18e sommet de l’Ua : Les engagements de Boni Yayi pour redonner confiance à l’Afrique

janvier 31, 2012

 

Investi par ses pairs du mandat d’assurer la présidence de l’Union Africaine pour les douze mois à venir, le Président de la République du Bénin, le Dr Boni Yayi a pris des engagements fermes pour que l’Afrique qui est actuellement le continent des guerres, des crises politiques, des catastrophes naturelles et autres calamités, retrouve sa place dans un monde en pleine mutation. «L’avenir de l’Afrique appartient à une Afrique unie et solidaire, à une Afrique africaine, indépendante, mieux gouvernée, sécuritaire et prospère ! Rien ne peut résister à une Afrique unie», a estimé le Président Boni Yayi qui a remercié tous ceux qui ont oeuvré pour qu’il occupe ce poste.

 

 

Discours de Boni Yayi au 18è sommet de l’UA

 

Addis-Abeba, le 29 janvier 2012

 

Excellence Monsieur TEODORO OBIANG N’GUEMA M’BASOGO, Président de la République de Guinée-Equatoriale et Président sortant de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine,

 

Excellence Monsieur MELES ZENAWI, Premier Ministre de la République Fédérale Démocratique d’Ethiopie,

 

Excellences Madame et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine,

 

Excellence Monsieur JEAN PING, Président de la Commission de l’Union Africaine,

 

Excellence Monsieur Jia Qinglin, Président de la Conférence Consultative du Peuple chinois de la République Populaire de Chine, invité d’honneur,

 

Excellence Monsieur BAN KI-MOON, Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies,

 

Excellence Mesdames et Messieurs les Ministres et Chefs de délégation,

 

Excellence Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, Représentants auprès de l’Union Africaine

 

Distingués invités,

 

Mesdames et Messieurs les Commissaires de la Commission de l’Union Africaine,

 

Mesdames et Messieurs,

 

Au moment d’entamer la présidence de la conférence, je voudrais, avant tout propos, vous renouveler mes sincères vœux de nouvel an. Que l’année 2012 soit pour notre continent et pour chacun de nos pays, une année de grâce, de paix et de prospérité.

 

En acceptant avec humilité la haute responsabilité de conduire les délibérations de notre conférence au cours des douze prochains mois, je voudrais en tout premier lieu exprimer ma profonde gratitude à tous les Chefs d’Etat et de Gouvernement ou leurs représentants ici présents pour la confiance qu’ils ont placée en moi, au gouvernement et au peuple béninois.

 

Au regard du contexte international actuel et de l’évolution socio-politique de notre cher continent, l’Afrique, nous nous engageons à assumer sans faille et avec esprit de responsabilité cette obligation statutaire.

 

Avec votre soutien, nous travaillerons ensemble pour consolider les acquis de notre organisation en matière de paix et de sécurité et pour poursuivre les combats engagés pour le développement socio- économique de notre continent.

 

Je voudrais tout particulièrement remercier, pour leur soutien, les Chefs d’Etat et de Gouvernement de la région de l’Afrique de l’Ouest au nom desquels cette présidence est assurée.

 

Excellences Mesdames et Messieurs,

 

Distingués invités,

 

Permettez-moi de saisir l’occasion qui m’est offerte pour exprimer toute mon estime et ma grande satisfaction à Son Excellence, Monsieur TEODORO OBIANG NGUEMA, Président sortant de l’Union Africaine, Président de la République de Guinée Equatoriale, à son gouvernement et au peuple équato-guinéen pour la contribution de qualité qu’ils ont apportée à la bonne marche des activités de notre Organisation durant l’exercice de son mandat. L’Afrique, continent d’avenir, leur sera reconnaissante.

 

Comptant sur l’amitié et la solidarité entre le Bénin et la Guinée Equatoriale, je reste convaincu que son expérience et son assistance contribueront grandement au succès de notre mission.

 

Je me fais aussi le devoir de remercier son Excellence Monsieur MELES ZENAWI, Premier Ministre de la République Démocratique d’Ethiopie, son gouvernement ainsi que le peuple éthiopien pour l’hospitalité et l’accueil fraternel réservés à toutes les délégations en cette cité historique d’Addis-Abeba, symbole de l’unité du continent et de la lutte solidaire pour la libération politique et économique de notre continent.

 

Mes sincères remerciements s’adressent aussi à Son Excellence Monsieur Jean PING, Président de la Commission de l’Union Africaine et à l’ensemble des commissaires dont je salue le courage et l’abnégation durant l’accomplissement du mandat qui leur a été confié.

 

Enfin, c’est un grand honneur pour moi de souhaiter une chaleureuse bienvenue au Secrétaire Général des Nations Unies, Son Excellence Monsieur BAN KI MOON à qui j’exprime mes remerciements et notre reconnaissance pour le soutien inestimable dont l’Union Africaine bénéficie des Nations Unies pour le règlement des nombreux conflits qui ont retardé jusqu’ici le développement de l’Afrique. Nous continuerons de travailler ensemble au renforcement de notre partenariat au service de la paix pour le développement durable du continent africain et pour l’avènement d’un monde plus juste et plus solidaire.

 

Excellences Mesdames et Messieurs,

 

Au regard des événements qui se sont déroulés sur le continent africain au cours de l’année écoulée, nous pouvons affirmer que le 18eme sommet de l’Union Africaine se tient à un moment crucial de l’évolution de notre continent.

 

Après plusieurs années de guerres fratricides, le peuple soudanais a choisi de mener à terme la mise en œuvre du pilier principal de l’Accord de Paix Global de janvier 2005, à savoir le référendum sur l’autodétermination pour le Sud du Soudan qui a eu lieu le 09 janvier 2011. Ce faisant, le peuple soudanais et ses dirigeants ont choisi de ne plus jamais recourir à la guerre et de régler, à l’avenir, tout différend qui pourrait surgir par des moyens pacifiques.

 

Je voudrais assurer le Président Omar EL BECHIR du Soudan et le Général Salva KIIR du Sud Soudan, dont je salue les présences ici, du soutien de notre Union dans l’entreprise de réconciliation et de règlements des questions épineuses encore en suspens pour impulser un processus de démocratisation de la vie politique et de promotion économique et sociale dans les deux pays voisins.

 

La crise postélectorale, longue et douloureuse, qui a secoué la Cote d’Ivoire a connu un heureux dénouement. L’Afrique s’en réjouit. Aussi, voudrais-je assurer mon aîné, le Président Alassane OUATTARA, du soutien de l’Union Africaine dans l’œuvre complexe qu’il a engagée pour la réconciliation entre tous les ivoiriens et le relèvement socio- économique de la Cote d’Ivoire.

 

Les changements intervenus en Tunisie, en Egypte et en Libye constituent une nouvelle avancée dans les processus de démocratisation intervenus sur le continent depuis le début des années 1990. Je voudrais ici rendre un hommage mérité aux nouveaux dirigeants de ces pays pour leur marche irréversible vers la démocratie et l’état de droit.

 

Les différents scrutins qui ont eu lieu dans nombre d’Etats membres au cours de l’année 2011, malgré les difficultés et insuffisances notées témoignent de l’enracinement progressif de la démocratie sur notre continent.

 

Je souhaite que les élections prévues cette année, dans plusieurs Etats Membres, soient une occasion pour l’Afrique de renouveler son engagement en faveur de l’Agenda de l’Union Africaine pour la démocratie et la gouvernance.

 

Excellences, Madame et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement,

 

Distingués invités,

 

Lors de sa 17è Session ordinaire, la Conférence de l’Union Africaine a décidé de consacrer la présente session à l’examen du thème intitulé « stimuler le commerce intra-africain »

 

Il s’agit d’un thème très important dans le contexte actuel de la mondialisation et du faible niveau des échanges commerciaux entre Etats africains dont l’essentiel se déroule dans le système informel.

 

En effet, le renforcement du commerce intra-africain et l’expansion de l’intégration des marchés régionaux, constituent une réponse aux défis auxquels l’Afrique est confrontée aujourd’hui dans le cadre du système commercial multilatéral et de l’économie mondiale.

 

Les solutions à ces défis dépendent d’abord de nous-mêmes. Ces solutions sont à notre portée. C’est pourquoi dans les échanges que nous aurons tout à l’heure, il serait souhaitable qu’un accent soit mis sur les points suivants :

 

– La paix, la stabilité et la sécurité car plusieurs foyers de tension et d’insécurité minent encore notre continent. Je ne saurais manquer de faire allusion notamment à la crise sur la bande saharo-saharienne. Il en est de même de cette tentative de déstabilisation du gouvernement de la République Fédérale du Nigéria. Mes chers Présidents, le continent tout entier par voix s’investira à vos côtés pour le retour de la paix dans notre continent ;

 

– Le renforcement du processus d’intégration régionale ;

 

– L’unité d’action et la solidarité aux niveaux régional et continental ;

 

– La croisade pour la poursuite des infrastructures : routes, infrastructures, chemins de fer, eau,

 

– La renaissance de notre agriculture ;

 

– La promotion de la croissance de qualité mieux répartie et du développement pour lutter efficacement contre la pauvreté pour la jeunesse et les femmes.

 

Je voudrais souhaiter que les débats interactifs sur le thème du sommet débouchent sur des résolutions pratiques fondées sur les exigences d’une nouvelle coopération aussi bien horizontale que verticale.

 

Excellence, Madame et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement

 

Distingués invités

 

Le développement de l’Afrique appartient aux africains.

 

A cet égard je voudrais souligner avec force et conviction que c’est dans l’unité et la cohésion que l’Afrique pourra assurer son développement.

 

Je n’ai aucun doute. Notre sommet saura mesurer l’importance du sujet et donner des orientations qui renforcent notre action collective.

 

Investi par vous tous du mandat d’assurer la présidence de notre Organisation commune, je m’engage solennellement à être à l’écoute de tous. Je veillerai à l’application effective des décisions adoptées par la Conférence des Chefs d’Etats et de Gouvernement.

 

Aucun sacrifice ne sera vain pour m’acquitter efficacement de notre cause commune au service de notre chère Afrique.

 

A cet égard, j’assumerai grâce à vos conseils avisés, mon rôle de Président de l’Union Africaine au titre de l’année 2012 et ce, conformément aux dispositions statutaires de notre Organisation continentale.

 

Je voudrais conclure mes propos en vous renouvelant mes remerciements pour votre confiance en m’élisant pour présider vos travaux au cours de cette année 2012.

 

Je sais pouvoir compter sur votre collaboration et votre soutien indéfectible durant mon mandat pour le succès de nos délibérations.

 

L’Afrique reste la terre de l’avenir, de l’espoir et de l’espérance car la prospérité internationale dépend de l’Afrique !

 

L’Afrique doit retrouver sa place dans un monde de mutations. Elle en a les atouts.

 

L’avenir de l’Afrique appartient à une Afrique unie et solidaire, à une Afrique africaine, indépendante, mieux gouvernée, sécuritaire et prospère !Rien ne peut résister à une Afrique unie.

 

Vive l’unité Africaine !

 

Vive l’Afrique ouverte à tous les partenariats stratégiques gagnant-gagnant !

 

Vive la coopération internationale !

 

Que Dieu inspire nos délibérations !

 

Que Dieu bénisse l’Afrique, notre cher continent !

 

Vive l’amitié des continents et des peuples !

 

Je vous remercie.

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Course à la présidence de la Commission de l’UA : Un intérimaire pour remplacer Jean Ping (Rebelote en juin 2012 à Malawi)

janvier 31, 2012

 

Le nouveau Président en exercice de l’Union Africaine part avec un handicap de base. Celui de ne pas pouvoir travailler avec un Président de la Commission de l’organisation panafricaine régulièrement élu. Le Gabonais Jean Ping qui occupait le prestigieux poste de Président de la Commission de l’UA n’a pas pu se faire réélire. Il a été recalé par les Chefs d’Etat présents à Addis-Abeba après un processus électoral marathon.

 

Le 18è sommet de l’Union Africaine qui a pris fin hier 30 janvier 2012 à Addis-Abeba a laissé un arrière goût d’inachevée aux Africains. Après plusieurs jours de jeux de couloirs, de négociations, de conciliabules et de tractations secrètes, les Chefs d’Etat et de gouvernement réunis à Addis-Abeba à l’occasion du 18e sommet de l’Union africaine (UA) n’ont pas pu s’entendre sur le nom du nouveau président de la Commission de l’Union. Le combat est resté acharné entre le Gabon et l’Afrique du Sud qui ont malheureusement refusé de faire de concession. Au poste de Président de la Commission de l’Union Africaine, le Gabonais Jean Ping et l’ancienne ministre sud-africaine des affaires étrangères et ex-épouse du président Jacob Zuma, Nkosazana Dlamini-Zuma, n’ont pas pu se départager. Malgré les légères avances (28 contre 25, 27 contre 26, puis 29 contre 24 voix) qu’il a eues sur son adversaire lors des trois tours du scrutin, Jean Ping n’a pas pu se faire élire car il faut rassembler les 2/3 des suffrages. Le comble dans cette affaire, c’est qu’au quatrième tour, alors qu’il était désormais seul en compétition (l’ancienne ministre sud-africaine avait été contrainte par le règlement de retirer sa candidature), Jean Ping n’a pu obtenir la majorité des deux tiers requise par les statuts de l’organisation. Face à cette situation très inédite dans l’histoire de l’Union, les Chefs d’Etat présents ont renvoyé le scrutin au prochain sommet qui se tiendra au mois de juin 2012 à Malawi. En attendant, la présidence de la Commission de l’UA sera assurée par son actuel vice-président, le Kényan Erastus Mwencha. Le Président Gabonais, Ali Bongo a donc six mois pour affiner sa diplomatie et convaincre ses pairs. Sans nulle doute, la tâche s’annonce bien difficile pour Boni Yayi, promu Président en exercice de l’UA.

 

Cyrille Babatoundé

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Can 2012 de football – Groupe B : La Côte d’Ivoire confirme, le Soudan passe aussi

janvier 31, 2012

 

Depuis hier, le Groupe B a livré son verdict final. La Côte d’Ivoire, déjà qualifiée, est accompagnée en quarts de finale par le Soudan. L’Angola tombe au pied du mur.

 

On savait que la bataille pour la première place du groupe B sera rude. Les Eléphants de la Côte d’Ivoire, leaders avec deux victoires en autant de matches, ne voulaient pas se faire coiffer par son adversaire du jour. Ils veulent forcément rester sur place pour recevoir leurs adversaires en quarts de finale. Et sur le terrain, cela s’est bien vu. Malgré une équipe expérimentale faite de remplaçants. La Côte d’Ivoire a réalisé l’essentiel. Face aux Palancas Negras d’Angola peu convaincants et sans réel génie, Kolo Touré et ses coéquipiers ont réussi à avoir les trois points de la partie. Emmanuel Eboué (33e) et Willy Bony (66e) sont passés par là. Manucho, Gilberto, Mateus, Djalma étaient en panne de réussite du côté de l’Angola. Même l’entrée de Didier Drogba n’a pas changé grand-chose. La Côte d’Ivoire reste en tête et accueille la Guinée Equatoriale au deuxième tour.

 

Dans l’autre match de la journée, le Soudan a battu le Burkina Faso sur le score de 2 buts à 1. Un résultat qui fait les affaires des Crocodiles du Nil qui passent au bénéfice de la meilleure différence de but. Le Burkina Faso, déjà éliminé, concède encore une troisième défaite. Comme le Sénégal. En quarts de finale, le Soudan affronte à Bata la Zambie.

 

Pascal Hounkpatin

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Ag des acquéreurs de parcelles de la tranche C/ Godomey : Informer sur les nouvelles conditions de la reprise des lotissements

janvier 31, 2012

 

Le collectif des acquéreurs de parcelles de la tranche C du lotissement de Godomey a organisé le dimanche dernier, une assemblée générale au complexe scolaire le Champion à Godomey. L’objectif de cette rencontre est de passer au peigne fin les résultats de l’enquête menée par le comité ad’ hoc chargé de vérifier les irrégularités dénoncées par le collectif.

 

L’aménagement d’une localité doit certainement prendre en compte les infrastructures routières. C’est ce qu’ont compris les acquéreurs de parcelles de la tranche C du lotissement de Godomey en s’engageant depuis des années dans le processus de lotissement de leur localité. Ce processus qui doit aboutir à l’urbanisation de cette tranche de Godomey a connu des arrêts. Rappelons que la suspension des travaux intervenue en aout 2006 a été ordonnée par le ministre Edgar Alia pour les raisons de vérifications demandées par la population qui voyait mal conduire le processus. Parmi les problèmes soulevés par ces acquéreurs, il y avait, le coefficient de réduction trop élevé qui était à 38% ; les parcelles fictives créées sans être enregistrées à l’état civil et, des propriétaires irréels. En Aout 2007, sur demande des acquéreurs, un comité ad’ hoc a été mis sur pieds. Selon les clauses arrêtées, ce comité devrait rendre les résultats de ses enquêtes après six semaines. Mais depuis six ans, c’est cette année que le comité a choisi de rendre le rapport. L’objectif, de l’assemblée générale du collectif des acquéreurs de parcelles de la tranche C du lotissement de Godomey du dimanche dernier, était de vulgariser le rapport et d’informer tout le monde sur les conditions dans les quelles les travaux de lotissements doivent être réalisés. Au cours de cette assemblée, ces populations ont exprimé leur satisfaction par rapport au travail. Sur les 471 parcelles qu’ils avaient annoncées fictives, 430 parcelles, ont été confirmées par le comité. « Nous voulons que les travaux reprennent et qu’on voit clair dans les choses », ont martelé, le dimanche dernier, ces acquéreurs qui appellent Boni Yayi au secours. Leur souhait c’est de voir terminer ces travaux, pour qu’ils puissent ériger des habitations définitives, a fait entendre le président Grégoire C. Houndjahoué.

 

Victorin Fassinou

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Exposition au centre Artisttik Africa : « High life » se poursuit jusqu’en février

janvier 31, 2012

 

Le centre culturel privé multidisciplinaire du Bénin « Artisttik Africa »  d’Ousmane Alédji continue de faire s’exlamer les amoureux de arts à travers des grandes expositions. Depuis le mardi dernier, il expose un artiste peintre sculpteur ghanéen de grande renommée. Il s’agit de John Papa Arko. Pour cette exposition, l’artiste fait découvrir aux usagers de ce centre des œuvres à la fois de symbolisme et d’abstraction. Plus d’une quarantaine de tableaux riches en messages sont donc exposés dans le cadre de cette exposition dominée par le symbolisme. Au nombre de ces tableaux, nous avons « Le souverain », «  le Combat », « Spiritualité », « Le maître », «  la ville », « La justice et l’homme », « Royaume ashanti », « Fête » et « La conscience ». Lors du vernissage, la mère Jah a reconnu la qualité de l’artiste qui, selon elle, dépasse les frontières. A entendre M. Ousmane Alédji, si Artisttik Africa a choisi d’exposer John Papa Arko sur « High life », l’un des plus anciens rythmes, joués au Ghana c’est parce qu’il veut que les artistes béninois s’inspirent des richesses du vodoun pour en faire des créations comme les musiciens ont fait du rythme High life. « Et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle, le vernissage s’est tenu le jour de la célébration des religions endogènes », a fait savoir M. Ousmane. Rappelons que dans son travail, l’artiste utilise plus la couleur noire pour exprimer ses idées. Pour lui, le noir est sa première couleur du moment où lui même, il a la peau noire. Mentionnons que John Papa Arko est né à Sèkondi au Ghana. Il a actuellement 63 ans. Il a fait ses études supérieures à l’académie des Beaux arts sciences et technologies de Koumassi et en Angleterre au Collège d’Art de l’Université d’Oxfond. Notons que le Centre culturel Artisttik Africa est l’initiative du groupe Artisttik Africa. Sa réalisation est un rêve de l’écrivain-metteur en scène de renommée internationale Ousmane Alédji.

 

Victorin Fassinou

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Soirée Vip dans le cadre de Hsf 2012 : Le palais des congrès de Cotonou aux couleurs de la Chine (La troupe artistique de Chongqing a donné un spectacle inédit)

janvier 31, 2012

 

Les activités entrant dans le cadre du festival «Happy spring festival « édition 2012 démarrées depuis le vendredi 20 janvier dernier, se poursuivent. C’est le dimanche 29 janvier 2012, que s’est tenu le spectacle vip prévu pour cette édition. Il a connu la prestation de la talentueuse troupe artistique chinoise de Chongqing. Un spectacle inédit qui s’est déroulé sous l’égide de son Excellence Weiguang Tao, Ambassadeur de la République Populaire de Chine près le Bénin, du Ministre de la culture Jean-Michel Abimbola.

 

« La culture chinoise est vraiment riche. La Chine a des talentueuses troupes », ont témoigné les spectateurs ayant effectué le déplacement du Palais des congrès de Cotonou pour être les témoins du spectacle vip organisé dans le cadre du festival «Happy spring festival « édition 2012. Un spectacle qui a semé la joie dans les cœurs et offert de la bonne mélodie aux ouïes sensibles ainsi que des belles chorégraphies. A l’occasion, chacun des artistes invités a fait découvrir des valeurs endogènes des cultures chinoises. Les prestations de la talentueuse troupe artistique chinoise de Chongqing , concert tant attendu par le public béninois, ont comblé les spectateurs qui se croyaient au pays du Dragon. Une soirée riche en danses, en chants, en démonstrations de la magie chinoise, et de l’acrobatie spectaculaire. « Tous les artistes qui ont presté étaient des professionnels de taille », ont témoigné des spectateurs. Ne pouvant rester insensibles à ces belles prestations, les spectateurs ont tout le temps applaudi. Pendant des heures, le public présent, sans aller en Chine, a eu à voir du beau. Lors de la cérémonie d’ouverture, le Ministre de la culture, Jean-Michel Abimbola a, dans son intervention, reconnu les efforts que déploie la Chine pour accompagner le développement du Bénin «La Chine nous a donné l’exemple d’appropriation de la culture », a-t-il dit. Aux dires de son Excellence Weiguang Tao, Ambassadeur de la République Populaire de Chine près le Bénin, la Chine est satisfaite de la coopération qui lie le Bénin à elle. Notons que l’objectif général de ce projet «Happy spring festival «, c’est de renforcer la coopération bilatérale entre la Chine et le Bénin afin que les deux nations puissent partager une même vision mentale. Autour de cet objectif gravitent d’autres comme la récréation et le cadrage des échanges en arts scéniques et plastiques, culinaires et vestimentaires pour révéler aux Béninois la quintessence de la culture chinoise. Selon le programme, hier, c’était le tour du Musée historique de Ouidah d’accueillir aussi un spectacle public. Une soirée gastronomique aura lieu le 4 février prochain au Palais des congrès de Cotonou. Le 11 février, ce sera un carnaval qui va échouer au Stade de l’amitié de Cotonou.

 

Victorin Fassinou

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Revalorisation de 25% de l’indice des Ape : Le Front des enseignants encore en grève dès ce jour

janvier 31, 2012

 

Après l’étape d’avertissement, les enseignants réunis au sein du Front d’action des syndicats des trois ordres de l’enseignement observent encore une grève de soixante douze heures (72) dès ce mardi 31 janvier 2012.

 

La grève enclenchée par le Front d’action des syndicats des trois ordres de l’enseignement est loin de connaître son terme. Après celle de la semaine dernière qui a été suivie partiellement, les enseignants reviennent dans la danse cette semaine. Déjà dès ce jour, l’école béninoise est paralysée et ce jusqu’au jeudi prochain. Même la rencontre du 24 janvier 2012, entre le ministre Soumanou Djimba et les membres du Front n’a rien accouché. Il faut dire que cette grève est la conséquence de la non prise en compte des enseignants dans le processus de revalorisation de l’indice de traitement des agents permanents de l’Etat. La grève de soixante douze heures d’avertissement qu’ils ont observée la semaine dernière est l’un des moyens que ces enseignants réunis au sein du Front d’action des syndicats des trois ordres de l’enseignement entendent utiliser pour exiger de l’autorité une correction de la situation. Encore soixante douze heures d’abandon des classes et de la craie. Les membres du Front menacent d’aller plus loin si rien n’est fait par les autorités pour trouver une solution adéquate. C’est du moins la conclusion à laquelle sont parvenus les syndicats du secteur.

 

Olphyz Koundé (Stag)

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Pour des raisons de difficultés économiques : Trans Auto Sarl licencie douze agents (D’autres vagues suivront, indique la société)

janvier 31, 2012

 

Sous prétexte de difficultés économiques qu’elle connaît, Trans Auto Sarl vient de se séparer de douze (12) de ses agents. La société annonce aussi d’autres licenciements.

 

Des sociétés intervenant dans le secteur des véhicules d’occasion au port autonome de Cotonou ont mis leurs menaces à exécution. Trans Auto Sarl vient de licencier douze (12) de ses agents. La raison principale évoquée par la société est d’ordre économique. La lettre de licenciement adressée à chacun des douze agents en dit long. En effet, pour Trans Auto Sarl, depuis la sortie de Grimaldi Bénin de la gestion et de l’actionnariat de la société Roro Trans, l’activité de gestion de véhicules d’occasion de particuliers, dits véhicules divers, est en baisse croissante du fait de la diminution drastique du volume de véhicules mis à la disposition de Grimaldi Bénin. Cette situation a engendré, selon M. Chakirou Alao, Directeur général de Trans Auto Sarl, des résultats déficitaires dans les états financiers de Roro Trans et ceci malgré la réduction des charges autres que celles salariales à leurs niveaux incompressibles. Cette société qui, a ajouté le Directeur Chakirou Alao, a été absorbée par la structure mère Trans Auto. Selon M. Alao, Trans Auto, face à l’impossibilité de maîtriser cette baisse et constatant, après étude, que cette activité n’est pas rentable, a décidé de sa suppression. «Aussi, l’application des dispositions de l’arrêté interministériel n°56Mdcemtmip-Pr/Mef/Dc/Sgm/Dpp/Pac/Dgddi/Sa du 16 novembre 2011, ôtant aux gestionnaires de parcs de véhicules d’occasion la gestion de leur caisse et la non maîtrise en temps réel de la situation de leurs trésoreries, rend-t-elle bon nombre de nos employés improductifs », a expliqué Trans Auto Sarl aux agents licenciés lors de leur rencontre du 06 janvier 2012. Car, c’est à cette date que Trans Auto Sarl a informé les douze agents de leur licenciement authentifié par la note de service n°001/Ta/2012 du 26 janvier de cette année. Les licenciements prennent effet le 1er février 2012. La société, selon nos sources, aurait déjà transmis les dossiers de licenciement à la direction générale du travail et de la main d’œuvre afin que leurs droits de licenciement soient calculés et versés aux ayants droit. C’est à cet effet qu’une première rencontre non fructueuse aurait eu lieu hier à la direction générale du travail et de la main d’œuvre. Un autre rendez-vous est pris pour lundi prochain. Seulement, les responsables de Trans Auto Sarl annoncent d’autres vagues de licenciements.

 

Jean-Marie Sèdolo

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Que reste-t-il de la RB ?

janvier 31, 2012

 

La Renaissance du Bénin (RB) aurait réaffirmé sa détermination à soutenir Yayi lors d’un séminaire à huis clos tenu à son siège à Cotonou.  » Ce fut un succès ! « , s’est gargarisé le nouveau patron du parti, visiblement heureux d’avoir tenu une assise sans les pères fondateurs. A l’ouverture de ce séminaire, les figures expressives de la majorité ont fait le déplacement pour bénir le nouveau venu. Que faut-il retenir de ce séminaire ? Un vœu profond, celui d’appartenir à la majorité présidentielle plurielle pour y jouer un rôle. Comme si la RB se débat seule, son nouveau chef essaie de justifier sa transhumance sans qu’on le lui demande. Ainsi, le nouvel orateur, débarrassé de ses béquilles traditionnelles, prononce :  » Une lecture politique calme et approfondie des résultats des dernières élections montre que le peuple béninois ne cesse de nous envoyer un seul et même message : il veut la paix, il veut la paix, et il veut la concorde de tous les fils et filles, afin de bâtir un Bénin prospère et solidaire « . Le nouveau patron de la Rb ne s’émeut guère. Il tente de convaincre, sans vaincre ses militants :  » C’est le souci de la paix qui a justifié le ralliement de la Renaissance du Bénin au lendemain des dernières élections au Bénin « . Cette version est excellente pour les militants de base de la RB.  » La paix ! « . A l’analyse, l’argumentation se consume comme une feuille de paille. En effet, le recours à la mouvance de la RB est une nécessité vitale. Physiquement épuisée, intellectuellement anémiée par l’exode des cadres, moralement découragée par des échecs successifs aux rendez-vous électoraux, la  » Renaissance du Bénin  » est contrainte d’aller à la rivière pour un souffle qui lui a trop manqué. L’option de la RB est un choix légitime qui se fonde sur l’existentiel. Ensuite, il y a les querelles incessantes au sein de l’Union fait la Nation qui ont pour corollaire, le choix du candidat pour l’élection de 2016 pour lequel le nouveau chef de la RB estime être l’incarnation du « Fâ » en ce sens. Ce débat vite rangé dans la voirie de l’histoire, a irrité le  » Prince  » qui se rase en se projetant comme roi. Ces raisons combinées et croisées s’éloignent de la mouture de la paix comme mobile de ralliement de la RB aux Forces Cauris pour un Bénin Emergent (Fcbe). Les militants de la RB n’ont pas besoin d’en savoir davantage. Soit. La seconde manche, c’est de savoir si le nouveau mutant est accepté dans la nouvelle famille d’adoption. Le soutien de Mathurin Nago n’a de sens que si la RB est utile pour la stabilisation de la majorité au parlement. Ce qui ne gêne aucun député de la majorité. L’enjeu du ralliement, c’est le partage du pouvoir. Là-dessus, les mouvanciers radicaux froncent les sourcils et raillent la politique dite de la  » main tendue « . « Comment une armée de vaincus peut-elle prétendre être aux commandes de la victoire d’une armée victorieuse ?  » s’est indigné un philosophe de la majorité qui, au demeurant, ne s’en fait aucun souci.

 

La RB veut être aux côtés de Yayi à n’importe quel prix. C’est la loi implacable du sondage de la ville de Cotonou qui suggère une telle position. La RB peut-elle vivre et survivre dans Cotonou sans la déferlante verte ? Disons non. Elle a pris conscience de ses limites et voudrait se régénérer sur le terreau des  » Cauris « . Mais, entre les sondages et la réalité du terrain, il y a un fossé. Quoi qu’il en soit, la RB a fait son choix, celui de chanter à l’unisson l’hymne de la renaissance des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) à Cotonou. Reste que dans cette alliance, nous devons nous attendre à voir ce qui reste de la Renaissance du Bénin dans cet océan verdâtre.

 

Herbert Houngnibo

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Evaluation des fournisseurs d’accès Internet avec clé modem au Benin : Les consommateurs désignent Mtn, meilleur service client (Kanakoo et Moov se distinguent aussi)

janvier 31, 2012

 

Les résultats de l’évaluation des fournisseurs d’accès Internet avec clé modem au Bénin ont été rendus publics le vendredi dernier à l’Eneam de Cotonou. Des représentants de certains opérateurs Gsm et un représentant de l’Autorité transitoire de régulation des postes et télécommunications (Atrpt) ont fait le déplacement de l’Eneam pour découvrir les résultats de l’enquête réalisée par des étudiants de l’Eneam, en collaboration avec le cabinet Rec Consulting. A l’occasion, le Dr. Byblice Coovi a dévoilé les méthodes d’analyse ainsi que les notes obtenues par chaque opération sur l’ensemble des critères d’évaluation. A cet effet, selon les clients Internet avec clé Modem, Mtn a le meilleur service client avec une note de 15.23 sur 20. L’opérateur Kanakoo arrive en tête sur les variables de vitesse de la connexion et de la disponibilité de la connexion. En matière de stabilité, c’est l’opérateur Moov qui arrive en tête. Au total, pour la fiabilité du réseau, le gagnant est l’opérateur Kanakoo qui obtient une note de 15,3666667 pour l’ensemble des variables servant à mesurer la fiabilité à savoir : Disponibilité, Rapidité et Stabilité. Le Dr. Byblice Coovi a annoncé qu’il reste à évaluer les opérateurs sur deux critères à savoir le coût et la communication, et que l’Eneam et le cabinet Rec Consulting attendent la contribution et la collaboration des opérateurs pour enfin sortir un résultat sur l’ensemble des autres critères restants. Ce résultat sera un indicateur pour qu’une année sur l’autre, on puisse mesurer la progression de tel ou tel opérateur sur chaque critère, a-t-il expliqué. Voici donc les résultats issus de l’enquête.

 

Jean-Marie Sèdolo

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