Commune de N’Dali : Pascal Irenée Koupaki inaugure l’hôpital St Padre Pio

septembre 28, 2012

Le Premier ministre, Pascal Irenée Koupaki a procédé à l’inauguration de l’hôpital Saint Padre Pio de la commune de N’Dali samedi dernier. Ce centre de santé confessionnel est destiné à soulager les peines des populations de ladite localité.  

Sur invitation de son Excellence Monseigneur Martin Adjou, évêque de N’Dali, le Premier ministre Pascal Irenée Koupaki s’est rendu dans cette commune pour prendre part à la cérémonie  de mise en service de l’imposant Hôpital Saint Padre Pio de N’Dali samedi dernier. Prestigieux centre de santé confessionnel ayant l’envergure d’un hôpital de zone, cet hôpital est destiné à soulager les souffrances  des populations dont les conditions de vie sont préoccupantes. Dans son allocution, Pascal Irenée Koupaki a mis l’accent sur la mission du Gouvernement à travers le ministère de la santé. Pour lui, l’une des missions importantes de l’Etat, à travers le ministère de la santé, est d’assurer la couverture sanitaire du pays. Mais les efforts consentis ne couvrent pas les besoins en place. C’est pourquoi l’autorité a salué cette initiative de l’Eglise Catholique qui contribuera au développement et à l’offre de services de santé de qualité aux populations. Par  ailleurs, Pascal Irenée Koupaki n’a pas manqué de remercier l’évêque de N’Dali pour son engagement continu au service des populations les plus défavorisées et d’implorer la providence divine sur les responsables qui en assureront la gestion afin que grâce à la qualité du personnel et son dévouement, l’Hôpital Saint Padre Pio devienne un centre d’excellence et fasse de N’Dali un centre d’accueil attirant.

Olphyz Koundé (Stg)

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Vie des partis politiques : La démission de Atao Hinnouho divise le Prd

septembre 28, 2012

Le député élu du Parti du renouveau démocratique (Prd) dans la 15è circonscription électorale a officiellement claqué les portes du parti le mardi 25 septembre dernier à travers une lettre de démission adressée au président Adrien Houngbédji. Chez les « Tchoco Tchoco », ce départ est diversement apprécié.

Atao Hinnouho Mohamed crée le trouble au Parti du renouveau démocratique après son départ du parti. Certains militants et cadres du parti sont pour, d’autres contre. Pour beaucoup de « Tchoco Tchoco » entendus hier sur la démission du député Atao Hinnouho, il ressort que c’est une faute grave que les responsables du parti ont commise en ne l’empêchant pas d’aller à cet extrême. « Quoi qu’on dise, c’est une perte pour le parti. Atao Hinnouho drainait beaucoup de monde au Prd à travers son fief à Akpakpa. C’est un jeune militant dynamique que tout autre parti aimerait avoir avec lui. Il vaut mieux l’avoir avec soi que l’avoir contre soi », a souligné un membre non moins influent du parti arc-en-ciel. Il sera appuyé dans ce sens par plusieurs autres militants écoutés hier sur le sujet. Seulement, d’autres se réjouissent de ce départ, parce que pour eux, contrairement à ce qui est dit, c’est plutôt le député démissionnaire du Prd qui profite de la population du parti à Akpakpa et non lui qui apporterait du monde au parti. Raison de plus pour ces derniers, de qualifier de non-événement cette démission. «Le vrai problème est que le député Atao Hinnouho joue sa mort politique en quittant le Parti du renouveau démocratique. En réalité, il n’a pas le poids politique qu’on lui donne. D’ailleurs, c’est un non-événement. Finalement, son départ est le bienvenu au Prd. On savait qu’il ne voulait plus rester avec nous. Il ne participait plus aux activités du parti. Alors, nous l’avons poussé à commettre l’irréparable », a indiqué un haut responsable « Tchoco Tchoco ».

Les communales et municipales comme test

La démission d’Atao Hinnouho est-il bonne ou mauvaise pour le Parti du renouveau démocratique ? La réponse à cette question ne devrait pas tarder à se savoir. Dans quelques mois auront lieu les élections communales et municipales. Akpakpa, avec cette nouvelle donne, fera l’objet d’une attention particulière des militants du Prd et des observateurs. Le score du Prd dans cette circonscription électorale révélera certainement ce que vaut le député démissionnaire. Surtout si Atao Hinnouho soutenait ouvertement un candidat d’un autre parti politique.

Jean-Marie Sèdolo

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2è édition de la Semaine de l’Internet : Les activités officiellement lancées

septembre 26, 2012

Les activités comptant pour la deuxième édition de la semaine de l’Internet ont été lancées hier 25 septembre 2012 au Palais des Congrès de Cotonou. Le ministre de la communication et des technologies de l’information et de la communication a présidé ledit lancement.

Contribution à la gouver-nance de l’Internet au Bénin. C’est le thème sous lequel la 2è édition de la Semaine de l’Internet a été lancée hier 25 septembre 2012 au Palais des Congrès par le ministre de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication.  Durant 5 jours, les participants auront à s’informer, échanger et se familiariser avec l’internet. C’est le but de l’organisation de cette 2è édition de la Semaine de l’Internet. Pour le ministre Max Ahouèkè, la tenue de cette deuxième édition de la semaine de l’Internet vient de l’engagement du chef de l’Etat et de son ministère à faire du Bénin le quartier numérique de l’Afrique.  Appuyé par son Directeur de Cabinet, Wilfrid Martin, qui a remercié le Chef de l’Etat pour avoir autorisé et accompagné l’organisation annuelle de la Semaine de l’Internet. Au programme de cette 2è édition de la semaine de l’Internet, des échanges entre informaticiens, des conférences et des formations. Et ce sont les formations qui occupent une place prépondérante dans les activités de cette semaine de l’Internet.  Pour le ministre Max Ahouèkè, ce thème vise à repenser la gouvernance de l’Internet, c’est-à-dire le cadre institutionnel, législatif et d’exploitation de l’Internet au Bénin. Il déclare que l’Union internationale des télécommunications a placé l’année 2012 sous le thème: femme et Tic. C’est pourquoi, il invite les femmes à prendre part activement aux activités qui sont prévues dans le cadre de cette édition de la semaine de l’Internet.

Olphyz Koundé (Stg)

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Lutte contre les narcotrafiquants à la frontière : Un Nigérian épinglé à Kraké avec quatre colis de cannabis

septembre 26, 2012

La Police de Kraké a mis la main sur un nigérian mardi 25 septembre 2012. Loukman Aros, c’est l’identité de ce trafiquant Nigérian de trente et huit (38) ans, arrêté à la frontière en possession de quatre colis de cannabis.

Loukman Aros, un Nigérian de trente et huit (38) ans, en possession de quatre (04) colis de cannabis, chacun soigneusement emballé avec du ruban adhésif dans un sac de voyage, de couleur noir. Il tentait de traverser la frontière de kraké hier mardi 25 septembre 2012. Loukman Aros né à Oshogbo, dans l’Etat d’Osun au Nigéria n’a pas pu passer les mailles de la police. A en croire le commissaire de Police de 1ère classe, le commissaire spécial de Kraké, Mathias Agbotan, le sieur Aros Loukman est tailleur et réside à Lomé, la capitale togolaise, d’où il vient. Il est arrêté dans la nuit du 23 au 24 septembre 2012, à 21 heures à la frontière de Kraké. «Il a acheté le produit à Aflao, au Ghana et veut les revendre à Sango-Ota, au Nigéria. Mais, arrivé à la frontière de Kraké, il n’a pas pu ébranler notre dispositif sécuritaire mis en place, précise le commissaire. Suite à l’opération, la police a retrouvé dans son sac de voyage de couleur noir, quatre (04) colis de cannabis. Les quatre (04) colis pèsent 4 Kg, a expliqué le commissaire Agbotan. Il a par ailleurs signalé que chacun des quatre (04) colis de cannabis, a une forme rectangulaire. Le commissaire Mathias Agbotan a rassuré que l’Office central de répression du trafic illicite des drogues et des précurseurs (Ocertid) s’évertuera à déterminer la nature et la qualité du poids.

Tobi Ahlonsou

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Diocèse d’Abomey : Noces d’or pour l’Eglise Catholique Saint Benoit de Zangnanado

septembre 26, 2012

L’Eglise Catholique Saint Benoit de Zangnanado a 50 ans. L’événement a été célébré le 16 septembre dernier dans la liesse populaire et en communion de prières.

Dans l’histoire de la vie de l’Eglise du Bénin, il est des faits et des dates d’illustres souvenirs  que toute communauté chrétienne avertie ne peut passer sous silence. C’est dans ce sens que l’Eglise Catholique St Benoît de Zangnanado a fêté les Noces d’Or de sa Consécration par le Cardinal Bernardin Ganti.
Sous la houlette du Curé de la Paroisse et du Curé Doyen de Zangnanado, le Rvd Père Georges Patrick C. CHEOU en union avec l’Equipe Sacerdotale Paroissiale et le Conseil Pastoral Paroissial, les manifestations à l’ordre du jour de ce grand évènement ont été célébrées dans la liesse populaire et en communion de prières.
Le dimanche 16 Septembre 2012, jour d’incidence du 50è anniversaire de consécration de l’Eglise de Zangnanado par Le Cardinal Bernardin Gantin, de vénéré mémoire, les fidèles ont beaucoup rendu grâce à Dieu.
Avant la messe solennelle concélébrée par Son Excellence Mgr N. Assogba avec une douzaine de Prêtres et animée par deux chorales, une grande procession a conduit le cortège de célébrants,  de fidèles et d’officiels vers l’Eglise qui est devenue comme par enchantement,  trop petite pour contenir la foule de chrétiens venus très nombreux magnifier et glorifier le Seigneur pour la Grâce de ce Jour. Le choix des textes pour la liturgie du jour fait intégralement corps avec les principaux thèmes des conférences données. La messe a consacré les retrouvailles des fils et filles de Zangnanado  et de toute la diaspora. Tous retiendront la date du 16 Septembre pour célébrer Agon-linhoué, pour revivre leur fraternité, travailler à faire renaître la solidarité entre fils et filles d’un même terroir. Ces retrouvailles retenues pour  être fêter le 16 septembre de chaque année, est une invite  du Curé de la Paroisse St Benoît de Zangnanado,  le Révérend Père Georges P.C.Chéou,  Curé Doyen de Zangnanado  qui, à en croire ses dires, indique qu’il est temps que les enfants de Zangnanado se donnent la main.

Jusqu’en décembre

Le samedi 1er décembre prochain, il est prévu sous l’égide de  son Exlc Mgr Eugène Cyrille Houndékon, Evêque d’Abomey une messe solennelle  qui va clôturer le Jubilé. Ce sera en communion d’esprit et de prières avec toute la communauté paroissiale et tous fils et filles de Zangnanado et de sa diaspora. A en croire les organisateurs, la période du 17 Septembre au 1er Décembre 2012 sera consacrée à la poursuite de la visite de la Vierge Pèlerine dans les Maisons de Zangnanado, et aux préparatifs pour la célébration le 1er Décembre de la Grande Messe de Clôture du Jubilé par son Excellence Mgr Eugène Cyrille Houndékon, Evêque d’Abomey. A cette occasion privilégiée, Mgr Eugène. C. Houndékon procédera à l’annonce du Jubilé du 50è anniversaire de l’Erection du Diocèse d’Abomey.

Cyrille-Amédée (Coll)

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4ème visite-pèlerinage du Lycée Béhanzin : Abiola, da Silva et les universitaires au chevet du Lycée Béhanzin

septembre 26, 2012

La 4e visite-pèlerinage du lycée Béhanzin a reçu, hier mardi 25 septembre 2012, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, M. François Adébayo Abiola et de toute la crème de l’intelligentsia béninoise. Après avoir fait le tour de l’établissement, le ministre, le sage da Silva et leur suite ont acheté le logo du centenaire à plus de 3 millions.

Le ministre Abiola, les membres de son cabinet et tous les responsables des deux universités du Bénin, le patriarche Elesio Urbain Karim da Silva, président du conseil des Sages, Cadres et Notables de la ville de Porto-Novo, sa Majesté, le roi Onikoyi de Porto-Novo et Notable, M. le recteur de l’université de Parakou et le vice-recteur de l’Université Abomey Calavi, les professeurs Eni Koffi Azandegbe et Tchaffa Gédéon, parrains de l’événement, les chefs d’entités et de départements des Universités nationales du Benin, Mme Pierrette Zonon Hounsinou le proviseur du Lycée Toffa 1er, le directeur de l’office du baccalauréat Alphonse da Silva etc ont effectué leur visite-pèlerinage au lycée Béhanzin. Cette 4e visite-pèlerinage est soutenue par le président du conseil des sages et notables de la ville de Porto-Novo. De la cour d’honneur jusqu’ à la résidence des coopérants en passant par le bâtiment central, la maison blanche, les dortoirs, la cuisine, le magazine, le bloc administratif et la résidence administrative, le ministre et sa suite ont redécouvert le lycée Béhanzin. L’objectif est de permettre à tous les Béninois en général, aux Ballotelins et les Béhanzinois en particulier, de se replonger dans les souvenirs de leur vie d’élèves et surtout de se rendre compte de l’état actuel de leur établissement, ce tout premier lycée du Benin. Le but est d’amener la crème de l’intelligentsia béninoise à concourir intellectuellement, moralement, politiquement, matériellement et/ ou financièrement à son redressement. Et le ministre Abiola a réussi la mobilisation escomptée.
Le logo du cinquantenaire enlevé à plus de 3 millions

A l’issue de cet événement, le logo du centenaire est dévoilé et soumis à une vente à l’américaine. Il est inscrit sur le logo: 10 ans de cours normal indigène, Lycée Victor Ballot, Lycée Béhanzin (1919-2013) centenaire du lycée Béhanzin. Le tableau portant le logo et la photo du ministre Abiola est enlevé à plus de 3 millions de francs cfa grâce au couple ministre Abiola- sage da Silva qui ont misé chacun un million de francs cfa. Bien entendu les cadres ont contribué à plus d’un million de mobilisation de fonds. Pour le patron de l’événement, le ministre Abiola,‘’la maison blanche constitue l’embryon des universités nationales.’’ C’est un lien entre le lycée Béhanzin et les différentes universités du Bénin, Togo, Niger, Burkina Faso, qui selon lui, ne doit pas être oublié. Sans être bollotin ou béhanzinois, il a passé son baccalauréat dans ce splendide lycée comme tous les bacheliers de son époque. Puisque le lycée est un patrimoine national, il s’engage à mobiliser tout le gouvernement pour sa vraie réhabilitation. « La réhabilitation de notre vielle maison ne doit pas s’arrêter au simple badigeonnage et la réfection des bâtiments vétustes. Il nous faut voir grand et avoir de belles perspectives pour notre lycée. » a précisé Pr Eni Koffi Azandegbe, parrain de l’événement. L’ambition qui anime les intellectuels est très grande.

Tobi Ahlonsou

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Difficultés réelles du gouvernement de la refondation : Comment Yayi a plombé son propre système

septembre 26, 2012

Depuis un moment, le gouvernement du Dr Boni Yayi fait des efforts pour sauver la face. Une seule logique gouverne cette option : faire en sorte que le Président Boni Yayi puisse sortir par la grande porte. Mais hélas !

Le Chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi ne finira pas d’étonner ses compatriotes. Depuis quelques temps, il multiplie des descentes dans les champs et des actions d’éclats sur des chantiers de construction d’infrastructures sociocommunautaires. A tout ceci s’ajoutent des déclarations à n’en point finir et parfois contradictoires de ses collaborateurs. Mais le comble est que toutes ces actions peinent à porter leurs fruits au point où, au sein de la mouvance présidentielle, il est de plus en plus question de revoir la stratégie actuelle en cours qui a d’ailleurs révélé ses limites. A l’allure même où évoluent les choses, les révélations que le Chef de l’Etat s’apprêterait à faire sur certains de ses collaborateurs pourraient ne pas atteindre les objectifs visés. D’où la question de savoir pourquoi le second mandat du Dr Boni Yayi qui devrait être celui de la concrétisation des rêves d’un homme prend l’allure d’un fiasco général ?
La vérité ne doit pas être occultée. Au cours de son premier mandat, le Chef de l’Etat a géré le Bénin avec l’intention de rempiler. D’où la folklorisation du pouvoir, l’octroi tous azimuts de microcrédits, la gratuité de la césarienne et de l’enseignement primaire…Bref, la politique a primé sur tout et ceci a eu pour conséquence la chute de la croissance économique, les scandales à répétition au sommet de l’Etat…

L’absence d’un véritable Chef d’orchestre

L’autre chose qui amène beaucoup de Béninois à dire que c’est le Chef de l’Etat même qui plombe son système, c’est le fait qu’il manque au sein de l’équipe gouvernementale un véritable Chef d’orchestre. Yayi a donné l’impression que ce rôle est dévolu à Pascal I. Koupaki. Mais en réalité, il n’a rien fait pour qu’il en soit ainsi. Or la cohésion  au sein d’un gouvernement est déjà synonyme de réussite à 50%. L’homme de tous les espoirs en 2006 a-t-il perçu cela ? Tout porte à croire le contraire. La preuve est que des ministres et surtout certains Directeurs généraux de sociétés d’Etat choisissent de rendre directement compte au Chef de l’Etat qui n’a malheureusement pas su imposer autour de lui la rigueur qu’il faut. Ce qui est la conséquence des nombreux pôles qui s’observent autour de lui. Et pourtant en Cote d’Ivoire, l’exemple Houphouet-Ouatara expérimenté dans un passé récent est encore dans les mémoires.
Le second mandat du Dr Boni Yayi ne doit pas souffrir des mêmes incohérences que le premier. L’objectif du Chef de l’Etat devrait être d’opérer des choix clairs de développement pour le Bénin. Ce qui n’est pas le cas. Au sein du gouvernement, chacun évolue selon son bon vouloir. Lorsque cela lui prend, le Chef de l’Etat joue au chef d’orchestre. A part lui, plus personne. Il est au four et au moulin. Il est au champ, sur les chantiers et au même moment, il doit répondre aux impératifs de l’Union Africaine. Un véritable désordre qui donne l’impression que le gouvernement manque de boussole. Chaque jour, ce gouvernement ne fait que s’enfoncer dans des scandales indéfendables. Ce qui donne clairement la preuve que le système Yayi est plombé pour  ne donner quelque résultat que ce soit.

Euloge Badou

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Pour ingérence dans les affaires internes du Bénin : Détchénou et les siens exigent le départ des représentantes du Pnud et de l’UE

septembre 26, 2012

Le Front citoyen pour la sauvegarde des acquis démocratiques que préside le doyen Antoine Détchénou n’est pas content de la manière dont le processus de correction de la Lépi est conduit. Il a surtout exigé le départ du Bénin des représentantes du Pnud et de l’Union Européenne pour leur ingérence dans les affaires politiques de notre pays.
Le Front Citoyen s’est réuni ce jour, 24 septembre 2012, sous la présidence effective de son Président, Monsieur Antoine Robert DETCHENOU à Cotonou, en vue d’examiner une fois encore la situation sociopolitique de notre pays et surtout aviser par rapport aux derniers développements relatifs à  la LEPI.Vu que la souveraineté du peuple reste la seule qui vaille et qui prime sur tout;
Vu les déclarations et tergiversations qui entourent l’outil LEPI dans notre pays, outil qui s’est révèle un instrument inexistant tant du point de vue technique que juridique en raison de sa non publication a ce jour comme l’a prescrit la loi N° 2009-10 du 13 mai 2009 ;
Vu l’accaparement de cet outil LEPI par un groupe dit majoritaire depuis sa conception jusqu’a sa réalisation ;
Vu la mise en place à l’Assemblée Nationale d’un groupe de travail qui a, in fine, sciemment occulté la dimension paritaire et consensuelle qui devait régir ses  travaux;
Vu les incohérences contenues dans la proposition de loi issue des travaux de ce groupe de travail, proposition de loi qui avec ses 167 articles sème la confusion et n’a d’autre objectif que d’abroger subrepticement la loi 2009-10 du 13 mai 2009 ;
Vu les déclarations provocatrices des Représentantes de l’UE et du PNUD relatives à la réalisation de la LEPI ;
Vu les déclarations arrogantes de certains députés membres de la Majorité sur la Démocratie considérée par eux comme une loi de la jungle et une entreprise de barbares frustes, déclarations contraires à l’esprit et à  la pratique de l’idée démocratique telle qu’elle a été conçue par ses initiateurs grecs et telle qu’elle est reçue et vécue aujourd’hui dans la tradition civilisée qui prévaut dans le monde;
Vu que cet état de choses aggrave par les propos régionalistes voire divisionnistes du Chef de l’Etat est porteur de graves dangers pour la paix sociale et l’unité nationale;
1.    Demande à l’Assemblée Nationale de surseoir à l’examen de la proposition de loi portant apurement de la LEPI, proposition qui ne prend pas en compte les principes de partie et de consensus réclamés par tous les acteurs sociopolitiques consultés par le Groupe de Travail, et de dessaisir le Centre National de Traitement (CNT) de toute tentative de correction clandestine et illégale de la LEPI.
2.     S’engage à organiser des manifestations diverses en vue de dénoncer l’imposture en cours dans notre pays.
3. Recommande à l’ensemble des groupes qui le constituent (partis politiques, syndicats, associations, personnalités) d’organiser des séances d’information sur toute l’étendue du territoire national en vue de sensibiliser les populations sur la nécessité d’exiger une LEPI crédible et fiable et d’ engager des actions de lutte citoyenne, tous azimuts, pour exprimer, dans le cadre des libertés garanties par la Constitution, notre opposition ferme au fascisme qui s’instaure insidieusement.
4. Exige le départ immédiat de notre pays des Représentantes de l’UE et du PNUD, Mesdames Françoise Collet et Nardos Bekele Thomas, pour ingérence dans les affaires politiques de notre pays avec un rapport circonstancié à leur hiérarchie pour dénoncer leurs pratiques qui sont contraires à la marque de PTF crédibles.
Enfin, le Front Citoyen dénonce avec la dernière rigueur les atteintes répétées aux libertés publiques et à la libre expression des citoyens consacrées par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, la Charte Africaine des Droits de l’Homme et le préambule de la constitution du 11 décembre 1990.
Le Front Citoyen tient le Gouvernement pour responsable des conséquences que pourrait engendrer sa marche forcée vers une LEPI non consensuelle.

Fait à Cotonou le 24 Septembre 2012

Le Front Citoyen

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Palais de la Marina : Et si les conseillers de Yayi se taisaient ?

septembre 26, 2012

Au Palais de la Marina, la chasse aux anciens collaborateurs du Chef de l’Etat a commencé. Les jours à venir nous réservent de grands déballages, renseignent des sources crédibles. La liste des anciens collaborateurs du Président de la République à livrer à la vindicte du peuple serait très longue. Rien ne semble en tout cas arrêter les actuels collaborateurs du patron du Palais de la Marina dans leur offensive vengeresse. Mais sur la distance, cette démarche pourrait être préjudiciable pour l’image de la gouvernance à la Présidence de la République

La sortie médiatique effectuée au cours de la semaine écoulée par Me Lionel Agbo, ancien conseiller du Dr Boni Yayi, continue de faire des vagues. Dans le camp présidentiel, on continue en effet d’enregistrer des réactions pour condamner les propos de «l’Avocat frondeur». Après Joseph Tamégnon qui a exigé et obtenu que Me Agbo soit assigné devant les tribunaux, l’ancien chargé de mission du Chef de l’Etat, Jean Gounongbé vient d’apporter sa voix à la symphonie. Très ironique, il a estimé que le Lionel Agbo qu’il a entendu n’est pas celui avec qui il a travaillé aux côtés du Chef de l’Etat. A en croire des indiscrétions, d’autres proches du Chef de l’Etat monteront bientôt au créneau pour décourager par anticipation ceux qui tenteront de dénoncer certaines pratiques qui ont cours au Palais de la Marina. Dans le viseur de ces proches du Président Boni Yayi se trouve déjà un ancien ministre du changement qui aurait été limogé pour émission de multiples chèques sans provision.
Loin de dissiper cette atmosphère déjà très délétère, le comportement de ces proches du Chef de l’Etat ne fait que confirmer ce que les uns et les autres disent de la gouvernance à l’ère du changement. Avec le procès qui va bientôt s’ouvrir et que les avocats de Me Lionel Agbo appellent de tout leur vœu, les Béninois seront en tout cas mieux situés. Et s’il s’avérait que Me Lionel Agbo et ceux qui sont passés avant lui (Azannai, Yahouédéhou…) avaient raison, que feraient alors les laudateurs du Chef ?
Ce qui se passe aujourd’hui au Palais de la Marina est très inédit. C’est bien du jamais vu. Kérékou ne nous a pas habitués à ça. C’est en son temps que la Présidente de la Cellule de moralisation de la vie publique a révélé que 95% des membres du gouvernement sont corrompus sans qu’on n’enregistre autant de tintamarres comme c’est le cas aujourd’hui. Au temps de Kérékou, le ministre Pierre Osho a décidé de partir à un moment où certains de ses collègues se sont engagés à tordre le cou à la Constitution du 11 décembre 1990 en tentant le tout et le tout pour maintenir le Kaméléon au pouvoir. Jamais on n’a enregistré des réactions de dénigrement contre Osho. Pourquoi les actuels dirigeants de notre pays ne veulent-ils pas aller à cette noble école où on essaie de laver le linge sale en famille ? La question mérite bien d’être posée.
Eviter le piège des cadres
A un moment donné, le Président Mathieu Kérékou a été l’otage des cadres. Mais lorsqu’il s’en est rendu compte, il a pris ses responsabilités. Il faut aussi que le Président Boni Yayi prenne ses responsabilités et évite le piège des cadres. Car le spectacle qu’offrent aujourd’hui ses collaborateurs ne fait que mettre à nu les faces malades de sa gouvernance. Encore que ceux qui tentent aujourd’hui de jouer aux moralisateurs ne sont pas exempts de toute critique.

Affissou Anonrin

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Preuves de soupçons de corruption au sommet de l’Etat : Les déclarations et actions du Chef de l’Etat sont suffisantes

septembre 26, 2012

Des Béninois continuent de s’offusquer des commentaires d’autres citoyens sur la corruption autour du Chef de l’Etat. Les premiers recherchent les preuves auprès de ceux qui en parlent.  Pourtant, les déclarations du Chef de l’Etat dans son débat du 1er août et le limogeage de certains agents  y compris le Secrétaire général de la Présidence de la République sont des preuves suffisantes.

Les preuves des allégations  de corruption autour du Chef de l’Etat se trouvent désormais à profusion dans les déclarations de Boni Yayi à travers le débat organisé sur la télévision nationale le 1er août 2012. Dans ses déclarations, le Chef de l’Etat a dit haut et fort, entre autres, que «  toutes les institutions sont mouillées ». Cela laisse entendre qu’aucune institution n’est exempte de mauvaises pratiques.  De plus, le Chef de l’Etat au cours du mois de septembre 2012 a limogé le Secrétaire général de la Présidence de la République, le Directeur général du Port autonome de Cotonou et  le Directeur de cabinet du Ministre de l’économie maritime. Au lendemain du limogeage, le Ministre en charge de l’économie Maritime M. Valentin Djènontin Agossou en avait donné les raisons sur la télévision nationale. Pour lui, les personnalités limogées ont été entendues dans une affaire de corruption dans la gestion du marché du port sec d’Allada à un opérateur économique. Et c’est parce qu’elles ont été convaincues d’avoir été mêlées à cette affaire, qu’elles ont été limogées.
Le Conseil des Ministres réuni en séance ordinaire le mercredi 12 septembre 2012 sous la présidence effective du Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement a prononcé la remise à disposition du Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et des Cultes de Monsieur Edouard André Ouin-Ouro, précédemment Secrétaire général de la Présidence de la République. Avec ces faits qui confirment que le Chef de l’Etat lui-même a pris des mesures contre des faits de corruption jusqu’au niveau de son Secrétaire général, doit-on encore aller chercher ailleurs des preuves sur le fait que cela va mal autour de lui ? Mieux, par  le passé, un ministre de l’intérieur a été limogé dans une affaire de collecte illégale d’épargne, un autre au ministère de l’habitat et de l’urbanisme a été suspendu pour raison de fraude et de surfacturation dans la réfection des infrastructures liées au sommet de la Cen-Sad en 2008. Plus sérieux, le Chef de l’Etat a engagé des actions pour que certains ministres passent devant la Haute Cour de justice. Ce n’est certainement pas pour les féliciter. Au regard de tout ce qui précède, l’on peut tout simplement dire que des éléments de preuves sont là et montrent que le Chef de l’Etat lui-même a posé des actes justifiant l’existence de la corruption autour de lui. Et il engage des actions pour lutter contre. Même si certains cadres l’accompagnant ne sont pas mêlés aux faits de corruption, cela ne veut pas dire qu’elle n’existe pas.
Il vaut mieux souhaiter désormais que le gouvernement ait le courage de prendre des actes pour prévenir les malversations et non se contenter simplement de remplacer un cadre convaincu d’avoir touché des fruits de la corruption.

Guy Constant Ehoumi

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