Réunion de crise au sujet du coton au palais hier : Le gouvernement récupère l’approvisionnement en intrants coton aux producteurs

avril 30, 2012

D’importantes décisions ont été prises par le gouvernement à propos de la filière coton lors d’une rencontre tenue hier dimanche 29 avril 2012 au palais de la Présidence de la République avec les responsables communaux de promotion agricole, les directeurs généraux des centres régionaux de promotion agricole, les agents de conditionnement, les statisticiens, les maires, les préfets…Globalement, il ressort de ces décisions que le gouvernement assumera désormais l’approvisionnement en intrants coton aux producteurs. Ces décisions se résument en cinq (5) points.

1- le décret 99-537 du 17 novembre 1999 instituant le transfert de l’approvisionnement des intrants coton aux privés est abrogé. Désormais, l’Etat reprend ses responsabilités en assurant l’approvisionnement en intrants coton au profit des producteurs de coton

2- l’accord cadre permettant la délégation du pouvoir de l’Etat à l’Association interprofessionnelle du coton (AIC) pour la gestion de la filière est suspendu jusqu’à nouvel ordre et l’Etat s’occupe lui-même de la gestion de la filière coton. Ce qui signifie simplement que l’AIC et tous ses organes satellites deviennent des coquilles vides dont le contenu se réduit à la loi 1901 sans droit de regard dans la gestion de la filière coton. C’est une disparition non prononcée de l’AIC qui découle de ce point des décisions

3- l’Etat va assurer lui-même l’importation et la mise en place des intrants coton par les structures centrales et déconcentrées du Ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche avec l’appui des préfets, des maires, et de l’armée.

4- la mise en place d’un cadre exceptionnel sous l’autorité de l’Etat pour la gestion de la filière coton pour la campagne 2012-2013. Ce cadre aura pour dénomination « Comité national de suivi et de contrôle de la filière coton ». Il sera présidé par le Premier Ministre. Il y aura aussi à moyen terme une autorité de régulation de la filière.

5- Un comité paritaire Etat et Secteur Privé sera mis en place en vue de créer un cadre de discussion dans une vision Partenariat public/privé pour la filière coton.

La Pnoppa-Bénin propose que le compteur soit remis à zéro

La Plate-forme nationale des organisations paysannes et de producteurs agricoles du Bénin (Pnoppa-Bénin) était samedi dernier face aux hommes des médias, pour se prononcer sur les menaces qui pèsent sur les producteurs de coton et leurs organisations. Saisissant l’occasion, les acteurs de la Pnoppa ont plaidé pour la mise en place d’un comité transitoire composé de tous les acteurs du monde agricole en vue de la relance de la filière coton.

Il est constaté depuis quelques jours, une bataille médiatique entre l’Aic et le gouvernement, tous deux acteurs intervenant dans la filière coton. Pour l’Aic, la superficie emblavée au cours de cette campagne en cours est de 209 000 ha pour un volume de production de 174 000 tonnes de coton. Le gouvernement, à travers le Ministère de l’Agriculture, estime que sur la base des mêmes superficies emblavées, le volume de production devrait être 209 000 tonnes environ. Face à cette situation, la Pnoppa-Bénin est apparemment très préoccupée par le rôle que joue la filière coton dans l’économie du pays et l’évolution que connaissent les volumes de production d’année en année. Les résultats obtenus, loin d’amener à la guerre des chiffres, devraient plutôt interpeller tous les acteurs intervenant dans la filière, a déclaré le président de la plate-forme, M. Lokossou Léopold. Les producteurs et les productrices seront une fois encore les victimes de ce combat qui a mis de côté la question fondamentale. Selon Lawani Arouna, chargé de la promotion des filières au sein de la plate-forme, la question fondamentale est celle de la gouvernance. Ce dernier estime que c’est parce qu’il n’y a pas de transparence dans la gestion de cette filière, que l’Aic et le gouvernement n’arrivent pas à accorder leurs violons au sujet des chiffres. Pour corriger le déficit, a-t-il fait savoir, il faut qu’il y ait une synergie d’action entre les différents acteurs intervenant dans la filière. Athanase Akpoé s’est pour sa part désolé de la baisse des résultats de la filière nonobstant les grands moyens injectés par le gouvernement. Si les cotonculteurs n’y gagnent rien, à qui cela profite t-il donc, s’est-il interrogé. Pour lui, il est nécessaire de ramener l’aiguille à zéro afin d’évaluer chaque maillon de la filière. Pour y parvenir, la plate-forme propose de mettre sur pied un comité transitoire composé de tous les acteurs du monde agricole.

Les travailleurs de la Sodéco craignent pour leur emploi

La crise qui secoue la filière coton au Bénin préoccupe les travailleurs de la Sodéco. Dans un communiqué qu’ils ont rendu public le vendredi 27 avril dernier suite à une rencontre à la Bourse du travail, ces travailleurs ont appelé le gouvernement à mettre fin à cette crise et prendre toutes les dispositions idoines au plus tard le 5 mai 2012 en vue du démarrage à bonne date des semis, afin de mettre en confiance tous les acteurs de la filière que sont, les producteurs, les égreneurs, les transporteurs et les distributeurs d’intrants.

Communiqué de presse du Synatra-Sodéco

Depuis quelques temps, une crise dont on ne connaît pas les motivations réelles est née. Ainsi, les égreneurs ont été accusés d’avoir volé le coton des producteurs en minorant leur poids dans les usines après avoir chassé des usines les agents assermentés du ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche (Maep) chargés du contrôle de la qualité des produits agricoles.

Face à l’opprobre jeté sur les activités des usines, les travailleurs de la Société pour le développement du coton (Sodéco) réunis au sein de leur syndicat, Syndicat autonome des travailleurs de la Sodéco (Syntra-Sodeco), dont le bureau exécutif s’est réuni ce jour vendredi 27 avril 2012 à la Bourse du travail à Cotonou, tiennent à apporter les clarifications ci-après :

I- Pesé du coton graine à l’usine

– Les ponts bascules de la Sodéco après la révision annuelle obligatoire sont toujours contrôlés certifiés par l’Abmnq (Agence béninoise de la métrologie des normes et de la qualité) avant toute mise en service.

– Tous les ponts bascules de la Sodéco ont été dotés de tête électronique anti-fraude en vue d’une bonne fiabilité des pesées et le renforcement de la confiance entre les producteurs et la Sodéco.

– Chaque pesée se fait en présence du représentant des producteurs appelé convoyeur ou parfois du producteur lui-même et du conducteur, ce qui rend toute fraude impossible.

– Principalement, cette campagne le rendement fibre à l’égrenage a chuté dans toutes les usines du Bénin. Les travailleurs demandent où est passé le coton dit volé aux producteurs ?

II- Les agents de la Dpqc

-Suite aux nombreuses plaintes de rançonnement des agents de la Dpqc, formulées depuis des années par des producteurs, l’interprofession a décidé que la contre expertise du classement primaire du coton graine soit désormais anonyme afin d’éviter tout contact entre lesdits agents et les producteurs. Dans ce cadre, des locaux ont été aménagés par les égreneurs dans l’enceinte des usines pour les accueillir, mais ils ne se sont jamais présentés dans aucune usine jusqu’à la fin de la campagne. Le Syntra Sodéco se demande comment peut-on chasser des gens qu’on n’a jamais vus ?

III- La sauvegarde des emplois des travailleurs

– Suite à la cession de l’outil industriel de la Sonapra, le gouvernement s’est engagé à sauvegarder tous les emplois des travailleurs ; or, il ne peut exister d’emploi sans la matière première qu’est le coton graine.

– Les semis devant commencer à mi-mai, les travailleurs sont inquiets du fait de l’absence de prise des dispositions pour leur démarrage.

C’est pourquoi le Syntra Sodéco se demande s’il n’y a pas de risque d’une année blanche cotonnière pour la campagne 2012-2013.

Eu égard à tout ce qui précède, les travailleurs de la Sodéco condamnent avec véhémence la présente crise qui hypothèque leurs emplois et par ricochet l’avenir des milliers de familles.

Ils appellent le gouvernement à mettre fin à cette crise et prendre toutes les dispositions idoines au plus tard le 5 mai 2012 en vue du démarrage à bonne date des semis, afin de mettre en confiance tous les acteurs de la filière que sont, les producteurs, les égreneurs, les transporteurs et les distributeurs d’intrants.

En tout état de cause, les travailleurs de la Sodéco se réservent le droit de mener toute action utile en vue de la sauvegarde de leurs emplois.

Fait à Cotonou, le 27 avril 2012

Pour le bureau exécutif

Gaudens Zannou

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4è édition de la Semaine culturelle allemande au Bénin : L’apothéose signée avec la grande soirée « claquettes aux rythmes au Bénin »

avril 30, 2012

La semaine culturelle allemande au Bénin édition 2012 est désormais conjuguée au passé. C’est le spectacle «  claquettes aux rythmes au Bénin » qui a sifflé le samedi 28 avril 2012 la fin de cette initiative qu’organise l’Ambassade de la République Fédérale d’Allemagne près le Bénin. Cette soirée riche en couleurs, danses et chants, a permis au public de l’Institut français du Bénin de redécouvrir le savoir-faire des artistes ayant presté pour ce concert. Il s’agit de Sébastien Weber et des groupes d’artistes Gangbé Brass Band, Amazone du Bénin et Compagnie Inan Efun. « Un spectacle live époustouflant ! » se sont exclamés les spectateurs à la fin du concert qu’ils ont qualifié de très animé. Il faut noter que le jeudi 26 avril 2012, c’est la soirée Jazz du trio Scobel, Kühnemann et Sauerborn qui a égayé le public de l’Ifb. Le lendemain, ce fut la projection du film Ciné-club Konrad (Kas,Daad) Kinshasa Symphonie qui a égayé les usagers de l’Université d’Abomey-Calavi. L’objectif que vise la semaine culturelle qu’organise l’Ambassade de la République Fédérale d’Allemagne près le Bénin depuis 2008, est de promouvoir les cultures béninoise et allemande et de renforcer la coopération entre l’Allemagne et le Bénin. Pour les spectateurs qui ont suivi de bout en bout le programme, l’Ambassade de la République Fédérale d’Allemagne près le Bénin a réussi cette 4è édition de la semaine culturelle allemande au Bénin.

Victorin Fassinou

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Musique gospel au Bénin : Le comeback de Myriam

avril 30, 2012

Ce n’est plus un secret. Depuis la sortie en novembre 2009 de son chef-d’œuvre intitulé « Jésus, tu m’as séduit », Myriam Yvette Ayizansi, de son nom d’artiste Myriam, détient la palme de la meilleure voix féminine du gospel au Bénin. Malgré son agenda meublé de concerts tant sur le plan national qu’international, le chantre de l’Eternel, très attentive à la voix de l’Esprit Saint ne tardera pas à honorer l’éternel des armées à travers sa voix suave. Sa 4ème signature musicale est pour bientôt. Après le succès légendaire de son 3ème album sus-mentionné, Myriam annonce les couleurs de sa quatrième signature discographique. En effet, deux ans après le lancement de sa dernière œuvre musicale, elle va bientôt signer son come-back glorieux dans l’arène musicale béninoise. Actuellement en studio, le chantre de l’Eternel prépare un nouvel album portant la griffe du Saint Esprit, pour le plaisir de tous les inconditionnels de la musique gospel. Sur cet opus, les mélomanes pourront découvrir des sonorités de bonne facture dont les messages sont véhiculés en Fon, Mina, Evé, Yoruba et en Lingala. Très bientôt donc, ce chocolat musical sera à la portée de tous sur un support audiovisuel pour le bonheur des milliers de fans de l’artiste. Eclairée et plus inspirée que jamais, Myriam promet de l’agréable à tous ses mélomanes. Tout comme les trois premiers, le prochain album sera entièrement dédié à Jésus-Christ, le sauveur de l’humanité dont les œuvres ne cessent de séduire la diva. De sa voix suave et teintée, la perle d’ébène du gospel mondial reviendra avec un chef-d’œuvre de 10 titres. Les thèmes abordés sur l’album sont tout aussi variés qu’édifiants. Sur « Asséyé », l’un des titres de ce nouvel album, l’artiste invite les mélomanes à exalter, glorifier, élever, magnifier Jésus-Christ pour tous ses bienfaits. L’autre titre que les fans de Myriam pourront apprécier est « Il a gagné ». Une occasion pour l’artiste de dire de vive voix que Jésus a gagné le combat face au diable. Il y aura aussi « Tu es digne ». Car, selon l’artiste, Jésus est digne de louange et d’adoration. A travers ce nouvel opus, Myriam proclame la sainteté du Dieu tout puissant. Si la particularité de l’artiste réside dans sa foi en Jésus, celle de l’album est marquée par la note du folklore qu’on peut y retrouver. La princesse invite ses pairs à l’accompagner dans son combat quotidien ; celui de porter à toutes les nations la bonne nouvelle de Jésus-Christ, afin que quiconque croit en lui ne périsse point mais ait la vie éternelle.

Victorin Fassinou

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Clôture de l’année académique 2011-2012 à l’Uadc : 40 étudiants reçoivent leur parchemin

avril 30, 2012

L’année académique 2011-2012 vient de s’achever à l’Université africaine de développement coopératif (Uadc) à Cotonou. Le vendredi 27 avril dernier, quarante (40) étudiants en fin de formation ont reçu leur parchemin. La cérémonie a eu lieu dans l’enceinte de l’Uadc, sous la présidence du Directeur de cabinet du ministre Sabaï Katé de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, M. Idrissou Yacoubou Touré.

Diplômés soit du Programme Master en développement local et décentralisation (Pdlp), du Programme d’études supérieures en économie coopérative (Presec) ou du Programme Entrepreneuriat et développement des organisations coopératives et associatives (Predoca), ce sont au total quarante étudiants en fin de formation et dont les moyennes varient entre 12,05 et 15,36 sur 20, que l’Uadc vient de mettre sur le marché de l’emploi en Afrique. Cela s’entend dans la mesure où ces étudiants, issus de neuf pays du continent noir, ont su se donner tout au long de leur cycle, à l’effort pour mériter leur parchemin. A leur endroit, le recteur par intérim de l’Uadc, Laurent M. Sebisogo dans son mot de bienvenue, a simplement trouvé qu’ils sont des étudiants volontaires, dévoués et engagés. En sa qualité de parrain des impétrants, Emmanuel Kamden, a rappelé d’abord la mission de l’Uadc qui est d’appuyer le développement du mouvement coopératif africain à travers la formation, le perfectionnement et la recherche dans tous les domaines de l’économie sociale et de gestion du développement. D’où, leur a-t-il dit, « …Utilisez judicieusement ce parchemin et soyez les ambassadeurs de l’Uadc dans vos pays respectifs pour susciter l’Afrique à la cause coopérative ». Dans son discours de clôture de l’année académique, le Dc/Maep, Idissou Yacoubou Touré a salué les efforts qui sont faits de part et d’autre, pour aboutir à cette heureuse issue. «  C’est maintenant que tout commence pour vous » s’est-il adressé aux étudiants, avant de poursuivre : « ce n’est pas à l’exhibition de ce parchemin que l’on vous appréciera ; c’est bien plus par la qualité de vos interventions sur le terrain des multiples sollicitations pratiques dont vous ferez l’objet une fois de retour dans vos différents pays que vous forcerez l’admiration… » Il a réitéré l’engagement du ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche à rester attentif aux sollicitations de l’Uadc dans la perspective de faire d’elle un véritable outil de développement au service du mouvement coopératif en Afrique. Répondant à toutes ces attentions, les récipiendaires, à travers leur porte-parole, ont reconnu qu’ils sont face à de nouveaux défis qu’ils doivent relever. Avec ce parchemin qui fera désormais leur fierté, ont-ils rassuré, ils s’engagent à œuvrer au rayonnement de l’Uadc dans leurs pays respectifs.

 Denis Magnidet

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Crise dans le secteur éducatif : Les enseignants menacent de renouer avec les grèves dès le 2 mai

avril 30, 2012

La crise dans le secteur de l’éducation pourrait reprendre à partir du 2 mai. Le seul point de revendication à la base de cette grève est la restitution de leurs salaires du mois de mars défalqués. A les en croire, ces défalcations varient proportionnellement de neuf à quinze jours. En effet, les enseignants des trois ordres d’enseignement ont commencé dans la troisième semaine du mois de janvier 2012, une série de grève déclenchée par leur Front et la suite appuyée par le Haut conseil syndical de l’éducation. Les négociations tenues entre les Centrales, Confédérations, responsables du Front des trois ordres d’enseignement et le gouvernement pour dégeler la crise ont été, toutes les fois, non fructueuses. La pomme de discorde entre le gouvernement et les grévistes était l’allocation d’incitation à la fonction enseignante à accorder aux enseignants au vue d’un arrêté pris en 2008. Cette prime a permis à ces enseignants de bénéficier d’une augmentation de 25% sur leur salaire. Sur demande des enseignants de voir ces avantages les accompagner à la retraite, le gouvernement a dû transformer cette prime en revalorisation du point indiciaire à 1,25 à travers le décret 2010-101 qui a supprimé l’allocation d’incitation à la fonction enseignante. Ces avantages ont été accordés aux agents de l’administration des finances et élargis après à tous les autres agents permanents de l’Etat. Cette allocation à un moment donné a donc disparu. Tous les efforts des enseignants pour corriger la situation ont été vains. Le gouvernement, obligeant ceux-ci à reprendre le chemin des classes, a opté pour la défalcation. C’est ainsi que les jours de grève ont été défalqués des salaires du mois de mars des enseignants. Ce qui n’est pas du goût de ces derniers. Après les enseignants du primaire, c’est le tour de ceux du secondaire de constater cette défalcation sur leur salaire. « Si le gouvernement ne fait rien pour corriger la situation, c’est-à-dire pour nous retourner nos salaires dans leur entièreté sans aucune défalcation illégale, nous allons reprendre avec les grèves dès le 2 mai », menacent M. Paulin Gbénou et ses collègues du Haut conseil syndical de l’éducation. Aux dires de M. Gbénou, dès ce jour lundi 30 avril 2012, les responsables du Hcse auront à se pencher sur la situation pour arrêter d’autres armes syndicales qu’ils auront à utiliser désormais pour la satisfaction de leur revendication.

Victorin Fassinou

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Convention nationale de l’Union fait la nation : Donner la possibilité à chaque Béninois d’adhérer à l’UN

avril 30, 2012

Longtemps repoussée, la convention nationale de l’Union fait la Nation s’est enfin tenue du 28 au 29 avril 2012 au Palais des congrès de Cotonou. Elle a été marquée par plusieurs faits importants. Outre les résolutions et motions sur le dialogue politique national, la Lépi, le départ du Prd, la convention de l’UN a été sanctionnée par un protocole additionnel sur la gestion des élections.

Cinq heures environ de retard dans le démarrage de la cérémonie inaugurale, tristesse dans les visages, cœur serré, beaucoup d’hésitation, enfin un discours de bienvenu en deux phrases du comité préparatoire. C’est la triste ambiance qui a prévalu le samedi 28 avril 2012 lors de l’ouverture de la convention nationale de l’Union fait la nation. Une cérémonie précédée la veille d’une déclaration acerbe du leader du Prd, Me Adrien Houngbédji.

Cette ambiance délétère à tout de même laissé place à une cérémonie d’ouverture riche en couleur et en discours et qui donne carte blanche désormais à tout Béninois ou groupe de Béninois d’adhérer à l’UN tout en honorant ses engagements.

A travers la convention nationale tenue le samedi 28 avril 2012 à Cotonou, les membres fondateurs et les leaders politiques de l’UN ont en effet ouvert leurs portes aux personnes physiques ou groupes de personnes. Dans cette perspective, l’Union fait la Nation compte se transformer d’ici à 2013, en un parti politique, a confié ses membres.

La majorité des formations politiques, membres de l’union ont pris part à cette convention. Entre autres, il s’agit du Psd, du Madep, de l’alliance Force clé, du Bdp et de l’Edd. Dans son allocution, l’honorable Idji Kolawolé a salué les militants qui ont honoré la convention. Mieux, le Vice-président du Madep à fait le bilan d’activités de l’Un depuis janvier 2010, date de sa création à ce jour. Un bilan que le Président de la coordination nationale de l’Un, M. Bruno Amoussou qualifie de non satisfaisant au regard de la non atteinte des objectifs de départ qui devraient consister à fédérer les énergies politiques pour redonner espoir au peuple béninois. « … Prenons un autre chemin. Adoptons une autre attitude », a-t-il recommandé. « Notre convention doit confirmer clairement notre volonté de nous mettre ensemble, de travailler ensemble, de souffrir même ensemble parce que, c’est sur ce chemin rocailleux qu’il y a le succès, le bonheur. Hier, notre entreprise ne s’adressait qu’aux partis politiques. Aujourd’hui, nous devons donner la possibilité à chaque Béninoise et à chaque Béninois d’adhérer à l’union. Tous ensemble mais de différentes manières, nous pouvons contribuer à l’édification de notre parti de rêve », a dit le Président Amoussou. A cet effet, le renard de Djakotomè a exhorté ses pairs au courage et à l’abnégation afin que la victoire soit des leurs.

Forte présence de partis amis

La cérémonie d’ouverture de la convention nationale de l’Union fait la Nation a été aussi marquée par la présence de plusieurs partis et mouvements amis. L’Alliance Abt, le groupe politique «Sursaut patriotique»…ont de par leur présence rehaussé l’éclat de la cérémonie.

«  Je suis ici pour partager avec vous le message fraternel du président Abdoulaye Bio Tchané absent du territoire mais qui aurait voulu personnellement venir s’adresser à vous. La coalition que je représente se réjouit donc de la tenue effective de cette rencontre… », a dit Me Raymond Dossa au nom du Président Abdoulaye Bio Tchané.

Quant à l’honorable Janvier Yahouédéhou du parti Réveil patriotique, il s’est indigné du non respect des décisions du gouvernement par le Chef de l’Etat et des chantiers qu’il a ouverts ou annoncés dont les premières pierres ont été posées mais sans une suite. Pour illustrer ses propos, l’honorable Yahouédéhou a cité la réhabilitation de la voie Akassato-Bohicon, l’installation des usines agroalimen-taires et de montage d’engins agricoles au Bénin…

Andoche Amègnissè, face à ces problèmes qui discréditent l’autorité de l’Etat et font fuir les investisseurs, souhaite que l’Union fait la Nation puisse vite retrouver sa sérénité afin qu’ensemble avec d’autres forces politiques et d’autres individus, elle puisse faire ombrage à toute entreprise de postérité de Yayi Boni au pouvoir.

La crise politique qui s’est emparée de l’Union fait la Nation, le débat sur la révision ou non de la Constitution et surtout l’arrestation de l’homme d’affaires Patrice Talon, ont transparu dans les discours prononcés par les uns et les autres au cours de cette cérémonie d’ouverture.

Les grands absents

Les leaders de la Renaissance du Bénin et leurs militants ont brillé par leur absence à la convention nationale de l’Union fait la Nation. Du côté du Parti du renouveau démocratique (Prd), quelques militants et leaders politiques étaient là. Il s’agit notamment des militants Prd d’Akpakpa (Cotonou) conduits par leur leader charismatique, Atao Hinnouho. Mais ce dernier n’était pas autorisé par sa formation politique à prendre place au présidium. L’honorable est donc resté simplement dans la masse et à suivi la cérémonie inaugurale de la convention. « Quelques hauts responsables du Prd sont venus par la suite mais ne sont pas restés jusqu’à la fin des travaux », s’est désolé l’honorable Idji Kolawolé. L’autre absence remarquable est celle des Forces cauris pour un Bénin émergent ou de l’Union de la majorité présidentielle plurielle (Umpp). Selon les sources proches de la coordination de l’UN, toutes les invitations sont parties à temps en direction de toutes les tendances politiques nationales y compris les forces politiques de la majorité présidentielle. Ni leurs députés, ni les membres du gouvernement encore moins les responsables politiques de cette majorité n’ont répondu présents à la rencontre. L’honorable Issa Salé n’est pas non plus venu soutenir ses alliés politiques avec qui une semaine plus tôt ils ont exigé que le leader du Prd puisse clarifier sa position sur le projet de révision de la Constitution.

 

Résolution sur le dialogue politique

Considérant le climat de tension politique et sociale permanente qui règne dans le pays depuis l’avènement du Président Boni Yayi au pouvoir ;

Considérant les causes des foyers de tension qui relèvent toujours de décisions prises par le Gouvernement ;

Considérant les nombreuses tentatives d’apaisement du climat de tensions qui se sont toujours soldées par des échecs ;

Considérant les revirements successifs du Gouvernement qui ont ruiné son capital confiance ;

Considérant la contradiction flagrante et constante entre les discours et proclamations de foi du Chef de l’Etat et les actes qu’il pose quotidiennement ;

Considérant l’impact de ce climat social sur la situation économique et sa relation avec l’absence d’investissements, créateurs d’emplois notamment pour les jeunes ;

Considérant la désorganisation de l’administration publique et le manque de motivation des fonctionnaires ;

Considérant la perte de crédibilité des Institutions de contre-pouvoir de la République ;

Considérant les conditions calamiteuses de déroulement des derniers scrutins présidentiel et législatif conduits sans une liste électorale fiable ;

Prenant acte de la proposition du Chef de l’Etat d’engager un dialogue politique avec l’Union fait la Nation ;

La Convention de l’Union fait la Nation, réunie le 28 avril 2012 à Cotonou :

1- Déplore le climat politique, économique et social de désolation qui prévaut dans notre pays ;

2- Exprime sa vive inquiétude devant la persistance et la multiplication des foyers de tension ;

3- Dénonce le manque de fiabilité des engagements que prend le Chef de l’Etat ;

4- S’interroge sur la sincérité des propos et des écrits du Gouvernement tendant à souhaiter un dialogue politique avec l’opposition,

5- Conditionne sa participation à un dialogue politique à la définition claire et précise des objectifs poursuivis et à l’adoption d’une méthodologie d’échanges constructive et efficace ;

6- Donne mandat aux instances dirigeantes de l’Union pour engager des discussions sur des sujets précis dont la résolution améliore la gouvernance du pays de façon significative ;

7- Invite les instances dirigeantes de l’Union à œuvrer pour la constitution d’un vaste regroupement des forces politiques et sociales désireuses d’ouvrir de nouvelles perspectives à notre peuple et à sa jeunesse ;

8- Exhorte toutes les forces politiques et toutes les organisations sociales à conjuguer leurs efforts pour mettre fin aux dérives autocratiques, à la confiscation des libertés publiques et à la liquidation des acquis de la Conférence des forces vives de la Nation de février 1990.

Fait à Cotonou, le 28 avril 2012

La Convention Nationale

 

Résolution sur le positionnement politique de l’Union

Considérant les conditions calamiteuses d’organisation des élections présidentielles de mars 2011 et la proclamation de résultats qui n’expriment pas la volonté du peuple béninois ;

Considérant les dérives autocratiques et démagogiques du Gouvernement ;

Considérant l’absence de dialogue politique qui constitue une entrave à la gouvernance du pays ;

Considérant l’absence de dialogue politique constituant une entrave à l’amélioration de la gouvernance du pays ;

Considérant les prises de position politiques constantes de l’Union depuis sa création ;

La Convention Nationale de l’Union fait la Nation, réunie le 28 avril 2012 à Cotonou :

1- Demande aux organes dirigeants de l’Union de formaliser administrativement, de toute urgence, la position de l’Union en tant que force d’opposition ;

2- Recommande d’intensifier la campagne de dénonciation de la mauvaise gouvernance du gouvernement et la collusion des autres Institutions, politique qui détruit la cohésion nationale, fonde ses actions sur des considérations ethniques et sectaires, désorganise l’administration publique, accroît la pauvreté et liquide les bases de la démocratie chèrement acquise ;

3- Invite la direction politique de l’Union à développer une politique active de coopération entre toutes les forces politiques et sociales en désaccord avec les orientations et les actions du gouvernement et celles de ses complices au sein des autres Institutions de la République.

Fait à Cotonou, le 28 avril 2012

La Convention Nationale

 

Résolution sur la transformation de l’Union fait la Nation

Le 1er septembre 2009, les partis et groupes de partis qui ont fondé par la suite l’Union fait la Nation, « après avoir mené des actions individuellement et collectivement depuis l’avènement du renouveau démocratique en 1990, ont procédé ensemble à une évaluation de leur contribution à la lutte du peuple béninois contre la pauvreté et pour son épanouissement ».

Par souci « d’ouvrir une ère nouvelle d’approfondissement de la démocratie, de promotion de la personne humaine et de sauvegarde des acquis positifs dans tous les domaines, ils ont décidé de s’engager dans un processus continu d’unification de leurs organisations qui insuffle à tous et à chacun, militants et dirigeants, le sentiment d’appartenance à un seul et même ensemble politique et débouche à terme sur la constitution d’une force politique puissante, disciplinée, crédible ».

Considérant que les partis politiques ou alliance de partis politiques, par la signature du Protocole d’Union du 1er septembre 2009, ont formellement porté l’Union sur les fonds baptismaux ;

Considérant l’adoption lors de la Convention des 30 et 31 janvier 2010 des statuts du parti dénommé « l’Union fait la Nation » ;

Considérant l’engagement des membres de l’Union fait la Nation de convoquer expressément un congrès constitutif lors de la transformation de l’Union en une personne morale à la place des partis et alliances de partis qui la composent :

Rappelant que les partis et alliances de partis ont convenu d’observer une période transitoire qui ne saurait durer plus de vingt quatre mois à compter de l’adoption des statuts les 30 et 31 janvier 2010 ;

La Convention nationale de l’Union fait la Nation, réunie le 28 avril 2012 au palais des congrès à Cotonou,

1- Décide d’engager la transformation de l’Union en un Parti politique ;

2- Décide de la convocation à cet effet d’un congrès constitutif ;

3- Décide de la mise en place d’organes transitoires chargés de la préparation et de l’organisation du congrès constitutif ;

4- Donne mandat au Conseil national transitoire pour fixer la date de la tenue du congrès constitutif et déterminer les modalités de son organisation,

5- Instruit instamment le Comité exécutif transitoire et le Bureau politique transitoire d’œuvrer pour la concrétisation, dans les faits, de cette décision de fusion dans les structures de base et les organisations de masse avant la tenue du congrès constitutif;

6- Lance un appel aux partis politiques, aux mouvements et à tous les patriotes qui partagent les idéaux et les ambitions de l’Union à adhérer au parti en constitution afin d’ouvrir ensemble une ère nouvelle pour notre peuple et notre pays.

Fait à Cotonou, le 28 avril 2012

La Convention Nationale

 

Résolution portant directives aux organes transitoires

Considérant la décision de transformation de l’Union en un parti politique fort et influent ;

Considérant les expériences de mise en place des structures décentralisées de l’Union au cours de l’année 2010 ;

Désireuse d’asseoir la construction de l’Union sur des bases solides ;

Soucieuse d’emprunter des démarches qui assurent la fusion des partis depuis les villages, l’intégration et la participation effective des adhérents directs à l’Union ;

Préoccupée par le développement des enfermements ethniques, tribaux et régionalistes ;

Conscients des inquiétudes des militants des partis membres quant au succès de l’entreprise et à la pérennité de l’organisation en construction ;

Prenant acte des crises de confiance consécutives aux prises de position et aux comportements équivoques de membres de l’Union ;

La Convention nationale de l’Union fait la Nation réunie le 28 avril 2012 à Cotonou demande:

1- Au Comité exécutif national transitoire de soumettre au Bureau politique transitoire, dans les meilleurs délais, un plan d’actions pour la préparation et la tenue du congrès constitutif ;

2- De privilégier les actions de terrain de mobilisation des militants au niveau des structures de base de l’Union ;

3- D’engager une vaste campagne d’explication des décisions de la Convention ;

4- De lancer une active campagne d’adhésion à l’Union ;

5- De veiller à la participation effective des nouveaux adhérents aux travaux préparatoires ;

6- De veiller à faire de la préparation du congrès constitutif l’occasion d’une fusion des militants et du renforcement de la solidarité entre eux pour ne pas réduire la transformation de l’Union en une simple juxtaposition des états majors des partis ;

7- Au Conseil national transitoire, de veiller à l’émergence d’un esprit nouveau et d’une culture nouvelle de partage et de dévouement au service du peuple atout au long du processus de préparation du congrès constitutif.

 Fait à Cotonou, le 28 avril 2012

La Convention Nationale

 

Motion sur la liste électorale permanente informatisée (LEPI)

L’Assemblée nationale a délibéré et adopté à l’unanimité de ses membres, en sa séance du 4 mai 2009, la loi 2009-10 portant organisation du recensement électoral national approfondi et établissement de la liste électorale permanente informatisée (LEPI). Promulguée, elle a permis d’engager un processus qui devrait conduire à l’amélioration de notre système électoral.

Très vite, les ennemis de notre peuple, les fraudeurs et les démocrates de façade, de l’intérieur et de l’extérieur de notre pays, ont trouvé dans cette initiative une occasion rêvée pour légaliser leurs pratiques habituelles et organiser des mascarades. Dans une unanimité remarquable, cimentée par la corruption pour certains d’entre eux, ils ont dévoyé tout le processus.

Dès l’établissement de la cartographie censitaire qui devrait permettre la localisation des citoyens, ils se sont abstenus d’établir des documents fiables. Des villages, des quartiers de ville, des rues avaient ainsi disparu du territoire national. Les équipes de recensement n’ont donc pas décompté leurs occupants. Bien que la loi ait prescrit d’aller recenser les citoyens là où ils se trouvent, les maquilleurs d’élections et leurs complices continuent d’affirmer que ce sont les citoyens qui ne se sont pas présentés sur des lieux de recensement ! Légalement, il n’est prévu nulle part de centres de recensement. Malgré une telle évidence, les fraudeurs continuent de rendre l’Union fait la Nation responsable de leur forfait.

Pour parfaire leurs machinations, ils ont choisi la saison des pluies pour inviter les populations des zones inondées à se présenter pour leur enregistrement. Le Gouvernement, qui a déclaré ces communes sinistrées et a lancé un appel à l’aide internationale, n’avait pas cru utile d’aller poursuivre les opérations ailleurs. Les fournisseurs d’aides et leurs experts n’éprouvaient non plus aucune gène à fournir des vivres à des populations sinistrées et à les inviter simultanément à venir se faire enregistrés, les pieds et les cultures sous l’eau, pour des opérations électorales.

Toutes ces manœuvres ont abouti à établir une liste électorale introuvable jusqu’à ce jour, sécrète, confidentielle, réservée aux initiés et aux complices. Elles ont conduit à priver des milliers de citoyens de leurs droits de vote.

Au regard de tout ce qui précède, la Convention Nationale de l’Union fait la Nation, réunie le 28 avril 2012 à Cotonou, décide de :

Dénoncer les initiatives unilatérales du gouvernement en matière de « correction » de la LEPI.

Dénoncer la démarche des experts de l’Organisation Internationale de la Francophonie et de leurs mises en scène médiatisées, destinées à crédibiliser une opération désastreuse pour la stabilité et l’avenir de notre pays.

Dénoncer les tripotages auxquels se livrent les experts du PNUD lors de concertations quotidiennes avec le Ministre des Affaires étrangères qui continue, dans les faits, de jouer le rôle de Superviseur général malgré la fin de son mandat et sa conduite peu glorieuse du processus.

Exiger la mise sous scellés de tous les documents, matériels, supports, instruments relatifs à la LEPI.

Exiger la publication de la liste électorale conformément aux dispositions de la loi.

Exiger la mise à disposition, des partis politiques et des organisations de la société civile, de « la liste électorale » livrée solennellement à la CENA en présence des ambassadeurs de l’Union européenne et d’autres représentants de la Communauté internationale.

Exiger l’audit du processus d’établissement de la LEPI et des résultats.

Récuser, pour l’audit, tous experts ayant participé à l’établissement de la LEPI, notamment ceux du projet PAREL du PNUD.

Exiger une correction de la LEPI destinée à la rendre fiable et prenant en compte tous ceux qui sont légalement concernés, avant les prochaines échéances électorales.

Exiger la constitution d’une Commission de supervision des opérations de correction de la LEPI. Cette commission sera composée de façon paritaire entre l’opposition et la majorité présidentielle.

Attirer l’attention des Partenaires Techniques et Financiers, qui participent directement par leurs financements ou indirectement par leurs experts aux « corrections » illégales, sur leurs responsabilités devant l’opinion nationale et internationale face au climat de tension qui pourrait prévaloir dans le cadre des consultations à venir.

Fait à Cotonou, le 28 avril 2012

La Convention Nationale

 

Résolution relative aux adhérents directs

– Considérant l’enthousiasme du peuple béninois à l’annonce de la création de l’Union fait la Nation ;

– Considérant les nombreuses demandes d’adhésion à l’Union émanant de toutes les couches sociales de notre pays ;

– Considérant les dispositions des statuts de l’Union relatives à la qualité de membres, réservée alors aux seuls partis politiques ;

– Considérant la décision de transformer l’Union en une formation politique unique ;

– Considérant la mise en place d’organes chargés de la préparation du congrès constitutif ;

– Considérant les directives données aux organes transitoires relatives à la mobilisation dans les structures de base ;

La Convention nationale de l’Union fait la Nation réunie le 28 avril 2012 à Cotonou :

1- Décide d’admettre des personnes physiques en qualité d’adhérents directs à l’Union et autorise leur représentation au sein des organes transitoires chargés de préparer le congrès constitutif ;

2- Lance un appel à toutes les Béninoises et à tous les Béninois, désireux de participer à la construction d’un parti porteur de valeurs éthiques et de militantisme véritable, pour qu’ils prennent une part active aux travaux préparatoires du congrès constitutif;

3- Invite les nouveaux adhérents à animer des débats riches et francs au sein des organes chargés de la préparation du congrès constitutif afin qu’émerge une organisation qui bénéficie de la confiance de notre peuple et qui ouvre la voie à une ère nouvelle de démocratie, de progrès économique et social.

4- Invite tous les membres de l’Union à accueillir chaleureusement les Béninoises et les Béninois qui partagent les idéaux de l’Union.

Fait à Cotonou, le 28 avril 2012

La Convention Nationale

 

Résolution sur le retrait du Prd des travaux de la convention

Au cours des travaux de la Convention Nationale de l’UN ce jour 28 Avril 2012, la délégation du PRD s’est retirée de la salle de discussion.

En effet, faisant suite aux discussions des congressistes du Vendredi 27 Avril 2012 au siège de l’UN, un comité restreint a été commis pour aplanir les divergences de point de vue sur les questions relatives au projet de statuts de l’UN. Ce comité était constitué de :

Membres :

· SEHOUETO Lazare

· DOHOU Sébastien

· HAZOUME Sergio

· SALAMI Bastien

Pendant que le dit comité travaillait concomitamment, les délégués à la Convention ont amorcé l’étude, l’amendement et l’adoption des résolutions. C’est pendant ce temps que le Secrétaire Général du PRD a demandé et obtenu une motion.

Dans son intervention, il a rapporté que le comité restreint n’est pas parvenu à un consensus affirmant alors que « les dés sont déjà pipés » et demandant aux délégués PRD de se retirer de la salle.

Les délégués à la Convention Nationale de l’Union :

1- Considèrent que la Convention est et reste l’instance suprême de décisions de l’UN, pendant qu’elle est en session, est en droit de connaître de toutes les questions qu’elle s’est posée ; elle a le droit de statuer souverainement sur tous ces sujets.

2- Déplorent que les conclusions du comité mis en place par elle (Convention) ne lui ont même pas été rapportée, à la Convention qui a elle d’entériner ou rejeter avant même que les délégués du PRD ne se retirent des travaux.

– Recommandent à tous les membres de l’UN de respecter et de faire respecter les instances de notre institution commune.

– Recommandent aux responsables de l’UN de poursuivre les discussions avec les responsables du PRD toujours dans le souci de rassembler le maximum de formations politiques de notre pays.

– Regrettent que le PRD n’ait pas perçu à sa juste valeur l’instance que constitue la Convention pour y recourir en lui soumettant ses points de désaccord.

Fait à Cotonou, le 28 Avril 2012

 

La Convention

 

Convention Nationale de l’Union fait la Nation : Le communiqué final

La deuxième Convention nationale ordinaire de l’Union fait la Nation a tenu ses assises le 28 avril 2012 au palais des congrès à Cotonou. Cette rencontre a connu une forte participation des membres de l’Union qui, ce faisant, ont confirmé leur attachement aux idéaux affirmés et leur volonté d’atteindre les objectifs poursuivis.

Les débats ont révélé, une fois de plus, la diversité des opinions et des parcours politiques et ont abouti à des conclusions qui traduisent l’engagement d’unir les forces politiques et conjuguer les efforts dans le combat pour créer le contexte favorable à l’amélioration des conditions de vie des populations.

Dans leurs messages de soutien, les partis politiques et les mouvements associatifs invités ont souligné les graves difficultés que rencontre la population dans sa vie quotidienne. Ils ont déploré l’incapacité du gouvernement à apporter des solutions à la détresse des couches sociales qui s’appauvrissent un peu plus chaque jour. Saluant l’initiative de regroupement de forces politiques, ils ont exprimé leurs encouragements aux membres de l’Union.

La Convention a procédé à une analyse approfondie de la situation politique nationale et sous- régionale. Elle condamne les attaques du pouvoir contre les libertés publiques, les droits humains et les principaux acquis démocratiques du peuple béninois. La multiplication des foyers de tension et la détérioration du climat politique et social en général sont, à ses yeux, les signes de la mauvaise gouvernance politique du pays. Ceci explique la ruine des opérateurs économiques, la mévente sur les marchés, la cherté de la vie et l’extension de la pauvreté.

La Convention se félicite d’avoir engagé un processus d’unification des forces politiques membres de l’Union, conformément à leur engagement formel dont le premier acte a été posé à travers la signature du Protocole d’Union du 1er Septembre 2009. Tous les participants ont renouvelé leur détermination à poursuivre cette entreprise difficile. Afin d’élargir sa base et de permettre une plus large mobilisation des populations, la Convention a décidé d’offrir à chaque citoyen qui le souhaite la possibilité d’adhérer directement à l’Union et d’en devenir membre.

La Convention a examiné des sujets d’intérêt national. Il a va ainsi sur le dialogue politique, la liste électorale permanente informatisée, l’unité nationale, le projet de révision de la Constitution. Elle a, en outre, formulé des recommandations à l’attention de ses organes dirigeants au sujet de la transformation de l’Union en un parti politique, de la déclaration du positionnement politique de l’Union dans l’opposition, de la mobilisation sociale, de la coopération avec les autres partis politiques, de la gestion des élections.

Les délégués du Parti du Renouveau Démocratique s’étant retirés avant la fin des travaux, la Convention a adopté une motion sur cette attitude. Elle a instruit la direction de l’Union pour qu’elle apporte, chaque fois que de besoin, les éléments nécessaires à l’appréciation de cette situation par l’opinion publique nationale et internationale.

La Convention a procédé à des modifications des statuts de l’Union. Elle a décidé d’engager le processus de transformation de l’Union en un parti politique. Dans ce cadre, elle a mis en place des organes transitoires dont la mission est de préparer le congrès constitutif du parti. Le Conseil national transitoire fixera la date de tenue de ce congrès après une évaluation attentive des progrès accomplis en matière de collaboration dans les instances de l’Union à tous les niveaux. Un intérêt particulier devra être porté sur le travail dans les structures de base au village, dans les quartiers de ville et dans les communes en vue de passer effectivement d’une Union des dirigeants à une Union des populations.

La Convention a procédé à l’élection du Président d’honneur de l’Union, du Président de l’Union et des membres du Bureau Politique et du Bureau Exécutif transitoires.

Enfin, la Convention nationale lance un appel patriotique à toutes les organisations démocratiques pour qu’elles se mobilisent pour la sauvegarde des acquis de la Conférence nationale tenue en février 1990 et qu’ensemble elles travaillent résolument afin que s’ouvrent de nouvelles perspectives à notre pays et particulièrement à sa jeunesse.

Fait à Cotonou le 28 avril 2012

La Convention

 

Bureau politique transitoire

Président d’honneur : El Hadj Séfou Ladékpo Fagbohoun

1. Président : Bruno Amoussou

2. Kolawolé Idji

3. Lazare Séhouéto

4. Emmanuel Golou

5. Sacca Fikara

6. Jean-Claude Codjia

7. Eric Houndété

8. Jude Lodjou

9. Auguste Vidégla

10. Théophile Montcho

11. Louis Vlavonou

12. Bintou Taro Adam

13. Yaya Pognon

14. Basile Fassinou

15. Auguste Gbaguidi

16. Jocelyn Dégbey

17. Carole Agbogla

18. Idelphonse Tognibo

19. Zacharie Todan

20. Jean Baptiste Hounguè

21. Paul Dehoumon

22. Fernand Gbaguidi

23. Sophie Houngbadji

 

Bureau Exécutif national transitoire

1- Coordonnateur Général : Lazare Séhouéto

2- Premier Coordonnateur adjoint : Théophile Montcho

3- Deuxième Coordonnateur adjoint : Louis Vlavonou

4- Troisième Coordonnateur adjoint : Bintou Taro Adam

5- Secrétaire général : Yaya Pognon

6- Premier Secrétaire général adjoint : Basile Fassinou

7- Deuxième Secrétaire général adjoint : Auguste Gbaguidi

8- Trésorier général : Jocelyn Degbey

9- Premier Trésorier général adjoint : Carole Agbogla

10-Deuxième Trésorier général adjoint : Idelphonse Tognibo

11-Secrétaire national à la formation : Zacharie Todan

12-Secrétaire national à la communication : Jean Baptiste Hounguè

13-Secrétaire national aux relations avec les partis et mouvements : Paul Dehoumon

14-Premier Responsables élu de l’organisation des jeunes : Fernand Gbaguidi

15-Première responsable élue de l’organisation des femmes : Sophie Houngbadji.

 

Après sa démarcation de la fusion:  Le Prd enclenche la guerre de logo au sein de l’Un

La guerre de logo profile à l’horizon au sein de l’Union fait la Nation (UN). Le porte- parole du Prd l’a annoncé pour la seconde fois dans un communiqué de presse rendu public hier. Ceci fait suite à la conférence de presse animée, il y a deux semaines, à la veille du congrès du Madep au siège du parti à Porto-Novo.

Le Prd est bel et bien membre de l’UN. Dans un communiqué rendu public, il a réaffirmé son appartenance à l’alliance et reprécise la démarche de la fusion qu’il propose à ses partenaires politiques. Le Prd soutient mordicus que le processus de fusion doit être précédé par la réorganisation de chaque parti, la redynamisation de ses structures, l’occupation conséquente du terrain, et l’évaluation par chacun de ses forces et faiblesses selon les termes utilisés par le communiqué du Prd signé par son porte-parole l’honorable Honfo. Les échéances municipales prochaines offrent à chaque parti membre, l’opportunité de reprendre sa base en main. Mieux, le parti de Me Adrien Houngbédji se dit favorable à des listes communes (Un) partout où elles sont souhaitées par la base. Mais il met un bémol. Il faut que ce souhait soit possible. Par ailleurs, le Prd dit qu’à l’occasion des prochaines élections communales, à défaut d’accord sur la constitution des listes communes, dans une circonscription, chaque parti confectionnera sa propre liste et utilisera son propre logo, à l’exclusion du logo Un qui est la propriété de l’alliance Un. C’est une guerre de logo que déclenche subtilement le Prd à ses partenaires. Jusqu’où iront les partis alliés de l’Un dans cette guerre ?

Déclaration du Prd suite à la convention de l’Un

– Le Prd est membre de l’alliance « Union fait la nation » à la création de laquelle il a œuvré : il réaffirme en tant que de besoin cette appartenance.

– le Prd considère qu’à l’étape actuelle caractérisée par l’échec, la démobilisation, les défections, l’absence de perspectives, et la rareté des ressources, une fusion des partis qui composent l’Un est inopportune ; une telle fusion consacrerait à terme, la disparition des partis composantes et de l’Un elle- même.

– le Prd considère qu’une éventuelle fusion doit être précédée par la réorganisation de chaque parti, la redynamisation de ses structures, l’occupation conséquente du terrain, et l’évaluation par chacun de ses forces et faiblesses ; les échéances municipales prochaines offrent à chaque parti membre, l’occasion de s’atteler aux tâches décrites ci- dessus ;

– le Prd considère qu’après les élections municipales de l’année 2013, les responsables de l’Un devront évaluer les progrès réalisés, et aviseront s’il y a lieu ou non de la transformer en un parti politique.

– le Prd considère qu’en attendant cette période, l’Un doit être régie par des règles de fonctionnement et des mécanismes de décisions souples, légers et surtout inclusifs, respectant l’autonomie de chaque formation, et donc basés sur le consensus.

– le Prd est favorable à des listes communes (Un) partout où elles sont souhaitées et possibles, à l’occasion des prochaines élections communales ; à défaut d’accord sur la constitution des listes communes, dans une circonscription, chaque parti confectionnera sa propre liste et utilisera son propre logo, à l’exclusion du logo (Un) qui est la propriété de l’alliance (Un).

– enfin, le Prd ne trouve aucun inconvénient à ce que les partis politiques membres de l’Union fait la nation qui s’estiment déjà prêts à une fusion, y procèdent entre eux, tout en restant membres de l’alliance, sous telle dénomination et logo qu’il leur plaira à l’exclusion de ceux de l’Un propriété de l’alliance.

Fait à Porto- Novo, le 28 avril 2012

Le porte- parole du Prd

Charlemagne Honfo

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Changement de démarche sur la révision de la constitution : Boni Yayi convainc de plus en plus sur son départ

avril 30, 2012

La conclusion peut paraître hâtive, mais de plus en plus l’on peut donner du crédit aux propos du chef de l’Etat de ne rien manigancer pour ne pas partir du pouvoir au terme de son second mandat. Son attitude relative au retrait de l’Assemblée nationale du projet de révision de la constitution et ses déclarations devant la commission présidée par Joseph Gnonlonfoun en disent long.

Ce qu’il a dit devant le Pape Benoit XVI à Cotonou et face à Barack Obama aux Etats Unis n’est certainement pas pour tromper ses compatriotes, voire les endormir. Mais Boni Yayi donne de plus en plus la preuve qu’il ne veut pas s’éterniser au pouvoir et que ses réformes ne visent que la prospérité de son pays. Une partie de la classe politique, même au-delà, a vite fait d’assimiler le projet de révision de la constitution du 11 décembre 1990 du chef de l’Etat à une intention de rester au pouvoir au terme de son second mandat. Finalement, Boni Yayi a montré que telle n’est pas son intention. Devant la commission Joseph Gnonlonfoun qui a apprécié le projet de révision de la constitution, le premier magistrat béninois a précisé l’esprit dans lequel il a engagé la révision et ce qui l’a poussé à prendre la décision de retirer ledit projet de l’Assemblée nationale. Cela est sans doute un acte qui doit rassurer les Béninois et les Béninoises. A l’occasion de la restitution des résultats de la commission sur la question, Boni Yayi a donné la preuve qu’il n’entend pas demeurer au pouvoir. Le chef de l’Etat, à cet effet, dit ne pas comprendre ceux qui le soupçonnent. «Dix ans au pouvoir, c’est largement suffisant. Il y aura un débat national sur la révision. Ceux qui m’accusent, je peux aussi dire qu’à ma place ils auraient fait la même chose. Ce peuple m’a adopté, je ne peux pas le trahir. Nous avons commis des erreurs mais ce n’est pas de ma faute et je veux rassurer le peuple béninois, il y aura débat. … Je ne veux pas que les gens doute de moi … Dix ans au pouvoir c’est largement suffisant», a déclaré Boni Yayi. Mieux, en dehors du fait qu’il s’engage dans la démarche consensuelle réclamée autour du projet avant toute révision, il a rassuré que les fondamentaux de la Constitution du 11 décembre 1990 ne seront pas touchés. On peut créditer ces propos de bonne foi. Il revient maintenant à la classe politique qui souhaitait un consensus national autour du projet de révision de saisir la balle au bond. Ce retrait du projet permettra également de décrisper la tension politique nationale afin que l’essentiel des énergies soit orienté vers les actions de développement du pays. Car, les suspicions et les affrontements ne feront pas développer le Bénin.

 Jean-Marie Sèdolo

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Trafic de stupéfiants à Parakou : Neuf trafiquants dans les mailles du commissaire Okanbawa

avril 30, 2012

Neufs présumés trafiquants du chanvre indien sont tombés, en fin de semaine écoulée, dans les mailles du commissaire central de la ville de Parakou et ses hommes. Les présumés coupables ont été présentés, samedi dernier, au Procureur de la République près le tribunal de première instance de Parakou et écroués.

La moisson du commissariat central de Parakou la semaine écoulée est non négligeable dans la lutte contre l’insécurité dans notre pays. Le commissaire central de la ville, Jérôme Okambawa et ses hommes, sont parvenus à mettre la main sur neuf personnes dont une femme. Ces neuf personnes sont toutes des présumés trafiquants de stupéfiants, en l’occurrence le chanvre indien. Tout est parti des informations parvenues au commissariat, faisant état de ce qu’il y aurait une femme qui se livrerait au commerce de chanvre indien au quartier Camp Adagbé de Parakou. La femme, a expliqué le commissaire de la ville, a été alors mise sous surveillance. L’information qu’elle se livre à une telle activité a été confirmée après un certain temps d’observation. La femme et certains de ses clients ont donc pu être interpellés et avec eux une grande quantité de chanvre indien saisie. Le commissaire Okambawa a expliqué que de justesse, le livreur de ce stupéfiant a pu leur échapper. La dame en effet a avoué que son livreur est parti à peine quand elle a été interpellée. Le commissaire central de Parakou rassure les populations que ses hommes et lui ne baisseront pas la garde. Il promet que son équipe fera le maximum d’effort pour les protéger des méfaits des hors-la-loi. Toutefois, une fois encore il annonce que leurs efforts sans la collaboration des populations resteraient vains. Aussi, prie-t-il ces populations à toujours rester vigilantes et à dénoncer systématiquement toute personne de nature douteuse. Par la même occasion, le commissaire central de la ville de Parakou invite les parents à plus de minutie dans la surveillance de leurs enfants pour que ceux-ci ne se fassent pas enrôler dans des clubs de jeunes délinquants.

Boniface Kolawolé Biaou

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Après sa démarcation de la fusion : Le Prd enclenche la guerre de logo au sein de l’Un

avril 30, 2012

La guerre de logo profile à l’horizon au sein de l’Union fait la Nation (UN). Le porte- parole du Prd l’a annoncé pour la seconde fois dans un communiqué de presse rendu public hier. Ceci fait suite à la conférence de presse animée, il y a deux semaines, à la veille du congrès du Madep au siège du parti à Porto-Novo.

Le Prd est bel et bien membre de l’UN. Dans un communiqué rendu public, il a réaffirmé son appartenance à l’alliance et reprécise la démarche de la fusion qu’il propose à ses partenaires politiques. Le Prd soutient mordicus que le processus de fusion doit être précédé par la réorganisation de chaque parti, la redynamisation de ses structures, l’occupation conséquente du terrain, et l’évaluation par chacun de ses forces et faiblesses selon les termes utilisés par le communiqué du Prd signé par son porte-parole l’honorable Honfo. Les échéances municipales prochaines offrent à chaque parti membre, l’opportunité de reprendre sa base en main. Mieux, le parti de Me Adrien Houngbédji se dit favorable à des listes communes (Un) partout où elles sont souhaitées par la base. Mais il met un bémol. Il faut que ce souhait soit possible. Par ailleurs, le Prd dit qu’à l’occasion des prochaines élections communales, à défaut d’accord sur la constitution des listes communes, dans une circonscription, chaque parti confectionnera sa propre liste et utilisera son propre logo, à l’exclusion du logo Un qui est la propriété de l’alliance Un. C’est une guerre de logo que déclenche subtilement le Prd à ses partenaires. Jusqu’où iront les partis alliés de l’Un dans cette guerre ?

Déclaration du Prd suite à la convention de l’Un

– Le Prd est membre de l’alliance « Union fait la nation » à la création de laquelle il a œuvré : il réaffirme en tant que de besoin cette appartenance.

– le Prd considère qu’à l’étape actuelle caractérisée par l’échec, la démobilisation, les défections, l’absence de perspectives, et la rareté des ressources, une fusion des partis qui composent l’Un est inopportune ; une telle fusion consacrerait à terme, la disparition des partis composantes et de l’Un elle- même.

– le Prd considère qu’une éventuelle fusion doit être précédée par la réorganisation de chaque parti, la redynamisation de ses structures, l’occupation conséquente du terrain, et l’évaluation par chacun de ses forces et faiblesses ; les échéances municipales prochaines offrent à chaque parti membre, l’occasion de s’atteler aux tâches décrites ci- dessus ;

– le Prd considère qu’après les élections municipales de l’année 2013, les responsables de l’Un devront évaluer les progrès réalisés, et aviseront s’il y a lieu ou non de la transformer en un parti politique.

– le Prd considère qu’en attendant cette période, l’Un doit être régie par des règles de fonctionnement et des mécanismes de décisions souples, légers et surtout inclusifs, respectant l’autonomie de chaque formation, et donc basés sur le consensus.

– le Prd est favorable à des listes communes (Un) partout où elles sont souhaitées et possibles, à l’occasion des prochaines élections communales ; à défaut d’accord sur la constitution des listes communes, dans une circonscription, chaque parti confectionnera sa propre liste et utilisera son propre logo, à l’exclusion du logo (Un) qui est la propriété de l’alliance (Un).

– enfin, le Prd ne trouve aucun inconvénient à ce que les partis politiques membres de l’Union fait la nation qui s’estiment déjà prêts à une fusion, y procèdent entre eux, tout en restant membres de l’alliance, sous telle dénomination et logo qu’il leur plaira à l’exclusion de ceux de l’Un propriété de l’alliance.

Fait à Porto- Novo, le 28 avril 2012

Le porte- parole du Prd

Charlemagne Honfo

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Arrestation de Talon: Les appréciations de Me Djogbénou

avril 30, 2012

« Ce que cache cette histoire, est que depuis qu’on a commencé par parler de cette affaire, aucun avocat n’a pu, (alors que ce sont des personnes qui sont en garde à vue et qui sont présentées à un juge qui est un inquisiteur, c’est à dire qui accuse), aucune personne, n’a pu ni s’entretenir avec ces personnes gardées à vue, ni avec le Procureur de la République sur les charges qui pèseraient sur elles, c’est la première observation. Je vous ai dit tantôt qu’on subodore que c’est un dossier autour du coton. Je ne suis pas en mesure de vous dire ce que l’on reproche à ces personnes après les avoir gardées après près de 48 heures pour certains. La deuxième chose, c’est qu’on a fait cela et dès qu’on a mis en liberté ces personnes, on s’est dépêché sur une chaîne de télévision et on a porté publiquement des charges. C’est à dire qu’on n’a pas été en mesure de dire aux avocats ce dont on suspecte ces personnes, mais on a été en mesure de dire à toute l’opinion nationale que ces personnes seraient poursuivies (je mets les mots entre guillemet parce que c’est inapproprié), pour faux de ceci, faux de cela, détournement de ceci, falsification de cela, ce qui me paraît extrêmement grave. Ça me paraît extrêmement grave, parce que je voudrais que chaque citoyen, chaque autorité de ce pays sache que les personnes qu’on vient de remettre en liberté n’ont jamais rencontré un juge et c’est donc le Procureur avec son bras armé le commissariat, les officiers de police judiciaire qui suspectent, c’est pour cela que je dis que ces personnes ne sont pas poursuivies. C’est devant le juge, qu’on poursuit. Le Procureur de la République va exposer ses charges devant le juge, va présenter des réquisitions c’est-à-dire des demandes au juge qui lui, poursuit. A cette étape là, il ne fait que suspecter et ces suspicions qu’il porte sont ses hypothèses. On ne peut pas prendre ses propres hypothèses comme la réalité et exposer des vies humaines, des personnes qui n’ont rien fait pour le moment de mal à ce pays à la vindicte populaire. Et cette stimulation à la vindicte populaire devient une activité quotidienne du parquet de Cotonou, puisqu’il y a quelques jours, on est allé dans le même sens dans un autre dossier, alors cela me paraît extrêmement important et extrêmement grave à soulever et qui me permet de résumer. Je n’ai pas pu rencontrer une seule de ces personnes au commissariat. La rue passant devant le commissariat est barricadée. Et lorsqu’on m’a permis à moi et à certains confrères de les rencontrer, je les ai rencontrés en cage, en présence des policiers. Ce n’était pas une garde à vue, c’était une cage à vue, et dans ces conditions, on les a déplacés au parquet de Cotonou sans permettre cette fois-ci aux avocats dont le lieu de travail c’est le tribunal tout de même, de discuter avec ces personnes. Nous sommes dans une sorte de violation successive des droits humains, de violation successive de tout ce que l’on peut considérer comme procédures et le tribunal a été investi par les militaires, par des Crs. Il faut quand même pouvoir dire que la guerre n’est pas au Bénin, mais au Mali et que le tribunal de Cotonou n’est pas un terrain d’expérimentation des forces de dissuasion. Des avocats qui sont en robe qui n’ont pas pu rencontrer leur client. Au fond, quand on me dit qu’ils sont mis en liberté, j’en conviens, je suis satisfait. Mais le mal est fait. Le mal, c’est cette vindicte qu’on organise et qu’on se permet de dire sur une chaîne de télévision qu’on les poursuit sans oser dire à leurs avocats voici ce que je reproche, alors que l’on est que dans l’hypothèse de la suspicion. Voilà ce que je peux vous dire, nous sommes dans une situation suffisamment grave et je voudrais profiter de votre présence……

Nous sommes tous dans cette forme de liberté hypothéquée. Nous sommes tous dans une forme de liberté provisoire. Quand quelqu’un décide quelque part que nous seront arrêtés, nous serons ridiculisés diminués. Tout ce qui a été fait, c’est pour diminuer des êtres humains, c’est pour les diminuer, les priver de leur liberté, les priver de ce dont ils pourraient avoir besoin pour se défendre. Une personne qui rend visite à une autre dans un lieu de garde à vue, « gardé à vue » vous êtes présent devant moi, je vous observe, c’est ça la garde à vue. C’est une garde à l’oui. Et puis cette personne se retrouve privée de liberté, gardée en cage et c’est au Bénin que cela se passe……….

Ce que j’ai entendu, ce que j’ai vu à la télévision chez l’un de vos confrères de la part du Procureur de la République est une surprise et un étonnement, une réaction et une action excessive. On ne peut pas, alors qu’on n’a pas présenté une personne à un juge, dire qu’on poursuit. On ne peut pas soi-même poursuivre une personne devant soi-même et donc exposer à la vindicte populaire que telle personne est un bandit, un voleur, un escroc. Si vous ne considérez pas que nous sommes dans une république, considérez que nous sommes dans une société d’hommes, d’êtres humains et dans une société d’êtres humains il y a un peu de tenue, un peu de considération pour l’autre. Et le sens de l’histoire, ça tourne pour chacun et c’est ce que je voudrais dire à votre attention. »

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