Coopération économique sud-sud : Le Nigeria, plus une opportunité qu’une menace pour le Bénin

février 29, 2012

 

Il y a déjà plusieurs années que le Professeur John Igué appelle les autorités béninoises à entretenir des relations économiques tangibles et durables avec le Nigeria. Ce voisin de l’Est au Produit intérieur brut de 247 milliards de dollars US s’affirme de jour en jour comme une mine d’opportunités plus qu’une menace pour le Bénin au Produit intérieur brut de 6.6 milliards de dollars Us.

 

La République fédérale du Nigeria est un pays d’une population de 160 millions d’habitants. Elle est composée de 36 Etats et la population de l’Etat le plus proche du Bénin, Lagos, dépassecelle du Bénin tout entier évaluée à 9 millions d’habitants en 2011. Selon le Professeur Bio Goura Soulé, dans une communication présentée le jeudi 23 février 2012, le Produit intérieur brut (Pib) du Nigeria est de 247 milliards US$ pendant que celui du Bénin est de 6.6 milliards dollars US. Ce géant de l’Afrique qui est pourtant un voisin proche de notre pays constitue un champ économique inexploité par le Bénin qui est pourtant un pays aux ressources très limitées. Il y a environ une dizaine d’années, le Président nigérian d’alors, le Général Olusegun Obasanjo est venu dire aux Béninois que son pays leur est ouvert pour vendre tout ce qu’ils produisent authentiquement au Bénin. De la même façon, ils pouvaient acheter tout ce qu’ils voulaient au Nigeria. L’image la plus marquante de ce jour est que le Général Obasanjo avait montré aux Béninois que plusieurs d’entre eux étaient habillés en costumes importés pendant que leur pays est producteur de coton de bonne qualité. Pourquoi alors enrichir les usines étrangères au lieu de transformer le matériel pour se développer,  semblait dire le Nigérian. Mais dix ans après ce défi lancé aux Béninois, l’eau de Possotomè fabriquée au Bénin peine à entrer au Nigeria parce qu’elle comporte plus d’éléments venus de l’extérieur depuis le traitement de l’eau jusqu’à son emballage.

 

Des opportunités à vau-l’eau

 

Aujourd’hui, le Bénin ne s’adonne par rapport au Nigeria, qu’au commerce de réexportation qui génère des ressources financières substantielles à l’Etat. La part des recettes sur les produits clés représente entre 40 et 50% des droits de porte. Celle des produits réexportés est estimée à environ 30% . Cela fait environ plus de 160 milliards de francs CFA en 2010. Mais ces pratiques ne sont que des relations dominées par des activités opportunistes, spéculatives, des échanges commerciaux qui génèrent très peu de valeur ajoutée locale. Le Bénin n’exploite vraiment pas les opportunités que lui offre le Nigeria.

 

Ce voisin de l’Est est aussi selon les scientifiques une source d’emplois. Mais pour le moment, on ne voit que les emplois précaires que le Bénin devait mieux analyser pour en tirer profit. Car, plus de 50 000 Béninois sont aujourd’hui dans le domaine de la distribution illicite de produits pétroliers nigérians, dits « Kpayo ». Près de la moitié de ce nombre deBéninois se retrouvent aussi dans des activités directes et indirectes liées à la réexportation des véhicules d’occasion.

 

Que veut alors le Bénin qui exploite actuellement à peine 20% de ses terres culturvables alors que le Nigeria pouvait constituer un marché de vente permanent de tubercules, de céréales et autres ? Aujourd’hui, le Nigeria est à une production de 85 millions de tonnes de tubercules et racines , pendant que le Bénin n’est qu’à 5,5 millions de tonnes. Le Nigeria produit 30,5 millions de tonnes de céréales et le Bénin n’en produit que 1,4 millions de tonnes .

 

Placer le Nigeria au cœur du Bénin

 

Le Bénin risque de continuer à ne pas se développer si dès à présent, il ne développe pas d’autres relations plus structurées, plus concrètes et changeant donc son comportement vis-à-vis du chantier économique que constitue le Nigeria.

 

Si l’informel avec le Nigeria constitue un énorme poids pour l’économie béninoise, que fait alors l’Etat pour innover afin de tirer meilleur profit du Nigeria ? Il y a quelques mois, l’économiste béninois M. Grégoire Balaro avait dit que le Bénin devait rechercher au plan endogène les solutions pour son développement. Les rapports Doing business des années 2010 et 2011 avaient laissé comprendre que le Bénin devait améliorer l’environnement de création des entreprises pour faire prospérer les affaires. Mais jusque-là , on ne vit qu’une polémique autour du Programme de vérification des importations (Pvi)-Nouvelle génération.

 

Mieux, on a bien l’impression que tel que le Bénin se comporte, il ignore que la région Afrique de l’Ouest est en négociation d’un Accord de partenariat économiques (Ape) avec l’Union européenne. Or, si cet accord venait à être signé, les importations venant de l’Union Européenne entreront à environ 70 voire 80% hors taxes. Ce qui veut dire que les recettes de portes vont diminuer de façon drastique.

 

Doit –on attendre cette échéance pour commencer à rechercher ce qu’il faut produire pour concurrencer d’autres pays, ou pour combler le déficit ? Les dirigeants béninois devraient en urgence par rapport au Nigeria, mettre en place un dispositif permanant de veille, une politique économique volontaire. Ils devraient développer un partenariat avec les opérateurs nigérians qui constituent des opportunités indéniables. Certes, on parlera de la zone de coprospérité qui existe entre le Bénin et le Nigeria. Mais cela n’est pas du tout dynamique. Il faut que les Béninois et les Nigérians soient plus rassurés que les deux pays entretiennent des relations économiques plus saines et plus élaborées. Et non des actions de contrebandes qui ne nourrissent que quelques uns. Car, la vente illicite de l’essence venant du Nigeria ferait perdre environ 125 milliards de francs CFA à l’Etat Béninois par an.

 

Il faut que les collectivités locales notamment les communes béninoises plus proches du Nigeria telles que Kétou, Pobè , Sakété et même Porto-Novo signent des partenariats avec les «  local Government » , c’est –à-dire les gouvernements locaux du Nigeria pour faciliter le rapprochement et se développer. Ceci doit être aussi une expérience à faire au lieu de ne courir que vers les pays européens, ou asiatiques. Entre les opérateurs du secteur privé des deux pays, il faut que des relations plus dynamiques se tissent. Le Bénin doit le plus rapidement possible travailler pour que les Béninois ne voient plus le Nigeria comme un pays d’insécurité, mais un pays où il y a des opportunités à saisir pour se développer. L’Etat devrait aussi dynamiser ses infrastructures aéroportuaires et les raccorder aux pays frontaliers tels le Nigeria, le Niger, le Burkina Faso.

 

Il est urgent que le Bénin bâtisse un nouveau programme de coopération avec le Nigeria dans le souci d’en faire son premier véritable partenaire économique. Aujourd’hui, les Nigérians ont poussé leur offensive de recherche du marché et d’opportunités jusqu’à créer des banques au Bénin. Que fait le Bénin pour développer la réplique?

 

Ne peut-on pas déjà créer des services marchands comme des centres d’appels, des hôpitaux de référence et des infrastructures de tourismes avec pour cibles les nigérians ? N’est-il pas temps que le Bénin diversifie sa production en produisant ce qui peut intéresser le Nigeria en quantité suffisante ? N’y a-t-il pas des structures industrielles que le Bénin peut créer pour capter la manne économique nigériane ? Le Nigeria constitue aujourd’hui plus une opportunité qu’une menace pour le Bénin. Mais si l’Etat béninois continue de se comporter comme il le fait actuellement , il ne tirera pas profit du Nigeria. Par contre , les activités informelles renforceront la menace que constitue le Nigeria à travers par exemple la vente illicite de l’essence qui fait perdre par an environ 125 milliards de francs CFA aux caisses de l’Etat. Il est urgent de revoir toutes les études antérieures, de prospecter à nouveau le vaste marché situé à environ 100km du Bénin pour évaluer le gain économique pour le Bénin. Mieux vaut s’assurer du gain à portée de main que de faire des prêts permanents qui rendent paresseux le Bénin et le conforte dans la dépendance ad vitam aeternam .

 

Guy Constant Ehoumi

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Match Ethiopie-Bénin ce jour : Les Ecureuils prêts pour le combat

février 29, 2012

 

La sélection nationale d’Ethiopie reçoit ce jour son homologue du Bénin dans le cadre des préliminaires de la Can 2013 de football. Les Ecureuils, après une courte mise au vert à Paris, sont depuis hier à Addis-Abeba.

 

Encore quelques heures et la confrontation entre les Antilopes d’Ethiopie et les Ecureuils du Bénin sera une réalité. Depuis hier au petit matin, les Béninois sont dans la capitale éthiopienne en provenance de Paris, via Londres. Le commando béninois qui a débarqué à Addis-Abeba semble être prêt à toute éventualité. Le temps de préparation étant trop court en raison de la période des éliminatoires de la Can 2013 de football. La Caf qui a voulu rattraper un peu le temps, de commun accord avec la Fifa, a voulu profiter de cette date Fifa pour placer ces rencontres. Ainsi, le Bénin qui affronte en match aller l’Ethiopie avait établi son quartier général en France afin de raccourcir le chemin aux joueurs qui évoluent en grande majorité en Europe. Tous ou presque ont répondu présents. Seul Abdou Khaled Adénon manque à l’appel. Il serait retenu par son club – Le Mans – qui a un match important ce vendredi. Réda Johnson est bien au rendez-vous. Mais, il serait incertain pour cette rencontre. Pour palier rapidement à ces forfaits, Manuel Amoros, l’entraineur français des Ecureuils, a fait appel à Salomon Junior de l’Asec Mimosa d’Abidjan et Seydou Barazé de l’As Tonnerre (Bénin). C’est dire que la veille est permanente autour des Ecureuils et la rencontre est envisagée avec beaucoup de sérieux. Les joueurs en sont conscients. L’encadrement technique et les responsables en charge du football dans notre pays aussi. Il ne reste qu’à traduire les intentions en actes sur le terrain.

 

Cependant, il faut se méfier des Antilopes d’Ethiopie qui sont à forte ossature locale, avec trois ou quatre joueurs évoluant dans le Golfe arabique et en Egypte. Et en de pareilles circonstances, la cohésion est quasi-certaine. Les Ecureuils compteront sur le talent du capitaine Stéphane Sességnon et les individualités de Razak Omotoyossi. Les autres ne seront pas du reste. La rencontre démarre à 16 heures locales, soit à 14 heures de Cotonou.

 

Le programme 2e tour des préliminaires

 

Ethiopie – Benin

 

Rwanda – Nigeria

 

Congo – Uganda

 

Burundi – Zimbabwe

 

Algérie – Gambie

 

Kenya – Togo

 

Lesotho – Sierra Leone

 

Guinée Bissau – Cameroun

 

Tchad – Malawi

 

Swaziland – RD Congo

 

Tanzanie – Mozambique

 

Central Afrique – Egypte

 

Madagascar – Cap Vert

 

Liberia – Namibie

 

Pascal Hounkpatin

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Après « Noudéhouénou » : L’artiste Kiinzah revient avec « Zaakin »

février 29, 2012

 

Le deuxième livre sonore de la talentueuse Kiinzah est fin prêt. Le lancement est pour bientôt. Baptisé « Zaakin », ce nouvel album signe le retour de l’artiste sur la scène musicale. Avec cette œuvre, l’artiste invite à savoir accepter l’autre pour un lendemain meilleur

« Zaakin », c’est le titre de l’œuvre phonographique que Kiinzah met désormais sur le marché de la discographie béninoise. L’artiste africaine, d’origine béninoise, Kiinzah revient en force sur la scène musicale. Après un long moment d’absence, la reine, à la voix d’or, signe son retour avec un 2ème album baptisé « Zaakin ». La très adulée des artistes musiciennes béninoises renoue le contact avec ses fans avec un autre style. La plupart des morceaux de Kiinzah font pleurer, soutiennent certains qui l’écoutent. Avec ce 2è album, l’artiste promet ne plus faire pleurer, mais mettre de la joie dans le cœur de tous les mélomanes. « Je peux déjà promettre qu’avec tous les morceaux de cet album, ceux qui m’écouteront ne seront pas déçus. Tous les morceaux seront des tubes».  Dans cet album, Kiinzah aborde des thèmes de société. Le nouvel album de Kiinzah réserve un cocktail féculent aux grands. L’un des morceaux contenu dans ce livre sonore est le single « Fèmi » qu’elle a lancé en juin 2011. A entendre l’artiste, « Zaakin », c’est toujours Kiinzah à l’envers. Cela a la même signification que Kiinzah ce qui veut dire « balayer l’impur, savoir accepter l’autre pour un lendemain meilleur ».

 

Une étoile sur les traces de Angélique Kidjo !

 

 

 

Née à Porto-Novo un 26 mai, Kiinzah a participé à différents concours d’interprétation comme Star Promo, Star en Herbe et le casting de l’émission Africa star où elle sera dépassée de peu par Gaël. En 2009, Kiinzah sort son 1er opus de 11 titres « Noudéhouénou » ou « l’heure de Dieu » Le style musical de Kiinzah est à la fois singulier et pluriel. Etonnante et passionnante ! Excellentes notes musicales, de couleurs harmoniques, toutes libertines, teintées d’une voix unique et osée à la fois. Les chansons de Kiinzah résistent aux temps et nous font vivre pendant très longtemps. Morgyane Diane Fadonougbo, ou encore Kiinzah, comme aime bien l’appeler sa grand-mère originaire de la ville d’Agadez au Niger où ce nom signifie « Source » dans un dialecte local, ce même nom revêt plusieurs connotations dans d’autres langues telles qu’en Hébreux où il signifie « Trésor », dans une ethnie de R.D.C « Le positif engendré par la nature » et, en Puna du Congo Brazzaville où il veut dire « Ramener de l’ordre dans le désordre ». Toutes ces significations positives semblent porter le talent de l’artiste vers les sommets de la musique béninoise et internationale.

 

Victorin Fassinou

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Renouveau de la boxe béninoise : Des initiatives nobles à encourager

février 29, 2012

 

La boxe béninoise est à la croisée des chemins. Conscients qu’elle coure vers sa perdition si rien n’est fait, des personnes de bonne volonté volent à son secours. Des initiatives qui doivent faire des émules.

 

Samedi dernier, des boxeurs béninois étaient sur le ring au Hall des arts, loisirs et sports de Cotonou. Initiative de Boxing club de Cotonou présidé par M. Dieudonné Boco, elle contribue également à entretenir la flamme du noble art dans notre pays.

 

On constate avec beaucoup d’amertume qu’il y a de moins en moins de combats de boxe dans notre pays. Les quelques-uns qui s’organisent restent à l’actif de la Fédération béninoise de boxe dans le cadre de ses activités statutaires. Les promoteurs privés qui osent offrent également quelques galas aux amoureux du noble art. Même si cela n’est pas suffisant, il y a lieu de souligner ces actes de bienfaisance et d’amour pour ce sport qui n’est pas encore lucratif dans notre pays. Et dans ce cadre, nous citons Espoir et Boxing de Cotonou.

 

En effet, la plupart des compétitions de boxe organisées à Cotonou et environs sont l’actif de Espoir boxing club de Cotonou présidée par M. Germain Mehinto. Avec comme cheville ouvrière M. Aurélien Agnan, l’entraineur national. De temps en temps, Boxing club de Cotonou apporte son grain de sel avec le Gala des champions. Cette compétition à vocation internationale qui est à sa 2e édition a un coût, et ne saurait être organisée tous les mois. Pour la simple raison que les sponsors ne suivent pas. Ceux qui acceptent le pari ne sont pas légion. Et c’est le moment de remercier M. Marc Pirlet du Restaurant Saloom, toujours disponible à accompagner de telles initiatives au profit de la jeunesse sportive.

 

Par conséquent, il est souhaitable que d’autres sponsors accompagnent le mouvement afin que la boxe béninoise retrouve la place qui est la sienne au plan international. Aussi, les promoteurs de boxe doivent-ils se montrer plus dynamiques et plus convaincants face à leurs interlocuteurs. Et cela passe par le sérieux et l’abnégation à l’ouvrage.

 

Pascal Hounkpatin

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Trois mois après le déguerpissement des artères de Cotonou : Zongo renoue avec l’insalubrité et l’anarchie

février 29, 2012

 

Dans le cadre de la visite papale au Bénin, la mairie de Cotonou avait engagé un processus de déguerpissement des artères pour mieux assainir les quartiers de la ville. Mais force est de constater que, trois mois après cette opération, les mêmes désordres reprennent. Le cas du quartier Zongo est préoccupant et il s’impose une nouvelle intervention des autorités municipales.

 

Trois mois après la mesure de déguerpissement engagée par les autorités municipales de la ville de Cotonou en prélude à la visite du Saint Père Benoît XVI, certains quartiers présentent depuis peu le même aspect insalubre. L’opération de dégagement entreprise par la mairie entre-temps est un processus salué par la plupart des citoyens qui, aujourd’hui, demandent à la municipalité de poursuivre dans la même lancée. Presque toutes les artères et chaussées de la ville entre-temps dégagées sont actuellement dans un état malpropre. Pour beaucoup de citoyens rencontrés à Cotonou, la mairie doit poursuivre sa lutte contre l’insalubrité et l’insécurité qui règnent ordinairement dans la cité. Le cas du quartier Zongo dans le 5ème arrondissement de Cotonou, préoccupe les habitants de la ville-vitrine, qui dénoncent l’atmosphère délétère qui a précédé l’opération de ratissage de la zone contiguë à la mosquée centrale de Zongo. Des ordures, des déchets ménagers végètent et baignent dans de l’eau souillée et de l’urine tout le long de l’artère principale qui relie la bourse du travail à la mosquée centrale. Une descente dans ce quartier de la ville de Cotonou a permis de réaliser la nécessité d’une nouvelle méthode pour ratisser cette banlieue. « Le ratissage de Zongo est salutaire et ne ferait que contribuer à embellir la capitale économique du Bénin » a d’ailleurs indiqué un sage du quartier. Les autorités municipales de Cotonou sont dont interpellées pour que cet état de chose soit corrigée. Une nouvelle stratégie est donc souhaitable pour un désengorgement et un nettoyage total de ce quartier.

 

Olphyz Kound é (Stag)

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Sit- in à la direction des examens et concours : Les agents exigent le départ de Mahougnon Kakpo

février 29, 2012

 

Hier mardi 28 Février, le collectif des agents de la direction des examens et concours du ministère en charge de l’enseignement secondaire a exprimé son ras-le-bol à travers un sit-in. Ces agents ont exigé le départ de leur Directeur, M. Mahougnon Kakpo.

 

Depuis le mois de décembre 2011, les autorités gouvernementales entretiennent un flou artistique autour du limogeage du directeur des examens et concours de l’enseignement secondaire, de la formation technique, professionnelle, de la reconversion et de l’insertion des jeunes, le professeur Mahougnon Kakpo. A cela s’ajoute la détérioration des rapports de travail entre ce directeur et ses agents. Hier, ils se sont fait entendre au détour d’un sit-in animé par des gongs et des chansons très hostiles à l’autorité. Rien que les pancartes suffisent pour comprendre le message des grévistes. On pourrait lire « A bas le népotisme ; non à la mauvaise gestion des ressources humaines et financières de la Dec ; non à l’injustice ; Yayi au secours !»Les manifestants reprochent au directeur Kakpo « ses attitudes autocrates de gestion du personnel ». Ils dénoncent également une passivité qu’il aurait entretenue et imposée aux chefs de service sous peine d’être méprisés. Ce qui frustre aussi le personnel, c’est l’ambiance de torpeur qui caractérise leurs rapports avec le D/Dec.

 

Tobi Ahlonsou

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Lutte contre la vie chère : Mission difficile pour les associations de consommateurs

février 29, 2012

 

La rencontre tant annoncée entre le Chef de l’Etat et les différentes associations des consommateurs du Bénin a fini par avoir lieu le lundi 27 février 2012. Malheureusement, elle a accouché d’une souris. Plusieurs consommateurs sont restés sur leur faim.

 

Les échanges entre le Chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi et les responsables des associations des consommateurs ont duré cinq heures. Les sujets qui fâchent ( électricité, produits pétroliers, eau, accès aux soins de qualité, arnaque des consommateurs par les sociétés de téléphonie mobile…) ont été exposés. Malheureusement, ils n’ont trouvé aucune solution. Les responsables des associations des consommateurs présents au Palais de la Marina se sont juste consolés des promesses que le Chef de l’Etat leur a faites quant au renforcement de l’aide qui leur est apportée et de l’appel qu’il leur a lancé en les exhortant à descendre sur le terrain pour mieux s’imprégner des prix pratiqués par les commerçants. Parlant d’ailleurs de cet appel, beaucoup s’interrogent déjà sur la capacité des associations des consommateurs à relever le défi que leur a lancé le Président Boni Yayi. Pour certains observateurs, le challenge s’annonce difficile et même impossible, à moins que les responsables d’associations de consommateurs renoncent aux avantages qui leur sont taillés par les sociétés dont ils ont abondamment fait le procès devant le Chef de l’Etat. Au Bénin en effet, des responsables d’associations de consommateurs siègent au conseil d’administration de plusieurs sociétés de prestation de services, surtout les sociétés d’Etat (Soneb, Sbee, Bénin Télécoms SA, Sonacop…). La participation aux travaux du conseil d’administration de ces sociétés leur confère des avantages, parfois mirobolants. Ce qui, selon certains observateurs constitue aujourd’hui le gros handicap de la lutte contre la vie chère et les mauvaises prestations de ces sociétés que ne cessent de décrier les consommateurs libres de tout engagement. Il y a donc un verroux à sauter si l’on veut vraiment que la lutte contre la vie chère connaisse le succès escompté. C’est celui de la grande indépendance des associations des consommateurs vis-à-vis du pouvoir public.

 

Affissou Anonrin

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Tournée du bureau de l’Assemblée nationale dans l’Atlantique et le Littoral

février 29, 2012

 

Les membres du bureau de l’Assemblée nationale seront dès le 1er mars prochain dans les déparements du Littoral et de l’Atlantique. Dans le département du Littoral, une visite aux pensionnaires de la prison civile de Cotonou dont le député Désiré Vodonou est prévue.

Le bureau de l’Assemblée renoue avec ses séances de prise de contact avec les populations à la base en vue de rendre compte de tout ce qui a pu être fait  depuis l’installation de la 6ème législature pour en retour, recueillir auprès de cette population à la base ses préoccupations brûlantes et urgentes que l’Assemblée pourra traduire en textes de lois ou verser au gouvernement à travers le mécanisme d’interpellation.  Au cours d’une descente dans le département du Littoral annoncée pour le 1er mars prochain, les membres de l’Assemblée Nationale visiteront la maison d’arrêt de Cotonou où est incarcéré depuis plusieurs mois l’honorable Désiré Vodonon de Force clé, déchue de ses fonctions par une décision de la Cour Constitutionnelle. A en croire des sources proches de l’administration parlementaire l’objectif de cette descente est de s’enquérir des conditions de détention de l’ancien député et de façon plus large des autres pensionnaires de cet univers carcéral. Après, le bureau mettra le cap sur les communes du département, de l’Atlantique. A partir de la commune d’Abomey Calavi, le bureau ira à So-Ava ; Zè, Allada, Toffo, Kpomassè et finira la tournée par la ville historique de Ouidah. Du 3 au 7 août 2011 déjà, le président de  l’Assemblée nationale, le professeur Mathurin Coffi Nago avait conduit une délégation qui a sillonné toutes les 13 communes de l’Atacora et de la Donga.

 

Tobi Ahlonsou

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Bourse régionale des valeurs mobilières : Les titres Caa-Bénin 6,5% 2011-2016 désormais cotés en bourse

février 29, 2012

 

Hier mardi 28 février 2012 au siège de la Caisse autonome d’amortissement à Cotonou, il a été procédé à la cotation en bourse des titres Caa-Bénin 6,5%, 2011-2016. Un emprunt obligataire qui a permis à la Caa de mobiliser la somme de 68.810.370.000 F Cfa pour un montant indicatif de 50 milliards de F Cfa.

 

Possibilité est désormais donnée aux souscripteurs à l’emprunt obligataire Caa-Bénin 6,5%, 2011-2016 de négocier leur titre (achat, vente et/ou échange de titres) sur le marché financier boursier. En effet, depuis hier mardi 28 février, la Caisse autonome d’amortissement, émetteur des titres, est entrée en bourse. « Les obligations Caa que les souscripteurs ont acquises sont des titres négociables sur le marché financier boursier. Pour que ces titres soient reconnus, il faut qu’ils soient cotés », a souligné Adam Dendé Affo, directeur général de la Caa. Cette cotation est effective depuis hier. La première cotation des titres de l’emprunt obligataire Caa-Bénin 6,5%, 2011-2016, selon le directeur général de la Caa, est appelée «entrée en bourse de l’émetteur», précisément la Caisse autonome d’amortissement. Pour le directeur général de la Société de gestion et d’intermédiation du Bénin, la cotation consiste à assurer l’échange des titres par la confrontation des offres et des demandes par la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm). Autrement, M. Antoine Tossa-Zounon a expliqué que les investisseurs qui le voudront, à travers les Sociétés de gestion et d’intermédiation, peuvent vendre leur titre et d’autres pourraient en acheter. « C’est une animation du marché boursier », a-t-il conclu. Pour sa part, le directeur général de la Bourse régionale des valeurs immobilières a indiqué que le mécanisme boursier est un marché important pour le financement des budgets des Etats membres. M. Jean-Paul Gillet s’est réjoui de ce troisième emprunt obligataire lancé par le Bénin à travers la Caa depuis l’existence de la Brvm. En 2000, le Bénin est entré en bourse avec une cotation de 5 milliards de F Cfa. Le montant est passé à 54 milliards en 2007. Cette fois-ci, la Caa, « après le succès éclatant de l’opération », place à la Brvm la somme de 68.810.370.000 F Cfa. « A travers cette cotation, le gouvernement du Dr Boni Yayi est en train de donner une fois encore la preuve de sa volonté de poursuivre dans la transparence et en respect de l’orthodoxie financière, les efforts du renouveau économique amorcés depuis 2006 », a fait remarquer le Dg Affo. L’objectif visé par l’Etat béninois à travers cet emprunt obligataire Caa-Bénin 6,5%, 2011-2016 lancé le 7 octobre 2011, a expliqué le directeur de cabinet du ministre des finances et de l’économie, représentant la ministre à la cérémonie d’hier, est de mobiliser des ressources pour financer une partie de son programme d’actions stratégiques de développement. Et cette émission, a reconnu M. Servais Adjovi, a permis de mobiliser de ressources financières qui serviront à l’amélioration de la compétitivité globale et sectorielle de l’économie d’une part, et à la réduction de la pauvreté à travers l’amélioration de la qualité de vie des populations, d’autre part.

 

Jean-Marie Sèdolo

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Débats annoncés sur le projet de découpage territorial : Le bureau de Nago divisé

février 29, 2012

 

Le bureau de l’Assemblée nationale s’est réunie hier lundi 27 février pour statuer sur l’avant projet de la session extraordinaire qui s’ouvre le 19 mars prochain, nouvelle date retenue. Le débat sur l’ordre du jour a permis de constater l’opposition de certains membres du bureau à l’institution de 29 départements au Bénin.

 

Sauf changement de dernière heure, la première session extraordinaire de l’année 2012 à l’Assemblée nationale aura lieu le 19 mars prochain. C’est la suite donnée à la demande des députés signataires de la demande de la session extraordinaire. Le bureau a également statué sur les points à l’ordre du jour de ladite session. Il en a retenu cinq. Il s’agit, entre autres, du projet de loi portant code de procédure pénale ; la proposition de loi portant identification de la personne physique ; la proposition de loi portant unité administrative et enfin le projet de loi sur le découpage territorial. Ce projet de loi modifiant et complétant la loi N° 97- du 15 janvier 2009, portant organisation de l’administration territoriale en République du Bénin, qui ambitionne de partitionner le Bénin en 29 départements pilotés par six régions, ne fait pas l’unanimité au sein du bureau dy Parlement. Pour certains, le Benin a été incapable de désigner les chefs-lieux des 6 nouveaux départements en vue d’installer les 12 autres prévus au terme de la loi. Mieux, 29 départements et 6 régions nécessiteront plus de moyens pour leur fonctionnement alors que le pays a d’autres priorités insatisfaites. Visiblement, la loi sur le découpage territorial aura peut de chance pour passer les mailles du parlement. Par contre, la loi portant unité administrative suscite l’engouement en cette veille des élections communales et municipales.

 

Tobi Ahlonsou

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