Forte absence au dîner du Président de l’Assemblée : Des mouvanciers boudent Nago

décembre 30, 2011

 

Sur 83 députés à l’Assemblée nationale, une quarantaine ont honoré le diner de gala du Président Mathurin Nago. Ce dernier l’a regretté, ce qui prouve que le malaise au Parlement n’est pas qu’au sein de l’opposition d’une vingtaine de membres.

 

Le malaise est certainement profond au Parlement peut-on dire. Car, la faible représentation des députés au dîner de gala de leur président le mardi 27 décembre dernier montre qu’il y a un problème. Sur 83 députés, le Président Mathurin Nago a regretté que seulement une quarantaine ont fait le déplacement. Il a souhaité que ses collègues puissent venir nombreux à l’avenir. Dans la culture béninoise de toutes les régions, cela transmet un message. Boycotter un repas convivial, ce n’est pas un fait de hasard encore moins un oubli ou un empêchement pour des gens qui étaient ensemble le matin. Ce refus d’aller s’asseoir pour dîner avec le président a l’air de dire que les députés soutiennent certes le Président de la République, mais ils ne seraient pas de cœur avec leur Président à l’hémicycle. Il faut que le Président Nago se remette alors en cause pour se demander ce qui ne va réellement pas au Parlement. Cela est très important pour améliorer l’ambiance de travail en 2012. Car, tel que cela se passe, ce n’est pas évident que des députés répondent présents à une cérémonie de présentation de vœux qu’organiserait éventuellement le Président du Parlement. A partir de cet instant, c’est que les relations humaines ont pris assez de coups et cela déteindra sur l’ambiance de travail tout au long de l’année 2012. Si la convivialité que le Président Nago a voulu créer n’a pas réussi, il est important qu’il change de fusil d’épaule pour aborder autrement les problèmes du Parlement avec ses collègues. Il y a un mal profond. Mais si pour certains et peut-être le président ce ne sont que de comportements d’adversaires, a lui de juger. C’est juste l’image extérieure que cela donne qui oblige à faire des commentaires ou des analyses.

 

Guy Constant Ehoumi

 

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Assainissement et pavage de routes dans la capitale : Yayi lance les opérations ce jour à Porto-Novo

décembre 30, 2011

Le président de la République, Boni Yayi, va enfin lancer, ce vendredi 30 décembre 2011, les travaux d’assainissement et de pavage de la ville de Porto-Novo. Les 4 milliards de la Boad négociés et mobilisés par le maire de la ville de Porto-Novo, Moukaram Oceni, avec l’aide de ses amis politiques de l’opposition, sont déboursés et mis à la disposition de la mairie pour la réalisation des projets. Les travaux ont déjà commencé timidement dans la ville. Ce jour, le président de la République sera dans la capitale pour les lancer officiellement. Le maire Océni était récemment en audience au palais de la République. Il en a profité pour exhorter le président Yayi à  venir donner le top des travaux. Cette opération de charme du maire Océni répond à une logique : amener le gouvernement à libérer son complément.  La capitale pourra changer de physionomie au terme desdits travaux.

 Tobie P. Ahlonsou

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Mécontentement à la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique : Le Snatb s’insurge contre une décision unilatérale du ministre Bako

décembre 30, 2011

 

Ça gronde et ça irrite les nerfs au sein des travailleurs du Trésor et de la Comptabilité publique. Le mobile résulte de la décision qu’aurait prise, de façon unilatérale, le ministre des affaires étrangères, de l’intégration africaine, de la francophonie et des Béninois de l’extérieur (Maeiafbe), Nassirou Arifari Bako, rappelant au Bénin, Mme Denise Brigitte d’Almeida, attachée financière du Bénin à Copenhague. Pour les travailleurs du Trésor et de la Comptabilité publique, le cadre juridique du régime financier des postes diplomatiques et des consulats généraux constitué surtout du décret 2002-550 du 26 décembre 2002, est violé. Pour preuve, indiquent-ils, la procédure de proposition d’un attaché financier des postes et consulats généraux est régie par des règles. En effet, tout part d’abord de l’Ambassade ou du consulat général qui sent le besoin de formuler une correspondance de sollicitation. Celle-ci est reçue par le Maeiafbe qui transmet au ministère des finances, lequel demande à la Direction générale du Trésor et de la comptabilité publique de lui proposer un agent financier. Il est important de souligner que c’est suite à un appel à candidature que l’attaché financier est désigné et notifié au Mfe par un acte signé du Contrôleur financier, avant d’être mis à la disposition du Maeiafbe. Comme on peut donc le constater, c’est une décision interministérielle qui nomme l’attaché financier et, partant, l’acte de démettre ce dernier de sa mission, selon les acteurs du Syndicat national des agents de la Trésorerie du Bénin (Snatb), devrait relever d’une décision concertée entre les deux ministres. Et comme tel n’est pas le cas en ce qui concerne leur collègue, dont la hiérarchie, rappelons-le, est Mme Arlette Dagnon épouse Vignikin, Ambassadeur du Bénin au Danemark, ils estiment qu’il y a anguille sous roche. D’où les décisions qu’ils ont adoptées. Syndicat national des agents de la trésorerie du Bénin.

 

COMMUNIQUE FINAL

 

Le jeudi 29 décembre 2011, s’est tenue à la coupole de la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique, l’Assemblée Générale du personnel du Trésor Public en service à Cotonou et environs.

 

Le seul point inscrit à l’ordre du jour est relatif au message reçu du Receveur des Finances des Postes Diplomatiques et Consulats Généraux par l’attaché financier à l’Ambassade du Benin à Copenhague, le mercredi 28 décembre 2011, la sommant de faire sa valise pour rejoindre Cotonou dans les tout prochains jours, conformément à une prétendue décision du Conseil des Ministres.

 

Au cours des débats, le personnel à l’unanimité, a fustigé la manière avec laquelle les autorités du Ministère en charge des, finances ont pris la décision scélérate de rapatriement de l’attaché financier en dépit de toutes les règles et usages en la matière, en l’occurrence, l’inspection préalable au relèvement d’un agent assermenté qui plus est un comptable public. Ce qui montre clairement que les autorités du Mef ont jeté en pâture leur agent sans commune mesure.

 

En conclusion, des actions ci-après ont été proposées et adoptées :

 

·l’organisation d’une conférence de presse, Ie vendredi 30 décembre 2011, suivie d’un sit-in au Ministère de l’Economie et des Finances;

 

· Ie boycott systématique, d’une part, jusqu’à satisfaction totale, de la revendication des cérémonies de couleurs et d’ autre part, du boycott des différentes cérémonies de présentation de vœux tant à la Dgtcp qu’au Mef ;

 

· la mise en exécution d’actions successives a intensité électrique.

 

L’assemblée Générale, tout en invitant les divers responsables à revoir dans les meilleurs délais leurs différentes positions, tient pour responsables lesdites autorités des déconvenues qui découleraient de la non prise en compte de ces préoccupations.

 

Dénis Magnidet

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Insolite à Abomey-Calavi hier : Deux hommes dans une chambre de passage

décembre 30, 2011

 

Il sonnait 21heures environs dans la soirée d’hier quand, deux jeunes hommes firent irruption dans une auberge située à quelques mètres d’un restaurant près du Carrefour Iita. « Nous voulons prendre une chambre », disait un des deux en s’adressant au réceptionniste. Ce dernier, stupéfait par leur allure, les fixa avec étonnement. Mais dans l’accomplissement de sa mission, il leur a offert le service. Une fois franchi, le seuil de la chambre qui leur est attribuée, les deux hommes s’y sont enfermés. Face à ce spectacle, le réceptionniste, sous l’effet de la curiosité, a prêté une oreille plus attentive à ce qui s’y passait. Horrible, même déshonorant, selon ce dernier. « J’entendais les cris d’amour que l’un d’eux lançait. Je n’en revenais pas, je crois qu’ils faisaient l’amour dans la chambre. C’est dégoûtant ! », a-t-il confié avec dédain. Après une heure passée à l’intérieur de la chambre, les deux hommes sortent, collés l’un à l’autre. Sans gène, ils ont payé à la réception et ont monté à bord d’un véhicule Toyota 4X4. Vu tout le charme avec lequel ils se traitaient, il n’y a pas de doute. Ces gens affichent l’image des homosexuels. A entendre les témoins de ce qu’on peut appeler un drame, le phénomène homosexualité prend de l’+ampleur au Bénin. Il y a quelques semaines, selon les témoignages, deux jeunes filles ont été surprises en train de s’embrasser tout juste derrière la clôture du campus d’Abomey-Calavi. Chose que la plupart des témoins ont déploré et qui fait réfléchir.

 

Olphyz Koundé (stag)

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Incivisme dans la commune d’Abomey-Calavi : Des individus désensablent les rues

décembre 30, 2011

 

C’est indécent ce qui ce passe dans certains quartiers de Calavi. Presque tous les soirs, des individus indélicats, munis de bassines, de sceaux et autres récipients, se donnent le vilain plaisir de ramasser du sable aux bords des voies pour les travaux de remblayage dans leurs maisons. Habituellement, ces individus attendent une heure tardive pour orchestrer leur forfait. Pourtant, les populations ne cessent de se plaindre de l’état défectueux des voies dans cette commune. Des actes qui rendent un peu plus difficile la circulation sur ces voies déjà dégradées. Malgré les descentes répétées des forces de l’ordre dans certaines rues, des citoyens continuent cette sale besogne. A en croire les propos de certains administrés, les délégués de quartiers ont un rôle prépondérant à jouer dans la lutte contre cet acte d’incivisme. Ce qui est bien pertinent, selon certains qui suggèrent même que des comités de surveillance soient installés pour décourager à jamais un tel comportement.

 

Olphyz Koundé (stag)

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Au sujet des pressions et contraintes asphyxiantes de l’extérieur sur le Cuba : L’Abefoc apporte son soutien au peuple et au gouvernement cubain

décembre 30, 2011

 

L’Association des Béninois formés à Cuba (Abefoc) a effectué, le jeudi 29 décembre 2011, une sortie médiatique pour exprimer son soutien aux différentes actions que mènent le peuple et le gouvernement cubain contre les pressions et les contraintes asphyxiantes de l’extérieur. C’était dans l’enceinte du Collège d’enseignement général d’Akpakpa centre à Cotonou.

 

La coopération entre le Bénin et le Cuba se porte très bien, en témoigne la sortie médiatique qu’a effectué hier l’Association des béninois formés à Cuba (Abefoc). En effet, depuis des années, le Cuba a donné à plusieurs pays d’Afrique comme le Bénin à travers la formation des cadres pendant des années dans les filières telles que l’agronomie, les sciences techniques, l’ingénierie, l’enseignement, le génie civil, la justice, et le management. Et c’est en reconnaissance à tout cela qu’hier, l’Abefoc est monté au créneau par une conférence de presse pour fustiger l’embargo « inhumain  que rétrograde » déclenché contre le paisible peuple cubain depuis des dizaines d’années. «  Le Cuba a trop fait et continue de faire pour le Bénin » a fait savoir la présidente Yvette Ahouassou. Dans la déclaration lue par M. Toussaint Sagbo, les anciens étudiants béninois formés à Cuba, réunis au sein de l’Abefoc, se joignent aux 187 pays du Système des Nations unies pour apporter leur soutien au peuple et au gouvernement cubain dans leur lutte permanente contre les pressions et les contraintes asphyxiantes de l’extérieur. Ils déplorent et fustigent la persistance inutile de l’embargo et de toutes les autres formes de harcèlement contre le peuple de Cuba. Aussi, réitèrent-ils leur reconnaissance au peuple et au gouvernement cubain pour toutes les sollicitudes dont ils ont été l’objet en tant qu’étudiants.

 

Victorin Fassinou

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Utilisation correcte des couloirs de circulation par les motocyclistes : Pierre Houézo sensibilise ses administrés

décembre 30, 2011

 

Réduire sensiblement les cas d’accident dans Calavi, c’est la mission que le Chef du quartier d’Agori à Abomey-Calavi Pierre Houézo s’est assignée depuis quelques jours. Depuis deux semaines environ, il organise à l’intention ses administrés des séances de sensibilisation sur l’utilisation correcte de leur couloir de circulation sur les voies en ces temps des fêtes de fin d’année.

 

A quelques jours des fêtes de fin d’année, la plupart des usagers de la voie notamment ceux des grandes villes du Bénin comme Cotonou et Calavi ne respectent par leurs couloirs de circulation. Une situation qui est à l’origine de nombreux cas d’accident pour la plupart mortels enregistrés sur la voie. Parvenir à un véritable changement de comportements de ses administrés, c’est le but du programme de sensibilisation des jeunes d’Agori sur l’utilisation correcte des couloirs de circulation organisé par le Chef du quartier d’Agori à Abomey-Calavi, Pierre Houézo, depuis la première semaine du mois de décembre à l’intention de ses administrés. A travers ces séances, M. Houézo et ses hommes entendent relever quelques défis surtout en se basant sur les observations faites des accidents de circulation sur les voies publiques. En effet sur le plan national, 710 cas de décès ont été enregistrés en 2009, 760 en 2010 dont 460 impliquant les engins à 2 roues. Au niveau départemental, 108 décès en 2009, 131 décès en 2010 dont 81usagers d’engins à 2 roues. Au niveau de la commune d’Abomey-Calavi, l’effectif des victimes passe de 24 en 2009 à 55 en 2010 avec 49 usagers d’engins à 2 roues. Et c’est fort de tous ces résultats inquiétants que le Chef du quartier d’Agori à Abomey-Calavi, Pierre Houézo, s’est résolument engagé à la sensibilisation de ses administrés, usagers de la route, pour l’utilisation correcte de leur couloir de circulation afin d’éviter au maximum les cas d’accidents mortels, impliquant les véhicules à deux roues surtout et autres. Dans ce cadre, il est enseigné à tous l’usage strict du trafic local par les engins à deux roues, le respect du couloir de signalisation, le respect des feux tricolores, la courtoisie dans la circulation sur les intersections et autres. L’occasion a été aussi donnée à l’équipe de Houézo d’inviter les usagers à penser à leur propre vie et, tout le monde à s’engager pour combattre avec plus de fermeté les comportements irresponsables sur les routes. A l’occasion, la jeunesse béninoise a été invitée à prendre conscience du rôle qui est le sien dans la reconstruction du Bénin. Hier, l’opération a connu son apothéose. A la fin, chaque bénéficiaire a exprimé sa gratitude au Chef du quartier d’Agori à Abomey-Calavi, avant de souhaiter le voir continuer dans cette lancée. A en croire M. Houézo, le meilleur reste à venir de sa part en 2012 pour le bien-être de ses administrés.

 

Victorin Fassinou

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Chantiers du Cinquantenaire de l’indépendance à Porto-Novo : Des infrastructures inachevées et en souffrance

décembre 30, 2011

 

Dans le cadre des festivités du Cinquantenaire de l’indépendance du Bénin, le gouvernement avait ouvert un certain nombre de chantiers pour embellir Porto-Novo, la capitale politique du pays. Mais comme ce fut le cas à Abomey en 2007, Parakou en 2008 et Lokossa en 2009, tous les chantiers n’ont pas été achevés, principalement pour des raisons techniques et financières.

 

Plus d’un an après les festivités des 50 ans d’indépendance et le boulevard du Cinquantenaire long de 4, 61 km traversant le 5ème arrondissement de la ville sur environ deux kilomètres, attend d’être livré pour cause de travaux non achevés. Jeudi 10 novembre 2011. Sous un soleil de plomb, une vingtaine d’ouvriers s’affairent à creuser des trous pour y mettre des fils et des poteaux électriques au niveau du terre-plein.

 

Le boulevard lagunaire quant à lui, a vu ses 300m restants, bitumés plus de six mois après la fête. La place de l’indépendance située au quartier Avakpa et celle du Cinquantenaire au quartier Dangbéklounon, brillent par le caractère broussailleux des lieux pour la première et son inexistence pour la seconde.

 

Au Centre hospitalier départemental Ouémé-Plateau (CHD- OP, de sources concordantes, les équipements d’imagerie médicale, de réanimation et de néonatologie, de kinésithérapie et de diagnostic d’ORL ont respectivement été livrés les 14 mars, 04 juillet, 15 septembre et 1er avril 2011. On retient qu’à la date du 29 juin de la même année, les taux d’exécution des travaux de réhabilitation des services de médecine (47, 47%), de service de pédiatrie(70 %), du bloc opératoire et du pavillon d’hospitalisation chirurgie A et B (20 %), d’extension des blocs des urgences et de réanimation (25%), de laboratoire et de la pharmacie (90%) ne sont pas du tout les mêmes. Mais jusqu’au 10 décembre 201i, même si Charlemagne Pédro, directeur du CHD OP, joint au téléphone courant novembre, nous a dit que tout a été fait concernant le travail à effectuer dans son centre hospitalier, une source indépendante a confirmé cette affirmation et a néanmoins ajouté qu’il ne reste quelques petits travaux de finition.

 

En outre, au niveau du projet de l’embarcadère / débarcadère situé au quartier Djassin, après le 29 juin 2O11, les travaux de finition pour un taux d’exécution entre 80 et 90 % étaient attendus, alors qu’au niveau de la réhabilitation du musée Honmè, du palais Toffa et de la Bibliothèque nationale, même si tout a été presque fait dans les délais, le volet clôture ne l’a pas été à la même date. Idem pour les cabines construites pour améliorer l’énergie électrique dans la ville et qui n’ont pas été équipées à temps et qui, par la suite, l’ont été des mois plus tard.

 

A tout cela, il faut ajouter le problème d’étanchéité de la salle du Conseil des ministres construite dans l’enceinte de la préfecture de Porto-Novo qui reste à régler même si cela n’était pas dans le contrat.

 

Au total, dans la dizaine de chantiers du Cinquantenaire de l’indépendance à Porto-Novo, estimés au départ à environ 11 200 000 000 CFA et actualisés à 9 558 510 242 FCFA, très peu ont été achevés avant la fête. Dans nos investigations, les raisons de cet état de choses sont presque identiques à celles qui ont marqué Abomey (2OO7), Parakou (2OO8) et de Lokossa (2OO9)…

 

Les raisons du non achèvement des chantiers

 

 Le 30 janvier 2010 ont été lancés officiellement les travaux du Cinquantenaire alors que c’est le 28 janvier de la même année qu’ont été passés les premiers marchés (ceux de la réhabilitation et du bitumage de 07 km de voies dans la ville de Porto-Novo confiés à l’entreprise Adéoti pour 7 858 105 923 CFA). Autrement dit, les chantiers ont été lancés tardivement de même que les passations de marché, ceci à quelques mois de la date fatidique du 1er août. Le projet d’aménagement de la place de l’Indépendance, en ce qui le concerne a été passé le 06 juillet 2010 pour un montant de 29 5O3 000 FCFA aux entreprises( Construction , aménagement et contrôle( Conaec ) et ( Professionnels du béton , de l’urbanisme , de la construction et de l’énergie (Probuce.)

 

Ensuite, comme l’a confié Daniel Hounkpèvi , directeur des services techniques (DST) de la mairie de Porto-Novo, six mois après les festivités aux confrères Hughes Patinvoh et Fréjus Massi-hounto(stagiaire) du journal « L’événement précis » en reportage sur le terrain, le retard dans l’achèvement des chantiers est dû aussi au non paiement à temps des entrepreneurs et au problème du décomptage qui a surtout fait que des entreprises n’ont pas pu continuer les travaux après la fête. Ce que confirment les documents de l’Agence pour la réhabilitation de la ville de Porto-Novo (ARPN), « grand œil » du gouvernement aux côtés de la préfecture dans lequel a été fait le point des activités. Dans ce document, les décomptes n’ont pas tous été faits aux entreprises.

 

La multiplicité des structures ou ministères impliqués dans la réalisation des chantiers ( au moins huit dont la Présidence de la République) , l’état physique des terrains(cas du sol marécageux du boulevard lagunaire) et comme l’a dit aux mêmes confrères, le DST Hounkpèvi, la cessation à la préfecture de Porto-Novo après la fête des réunions dites de chantiers et qui étaient chargées de faire régulièrement le point des travaux , sont également d’autres raisons qui expliquent le non achèvement de ces chantiers . Sur le premier point, en effet , étant chacun maître des ouvrages à réaliser en ce qui le concerne , c’est-à-dire commis pour réaliser avec des entrepreneurs les ouvrages dans lesquels ils sont impliqués, chaque département ministériel ou étatique ( cas de la présidence de la République chargée de la construction et de l’équipement de la Villa présidentielle ), n’a pas eu le temps matériel de travailler en symbiose avec l’autre de manière à voir un avancement au même rythme de tous les chantiers à réaliser dans le cadre dudit Cinquantenaire . Pis, tous ces ministères ou structures étaient à Cotonou et s’appuyaient beaucoup dans la capitale sur les commissions de supervision ainsi que sur les réunions de chantier qui se tenaient régulièrement à la préfecture de Porto-Novo. Ces dernières précisons le, étaient chargées de faire régulièrement le point des travaux. Sur le dernier point, une source préfectorale qui a requis l’anonymat a confirmé que les réunions de chantier avaient bel et bien cessé puisque la fête était passée. Une situation qui a vite fait de jeter les chantiers aux oubliettes tel le cas de la place du Cinquantenaire non démarré et des autres chantiers non achevés.

 

La décision de justice qui est venue arrêter les travaux d’aménagement de la place de l’indépendance alors que les opérations de démolition entreprises par la mairie de Porto-Novo le 23 avril 2010 pour dégager les soi-disant propriétaires des lieux avaient déjà préparé le site pour l’entrée en action des entrepreneurs est la dernière raison expliquant le non achèvement de certains chantiers. Aujourd’hui, une brousse pleine de gravats, de rats et de reptiles est visible sur cette place. Autrement dit, on attend l’arrêt de la justice pour être fixé sur le sort de cette place dont les marchés ont été passés pour des montants de 325 497 362 FCFA (lot 2), de 29 503 000 FCFA (lot 3) et de 380 000 000 FCFA (lot 1).

 

Si ces raisons expliquent le retard de certains chantiers du Cinquantenaire, il ne faudrait pas oublier que cet état de choses a eu moult conséquences.

 

La fête aurait pu être plus belle…

 

Alphonse Kouton Edibo, ancien arbitre international de football, domicilié dans la capitale, déclare : «  il faut se réjouir de qui a été fait pour Porto-Novo pour le Cinquantenaire ; mais on a raté une belle occasion de faire bien les choses ». De son côté, dame Valérie Houndéton, ménagère et elle aussi habitante de la ville, nous affirme son regret de n’avoir pas vu la place de l’indépendance aménagée comme prévu. Pour sa part, Bienvenu Agossou, chef du 4ème arrondissement de la ville, de regretter les chantiers non achevés et la non-réalisation de la place du Cinquantenaire malgré le bon vouloir de la mairie de Porto-Novo. Jacques Oloyédé, maître plombier de son état et Hervé Gayet, professeur d’histoire-géographie, quant à eux, ont également loué les efforts du gouvernement et surtout ceux de l’Agence de réhabilitation de la ville de Porto-Novo (ARPN) pour le travail abattu et souhaité que les chantiers non achevés soient tous terminés. Interrogés, beaucoup de personnes comme celles qui visitent pour la première fois Porto-Novo, affirment que les Chantiers du Cinquantenaire ont amélioré plus ou moins l’image de la ville. Les boulevards lagunaire, du Cinquantenaire ; l’avenue Mallan et la rue 144 encore appelée avenue Victor Régis sont énormément cités. Mais tous déplorent la non finition de certains chantiers étant donné que, selon elles, cela aurait eu l’avantage d’embellir davantage la ville et de rendre joyeux tout le monde lors de la célébration de l’an 50 de l’indépendance du pays.

 

Quant à la place du Cinquantenaire non démarrée et dont les marchés de réalisation n’ont pas été passés, certaines sources y voient également les effets collatéraux de la revue à la baisse du budget initial des chantiers qui passe de 11 200 000 000 CFA à 9 558 510 242 FCFA et le fait que, pour le gouvernement, la fête est déjà passée. Or, pour les autorités municipales, ne pas avoir réalisé cette place est regrettable dans le cadre de l’embellissement de la ville et parce qu’elle avait été prévue dans les chantiers à réaliser à Porto-Novo.

 

Vaut mieux prévenir

 

En somme, tout comme Abomey (2007), Parakou (2008) et Lokossa (2009), le Cinquantenaire de l’indépendance du Bénin à Porto-Novo a royalement été marqué par des chantiers inachevés. Pour y remédier à l’avenir, différents acteurs suggèrent comme solutions, les passations rapides des marchés en vue d’un démarrage tôt des chantiers, l’implication au plus haut sommet des mairies voire de personnes ressources dans la conception, l’élaboration et l’exécution des travaux , la pression sur les entrepreneurs, la supervision des mêmes travaux par une seule et grande structure, la dépolitisation des fêtes, l’élaboration conséquente du budget des chantiers, la mise sur pied d’une équipe de suivi, etc. «  A l’avenir, il faut consulter les Anciens pour que ceux-ci puissent apporter leurs expériences dans la construction de la ville » , dit à ce sujet, le sage Jean-Pierre Agondanou, ancienne autorité administrative et politique de la ville et ex-président du Projet spécial de réhabilitation de la ville de Porto-Novo (PSRPN) . Le 1ER août 1972, selon ses dires, il avait réalisé le boulevard lagunaire et bâti des villas à côté de l’hôtel Beaurivage pour recevoir les hautes personnalités ou invités de marque.

 

René Adéniyi Enquête réalisée avec l’appui de l’UPMB sur financement du Padeg/Danida

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Commissions parlementaires à l’Assemblée nationale : L’opposition abandonne tout à la mouvance

décembre 30, 2011

 

Les députés de l’opposition ont abandonné tous les postes des cinq commissions permanentes de l’Assemblée Nationale à la mouvance présidentielle. Leur absence de l’hémicycle le mardi 27 décembre 2011 a été considérée comme un abandon et la mouvance a pourvu aux postes vacants.

 

Les députés de l’opposition sont désormais dans la logique de satisfaire la mouvance qui veut tout contrôler au Parlement. Ils ont manqué de participer à la séance de désignation des membres restants des commissions permanentes le mardi dernier. Le camp d’en face ne s’est pas fait prier pour pourvoir aux postes de rapporteur et de secrétaire qui restaient.

 

La mouvance présidentielle contrôle désormais le bureau de l’Assemblée nationale et toutes les commissions permanentes dans lesquelles on ne retrouve aucun membre de l’opposition dans aucun bureau. Selon les opposants, depuis toujours, puisque la configuration politique de l’Assemblée nationale l’on refuse de respecter, la mouvance n’a qu’à continuer de tout gérer. C’est donc une Assemblée Nationale totalement contrôlée et gérée par la mouvance. Le forcing se poursuit loin des concessions nécessaires qui doivent décrisper l’atmosphère au Parlement. S’il est vrai que la mouvance a la majorité absolue, il n’en demeure pas moins qu’elle pouvait concéder un poste sur cinq à l’opposition. Ce serait une marque de hauteur et de reconnaissance de l’autre tendance politique. Cela aurait l’avantage de clouer le bec à ceux qui pourraient critiquer la mouvance. Mieux, une telle démarche aurait détendu l’atmosphère de travail entre les députés quel que soit leur bord politique. Mais aujourd’hui, la mouvance a pris tous les postes du bureau du Parlement. Ensuite, elle s’est attribué toutes les présidences de toutes les commissions permanentes du Parlement. A partir de ce moment, les députés de l’opposition ont préféré tout abandonner, même si c’est en désespoir de cause. Ce qui en rajoute à la profonde crise qui secoue le Parlement depuis la veille de l’élection présidentielle de mars 2011. La mouvance sera-t-elle heureuse d’écrire dans les pages de l’histoire démocratique béninoise qu’en son temps le Parlement était totalement monocolore? Ignore-t-elle que cela est une contre performance en matière de démocratie ? Un Parlement monocolore n’honore pas le Bénin aujourd’hui. Ce n’est pas le Bénin qui, après 20 ans de démocratie, offrira cette piteuse image, alors qu’on la prend pour une référence en matière de démocratie en Afrique. Tout cela doit normalement amener la mouvance présidentielle à rechercher comment ne pas ternir l’image de la démocratie béninoise. Elle doit se donner pour tâche de rechercher les voies et moyens pour assurer au Bénin de rester un modèle démocratique. Une démocratie sans une opposition à sa place au Parlement et les coudées franches pour participer à la vie politique du pays, n’est pas valorisée.

 

Guy Constant Ehoumi

 

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Lancement d’une voie pavée dans le 4ème arrondissement : Moukaram Océni annonce la saison des grands travaux

décembre 30, 2011

La ville de Porto-Novo aborde une phase cruciale de sa transformation. Le maire Océni a lancé hier les travaux de construction de la voie pavée St Pierre et Paul- Guévié Savako. Il en a profité pour annoncer la saison des grands travaux.

 Enfin les habitants de Porto-Novo et usagers de l’axe St Pierre et Paul- Guévié Savako peuvent espérer une délivrance pour bientôt. Le maire Moukaram Océni a lancé les travaux de pavage de ce tronçon hier à Hounsouko, en présence des conseillers municipaux, les chefs quartiers, les conseillers locaux et les populations du quatrième arrondissement. C’est une voie de 950  mètres linéaires  dont le pavage coutera 450 millions de francs cfa. Sa réalisation est financée sur fond propre de la mairie de Porto-Novo et confiée au projet Soton et fils. La voie a une histoire et le chef du 4è arrondissement, Bienvenu Agossou,  ne l’a pas passé sous silence. Il a d’ailleurs rappelé les évènements malheureux dus à l’état dégradant de la piste. Beaucoup de Porto-Noviens ont perdu leur vie lors des inondations ; d’autres ont abandonné leur maison pour éviter les corollaires des envahissements cycliques des eaux de ruissèlement. D’ailleurs, il a demandé une minute de silence pour les âmes perdues. Le maire Moukaram Océni n’a pas oublié la promesse faite à ces électeurs. « J’ai promis faire rêver Porto-Novo. 2012 sera l’année des grands travaux », a-t-il annoncé hier. Le rendez-vous est donc pris.

 Tobie P. Ahlonsou

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