Note consultative conjointe pour la réduction de la pauvreté : Les recommandations du Fmi au Bénin

octobre 31, 2011

 

Le Fonds monétaire international a rendu public son rapport sur la note consultative conjointe avec le Bénin sur le Document de stratégie pour la réduction de la pauvreté. Au vu des résultats qui mettent encore le Bénin à plusieurs distances de la réduction de la pauvreté et des risques éventuels, le Fonds monétaire international a formulé des recommandations à l’endroit des autorités béninoises.

 

La présente note consultative a été achevée le 26 août 2011 par les services de l’Association internationale de développement (IDA) et du Fonds monétaire international (FMI). Approuvée par Mme Obiageli Ezekwesili (IDA) qui est l’œil de la sous région auprès du FMI et par d’autres responsables tels Michael Atingi Ego et Thomas Dorsey (FMI), cette note a servi de base pour les discussions entre les responsables de cette institution et les autorités béninoises. Au terme de leur rapport les services du FMI et de la Banque mondiale estiment que la Stratégie pour la croissance et la réduction de la pauvreté de troisième génération ( SCRP III ) constitue un cadre approprié de réduction de la pauvreté au Bénin. La stratégie s’attaque aux contraintes et aux défis essentiels auxquels le Benin est confronté et prend appui sur les avantages comparatifs du pays. Les objectifs de la stratégie sont bien exposés sur la base d’une vision claire. Les services du FMI et de la Banque mondiale ont félicité les autorités béninoises pour avoir axé leurs efforts sur une variante plus réaliste du scenario central. Quoique ambitieux et basés sur des prévisions optimistes, les objectifs de la variante du scenario peuvent être considérés comme réalisables, à la condition expresse de s’accompagner d’un effort et d’une détermination tout aussi ambitieux de réforme et de stricte application dans les délais impartis. L’amélioration des résultats et un taux de croissance historiquement élevé ne seront pas atteints dans un environnement routinier. Selon le Fmi, les autorités ne devraient envisager le scenario central qu’en cas d’évolution extrêmement favorable et après une période initiale de résultats exceptionnels et confirmés de mise en oeuvre de la variante du scenario. La SCRP III expose la vision du positionnement que les autorités entendent donner au Benin à l’horizon 2015. Mais pour cette institution internationale, le Bénin est un peu imprécis sur les moyens d’atteindre les résultats escomptés. Tout en fournissant ces précisions, même le programme d’actions prioritaires (PAP) associé se situe à l’autre extrême, apportant trop de détails sans suffisamment les hiérarchiser pour orienter significa-tivement les décisions d’allocation dans un contexte de ressources limitées. Ces détails sont donc nécessaires selon le Fmi mais le programme perd de son utilité sans un classement adéquat des priorités et une vision réaliste des composantes véritablement réalisables eu égard aux ressources disponibles.

 

Des risques éventuels

 

Selon le rapport du Fmi, le succès de la mise en oeuvre de la SCRP III pourrait pâtir d’un certain nombre de risques liés à la relative morosité de l’économie mondiale et à sa vulnérabilité à une possible évolution défavorable de la situation du Nigeria. Le cadre macroéconomique pourrait en prendre un coup et la viabilité de la dette remise en cause. L’autre risque, est celui de l’incertitude quant à la disponibilité de financements extérieurs concessionnels à moyen terme pour le programme d’investissement public (Pip). Les risques liés aux chocs des termes de l’échange restent aussi considérables même s’il est possible de les atténuer par la diversification de l’économie prévue dans la SCRP III. Des variations inopinées des courants d’échanges régionaux et un recul du commerce informel de transit pourraient avoir un impact négatif permanent sur les recettes douanières, affirme le rapport de Fmi. Ces risques pourraient aller de pair avec une incapacité à collecter des recettes à la mesure de l’augmentation escomptée des recettes publiques.

 

Pour le Fmi, les revalorisations salariales liées aux récentes revendications des syndicats de la fonction publique, pourraient aussi entrainer un risque pour le cadre budgétaire en compromettant les équilibres budgétaires et la viabilité de la dette, entrainant un effet d’éviction des dépenses sociales et des investissements prioritaires. Les autorités sont alors invitées à un surcroit d’efforts pour appliquer les règles prudentielles et renforcer la surveillance du système financier. Un regard particulier sur les institutions de microfinance, affermira la stabilité du secteur financier et évitera le risque de réapparition de structures financières frauduleuses.

 

Les services du Fmi et de la Banque Mondiale recommandent aux autorités béninoises d’accorder une attention particulière à certains aspects si elles veulent renforcer la nouvelle stratégie de croissance pour la réduction de la pauvreté (ScrpIII).

 

Elles invitent à améliorer la concordance entre les mesures et activités nécessaires à la réalisation des objectifs de la SCRP III et le niveau réaliste des ressources disponibles ; améliorer la définition des priorités et privilégier davantage les mesures et activités essentielles à l’obtention des résultats. L’autre remarque faite aux autorités béninoises est que le Programme d’Actions Prioritaires est trop détaillé et insuffisamment hiérarchisé pour être utile à la prise des décisions allocatives clées qui devront inévitablement intervenir. Le Bénin devra aussi renforcer la gouvernance en redoublant d’efforts pour appliquer les directives de gestion des finances publiques de l’Uemoa sur les questions de transparence, de corruption et d’abus de position dominante qui faussent gravement l’allocation des ressources, nuisent au climat des affaires et des investissements, ralentissent la croissance économique et freinent la réduction de la pauvreté.

 

Le rôle du secteur privé

 

L’amélioration de l’environnement dans lequel évolue le secteur privé est nécessaire, car la mise en oeuvre de la Scrp III est tributaire des limites des ressources publiques. Le rôle du secteur privé sera crucial pour atteindre les objectifs fixés et ceux de croissance économique. Les autorités sont aussi invitées à atténuer les disparités entre hommes et femmes et à tirer pleinement parti du potentiel des femmes à contribuer à la croissance économique et à en bénéficier. Une meilleure prise en compte des besoins des femmes devra être envisagée non seulement dans les secteurs sociaux mais aussi dans les secteurs productifs. Il faudra aussi inscrire les questions environ-nementales dans les enjeux de société cruciaux et les traiter de manière plus spécifique. Les graves inondations vécues en 2010 avec les risques de recrudescence de ce type de phénomène en raison du changement climatique justifient cette action. Le renforcement de l’analyse de la pauvreté et l’amélioration de la compréhension des déterminants et de la dynamique de la pauvreté au Benin sont urgentes. Il faudra dans ce sens approfondir l’analyse des données de la dernière enquête sur les ménages par une coopération plus étroite avec les partenaires techniques et financiers pour une analyse détaillée de la pauvreté. Et le gouvernement devra rendre publiques toutes les données relatives à la pauvreté et à l’enquête sur les ménages. Ce rapport rendu disponible depuis le 27 octobre 2011 par le Fmi renseigne ainsi sur ce qu’il faut faire suite à l’évaluation de la Scrp. Même si les autorités béninoises estiment qu’elles ont connu des avancées par rapport à certaines réalités avancées par la note consultative, il n’est pas inutile que les recommandations actuelles soient prises en compte quand on sait que les défis économiques de l’année 2012 sont énormes.

 

Guy Constant Ehoumi

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Descente du ministre de la santé dans les départements du Zou et des Collines : Dorothée Kindé Gazard prône une santé au service du développement

octobre 31, 2011

 

Faire un état des lieux du système sanitaire dans ces départements afin d’apprécier les enjeux et les perspectives que nécessite le renforcement du secteur. C’est l’objectif de la visite effectuée par le ministre de la santé en fin de semaine passée. Accompagnée des membres de son cabinet, Kindé Gazard est allée une fois encore toucher du doigt les réalités que vivent les agents de santé et les populations des départements du Zou et des Collines.

 

Mettre la santé au service du développement afin de dynamiser la pyramide sanitaire et ceci dans tous les coins du pays. C’est ce à quoi s’atèle la ministre de la santé depuis sa prise de fonction. En fin de semaine dernière, Dorothée Akoko Kindé Gazard a effectué une tournée dans les différentes zones sanitaires des départements du Zou et des Collines. Accompagnée d’une forte délégation, la ministre est allée s’enquérir des réalités auxquelles font face les services hospitaliers. Pendant 72 heures, elle a parcouru différentes communes à savoir Abomey, Panhouignan, Dassa, Glazoué, Savè, Tchaorou, Djidja, Covè, Zagnanado, Illara et bien d’autres localités avec la finalité de favoriser aux populations l’accès aux services de santé. Entre constats et doléances, la ministre et les autorités qui l’accompagnent ont mesuré l’ampleur des défis qui sont les leurs dans ce secteur.

 

Constater pour envisager

 

La démarche de la délégation ministérielle a été de faire un état des lieux judicieux du système sanitaire dans ces localités afin d’apprécier les enjeux et les perspectives que nécessite le renforcement du secteur. Par conséquent, la descente ministérielle est la bienvenue. Encore qu’elle coïncide avec les activités entrant respectivement dans le cadre de la fin des cinq années de mise en œuvre du Projet intégré de santé familiale (Pisaf) et de la célébration des 20 années d’existence de l’Usaid au Bénin. A cet effet, la ministre de la santé et de l’Ambassadeur des Etats-Unis au Bénin, James Knight, ont procédé officiellement à l’ouverture des journées portes ouvertes dans la soirée du jeudi sur les acquis du projet au Bénin dans la soirée du jeudi. «Le Pisaf qui est actuellement dans sa phase de clôture, a connu des résultats encourageants dans les domaines prioritaires du Plan national du développement du système de santé en général et particulièrement dans le domaine de santé de la reproduction et de la qualité des soins en particuliers», a déclaré la ministre. C’est pourquoi, toujours ensemble avec l’Ambassadeur James Knight, elle a souhaité la pérennisation et l’institutionnalisation des acquis de ce projet dont a bénéficié le Centre hospitalier universitaire de Goho. Au nombre de ceux ci, la stratégie de Tri Evaluation et traitement d’urgence. Du service de la pédiatrie en passant par celui des urgences, l’effectivité de la mise en œuvre a été constatée par la délégation composée, en plus de la ministre de la santé et de l’Ambassadeur des Etats-Unis, du Préfet des Zou et des Collines ainsi que certaines autorités du Pisaf. A cette occasion et en prélude à la journée mondiale de diabète, la ministre a procédé à l’inauguration de l’Unité de diabète du Chd/Goho. Mis en service depuis mars 2010, cette unité dont le coût est évalué à 18.993.000 F cfa a déjà pris en charge et de façon intégrée plus de 638 cas dont 80% ont été fidélisés. «Les maladies non transmissibles sont des celles qui tuent à bas bruit. Il est donc utile que le Chd dispose de cette unité», a souligné Dorothée Kindé Gazard avant de procéder à la coupure symbolique du ruban. Cette journée a été nuancée par une soirée de gala pour célébrer les 50 années de l’existence de l’Usaid dont ses 20 ans au Bénin. Ont répondu également à cette liesse vespérale, la représentante du Fnuap, Diene Kéïta, le ministre de la décentralisation, Raphaël Edou, celui de l’environnement, Blaise Ahanhanzo Glèlè, celle de la famille, Fatouma A. Djibril et bien d’autres.

 

Effectivité de la prise en charge gratuite du paludisme

 

Une liesse qui ne contraste bien évidemment pas avec l’ouverture officielle de la table ronde sur les acquis du Pisaf à la Dds/Zou Collines. Des acquis dont peut se targuer Pahnouignan d’avoir bénéficié. Le centre de santé de la localité a vu l’un de ses bâtiments réfectionner par l’Usaid à travers le projet Pisaf. Ce qu’est parti constater la délégation mixte. Mais plus intéressant est l’effectivité de la prise en charge gratuite du paludisme chez les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes dans ce centre. Selon les explications du médecin coordonnateur de la zone sanitaire Dassa-Glazoué-Ouèssè, Justin Djidonou, 365 enfants de moins de 5 ans et 149 femmes enceintes ont été déjà pris en charge gratuitement dans cette zone sanitaire dont 41 enfants et 25 femmes dans ce centre de santé de Panhouignan. Et ceci depuis le 10 octobre, date du lancement officiel de cette gratuité. Mais les enfants ne souffrent pas que du paludisme mais aussi des maladies non transmissibles. A cet effet, il leur a été dédié depuis l’année dernière un hôpital dénommé «Abbraccio» dans la commune de Glazoué et plus précisément dans la localité de Sokpohounta. Seul centre pédiatrique dans les Collines, les responsables de cette entité sanitaire confessionnelle ont reçu la visite de la ministre qui est allée s’enquérir des besoins et des difficultés qui sont les leurs. Après une visite complète des locaux, Dorothée Kindé Gazard n’a pu s’empêcher de dire toute sa satisfaction à la suite des doléances à elle soumises par les responsables de ce centre. «Nous souhaitons, Mme le Ministre, au nom du partenariat et de vos partenaires, des appuis : pour le renforcement de notre personnel, pour l’acquisition des réactifs Vih, de la vitamine A, des kits de prise en charge du paludisme simple et grave, pour l’acquisition d’un appareil de photothérapie pour la prise en charge de l’ictère néonatale, pour l’équipement du laboratoire d’analyse en spectrophotomètre et en analyseur d’ion…», a suggéré le responsable du centre, Thierry Soviguidi. Mais bien avant lui, le directeur de l’hôpital de zone de Dassa a déjà reçu la visite de la ministre de la santé publique à qui il a exprimé les doléances consignées dans un document au cours d’une séance de travail fructueuse tenue dans la salle verte de l’hôpital après la visite aux 13 victimes de choléra accueillies récemment dans l’hôpital. «Avec moi, ce sera le dialogue, parce que je m’investirai pour que tous les problèmes soient réglés», a rassuré la ministre et sa délégation avant de mettre le cap sur la commune de Savè.

 

Intoxication à Tchaourou

 

Le seul hôpital de zone de cette commune est tout aussi grabataire que les malades qu’il accueille. Immeubles croulants, constructions fragiles et exposées aux intempéries, vétustés des équipements médico-sanitaires, manque de personnel qualifié… L’arrivée de la ministre ne pouvait alors qu’être une bouffée d’oxygène. Ceci est d’autant plus justifié avec l’annonce par la ministre de la construction d’un nouvel hôpital dans cette localité par le fonds saoudien de développement. Néanmoins, la délégation n’a pas manqué de constater la dure réalité que vit le personnel soignant. Les différents services ont été visités. Même la nouvelle morgue construite n’est pas épargnée. Une morgue qui aurait pu bien accueillir l’une des victimes ayant succombé à une intoxication alimentaire dans la commune de Tchaourou située à 102Km de Savè. En effet, pendant que la ministre s’imprégnait des difficultés des services hospitaliers des Collines, il lui est parvenu l’information selon laquelle il y a eu une intoxication alimentaire. Bilan : 2 victimes dont un décès. Malgré la nuit tombante, la délégation s’est rendue à l’hôpital confessionnel St Martin de Papanè où les victimes ont été admises. Selon les explications du médecin chef, tout est parti de la consommation de haricot et du riz par un enseignant et son cousin, la veille. Si l’enseignant a rendu l’âme avant l’arrivée des secours sur le terrain, les premières hypothèses révèlent que le sel ayant servi à l’assaisonnement de la nourriture a été conservé dans un bocal d’endusorfant, un insecticide cotonnier. Après ces constats, la délégation s’est rendue chez la famille éplorée pour lui porter les condoléances du gouvernement. A l’occasion, la ministre a souhaité qu’une sensibilisation judicieuse soit faite pour prévenir de tels cas.

 

Croisade contre la polio entamée

 

Les saisons passent, le sinistre perdure. Le village de Sagbovi dans la commune de Zagnanado sort d’une grave inondation. Dans cette localité, la faim et le désœuvrement ressemblent à une fatalité. Et pour que la situation ne perdure, la ministre, au 3ème jour de sa tournée, est allée compatir à la peine des sinistrés de cette localité. «On ne prévoit jamais les inondations. Mais lorsqu’elles surviennent, il faut réagir vivement pour faire face aux éventuelles épidémies», a affirmé la ministre. Avec un important lot de médicaments, Dorothée Kindé Gazard, à la suite de plusieurs délégations gouvernementales, est allée appuyer les efforts des uns et des autres pour subvenir aux besoins sanitaires des sinistrés de Sagbovi. Les pistes rocailleuses conduisant dans ce village n’ont pas refroidi la compassion de la ministre et le souci de cette dernière d’offrir des soins de qualité aux populations. A cet effet, 2 hôpitaux de zone sont déjà en construction dans ces localités. L’un à Mougnon dans la commune de Djidja et l’autre situé entre Covè et Zagnanado. Si le taux d’exécution physique des travaux du 1er est déjà à 68%, il n’est l’ombre d’aucun doute que les travaux du second viennent d’être lancés le 13 octobre dernier. En construction dans le cadre du Projet d’appui au développement du secteur de la santé (Pads), l’hôpital et le bureau de zone de Djidja-Abomey-Agbangnizoun coûtent 5.800.000.000 F cfa dont 2.300.000.000 Fcfa en équipements médicaux. Ayant l’Agétip pour Maître d’ouvrage délégué, la construction prévue initialement pour être livrée le 31 décembre prochain, sera enfin livrée le 31 mars 2012. Ce n’est pas le cas de l’hôpital de zone de Covè-Zagnanado-Ouinhi où les travaux de construction viennent à peine de débuter. «Je suis venue constater l’effectivité du démarrage des travaux», a dit la ministre. Si le financement de cette construction est déjà totalement bouclée, la délégation espère que l’entreprise n’excèdera pas le délai contractuel de 18 mois. Mais en attendant, les journées nationales de vaccination contre la poliomyélite ont déjà démarré. Et pour constater également l’effectivité de cette croisade contre la poliomyélite, Dorothée Akoko Kindé Gazard et sa délégation sont descendues dans la commune d’Illara. Après avoir parcouru certaines maisons, la ministre a donné des instructions fermes pour que tous les enfants de moins de 5 ans soient vaccinés. Un geste aussi qui met la santé au service du développement.

 

Junior Fatongninougbo

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Tournoi de l’Uémoa de football : Ivoiriens et burkinabè se neutralisent (0-0)

octobre 31, 2011

 

La 5e édition du tournoi de football de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) a démarré hier au Sénégal. En match d’ouverture, Ivoiriens et burkinabè n’ont pu se départager.

 

Pourtant, les Eléphants de la Côte d’Ivoire ont évolué près de 50 mn à dix. Le portier Mohamed Coulibaly ayant été expulsé peu avant la pause pour faute sur un attaquant burkinabè. Malgré ce handicap, les poulains de Georges Kouadio ont tenu très bon jusqu’au coup de sifflet de l’arbitre béninois, Brice Igué. Les Etalons locaux, plus alertes et mieux déterminés, ont péché dans la finition. Dans le même groupe A, le Sénégal, pays hôte, et le Togo se sont affrontés.

 

Ce jour, le Bénin entre en lice face au Niger. C’est en faite l’affiche de la finale de la 4e édition. A Niamey, les Ecureuils locaux ont perdu sur le fil devant leurs homologues du Mena, hôte de la compétition. Il s’agira donc d’une occasion pour les enfants de l’entraineur Edmé Codjo de prendre leur revanche. Toujours dans ce groupe B, la Guinée Bissau et les Mali vont également se défier.

 

Rappelons que le tournoi de football de l’Union économique et monétaire ouest-africaine est une initiative de la Commission de l’Uémoa. Cette institution sous-régionale a voulu permettre à la jeunesse sportive des huit pays de l’union de se retrouver autour du ballon rond. Cette compétition qui est à sa 5e édition est dotée du Trophée de l’Intégration. Démarré hier 30 octobre au stade Léopold Sédar Senghor de Dakar, elle prendra fin le dimanche 06 novembre 2011 avec la grande finale.

 

Pascal Hounkpatin

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Journée africaine de la jeunesse : Didier Aplogan plaide pour la ratification de la Charte

octobre 31, 2011

 

A l’instar des pays africains, le Bénin célèbre ce mardi 1er novembre la Journée africaine de la jeunesse. En prélude à cette journée, le ministre chargé de la jeunesse a appelé les uns et les autres à une prise de conscience.

 

Ce mardi 1er novembre 2011, le Bénin va célébrer la Journée africaine de la jeunesse. Par conséquent, des manifestations sont prévues pour lui donner un caractère particulier. Notamment des plaidoyers en faveur de la ratification et de la vulgarisation de la Charte africaine de la jeunesse entrée en vigueur en août 2009. Aussi, des conférences-débats et des fora de réflexion sur la mise en œuvre de la Charte africaine de la jeunesse et son Plan d’action décennal 2009-2018 pour le développement et l’autonomisation des jeunes sont-elles programmées. Comme on le constate dans son adresse à la jeunesse à l’occasion de la célébration de cette journée, le ministre chargé de la jeunesse a insisté pour que le Bénin se mette au pas en ratifiant la Charte pourtant transmise à l’Assemblée nationale pour autorisation de signature.

 

Car, à en croire Didier Akplogan, certains jeunes développent des attitudes qui inquiètent et qui sont en désaccord avec les valeurs et normes sociales admises. Usage et abus et drogue et de substances psychotropes, cybercriminalité, comportements à risque pouvant entrainer le Vih-Sida etc. restent le lot quotidien des actes qui détournent les jeunes du droit chemin. Or, le gouvernement s’active à leur assurer un minimum de conditions visant à améliorer leurs conditions de vie et de travail, et surtout à la recherche de solutions à leurs problèmes et leur implication effective dans le processus de développement du pays à travers des programmes et projets.

 

Par conséquent, le 1er responsable de la jeunesse au Bénin invite les jeunes de son pays à des attitudes et pratiques responsables pouvant leur assurer un avenir certains et exempt de toute souillure.

 

Rappelons que la Charte africaine de la jeunesse et son Plan d’action décennal 2009-2018 est un outil politique et juridique qui fournit des orientations stratégiques aux gouvernants pour l’élaboration de politiques, programme et projets d’actions… Adoptée le 02 juillet 2006 à Banjul en Gambie, la Charte africaine de la jeunesse est ratifiée et adoptée par 32 pays africains sur les 54. Le Bénin ne figure point sur cette liste.

 

 

 

 Du matériel pour les jeunes entrepreneurs

 

 

 

Vendredi dernier, le ministère des sports et des loisirs a mis à la disposition d’une quarantaine de jeunes entrepreneurs du matériel approprié pour la mise en œuvre de leurs projets. Effectivement entre 2007 et 2009, plusieurs jeunes déscolarisés ont reçu une formation surtout pratique au centre Songhaï de Porto-Novo. A l’issue de cette formation, la plupart ont déposé, sur demande des responsables, un plan d’affaires pour financement. Ces projets s’inscrivent dans les domaines de l’agriculture, de la pêche, de l’élevage et de la transformation agro-alimentaire Dès lors, plutôt que de donner de l’argent en espèce, l’option de mettre à leur disposition du matériel approprié a été faite. Ainsi, 38 jeunes ont été dotés d’outils de travail pour la mise en route de leurs micro-entreprises. Ce qui a fait dire à la directrice de cabinet du ministre des sports que la formation donnée aux jeunes déscolarisés « s’inscrit dans le cadre des stratégies identifiées pour apporter des approches de solution aux nombreuses difficultés des jeunes pour leur insertion socio-professionnelle et économique ». Par conséquent, cette initiative entre dans le cadre de la politique de relance de l’agriculture et du Programme spécial d’installation des jeunes dans l’agriculture, dit-elle. Si le représentant du directeur du centre Songhaï a loué la clairvoyance du gouvernement pour la mise en place de ce programme, la représentante des bénéficiaires a pris l’engagement, au non de ses pairs, que le matériel reçu sera bien utilisé.

 

Pascal Hounkpatin

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Bonnes actions de l’Association « Amis de l’Afrique francophone » : Amaf/Bénin offre des bancs et vivres à la maison d’arrêt de Cotonou

octobre 31, 2011

 

L’Association « Amis de l’Afrique francophone -Bénin» (Amaf/Bénin) a offert le samedi 29 octobre 2011, des bancs et des vivres à la maison d’arrêt de Cotonou. Cette cérémonie de remise s’est déroulée sous l’égide du président Amaf/Bénin M. Fataï Aïna, du président des Béninois de l’extérieur, des représentants des prisonniers, du Gardien en Chef de la Maison Fabien Agboton et des présidentes Amaf/France, Mme Delphine Baya et Amaf/Gabon Mme Bernadette Owono.

 

Elle fait partie des associations qui ont à cœur l’amélioration des conditions de vie des hommes et des femmes en situation difficile et surtout gardés dans les maisons d’arrêt du pays. L’Amaf/Bénin active à travers ses œuvres de bonnes actions depuis 2008, n’entend pas rester insensible aux nombreux problèmes dont est confrontée la Prison civile de Cotonou. Samedi dernier, elle a offert des bancs et des sacs de riz à cette maison d’arrêt. En remettant ce don, l’Association ambitionne contribuer à l’équipement de l’aire de visite de la Prison civile et à l’amélioration des conditions de visite de cette maison. La présidente Amaf/France, Mme Delphine Baya ouvrant le bal des intervenants a rappelé que l’Association est née de la rencontre d’anciens résidents français d’Afrique, d’Africains et de français intéressés par le continent. Sa vocation première est la recherche des voies et moyens de participation des africains au développement de leur propre continent. A entendre la présidente de Amaf/Gabon, Mme Bernadette Owono, cette remise de don du genre d’Amaf est la troisième en Afrique. Elle vient après celles du Burkina et du Congo. A l’en croire, avec l’Amaf beaucoup reste à venir pour l’atteinte des Omd en Afrique et pour l’épanouissement de l’Homme partout dans le monde. Le président Amaf/Bénin M. Fataï Aïna a de remercié les présidentes Amaf/France, Mme Delphine Baya et Amaf/Gabon Mme Bernadette Owono qui ont effectué le déplacement au Bénin juste pour la présente cérémonie. Il a indiqué que cet événement va aider à faire prendre conscience, à ceux qui ignorent des problèmes vécus par les prisonniers. Pour lui, cette remise est une manifestation de solidarité de la part de l’Ong qui brise ainsi l’isolement dont sont victimes les prisonniers. Tout comme le président des Béninois de l’extérieur, présent à cet événement, le représentant des jeunes parlementaires du Bénin et les Ong sœurs intervenant dans le domaine de l’aide aux détenus, ont tour à tour salué le geste d’Amaf. Aussi, ont-ils invité les autres associations et Ong à leur emboiter le pas. Pour les représentants des détenus, ce geste vient au moment où la vie carcérale au Bénin se dégrade à un rythme inquiétant malgré le passage du Président de la République, il y a quelque mois. « Ce don nous réconforte », ont-il laissé entendre. Le Gardien en Chef de la prison Fabien Agboton, a salué ce geste et promis que ces sacs de riz et ces bancs seront utilisés comme cela ce doit. Après, cette remise, les membres d’Amaf ont entamé avec une séance de sensibilisation à l’endroit des filles et garçons mineurs et des femmes détenus. Rappelons que ce jour lundi, l’Amaf procèdera au lancement officiel des épreuves pratiques pour les certifications des jeunes filles et garçons en fin de formation en couture du 12è arrondissement dans le Centre d’alphabétisation et de formation en couture, initiative de Amaf/Bénin et soutenue par plusieurs structures.

 

 Victorin Fassinou

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Reprise des activités de l’operateur Martin Rodriguez au Bénin : Les étudiants de l’Uac appellent Yayi au secours

octobre 31, 2011

 

L’amphi mille de la Faculté des sciences économique et de gestion (Faseg) de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac) a abrité le samedi 29 octobre 2011, la conférence de presse des étudiants des Universités publiques du Bénin qui se mobilisent en faveur de l’opérateur économique Martin Rodriguez. Occasion au cours de laquelle, ces jeunes ont dénoncé l’injustice qui règne autour de l’affaire Rodriguez dans la filière du coton et ont réclamé justice en vue du règlement définitif de cette affaire pour le bonheur des populations du pays.

 

Au Bénin, les revenus monétaires provenant de la production du coton profitent non seulement à des millions de familles paysannes mais aussi à plusieurs branches d’activité économique du pays telles que le transport, la construction des routes, l’égrenage la recherche, la vulgarisation, le transit et les assurances. Ces activités doivent leur suivie à la production du coton-graine et la commercialisation de la fibre. C’est ce qu’ont compris les étudiants des universités publiques du Bénin qui se mobilisent en faveur de l’opérateur économique Martin Rodriguez. En effet, sur l’échiquier industriel national, le Bénin compte 18 usines d’égrenage dont 17 appartenant au groupe Talon-Sodéco et une, la plus performante au Groupe Marlan’s de M. Martin Rodriguez. Aux dires des étudiants qui sont montés au créneau le samedi dernier par une conférence de presse, cette usine de Rodriguez a créé d’emploi à près de 850 Béninois. Elle a eu des incidences positives sur plusieurs localités du Nord à savoir, les populations de Nikki, Kalalé, Ségbana et de Pèrèrè. «  Interdire à cette usine de fonctionner c’est refuser le développement », ont martelé les étudiants. « L’objectif visé par les commanditaires de cette affaire est de faire tout pour spolier l’opérateur économique Rodriguez de ses biens comme cela s’est passé avec le cas bien connu de la Sonapra » Selon ces étudiants, le Bénin est, après le Mali et le Burkina Faso, considéré comme le plus important pays exportateur de coton en Afrique de l’Ouest. Le coton participe en effet, pour 10 à 15% au produit intérieur brut et représente 90 % des exportations agricoles. Il constitue une ressource vitale pour l’économie béninoise. Pour ces étudiants, la production du coton-graine et la commercialisation de la fibre en tant qu’activité mobilisant autant de ressources humaines, financières et infrastructurelles occupe une place stratégique dans la politique de tout gouvernement. C’est la raison pour laquelle ils supportent depuis fort longtemps l’opérateur Rodriguez. La rencontre qu’ils ont eue le 27 juillet 2010 avec le Chef de l’Etat pour trouver les solutions pour la reprise des activités de l’usine de l’homme s’est soldée par une promesse du premier responsable du pays qui est de s’impliquer personnellement dans la résolution définitive des différends qui opposent l’opérateur économique aux autres acteurs de la filière coton. A les en croire à la date de la tenue de la conférence de presse rien n’a été fait de la part de la première autorité pour signer la reprise des activités de l’opérateur économique. Raison pour laquelle, ils crient halte à l’injustice qui caractérise l’affaire Rodriguez. Ils demandent au Chef de l’Etat de respecter la promesse qu’il a faite lors de l’audience qu’il leur a accordée au sujet du règlement définitif de cette affaire.

 

Victorin Fassinou

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Ag des habitants de Maria-Gléta de Awakè et de Zokétomey : Le problème d’électrification de la zone à l’ordre du jour (Les populations des trois quartiers menacent ….)

octobre 31, 2011

 

Les habitants de Maria-Gléta, de Awakè et de Zokétomey dans la commue d’Abomey-Calavi réunis en Association de développement étaient en assemblée générale hier dimanche 30 octobre 2011 dans l’enceinte de l’école primaire publique de Maria-Gléta. Etait à l’ordre de la séance, le crucial problème d’électrification de leur zone. Pour donner un avertissement au Chef de l’Etat qu’ils appellent au secours, ils ont organisé un sit-in suivi d’une marche de protestation pour exiger de l’autorité l’électrification sans délai de leur zone.

 

« Vous voulons sans délai l’électrification de  Maria-Gléta, de Awakè et de Zokétomey ». Telle est l’exigence formulée par les populations des trois quartiers réunies au sein de l’Association de développement Maria-Gléta, de Awakè et de Zokétomey au cours d’une assemblée générale tenue hier. En effet, dans les prochains jours, le projet gazoduc installé à Maria-Gléta dans la commune d’Abomey-Calavi qui alimentera plusieurs zones du pays en électricité sera fonctionnel. Malheureusement, le territoire qui abrite ce vaste projet est encore dans le noir n’a droit à aucune attention de la part des autorités. Après maintes alertes à l’endroit de l’autorité, sans succès, ces habitants entendent désormais multiplier des actions jusqu’à satisfaction totale. Au cours des assises d’hier, des pétitions ont été adressées aux autorités concernées par la question. « Nous ne pouvons pas comprendre que nous sommes à quelques kilomètres de Cotonou et nous n’avons pas de l’électricité. Les nantis qui ont de l’électricité chez eux ont pris des compteurs à des kilomètres. Or cela comporte des dangers. Dans l’obscurité nous sommes tout le temps victimes de l’insécurité. Encore que nous n’avons pas de voies d’accès. Nous sommes dans le calvaire  », a fait savoir le président Antoine Makponsè. Et pour donner un avertissement aux autorités qui font sourde aux requêtes que ces habitants, ont de vive voix manifesté à l’issue de l’assemblée leur mécontentement. « Nous voulons l’électricité. Nous avons l’impression que le projet d’électrification gazoduc implanté sur notre territoire ne prendra pas en compte notre zone », ont-ils agité au cours leur marche de protestation. « Ce mouvement est un avertissement qu’on donne à l’autorité. Si rien n’est fait dans les prochains jours, nous allons prendre d’assaut les grandes voies du pays pour manifester notre indignation  », ont-ils fait savoir. Rappelons que l’Association de développement de Maria-Gléta de Awakè et de Zokétomey a été enregistrée sous le numéro 20417 à la préfecture de l’Atlantique/Littoral. Elle est née pour conduire les trois quartiers vers le développement.

 

Victorin Fassinou

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Sécurisation de la fourniture de l’énergie électrique au Bénin : La visite du Pape comme nouveau test pour la Sbee

octobre 31, 2011

 

Le Bénin aura l’honneur d’accueillir le Saint père. Prévue du 18 au 20 novembre 2011, cette visite requiert un certain nombre de mesures de la part du pays hôte. La sécurisation de la fourniture de l’énergie électrique reste un aspect important.

 

Que faire pour offrir au Pape Benoît XVI un séjour agréable au Bénin ? La question taraude tous les esprits, et les responsables au plus haut niveau de l’Etat et du Clergé catholique s’en préoccupent. Si les autorités prennent les questions de sécurité et de salubrité très au sérieux, celle de la bonne fourniture de l’énergie électrique semble ne pas être occultée.

 

En effet, des dispositions claires sont prises par les responsables de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) pour que le séjour de Sa Sainteté ne soit entaché de dysfonctionnement, surtout au niveau de la fourniture de l’énergie électrique. De sources proches du Clergé catholique béninois, le Pape Benoît XVI sera présent sur les sites tels que la Nonciature, l’Aéroport, la Cathédrale Notre-Dame de Cotonou, la Présidence de la République, le Séminaire Saint Gall et la Basilique de Ouidah, la Paroisse Sainte-Rita. Sans oublier l’aire de jeu et le Palais des Sports du Stade de l’Amitié etc. Dès lors, les responsables de la Sbee semblent s’organiser pour relever ce nouveau défi après ceux du 1er août 2011 à Natitingou et du Pèlerinage marial, Dassa 2011. En tout cas, le Directeur général de la Sbee, M. Marius Hounkpatin, a pris ses responsabilités. Un comité d’organisation est mis en place. Cadres et techniciens sont disséminés sur les différents sites répertoriés pour les besoins de la cause.

 

Il faut préciser que la visite du Pape s’inscrit dans le cadre de la signature et de la publication de l’Exhortation apostolique post-synodale de la seconde assemblée spéciale pour l’Afrique du synode des évêques. A cette occasion, des centaines de milliers d’Africains sont attendus à Cotonou pour vivre cet événement important.

 

Les vraies raisons des coupures intempestives

 

Il y a quelques jours, plusieurs localités du Bénin ont connu des perturbations sérieuses et intempestives. Le pic est remarqué les 24 et 25 octobre derniers où la situation a été vraiment invivable. Mais force est de remarquer que tout est rentré dans l’ordre. Mais pour combien de tems encore ? Ce qui est évident, il est trop tôt pour les responsables de la Sbee de crier victoire. C’est vrai aussi que les explications fournies sont pertinentes et il est très important de prendre des mesures pour éviter, ou tout au moins amoindrir les effets néfastes des délestages surprises.

 

En effet, pendant que les populations ne savent plus à quels saints se vouer, plusieurs directeurs centraux et techniques de la société distributrice d’énergie électrique se sont succédé pour expliquer les vraies raisons de ces coupures. Pour eux, le Bénin a une dépendance énergétique de près de 95 % de l’extérieur. Et en cas de défaillance de ses principaux fournisseurs (Ceb, Vra, Tcn), la Sbee se retrouve en difficultés. Or, « le principal fournisseur de la Sbee a eu des difficultés d’approvisionnement sur sa ligne principale du fait d’une rupture de câble d’alimentation. Ce qui a créé l’incapacité de la Communauté électrique du Bénin (CEB) de fournir à la Sbee toute la charge dont elle a besoin pour satisfaire sa clientèle au Bénin. La charge ainsi réduite de près de 50%, la Sbee a été contrainte de procéder par endroits à des délestages pendant 48 heures. Actuellement, les travaux sont terminés et l’alimentation a été reprise avec le rétablissement de la situation. Tous les abonnés ont normalement retrouvé de façon continue la fourniture de l’énergie électrique… », a expliqué un technicien. Ce dernier n’a pas manqué de faire constater « qu’il y a des micros coupures qui ne sont pas du fait de la Sbee, mais dues aux actes d’incivisme et de vandalisme sur les installations. Notamment, les dégâts des gros camions et le vol des câbles de la Sbee par des divorcés sociaux, mettant du coût les paisibles populations dans l’obscurité… ».

 

Il faut reconnaitre que la nouvelle équipe dirigeante de la Société béninoise d’énergie électrique fait des efforts. C’est vrai, les abonnés ne veulent plus de rupture dans la fourniture de l’énergie électrique. Mais quand on est dépendant de l’extérieur, il faut savoir être exigeant. Toutefois, l’infrastructure de Maria Gléta qui pourrait être d’un grand secours est très attendue avec impatience. Les responsables de la Sbee annoncent sa mise en essai pour très bientôt. Les Béninois ont hâte de voir cette réalité.

 

 

Quelques repères qui donnent espoir

 

- Le 1er août à Natitingou

 

Aussitôt après sa prise de fonction en mai 2011, veille des festivités du 1er août, le directeur Général, Marius Z. Hounkpatin, s’est immédiatement mis au travail pour la réussite totale de cette fête de l’indépendance.

 

Il faut noter que l’édition 2011 de cette fête a eu pour cadre, la ville de Natitingou, Chef lieu du département de l’Atacora, l’une des régions septentrionales du Bénin. Au nombre des entreprises d’Etat les plus sollicitées dans l’organisation et la réussite de cette fête, il faut citer la Société Béninoise d’Energie Electrique (Sbee).

 

En effet, sous la direction du nouveau Directeur général, plusieurs techniciens ont été mobilisés et ont travaillé sans relâche pour transformer et rendre plus belle la ville de Natitingou.

 

Trois volets importants ont marqué ces différents travaux effectués. Il s’agit de l’éclairage public de la ville, la construction des postes en cabine et l’extension du réseau électrique.

 

S’agissant de l’éclairage de la ville, plusieurs lampadaires ont été posés et la cité des montagnes et des tatas a changé de visage au point de vous éblouir et de vous séduire davantage la nuit.

 

Trois postes en cabine ont été construits au niveau de la préfecture, du foyer Abdoulaye Issa et de l’ENI. Ces postes en cabine ont été tous équipés des transformateurs pour renforcer la puissance de l’énergie électrique, en vue de permettre à la population de Natitingou et environs d’avoir une bonne tension à domicile pour leur confort et pour bien mener leurs activités professionnelles.

 

Cette fête a été l’occasion pour la Sbee d’étendre son réseau électrique vers plusieurs localités du septentrion. Il faut noter que dans ce cadre 6 Km de réseau Basse Tension et 3 Km de réseau Moyenne tension ont été construits pour le bonheur des populations de Natitingou et des localités environnantes.

 

- Pèlerinage marial de Dassa 2011

 

Toujours dans le cadre des récentes réalisations, plusieurs travaux ont été entrepris dans les départements du Zou et des Collines. L’organisation du pèlerinage Marial à la grotte Notre Dame d’Arigbo les 19, 20 et 21 Août 2011, a été également un succès grâce à la technicité des travailleurs de la Sbee qui se sont pliés en 4 pour que la soit et elle fut abondamment et en qualité. Un accent particulier a été mis cette année sur les travaux d’éclairage de la ville de Dassa et particulièrement au niveau de la Grotte Mariale qui a fait l’objet de cambriolage quelques jour avant le pèlerinage Marial. Les équipes de la Sbee ont été mobilisées à l’occasion pour les travaux de maintenance et de densification de réseau qui ont pris en compte les localités de Dassa jusqu’à Savalou.

 

- Nouvelles localités électrifiées

 

En dehors des travaux effectués dans le cadre de l’organisation des fêtes du premier Août et du Pèlerinage Marial, plusieurs localités ont été électrifiées. On peut retenir parmi elles, Tigninti et Kouaba dans la commune de Natitingou, Natta et Koussoucoingou dans la Commune de Boukoumbé. Ces 4 localités qui sont des chefs lieu de commune ont été toutes électrifiées ainsi que Cobly et Matéri qui sont désormais alimentées par le réseau de la Sbee 24h/24.

 

Par ailleurs les travaux ont été accélérés dans les départements des Collines afin que l’électrification de la Rizerie de Glazoué soit une réalité. Les populations de Ouèdèmè et environs aussi peuvent se frotter les mains d’avoir de l’énergie électrique grâce à la Sbee en un temps record.

 

La Commune de Ouèssè qui, autrefois était alimentée seulement les soirs par un groupe électrogène est désormais raccordée au réseau de la SBEE et dispose de l’énergie électrique à plein temps.

 

Les populations des arrondissements d’Adjaha et de Zogbédji dans la commune de Grand-popo bénéficient depuis quelques jours des prestations de la SBEE. Ces populations qui, depuis des lustres avaient besoin de l’énergie électrique pour leur confort et leurs activités économiques, en jouissent aujourd’hui avec un réseau bien densifié par des transformateurs adéquats.

 

Il faut également retenir dans la Commune d’Athiémé, les arrondissements de Konouhoué et Honkpon qui sont également électrifiés.

 

L’une des réalisations urgentes à court terme de l’actuelle équipe dirigeante de la Sbee est l’achèvement des travaux d’électrification liés aux constructions de la Cour d’appel d’Abomey, des tribunaux de première instance de Savalou, Allada, Abomey-Calavi et Pobè, financés par le Millénium Challenge Account.

 

Euloge Badou

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Commissariat central de Parakou : Jérôme Okambawa prend officiellement service

octobre 31, 2011

 

Nommé Commissaire central de la ville de Parakou dans le cadre du réaménagement intervenu au sein de la police nationale il y a quelques semaines, le commissaire de Police Jérôme Okambawa a pris officiellement service à son nouveau poste le samedi dernier. Une cérémonie symbolique a été organisée à cet effet dans l’enceinte du Commissariat.

 

La cérémonie de passation de témoin entre le commissaire sortant Idrissou Foundouh et son homologue entrant Jérôme Okambawa était fort simple. Elle a été dirigée par le Directeur départemental de la police nationale, Bio Orou Nam, en présence des agents de ce commissariat. Le Directeur départemental a saisi l’occasion de cette cérémonie de passation de témoins pour faire les éloges du commissaire sortant. Il a dit de l’homme qu’il est travailleur, très pratique et surtout rigoureux. Il a fait constater que les résultats du combat de l’homme pendant près de cinq ans à la tête de ce commissariat sont là et parlent d’eux-mêmes. Le Directeur départemental de la police nationale a, au nom des populations de Parakou, remercié le commissaire sortant et lui a souhaité plein succès dans ses nouvelles fonctions. Au commissaire entrant, le Directeur départemental a demandé de poursuivre les actions qu’il a entamées ensemble avec son prédécesseur dont il était l’adjoint. Il lui a confié qu’il ne doute point de ses compétences et qu’il est rassuré que de nouvelles prouesses se réaliseront au niveau du commissariat central de Parakou. Il compte aussi sur le fait qu’il connaît la maison et les hommes qu’il a désormais à diriger. Au personnel de ce commissariat, il a demandé de faire preuve de grand dévouement et d’engagement avec le nouveau patron afin qu’ensemble, ils puissent jouer efficacement le rôle qui est le leur et qu’ils assurent aux populations, sécurité quiétude et paix.

 

Boniface Kolawolé Biaou

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Le président Abas Bonfoh à propos de la dernière décision de cour de justice de la Cedeao : «La cour de justice n’a pas demandé que les députés retournent à l’hémicycle»

octobre 31, 2011

 

Le président de l’Assemblée nationale du Togo a été embarrassé par une question relative aux 9 députés de Jean Pierre Fabre déchus par la Cour constitutionnelle togolaise mais réhabilités par la Cour de la communauté Cedeao. C’était à la conférence de presse que les quatre présidents des Assemblée nationales du Bénin, du Togo, du Burkina et du Niger ont donnée jeudi dernier à la salle polyvalente du Palais des gouverneurs à Porto-Novo.

 

« La réponse que je vais donner ici, je ne souhaite pas qu’un journaliste travestisse mes propos. Il y a eu une décision de la Cour de justice de la Cedeao ici à Porto-Novo. Par rapport à cela, le gouvernement togolais a fait passer un communiqué pour dire qu’il avait pris acte de cette décision de la Cour de justice. Vous savez que le Togo est l’un des premiers pays initiateurs de la Cedeao, donc le Togo a un respect scrupuleux de cette organisation. Le gouvernement togolais est en train d’étudier la décision de la Cour de justice de la Cedeao qui demande au Togo d’indemniser les neuf députés d’un montant de trois millions chacun. La Cour de justice n’a pas demandé que les députés retournent dans l’hémicycle. Je dois vous dire que c’est impossible. Il y a eu une décision de la Cour constitutionnelle qui est déjà passée à ce sujet. Et comme vous le savez, les décisions de la cour sont sans recours et ceci c’est par rapport à la souveraineté des Etats. Quand vous prenez le droit international, il y a quand même une part des choses, un respect par rapport aux décisions d’un pays. Voilà le problème avec ces neuf députés suspendus. Mais le gouvernement togolais est en train d’étudier ce dossier afin de voir comment le résoudre. Je voudrais dire pour finir que c’est une décision politique qui va résoudre ce problème. C’est vous dire que c’est un problème politique et ce n’est que par la politique qu’il sera résolu », a répondu Abas Bonfoh, président de l’Assemblée nationale togolaise. La réponse du président de l’Assemblée nationale togolaise laisse croire que le Togo n’est pas prêt à exécuter la décision de la Cour de justice dans tous ces paramètres. A quoi bon alors mettre en place des instances régionales s’y on ne peut pas se plier à leur verdict.

 

Tobi Ahlonsou

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