Examen en plénière du code de procédure pénale à l’Assemblée : Les députés renforcent la garantie des libertés individuelles

mars 30, 2012

La plénière de l’Assemblée nationale s’est consacrée hier, comme annoncé, à l’examen du projet de loi portant code de procédure pénale. Ainsi, les députés ont adopté le titre préliminaire et le premier livre qui traite du renforcement de la garantie des libertés individuelles.

Depuis hier jeudi 29 mars 2012, les députés s’attèlent à doter le Bénin d’un nouveau code portant code de procédure pénale. Après lecture de tout le texte, suivi du débat général ainsi que de l’examen du titre préliminaire, la plénière a commencé l’examen et l’adoption du premier livre. Ainsi, les députés présents et représentés dans l’hémicycle ont adopté à l’unanimité le premier livre de 256 articles. La séance a été suspendue aux environs de 21 heures. Les travaux reprennent ce vendredi 30 mars 2012 à partir de 10 heures. En effet, le titre premier étudié est relatif au renforcement la garantie des libertés individuelles. Au terme du rapport de la commission des lois, les libertés individuelles, dans le cadre de la procédure pénale, se manifestent essentiellement par la libre circulation des personnes et l’inviolabilité du domicile où les perquisitions y sont effectuées dans le respect de certaines règles. En raison des attributions et pouvoirs conférés à la police judiciaire, au juge d’instruction et au procureur de la République, qui ont des pouvoirs considérables en matière d’arrestation, cela constitue un danger pour les libertés individuelles. En son article 126, la loi limite désormais les possibilités et la durée de la détention provisoire. Elle crée également une alternative à la détention en permettant à l’inculpé de vaquer à ses occupations habituelles sous certaines conditions.

Propos des députés

Honorable Eric Houndoté : Les autorités béninoises ont voulu donner à notre pays un code de procédure pénale digne de ce nom. M. le président, il a fallu trente-et-un an pour que nous arrivions ici aujourd’hui pour examiner cette loi. Vous me permettrez, au regard de ce que j’ai vu, n’ayant pas eu la chance de voir et de vivre ce qui s’est passé avant 2012, de rendre un hommage mérité à la présidente de la commission des lois, Mme Hélène Kèkè Aholou, qui s’est engagée personnellement, au prix de sa santé, dans l’étude de cette loi. M. le président, il est important que j’insiste là-dessus parce que donnez à Dieu ce qui est Dieu, et ce qui est César à César. J’ai déploré, j’ai regretté qu’après cet engagement des membres de la commission des lois, des techniciens spécialistes, des personnes aient voulu tirer un gain politique, ce n’est pas bon. Je voudrais attirer l’attention de l’Assemblée sur cette attitude qui n’est pas la bonne. Ceci étant, je voudrais aller au fond du sujet pour reconnaître et saluer les avancées, les innovations aux textes qui, me semble-t-il, ont pour objectifs principaux de renforcer les libertés individuelles. Cela est fondamental. Chacun de nous sait comment les abus sont opérés sur les citoyens, les citoyens faibles. Les gens qui, en position de force, détenant le pouvoir d’Etat, abusent des citoyens, les frappent, les méprisent, les martyrisent. M. le président, notre parlement ne saurait tolérer cela pendant longtemps. Voilà pourquoi, nous nous sommes engagés dans ce travail et voilà pourquoi, dans son ensemble, hormis quelques objectifs qui seraient les miens parce qu’on ne peut pas avoir l’unanimité sur les questions, je pense que ce texte est bon. Il l’est aussi parce que ce qui se passe dans nos prisons, dans nos tribunaux, dans nos commissariats nous interpellent. La question de la procédure, les délais, les contraintes, les facilités à donner aux citoyens qui sont face aux décisions des juges, qui sont face à la police, qui sont en prison, notre code de procédure pénale vise à humaniser la société et la justice. Cela est fondamental et je voudrais féliciter tous les députés, tous les initiateurs de ce travail. M. le président, lorsque vous allez en justice, lorsque vous avez vos intérêts compromis, il faut bien quelqu’un pour les rétablir et vous avez envie que votre justice ne soit pas la justice des riches mais soit la justice pour ceux qui y ont droit. Je pense que la loi qui nous est soumise nous apporte un peu plus de justice en cette matière. Un certain nombre de phénomènes gangrènent notre société. La drogue ! Notre pays serait devenu une plate tournante de la drogue et on doit prendre nos responsabilités la lutte contre la prolifération de la drogue, contre son usage. M. le président, je pense que nous avons une réponse à apporter et ce document l’apporte, même si parfois, elle est très sévère. Ceux qui sont en position de force et qui en abusent méritent des sanctions. C’est l’une des innovations fortes de cette loi que je voudrais saluer. Je voudrais souhaiter que nous fassions l’étude de cette loi en plénière rapidement mais aussi et surtout dans la sérénité car il s’agit d’un code. Je ne souhaite pas que nous allions dans la précipitation. Je souhaite que l’hémicycle ne se vide pas dans les heures à venir.

Honorable Emile Tossou : Je dois tout d’abord féliciter la commission des lois pour la qualité du travail abattu. Je voudrais remercier également le gouvernement qui a compris qu’il faut effectivement aider la justice à faire son travail. M. le président, lors de notre visite à la prison civile de Cotonou, nous avions entendu le représentant des détenus, des femmes, des jeunes et des mineurs. C’est triste. Il faut avoir le courage de le dire. Des mineurs qui sont épinglés depuis vingt mois, trente mois, voire cinquante mois, qu’est ce qu’ils vont devenir ? Je crois que ce code que nous voulons étudier viendra corriger beaucoup d’insuffisances à ces niveaux. Je crois que les juges seront suffisamment outillés pour leur travail.

Honorable Candide Azanaï : Pour l’étude en plénière, que nous placions l’examen sous le cap de la sérénité parce qu’il s’agit d’un document très important en matière juridique et judiciaire. J’ai une pensée à l’endroit de tous ceux qui se sont sentis victimes, innocents des abus de notre système judiciaire. Je le dis d’autant plus que cela manifeste si nous voyons ce qui se passe, l’état de nos prisons, l’engorgement de nos prisons. Si un univers, au lieu d’être un univers d’éducation et de rééducation, constitue un univers de dérives, d’accentuation de la dépravation et de perte même de l’humain, cela n’est pas nprmal. Je pense que les prisons étaient construites pour un nombre donné de détenus mais aujourd’hui, elles sont totalement débordées, dépassées. Dans ces prisons, au-delà de ce qu’on apprend, il y a aussi la situation de vie carcérale. Aujourd’hui, beaucoup de prisonniers qui n’avaient pas des maladies données, se retrouvent à leur sortie de prison dans un état de santé très difficile et très grave. Je pense que nous devons aller vite et avoir l’idée que même si nous avons les meilleurs textes de la République, nous devons faire appel à la conscience de ceux qui sont chargés de les appliquer. Quelle que soit la qualité de ces textes, s’il n’y a pas des conditions de travail capables de les accompagner, d’être à la hauteur de la modernité de ces textes, à nos magistrats, à nos gardiens de prisons, à nos officiers de police judiciaire et si nous n’encadrons pas la gouvernance politique aussi, ces textes ne vont pas donner la promesse des fleurs. Je souhaite qu’à l’occasion de cet examen en plénière, nous attirions l’attention de tout un chacun sur la nécessité pour nous de mettre l’accent sur la qualité des hommes qui vont se charger de l’exécution de ces textes. Je voudrais appeler chacun à ne pas le perdre de vue et à mettre l’accent sur la formation des magistrats.

Honorable Natondé Aké : Pour ma part, je tiens à féliciter les députés de la législature précédente parce qu’ils ont entamé un travail que la sixième législature est en train de finir. L’adoption du présent code de procédure pénale viendra renforcer et parfaire notre arsenal juridique. Je m’associe à tout ce que mes prédécesseurs ont dit, en l’occurrence la formation et les moyens à donner aux magistrats chargés de mettre en application ce code. J’aimerais attirer l’attention du gouvernement sur un fait qui semble assez banal mais qui est important. Lorsque nous votons des lois ici, nous mettons beaucoup d’heures à les étudier. Ensuite, ces textes sont soumis à la Cour constitutionnelle pour contrôle de constitutionnalité avant d’être promulgués. Lorsque le président de la République joue sa partition, il faut qu’ils soient publiés au journal officiel. Nous péchons encore par lourdeur administrative. Le code de procédure civile a été voté, promulgué par le président de la République mais n’est jamais sorti dans le journal officiel. J’incite les collègues députés à se pencher sur le code pénal afin de doter notre pays d’un arsenal juridique qui puisse rassurer le justiciable béninois.

Violation répétée du règlement intérieur de l’Assemblée Nationale

Azanaï menace de saisir la Cour Constitutionnelle

La violation répétée de l’article 47 du règlement intérieur de l’Assemblée Nationale du Bénin continue d’opposer l’honorable Candide Azanaï et le Bureau de l’institution parlementaire. Hier, le ton est encore monté d’un cran au sein de l’hémicycle.

L’honorable Candide Azanaï a menacé de saisir la Cour Constitutionnelle si les dispositions de l’article 47 du Réèglement intérieur du Parlement ne sont pas respectées. Cet article qui traite du compte rendu et du procès-verbal de l’Assemblée Nationale dispose en effet en son point 1 ce qui suit : « Il est établi pour chaque séance publique un procès-verbal des débats qui est mis à la disposition des députés. Si dans un délai de quatre jours ouvrables, il n’a fait l’objet d’aucune proposition écrite et justifiée, il est réputé définitif. Si le procès-verbal est contesté, l’objet de la contestation est soumis à l’Assemblée qui statue sur les modifications sollicitées ». A en croire les explications données par l’honorable Azanaï, cette disposition est régulièrement violée à l’Assemblée Nationale et cela n’est pas, selon lui, bien pour une Assemblée qui se veut d’excellence. Pour apaiser la tension, le président de séance, l’honorable Justin Sagui a rassuré son homologue Candide Azanaï que le Bureau de l’Assemblée Nationale veillera désormais au respect de cette disposition de l’article 47 du règlement intérieur de l’institution parlementaire. Candide Azanaï en a pris acte. Mais il n’a pas retiré sa menace de saisir la Cour Constitutionnelle.

Affissou Anonrin

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Assemblée Nationale : Yayi en passe de perdre sa majorité

mars 30, 2012

La majorité parlementaire, forte de 63 députés, traverse en ce moment à l’Assemblée Nationale une zone de turbulence. A en croire certaines indiscrétions, elle est profondément divisée. Ce qui n’arrange pas du tout le Chef de l’Etat qui comptait s’appuyer sur elle pour conduire aisément son action gouvernementale.

A l’Assemblée Nationale, la barque de la majorité présidentielle tangue. Les députés composant cette majorité n’accordent plus leur violon sur certains sujets brûlants. En dehors de l’épineuse question de la révision de la Constitution pour laquelle un groupe de 15 députés Fcbe ont ouvertement marqué leur opposition, bien d’autres sujets divisent les députés de Yayi.

« Nous ne sommes pas des moutons pour qu’on conduise tel que cela se passe actuellement. Nous sommes des députés au même titre que ceux d’entre nous qui pensent aujourd’hui qu’ils sont au-dessus et qui croient qu’on doit leur faire allégeance. C’est fini ! Cette époque est terminée ». Cette déclaration faite hier par un député de la mouvance présidentielle montre à quel point la situation est pourrie. Avec par ailleurs la guerre de procédure que se livrent en ce moment l’honorable Candide Azanaï et le Président Mathurin Nago au sujet de la violation répétée du règlement intérieur de l’Assemblée Nationale, la coupe est pleine. Et à en croire certaines indiscrétions, l’implosion peut venir à tout moment.

Comme ce fut le cas lors de la législature passée où des députés fidèles à Yayi, ont créé le G13, des sources annoncent la naissance prochaine d’un G15 au sein de la majorité parlementaire si le Chef de l’Etat ne reprend pas sa troupe en main.

Les députés de l’opposition suivent de près la situation. Pas en spectateurs joyeux, mais attristés par l’incapacité de leurs collègues de la mouvance à s’entendre.

Affissou Anonrin

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Polémique autour des intrants agricoles : Les dispositions prises par le gouvernement

mars 30, 2012

La polémique qui enfle actuellement au sujet de la disponibilité des intrants agricoles pour la campagne cotonnière 2012-2013 ne laisse pas indifférent le gouvernement du Dr Boni Yayi. Réunis en conseil ordinaire des ministres le 28 mars 2012, les membres du gouvernement ont pris des mesures hardies pour éviter au Bénin une année blanche cotonnière. (Lire le compte rendu du conseil des ministres).

Communiqué

Le Conseil des Ministres s’est réuni en séance ordinaire le mercredi 28 mars 2012.

Au début de la séance, le Conseil des Ministres a observé une minute de silence à la mémoire des feus :

– Anastasie Anassi KOUASSI née HOUN-KPATIN, belle-mère du Colonel Pierre ANANI, Officier Supérieur de l’Armée de Terre et du Capitaine de Frégate à la retraite Christophe GNANVOSSOU, décédée le 28 février 2012 ;

– Akouavi Marie Madeleine ADJIGNON SOHOUE, belle-mère du Commissaire de Police de 1ère classe LAMAS Cossi, décédée le 03 mars 2012.

Au cours de la séance, le Conseil des Ministres a adopté plusieurs projets de décrets notamment :

– un projet de décret portant agrément pour l’exploitation des jeux de hasard, d’argent et de paris en République du Bénin ;

– un projet de décret portant création d’une caisse de fonds de contrepartie béninoise aux projets à gérer par la Caisse Autonome d’Amortissement.

Le Conseil des Ministres a également examiné plusieurs communications, dont :

– un compte-rendu du Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche au sujet des réunions de concertation relatives au programme de protection phytosanitaire du coton au titre de la campagne 2012-2013.

Il ressort de ce compte-rendu qu’à la suite des alertes lancées par des représentants des producteurs de coton, le Premier Ministre Chargé de la Coordination de l’Action Gouvernementale, de l’Evaluation des Politiques Publiques, du Programme de Dénationalisation et du Dialogue Social a présidé une série de réunions avec les acteurs du secteur cotonnier notamment les représentants de l’Association Interprofessionnelle du Coton (AIC) ainsi que les importateurs et distributeurs d’intrants.

Ces réunions visaient à trouver des solutions à l’approvisionnement à temps des producteurs en intrants alternatifs en vue de pallier à l’appel d’offres pour la fourniture de produits autres que le thian lancé par l’AIC et demeuré infructueux faute de soumission.

Face à l’impasse qui s’annonçait en l’absence d’autres produits alternatifs plus efficaces en quantité suffisante et à la suite des concertations entre le Gouvernement et les différents acteurs, le Thian a été introduit à nouveau dans le programme de la protection phytosanitaire.

La réintroduction du thian dans le programme de protection phytosanitaire offre aux producteurs le choix entre ce produit et d’autres produits alternatifs, et permet d’éviter de compromettre la campagne cotonnière 2012-2013.

En approuvant le présent compte-rendu, le Conseil des Ministres tient à rassurer tous les producteurs et autres acteurs du secteur cotonnier sur la volonté du gouvernement à éviter une année cotonnière blanche.

Dans ce cadre, il est demandé au Premier Ministre Chargé de la Coordination de l’Action Gouvernementale, de l’Evaluation des Politiques Publiques, du Programme de Dénationalisation et du Dialogue Social de poursuivre les concertations avec les différents acteurs afin d’obtenir de ces derniers des garanties sûres quant à leurs rôles futurs dans la promotion du partenariat public privé dans le secteur cotonnier.

Des instructions ont été également données au Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche aux fins :

1- des dispositions à prendre en collaboration avec l’Association Interprofessionnelle du Coton (AIC) et les autres acteurs pour le renforcement du dispositif d’encadrement technique et la sensibilisation des cotonculteurs afin d’assurer le suivi efficace du programme phytosanitaire du cotonnier pour la campagne 2012-2013, conformément aux prescriptions techniques malgré la réintroduction de thian dans ledit programme ;

2- de transmission rapide du nouveau programme de protection phytosanitaire à l’AIC pour que l’adjudication pour l’importation et la distribution des intrants coton soient réalisées au plus tard le 4 avril 2012.

Par ailleurs, le Conseil des Ministres a demandé au Ministre Délégué auprès du Président de la République Chargé de l’Economie Maritime, des Transports Maritimes et des Infrastructures Portuaires, d’instruire le Directeur Général du Port Autonome de Cotonou en vue de faciliter l’enlèvement rapide des commandes d’intrants coton qui seront débarqués au Port de Cotonou.

Le Conseil des Ministres a, par ailleurs, autorisé entre autres :

– la participation de l’Equipe  Nationale Senior de Football aux éliminatoires de la CAN Afrique du Sud 2013 et de la Coupe du Monde Brésil 2014;

– la participation du Bénin au Stage Technique International d’Archives (STIA), qui aura lieu à Paris du 02 avril au 04 mai 2012.

Le Conseil des Ministres a enfin prononcé les nominations ci-après :

NOMINATIONS

AU MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

Sur proposition du Mini-stre d’Etat :

· Chef d’Etat Major Général des Forces Armées Béninoises

Général de Brigade Sou-manou OKE

· Chef d’Etat Major des Forces Navales

Capitaine de Vaisseau GBESSEMEHLAN Hounsou Dénis

· Chef d’Etat Major des Forces Aériennes

Colonel GOGUE Abdoulaye

· Chef d’Etat Major Adjoint des Forces Aériennes

Colonel BATOSSI Léonard

· Directeur de Cabinet du Ministre d’Etat

Général de Brigade SEME-GAN Cocou Lègba

· Directeur Général de la Gendarmerie Nationale

Général de Brigade SEWADE Robert

· Directeur Général Adjoint de la Gendarmerie Nationale

Colonel NAGNIMI Awal

· Conseiller Technique aux Affaires Stratégiques

Colonel MICHODJEHOUN Camille

· Conseiller Technique aux Affaires Maritimes

Capitaine de Frégate AHOYO Maxime

· Directeur de la Programmation et de la Prospective

Colonel ADOSSOU Etienne

· Directeur des Ressources Financières et du Matériel

Intendant Militaire de 2ème Classe KODA Alidou

Directeur des Ressources Humaines

Colonel DEGAN Barthélemy

· Directeur de la Communication et des Relations Publiques (DCRP)

Capitaine de Vaisseau BA-MISSO Djibrila

· Directeur du Renseignement Militaire (DRM)

Colonel SANNI Gustave

· Directeur du Matériel des Armées (DMA)

Capitaine de Vaisseau HOUENOU Randolphe

· Directeur du Génie et de la Participation au Développement (DGPD)

Colonel VIGAN Bonaventure

· Directeur de l’Organisation du Personnel des Armées

Colonel BIAOU Alidou

· Chef Pôle Logistique

Colonel SEIBOU Karim

· Chef Pôle Entraînement

Lieutenant Colonel ADJAHO Guy

· Chef Centre Opérationnel Inter Armées

Colonel DJOHOUN Cocou André Cyarique

· Chef Pôle Service Relations Internationales

Capitaine de Vaisseau ADE-BITE Cyriaque Jean

· Attaché de Défense à Paris

Lieutenant Colonel AFOUDA Richard

· Attaché de Défense Adjoint à Paris

Lieutenant Colonel GBAGUI-DI Fructueux

· Attaché de Défense à New York

Capitaine de Vaisseau AHO Patrick

· Attaché de Défense Adjoint à New York

Intendant Militaire GAINYO Cyrille

· Attaché de Défense à Washington

Colonel TAWES Pascal

· Attaché de Défense Adjoint à Washington

Capitaine de Vaisseau DEDO Vincent

· Attaché de Défense à Bruxelles

Colonel KEREKOU Montand

· Attaché de Défense Adjoint à Bruxelles

Lieutenant Colonel de SOUZA Christian

Attaché de Défense à Abuja

Lieutenant Colonel KANDI-SOUNOU Léon

· Attaché de Défense Adjoint à Abuja

Commandant AGONGLO Adolphe

AU MINISTERE DE LA SANTE

Sur proposition du Ministre :

· Secrétaire Permanent du Comité National de Lutte contre le SIDA

Madame Sonia BONI

· Chargée de Mission

Madame Agnès KASSA GAZARD

AU MINISTRE DE L’ENERGIE, DES RECHERCHES PETROLIERES ET MINIERES, DE L’EAU ET DU DEVELOPPEMENT DES ENERGIES RENOUVELABLES

Sur proposition du Ministre :

· Directeur Général de l’Agence Béninoise d’Electrification Rurale et de Maîtrise d’Energie

Monsieur Sakariyou MAHMAN

Fait à Cotonou,

le 28 mars 2012

Le Secrétaire Général du Gouvernement,

Eugène DOSSOUMOU

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Tournoi de Montaigu de football : Côte d’Ivoire, Cameroun et Maroc représentent l’Afrique (Les jeunes Ecureuils encore absents cette année)

mars 30, 2012

La France va accueillir encore les jeunes footballeurs du monde pour le tournoi de football de Montaigu. Mais cette année encore, ce sera sans les Ecureuils cadets.

La 40e édition du tournoi de football de Montaigu aura lieu du 03 au 09 avril 2012 en France. Cette fois-ci, les Ecureuils cadets présents en 2010 n’y seront pas. Par contre, leurs homologues de la Côte d’Ivoire, du Cameroun et du Maroc représenteront le continent africain. Et ils se préparent activement.

Depuis le 26 mars dernier, les Eléphanteaux se sont retranchés au Centre de Bingerville pour mieux travailler sous la houlette du technicien Camara Ibrahim. De sources proches de l’encadrement de la sélection, le tournoi de Montaigu se prépare bien. La Côte d’Ivoire qui est à sa 6e participation veut vraiment se distinguer. Mais dans le groupe D, elle aura en face la Chine et à la Russie. Ce qui ne sera pas une partie de plaisir. Certainement que le Cameroun et le Maroc se sont donné les moyens pour ne pas faire piètre figure. Et surtout pour représenter dignement l’Afrique.

Il faut dire les Ecureuils cadets du Bénin qui ne sont plus invités au tournoi de Montaigu paient la fugue de jeune Affo qui a fait défection à l’aéroport de Paris quelques minutes avant l’embarquement de la délégation béninoise pour le bercail. Malgré les nombreuses recherches, il n’a jamais été retrouvé. Une situation que les organisateurs ont eu du mal à digérer. Le Bénin en fait aujourd’hui les frais. Dès lors, les responsables des équipes de jeunes invitées dans ces genres de compétitions doivent prendre toutes les dispositions pour que cela n’arrive plus. Cela n’honore pas le Bénin.

Rappelons que deux compétitions se dérouleront simultanément lors du tournoi de Montaigu. Il s’agit du tournoi des nations et celui des clubs. L’Afrique est prise en compte dans la première catégorie.

Challenge Nations

Poule A : France, Cameroun et Mexique

Poule B : Portugal, Etats-Unis et Emirats Arabes Unis

Poule C : Angleterre, Maroc et Japon

Poule D : Russie, Côte d’Ivoire et Chine

Calendrier des matches

Mardi 3 avril :

France – Mexique (Montaigu)

Portugal – Emirats Arabes Unis (La Chaize le Vicomte)

Angleterre – Japon (St Laurent sur Sèvre)

Russie – Chine (Brétignolles sur Mer)

Mercredi 4 avril :

Cameroun – Mexique (Montaigu)

Emirats Arabes – Etats-Unis (La Chaize le Vicomte)

Maroc – Japon (St Laurent sur Sèvre)

Côte d’Ivoire – Chine (Brétignolles sur Mer)

Jeudi 5 avril :

France – Cameroun (Montaigu)

Portugal – Etats-Unis (La Chaize le Vicomte

Angleterre – Maroc (St Laurent sur Sèvre

Russie – Côte d’Ivoire (Brétignolles sur Mer)

Angleterre – Maroc (St Laurent sur Sèvre – 18h30)

Challenge clubs

Poule 1 : FC Nantes – AJ Auxerre – Santa Cruz Academy – Toulouse FC

Poule 2 : AS St Etienne – Stade Rennais – OGC Nice – Foot Solidarité Afrique

Poule 3 : Bordeaux – Sélection de Vendée – FC Lorient – FC Boavista (Portugal)

Pascal Hounkpatin

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Fitheb 2012 : « Fétiches et refuges » joué hier à l’espace Mayton de Calavi

mars 30, 2012

L’Espace Mayton d’Abomey-Calavi, a accueilli hier jeudi 29 mars 2012, la troisième représentation du Togo pour le Festival international du Théâtre du Bénin. Coproduit par le Togo et la France, le spectacle présenté par la France a laissé les fanatiques des planches sur leur faim. A travers, la pièce « Fétiches et refuges », l’Atelier Théâtre de Lomé (Togo) et la Compagnie Gakokoé de Montbéliard (France) ont décidé de jeter un regard neuf sur la nature (forêt et nature humaine) à travers le spectacle du dramaturge togolais Noël Tingayama Mawo. Le texte est démonté et éclairé dans la nature par un guide expérimenté qui connaît non seulement les arbres et surtout les richesses, les histoires, les vertus de forêt mais également les profondeurs inextricables de l’homme. « Fétiches et refuges » a été le fruit de deux résidences d’écriture organisées par Filbleu en 2008 à Lomé et par La Roche Jagu (Côtes d’Armor) en 2009. Le Parc Départemental de la Roche Jagu requiert le plus grand respect de la part des promeneurs. Des milliers d’arbres et de plantes servent d’instrument à une symphonie végétale d’une belle ampleur. Et c’est au cœur de cette harmonie que le texte et le spectacle ont été créés pour donner vie à la nature et à l’homme. Parallèlement, en Afrique, plus particulièrement au Togo, la rue est très animée. Elle vit. Les « fous » logent dans la rue comme des milliers de portefaix ou des travailleurs sans domicile fixe. Les trottoirs sont jonchés de commerces, des rues qui vivent 24h sur 24. La forêt aussi a sa vie. Les arbres qui ne cachent pas la forêt révèlent nos caractères dévastateurs et destructeurs. La forêt est détruite pour les besoins de la consommation courante, pour la construction, les meubles. Pendant ce temps, la nature nous réserve ses surprises. Dans cette ambiance, les fétiches tiennent leurs places. Ils sont le soubassement de la religion animiste qui confère une âme aux objets, aux éléments de la nature. Le clin d’œil aux peuples d’Afrique, à travers l’animisme n’est qu’épisodique. Trouver refuge dans un bonheur égoïste et égocentrique, être et avoir tout, rend faux, artificiellement surfait. Le personnage de Djelli assoiffé de bonheur nous ressemble. Il ressemble aux ministres, aux chefs d’Etat, aux directeurs de société qui nichent leur espoir dans le fétichisme, la Franc-maçonnerie ou la Rose-croix pour rester longtemps au pouvoir ou garder des privilèges…. Il importe donc de réfléchir à la préservation de l’homme, de la nature humaine et l’environnement. Le sens profond de ce texte de Noël Mawo Tingayama et la mise en scène sont à trouver dans l’étrange étrangeté de l’homme. C’est le défi que l’Atelier Théâtre de Lomé (Togo) et la Compagnie Gakokoé (France) relèvent pour arracher l’homme à son cadre, le lancer dans la forêt, sur les sentiers à la recherche de l’autre soi-même. Ainsi, ils fuient les conventions du théâtre en salle, aèrent le texte, donnent un bol d’oxygène aux publics et réveillent en eux l’esprit d’enfant qui veut courir sur les chemins, s’offrir des histoires et trouver son propre trésor de pirate. Le chemin se fait en marchant dit Boal. Dans leur déambulation, le public est interpellé par des bruits suspects, des voix disparates. La déambulation continue, les buissons deviennent parleurs, les arbres médecins. Le théâtre dévoile les mystères de dame nature où les personnages se font et se défont. C’est une histoire de famille qui se déploie dans la forêt en cinq stations. Des personnages apparaissent, lents au loin comme des êtres perdus dans tous les sens du terme. Ils rêvent, esquissent des pas de danse, se déchirent, disparaissent au loin dans la forêt, réapparaissent sur d’autres lieux avec à la clé une histoire abracada-brantesque.

Victorin Fassinou

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Lutte contre la paralysie et les autres maladies liées aux nerfs : L’Ong S@dev réaffirme son engagement à servir l’humanité

mars 30, 2012

Après son exposition des 16, 17 et 18 mars 2012, l’Organisation non gouvernementale S@dev a organisé hier jeudi 29 mars 2012, une conférence de presse au cours de laquelle, elle a réaffirmé son engagement à toujours travailler pour lutter contre la paralysie et les autres maladies liées aux nerfs. C’était à son siège à Zogbohouè à Cotonou.

Travailler à lutter efficacement contre la paralysie et les autres maladies liées aux nerfs. L’Organisation non gouvernementale S@dev n’entend pas se détourner de cette mission qu’elle s’est assignée. Hier jeudi 29 mars 2012 à travers une conférence de presse, son président Cyrille Koissi Obelakou l’a fait savoir dans ses déclarations. A ses dires, la paralysie et les autres maladies liées aux nerfs constituent un danger pour les pays comme le Bénin. Et c’est ce qu’à compris S@dev qui s’est engagée depuis des années à mener des actions de prévention et de guérison depuis de ces maladies. A entendre M. Obelakou, comme action de prévention, l’Ong a organisé depuis des années des expositions accompagnées de séances de traitement pour faire bénéficier ses compétences à tout le monde. A l’en croire, la troisième édition de cette initiative s’est tenue du 16 au 18 mars 2012 sur l’esplanade du Stade de l’Amitié à Cotonou. Elle a connu la participation de plus de 1000 visiteurs. Des dizaines de patients ont retrouvé la guérison, ont témoigné beaucoup de personnes. Aux dires de M. Obelakou, « L’exposition a été une réussite, car nous avons enregistré un cas de malade qui est actuellement totalement rétabli ». Les objectifs de l’exposition ont été atteints car beaucoup de cotonois sont désormais sensibilisés sur : les causes des mauvaises alimentations, les mesures préventives et les comportements à adopter pour retrouver ses membres en cas de paralysie. « Si le traitement de l’Ong S@dev est efficace, c’est parce qu’elle associe la réflexothérapie à la thérapie japonaise Shiatzu. », a fait savoir M. Obelakou. Dans les prochains jours, l’Ong S@dev compte organiser cette exposition dans les autres localités du pays. Après le Togo où elle est aussi, elle compte aller vers les autres pays de la sous-région toujours pour faire connaitre les mesures préventives et les comportements à adopter pour retrouver ses membres en cas de paralysie. A long terme, Elle voudrait ériger dans les rayons de Cotonou un grand centre qui va accueillir beaucoup de gens. « Sur ce projet, nous demandons l’aide des bonnes volontés pour que notre rêve devienne une réalité », a lancé M. Obelakou. Mais avant, il a Formulé une doléance à l’endroit des autorités et de l’Organisation mondiale de la santé(Oms) pour qu’elles puissent prendre en charge les personnes paralysées et malades de nerfs.

Victorin Fassinou

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Résidence universitaire à Abomey-Calavi : Les étudiants face aux risques d’électrocution

mars 30, 2012

La mauvaise installation des circuits électriques se fait de plus en plus constater dans les résidences du campus d’Abomey-Calavi. Le cas le plus étonnant est celui du «Bâtiment B « du Centre des œuvres universitaires et sociales. Pour les étudiants, il urge que les autorités prennent leurs responsabilité pour éviter le pire.

Prévenir vaut mieux que guérir, dit-on. Les résidences du campus d’Abomey-Calavi sont, depuis un temps, sur le coup de dégâts causés par la mauvaise installation des circuits électriques. Même si jusque-là ces dégâts sont négligeables, il urge de prévenir les cas les plus graves en pensant à une réinstal-lation des circuits avant qu’il ne soit trop tard, estiment les étudiants résidents de l’Université d’Abomey-Calavi. Pour eux, les résidences comme le «Bâtiment B « du Centre des œuvres universitaires et sociales doivent bénéficier d’une attention particulière de la part des autorités de ce haut lieu du savoir. « Les petits incendies enregistrés dans les dortoirs et même dans certaines salles de cours sont souvent dus à une mauvaise installation des fils électriques », ont confié Marcellin T. et ses amis rencontrés le jeudi 28 mars 2012 devant la Faculté des lettres, arts et sciences humaines (Flash). La qualité du matériel électrique utilisé est souvent mise en cause par les techniciens qui visitent notre université, ont ajouté ces étudiants. Aux dires de certains étudiants, ce problème dure depuis plusieurs années mais rien n’a été fait pour y remédier. Par contre selon des responsables du Centre des œuvres universitaires et sociales (Cous), la raison est tout autre. Pour eux, c’est plutôt la mauvaise qualité des appareils électro ménagers utilisés par les résidents qui entraine souvent des incendies. Le souhait de ces résidents est que le Cous et le rectorat conjuguent leurs efforts afin qu’une solution définitive soit trouvée pour éviter le pire.

Victorin Fassinou

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M. Abdoulaye Bio Tchané à propos du centenaire du Lycée Béhanzin : « Je pense que nous devons redonner à l’établissement son luxe d’enfance »

mars 30, 2012

Tout droit venu d’Addis Abeba, l’hôte des autorités du Lycée Béhanzin, M Abdoulaye Bio Tchané, invité dans le cadre de la préparation du centenaire du plus vieux lycée du Bénin, a fait sa visite-pèlerinage hier 29 mars 2012 à Porto-Novo. A la fin de la visite guidée et le sketch présenté par les élèves, l’ex argentier national a laissé parler son cœur. L’œuvre de réhabilitation à laquelle il exhorte tout le monde n’est pas que physique et matérielle. Elle doit être également la restauration d’un pole d’excellence.

« J’ai traversé tout le continent pour être avec vous ce soir. J’ai été ému par ce sketch que nous venons de voir ensemble. Quand j’ai été nommé ministre des finances et que je suis arrivé à Cotonou en mai 1998, je suis arrivé un mercredi. Le samedi qui a suivi, je suis venu

au Lycée Béhanzin pour voir ce qu’est devenu mon lycée, parce que depuis que je suis parti de cet établissement, je n’étais plus revenu. J’avoue qu’aujourd’hui, j’ai retrouvé le lycée dans un état de délabrement. Or, j’avais dis à l’époque qu’il faut faire quelque chose. Malheureusement, j’ai été pris dans beaucoup de choses. Je n’ai pas pu respecter cet engagement du point de vue de mes fonctions de ministre des finances et Dieu sait qu’un ministre des finances peut faire pas mal de choses. A la veille de mon départ du ministère des finances, j’avais envisagé de faire quelque chose de personnel et c’est comme cela qu’effectivement, j’ai donné quelques ordinateurs au lycée. C’est vous dire que la scène que nous venons de voir est quelque part ici dans ma tête, il est dans mon cœur et comme tout ceux qui ont parlé tout à l’heure, je veux apporter ma contribution. Nous devons tous participer à cette œuvre de réhabilitation, mais la réhabilitation, elle n’est pas que physique, elle n’est pas que matérielle. Je pense que nous devons tous redonner au lycée Béhanzin son luxe d’enfance. Je suis venu ici en 1965 parmi les meilleurs élèves de CM2. Je pense qu’aujourd’hui, nous avons besoin de ce genre d’excellence. Nous avons besoin de faire rêver nos enfants. Je veux que tout le monde participe à cette réhabilitation, moi je le ferai. Donc, la réhabilitation, c’est aussi cet aspect là qui me semble beaucoup plus important. Nous devons refaire le Lycée Béhanzin, avec des bâtiments tout neufs avec toutes les commodités, des dortoirs bien équipés, les logements pour les enseignants, des bureaux, l’internet, des ordinateurs dans les classes, nous devons mettre tout ça à la disposition des élèves, des enseignants et de l’administration » a laissé entendre l’ex président de la banque ouest africaine de développement désormais sollicité par les institutions de Breton Wood.

Tobi Ahlonsou

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Bel air de démocratie

mars 30, 2012

Fait extraordinaire. C’était hier, sur la télévision du service public. L’Union fait la Nation était à l’honneur. Juste le temps de donner un bel air de démocratie au Bénin. Pour le tempo, c’est un bon aiguillage. L’Ortb a bien fait de retrouver la raison raisonnante de la déontologie. On peut se frotter les mains. Ce moment de lucidité déontologique, il convient de le magnifier. Car pendant longtemps, une partie du peuple ne suit plus la télévision nationale. L’opposition tente donc une incursion dans une citadelle bien tenue par la majorité présidentielle.

Ce n’est pas assez d’avoir une tribune. Le principal est le message. Pour le cas de Bruno Amoussou, il y avait de la matière. Sur le secteur de l’éducation, la crise s’est invitée dans le débat. La méthode nous a plongés dans la maïeutique socratique. Amoussou Bruno est apparu comme Protagoras. Des exemples, si, il y en a eu. La conduite des réformes. Disons, ce que Bruno Amoussou appelle les va-et-vient. Il s’agit de l’allégorie de l’incendiaire et du porteur d’eau. L’opposition a mal aux bras ; elle est fatiguée de porter le liquide qui éteint les feux de végétation!

Le gouvernement a été peigné. La gestion du coton a été relevée comme l’illustration du pilotage en vue. Des décisions constamment rectifiées. Ce qui amène l’hôte de la télévision des  » grands évènements à évoquer le terme  » d’instabilité décisionnelle « . Le point de stupéfaction, c’est la correspondance de madame la ministre en charge des relations avec les institutions. L’ancien Président de l’Assemblée Nationale constate que le dialogue politique est mal compris par le gouvernement. Madame Bassabi Safiatou relève tout de même dans sa correspondance que le dialogue politique ne se limite pas à l’amélioration de la gestion de la gouvernance politique. Au sujet de la révision de la constitution, il est loisible de comprendre que le processus participatif est enrhumé.

Dans l’ensemble, ce fut un moment agréable de cours d’histoire du présent. Cet entretien, il me semble, était nécessaire. C’était un bel air de démocratie. Il n’en demeure pas moins que la conduite de l’entretien nous a laissé sur notre soif. Peut-être qu’un échange entre personnalités aurait été la meilleure solution. Ce qui ferme ainsi la porte à un débat contradictoire. Il est vrai qu’il n’y a pas de personnalité disponible à la mouvance.

Ce qui est utile, c’est la force des propositions du Président de l’Union fait la Nation. Cette opposition qui n’injurie pas, propose, écoute et rectifie, vivement que la télévision nationale continue d’être inspirée pour l’organisation de ces émissions là ! Chacun a pu se faire une opinion de l’entretien. En tout cas, facebook est aujourd’hui le miroir du niveau d’appréciation de l’actualité. Quoi qu’il en soit, il est à souhaiter que de temps à autre, le service public d’information générale se mette véritablement au service de toute la Nation. Cela aurait eu comme effet, le retour des téléspectateurs sur le bouquet national.

Herbert Houngnibo

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Conflit domanial à Cotonou : Le règlement du différend Fagbohoun-Etat béninois en appel reporté au 28 juin

mars 30, 2012

Le litige domanial opposant l’honorable Séfou Fagbohoun Ladikpo et le ministère de l’urbanisme, de l’habitat, de la réforme foncière et de la lutte contre l’érosion côtière, a refait surface hier jeudi 29 mars 2012 à la Cour d’appel de Cotonou. Aussitôt appelé, le dossier a été renvoyé au 28 juin 2012 par le président de séance. C’est du moins ce que révèlent des sources judiciaires.

A en croire les mêmes sources judiciaires, le dossier est allé en appel à la requête du gouvernement. En première instance, l’honorable Séfou Fagbohoun avait gagné le procès.

Par ordonnance de référé N°053/4è CRCIV du 9 mai 2008 M. Christophe Atin-makan, juge au Tribunal de première instance de Cotonou, tenant l’audience des référés civils, assisté de Me André Boton, Greffier, avait, entre autres, enjoint au ministère de l’urbanisme, de l’habitat, de la réforme foncière et de la lutte contre l’érosion côtière de cesser de troubler M. Séfou Fagbohoun dans la jouissance de son droit de propriété sur le domaine sis à Cotonou route de l’aéroport et objet des titres fonciers N°5587 et 5593 du livre foncier de Cotonou.

Prenant acte de cette décision du juge des référés, le Ministère de l’urbanisme, de l’habitat, de la réforme foncière et de la lutte contre l’érosion côtière a, dans une correspondance en date du 29 octobre 2008, saisi l’honorable Séfou Fagbohoun pour un règlement à l’amiable de ce contentieux domanial. La lettre qui porte en objet : «votre domaine objet de titres fonciers N° 5587 et 5593 sis à Djomèhountin» a été signée du ministre François Noudégbèssi. Par cette lettre et dans le cadre d’un règlement à l’amiable, le ministre Noudégbèssi a suggéré à l’honorable Séfou Fagbo-houn d’accepter en compensation des titres fonciers ci-dessus cités, une partie du titre foncier 103 de Cotonou sis en face du Tri postal et couvrant une superficie de 1ha 78a 62ca. Cette correspondance, selon certains spécialistes du droit foncier et selon le bon sens tout court, montre que le gouvernement à travers son ministère de l’urbanisme reconnaît avoir causé du tort à l’honorable Fagbohoun en l’empêchant de jouir de son droit de propriété sur le domaine sis à Cotonou, route de l’aéroport et objet des titres fonciers N°5587 et 5593. On ne comprend alors pas pourquoi le gouvernement a décidé d’interjeter appel de l’ordonnance du juge des référés du 9 mai 2008. Seule la Cour d’appel pourra répondre à cette question, maintenant que l’affaire est portée devant elle.

Dans ce dossier, les intérêts du gouvernement sont défendus par Me Prosper Ahounou. L’honorable Séfou Fagbohoun quant à lui, est conseillé par Me Bastien Salami et son confrère, Me Cyrille Djikoui.

Affissou Anonrin

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