Mes premiers manuscrits que je n’ai pas gardés pour certains,  ne furent pas policiers. J’avais débuté par des psychodrames dans les années 90. Parmi ceux jetés, j’ai réussi à en reconstituer deux, que je publierai dans un futur proche. Les intrigues policières sont venues sur le tard en 2002, pour mon grand bonheur puisque « mon azariade » (nom que j’ai attribué à la série des enquêtes du commissaire Aza )  me révèle une autre facette de moi que j’ignorais : la rigueur, l’exploitation de mes études juridiques, l’entrelacement entre ma culture béninoise et mes intrigues policières, etc.

Quelle différence faites-vous entre roman policier et policier littéraire comme vous aimez à dire ?
Tous les romans policiers sont catégorisés, littérature policière. Il n’y a aucune différence. Un roman policier fait forcément partie de la littérature policière. A l’inverse, je fais de distinction quant à mon ‘’ azariade ‘’ qui en plus d’être constitué de romans policiers, est de la pure littérature, et que je classerais dans une catégorie qui m’est propre : du policier littéraire. La différence notable vient du fait que ces romans sont d’abord de la littérature écrite dans un français soutenu qui ne souffre d’aucune grossièreté comme on en voit dans la plupart des romans policiers, avant d’être des intrigues policières. Ils rajoutent au plaisir de lire, de l’instruction. On y redécouvre, ou on y apprend  forcément de nouveaux mots, des règles grammaticales, des valeurs culturelles et humaines, et j’en passe.

Vivant en France, vous avez fait du Bénin la trame de vos romans. Ne craignez-vous pas des coïncidences troublantes et problématiques ?
Si j’ai fait du Bénin la trame de mes romans, c’est par amour pour mon pays qui m’a donné ce qu’il y a de plus précieux : la vie. Lorsque mes intrigues m’entraînent naturellement vers le Bénin, tandis que je vis en France depuis bientôt trente ans, j’en déduis que tout mon être cherche à entretenir ma mémoire. Il y a une sorte de refus instinctif de l’oubli de mes racines. Et quoi que je fasse, tout me ramène au Bénin. Par conséquent, tout roman de Sophie Adonon relève de la fiction qui se nourrit de sa culture, ses souvenirs et parfois de faits divers. Toute coïncidence avec la réalité de quelqu’un ne sera que fortuit. La nature humaine étant partout pareille, la fiction n’est jamais très loin de la réalité; il peut donc arriver de rencontrer des similitudes troublantes avec des cas concrets dans mes futurs romans… Mais j’insiste, je ne fais qu’inventer mes canevas.

A ce jour, quel accueil les Béninois réservent-ils à vos ouvrages ?
L’accueil de mes compatriotes Béninois est sans commune mesure. Je ne peux le comparer à aucun autre. Les Béninois ont réalisé dès le contact avec mon premier opus, la portée culturelle et linguistique de son contenu. Un accueil que je qualifierai donc de chaleureux et fraternel. J’en veux pour preuve, le choix d’un extrait de mon premier roman, ‘’ Le Sourire macabre’’ comme épreuve de français au Brevet national, session 2012. Je renouvelle mes remerciements à tous ceux qui ont œuvré pour cette consécration.  Je vous dis à tous, un grand merci. L’aventure ne fait que commencer, et je compte sur votre soutien. De l’auteur que le Bénin fera de moi dépendra le bon accueil du reste du monde car en France, lors des dédicaces, le public demande toujours mon pays d’origine. Donc derrière mon stand, les lecteurs perçoivent d’abord le Bénin avant de voir l’auteur que je suis. Je compte valoriser mon Bénin à travers tous mes écrits. C’est pourquoi je suis très enchantée par l’enthousiasme des Béninois à l’égard de mes romans. Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour leur réédition au Bénin, afin de les rendre plus accessibles pécuniairement à tous les Béninois.

Apparemment, chaque descente au Bénin correspond à un retour aux sources qui inspire d’autres scénarii
J’abonde dans votre sens. En effet, de retour de mon séjour du Bénin en Août 2012, j’ai élaboré un nouveau manuscrit, mon huitième, un drame ésotérique que je publierai en temps voulu.

Alors, à quand la prochaine prouesse du Commissaire Aza ?
La prochaine prouesse du commissaire Aza est prévue pour Mars 2013. Je vous annonce que le fin limier fera briller le Bénin à l’international, et confirmera ainsi sa réputation de commissaire infaillible, en Europe…

Qui est en fait Sophie Adonon ?
Sophie Adonon est une mère de famille originaire d’Abomey et vivant en France. Diplômée d’une Maîtrise de droit privé obtenue à Tours, d’une année d’l’IEJ (l’Institut d’études judiciaires) niveau Master 2, au Mans. Je suis  une femme passionnée dans tout ce que je suis et tout ce que j’entreprends, surtout éprise du Bénin et de la langue française. Mais mon hypersensibilité inhibe quelque peu ma créativité.  Fort heureusement, de par l’intérêt que portent mes compatriotes Béninois et Français à mes œuvres, je me sens rassurée. J’aimerais qu’elles soient connues dans le monde entier et traduites en de nombreuses langues pour faire connaître le pays partout. Je sens que j’aurai tellement à partager avec vous tous. Alors ensemble, continuons ‘’ cette belle histoire d’amour ‘’ ! Bénin, tu es petit sur la carte du Monde, mais immense dans mon cœur, je t’aime.

Propos recueillis par Pascal Hounkpatin

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Dossier « tentative d’assassinat du Chef de l’Etat » : Les mises en garde de Benoit Dègla

octobre 31, 2012

A travers ce communiqué, le ministre de l’intérieur, de la sécurité publique et des cultes met en garde ceux qui continuent de « se répandre en conjectures tendancieuses » sur le dossier de « tentative d’assassinat du Chef de l’Etat ».

COMMUNIQUE

Le Ministre de l’Intérieur de la Sécurité  Publique et des Cultes communique :
Il m’a été donné de constater que certains citoyens à esprit retord et malveillant continuent de se répandre en conjectures tendancieuses sur le dossier relatif à la procédure de tentative d’assassinat du Chef de l’Etat, dossier déjà en instruction.
Ces comportements regrettables ne sont pas de nature à préserver la paix et la sécurité dans notre pays, et pourraient être dans certaines circonstances, constitutifs du délit d’incitation à la révolte qui est une infraction pénale.
En tout état de cause, j’invite tous les citoyens béninois au respect du secret de l’instruction en matière de procédure judiciaire.
J’en appelle par ailleurs à la conscience et à l’esprit de citoyenneté de chacun et de tous et les exhorte à faire confiance à la justice béninoise qui est à pied d’œuvre pour clarifier cette affaire.

 Fait à Cotonou,  le 26 octobre 2012

Benoît Assouan C. DEGLA
Ministre de l’Intérieur de la Sécurité Publique et des Cultes

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Journée d’hommage au Président Général : L’Ong Sndb offre un géant tableau à Kérékou

octobre 31, 2012

Débutée depuis le 23 octobre dernier, la première édition de célébration de la culture démocratique sur le continent africain en général et au Bénin en particulier, par le Service National de Développement du Bénin (Sndb), s’est achevée hier mardi 30 octobre 2012 par une journée d’hommage et de reconnaissance au Président Mathieu Kérékou. Cette journée festive a connu la présence de diverses personnalités politiques du régime Kérékou dont l’Honorable Valentin Aditi Houdé.

Des conférences-débats, le lancement d’un musée virtuel, des émissions audiovisuelles. Ce sont les principales activités qui ont jalonné la célébration des 40 ans de vie politique du Général Mathieu Kérékou par le Service National de Développement du Bénin (Sndb). Cette célébration qui s’est étalée sur une semaine entière s’est achevée hier mardi 30 octobre à la salle rouge du Palais des Congrès de Cotonou par une journée d’hommage au Général Mathieu kérékou. Le Coordonnateur National du Sndb, M. Victor Boko a expliqué que cette semaine de célébration de la culture démocratique au Bénin en rendant un hommage mérité au Président Kérékou est opportune. Car, elle vise à immortaliser sa vie politique et à le remercier pour les héritages qu’il a laissés au peuple béninois en général, et à la jeunesse béninoise en particulier. Au cours de la cérémonie d’ouverture de cette journée, les sept membres du Présidium ont présenté chacun des communications qui ont retracé le parcours politique et les diverses actions de l’Homme dont la quarantaine de vie politique a été honorée le 26 octobre 2012. Ces personnalités ont estimé qu’au cours de ses mandats présidentiels, le Général Mathieu kérékou a toujours œuvré pour la cause nationale et la paix au Bénin. Ils l’ont donc qualifié d’humble, de patient, de repère politique, de persévérant, de constant et de garant de l’unité nationale. En ce sens, pour l’ancien Ministre Oudou Ali, « rehausser l’Homme qui a conduit en bon facilitateur et avec dextérité la Conférence Nationale, c’est rehausser tout le peuple béninois ».

Une journée de gratifications et d’émotion
Cette journée colorée par diverses animations culturelles, de vibrants témoignages de personnalités variées, a eu un cachet spécial à travers une forte mobilisation de femmes aux foulards multicolores qui chantaient incessamment les louanges du Général. Elle s’est achevée par des distinctions variées et la remise de divers cadeaux au Président Kérékou. Le Président de l’Université Houdégbé assisté du corps professoral a remis au Président Kérékou, le cape, la toge et le diplôme qui lui décerne le titre de « Docteur Honoris Causa ». Le 13è Roi de Savalou, sa Majesté Tossô Gbaguidi 13 représentant tous les Rois africains et béninois a élevé le Général au rang des hauts dignitaires des Cours Royales d’Afrique en lui donnant un fauteuil royal et une canne qualifiée de « 3è pied pour qu’il dure auprès des Béninois ». Au titre des présents, un cadre portant la photo du Général et entouré de l’acrostiche de ses prénom et nom ainsi qu’un livre sur la Diplomatie béninoise sous le régime Kérékou ont été respectivement offerts par un photojournaliste du journal « La Nation » et Mme Colette Hodonou. Enfin, le Coordonateur du Sndb a remis au Président Kérékou, un « Livre Blanc » illustré et contenant des extraits de discours prononcés pendant la période révolutionnaire par l’Homme politique. Le « Do-cteur Général Mathieu Kérékou » a par la voix de son fils Moïse Kérékou, remercié les jeunes du Sndb pour cette journée d’hommage qui témoigne de leur courage et de leur motivation à l’honorer de son vivant. Il n’a pas manqué de vivement remercier tous ceux qui ont participé et ont œuvré pour la tenue et la vulgarisation de la semaine et précisément de cette journée de reconnaissance.

Monaliza Hounnou (Stg)

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Interview de Mme Aminata Kéita : « Il n’y a pas de liberté gratuite, les droits s’arrachent »

octobre 31, 2012

Du 23 au 24 octobre 2012 s’est tenu à Cotonou un atelier sur les principes directeurs de l’Ocde. Au terme de ces assises, Mme Aminata Kéita, une des figures de proue du syndicalisme en Afrique a bien voulu donner des explications et lancer un appel aux travailleurs et entreprises multinationales  pour la bonne application des principes directeurs de l’Organisation de coopération et de développement économique (Ocde).

Présentez-vous à nos lecteurs ?
Je suis Kéita Aminata, conseillère politique auprès du syndicat Mondial  Uni, Global Union dont la représentation en Afrique se trouve en Côte d’Ivoire.

Vous êtes venue à Cotonou pour une rencontre régionale sur les principes de l’Ocde. Que peut-on retenir à la fin ?
Je vous remercie. Effectivement je fais mes remerciements à la Fondation Friedrich Ebert, dont la représentation du Bénin nous a fait l’amitié de  nous associer à cet atelier sur les principes directeurs de l’Ocde. J’ai été ravie d’être à Cotonou, d’une part à cause de la qualité des participants qui sont des représentants des centrales syndicales  qui sont nos partenaires,  et d’autre part, de représentants d’Ong et de représentants  du syndicat à la base. Je retiens que la formation sur ces principes très importants est essentielle pour le syndicat et aussi pour les centrales. Et nous en tant que syndicat mondial, saisissons cette opportunité pour nous engager à vulgariser ces principes auprès de nos membres à la base afin de renforcer leurs capacités à défendre les droits de leurs membres.

Quels sont les points clés de ces principes directeurs de l’Ocde que nous pouvons retenir ?
Les principes directeurs de l’Ocde s’adressent  essentiellement aux multinationales. Il y a des principes sur les droits de l’homme, il y a des principes sur l’environnement, et il y a des principes sur le respect des droits des  travailleurs dans les multinationales.  Ce dernier point nous concerne particulièrement, puisqu’à UNI en tant que syndicat mondial, nous travaillons beaucoup avec les multinationales. Et comme outil justement, nous utilisons des alliances stratégiques à travers des opérations des multinationales et nous signons des accords-cadres mondiaux pour nous faire entendre à l’intérieur de ces cadres. Dans ces accords-cadres, nous essayons d’intégrer des principes directeurs afin de les rendre contraignants.

Les multinationales essayent souvent de chercher plus de profits que de respecter les textes. Quel appel lancez-vous aux syndicats ?
Les multinationales effectivement sont implantées en Afrique et s’implantent de plus en plus  pour accroître leurs profits sur les richesses des terres africaines.
Et nous en tant que syndicat, nous lançons un appel à nos membres à la base afin qu’ils se rendent compte du fait qu’ils sont les vrais producteurs de la richesse. Les travailleurs sont ceux qui travaillent d’arrache-pied pour produire ces richesses et il est important qu’ils soient vigilants dans le respect de leurs droits au style de l’évolution de ces multinationales.

Avez-vous des inquiétudes par rapport à la lutte syndicale dans ce sens ?
Nous avons quelques inquiétudes, c’est vrai. Nous observons que plusieurs multinationales ne respectent pas totalement les droits des travailleurs. C’est un peu triste. Mais je dirai en souriant qu’il n’y a pas de liberté gratuite, les droits s’arrachent. Et nous syndicalistes sommes prêts à utiliser les moyens à notre disposition  y compris la formation pour faire adopter des conditions de travail décent pour nos membres.

Pensez-vous que les travailleurs soient bien informés pour faire la lutte ?
C’est vrai que l’engagement est essentiel, la formation aussi. Nous en tant qu’organisation et structure faîtière, faisons de notre mieux pour assurer des formations à des responsables. Il est  du devoir de ces responsables aussi de vulgariser la formation à la base au sein de leurs membres. C’est seulement fort de cette formation qu’ils pourront lutter convenablement.

Quel est votre espoir ?
Mon espoir est que les syndicats renouvèlent leur engagement, s’arment de courage, d’énergie et continuent la lutte de plus belle, jusqu’à ce que le travail décent soit une réalité en Afrique.

Propos recueillis par  Guy Constant Ehoumi

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Non satisfaction de leurs revendications malgré les promesses du gouvernement : Les magistrats annoncent de nouvelles grèves

octobre 31, 2012

Le 31 octobre 2012 était la date butoir demandée par le président de la République pour discuter et trouver une solution aux revendications de l’Unamab et du Syntrajab. Mais pour ces deux organisations syndicales, les problèmes qu’elles posent demeurent. Alors, l’Unamab et le Syntrajab appellent déjà leurs militants à se tenir prêts à reprendre les mouvements de grève suspendus il y a quelques mois sur la demande de Boni Yayi.

Communiqué conjoint Unamab-Syntrajab

Réunis en Assemblée générale extraordinaire le vendredi 27 juillet 2012, le Bureau Exécutif de l’Unamab et le Bureau directeur national du Syntrajab ont déclenché un mouvement de grève de soixante douze (72) heures pour compter du mardi 31 juillet 2012 à zéro heure. Très largement suivi, ce mouvement a été reconduit pour la même durée sur la période du 07 au 09 août 2012 pour exiger entre autres du Gouvernement:
-la restauration du décret n°2005-535 du 25 août 2005 portant réglementation des frais de justice criminelle, correctionnelle et de police,
-la prise des textes d’application de la loi n°2001-35 du 21 février 2003 portant statut de la magistrature en son article 46, de la n°2007-01 du 29 mai 2007 relative au statut des greffiers et officiers de justice et du décret n°2004-716 du 30 décembre 2004 régissant le corps des secrétaires des greffes et parquets,
– la finalisation sans délai du processus de reversement des agents dits occasionnels des juridictions en agents contractuels de l’Etat,
– l’application du décret n°2004-176 du 06 avril 2004 portant modalités de fixation des ristournes et des conditions d’attribution de la prime d’incitation et de rendement allouées aux magistrats,
Informé de la situation, le Président de la République a reçu en audience, au Palais de la Présidence de la République, le samedi 04 août 2012, les responsables des deux syndicats.
A l’issue de la rencontre, le Chef de l’Etat s’est fermement engagé à:
– corriger le décret n°2012-143 du 07 juin 2012 objet de controverse,
– améliorer les conditions de vie et de travail du personnel judiciaire à l’effet de le mettre à «l’abri de la gueule du lion».
Pour concrétiser son engagement, le Président de la République a mis sur pied un comité technique interministériel composé des Ministres en charge de la Justice, de la Communication, des Finances et de la Fonction Publique à l’effet de proposer, au plus tard le lundi 06 août 2012, au Gouvernement la modification du décret n°2012-143 du 07 juin 2012 relatif aux frais de justice criminelle.
Ledit comité, conformément aux instructions du Chef de l’Etat, s’est réuni en séances de travail au Ministère de la Communication, le dimanche 05, le lundi 06 et le mardi 07 août 2012. Après une série de rencontres, il a retenu que la prime de session d’assises revalorisée à 1,5 soit payée aux agents (Magistrats, avocats, greffiers, jurés, gendarmes, policiers, interprètes, journalistes etc) ayant pris part auxdites sessions sur la base du nombre de jours que celles-ci auront duré.
Afin d’obtenir la suspension du mouvement de grève en cours, les ministres membres du comité ont demandé aux responsables de l’Unamab et du Syntrajab de communiquer à leurs militants les résultats des travaux. Saisi après la suspension du mot d’ordre de grève, le Conseil des Ministres a ramené ladite prime à un forfait de dix (10) jours. Face à ce revirement spectaculaire auquel ils sont peu familiers, les responsables de l’Unamab et du Syntrajab, en attendant d’en informer leur base, ont refusé d’apporter leur caution à cette nouvelle proposition du Gouvernement.
En ce qui concerne la question du reversement des agents dits occasionnels en contractuels de l’Etat, Madame le Garde des Sceaux s’est personnellement engagée à faire aboutir ce dossier au plus tard à la rentrée judiciaire prévue pour le 15 octobre 2012. Mais à ce jour aucune avancée n’a été enregistrée par rapport à cette situation.
S’agissant de la mise en œuvre du décret n°2004-176 du 06 avril 2004 portant modalités de fixation des ristournes et des conditions d’attribution de la prime d’incitation et de rendement allouées aux magistrats, son homologue des Finances a pris, pour sa part, l’engagement de faire prendre aux structures compétentes de son ministère les dispositions appropriées afin que, dans les meilleurs délais, cette situation soit débloquée.
Relativement aux textes d’application des différents statuts du personnel judiciaire, Madame le Garde des Sceaux, Présidente du comité technique interministériel a mis en place un sous-comité composé des responsables syndicaux et de cadres des Ministères de la Justice, des Finances et de la Fonction Publique pour en évaluer l’incidence financière et recueillir les observations du Contrôle Financier. Après plus d’un mois d’intenses activités, alors que le groupe de travail s’apprêtait à rendre compte au comité en séance plénière des résultats de ses réflexions, Madame le Garde des Sceaux a subordonné la reprise des travaux du comité interministériel au dépôt à son cabinet du rapport du sous-comité.
Convaincus qu’une telle exigence est source de dilatoire et de provocation de la part de Madame la Ministre, l’Unamab et le Syntrajab s’en sont diligemment acquittés en déposant au Secrétaire Général du Ministère, Président du sous-comité, le fameux rapport et les documents y annexés.
Conscient que l’Etat de droit ne peut être durablement construit sur la violation des droits de ceux qui sont chargés de dire le droit et surtout, ne demandant pas au gouvernement de leur accorder une situation atypique, l’Unamab et le Syntrajab l’invitent plutôt à respecter les textes statutaires régissant le personnel judiciaire votés par l’Assemblée.
Par ailleurs, le Bureau Exécutif de l’Unamab saisi cette occasion pour notifier à Madame le Garde des Sceaux que le processus de redéploiement du personnel qu’elle est en train de conduire contre vents et marées, en violation de la loi portant Statut de la Magistrature, sera vigoureusement combattu s’il était validé par le Conseil des Ministres. La Magistrature étant, à l’instar de l’armée, fortement hiérarchisée, toute nomination de magistrat faite en méconnaissance de ce principe sacro-saint, gage de l’indépendance de la justice, sera source de clientélisme et de paralysie de l’appareil judiciaire.
Enfin, tenant pour sacré l’engagement du Président de la République, l’Unamab et le Syntrajab, ayant pleinement joué leur partition en suspendant, à la demande du Chef de l’Etat, le mouvement de grève par eux déclenché, demande au gouvernement d’assurer la sienne. Ils invitent à toutes fins utiles leurs membres à rester plus que jamais mobilisés pour engager, après le délai butoir du 31 octobre 2012, de nouvelles luttes décisives, sans lesquelles il serait illusoire de penser à l’obtention de la satisfaction de leurs légitimes et nobles revendications. Rien ne vaut la lutte, seule la lutte paie.
Ont signé
Pour le BE Unamab            Pour le BDN Syntrajab
Le Président                Le Secrétaire Général
Michel ADJAKA            Denis TOGODO

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Signature du protocole d’accord de prêt entre la Boad et le Pac : Bientôt le démarrage des travaux confortatifs au port

octobre 31, 2012

La salle de Conférence de la Direction générale du port de Cotonou a servi de cadre, hier mardi 30 octobre 2012, à la Signature du Protocole d’accord de prêt entre la Boad et le Pac.  Dans son discours, le ministre en charge de l’économie maritime a souligné que le Port de Cotonou est un outil privilégié grâce auquel notre pays s’affirme au plan régional comme un pays de transit par excellence. Le Port de Cotonou, a-t-il dit, constitue le principal maillon de la chaîne des transports de par sa position géographique qui fait de lui un élément primordial du corridor d’accès à la mer pour plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre, notamment le Niger, le Burkina Faso, le Mali, le Tchad mais aussi le Nigéria. « Aujourd’hui, le Port de Cotonou dépasse le seuil de 6.000.000 de Tonnes alors que 10 ans plus tôt, la capacité ne dépassait pas 3.000.000 de Tonnes. Avec la gouvernance de l’entreprise et la volonté politique mainte fois réaffirmée de faire du Port de Cotonou un pôle de développement, les investissements réalisés au Port de Cotonou au cours de ces dernières années ont permis d’adapter quelque peu ses infrastructures aux exigences du commerce mondial et à l’évolution technologique pour en faire un port moderne et compétitif. Avec l’avènement du programme Millenium Challenge Corporation, le Port de Cotonou a bénéficié d’importants financements et réalisations de travaux notamment la construction de deux nouveaux postes à quai concédés au Groupement Bolloré, d’un parking pouvant contenir 250 camions gros-porteurs, d’un remorqueur de nouvelle génération pour ne citer que ceux là. L’exploitation de ces deux nouveaux postes à quai exige la réalisation de certains travaux dénommés travaux confortatifs dont le financement est estimé à 37,683 milliards de FCFA et qui se présentent comme ci-après : rescindement de la Traverse pour l’élargissement de la Passe d’Entrée ; prolongement de la Digue Ouest ; enlèvement de l’éperon en enrochements resté après le Rescindement de la Digue Ouest à l’extrémité Est du quai ORYX du Port de Cotonou ; élargissement et extension du chenal d’accès extérieur sur une largeur d’environ 200 mètres et une longueur suffisante pour raccorder le chenal d’accès au fond naturel de -15 mètres y compris son balisage ainsi que son dragage à la cote -15 mètres ; création d’un chenal d’accès balisé dans le bassin portuaire à la cote -15 mètres, allant de la Passe d’Entrée au Nouveau Quai sud à conteneurs. A ces travaux se sont ajoutés d’autres identifiés, soit pour réparer ou conforter certains ouvrages (digues), soit pour améliorer la capacité d’accueil des navires. Ces derniers travaux se résument comme ci-après : réparation des dégâts enregistrés sur la Digue Ouest ; renforcement et alimentation de l’énergie électrique en un point unique, peut-on retenir des explications du ministre Valentin Djènontin. Le ministre a ajouté que c’est dans le cadre des réformes du secteur portuaire engagées par le Gouvernement du Docteur Boni YAYI en vue d’améliorer les performances du Port de Cotonou, qu’il a été confié à la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), l’opération de recherche de financement du projet de renforcement des infrastructures et équipements du PAC. Ainsi, au terme de ses diligences, la BOAD a accepté de participer à cette levée de fonds à hauteur de 20 milliards de F CFA sur un montant total d’emprunt de 37,683 milliards de F CFA. Le solde sera financé par des banques locales dont le concours fera l’objet d’un arrangement par la BOAD, a souligné le ministre Djènontin.

Jean-Marie Sèdolo

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Mercredi des Médias : Parole à l’Invitée : Les femmes et les activités génératrices de revenus (« Quand une femme exerce ses activités, elle participe beaucoup plus au besoin du foyer. » dixit Philomène Aboudou)

octobre 31, 2012

« Mercredi Féminin des Médias » est une activité de la Cellule des Femmes de l’Upmb qui se veut un creuset d’échanges visant à mettre en exergue les valeurs, compétences et talents cachés des femmes des médias. Le premier numéro de cette nouvelle activité a eu pour communicatrice Philomène Reine Aboudou. Elle a entretenu les femmes et professionnels des médias sur le thème : « Femmes et activités génératrices de revenus au Bénin ».

La communication vise à inciter à une réflexion collective pour l’amélioration des conditions de vie de toutes les femmes du Bénin, tout en faisant ressortir l’importance pour une femme, d’exercer une activité qui lui génère des revenus. D’entrée de jeu, elle a fait le diagnostic selon lequel, malgré leur supériorité numérique au sein de la population, peu de femmes se retrouvent dans les secteurs porteurs de production nationale. Philomène Aboudou secrétaire générale de l’Office de Radiodiffusion et Télévision du Bénin pense que, malgré la Conférence de Beijing en 1995 où les Nations Unies ont exhorté tous les pays à promouvoir la femme, et la Constitution béninoise qui rend égaux l’homme et la femme, la femme béninoise demeure confinée aux travaux domestiques et à la reproduction. Se référant à  l’Association pour le développement du Burkina-Faso, elle a défini l’activité génératrice de revenus comme « une activité permettant, à partir d’un investissement minime, d’exercer une activité professionnelle produisant un revenu, assurant une insertion sociale et professionnelle, et alimentant un compte épargne, si possible ». Pour elle, les AGR dont les seuls capitaux sont la force de travail et un petit fonds de roulement, permettent à celles qui les exercent de s’épanouir véritablement sur le plan socio-économique, les faisant ainsi participer au tissu économique de leur pays. Il peut s’agir de la transformation des produits vivriers, du maraîchage, du « petit élevage » ou du commerce, c’est-à-dire, la restauration, la distribution des produits vivriers, la couture ou la coiffure.
Toutefois, dans sa communication, elle a relevé que peu de femmes parviennent à bénéficier des microcrédits à cause de leur analphabétisme et parfois, par manque de courage. Car, certaines doivent avoir l’aval de leur mari avant de contracter des prêts susceptibles de les aider à mener ces AGR. Philomène Aboudou estime aussi que les institutions de microfinance sont parfois réticents à octroyer des fonds à certaines femmes, parce qu’elles craignent de leur part, une mauvaise gestion de ces crédits. A cet égard, elle considère que les femmes professionnelles des médias ont le devoir de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des femmes qui s’adonnent aux AGR. Car selon elle, les femmes des médias ont la chance d’être instruites, d’exercer une profession et d’avoir à leur disposition, la CFU. De ce fait, bien que la tâche ne soit pas aisée, en tant que femmes du 4è pouvoir, elles ont, selon Philomène Aboudou, les moyens nécessaires pour faire participer toutes les femmes béninoises au développement du pays.

A la découverte de l’invitée

Philomène Reine Aboudou, la communicatrice du premier numéro de « Mercredi Féminin des Médias ».
Actuelle Secrétaire Générale de l’ORTB, Philomène Reine Akuavi Aboudou est journaliste en langue dendi. Journaliste 3 ans durant, à la radio rurale de l’ORTB, elle a rejoint en 1987, le service de l’information du journal parlé. Durant la même époque, elle a animé une émission qui traite des questions féminines. Passionnée de la lecture, des voyages et de la cuisine, la communicatrice a un seul rêve : « voir toutes les femmes du Bénin, prendre leur destin en main ».

Ils ont dit…:

Akuété Assévi, président du Conseil Scientifique : Je voudrais d’abord saluer la qualité du travail effectué par la communicatrice. Sa communication est très intéressante parce qu’elle nous fait prendre conscience de ce générique dénommé « activité génératrice de revenus ». Je suis resté un peu sur ma faim parce qu’elle n’a pas donné tous les atouts du sujet. En ce qui concerne l’accès au financement, elle a bien dit que les crédits ne sont pas accordés aux femmes parce qu’elles sont analphabètes mais elle a oublié de mentionner que pour ces crédits, ce sont les femmes qui remboursent le plus.  Lorsqu’elles prennent les 30.000Fcfa, elles viennent à nous pour nous offrir le 1er repas copieux,  mais on est surpris parce qu’elles sont les meilleurs payeurs parce que la femme se sent plus digne face au prêt que l’homme. Si nous tous qui sommes ici, nous arrivons à sensibiliser ceux qui apportent les crédits, on aura réglé une bonne partie du problème.

Ataou  Sophiano, parrain : J’ai été sidéré par son intervention. Elle est restée égale à elle-même et je pense qu’il faut continuer comme ça. Je dis merci aux femmes des médias pour le travail que vous abattez chaque jour. Logiquement en tant qu’employeur, si nous avons un homme et une femme, nous avons le devoir de faire plus un clin d’œil à la femme surtout par rapport au salaire parce que les femmes font beaucoup. Par rapport à ce sujet, je pense que la femme est la mère de l’humanité. Quelle que soit la provenance de la richesse, c’est Dieu qui donne la fortune et même si c’est la femme qui détient les moyens, l’homme doit pouvoir l’accompagner parce qu’il y a des choses qu’elle n’a pas vues et que toi en tant que père de famille tu as vues. L’homme ne doit jamais se dérober car si nous nous dérobons, nos enfants seront quoi demain ? C’est pourquoi je dis, nous nous complétons, et c’est ensemble que nous pouvons bâtir.  Par rapport à la situation actuelle, (…) ne cachez rien à votre mari, comme cela, il va un peu oublier la jalousie.

Réalisation Monaliza Hounnou (Stg)

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Braquage spectaculaire à Djrègbé : Une cambiste de Dantokpa dévalisée en pleine circulation

octobre 31, 2012

Une dame combiste a été agressée hier mardi 30 octobre 2012 par des malfrats à la hauteur de Ganvidokpo en pleine circulation.

Hier mardi 30 octobre 2012, aux environs de 18heures, une dame cambiste  a été braquée en pleine circulation alors qu’elle revenait du marché Dantokpa. Selon les témoins oculaires de la scène, la victime a été rattrapée par quatre individus qui roulaient en motos. Les premiers se sont approchés du véhicule. Après quelques échanges, elle a sommé le chauffeur en vain. Puis après, les individus ont tiré dans un pneu du véhicule pour l’immobiliser. Les deux autres membres du gang sont venus en renfort pour protéger ceux qui dévalisaient la dame. Alors, ils ont ouvert le feu avec des Akm. Dans leur fuite, les deux motos ont pris la route de la frontière de Kraké. Mais ils se sont heurtés à la barrière des douaniers et gendarmes qui sont sur cet axe routier. En rebroussant chemin, ils se sont empêtrés dans le village de Djrègbé. La dame a été ramenée au commissariat de Porto-Novo avant que les policiers ne remontent la trace des malfrats.

Tobi Ahlonsou

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Malgré la suspension : Khaled Adenon prolonge au Mans

octobre 31, 2012

Le feuilleton de la suspension du défenseur international béninois, Khaled Adenon, est loin d’être terminé. En situation d’appel devant les instances compétentes, il garde la pleine confiance de ses employeurs.

Le défenseur central béninois du Mans Khaled Adenon, actuellement en procédure d’appel auprès de la Commission supérieure de la fédération française de football (FFF), mais aussi du TAS pour sa lourde suspension, a prolongé son contrat d’un an avec le club sarthois. «La prolongation de Khaled démontre tout d’abord la volonté du club de soutenir le joueur dans cette période difficile de sa carrière, explique dans un communiqué Henri Legarda, le président du club. Nous ne savons pas actuellement quand Khaled pourra rejouer. Mais, nous tenions à ce qu’il puisse continuer à s’inscrire dans la durée au Mans FC. Cette prolongation est également une opération intelligente permettant au club de limiter les conséquences financières de l’indisponibilité de Khaled tout en donnant de la visibilité au joueur pour la suite de sa carrière. Nous attendons désormais de connaître la durée définitive de sa suspension en espérant qu’elle soit la plus courte possible.»
Il faut rappeler que Khaled Adenon a été suspendu de toutes les compétitions nationales et internationales pour une période de 12 mois fermes par la commission de discipline de la Fifa. Cette instance lui reproche des actes d’agression et voies de fait sur l’arbitre de la rencontre Rwanda-Bénin du 10 juin 2012 comptant pour les éliminatoires Afrique du Mondial 2014 de football. Une décision confirmée en appel et qui fait l’objet d’une saisine du Tribunal arbitral du sport par le club manceau.

Pascal Hounkpatin

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Développement local à Tori-Bossito : L’unité de transformation du Moringa Oleifera mise en service

octobre 31, 2012

L’unité de transformation du Moringa Oleifera de Tori-Bossito a été mise en service mercredi dernier. La cérémonie d’ouverture a connu la participation du maire de la commune, de l’Ambassadeur de la France près le Bénin, et d’autres notables et personnalités de la localité.

L’unité de transformation a vocation de répondre aux problèmes de la malnutrition, d’anémie chez les femmes allaitantes et en état de grossesse et chez les enfants de neuf mois à six ans a été mise en service le mercredi 24 octobre 2012, à Tori-Bossito. Selon le coordonateur de l’Ong Jeunesse sans Frontière (Jsf-Bénin), Marcellin Aïgbé, il s’agit de mettre à la disposition  des ménages, des centres de santé et de personnes du troisième âge la poudre végétale du Moringa Oleifera. Cette poudre est désormais produite dans cette unité de transformation en grande quantité afin de servir toutes les populations de Tori-Bossito et environs. Le vice-président du conseil d’administration de la Jsf-Bénin, dans son intervention,  a su répéter les vertus de la plante médicinale Moringa Oleifera. «Pour mener à bien la lutte de récupération de nos enfants malades, la Jsf- Bénin ne saurait rester inactive. C’est pour cette raison qu’elle a introduit dans ses approches la stratégie d’intervention intégrée de lutte contre les affections courantes  chez l’enfant, la mère et l’adulte». A travers l’unité de transformation  poursuit-il, la Jsf responsabilise la communauté par des initiatives locales d’auto-développement pour le bien-être de tous. Ainsi dans le cadre du présent projet, trente sept jeunes ont été formés sur les techniques de manipulation et de conduite des motoculteurs et ses accessoires. Douze organisations paysannes et groupements de femmes  ont été formés sur les techniques culturales du Moringa. Dix-sept agents de santé et onze groupements de femmes, sur les potentiels du Moringa. Vingt huit femmes, hommes et jeunes filles déscolarisés sont alphabétisés etc. L’Ambassade de la France à travers le Fonds social pour le développement, a bien voulu financer la réalisation de cette unité de transformation.

Junior Fatongninougbo

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