18es championnats d’Afrique d’athlétisme : Déjà des médailles et des records (Deux finales pour le Bénin)

juin 30, 2012

Les 18es championnats d’Afrique d’athlétisme ont abordé, hier jeudi 28 juin, leur 2e journée. Si des nations ont engrangé leurs premières médailles, le Bénin s’est positionné sur deux finales.

Hier, le public de Porto-Novo a vécu une journée intense au stade Charles de Gaulle. Malgré les intempéries, les différents athlètes ont sorti les tripes pour mieux se positionner. C’est le cas des Béninois qui ont réussi à se qualifier pour deux finales. Il s’agit de Mathieu Gnaligo sur 400m avec un temps de 46: 32. Il a exprimé sa joie, et surtout sa volonté de faire mieux. « Cette qualification ne fait plaisir. L’essentiel était d’être en finale. Dès lors, tout peut arriver. Mon ambition aujourd’hui est de gagner une médaille pour le Bénin. Et pour y arriver, j’ai besoin du soutien du public…», dit-il. Quant à l’équipe béninoise de relai de 4 x 100, elle a fini première de sa série sur un rythme époustouflant (40’’20). Conduit par un certain Fiacre Bahorou, ce groupe donne aussi des espoirs. Et très enthousiasmé, le public n’a pas manqué de donner de la voix pour féliciter tous les athlètes. Donc à ce niveau, tout peut arriver. Et si nos représentants croient en eux, le Bénin peut espérer des médailles.

Cependant, les Kenyans ont marqué les esprits dans leur spécialité. Notamment les épreuves de fond. Que ce soit aux 5000m dames ou 10000m messieurs, ils ont été intraitables. Dans cette dernière épreuve, le podium est entièrement kényan. En 27:19.74, Kenneth KIPKEMOI plie l’affaire. Il pulvérise du coup le record des championnats vieux de 19 ans (27: 25. 33) détenu par l’autre Kenyan, SIGEI William depuis 1993 à Durban. Il est suivi de ses compatriotes Mark KIPTOO et Lewis MOSOTI. En 5000m dames, Gladys CHERONO (15:40.04) arrive la première devant sa compatriote Veronica NYARUAI (15:40.65). La médaille de bronze échoit à l’Ethiopienne GERBRESLASE TEKLEZGI qui réalise un temps de 15:53.34.

Pour sa part, la Gabonaise Ruddy Zang MILAMA, avec un temps moyen de 11.16, arrache logiquement l’or au 100m dames. Chez les hommes, c’est le Sud-Africain Simon MAGAKWE qui gagne le métal précieux en 10.29.

La compétition se poursuit ce jour avec la 3e journée. Plusieurs finales sont au programme. Notre compatriote Allassane Bentille est attendue au 1500m. Sans oublier la Botswanaise Amantle Montsho, championne du monde des 400m et grandissime favorite.

Quelques résultats des finales

100m messieurs

1 Simon MAGAKWE RSA 10.29

2 Amr SAOUD EGY 10.34

3 Hua Wilfried Serge KOFFI CIV 10.37

100m dames

1 Ruddy Zang MILAMA GAB 11.16

2 Blessing OKAGBARE NGR 11.18

3 Gloria ASUMNU NGR 11.28

5000m Dames

1 Gladys CHERONO KEN 15:40.04 CR

2 Veronica NYARUAI KEN 15:40.65

3 G. GERBRESLASE TEKLEZGI ETH 15:53.34

10000m messieurs

1 Kenneth KIPKEMOI KEN 27:19.74

2 Mark KIPTOO KEN 27:20.77

3 Lewis MOSOTI KEN 27:22.54

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Entretien avec l’artiste chanteur Hodonou Jacques alias Jac’Oho : Mon absence est un recul pour mieux sauter »

juin 30, 2012

Il est l’un des artistes qui travaillent pour la valorisation des rythmes béninois. Après un long moment d’absence, l’artiste le plus aimé des femmes des marchés annonce son retour sur la scène musicale avec un nouvel album baptisé « Djodo ». Dans cet entretien, Jacques Hodonou alias Jac’Oho, explique ce pour quoi, il a disparu de la scène béninoise. Aussi, a-t-il dévoilé les ambitions qu’il nourrit pour les prochains jours. Parmi celles-ci figure la promotion de ses ouvres à l’échelle internationale. Son slogan est de contribuer désormais à la promotion des rythmes béninois.

Jac’Oho a disparu de la scène musicale ?

« Mon silence n’est pas un signe de mort. Jac’Oho n’a pas disparu de la scène comme le pense certains. J’ai juste pris du recul pour mieux sauter. Je suis allé renforcer mes capacités pour revenir en force. Le genre de musique que je fais demande un peu plus d’effort. Jac’Oho fais de la musique qui demande un peu de recherche. Le genre de musique que je fais demande d’aller de temps en temps me ressourcer pour apprendre comment se joue tel ou tel rythme traditionnel afin de le moderniser. Je n’ai pas disparu de la scène musicale, j’étais pris par un travail qui se fait naturellement dans l’ombre pour revenir en force sur la scène musicale. Vous l’auriez remarqué , Jac’Oho est très attaché aux réalités africaines. Mon slogan, c’est de contribuer à la promotion de la culture africaine en particulier celle de mon pays le Bénin. C’est d’ailleurs ce qui fait que mes œuvres sont souvent appréciées du public. Je me suis retiré pour faire sortir un nouvel album, véritable produit qui sera aimé par tout le monde à l’instar de mon morceau « Aboto ».

 

Vous annoncez votre retour sur scène avec un nouvel album. Parlez nous de cet opus 

Mes albums sont d’habitude riches en musique moderne d’inspiration traditionnelle. Ce disque ne va pas déroger à cette règle. Il est très riche en musiques traditionnelles. J’ai fait divers rythmes dans ce nouvel album.

Plusieurs thèmes de société sont également abordés dans ce livre sonore. Ici j’exhorte tout le monde à la patience, au courage, au travail bien fait et à l’amour du prochain. Le public aura le temps de l’apprécier à sa juste valeur. C’est une œuvre, comme je le disait tantôt qui est le fruit de plusieurs années de labeur dans les localités du pays. Cet album est titré « Djodo », qui signifie simplement «laisser» en français. Ce disque comporte sept morceaux. Dans cette œuvre phonographique, j’ai abordé le quotidien. Jai essayé de dire tout haut ce que les autres disent tout bas. Dans cet album, j’ai été la voix des sans voix.

Quand est ce que ce livre sonore sera sur le marché ?

Tout est fin prêt pour que ce disque soit à la portée du public afin qu’il savoure cette sauce musicale. S’il plait à Dieu, dans deux semaines au plus, cette distribution sera chose faite. Je rassure que « Djodo » sera dans les bacs dès la fin de la semaine prochaine.

Après ce lancement , Jac’Oho a certainement d’autres projets ?

Un homme sans ambition est sans vie. Ce qui me tiens à cœur est la promotion à l’international de mon album et de tout ce que je fais pour valoriser la musique béninoise. Le concert que j’ai eu à donner le jeudi 21 juin 2012 à l’Institut français du Bénin , s’inscrit dans ce cadre. Ma mission est de devenir l’ambassadeur de la musique béninoise. Les femmes des marchés m’appellent souvent l’artiste à la voix formidable. Je veux bien maintenir cette qualification. Le secret pour parvenir à la perfection c’est de travailler au quotidien. En dehors de cette mission première, je travaillerai jour et nuit pour que je sois un artiste au complet qui peut faire la fierté du Bénin partout dans le monde. Je rappelle que je nourris de nobles ambitions pour mon cher pays le Bénin.

 Interview réalisée par Victorin Fassinou

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Activités de revenu considérable au Bénin : Un vendeur d’Atchiékè à Cotonou n’envie pas un fonctionnaire moyen

juin 30, 2012

Le Bénin à l’instar de la plupart des pays du monde entier enregistre un flux de migration sur son territoire. Les migrants observés depuis 2 ou 3 ans environs, viennent massivement des pays de l’hinterland. Une fois arrivés au Bénin, le constat est qu’ils n’hésitent pas à exercer dans des secteurs d’activités que les nationaux jugent inintéressants ou peu rentables. Des activités telles la vente d’atchiékè par exemple.

La vente d’atchièkè négligée par les béninois se trouve être rentable , une activité qui nourrit son homme. Les vendeurs de cette norriture n’envient pas les fonctionnaires béninois. Dans la plupart des quartiers de Cotonou, on dénombre au moins 2 à 3 vendeurs d’atchiéké. Ces vendeurs sont le plus souvent originaires du Niger, du Sénégal, de la Guinée ou du Burkina-Faso. Un ou deux longs bancs et deux tables suffisent pour ces derniers pour installer un lieu de vente d’atchiéké. Ils ne se tracassent même pas avant que les fans de ce « couscous ivoirien » viennent déguster ce met auquel ils s’abonnent et qui est accessible à toutes les bourses. A partir de 100f à 400f au maximum, l’on est déjà rassasié et satisfait de sa consommation. Les clients de ces vendeurs d’atchiékè sont souvent nombreux et dégustent si allègrement leur plat que l’on se demande pourquoi les nationaux fuient-ils alors un tel secteur d’activité? Parce que ceux que l’on a approché ont estimé que ce sont des activités mineures qui non seulement ne les valorisent ‘’pas assez ‘’ ou ‘’du tout pas’’ mais aussi « n’est pas assez ou peu rentable », Léa G. commerçante. Madame Rose A., gérante d’une boutique de vêtements, a également abondé en ce sens, en affirmant  que : « ces activités ne permettent pas toujours de subvenir convenablement aux besoins quotidiens et ils ne permettent pas de s’enrichir rapidement ». Or, aux dires d’Adamou T. vendeur Nigérien d’atchiéké à Gbèdjromédé, cette activité lui rapporte par jour 40.000 à 55.000fcfa. Et puisqu’il vend tous les jours de la semaine, on peut aisément déduire qu’il gagne par mois, plus qu’un fonctionnaire travaillant aussi bien dans le privé que dans le public. Car son gain mensuel avoisine 1.650.000fcfa. Même si l’on déduit les frais de ravitaillement pour la préparation de l’atchiéké, il lui reste comme bénéfice mensuel environs 600.000f. N’est-ce pas une activité très rentable ?

Des activités à ne pas négliger

Tandis que les béninois préfèrent être dans le fonctionnariat ou mener des activités commerciales telles que la vente de friperies, de divers, de produits cosmétiques, de boissons et la restauration variée…, les nigériens et burkinabé pour ne citer que ceux-là, exercent sans aucune réticence et sur au Bénin, cette activité qui est une source de revenus considérable pour eux. Ils s’en servent d’ailleurs le plus souvent pour réunir les fonds nécessaires pour se rendre en Amérique ou en Europe afin d’y travailler voire s’y installer définitivement. Ne croyons donc pas que ce n’est qu’ « un petit métier ». Des activités comme la vente de pièces détachées, d’ustensiles de cuisine, d’appareils électroménagers, de torches et d’appareils électriques, de chaussures, de chemises, de t-shirts et de tricots ainsi que l’ouverture de cafétérias, sont des activités qui s’exercent de plus en plus par ces ressortissants au Bénin. Ces activités non plus ne sont pas négligeables. Car Zacharie N. gérant Guinéen de cafétéria nous a confié par exemple que sa vente s’élève à 10.000f par jour ; soit 70.000f par semaine donc environs 300.000f par mois. Ce n’est nullement un chiffre d’affaire négligeable. En ce sens qu’il est clairement supérieur au SMIG et dépasse relativement le salaire moyen dans le privé. Tout ceci permet d’affirmer sans sourciller qu’aucun secteur d’activité ne doit être négligé ni minimisé, puisqu’ « il n’y a pas de sot métier ». Il suffit juste d’être persévérant, imaginatif et passionné par son métier.

Monaliza Hounnou (Stg)

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Préparatifs du centenaire du Lycée Béhanzin : Les universitaires apportent leurs contributions

juin 30, 2012

Les préparatifs du centenaire du Lycée Béhanzin, ancien Victor Ballot vont bon train. Hier, le comité d’organisation de cet événement important a reçu le soutien d’une délégation des professeurs des universités du Bénin, anciens «Ballotin» et «Béhanzinois».

Après le groupe des Présidents des institutions de la République conduit par le Président Mathurin Coffi Nago, le groupe des acteurs de la justice conduit par Me Marie-Elise Gbèdo et la descente personnelle effectuée par le Président Abdoulaye Bio Tchané, le groupe des universitaires étaient hier 28 juin 2012 au Lycée Béhanzin de Porto-Novo.

Sous la direction de M. Emile Azandégbé, Professeur à la Faculté des sciences et techniques de l’Université d’Abomey-Calavi, ils ont bravé la pluie torrentielle qui s’est abattu hier sur la ville-capitale pour répondre à l’appel de M. Ladany Gafari, proviseur du Lycée Béhanzin, Président du Comité d’organisation du centenaire de ce haut lieu du savoir qui a formé plusieurs cadres béninois et étrangers.

L’ambiance était à la fête malgré la faible mobilisation pour raison de pluie. Avant d’entamer la visite pèlerinage du Lycée pour apprécier l’état dans lequel il se trouve en ce moment et qui nécessite un lourd investisseurs, les anciens «Béhanzinois» et «Ballotins», aujourd’hui Professeur dans les universités du Bénin ont, par la voix de M. Emile Azandégbé, apporté leur soutien moral au comité que préside M. Ladany. Ils ont aussi et surtout mis la main à la poche. Ce qui a permis au comité d’organisation de récolter quelques fonds.

« A cause de la pluie qui s’est abattue sur les villes de Porto-Novo et de Cotonou, plusieurs de nos collègues n’ont pas pu faire le déplacement. Ce n’est que partie remise », a confié un des membres de la délégation conduite par M. Azandégbé.

Selon des indiscrétions, une autre descente des professeurs des universités du Bénin formés au Lycée Béhanzin est projetée pour la seconde moitié du mois de septembre. Le Professeur François Abiola qui n’a pas pu faire le déplacement à cause d’une rencontre de Cedeao sur les recherches scientifiques sera de la partie.

Affissou Anonrin

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Célébration du 52è anniversaire du Bénin à l’indépendance : Cotonou pour abriter le 1er août 2012

juin 30, 2012

Le Bénin va célébrer le 1er août prochain le 52è anniversaire de son accession à la souveraineté nationale et internationale. Selon les déclarations qui ont été faites hier 28 juin 2012 au Palais des gouverneurs à Porto-Novo par le ministre Lambert Koty des travaux publics et des transports, c’est la ville de Cotonou qui va accueillir les manifestations officielles de cette fête. A en croire le ministre Lambert Koty, cette option a été faite par le gouvernement à cause des difficultés de trésorerie de l’Etat. Il a par ailleurs ajouté que cette fête sera célébrée dans la plus grande sobriété. « L’option ainsi faite par le gouvernement ne remet pas en cause le caractère tournant de la fête du 1er août », a par ailleurs rassuré le ministre Lambert Koty.

Depuis 2006 qu’il a pris les commandes de l’Etat béninois, le Président Boni Yayi a en effet fait l’option de rendre tournantes les manifestations officielles de la fête du 1er aout. Ainsi, de 2007 à 2011, ce sont respectivement les villes d’Abomey, de Parakou, de Lokossa, de Porto-Novo et Natitingou qui ont abrité les manifestations officielles de la fête du 1er août. En matière de réalisation d’infrastructures de grande envergure, ces villes ont gagné des fortunes diverses.

 Affissou Anonrin

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41è session ordinaire de la Cedeao : Boni Yayi à Yamoussoukro ce jour

juin 30, 2012

Le Chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi quitte Cotonou aujourd’hui 29 juin 2012 pour Yamoussokro où il prendra part au 41è sommet de la Cedeao. C’est du moins ce que renseigne un communiqué du ministère des affaires étrangères. Le sommet va durer deux jours.

Communiqué de presse

A l’invitation de Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, Président de la République de Côte d’Ivoire et Président en exercice de la CEDEAO, le Président de la République prendra part à la 41ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO, à Yamoussoukro, les 29 et 30 juin 2012.

Ce Sommet sera consacré à la situation politique et sécuritaire dans la région du Sahel, caractérisée par des atteintes à la paix et à la sécurité, notamment au Mali et en Guinée Bissau.

Dans ce cadre, les Chefs d’Etat et de Gouvernement examineront :

· le rapport intérimaire 2012 du président de la Commission de la CEDEAO ;

· le rapport de la 68ème session ordinaire du Conseil des Ministres de la CEDEAO ;

· le rapport de la 11ème session extraordinaire du Conseil des Ministres de la CEDEAO ; et

· les rapports et mémorandum du Président de la Commission de la CEDEAO, du Médiateur de la crise malienne en la personne de Son Excellence Monsieur Blaise COMPAORE, Président du FASO et du groupe de contact régional de la CEDEAO sur la situation au Mali et en Guinée-Bissau.

La répartition des postes statutaires au sein de la Commission, conformément aux recommandations de la 40ème session de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO, sera également au centre des discussions de cette session au cours de laquelle le Président de la Commission, récemment nommé, prêtera serment.

Enfin, les deux (02) Chefs d’Etat aborderont des sujets touchant la coopération bilatérale.

Fait à Cotonou,

le 26 juin 2012.

Le Secrétaire

Général Adjoint,

Porte-parole du

Ministère

Euloge HINVI

Ambassadeur

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Gouvernance: zéro pointé

juin 30, 2012

Face à la crise politique, sociale, économique et morale au Bénin, l’Eglise catholique a retrouvé dans la parole du Christ, les moyens pour conjurer le mal. Ainsi, se tiennent les assises catholiques du 27 au 30 juin 2012. La conférence inaugurale a été remarquable. L’auteur de la communication est le père Efoé Julien Pénoukou. Un extrait du tableau, tel que peint par ce serviteur du Christ, libre d’esprit :  » …chez nous, les mauvais choix se succèdent, les maladresses s’accentuent. A peine s’est-on résigné aux chocs sociaux d’une option inopportune sinon inconvenante qu’un autre foyer de tension s’allume, avec des procédures aux antipodes d’un Etat de droit. ..Il faut reconnaître sans ambages, le Bénin d’aujourd’hui ne vit pas dans la paix du cœur ni du corps, mais dans l’angoisse et la peur du malheur fatal. « . Ce serviteur du Christ ne fait pas seulement le constat. Il suggère l’action. Ce qui est d’ailleurs le point lumineux de son intervention :  » le temps presse, il faut agir, non pas pour détruire les uns en vue de réhabiliter les autres, mais pour sauver et construire ensemble la commune maison de notre Nation, dans un esprit de droit et le respect absolu de la loi fondamentale  »

Les assises catholiques ne font pas une exclusion. Elles veulent plutôt constituer un creuset de réflexion pour induire l’action. L’objectif est de permettre à ceux qui sont engagés en politique de mettre leur foi catholique au cœur de leur action politique. S’engager au service de son pays, c’est reconnaître que celui qui humilie l’autre ne peut pas se réclamer de Dieu. Le Pape Pie XII si bien cité, a déjà tracé la voie de l’action publique pour le chrétien engagé dans la gestion de la cité :  » C’est le devoir principal des Chrétiens de faire en sorte que la société moderne retourne dans ses structures aux sources consacrées par le Verbe de Dieu fait chair. Si jamais les Chrétiens négligeaient ce devoir qui leur incombe, laissant inerte, autant qu’il dépend d’eux, la force qu’est la Foi pour ordonner la vie publique, ils commettraient une trahison envers leur Dieu apparu visiblement parmi nous dans le berceau de Bethléem…Gardez-vous de ceux qui méprisent ce service rendu par les chrétiens au monde et lui opposent un christianisme soi-disant  » pur « , spirituel « . Les assises catholiques sont d’une grande importance. En ce sens que les recommandations permettront aux cadres et personnalités politiques engagés dans la gestion du pays de se réarmer pour mener le combat contre la pauvreté. In concreto, ce qu’on attend des chrétiens engagés dans la vie publique, c’est de se mettre au service de la Vérité. Le service de la vérité, c’est un service désintéressé, c’est l’abnégation. Le chrétien qui respecte sa foi, refuse la corruption puisqu’il s’agit en l’espèce , de falsifier ce qui est pour favoriser ce qui n’est pas. En ce moment de concours national pour la fonction publique, il est impérieux de rappeler aux cadres d’entrer dans la Vérité. Il est difficile, certes, mais il n’est pas impossible d’aller de l’avant.

Les objectifs spécifiques de cette assise consisteraient à faire du chrétien engagé un modèle d’inspiration biblique. Le constat aujourd’hui, c’est que le chrétien engagé en politique a perdu les trois quart de sa foi. Il n’a plus la capacité à s’opposer. C’est-à-dire refuser de s’aligner sur une fausse orientation. Les scandales se succèdent. Et on s’interroge sur l’état de la foi des chrétiens qui ont abandonné la Vérité. La recommandation majeure des assises catholiques serait un fortifiant pour le chrétien politique qui doute, qui a peur de dire non à une potion dangereuse pour la cité. C’est en cela que tous les regards sont tournés vers le Palais des Congrès. Puisse le Seigneur éclairer la conscience de ceux qui ont la lourde charge de nous amener vers le Bénin de la croissance partagée.

Herbert Houngnibo

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Pour manquement à l’égard du parlement : 61 députés interpellent le ministre Arifari Bako

juin 30, 2012

Le ministre Arifari Bako des affaires étrangères, a brillé par son absence le jeudi 7 juin 2012 au Parlement. Les députés ont vécu cette absence comme un mépris alors qu’ils attendaient le ministre pour répondre à l’humiliation dont ils sont souvent objets lors des manifestations officielles par le Protocole d’Etat. Pour mettre fin à ce mépris, 61 députés ont décidé d’interpeller le ministre. Des menaces d’interpellation du Chef de l’Etat ont été aussi brandies.

Hier, le député André Okounlola  et 60 autres ont déposé une interpellation contre le ministre des affaires étrangères Nassirou Arifari Bako. Ils se sont appuyés sur l’article 113.1  qui dit que conformément aux dispositions des articles 71 et 113 de la Constitution, « le Président de la République ou tout membre de son gouvernement peut, dans l’exercice de ses fonctions gouvernementales, être interpellé par l’Assemblée nationale ». Ce faisant, les députés ont mis en exécution leur menace brandie lors de leur séance plénière du jeudi 7 juin 2012 au Palais des gouverneurs à Porto-Novo. Les députés en veulent au ministre des affaires étrangères Arifari Bako qui ne s’est pas présenté au Parlement pour répondre à certaines préoccupations des élus de la nation au sujet des humiliations et manquements graves dont ils sont victimes de la part du protocole d’Etat lors des cérémonies officielles.  Le gouvernement qui devrait être représenté par son ministre des affaires étrangères a brillé par son absence. Les députés Rachidi Gbadamassi, Nourénou Atchadé, Rosine V. Soglo, Eric Houndété et Gabriel Tchocodo, ont tous menacé d’interpeller le président de la République pour ce comportement. C’est une chance que les députés donnent au ministre Arifari Bako, brillant parlementaire de rattraper ses manquements à l’égard de la représentation nationale.  

Tobi Ahlonsou

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Contrôle de l’action gouvernementale : Vers une commission d’enquête pour vérifier la gestion du Fonds Fadec

juin 30, 2012

Le gouvernement  a fait hier le point exhaustif, par commune et par département,  des marchés construits ou réhabilités par le gouvernement depuis 2006. Après les débats autour de cette question introduite par l’honorable Nicaise Fagnon et certains de ses collègues, les députés ont fait l’option de mettre une commission d’enquête pour vérifier comment les ressources de l’Etat et des partenaires, notamment celles mobilisées pour la mise en œuvre du Fonds d’appui au développement des communes (Fadec) ont été gérées. .

A quand le démarrage effectif des travaux de construction du marché communal de Dassa Zoumé dont le financement de 350 millions de francs cfa est prévu dans le budget exercice 2012 ? Qu’en est-il du marché de Glazoué, réputé international ? Quel est le mode d’attribution des places dans les marchés ? Le gouvernement représenté par trois ministres, Raphael Edou, Lambert Koty et Jonas Gbian a apporté hier aux députés de l’Assemblée Nationale, des réponses à ces préoccupations.

Dans son intervention, le ministre Edou,  a indiqué que les travaux de construction du marché de Dassa Zoumé n’ont pas démarré en raison de la signature tardive du contrat. « Mais l’entreprise pourra livrer le marché au plus tard fin décembre 2012 », a dit le ministre. Pour ce qui est du marché de Glazoué, le gouvernement a réitéré sa promesse de le réaliser dans le cadre des prochaines programmations. Le ministre Edou laisse entendre que les places dans les marché Dantokpa, Ganhi, Missèbo sont accessibles à tous ceux qui résident sur le territoire national sans exception aucune …. « Le droit de permis d’occuper varie de 75 000f cfa à 400 000f », a-t-il dit.  

Ces réponses n’ont malheureusement pas comblé les attentes des auteurs de la question d’actualité. Pour les représentants du peuple,  le gouvernement fait économie de vérité. C’est du moins l’avis de l’honorable Sofiath Shanou qui a pris la défense de ses compatriotes du marché Dantokpa. «C’est faux ! On ne peut pas dire que les  droits de permis d’occuper sont fixés entre 75 000f cfa et 400 000f » s’est exclamé le député de Porto-Novo. Elle a précisé que le nombre de places octroyées aux demandeurs est inférieur au nombre de places disponibles. Le comble, a-t-elle ajouté est que cinq directeurs généraux se sont succédés à la tête de la Sogema sans pour autant trouver une solution à cette situation.

Avant l’honorable Shanou beaucoup de députés tels que Epiphane  Quenum, Firmin Biokou, Emile Tossou, Louis Vlanonou… ont déjà évoqué la piste de la mise en place d’une commission pour contrôler la gestion du fonds d’appui pour le développement économique des communes ( Fadec).

Mission accomplie pour Fagnon

Dans ce dossier, l’honorable Nicaise Fagnon qui n’a pas manqué de féliciter le gouvernement peut se réjouir d’avoir joué sa partition. Désormais, on ne peut plus dire qu’il ne rempli pas sa mission, celui de contrôler le gouvernement. Et le plus grand souhait est que si chacun des 83 députés de la 6è législature peut s’investir abondamment dans cette mission, ce serait un pari gagné pour la lutte contre la pauvreté. C’est du moins ce que pense l’honorable Nicaise Fagnon qui encourage fortement à aller dans ce sens puisque dans chaque localités du Bénin se trouve un ou plusieurs projets mal exécuté.

Tobi Ahlonsou

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Réunion de haut niveau sur la mise en œuvre de la Scrp : Les Ptf critiquent la gouvernance du Bénin

juin 30, 2012

Le gouvernement a eu des sueurs froides hier jeudi 28 juin 2012 au palais de congrès de Cotonou. A l’occasion de la réunion de haut niveau sur la mise en œuvre de la Scrp, les partenaires techniques et financiers ont exprimé leur mécontentement quant à la gouvernance globale qui ne donne pas de bons résultats. Une manière de dire au Président Boni Yayi et à son équipe que ça va mal réellement au Bénin.

Pour le Chef de délégation de l’Union européenne, Mme Françoise Collet, il y a une question de cohérence entre les actions du gouvernement. Pour elle, il faut que le gouvernement travaille selon une vision qui induit des actions conduites dans la transparence et dans l’équité. Le Bénin dispose des atouts, a reconnu Mme Collet, mais ils sont mal exploités. Elle a fustigé par exemple le fait que les autorités gouvernementales ne font rien pour arrêter les chargements hors gabarit des véhicules qui détruisent les routes. D’ailleurs, l’Union européenne a déjà décidé de ne plus construire de nouvelles routes en Afrique de l’Ouest, si ce qui est fait n’est pas entretenu. Elle s’est demandée ce que cela coûte au gouvernement dans la lutte contre la corruption de faire porter des badges avec nom et numéro aux policiers pour les identifier sur les routes. Il faut que le gouvernement sanctionne désormais. Pour elle, il y a aussi une crise entre le gouvernement et le secteur privé qu’il faut travailler à régler. Selon l’ambassadeur de la France près le Bénin, M. Jean Paul Monchau, il y a des actions destructrices qui ne cadrent pas avec la bonne image du Bénin projetée à l’extérieur. Pour le Représentant résident de la Banque Mondiale, M. Olivier Fremond, il faut que le Bénin travaille pour atteindre une croissance de 7% sur une période donnée, afin de réduire la pauvreté.

Etat des lieux peu performant

Avant eux, c’est Mme Nardos Békélé Thomas qui, en sa qualité de Chef de file et porte-parole des Partenaires Techniques et Financiers du Bénin, a fait un état des lieux en quatre thèmes.

On en déduit que la croissance économique enregistrée par le Bénin n’est pas suffisante pour faire face à la demande sociale. La situation de l’emploi, notamment des jeunes, est assez préoccupante. S’agissant de l’accélération des réformes structurelles, du soutien au secteur privé et à la construction d’une économie compétitive indispensables pour élever la croissance économique au niveau minimum des 7% requis pour lutter contre la pauvreté et réaliser les objectifs du millénaire pour le développement, il y a un fléchissement de la situation économique. Concernant les réformes du Port Autonome de Cotonou et de la filière Coton, les Ptf pensent que la mise en place d’un cadre de partenariat sain avec le secteur privé est d’une nécessité impérieuse pour la réussite des réformes. Ils invitent le gouvernement à accélérer le processus de mise en place de la Loi sur le Partenariat Public-Privé, de la Loi sur la concurrence et des décrets d’application de la Loi contre la corruption et autres infractions connexes.

Ils regrettent le retard accusé dans l’opérationnalisation du Plan Stratégique de Relance du Secteur Agricole (PSRSA), qui devrait pourtant permettre de diversifier les sources de croissance de l’économie béninoise. Les partenaires souhaiteraient un assainissement de l’environnement des affaires plus propice à l’entreprise, l’investissement privé et la création de richesses.

D’autres contre performances

En ce qui concerne l’amélioration de la gestion des finances publiques ainsi que la pertinence des choix d’allocation des ressources budgétaires par rapport aux priorités du pays, il y a contre performance. Depuis plusieurs années, le taux d’investissement public demeure en dessous des objectifs fixés dans la Scrp, ce qui va à l’encontre des ambitions exprimées en termes de croissance forte et durable pour la réduction de la pauvreté. Les Ptf attendent une plus grande transparence et une efficience accrue dans la gestion des finances publiques. Ils regrettent l’absence en 2012 du suivi de l’exécution du Programme d’Actions Prioritaires (Pap) de la Scrp3, qui constitue pourtant l’instrument privilégié de sa mise en œuvre. Au plan de l’éducation, une actualisation et une application efficace du Plan Décennal de Développement du Secteur de l’Education qui devrait être fortement centrée sur la qualité et la bonne gouvernance est urgente.

Enfin, les Ptf ont souligné l’urgence pour les autorités de mettre en place une stratégie globale de réformes de la fonction publique fédérant toutes les initiatives et études en cours en la matière. La décentralisation et la déconcentration seront essentielles pour atteindre les objectifs fixés dans la Scrp et exigeront de nouveaux transferts de compétences aux autorités locales, assortis de la mise à disposition des moyens financiers et humains nécessaires aux communautés locales dans l’optique de la mise en place d’une fonction publique territoriale efficace.

Le niveau des transferts, 3,2% en 2010 aux collectivités territoriales dans le budget général de l’État est encore faible. Face aux enjeux multiples liés à l’amélioration de la gouvernance, les partenaires tiennent à souligner leur forte préoccupation quant à la nécessité d’accélérer la mise en œuvre d’une véritable politique de lutte contre la corruption et l’impunité dans le cadre des politiques de bonne gouvernance démocratique du pays. Par ailleurs, la situation dramatique prévalant dans les prisons conforte l’urgence des mesures judiciaires et politiques à prendre pour améliorer les conditions de détention à travers l’application du nouveau code pénal. Les partenaires tiennent également à souligner les défis qui restent à relever en matière de lutte contre le travail et le trafic des enfants.

Suite aux interventions des Ptf et de la société civile, les ministres ont tour à tour donné des explications pour montrer que pourtant ils travaillent. Dans l’ensemble, si ce ne sont pas des études qui sont en cours, ce sont les études qui sont terminées et la mise en œuvre des recommandations ne saurait tarder. Le ministre des finances et de l’économie, Jonas Gbian, s’est dit surpris des griefs exprimés par le Ptf. En tant que partenaires, il souhaite que les deux parties se fassent confiance. Le ministre en charge du développement, M. Marcel de Souza, n’a pas aimé qu’on dise qu’il n’y a pas de suivi du Programme d’actions prioritaires. Il a promis de faire parvenir aux partenaires un document à ce propos. Le chef de la délégation de l’Union européenne ayant fait d’autres observations pour battre en brèche certaines réponses des ministres, le Premier Ministre, M. Pascal Irénée Koupaki, a dû à la fin de la revue présenter un discours d’assurance. « Nous nous inscrivons dans votre anagramme » a dit M. Koupaki à Mme Françoise Collet. L’anagramme « Varte » que le Premier Ministre a traduit en vision, actions, responsabilité, transparence et équité.

Guy Constant Ehoumi

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