Déclaration du Fmi au Palais de la Marina hier : « Les finances béninoises sont bien tenues…»

juillet 31, 2012

Voilà une nouvelle qui vient taire beaucoup de polémiques au sujet de la gestion des finances du pays par le gouvernement en place. En fin de mission de deux semaines d’évaluation des finances au Bénin, une mission du Fonds monétaire international (FMI)  conduite par le conseiller  du Département Afrique, M.  Mario de Zamaroczy,  a été reçue, hier lundi 30 juillet 2012 au Palais de la Marina par le chef de l’Etat, Boni Yayi à qui la bonne nouvelle a été portée.

C’est sans doute un ouf de soulagement pour Yayi et son gouvernement. Tant ils étaient critiqués de toutes parts au sujet de l’état des finances du pays. Finalement, les voix les plus indiquées ont parlé. Boni Yayi est sauf. Son gouvernement aussi. En témoigne les propos du chef de la délégation du FMI à la sortie de l’audience que le Chef de l’Etat béninois a accordée à son équipe hier au Palais de la Marina. « Nous avons jugé satisfaisante la situation budgétaire du pays au mois de juin 2012», a indiqué  M. Mario de Zamaroczy, Chef de mission du FMI. En effet, faut-il rappeler que tous les six mois, une délégation du Fonds monétaire international évalue la situation macro économique des pays dont le Bénin. Ce qui a été le cas ces deux dernières semaines au Bénin. Cette évaluation qui a porté sur une revue trimestrielle de l’économie béninoise  s’est soldée par le satisfecit que le Fonds monétaire international a décerné à la gestion budgétaire du Bénin. Le FMI  a également fait remarquer que les  objectifs retenus par le gouvernement lors de la dernière revue du Fonds ont été globalement atteints. Selon  M.  Mario de Zamaroczy , l’entretien qu’ils ont eu avec  le chef de l’Etat a essentiellement porté sur la question  de la croissance économique du pays.  « Le premier semestre de l’année 2012 a été surtout marqué par une augmentation du niveau général des prix sur les marchés, consécutive aux événements survenus dans le secteur pétrolier nigérian. La pression inflationniste est en train de tomber et nous espérons que le Bénin va retrouver un niveau de prix normal », a déclaré le Chef de mission  du FMI. « Au niveau de la performance budgétaire, nous avons eu le plaisir de constater que les objectifs sur lesquels nous nous étions mis d’accord au mois de janvier pour le premier trimestre et le second trimestre 2012 ont été respectés tant au niveau des recettes que des dépenses. Mais pour renouer avec la croissance, nous estimons que le gouvernement devra relever deux défis, à court et moyen terme. » Il s’agit de renouer avec le partenariat public-privé dans le secteur cotonnier et la remise en selle du Programme de vérification des importations (PVI) nouvelle génération. « Nous comprenons que les autorités sont actuellement en négociation pour revenir sur un cadre visible à l’ensemble des opérateurs économiques et qui permette de continuer le développement du Bénin de façon harmonieuse car ces secteurs ont des conséquences importantes sur la croissance du pays »,  a insisté le FMI. Abordant avec le Chef de l’Etat la question du développement économique du Bénin à moyen terme, Mario de Zamaroczy pense que le gouvernement du Bénin  doit  relever le défi d’une croissance annuelle de 3 à 4%.La délégation du FMI compte accompagner le Bénin dans cette marche vers la croissance qui va permettre à notre pays de décoller économiquement et de  réduire la pauvreté.

Euloge Badou

Partagez

Visite du Centre national de traitement de la Lépi : Les données ne sont pas vérifiées et reconnues par les experts

juillet 31, 2012

La lépi existe-t-elle? C’est cette interrogation qui a poussé les parlementaires a effectué une descente sur le centre national de traitement des données situé dans les locaux du centre international de conférence. Hier, les députés dont le président de l’Assemblée nationale ont eu la base de données de la Lépi. Mais malheureusement, ils n’ont pas vérifié la moindre information au sujet des points de divergences et de contestations.

Oui, les données recueillies dans le cadre de l’établissement de la liste électorale permanente informatisée (Lépi) existent bel et bien au centre national de traitement. Le président de l’Assemblée et le groupe de travail chargé de la correction de la Lépi en ont fait le constat hier. Ainsi, députés et journalistes ont interrogé les serveurs. Ils ont vu leur nom et prénoms dans les données stockées. La visite guidée s’est déroulée en plusieurs étapes. Primo, l’expert Gagnon Bonaventure du CNT a introduit la délégation parlementaire dans le magasin d’archivage. Là sont stockés les données sur papier de plus d’un million six cent mille ménages et de plus de six millions sept cent mille individus stockées dans des cartables minutieusement rangés par département, commune, arrondissement et village dans 27 rayons. Il s’agit là d’un travail de Fourmi qui a duré trois mois d’affilée. Ces informations ont été traitées par une équipe de plus deux milles opérateurs travaillant 24h sur 24 et se relayant sans relâche pendant trois mois. Ensuite, la « salle serveur » a été visitée sous l’éclairage de l’expert Jules Ahouantonon. C’est précisément à cette étape que la séance de démonstration et de projection a eu lieu. Ce fut l’occasion pour vérifier la déclaration du Sg /Cgtb Pascal Todjinou qui a dit à l’Assemblée qu’avec la LEPI, son bureau de vote est domicilié à Abomey-Calavi alors qu’il s’est inscrit à Bonou dans le village d’Afanmin. A ce niveau, la machine a montré qu’il existe deux Pascal Todjinou au Bénin dont un mécanicien et le syndicaliste. Celui de Calavi est un mécanicien. Enfin, des villages non officiels ou dits fictifs et la liste des  villages utilisés pendant les dernières élections communales ont été exposés. Les experts ont reconnu les insuffisances à corriger et les limites au regard des lois contradictoires qui gouvernent la gestion de la Lépi. Les nombreuses personnes dont les noms sont ventilés dans des bureaux de vote qui sont à des kilomètres de leur domicile ou dans les villages voisins, n’ont pas fait objet de vérification.

Réaction des députés

He Djibril Mama DEBOUROU : président du groupe de travail : Je souhaiterais que le CNT reste ouvert à la commission. Lorsque nous allons nous retrouver pour faire le point de la visite, je crois qu’il ne serait pas impossible que nous envisagions une sortie sur KOUHOUNOU afin de compléter nos informations. Moi je pense que cela pourrait être intéressant. Maintenant, je crois que nous sommes armés pour entretenir des discussions utiles. Nous avons eu des informations utiles que nous n’avions pas avant de venir ici. La présente visite est très importante.

Prof Mathurin Coffi Nago : Président de l’Assemblée nationale : D’abord, je tiens à préciser que je suis venu participer à la visite initiée par le groupe de travail afin d’avoir des informations. Je voudrais féliciter ce groupe de travail pour cette initiative et je pense que c’est l’occasion de dire pourquoi c’est l’assemblée nationale qui s’est saisie de cette question. Nous sommes dans un pays de droit où tout est en cadré par les lois. La représentation nationale a une mission constitutionnelle de représenter le peuple béninois tout entier. Le parlement a une double mission de voter des lois et de contrôler l’action du gouvernement. La LEPI qui a été mise en place fait suite au vote d’une loi. Beaucoup de gens font actuellement des critiques par rapport à la LEPI et aujourd’hui, il y a consensus autour d’une nécessaire actualisation ou amélioration de cette LEPI. Donc, le parlement en tant que représentant du peuple et institution qui légifère se doit nécessairement de prendre une loi pour cette amélioration. Le parlement ne s’est donc pas arrogé cette tâche et il est fort possible qu’on revienne au CNT. Je pense que beaucoup de bonnes choses ont été dites. Le groupe de travail est venu pour se convaincre de la fiabilité des résultats obtenus. Donc, nous sommes juste venus pour prendre des informations.

Honorable Natondé AKE : membre du groupe de travail : Je pense que la séance que nous venons d’avoir ce matin est capitale. Elle l’est pour la clarification et l’édification de l’opinion publique sur la réalité de l’existence de notre liste électorale permanente informatisée (LEPI). Moi je suis membre du groupe de travail et avec tout ce que je lis dans la presse, les opinions que j’entends sur les antennes des radios et télévisions m’avait vraiment effrayé. Aujourd’hui, notre visite du centre national de traitement nous permet de rassurer le peuple que contrairement à ce que nous avons entendu, la LEPI conçue par notre pays depuis quelques mois et qui a servi aux élections présidentielles et législatives de 2011 mérite d’être perfectionnée. C’est pour cela que notre groupe de travail a été mis en place par l’assemblée nationale pour faire des propositions tendant à améliorer cette liste. Je retiens que l’opinion publique sera édifiée maintenant car, la presse a fait la visite des locaux du CNT avec le groupe de députés que nous constituons. Je voudrais que les rumeurs d’une LEPI introuvable soient dissipées. J’ai pu vérifier mon existence sur cette liste. Nous avons pu vérifier l’existence de certains contestataires sur la liste.

Honorable Hélène Kèkè Aholou : membre du groupe de travail ; Nous venons de voir la LEPI. Je le dis ainsi parce qu’on nous a dit partout qu’elle n’existe pas; qu’elle a fui le Bénin. Il est alors indispensable que le groupe de travail vienne voir la LEPI telle qu’elle existe dans notre système informatique. Pour les élections, on est obligé de tirer sur papier. Après cette visite, le travail continue et c’est ce que les techniciens du CNT ont montré. Bientôt, il va falloir nous asseoir pour créer les centres de vote, les bureaux de vote et les afficher publiquement. Maintenant que nous avons tout sur l’existence de la LEPI, j’estime que nous devons nous atteler à la correction qui doit d’ailleurs commencer par les bureaux de vote. Vous les journalistes, vous pouvez affirmer aujourd’hui que la LEPI existe car vous l’avez vue. Et qu’elle est à Cotonou. La conclusion que je tire donc est que la LEPI existe et a des corrections à faire. On fera les élections prochaines avec la LEPI corrigée.

Propos recueillis par Tobi Ahlonsou

Partagez

Immatriculation des véhicules d’occasion mis en consommation au Bénin : Basile Ahossi contre les faux frais

juillet 31, 2012

Le député Léon Basile Ahossi était hier 30 juillet 2012 face à la presse parlementaire. Il est en effet revenu sur le sujet relatif à l’immatriculation des véhicules d’occasion mis en consommation au Bénin qui a fait l’objet d’une question au gouvernement abordée récemment à l’Assemblée Nationale.

Dans sa déclaration, l’honorable Ahossi a une fois encore dénoncé les faux frais que déboursent les usagers de la Direction Générale des Transports Terrestres à l’occasion de l’immatriculation des véhicules, de même que ceux payés à l’Interpol et au Centre National de Sécurité Routière à l’occasion des visites techniques.
Pour l’honorable, les faux frais dont il est question n’étaient nullement en relation avec les activités des transitaires ambulants comme l’insinuait la réponse du Ministre, mais bel et bien avec les paiements donnant droit à quittances ou reçus, et d’autre part, à la portion congrue réservée au trésor public dans cette collecte de fonds par une administration pourtant publique.
Sans détour, l’honorable Ahossi a déploré l’attitude des autorités du Ministère en charge de la sécurité qui n’ont daigné apporter aucune information depuis le jeudi 14 Juin 2012 à propos des sommes qu’elles récoltent illégalement sur les citoyens candidats à l’immatriculation des véhicules en collision avec la DGTT. « Contrairement à l’idée que cette opération a pour but de détecter les véhicules volés ou recherchés, il ne s’agit que d’une pure extorsion de fonds destinés à renflouer les poches de ceux qui l’organisent (Interpol – DGTT) », a dit l’honorable Ahossi qui parle d’ailleurs en connaissance de cause pour avoir été fonctionnaire de l’Administration des Douanes et surtout assumé des responsabilités dans la chaîne portuaire.

Le visa Interpol

« La procédure du VISA Interpol a des buts totalement inavouables, en tout cas sauf sécuritaires », a dit l’honorable Ahossi. « Les véhicules immatriculés représentent un maximum de dix pour cent (10%) du nombre de véhicules importés par le Port de Cotonou. Le visa Interpol n’est concerné que par les véhicules qui finissent leur parcours au Bénin. N’est-il pas de ses attributions d’intercepter tout objet volé ou recherché qui transite par notre territoire ? » s’est interrogé le député de l’UN. Il  a ajouté  ceci : « En notre temps,  il n’y avait pas les NTIC, mais l’Administration des Douanes renseignait en  temps utile l’Interpol sur les véhicules recherchés dont les caractéristiques lui étaient communiquées, avant qu’ils aient fini d’accomplir les formalités douanières ; et dans la plupart des cas, ces véhicules étaient déclarés en transit. Aujourd’hui où les NTIC sont dans nos salons, nous pouvons obtenir des résultats plus probants en mettant en réseau la Douane, la Police et la DGTT. Les caractéristiques des véhicules recherchés, communiquées aux autres structures par l’Interpol amélioreraient sensiblement les résultats. Cette piste n’est bien sûr pas la seule ou la meilleure. Notre police qui regorge de cadres aux compétences avérées trouvera la meilleure formule si le Ministre de l’Intérieur prend la courageuse décision de tourner dos à la collecte illicite de dix mille cent francs (10.100) FCFA sur les usagers de la DGTT ».

Frais d’immatriculation

La deuxième question abordée est relative aux faux frais d’immatriculation des véhicules. A ce niveaun l’honorable Ahossi a relevé les contradictions qui sont contenues dans le document transmis par le Ministre des Transports. Dans ce document, il est en effet mentionné que la DGTT perçoit une ristourne de 3.300FCFA sur le partenaire SPA. « Pourquoi avoir enlevé cette activité à l’ONEPI qui comme la DGTT, est une structure d’Etat au profit d’un partenariat avec le privé, rendant ainsi très difficile la traçabilité de l’impôt du contribuable béninois ? » s’est interrogé l’honorable Ahossi. «  Un autre volet lié aux immatriculations est le tatouage des vitres. Cette prestation est diversement appréciée des utilisateurs de véhicules à quatre roues. Si certains en sont satisfaits en raison de ce qu’elle sécurise les accessoires de leurs véhicules (rétroviseurs, phares, vitres etc.…). d’autres par contre estiment que cette prestation doit être optionnelle. Dans tous les cas et dans un état de droit, il n’est pas normal de prendre à la place des citoyens des mesures qui leur créent des charges, au prétexte qu’on protège leurs intérêts, et de surcroit au profit de structures privées », a relevé le député de l’UN qui a profité de l’occasion pour revenir sur le fameux dossier des vitres teintées et l’Arrêté interministériel N°031/MDCTTTAPT-PR/MDN/MISP/DC/SGM/CTJ/CTTTA/DGTT/DERC/SA du 25 Mai 2009.
En résumé, l’honorable Ahossi a déclaré que «  malgré le visa Interpol institué depuis les années 80, Amani Tidjani a immatriculé au Bénin, avec l’accord de l’Interpol, des véhicules volés au Nigéria et ailleurs sans aucune difficulté ». Mieux, il a fait observer que « pendant que le Chef de l’Etat s’est engagé personnellement dans la destruction du tissu économique du pays (fermeture de CAJAF COMMON, BENIN CONTROL S.A. et bientôt de la société SDI), avec son cortège de chômage et qu’il exprime sa fierté d’être le chef d’un pays malade et d’un peuple de plus en plus malheureux, il ferme scandaleusement les yeux sur les poches d’actes d’escroquerie qui s’ouvrent çà et là… »

Euloge Badou

Partagez

Risque de ne pas corriger la Lépi six mois avant les élections : Le Front appelle à contourner la forclusion

juillet 31, 2012

Le  Front citoyen pour la sauvegarde des acquis de la démocratie  ne veut plus voir le Bénin berné par le pouvoir de la Refondation. Face à la lenteur  qu’accuse  la correction de la Lépi, elle soupçonne une machination pour faire rentrer le pays dans la forclusion  des six mois prévus par la Cedeao.

Selon les directives de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, tout texte qui n’a pas été voté six mois avant une élection ne peut plus servir pour organiser cette élection. Le Bénin est aujourd’hui à huit mois de l’organisation des élections communales de 2013. Mais la mouvance majoritaire avec l’Exécutif ne semblent pas se presser pour rendre disponible la correction de la lépi. Face à cette situation, le Front citoyen a dit sans ambages hier lundi 30 juillet 2012 au chant d’oiseau de Cotonou, qu’il faut tout de suite opter pour une liste ad’ hoc consensuelle et fiable pour aller aux élections communales de 2013.  Cette décision capitale permettra de faire un travail de correction en un temps record. Et pour ce faire, il faut déjà évoquer le risque de forclusion par rapport aux directives de la Cedeao pour crier haut et fort que le pouvoir de la Refondation est en train de pousser le peuple vers un nouveau K.O avec une liste frauduleusement conçue et peu fiable. Face à cela, plus personne ne doit se taire pour avaler une nouvelle couleuvre. Pour les membres du Front, la Lépi n’existe pas vraiment. Il faut alors s’engager à établir une liste informatisée ad ‘hoc pour les communales. Et il faut le faire assez tôt. Car, la lenteur qu’accuse la mouvance n’est pas compréhensible. Le Parlement est actuellement en vacance et personne n’a dit quand est-ce que les députés reprennent pour voter les textes nécessaires.
Pour certains, s’il le faut, toutes les composantes de la nation doivent s’entendre tôt sur le report ou non des élections et engager le processus de la liste ad’ hoc. Mais si l’on se tait pour observer le pouvoir comme en 2011, les membres du Front soupçonnent que c’est offrir l’environnement pour un nouveau K.O frauduleux.

DECLARATION DU FRONT CITOYEN POUR LA SAUVEGARDE DES ACQUIS DEMOCRATIQUES Cotonou le 30 juillet 2012
Le front Citoyen pour la Sauvegarde des acquis Démocratiques fait son chemin et depuis sa création au début de cette année 2012, ses déclarations publiques et ses prises de position majeures sur des questions d’intérêts stratégiques pour notre pays et son peuple, n’ont
pas manqué d’influencer d’autres structures et surtout le gouvernement.
-Vu les résolutions du Fcsad en ses assises du 22 mars 2012
-Vu le contenu des communications sur la Lépi et la révision de la constitution du 11 décembre 1990
-Vu les différentes prises de positions sur la Lépi par différentes organisations et partis politiques
-Vu la déclaration de le Mouvance Présidentielle concluant à la mauvaise qualité de la Lépi d’où leur idée de mise ne place d’un Administrateur provisoire
-Vu notre analyse concluant à l’inexistence juridique de la Lépi
-Vu la déclaration du clergé à sa rencontre avec le groupe mis en place par l’Assemblé Nationale et statuant désormais sur la Lépi
-Vu la situation économique marqué par le marasme généralisé et l’extension de l’arbitraire à tous les niveaux et touchant toutes les catégories socio-professionnelles
Le Fcsad saisis cette occasion solennelle qu’est la veille de la fête de l’indépendance de notre pays, pour déclarer ce qui suit :
1. L’unanimité est aujourd’hui faite sur la mauvaise qualité de l’outil qu’est la Lépi
2. L’unanimité est aujourd’hui faite sur l’indisponibilité de cet outil puisqu’il reste à ce jour introuvable
3. L’unanimité est faite sur la nécessité de se doter d’une Lépi fiable afin d’éviter d’autres forfaits et dégâts politiques et sociaux dans notre pays.
4. L’unanimité est faite sur l’incapacité du régime Yayi à continuer à diriger ce pays en raison des scandales répétés
5. L’unanimité doit donc se faire sur la nécessité de nous retrouver pour prendre les décisions idoines en pareille circonstance
6. L’unanimité doit donc se faire sur le manque de légitimité de celui ; en l’occurrence le Chef de l’Etat, qui a été élu sur la base de cet outil aujourd’hui reconnu par tous comme mauvais, non fiable, introuvable voire inexistant et source de discorde et de graves tensions dans notre pays.
7. (…)
ENFANTS DU BENIN DEBOUT AFIN DE SAUVER NOTRE PAYS.
Vive le Front Citoyen pour la sauvegarde des Acquis démocratiques
Vive la Démocratie
Vive le Bénin

Partagez

Message du 1er août au Chef de l’Etat : Le Front invite Yayi à démissionner du pouvoir

juillet 31, 2012

Le Front citoyen pour la sauvegarde des acquis de la démocratie a invité hier lundi 30 juillet 2012 à Cotonou, le Chef de l’Etat Boni Yayi à démissionner. Cette conclusion découle de ce que la Lépi ayant servi à réélire le Chef de l’Etat a été non fiable et plus grave, on ne la trouve nulle part. A cela s’ajoute la gestion qualifiée de déliquescente du pays.

Le Bénin va mal. C’est la conclusion tirée par  les membres du Front citoyen pour la sauvegarde des acquis de la démocratie  dans une salle comble du chant d’oiseau hier lundi. Les différentes composantes du Front ont unanimement constaté qu’en plus des syndicats, de la société civile et de l’opposition, la mouvance présidentielle a fini par reconnaître que la Lépi ayant servi à réélire le Président Boni Yayi comporte des imperfections. En conséquence, les membres du Front constatent que le Président est illégitime et illégal. Ils ont alors décidé de lui demander de démissionner. Leur décision est désormais irréversible d’autant plus que toutes les couches sociales crient leur ras-le-bol. Les travailleurs sont menacés, les opérateurs économiques sont traqués et quittent déjà le pays, les douaniers n’ont plus de droit de grève et la cerise sur le gâteau est l’interférence du gouvernement qui a suspendu  récemment une décision de justice.  Dans les marchés,  les femmes ne vendent plus, les étudiants se plaignent et les jeunes au chômage ne trouvent pas d’issue. Face à cette situation, le comportement du gouvernement dans la conduite des dossiers et les menaces permanentes sur les libertés inquiètent les Béninois. C’est donc pour cela qu’unanimement, les membres du Front estiment que la solution au mal qu’est devenu le gouvernement pour le développement du Bénin est que le Président Boni Yayi dépose le tablier. Pour certains, il faut qu’il le fasse avant janvier 2013 ; pour d’autres,  il faut qu’il le fasse plus tôt. Mais ce dont tous sont unanimes, c’est que Boni Yayi doit partir  du pouvoir avant la fin de son mandat en 2016. Et ils  se sont engagés à atteindre cet objectif à travers une déclaration qui tient lieu de pose d’une première pierre.

Yayi doit partir

Le Front à travers une déclaration a déclenché le processus devant  amener le Chef de l’Etat à déposer le tablier. Selon certains, si Boni Yayi partait de lui-même, on peut lui accorder la faveur de ne pas le poursuivre pour lui demander des comptes. Mais si c’est le peuple qui  réussit à le faire partir, alors, on ne sait pas toutes les conséquences que cela pourrait avoir.
Pour l’heure, le Front a décidé de passer à des actions concrètes dans les jours à venir. La jeunesse présente à ce meeting a appelé les autres citoyens à la rejoindre puisqu’elle est prête pour des luttes sans merci jusqu’à la satisfaction totale.
Yayi étant le mal dont souffre le Bénin selon le Président du Front M. Antoine Détchénou,  Mme Amissétou Affo Djobo  au nom de l’alliance Abt a invité les citoyens à des actions de rue pour le faire partir. Pour l’ancien député Janvier Yahouédéhou, la Lépi a fini par conduire le Bénin dans le chaos. Et le régime actuel a coulé le pays. La solution de crise selon lui est une nouvelle rupture. Il faut demander à Yayi de partir du pouvoir. Les jeunes sont d’accord selon  l’étudiant André Assè ovationné par ses pairs. Paul Essè Iko les a galvanisés avec un chant de ralliement invitant le Chef de l’Etat à partir. M. Adoche Amègnissè a pour sa part chanté qu’il ne faut plus laisser le pouvoir vider le reste de la caisse, mais le faire partir. M. Martin Assogba a entonné au nom des associations le rassemblement par « Nous ne pouvons plus reculer, nous l’avons décidé ». Les femmes y adhèrent et soutiennent le mouvement à travers Mme Rafiatou Karimou. Les syndicalistes aussi à travers M. Gaston Azoua qui a constaté que le pays est parterre depuis longtemps et les syndicalistes n’ont de cesse de le dire. Pour le bâtonnier  Jacques Migan, la situation est grave et comme les jeunes sont venus de Porto-Novo, d’Abomey  et de Cotonou pendant que d’autres sont en route, il faut leur donner l’occasion de libérer le pays comme l’ont fait des jeunes dans le Maghreb. Les travailleurs des départements du Borgou ont été représentés par le Président du comité de développement de Natitingou, M. Kassa soutenu par M. Dieudonné Tampégou, pour qui, trop c’est trop et  il faut sauver le pays en faisant partir le Président.
Dans les jours à venir,  le Front bravera le pouvoir à travers les rues pour permettre  que le Bénin retrouve la paix, ont déclaré les membres du Front. L’hymne national a mis un terme à cette occasion d’engagement et d’appel pressant au chef de l’Etat à la veille de la fête de l’indépendance.

Guy Constant Ehoumi

Partagez

Entretien avec le Président Abdoulaye Bio Tchané en marge de la célébration du 52ème anniversaire de l’Indépendance du Bénin : « 52 ans, c’est un appel à de nouvelles résolutions »

juillet 31, 2012

Le Président Abdoulaye Bio Tchané s’est entretenu hier 30 juillet 2012 avec la presse. C’était dans le cadre de la célébration du 52è anniversaire de l’accession du Bénin à l’indépendance

Bonjour Président Abdoulaye Bio Tchané. Nous sommes à la veille du 1er août, fête nationale du Bénin, que vous inspire ce 52ème anniversaire ?

Bonjour ! Je suis tout aussi heureux de vous recevoir. Je pense que nous devrions tous, en tant que béninois, être fiers de célébrer 52 ans de notre indépendance. Ce n’est pas rien, nous avons célébré, il y a deux ans déjà le cinquantenaire, et c’était déjà à mon sens un nouveau départ. Il faut que nous saisissions cette occasion aussi pour revisiter tout ce que nous avons fait et relancer notre pays. C’est pour ça que je dis que je suis fier que nous célébrions 52 ans. Mais en même temps, 52 ans, c’est un appel à de nouvelles résolutions. Cela dit, je souhaite Bonne Fête à toutes les béninoises et à tous les béninois.

Quelle lecture faites-vous de la situation socio-économique et politique du pays ?
J’ai récemment visité de nombreuses localités de notre pays, notamment Placodji, Ifangnin, Kétou, Dangbo, Abomey, Sèmèrè, Djougou, Parakou, Banikoara, Gougounou pour ne citer que ceux là. Partout, j’ai vu les conditions difficiles dans lesquelles vivent nos compatriotes. J’ai souvent vu la pauvreté et j’ai parfois rencontré la précarité.
Nous sommes tous d’accord, gouvernement, opposition et société civile, sur le fait que cela ne peut pas continuer comme ça. Il faut donc apporter des solutions. A ce sujet, il me semble évident que si le gouvernement avait les solutions, il les aurait déjà mises en œuvre.
Comme vous tous, je constate malheureusement que le gouvernement est dans l’incapacité d’apporter des solutions à ces problèmes. Et c’est pour cela que j’ai suggéré, il y a quelques mois, qu’ensemble, tous les acteurs politiques, la société civile et tout béninois qui a une opinion puissent venir apporter ses solutions, faire des propositions, les confronter à ce que pensent les autres, autour de ce que j’ai appelé une conférence nationale sur les réformes économiques. Je crois, au regard de la situation actuelle, que c’est plus qu’opportun qu’on aille dans ce sens.
Bien entendu, j’ai mes propres propositions, mais je voudrais les confronter avec celles des autres béninois qui sont tout aussi intelligents, étant donné que nul ne saurait détenir, à lui tout seul, les solutions idoines. Et c’est en cela que je souhaite vivement que le gouvernement prenne au sérieux cette initiative que je suggère.

C’est vrai que le pays vous tient à cœur, mais d’aucuns vous reprochent souvent de ne pas être présent sur le territoire national et sur la scène politique. Que répondez-vous à cela ?
J’espère que ce n’est pas très souvent et qu’il n’y a pas beaucoup de gens qui le disent. D’abord parce que je vis désormais au Bénin, j’y travaille et dans le même temps, je voyage beaucoup à l’intérieur du pays. Je vous ai cité tout à l’heure quelques localités que j’ai sillonnées récemment et je vais continuer par le faire, parce que je veux connaître un peu plus les préoccupations des béninois. Je veux qu’ils m’écoutent aussi, et ça, on ne peut pas le faire en étant tous les jours à Cotonou ou sur les médias pour commenter l’actualité politique. Je crois que chacun doit jouer son rôle. Certains s’arrogent les rôles des autres, mais moi je veux rester dans le mien qui est celui d’un acteur de développement. Et c’est pour ça que je préfère être là où on peut écouter les béninois, les comprendre et leur apporter des solutions. Encore une fois, ma priorité, c’est d’apporter des solutions, et c’est là le sens de mon engagement politique.

Votre mot de fin, Monsieur le Président.
Je voudrais exprimer ma solidarité à l’endroit de nos compatriotes qui traversent actuellement une crise  socio-économique difficile. Je veux dire à tous ceux qui désespèrent que ce qui nous arrive n’est pas une fatalité. Des solutions existent, et il nous faut rester confiant en l’avenir.
Restons fidèle à la devise du Bénin : cultivons la Fraternité, encourageons la Justice et mettons-nous résolument au Travail.
Bonne fête de l’Indépendance à toutes et à tous, et que DIEU nous bénisse !

Réalisation : Cell/Com-Abt

Partagez

Retenue de 25 F Cfa sur les communications des Béninois pour financer la quinzaine de la solidarité : La Cour Constitutionnelle déboute l’Atrpt et le gouvernement

juillet 31, 2012

Dans le cadre de la 2ème édition de la quinzaine de solidarité nationale, l’Autorité Transitoire de Régulation des Postes et Télécommunications a été autorisée par décision prise en conseil des ministres du 7 décembre 2011 à faire prélever à titre de participation, la somme de vingt cinq (25) francs sur chaque abonné des réseaux GSM. Saisie par les citoyens Paul Lana et Urbain Amégbédji, la Cour Constitutionnelle a déclaré contraire à la Constitution la décision ainsi prise par le gouvernement.

Décision DCC 12- 144 du 19 Juillet 2012

La Cour Constitutionnelle,
Saisie d’une requête du 19 décembre 2011 enregistrée à son Secrétariat à la même date sous le numéro 2539/ 156(bis)/REC, par laquelle Monsieur Paul LANA demande à la Cour de déclarer le Relevé n° 44 des décisions prises par le Conseil des Ministres en sa séance du mercredi 07 décembre 2011 contraire à la Constitution ;
Saisie d’une autre requête du 02 mars 2012 enregistrée à son Secrétariat le 13 mars 2012 sous le numéro 0482/ 028/REC, par laquelle Monsieur Urbain S. AMEGBEDJI demande à la Haute Juridiction de déclarer contraire à la Constitution le communiqué publié par l’Autorité Transitoire de Régulation des Postes et Télécommunications suite au Relevé n°44 des décisions prises par le Conseil des Ministres sus-cité ;
VU  la Constitution du 11 décembre 1990 ;
VU la Loi n° 91-009 du 04 mars 1991 portant loi organique sur la Cour Constitutionnelle modifiée par la Loi du 31 mai 2001 ;
VU le Règlement Intérieur de la Cour Constitutionnelle ;
Ensemble les pièces du dossier ;
Ouï Madame Clémence YIMBERE  DANSOU en son rapport ;
Après en avoir délibéré,

CONTENU DES RECOURS
Considérant que Monsieur Paul LANA expose : « Ledit relevé mentionne que dans le cadre de la 2ème édition de la quinzaine de solidarité nationale, l’Autorité Transitoire de Régulation des Postes et Télécommunications est autorisée à faire prélever à titre de participation, la somme de vingt cinq (25) francs sur chaque abonné des réseaux GSM.
Lorsqu’on parle de participation à la solidarité, cela revient à dire qu’il faut susciter chez le citoyen la volonté de faire un don en posant un acte bénévole et désintéressé.
Le don se caractérise donc par l’altruisme du donateur et la liberté du geste réside tant dans son principe que dans son quantum. Mais si les pouvoirs publics prennent des textes réglementaires pour imposer leur prélèvement à titre de solidarité, cela s’apparente à une taxe.
Ce prélèvement pris comme un don ou une taxe est contraire à la Constitution.
En effet, l’article 98 de la Constitution dispose que sont du domaine de la loi, les règles concernant :
– la nationalité… et les libéralités
– l’assiette, le taux et les modalités de recouvrement des impositions de toute nature.
En disposant par voie règlementaire sur un sujet qui relève de la loi, le Conseil des Ministres a violé la Constitution. » ;
Considérant que Monsieur Urbain S. AMEGBEDJI affirme quant à lui : « … Le sieur Firmin DJIMENOU, Président de l’Autorité Transitoire de Régulation des Postes et Télécommunications a fait publier dans le quotidien ‘’ Le Matinal’’ numéro 3759 du jeudi 29 décembre 2011 le communiqué ci-après : ‘’Dans le cadre de l’organisation de la deuxième édition de la quinzaine de solidarité nationale, l’Autorité Transitoire de Régulation des Postes et Télécommunications (ATRPT) informe tous les abonnés des différents réseaux GSM qu’il sera prélevé sur leur compte, un montant de 25 F CFA dans la période allant du 20 décembre 2011 au 03 janvier 2012 à titre de participation à cette opération. Les dispositions sont prises pour éviter tout désagrément.
L’ATRPT voudrait par avance, vous remercier d’avoir contribué au succès de cette opération et donné ainsi espoir aux défavorisés. Vive la solidarité agissante au Bénin le Président de l’ATRPT Firmin DJIMENOU.’’
Cet acte du Président Firmin DJIMENOU doit avoir un fondement légal. Conformément aux dispositions de la Constitution de la République du Bénin en ses articles 96 ‘’L’Assemblée Nationale vote la loi et consent l’impôt’’ et 98 alinéa 7 ‘’ Sont du domaine de la loi les règles concernant : l’assiette, le taux et les modalités de recouvrement des impositions de toute nature’’.
Le Président Firmin DJIMENOU en posant son acte n’a pris pour fondement aucune disposition légale en la matière en République du Bénin. Il n’y a dans notre pays aucun texte l’autorisant à prélever la somme de vingt cinq francs CFA sur le compte des abonnés des réseaux GSM pour un compte de solidarité quel qu’il soit sans l’accord de ces derniers. Un tel prélèvement aurait dû être volontaire ou tout au moins prévu par la loi des finances. Les abonnés des réseaux GSM n’ont pas été consultés et le prélèvement a été opéré comme une taxe qui normalement relève du domaine de la loi.
Par ce fait le Président de l’ATRPT a violé les dispositions des articles 96 et 98 alinéa 7 de notre Constitution. » ;

ANALYSE DES RECOURS
Considérant que les deux recours sous examen portent sur le même objet et tendent aux mêmes fins ; qu’il y a lieu de les joindre pour y être statué par une seule et même décision ;
Considérant qu’aux termes des dispositions des articles 96 et 98 alinéa 1er, 7ème tiret de la Constitution : « L’Assemblée Nationale vote la loi et consent l’impôt » ;
« Sont du domaine de la loi les règles concernant : l’assiette, le taux et les modalités de recouvrement des impositions de toute nature.» ; qu’il découle de ces dispositions que l’imposition, ses modalités de fixation et de recouvrement relèvent de la compétence du législateur ;
Considérant qu’il ressort des éléments du dossier que par le Relevé n° 44 des décisions prises par le Conseil des Ministres en sa séance du mercredi 07 décembre 2011, il a été demandé au Ministre de la Communication, des Technologies de l’Information et de la Communication et à celui Délégué auprès du Président de la République chargé de l’Economie Maritime, des Transports Maritimes et des Infrastructures Portuaires, de veiller respectivement au prélèvement d’une taxe de 25 francs CFA sur chaque abonné des réseaux GSM et de 100 francs CFA sur chaque véhicule d’occasion sorti du Port Autonome de Cotonou, à titre de participation à la quinzaine de solidarité ; que ledit relevé qui a non seulement déterminé le montant des taxes mais également les modalités de leur recouvrement a été pris en l’absence de toute loi  en la matière ; qu’il s’ensuit non seulement que le relevé en cause mais également le communiqué du Président de l’Autorité Transitoire de Régulation des Postes et Télécommunications pris sur la base de ce relevé impose aux consommateurs une taxe en dehors des procédures exigées par la Constitution ; que ce faisant, le Conseil des Ministres et le Président de l’Autorité Transitoire de Régulation des Postes et Télécommunications ont violé la Constitution ;

D E C I D E:
Article 1er.- Le Conseil des Ministres et le Président de l’Autorité Transitoire de Régulation des Postes et Télécommunications ont violé la Constitution.
Article 2.-  La présente décision sera notifiée à Messieurs Paul LANA et Urbain S. AMEGBEDJI, à Monsieur le Président de l’Autorité Transitoire de Régulation des Postes et Télécommunications, à Monsieur le Président de la République  et publiée au Journal Officiel.
Ont siégé à Cotonou, le dix neuf juillet deux mille douze,
Monsieur Robert S. M.   DOSSOU        Président
Madame Marcelline-C.  G. AFOUDA    Vice-Présidente
Messieurs Bernard D. DEGBOE        Membre
Théodore HOLO            Membre
Zimé Yérima   KORA-YAROU    Membre
Madame Clémence YIMBERE DANSOU    Membre
Monsieu Jacob ZINSOUNON        Membre.
Le Rapporteur,                Le Président,
Clémence YIMBERE  DANSOU.-           Robert S. M. DOSSOU.-

Partagez

Championnats nationaux de volley-ball : Double victoire des étudiants de l’Uac

juillet 31, 2012

Du 23 au 28 Juillet derniers, la ville de Cotonou a abrité l’édition 2012 des Championnats nationaux de volley-ball. Au terme de la compétition, les étudiants de l’Uac sont restés les seuls maîtres à bord. Chez les hommes comme chez les dames, ils ont été impitoyables du début de la compétition jusqu’à la fin. En finale, les étudiants de l’Université d’Abomey-Calavi se sont respectivement imposés à Aso Modèle de Porto-Novo (D) et Avrankou Omnisports (H).

Quelques résultats
Demi-finales
Hommes
Avrankou O. – Bio Guera : 3-0 (25-19,25-21, 25-11)
Uac – Arc-en-ciel : 3-1 (16-25,25-20,25-18,25-19)
Dames
Uac – Vesos : 3-0 (25-14,25-13, 25-09)
Aso Modèle – Sefi : 3-0 (25-17,25-14, 25-13)

Matches de classement
Hommes
Arc-en-ciel – Bio Guera : 3-2 (25-21,20-25, 25-19,23-25, 15-07)
Dames
Sefi – Vesos : 3-2 (21-25,25-17, 25-23,13-25, 15-10)

Finales
Hommes
Uac – Avrankou O. : 3-0 (25-22,25-16, 25-13)
Dames
Uac – Aso Modèle : 3-1 (25-17,25-27,27-25,25-21)
Classement général
D A M E S                      1ER  UAC
2E  ASO MODELE  P/N
3E  SEFI DE PARAKOU
4E  VESOS
5E  ARC  EN  CIEL   COTONOU
6E  NATI VBC
7E  ECLAIRS   KLOUE-KANME
8E SHB  BOHICON
H O M M E S
1ER  UAC
2E  AVRANKOU O.
3E   ARC EN CIEL
4E  BIO GUERA
5E  ASKO KOUANDE
6E   UNIPAR
7E   ASOMTO
8E   HIRRODELLE ABOMEY

Pascal Hounkpatin

Partagez

Préparation des Ecureuils juniors : Débarrasser la sélection des vieux joueurs

juillet 31, 2012

Dans le cadre des éliminatoires de la Can junior de football, les Ecureuils du Bénin se préparent activement. Mais, les soupçons de tricherie vicient toujours l’atmosphère.

Prévue pour se dérouler dimanche dernier, la rencontre qui devrait mettre face-à-face les sélections juniors du Bénin et de la Côte d’Ivoire est reportée au dimanche 05 août 2012. Par conséquent, les Ecureuils qui avaient arrêté leur préparation ont repris le chemin des entrainements. Seulement voilà. Ceux qui ont en charge cette sélection sont soupçonnés de vouloir tricher sur l’âge des joueurs. Juste après la publication officielle de la liste des joueurs retenus, il y a eu un tollé presque général. Les personnes mises en cause semblaient faire la sourde oreille. Aujourd’hui, les Béninois se posent beaucoup de questions à ce sujet. Le tir a-t-il été corrigé entre temps ? Il est difficile de répondre à cette question.
Ce qui est évident, le ministre de la jeunesse, des sports et des loisirs a été clair à ce sujet. A en croire Didier Akplogan qui a abordé ce sujet lors de sa conférence de presse de vendredi dernier, il n’est pas question de s’adonner à de telles pratiques. Des instructions seraient données pour que ceux qui n’ont pas leur place au sein des juniors soient purement et simplement congédiés. A-t-il été entendu ? Les responsables de la sélection junior du Bénin ont-ils réussi à remplacer les éléments soupçonnés ? Difficile de le dire. On parle de 13 joueurs sur la vingtaine. Une situation dramatique qu’il faut appréhender avec beaucoup de sérieux. Ce qui est évident, il serait difficile de les remplacer efficacement. Car, ceux qui seront récupérés n’ont pas forcément la même préparation dans les jambes. Cette contrainte pourrait tenter nos responsables à poursuivre avec la tricherie. Ce qui peut coûter cher à notre pays. Les joueurs dont il s’agit sont connus de tous. Il ne servirait à rien de faire du forcing. Et à vrai dire, ceux qui ont contribué à ce qu’on en soit là doivent être punis. Juste pour décourager ces velléités de tricherie qui ne nous permettent pas de progresser.
Rappelons que les Ecureuils juniors reçoivent leurs homologues de la Côte d’Ivoire dans le cadre du 2e tour des éliminatoires de la Can U 20 de football. Le match reporté d’une semaine se joue le 05 août prochain au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo.

Anjorin, nouvel entraineur national ?

Entre Moucharafou Anjorin et Ulrich Alohoutadé, on ne sait plus qui est l’entraineur de l’équipe nationale junior du Bénin. En tout cas dimanche dernier, il y avait tous les ingrédients pour que la confusion de rôle s’installe. Juste après le match amical de préparation qui a mis aux prises les Ecureuils juniors et Aspac (4-2), Anjorin a pratiquement pris la place du technicien. Avec une verve dont il a seul le secret, le pseudo technicien a longuement invectivé les joueurs. Des réprimandes acerbes aux bonnes notes, tout le monde était servi. Il est allé jusqu’à menacer de chasser de la sélection nationale des joueurs qui vont se montrer trop personnels. Même si on conçoit que le truculent président de la Fédération béninoise de football (Fbf) veut que ses protégés jouent collectif en vue d’un résultat positif, il faut reconnaitre qu’il y a quelque part un abus d’autorité. Les mots utilisés sont trop musclés et cela pourrait avoir l’effet contraire. Un joueur international, fut-il junior, n’est pas un domestique. Encore moins un marchepied. Un peu de considération pour eux.

Résultats du 2e tour aller
Tunisie-Gabon : 2-2
Guinée-Burkina Faso : 2-1
Maroc-Gambie : 4-0
Ouganda-Ghana : 3-1
RD Congo-Ile Maurice : 3-0
Sierra Leone-Cameroun : 1-1
Rwanda-Mali : 2-1
Niger-Sénégal : 3-2
Bénin-Côte d’Ivoire : Reporté au 05 août
Tanzanie-Nigeria : 1-2
Congo – Afrique du Sud : 2-1
Zimbabwe-Angola : 0-1
Egypte-Kenya : 0-0
Lesotho-Zambie : Ff Lesotho

Pascal Hounkpatin

Partagez

Valorisation de la culture béninoise : Les « zangbéto » en démonstration à Zinvié dès le 11prochain

juillet 31, 2012

Les manifestations de la deuxième édition du  Festival Zangbéto, initiative de Christophe Ayissi, vont se tenir ce samedi 11 août 2012 à Zinvié. Cet événement à caractère purement culturel s’annonce comme un grand rendez-vous qui va une fois encore réunir les fils et filles de Zinvié et alentours autour du patrimoine culturel de la localité.

Ni le gouvernement ni le ministre à eux seuls, ne peuvent tout faire en matière de promotion de la culture du Bénin. Toutes les couches sociales sont conviées à cette mission de développement de la Nation, a compris le digne fils de la localité de Zinvié, Christophe Ayissi en initiant le Festival Zangbéto qui est à sa deuxième édition. Cet événement est l’une des activités culturelles contribuant au développement de la Nation.  «  La culture est le socle de tout développement », estime le promoteur du Festival Zangbéto. En dehors ce festival, Christophe Ayissi  projette  de multiplier des actions à l’endroit des populations  toujours dans la commune pour  impliquer réellement les filles et fils de Zinvié  dans le processus de  développement de la Nation. Mentionnons qu’à l’issue du festival, trois « zangbéto » seront retenus par le jury pour une récompense. A en croire M. Ayissi, l’évènement sera véritablement festif. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle  il invite toutes les populations de Zinvié et environs à prendre part à l’événement.

Victorin Fassinou

Partagez

Page suivante »

is there a site that does homework for you best online content writing sites writing content resume writing essay homework help ontario