Surproduction de tomates à Kpomassè et leur cherté à Dantokpa : Une situation paradoxale et socio-économiquement désavantageuse

août 30, 2012

Tandis que les revendeuses de tomates du marché Dantokpa vendent chèrement leurs marchandises à des consommateurs qui se plaignent de plus en plus du coût élevé de cette denrée alimentaire, des milliers de paniers de tomates pourrissent à Kpomassè, sans trouver de potentiels acheteurs. Ou, à défaut, ces productions sont exportées au Nigéria à des prix très bas. Une situation paradoxale causée, selon les paysans, par la non tenue de la promesse faite à eux par le Chef de l’Etat, de construire dans cette localité, une usine de transformation de tomate.

Les vendeuses de tomates des marchés de Cotonou, en l’occurrence celles du marché Dantokpa, vendent le tas d’une vingtaine de tomates entre 300 et 400fcfa. Des prix difficilement revus à la baisse, au grand mécontentement des consommateurs. Car ceux-ci estiment que ce prix est passé à la hausse, soit 200f de plus. De leur côté, les revendeuses confient ne pas avoir d’autre choix que de vendre le tas de tomates à ce prix. Elles déclarent que le panier de tomates qu’elles achetaient à 1.200fcfa est passé actuellement à 2.000fcfa, soit une augmentation de 800f. C’est proportionnellement  à cette hausse du prix d’achat qu’elles ont choisi d’augmenter le prix de vente, afin d’en tirer un peu de bénéfice. Il s’agit d’une situation qui ne profite ni aux vendeuses des marchés de Cotonou, ni à leurs clients qui ne savent plus à quel saint se vouer. Ceci s’entend face au faible pouvoir d’achat des ménages béninois.

Une situation paradoxale

Tandis que les vendeuses de tomates des marchés de Cotonou  s’approvisionnent chèrement sur le site de vente communément appelé « sofladoto », des milliers de tomates pourrissent à Kpomassè non loin de la ville de Ouidah, sans trouver d’acheteurs. Une pareille situation se serait installée à cause du non respect par le chef de l’Etat, des engagements pris vis-à-vis des producteurs de tomates de cette région, ont confié certains acteurs. En effet, le Chef de l’Etat, lors de ses tournées régionales, ne manque pas de faire diverses promesses aux populations. Il a donc expressément promis aux paysans de la localité de Kpomassè, de les doter à court terme, d’une usine de transformation de tomates. Pour ce faire, le Président de la République, Yayi Boni, a instruit ces paysans, de produire plus que d’habitude les tomates qui seront transformées sur place dans  une usine qu’il construirait dans la zone. Il leur avait même désigné le site qui allait abriter cette usine. « Une usine qui n’a été pas construite jusqu’à ce jour», ont indiqué des paysans. Comme ils ont pu le signifier, c’est en réalité une non conformité avec ce qu’il a prôné il y a exactement un an. En effet, du 24 au 26 août 2011, le Chef de l’Etat avait justifié l’importance de la mécanisation de l’agriculture et, affirmé à l’occasion, une volonté politique ardente de lutter contre les pertes post-récoltes. C’était d’ailleurs, le ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, Sabaï Katè, qui avait été mandaté pour procéder à la remise officielle de six (06) sites devant abriter désormais ces usines de transformation des produits agricoles à Parakou, Natitingou, Bantè, Za-Kpota, Allada et Kpomassè. Mentionnons que c’était un projet à financer par le budget national et un prêt Indien.  Le Programme de promotion de la mécanisation agricole (Ppma) est chargé de la mise en œuvre. Or, le constat est qu’aucune usine n’a été construite jusqu’à présent, dans la localité de Kpomassè. Pourtant, les producteurs de ces localités avaient, en août 2011, manifesté l’inquiétude selon laquelle ces projets de construction d’usines de transformation de tomates ne deviennent des éléphants blancs, comme ce fut le cas par le passé.

Impacts de cette faille politique

Ce non respect des engagements de l’Exécutif vis-à-vis des producteurs de tomates à Kpomassè, crée ainsi une situation que le Chef de l’Etat se voulait d’éviter : l’insécurité alimentaire. Corollaire de la cherté des produits agricoles à Cotonou, en l’occurrence des tomates que l’on dénote actuellement, c’est vers cette insécurité que les consommateurs béninois courent progressivement. Car, la non construction de cette usine de transformation cause actuellement une surproduction fulgurante de tomates, qui prédestine inévitablement celles-ci à la pourriture. Car les paysans de Kpomassè ne desservent pas les revendeuses de Cotonou et environs. Constat déplorable, l’on assiste dans le même temps à un amenuisement de l’offre nationale en tomates au profit d’une exportation vers le Nigéria. La raison, souligne un paysan, « le panier de tomates exporté au Nigéria nous revient moins cher à la vente: 500f et souvent moins. Plutôt que de tout perdre à cause des pourrissements de nos productions, il vaut mieux avoir un, que d’attendre deux ». C’est cela la réalité chez l’ensemble des acteurs. Il urge donc pour le gouvernement, de peser le pour et le contre, et d’en tirer la conclusion qui s’impose naturellement à travers le respect diligent de son engagement : créer cette usine de transformation tant attendue par les producteurs. Ceci, autant pour le bonheur de ces derniers et par ricochet, celui de la population béninoise que pour l’économie nationale.

Monaliza Hounnou (Stg)

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Tournoi « La Solidarité » à Agbangnizoun : Bientôt la finale Sinwé Lègo-Zoungoudo

août 30, 2012

Le tournoi de football « La Solidarité » d’Agbangnizoun va connaitre son épilogue ce week-end. Sinwé Lègo et Zoungoudo se donnent rendez-vous pour la grande finale.

Entre Sinwé Lègo et Zoungoudo, qui va gagner la 7e édition du tournoi de football « La Solidarité » d’Agbangnizoun ? Difficile de désigner un vainqueur. Car, les deux équipes ont faire montre de grande capacité pendant la compétition.
Démarré depuis le 12 août 2012, ce tournoi qui se déroule sur le terrain de jeu du Ceg Sinwé dans la commune d’Agbangnizoun va finir en apothéose avec la grande finale.
Pour en arriver à cette ultime étape et après les matches de poule, Sinwé Lègo et Zoungoudo ont connu des fortunes diverses. En demi-finales jouées en début de semaine, si Sinwé Lègo a profité du forfait de Kpota, tandis que Zoungoudo a dû s’appliquer au cours des tirs au but pour se tirer d’affaire devant Aligoudo (5-4). Au terme du temps réglementaire, les deux équipes n’ont pu se départager. Le score est resté nul et vierge (0-0). C’est donc à juste titre que Sinwé Lègo et Zoungoudo poseront l’acte final dans quelques jours sur les mêmes installations du Ceg de Sinwé.
Rappelons que le tournoi de football « La Solidarité » d’Agbangnizoun est une initiative de notre confrère Jean Dieudonné Dougba, journaliste sportif à la radio nationale (Ortb), et correspondant permanent de Rfi au Bénin. Pour sa part, M. Léopold Houankoun, maire de la commune d’Agbangnizoun, en est le parrain.

Pascal Hounkpatin

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Aménagement des marchés d’Abomey-Calavi : Les vendeuses de Cococodji appellent Yayi et l’autorité communale au secours

août 30, 2012

Les vendeuses et vendeurs du marché  de Cococodji, situé dans l’arrondissement de Godomey, commune d’Abomey-Calavi veulent voir prospérer leur activité. Les principales difficultés auxquelles ils sont confrontés se trouvent-être le manque d’espace et l’électrification des alentours et de l’intérieur du marché. Pour eux, Yayi et l’autorité communale sont les  personnes les plus indiquées  pour  les aider à trouver solution à ces problèmes.

« Nous,  usagers vendeuses et vendeurs du marché  de Cococodji, ne travaillons pas dans un bureau. Notre boulot est bien sûr  le marché. Nous avons besoin que ce cadre soit mieux aménagé. Nous voulons  que les autorités compétentes nous aident à remblayer les bas-fonds qui logent l’espace  que nous utilisons maintenant.  Aussi voudrions-nous l’électrification de tout le marché  pour la sécurité de nous-mêmes et de nos  biens ». C’est la plainte qu’on a pu entendre des vendeuses et vendeurs du marché  de Cococodji hier.  A en croire  ces usagers, n’eût été la vigilance de leur présidente et du maire Patrice Hounsou-Guèdè, ils n’auront même pas un seul hangar depuis qu’ils se sont installés sur cet espace. A leurs dires, c’est grâce au dynamisme de ces deux  bienfaiteurs que le marché compte actuellement des dizaines de hangars de toute sorte. A entendre ces femmes et hommes, usagers du marché de Cococodji, les actions  que mène leur présidente sont salvatrices.  A leurs dires, grâce à leur présidente, le marché a désormais   des  latrines, des  hangars pouvant protéger les usagers contre les intempéries. D’autres  hangars sont en train d’être construits, des espaces sont déjà dégagés pour abriter des infrastructures de taille dans ce marché. Malgré toutes ces actions, les  femmes et hommes usagers du marché de Cococodji  éprouvent encore d’énormes difficultés. Les principales doléances sont l’extension et l’électrification du marché.   Ils souhaiteraient voir agrandir la superficie de leur marché pour le bien des usagers et des populations de la localité qui l’abrite.  Le seul espace sur lequel ils comptent actuellement est un bas-fond. Or leurs maigres moyens ne peuvent pas faire face à cette dépense. Raison pour laquelle, ils  appellent la mairie, et le gouvernement à voler à leur secours. « S’agissant de l’électrification, la mairie  nous a fait une promesse. Nous voulons qu’elle honore à son engagement », ont-ils  fait savoir.  Ces usagers vendeuses et vendeurs du marché  de Cococodji ont promis travailler aux côtés tous les responsables de leur marché pour qu’ensemble le marché  de Cococodji apporte sa contribution au développement de notre chère Nation qu’est le Bénin.  Aussi, demandent-ils aux  autorités à divers niveaux, de soutenir des actions menées dans le marché de Cococodji.

Victorin Fassinou

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Camp des Eeub Troupe Pico-Pico : La protection de l’enfance et la dignité de la femme au cœur de l’édition 2012

août 30, 2012

« Lutte pour la protection de l’enfance et la dignité de la femme », tel est le thème sous lequel est placé le Camp les scouts Eclaireuses, éclaireurs, unionistes du temple Eben-Ezer d’Abomey-Calavi (la troupe Pico-pico) édition 2012. Il est parrainé par l’honorable Grégoire Laourou et le Directeur  général des   forêts  et ressources naturelles, Théophile Kakpo.  Le gouvernement seul ne peut pas construire le pays. C’est ce qu’ont compris les Scouts Eclaireuses éclaireurs unionistes (Eeub) du temple Eben-Ezer d’Abomey-Calavi dirigés par Gérard Arayé qui organise depuis six  ans, des camps de formation et de sensibilisation à l’intention des  populations du pays. Après  Akassato 2007, Glo 2008, Agamè 2009, Gouka 2010 et  Pira en 2011, c’est le tour de Bantè  d’accueillir, cette année, cette initiative saluée par plus d’un et qui vise à  contribuer au développement de la Nation.  Durant douze jours, l’occasion sera  donnée aux participants à ce camp venus de tous les coins du pays, de partager leur savoir avec les populations de  la commune de Bantè et celles environnantes sur plusieurs thématiques retenues pour cette édition.  Il s’agit,  entre autres,  des formes de violences faites aux femmes et de la législation en vigueur au Bénin, de la protection des filles contre l’abus et l’exploitation sexuelle, du  planning familial et de la gestion de la ménopause. Les activités de soutien ont été également  menées. Parmi celles-ci, nous citerons les séances de conscientisation de  la jeunesse béninoise à  prendre au sérieux le  rôle qui est le sien dans la reconstruction du  Bénin actuellement d’actualité.  Dans ce registre nous pouvons citer les campagnes de salubrité du marché de Bantè  et de ses abords immédiats, puis, le reboisement qui a connu la mise en terre d’environ  2.500 pieds d’arbustes. Ces campeurs auront à apprendre  à fabriquer  beaucoup de choses pour s’auto-employer.  Lors de la cérémonie d’ouverture, le représentant des scouts   a reconnu  l’effort que déploie  le parrain, Théophile Kakpo, depuis des années derrière les Eeub. Tout comme M. Kapko, l’honorable Laourou a appelé les citoyens du Bénin à faire comme les Scouts Eeub de Calavi  qui travaillent  pour accompagner les actions de l’actuel régime. Il faut noter que les Eclaireuses, éclaireurs, unionistes du temple Eben-Ezer d’Abomey-Calavi sont sous le Scoutisme national. Créé au plan mondial par Robert Baden Powell, le scoutisme est un mouvement des jeunes volontaires à adhésion volontaire sans distinction de sexe, de race et d’ethnie.

Victorin Fassinou

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Manque d’engouement autour des bus de la Mairie de Cotonou : Les citoyens préfèrent toujours les taxi-motos

août 30, 2012

Mardi 28 août dernier, la mairie de Cotonou a officiellement mis en service des bus pour le transport en commun des Cotonois et environs. Mais, au lendemain de cette cérémonie grandiose, le manque d’engouement observé chez les citoyens de la ville, a tôt fait de conclure à un boycott de la chose. En réalité, c’est que les Cotonois sont acquis à la cause des taxi-motos, même si l’initiative municipale est saluée par plus d’un.

Manque d’engouement de la part des cotonois. C’est en somme le constat fait par rapport aux bus mis en service par la Mairie de Cotonou, mardi dernier. En fait, la municipalité de Cotonou, dans sa vision d’alléger les coûts de transport à ses administrés et, surtout dans le souci de rendre fluide et saine la capitale économie du Bénin, a acheté des bus pour le transport en commun de la population. Cependant, ces moyens de transports semblent ne pas intéresser les Cotonois, vu le manque d’intérêt porté à l’endroit de ceux-ci. Selon le constat fait sur le terrain, très peu de gens s’intéressent à ces bus. Sur l’ensemble des gares de ramassage prévues pour la circonstance que nous avons sillonnées, le nombre maximal de passagers attendant ces bus à chaque passage n’a jamais atteint dix. Sinon que les bus circulent avec seuls le chauffeur et son assistant. Les quelques citoyens interrogés sur la question, répon-dent : « Circuler à Cotonou à bus, c’est perdre son temps », a dit Léon H. qui préfère se déplacer avec les autres moyens déjà en place. Comme lui, Edwine préfère elle aussi le zémidjan, car pour elle, c’est plus rapide. A l’entendre, les bus de la Mairie ne pourront pas aller à certains endroits. Or, le tarif est à 300 Fcfa. Ce qui veut dire que celui qui veut aller à Avotrou  doit s’arrêter au carrefour Sacré-Cœur et continuer le reste du chemin en empruntant un taxi-moto. Une situation qui montre évidemment que les Cotonois ne s’intéressent pas à ces nouveaux moyens de déplacement.  Sauf s’ils impactaient sur le coût des moyens de déplacement déjà existants. Encore que la mise en service de ces bus n’a pas de conséquences sur les autres moyens. Selon le constat, les taxi-villes et les taxi-motos ne manquent pas, pour le moment, de clients. Approché à Dantokpa, Vigan, un conducteur de taxi-ville, nous confie « Pour l’instant, je ne manque pas encore de clients. Je ne sens même pas la présence d’autres moyens de transport en commun ». Comme preuve, ce dernier nous montre son véhicule rempli de passagers pour diverses destinations. Aux dires de ces passagers, les bus de la Mairie sont trop longs pour circuler aisément à une vitesse normale, faute d’infrastructures routières adéquates. Mais, du côté de la mairie, certains agents contactés restent cependant optimistes : « Les habitudes ont la peau dure, mais comme c’est nouveau, ça va prendre avec le temps », a également confié un conducteur de bus.

Olphyz Koundé (Stg)

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Suite à la crise entre la Conetra-bac et sa base : Les enseignants correcteurs créent la Conero-Bac

août 30, 2012

Le samedi 1er septembre 2012 prochain à l’école urbaine-centre de Porto-Novo à partir 9 heures,  un nouveau mouvement intersyndical verra le jour. Ce mouvement est baptisé la Coordination nationale des enseignants pour la réussite de l’organisation du Baccalauréat (Conero-Bac).  Il prône la rupture avec la Conetra-Bac qui, pour ce mouvement, ne mérite plus leur confiance.
Un nouveau syndicat appelé la Coordination nationale des enseignants pour la réussite de l’organisation du Baccalauréat (Conero-Bac) sera porté, samedi prochain, sur les fonts baptismaux. Cette énième organisation syndicale veut s’intéresser singulièrement aux conditions de l’organisation du baccalauréat et les traitements infligés aux partenaires sociaux. L’un de ses objectifs est de collaborer de façon efficiente avec la direction de l’office du baccalauréat pour une réussite parfaite de cet examen. Pourquoi une telle organisation alors que la Conetra-Bac joue déjà l’interface avec l’office du Bac ? «Devant les nombreux coups bas enregistrés au niveau des acteurs incontournables des travaux du Bac que constituent les enseignants et, le manque d’efficacité d’une coordination existante, il était indéniable que nous prenions nos responsabilités», a répondu Firmin Gankpé, président du comité d’organisation. «C’est ainsi qu’une assemblée générale s’est tenue le premier jour des travaux de correction du Bac 2012 au Lycée Béhanzin, en vue de mettre de l’ordre dans la maison avant qu’il ne soit trop tard», a-t-il ajouté, avant de conclure que c’est cette prise de responsabilité qui a obligé le directeur de l’office du Bac à faire appel au groupe pour l’écouter et trouver de solutions adéquates à un certain nombre de problèmes qui sont demeurés insolubles en dépit de l’implication de la Conetra-Bac dans l’organisation du Bac. Pour certains membres du comité d’organisation du congrès constitutif de cette coordination en gestation, c’est au regard de nombreux mépris récurrents assortis de clientélisme à chaque édition de l’organisation de l’examen du baccalauréat ces dernières années que les frustrés ont décidé de créer leur organisation pour avoir voix aux chapitres. La crise de confiance au sein de la Conetra-Bac est totale et les initiateurs de la Conero-Bac entendent défendre leurs intérêts dans ce nouveau creuset.

Euloge Badou

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Formation sur la lutte contre le blanchiment de capitaux et financement du terrorisme : 40 journalistes francophones et lusophones réunis à Praia

août 30, 2012

Le Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest (Giaba), a ouvert hier mercredi 29 août 2012 à Praia au Cap-Vert, un séminaire de sensibilisation à l’intention de 40 journalistes francophones et lusophones de la Cedeao. Ledit séminaire vise, entre autres, à renforcer les capacités des journalistes et reporters sur les crimes économiques et financiers et de les informer sur le mandat et les progrès du Giaba.

Dans son discours d’ouverture, le Ministre de la justice du Cap-Vert, Dr José Carlos Lopes Correia, a précisé que le blanchiment d’argent et le terrorisme causent trop de problèmes aux populations. Mais souvent, les crimes ne sont pas perceptibles. Il est donc urgent de sensibiliser ces populations sur ce problème mondial qui appelle la vigilance des gouvernants et des peuples afin d’engager une lutte contre ces fléaux. Il salue l’organisation du séminaire tout en appelant à l’engagement des journalistes afin d’aider la police et la justice à relever les défis. Le Directeur général du Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest (Giaba), Dr Abdullahi Sehu,  a précisé que les médias jouent un rôle essentiel dans la promotion de la bonne gouvernance, en assurant un déploiement optimal des ressources de l’État, facilitant la protection des droits des citoyens et  en veillant  à ce que les fonctionnaires corrompus et les pratiques de corruption soient exposées au grand  jour.  Mieux selon lui, les médias  servent d’agent de changement, en particulier en tant que militants anti-corruption. À cet égard, l’importance des médias dans la diffusion de messages de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (Lbc/Ft) ne peut pas être surestimée. Dans la poursuite de cet objectif stratégique, le Giaba a donc  adopté une stratégie de communication en mai 2012 pour renforcer son efficacité à travers la sensibilisation sur sa mission auprès des  principaux intervenants.

De Praia, Guy Constant Ehoumi

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Crise politico-socio-économique au Bénin : Ce qui explique le silence troublant de Koupaki

août 30, 2012

Lors de sa sortie médiatique du dimanche 26 août 2012, l’honorable Candide Azannaï a ouvertement indexé le Premier ministre Pascal Irénée Koupaki sur le dossier Pvi. Pour lui, le Premier Ministre doit parler pour éclairer les Béninois sur la polémique entretenue autour de ce dossier qui divise en ce moment Patrice Talon et le Président Boni Yayi. Une position que partagent d’ailleurs beaucoup de Béninois. Mais pourquoi le Premier Ministre se cache-t-il donc derrière ce lourd et assourdissant silence ? Il y a certainement des raisons fondées.

Dans le dossier Pvi, Pascal Irénée Koupaki doit parler. C’est l’honorable Azannaï qui l’exige. Et tout comme lui, beaucoup de Béninois pensent que c’est une obligation. Car selon eux, si l’honorable Azannaï insiste sur sa demande, c’est bien en connaissance de cause. Nous ne devons pas le perdre de vue. Avant d’être député, l’honorable Azannaï a été ministre au sein du même gouvernement que l’actuel Premier ministre Pascal Irénée Koupaki confiné, entre autres, dans le rôle de coordonnateur de l’action gouvernementale. Il sait, tout comme d’autres ministres d’ailleurs, le rôle combien important que Pascal Irénée Koupaki a joué dans les différents gouvernements du Dr Boni Yayi surtout en matière de gestion de certaines crises. Beaucoup de gens (des ministres comme des proches du régime) ne se le cachent pas. Pendant le premier quinquennat du Dr Boni Yayi, le Premier ministre Pascal Koupaki a constitué pour Boni Yayi une sorte de bouée de sauvetage dans divers dossiers (Icc-Services, Cen-Sad, négociations avec les syndicats, dénationalisation de certaines sociétés d’Etat…). Et ceci a d’ailleurs permis au Chef de l’Etat de se concentrer sur sa réélection. Si aujourd’hui, l’honorable Azannaï s’interroge sur le silence du Premier ministre, c’est donc à juste titre.
Mais toute analyse faite, la réponse aux interrogations du Président du parti Restaurer l’espoir vient d’elle-même. Bien qu’ayant fait la Bceao ensemble, on découvre qu’entre le Président Boni Yayi et son Premier ministre, ce n’est pas le même tempérament, la même approche, la même manière de voir les choses. L’un est pondéré, technocrate et peu bavard (même si ça chauffe), alors que l’autre par contre a pris goût à la politique et veut être partout à la fois et faire en sorte qu’on ne voit que lui et lui seul. Cela explique donc beaucoup de choses. Dans ces conditions, on se demande en effet ce que peut vraiment le Premier ministre face aux déclarations parfois incendiaires de son Chef.
Le 1er août 2012, le Président Boni Yayi a fait des déclarations qui ont suscité émoi et indignation. A peine assiste-t-on à une accalmie que le Chef de l’Etat se retrouve dans les champs de coton du Nord-Bénin pour alarmer encore la nation par d’autres déclarations plus virulentes. Ce qui fait d’ailleurs dire à certains Béninois que le Chef de l’Etat est dans une logique que personne ne peut comprendre, sauf lui et lui seul. Si ceux qui l’entourent, notamment son Premier ministre, ont un rôle à jouer, c’est d’éteindre les feux qu’il a allumés. Mais hélas ! Ces feux sont si incandescents que personne ne peut les éteindre. Tout le monde (Société civile, responsables de partis politiques, clergé catholique, médiateur de la République) est unanime sur le fait que le rubicond a été franchi. Dans ces conditions, que peut vraiment un Premier Ministre d’ailleurs confiné dans un rôle de coordonnateur de l’action gouvernementale et de représentation du Chef de l’Etat lors des obsèques et autres cérémonies banales ? Si les têtes couronnées, le Médiateur de la République, le clergé catholique, la société civile ont été incapables de ramener le Chef de l’Etat à de meilleurs sentiments, ce n’est pas le Premier ministre qui pourra faire quelque chose, surtout que tout le monde l’accuse de tous les maux dans le dossier Pvi alors qu’il a juste agi sur instruction du Chef de l’Etat. Un bon dirigeant dans ces conditions n’a que le silence. Car, il s’agit pour lui de voir clair dans ses idées et peut-être voir où atterrir par la suite. Par ailleurs, la grande fidélité du Premier ministre au Chef de l’Etat pourrait expliquer son silence. Mais cela risque bien d’être pour lui un couteau à double tranchant, si vraiment il a des ambitions politiques.

Affissou Anonrin

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Mein Kampf, version Boni Yayi

août 30, 2012

Les réactions anti- Azannaï s’enchaînent  pour désavouer le député FCBE de Cotonou.  Hubert Ballet au nom du Frap, a tiré sur l’orateur du dimanche matin de Canal3.  Avant lui, Rachidi Gbadamassi, Frédéric Béhanzin… sont aussi allés au secours du soldat Yayi. Ce n’est pas assez de réagir, il faut des arguments qui pourraient dérouter. C’est  cela qui est gênant dans les contre-réactions. On ne devrait être plutôt gêné. Comme quoi notre démocratie est riche en bavardage mais pas en argument.
La démocratie, ce n’est pas l’art d’intoxiquer ou de faire de la dénonciation calomnieuse. C’est d’abord et avant tout l’art d’opposer les arguments, les idées pour faire jaillir la lumière.  Malheureusement, la polémique née de la sortie incendiaire et inopportune  du Président de la République donne lieu à l’animation d’un espace de liberté démocratique oiseuse.  En effet, les  » réactionnaires « , comme il convient de les désigner font des déclarations dépourvues d’argumentation. C’est-à-dire qu’ils ne confondent pas Candide Azannaï sur le fond des sujets abordés. Par exemple, les porte-parole par procuration du mis en cause refusent de répondre aux questions suivantes:
Le Président de la République est-il fondé constitutionnellement pour appeler à l’affrontement entre les composantes de la Nation ?
Le Président de la République est-il au courant du processus ayant conduit à la signature du contrat du Programme de Vérification des Importations (PVI) – Nouvelle Génération ?
Est-il vrai que Patrice Talon prépare un coup d’Etat avec les partis politiques et les syndicats au Bénin?
Est-ce que la Cour Constitutionnelle, la Cour Suprême, le Conseil Economique et Social, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (Haac), bref toutes les institutions ont été mouillées ?
Au lieu de répondre clairement à ces questions avec précision et des arguments lumineux, les avocats par procuration du Chef de l’Etat se livrent à de la dénonciation calomnieuse sur fond d’inexactitude affligeante. A titre d’illustration, un des   » réactionnaires  » a déclaré que Candide Azannaï a fait la RB, le PRD, Restaurer l’Espoir et FCBE. En conclusion il le qualifie de  » Transhumant « .  De mémoire de chroniqueur politique, Candide Azannaï n’a jamais fait le PRD.  C’est d’ailleurs un argument hors-sujet. Ce qu’on attend des uns et des autres « , c’est plutôt de chicoter les thèses du député Candide Azannaï . Il y a  des références qu’ils pourraient bien emprunter à l’histoire pour soutenir le leader charismatique des Fcbe.  Par exemple, il y a Mein Kampf, la théorie la plus abrupte, disons  danstesque de l’histoire.  C’est  une théorie qui énonça les bases idéologiques du programme politique de son auteur, Hitler. Là dedans, Hitler, le dictateur de développement exprima plusieurs ambitions difficilement dissociables : le désir d’assimilation culturelle des Juifs. Savez-vous ce que Pie XII a déclaré en 1929 à propos du livre maudit de Hitler ? En voici un extrait qui pourrait vous donner une matière à réflexion :  »  Ou bien je me trompe vraiment beaucoup, ou bien tout cela ne se terminera pas bien. Cet être-là est entièrement possédé de lui-même : tout ce qu’il dit et écrit porte l’empreinte de son égoïsme ; c’est un homme à enjamber des cadavres et à fouler aux pieds tout ce qui est en travers de son chemin – je n’arrive pas à comprendre que tant de gens en Allemagne, même parmi les meilleurs, ne voient pas cela, ou du moins ne tirent aucune leçon de ce qu’il écrit et dit. – Qui parmi tous ces gens, a seulement lu ce livre à faire dresser les cheveux sur la tête qu’est Mein Kampf ?  » Que cela tienne de sujet de méditation pour la majorité dite présidentielle, surtout pour les avocats de Boni Yayi par procuration.

Herbert Houngnibo

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Après ses déclarations sur Canal 3 : Le Frap répond à Azannaï

août 30, 2012

Les réactions contre les déclarations faites par l’honorable Candide Azannaï le 26 août, 2012 lors de l’émission Zone Franche de Canal 3 se poursuivent. Au nombre d’elles,  figure celle du Frap. Dans sa déclaration, le Frap invite toute la population à la sérénité afin de permettre au Président Boni YAYI de mettre notre pays sur les rails du développement, en déclenchant une lutte sans merci contre la pauvreté et dans l’intérêt général de tous les Béninois, sans distinction de races, d’ethnies, de religions et d’obédiences politiques.

DECLARATION DU FRONT REPUBLICAIN POUR UNE ALTERNATIVE PATRIOTIQUE SUITE A LA SORTIE MEDIATIQUE DE L’HONORABLE CANDIDE AZANNAI

Dans l’émission ‘’Zone Franche’’ du Dimanche 26 août 2012 sur la Chaîne Canal 3, l’honorable Candide AZANNAÏ a vilipendé, en des termes outrageux, le Chef de l’Etat qui, selon notre Constitution, est une Institution qui mérite respect et déférence en toute circonstance. En effet, l’intéressé est coutumier des propos désobligeants et de comportements voisins de l’ingratitude.
Qui donc n’a pas suivi la hargne avec laquelle, au sein de la RB, il a quitté son mentor, le respectable Président Nicéphore Dieudonné SOGLO, quand il s’est agi de lui tourner définitivement dos après avoir bénéficié de tous les honneurs et des avantages qu’il a eus, en contrepartie de son appartenance à ce parti politique. Le ridicule ne tue pas !
Notre préoccupation au FRAP est d’éclairer la lanterne des populations sur certains sujets de l’actualité, que le député a, à dessein, peints en noir, traduisant son comportement amnésique vis-à-vis de ses mentors successifs.
Nous constatons avec regret que, malgré les avertissements venant çà et là de la mouvance présidentielle, le Président Boni YAYI comptait sur le changement de l’homme qui a connu par le passé de multiples déboires dus à son comportement irresponsable :
– le procès à lui intenté par le Président SOGLO qui a abouti à une condamnation de 10.000.000 FCFA,
– la campagne pour les élections législatives de 2007 axée sur l’intoxication et le dénigrement véhéments en direction de FCBE et du Président Boni YAYI, sanctionné par son cuisant échec au poste de député,
– les différentes sorties tapageuses outrageant le Président Boni YAYI, etc., etc., ramant toujours à contre courant.
Après une brève traversée du désert et son échec cuisant aux élections législatives de 2007, il fit semblant d’amende honorable vis-à-vis du Chef de l’Etat en le suppliant pour obtenir, enfin, le poste de Ministre de l’Industrie qu’il qualifie aujourd’hui « de simple direction technique».
A ceux qui le félicitent pour ses déclarations tapageuses du dimanche dernier, pourquoi ne lui demandent-t-ils pas, face à la « théâtralisation des actes du Président de la République, pourquoi n’avait-il pas démissionné ? »
Le citoyen ‘’landa’’ doit constater que, très conciliant, le Chef de l’Etat, malgré les oppositions farouches des ténors FCBE, l’a placé et soutenu comme tête de liste pour conduire la liste FCBE de la 16ième circonscription électorale.
Monsieur le Président, les faits nous prouvent que le miracle tant attendu sur le changement de comportement de notre honorable ne s’est pas produit. Une fois encore : chassez le naturel, il revient toujours au galop à la recherche effrénée du lucre, des postes qui honorent, dans sa quête passionnelle de popularité.
En fait, Monsieur le Président, c’est vous qui avez fait la preuve de tant de bonté et d’indulgence et qui en retour, recevez l’impertinence caractérisée dans un fatras de propos haineux de ce coutumier qui, encore une fois, tente désespérément un nouveau repositionnement dans l’actualité politique nationale.
Ce qui est certain, il a trouvé à nouveau un mentor qui l’apprendra à ses dépens lorsque les sources de financement auront tari. En tout cas, ce nouveau bienfaiteur aura été averti des caprices de ce député remuant et transhumant qui crachera dans la soupe une fois qu’il aura tiré son épingle du jeu.
Après la R.B., le P.R.D., son fameux Restaurer l’Espoir, FCBE, et son mentor actuel, vers qui se tournera-t-il pour semer trouble et désarroi sur son chemin ?
Président, wait et see !
Le FRAP, pour sa part, n’est nullement surpris de ce comportement de Candide AZANNAÏ toujours apte à obtempérer aux commanditaires tapis dans l’ombre.
Pouvait-il en être autrement, quand ce député se permet le luxe d’affirmer que Yayi BONI voulait tripoter la Constitution pour s’éterniser au pouvoir, affirmer tant et tant d’énormités contre la LEPI en déclarant que son code se trouverait entre les mains d’un individu dont il déclinerait l’identité prochainement ? C’est de la pure intoxication et de l’affabulation. Les autorités judiciaires devraient le mettre en demeure de faire la preuve de ses affirmations gratuites qui déshonorent notre pays.
Compte tenu de tout ce qui précède, le FRAP invite les populations à ne pas se laisser entraîner par les menées subversives, les appels à la révolte populaire de ce déshonorable député en perte de popularité et qui pense que son salut se trouve dans l’anarchie et un Bénin déchiré.
Aussi le FRAP invite-t-il toute la population à la sérénité afin de permettre au Président Boni YAYI de mettre notre pays sur les rails du développement, en déclenchant une lutte sans merci contre la pauvreté et dans l’intérêt général de tous les Béninois, sans distinction de races, d’ethnies, de religions et d’obédiences politiques.

Pour le Bureau Exécutif National,
Le porte-parole.

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