Malgré les turbulences artificiellement créées : L’Union fait la Nation toujours debout (Elle n’a pas de pile, mais elle fonctionne)

juin 30, 2011

L’Union fait la Nation n’est pas en crise. Elle continue de fonctionner comme si de rien n’était. Hier, ses membres se sont donné rendez-vous à Ouidah pour voir comment ils vont enrichir le débat parlementaire au cours de la 6è législature.

La mort de l’Union fait la Nation telle que proclamée par certains n’est pas pour demain. Hier, des membres de ce regroupement politique élus députés à l’Assemblée Nationale ont apporté la preuve que, même sans pile, l’Union fait la Nation fonctionne. Loin des bruits perturbateurs de Cotonou et des ragots colportés depuis quelques jours par des ennemis de la démocratie, les responsables de l’Union fait la Nation se sont en effet donné rendez-vous à Ouidah pour réfléchir à comment œuvrer à la réhabilitation du débat parlementaire afin que l’Assemblée Nationale joue vraiment le rôle qui est le sien. Très inédit dans le contexte actuel où l’opposition est minoritaire à l’Assemblée Nationale, ce conclave de l’Union fait la Nation tient son originalité du fait qu’il a rassemblé autour du Président Bruno Amoussou, outre les députés de l’UN, d’anciens parlementaires, surtout de la première législature qui ont laissé dans l’opinion nationale une bonne impression par la qualité du travail qu’ils ont abattu. Ce qu’il est important de souligner, c’est que ce séminaire a été marqué par la présence de ceux dont le départ avait été déjà proclamé par presses interposées. Timothé Gbèdiga dont on a annoncé le départ du Prd parce qu’il n’a pas été positionné lors des législatives du 30 avril 2011 était à Djègbadji hier. Il en est de même des honorables Augustin Ahouanvoébla et de Mohamed Atao Hinnouho qui ont proclamé haut et fort hier, leur fidélité, non seulement au Prd, mais aussi et surtout à l’Union fait Nation. Les présidents Edmond Agoua et Cyriaque Domingo ont eux aussi pris une part active hier à l’activité de réinvention de la qualité des débats parlementaires initiée par le Président Bruno Amoussou. Ces présences ont d’ailleurs réjoui l’honorable Léon Basile Ahossi qui a fait observer que «la ruse et le recours systématique à la corruption au moyen des ressources de l’Etat insidieusement amassées ne pourront jamais paralyser l’Union fait la Nation». Comme le roseau, l’Union fait la Nation ne rompra pas, a-t-il conclu, un peu comme pour dire que, même si l’Union n’a pas de pile, parce que minoritaire, elle fonctionne et fonctionnera toujours. C’est en tout cas un pavé jeté dans le jardin des déserteurs.

Affissou Anonrin

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Séminaire des députés de l’UN sur la qualité des débats parlementaires : Bruno Amoussou expose les chantiers de la réhabilitation de la chose politique

juin 30, 2011

Les députés de l’Union fait la nation,  à l’initiative du président du groupe parlementaire Antoine Kolawolé Idji, se sont retrouvés en séminaire à l’hôtel Djègba de Ouidah pour étudier comment ils peuvent contribuer à la qualité des débats au cours de la 6è législature malgré la minorité qu’ils constituent. Dans son discours d’ouverture, le Président Bruno Amoussou a mis l’accent sur ce qui fonde cette démarche qui a d’ailleurs reçu le soutien de certains anciens parlementaires proches de l’Union fait la Nation au nombre desquels on peut citer, Me Alfred Pognon, M. Antoine Détchénou, M. Pascal Agbokpongbé, M. Timothée Gbèdiga, Théophile Montcho  et M. Mathieu  Ahouansou.

« L’Union fait la Nation est particulièrement heureux de l’initiative prise pour réfléchir sur comment aborder la 6ème législature. Le parlement ne brille plus par la qualité de ses débats. Il nous faut voir quelles sont les initiatives qui peuvent être prises pour permettre de relever la qualité des débats à l’Assemblée nationale pour améliorer son fonctionnement, pour faire en sorte que les dossiers qui arrivent à l’Assemblée soient traités avec diligence et sérénité ». C’est par ces propos que le Président Bruno Amoussou a planté le décor de ce séminaire qui a connu la participation des députés Sacca Fikara, Lazare Sèhouéto, Antoine Kolawolé Idji, Louis Vlavonou, Domingo Cyriaque, Edmond Agoua, Emmanuel Golou, Léon Basile Ahossi, Gabriel Tchokodo, Atao Moahamed Hinnouho, Augustin Ahouanvoébla, Raphaël Akotègnon, Eric Houndété. Pour le Président Bruno Amoussou, si la 5è législature a été calamiteuse, ce n’est pas forcément la faute des parlementaires seuls. Le gouvernement a aussi une part de responsabilité. « La 5ème vient de s’achever. Elle n’a pas eu à connaitre un seul projet de loi d’orientation. Le gouvernement agit par voie administrative. Il ne saisit pas l’Assemblée pour des débats d’orientation. L’Assemblée est devenue presque exclusivement un lieu de ratification des accords ou d’autorisation de ratification d’accords de crédits tel que cela a été vécu à la 5ème législature. Au démarrage de celle-ci, on se rend bien compte que si on n’y prend pas garde, la 6ème législature sera aussi une législature d’autorisation de ratification d’accords de crédits ou de signature de conventions internationales. Ce n’est pas exactement ce que la population attend de nous à l’Assemblée Nationale. Ce que la population attend, c’est que nous remontions à l’Assemblée, les problèmes qu’elles rencontrent sur le terrain afin qu’ils puissent nourrir nos débats et permettre de trouver des solutions », a indiqué le Président Bruno Amoussou qui a indiqué que la pauvreté du débat parlementaire trouve aussi son origine dans le fait que le gouvernement ne prend aucune initiative d’envergure à l’endroit de l’Assemblée. Pour le Président de l’UN, les débats à l’Assemblée sont aussi une source d’enrichissement, d’éclairage. Regardez dans les grands pays. « Dès qu’un problème se pose, le gouvernement saisit l’Assemblée même si cela ne doit pas se terminer par le vote d’une loi. Les débats parlementaires constituent des sources d’inspiration pour l’action gouvernementale. Ce n’est pas le cas dans notre pays. Mais nous devons nous mêmes, en tant que parlementaires, mieux nous organiser, prendre plus d’initiatives », a conseillé le Président Bruno Amoussou.

Réinventer la qualité

A la vérité, a dit Bruno Amoussou, les députés ont joué leur partition parce que toutes les lois les plus importantes qui ont été votées à l’Assemblée sous la 4ème comme sous la 5ème législature sont des propositions de lois, c’est-à-dire d’origine parlementaire. Pour prendre le cas de la loi sur la Lépi qui a fait tant de commentaire, Bruno Amoussou a précisé que c’est une proposition de loi. « Les textes de lois les plus importants votés au Parlement sont d’origine parlementaire, or les parlementaires bien sûr ont l’initiative des lois mais il y a que pour une reforme fiscale par exemple, aucun parlementaire ne peut prendre l’initiative de proposer une loi de reforme fiscale. De telles lois ne peuvent qu’être d’origine gouvernementale. Aucun parlementaire ne peut prendre l’initiative d’une loi agricole ou sur l’éducation nationale dans notre pays. Cela ne peut qu’être d’origine gouvernementale parce que les données dont on a besoin pour convenir de ces lois sont des données qui sont disponibles au niveau de l’exécutif. Face à ces freins que faisons-nous ? », s’est interrogé Bruno Amoussou qui a invité ses collègues de l’Union fait la Nation à œuvrer pour la réinvention de la qualité des débats parlementaires.  « Pour cette 6ème législature, notre groupe parlementaire est minoritaire. Et on peut se demander, mais si vous êtes minoritaires, de quel poids pouvez-vous peser et pourquoi voulez-vous vous retrouver. Ce que vous allez définir, à quoi serviront-ils ? Ça va servir d’abord à nous mêmes. A améliorer la qualité de notre contribution au débat parlementaire. Et croyez-moi, certes le nombre est important dans un parlement mais la qualité aussi est très importante dans les débats au sein d’une Assemblée. Notre premier objectif doit être d’améliorer la qualité du débat parlementaire au sein de l’Assemblée de manière générale. Pour atteindre cet objectif, il faut que nous améliorions notre propre organisation et nos procédures d’intervention. C’est pour cela que dans la journée d’aujourd’hui, je souhaite vivement que nous puissions aborder les questions d’organisation interne du groupe parlementaire, c’est-à-dire son fonctionnement. Que nous puissions aborder les questions inhérentes à nos relations avec les autres groupes parlementaires. Que nous puissions aborder les questions de la façon dont nous comptons nous y prendre pour bien étudier les dossiers et apporter une contribution de qualité dans ce qui doit se faire », a préconisé le Président Bruno Amoussou qui s’est réjoui de la présence des anciens parlementaires comme Théophile Montcho, Alfred Pognon, Pascal Agbokpongbé, Mathieu Ahouansou et Antoine Détchénou à ce séminaire. « Les gens continuent de louer les débats de la première législature. Et beaucoup d’entre vous qui avez répondu à notre invitation, vous étiez les artisans, les animateurs de cette première législature. Alors, veuillez partager avec nous cette riche expérience pour que ce que nous pouvons rassembler de nos échanges du point de vue contribution, puisse profiter au groupe parlementaire Union fait la Nation et le transformer en un creuset d’idées, de propositions. Le nombre de députés, d’accord, mais la qualité, oui. Et c’est cela mon souhait pour que nous influençons de façon significative les débats à l’Assemblée. Les votes sanctionneront le choix de la majorité mais l’opinion publique, nous mêmes et les membres de cette majorité auront entendu les propositions qui seront les nôtres. C’est cela la chose la plus déterminante. Voilà pourquoi, je souhaite que la séance d’aujourd’hui soit le début de quelque chose. Je souhaite aussi que nous puissions nous retrouver périodiquement pour faire le point de nos activités et évaluer à chaque moment notre propre fonctionnement et le fonctionnement de l’Assemblée. Si nous faisons cela, nous aiderons notre population à vaincre l’insidieux détachement que l’on observe de l’action politique, de la chose politique », a conclu le Président Bruno Amoussou qui a exhorté ses collègues à s’engager pour réhabiliter le débat  politique de qualité dans notre pays.

Tobie P. Ahlonsou (coll)

Quelques réactions
Comlan Léon Ahossi, député 5è et 6è législatures
« L’Union fait la Nation n’est pas en agonie, elle n’est même pas en souffrance. Ceux qui préparent ses obsèques vivent dans une illusion très forte. L’Union fait la Nation fait une crise de croissance, mais vraiment mineure et va en sortir plus forte. Ce n’est pas un slogan. La qualité des hommes et des thèmes de la journée parlementaire de réflexion devrait conforter tous ceux qui ont foi. La ruse et les recours systématiques à la corruption au moyen des ressources de l’Etat insidieusement amassées ne pourront paralyser l’UN. Comme le roseau, l’Union fait la Nation ne rompra pas. Attendons la suite. Aucune crise ne viendra à bout de l’arsenal UN. Restons sereins et confiants.

Me Alfred Pognon, député 1ère législature
« Je dois dire que nous sommes en démocratie et la démocratie, c’est quand un parti majoritaire qui l’emporte gouverne. La minorité est là pour animer la vie politique et servir de contre-pouvoir. Je crois que c’est une très bonne chose et cela veut dire que la démocratie est vivante au Bénin. Nos échéances électorales se sont passées, malgré quelques difficultés, dans la paix. Il est quand même bon que le groupe minoritaire se retrouve pour voir comment s’organiser parce que ses membres ne peuvent pas dire qu’ils vont se reposer. Ils ont du pain sur la planche. Comme ce n’est pas eux qui gouvernent, ils doivent par leur travail au quotidien apporter leurs contributions, si la mouvance le veut bien, qui serviront à tout le pays. Effectivement j’ai été député de la 1ère législature et les gens disent que ça se passait mieux que ce qui se passe aujourd’hui. Bon ! A chaque époque, son Assemblée. Cela dit, les raisons pour lesquelles on dit que ça se passait bien, on les connaît. Les raisons pour lesquelles ont dit aujourd’hui que ça passe mal, on les connaît aussi (…) Pour le moment, le gouvernement est en place, l’Assemblée nationale est en place et c’est bien de contribuer et d’aider à ce que le pays vive une démocratie réelle. C’est la première fois que je viens à une réunion de l’Union fait la Nation et je trouve que c’est sympathique. On discute très bien ».

Kolawolé Antoine Idji, Coordonateur général UN
« Même si nous ne sommes que le quart de l’Assemblée nationale pour le moment, nous serons un quart significatif, sérieux, discipliné et exigeant. Nous ne voulons plus voir des députés qui arrivent à 10h et qui se baladent sous les manguiers jusque 19h et qui ne savent même pas ce qu’ils font. Nous comptons nous organiser pour qu’il soit mis fin à cela, que les députés travaillent de manière efficace et qu’ils s’occupent des préoccupations véritables des Béninois, qu’ils examinent les textes de loi, le travail du parlement et que le contrôle de l’action du gouvernement se fasse. Nous n’avons pas la majorité mais nous dirons ce que nous faisons aux Béninois. Et nous comptons mettre le maximum pour que le peuple béninois qui a élu 83 députés et qui l’entretient à gros frais ne soit pas déçu par le travail que l’Assemblée fait. Je dois vous dire aussi que nous avons aussi réfléchi à l’avenir de l’Union fait la Nation, puisque les députés de mon groupe parlementaire sont aussi des responsables au niveau de l’Union fait la Nation. Et je puis vous dire que chacune des personnalités invitées ici, député actuel ou ancien comme Alfred Pognon, M. Détchénou qui ont fait les beaux jours de la première législature sont à nos côtés aujourd’hui et tous de façon unanime, nous sommes déterminés afin que l’Union fait la Nation soit quelque chose qui comptera dans l’avenir du Bénin.  Il n’y a pas de cataclysme au niveau de l’Union fait la Nation. Moi je n’ai vu qu’une seule démission, celle de M.  Dossa Dansou d’un parti qui s’appelle ‘’Marche’’. Il se peut que des partis politiques connaissent des problèmes internes. Ce n’est pas la première fois. Ça s’est toujours vu dans les partis politiques. Ça n’a pas d’effet sur le travail de l’Union fait la Nation sur son organisation, son fonctionnement. Ce que nous enregistrons plutôt, c’est le souhait de gens de ne pas quitter l’Union, de ne pas partir. Ce que nous enregistrons plutôt, c’est le souhait de beaucoup de responsables politiques, de cadres, de venir contribuer au travail de l’Union fait la Nation. Ce n’est pas des démissions que nous enregistrons. C’est tout à fait le contraire.  Pour finir, je vous précise que c’est mon groupe parlementaire l’Union fait la Nation qui se réunit aujourd’hui. La Rb, je crois a un autre groupe présidé par l’honorable présidente Rosine Vieyra Soglo et qui s’appelle ‘’Nation et développement’’. Ils ne sont pas de mon groupe parlementaire réunit en ces lieux. Me Adrien Houngbédji n’était pas annoncé à cette rencontre. C’est le groupe parlementaire qui se réunit aujourd’hui. Me Adrien Houngbédji n’est plus député. Vous savez qu’il a décidé de ne plus se présenter. Il n’est pas député par conséquent il n’a pas l’obligation de venir ici. Si votre question signifie que vous avez des doutes sur son engagement dans l’Union fait la Nation, je vous le dis clairement, j’ai encore travaillé pas plus tard hier (mardi28 juin) avec le président Houngbédji. Il est plus engagé et plus déterminé plus que jamais aux côtés de l’Union fait la Nation qui a encore de beaux jours devant nous avec Me Adrien Houngbédji »

Antoine Détchénou, député 1ère législature
« J’ai été invité par le président Amoussou pas plus tard qu’hier à cette journée parlementaire en tant qu’ami, en tant que vieux parlementaire. J’ai particulièrement de la sympathie pour celui qui m’a invité et pour l’Union fait la Nation. Je m’intéresse à l’Union fait la Nation. En tant qu’ancien parlementaire, j’ai dit aux députés ce qui devrait être le travail parlementaire, comment ils doivent s’investir pour ce travail. Ma petite expérience me permet de dire que ce n’est pas gagné d’avance. Il faut vraiment accepter de travailler et de se faire former aussi à ce travail. Quant à la situation politique nationale, je ne sais pas si je peux tout développer ici et maintenant. Pour ce qui me concerne, je ne suis pas dans une formation politique appartenant à l’UN. Mais je suis de cœur avec l’UN. Je suis fondamentalement convaincu que l’UN est incontournable et s’il n’y avait pas l’UN, il fallait la créer. Je suis heureux que l’UN existe. Je suis d’accord pour sa consolidation. Je ferais ce que je peux faire pour que l’UN vive et se consolide ».

Propos recueillis par Tobi P Ahlonsou

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Crise énergétique dans la sous région : Le Bénin toujours sous la menace d’un chaos

juin 30, 2011

Le Bénin n’a pas encore vaincu la fatalité que constitue le problème de l’énergie électrique. Mais avec la situation dans la sous région, notamment au Sénégal, les Béninois doivent encore se réjouir. Seulement, ce n’est pas encore l’Eldorado. Le Bénin connaît encore d’importantes lacunes en la matière.

Même s’il est aujourd’hui loin du calvaire énergétique de 1998 et de 2006, et des déboires que connaissent certains pays de la sous région, le Bénin n’a pas encore assuré son autosuffisance énergétique. En matière de disponibilité de l’énergie électrique, notre pays peut se targuer de mieux satisfaire ses populations, l’éloignant un peu plus de la situation catastrophique de 2006. Et les Béninois ne voudront plus jamais revivre pareil enfer en matière énergétique. «Le jeune paysan d’un coin reculé du Bénin, à qui on aurait vanté la modernité et le rayonnement de la capitale économique du pays, serait tombé des nues en se rendant à Cotonou ces derniers jours. Certes, il aura à admirer dans la journée les beaux édifices et monuments dont on lui aurait décrit l’architecture majestueuse, ainsi que les imposants carrosses et les merveilles de la première ville béninoise. Mais en visitant Cotonou en ce mois de mai 2006, le jeune paysan n’aura pas le plaisir d’admirer les feux tricolores dont il a tant rêvé de voir l’immuable clignotement. Pire, cet étranger en provenance du village ne pourra pas admirer le légendaire « Cotonou by night » dont il a entendu parler avec force détails et enthousiasme par les citadins. Cotonou en ce mois de mai apparaîtra simplement à qui la visite pour la première fois comme un grand bourg mal famé flanqué de quartiers aux allures de ghettos ». Je n’aurais mieux décrit – que mon confrère Askanda Bachabi – la crise énergétique qu’a connue le Bénin entre 2005 et 2007 et qui a mis à mal l’économie nationale et traumatisé les populations. Une crise énergétique aigue qui a rappelé aux Béninois celle de 1997-1998. En ce moment, au temps du président Mathieu Kérékou, ses ministres en charge de l’énergie, Emmanuel Golou et Kamarou Fassassi, avaient essayé de trouver des solutions pour éloigner ce cauchemar des populations. Ainsi, des groupes dénommés Agrico et Mri, ont été acquis par l’Etat béninois. Ces deux machines fournissaient une capacité de 50 mégawatts d’énergie. La Société béninoise d’énergie électrique, elle, fournissait à l’époque 6 mégawats. Ce n’est plus le cas aujourd’hui avec ses installations vétustes. Les quatre (04) parcs de production de la Sbee (Porto-Novo, Cotonou, Parakou et Natitingou) sont aux arrêts, avait déclaré dernièrement le ministre en charge, Jonas Gbian. Dans la foulée, le Bénin, soutenu par le Togo, a négocié les apports du Ghana et du Nigéria pour combler le déficit d’énergie. Pour les deux Etats, le Ghana livre 80 mégawatts et le Nigéria, par l’entreprise de la société Tcm, offre 150 mégawatts. Mais depuis quelques temps, l’énergie venue de Tcm n’est plus garantie pour des raisons techniques côté nigéria, avons-nous appris.

Le Bénin dépendant à 80%

Une récente étude sur la mise au point d’un nouveau cadre législatif et réglementaire incitant aux investissements dans le secteur électrique, financée par l’Agence française de développement (Afd), révèle que le Bénin importe encore 80% d’électricité des pays voisins. En effet, malgré les efforts déployés par les gouvernements successifs de Boni Yayi lors du premier quinquennat, la crise n’a pu être jugulée. Cependant, elle a enregistré un net recul avec les différentes mesures prises par le chef de l’Etat et ses différentes équipes. Et pour son second quinquennat, Boni Yayi a promis mieux faire, surtout en assurant la production locale de l’énergie et en différenciant cette dernière. C’est du moins ses promesses faites dans son projet de société pour les dernières élections présidentielles.  «… nous avons affecté d’importantes ressources qui ont permis de réduire significativement notre déficit énergétique tout en élaborant une stratégie de développement à moyen et long termes du secteur. L’objectif général, au cours des cinq prochaines années, est de doter le Bénin de moyens permettant de disposer de services énergétiques de qualité, en quantité suffisante, dans des conditions optimales de coût et de sécurité des approvisionnements. Il s’agira notamment de : accroître les capacités de production ainsi que les moyens de transport et de distribution de l’énergie électrique ; promouvoir l’électrification rurale et la maîtrise d’énergie ; mettre en place une politique de tarification et de financement du secteur ; développer les capacités institutionnelles et réglementaires et renforcer les capacités des ressources humaines. Afin d’assurer notre autosuffisance en énergie électrique, nous devons orienter notre politique énergétique vers des solutions durables et viables. C’est pourquoi la construction des barrages d’Adjarala et de Dyodyonga restera une priorité, de même que la mise en place d’un cadre incitatif permettant la production de l’énergie électrique de diverses sources par le secteur privé. La disponibilité de l’énergie électrique est un autre défi important à relever pour notre pays, tant pour assurer une bonne qualité de vie aux Béninois que pour permettre le développement de l’économie. La diversification des sources et types d’énergie nous permettra de mieux répondre à la demande croissante. Plus particulièrement, en matière d’énergie rurale, les sources d’énergie alternative telle que l’énergie solaire et la biomasse seront mises en valeur ».

8 turbines à gaz bientôt opérationnelles

Présentement à Maria Alègléta dans la commune d’Abomey Calavi, l’installation des huit (08) turbines à gaz promises et ramenées des Etats-Unis par le chef de l’Etat, est presque terminée. «L’Etat béninois doit pouvoir livrer aux consommateurs 80 mégawatts avec la construction de la centrale de production de Maria-Gléta qui s’achèvera dans les tout prochains mois », avait déclaré récemment le ministre Gbian sur les ondes de l’Ortb. Ces turbines visent à combler le déficit de plus de 80 mégawatts, en attendant l’achèvement et la mise en marche des barrages d’Adjarala (147 mégawatts), et de Kétou (100 à 120 mégawatts). Autrement, en dehors des mesures prises pour atténuer les effets des délestages fréquents et répétés, le gouvernement vise à régler définitivement le problème ; même depuis quelques semaines, on note le retour du phénomène dans quelques villes béninoises, notamment Porto-Novo, Kandi, Parakou et sporadiquement à Cotonou. Seulement, la crise énergétique est désormais moins subie au Bénin qu’au Sénégal.  «La capitale sénégalaise s’est enflammée lundi soir. Les bâtiments publics, mairies et locaux de la Senelec, ont été les principales cibles de populations excédées par les coupures de courant. Lesquelles sont dues à des «machines vétustes», entraînant un «déficit de production», selon la compagnie chargée de la distribution de l’énergie électrique », écrivaient nos confrères de «Jeunes Afrique».  Le Bénin, malgré tout, peut encore se réjouir de ne plus être à cette étape, même si la vétusté des installations de la Senelec est commune à la Sbee. Mais le danger plane toujours. Le Bénin n’est pas encore à l’abri de retomber dans les travers de 2006, puisqu’il dépend des autres pays. Vivement que les projets en cours, pour garantir au Bénin l’autosuffisance énergétique, aboutissent.

Jean-Marie Sèdolo

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Conséquences des pluies chez les populations de Cotonou et ses environs : Agla et Godomey souffrent déjà le martyr

juin 30, 2011

La ville de cotonou, on ne cessera de le dire, n’est pas à même de mettre fin aux déboires des pluies dont sont victimes ses populations. Et pour preuve ! Plusieurs cotonois observent aujourd’hui la triste transformation de leur cadre de vie en milieu de vie aquatique. A Agla comme à  Godomey, nombreux sont ceux d’entre eux qui vivent présentement retranchés chez un parent, ami ou une fortuite connaissance ayant bien voulu leur porter assistance jusqu’a la fin de la saison pluvieuse.  A entendre M. Comlan Goudjo installé dans le quartier d’Agla, (Hlanzounto) « Depuis une dizaine d’année déjà : cette situation n’a jamais intéressé les responsables de la ville car, chaque année, nous vivons les mêmes désastres.».  Mme Hélène Houngbo  vivant à Agla a pour sa part invité les premiers responsables de la ville à construire des égouts, des canalisations afin de permettre une  évacuation rapide des eaux en cette saison de pluie  pour éviter ces inondations qui se répètent chaque année. « S’agissant de M. pierre E. Agossou, domicilié  à Agla (petit à petit), qui a dû quitter sa maison présentement inondée, il estime pour sa part que :» le quartier d’Agla étant bâti en partie  dans un bafon, devrait être doté de plusieurs égouts de canalisation pour qu’en saison des pluies,  l’on n’assiste plus à tous ces désastres.». «La vaste étendue d’eau qui rend présentement difficile la circulation des populations sur l’artère reliant les quartiers d’Agla et de Fidjrossè  est bien une négligence des autorités de la ville « Quant aux domiciliés de  Godomey, E. Koutchodan et M. Olodo (Fiyégnon) et (Akopkato): ils s’alarment que «plusieurs vons  sont désormais impraticables du fait de l’irresponsabilité des autorités de la ville qui n’y font pratiquement rien puisque cette situation perdure depuis plusieurs années rendant ainsi difficile les aller et venir des habitants…» Toutes  les populations rencontrées n’ont pas manqué de fustiger les premiers responsables de la ville de Cotonou qui, selon elles, manqueraient à leurs obligations pour le bien être des populations d’Agla et de Godomey.

Rodrigue Kakaï Glèlè (stag)

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Trophées Fesmma 2011 : Cotonou aux couleurs des modes et mannequinât africain depuis hier

juin 30, 2011

La troisième édition du Festival de la Mode et Mannequinât Africain (Fesmma), s’est ouverte depuis hier mercredi 29 juin 2011 à Cotonou. Ce grand rendez-vous de la mode continentale,  qui se tient au Centre de promotion de l’artisanat (Cpa) de Cotonou connait  la participation de plus d’une dizaine de  pays d’Afrique et d’Europe.

Plus d’une dizaine de pays d’Afrique dont le Bénin, la Côte-d’Ivoire, le Togo, le Ghana, le Sénégal, le Nigeria  sont représentés depuis hier à Cotonou par des stylistes et des mannequins qui rivaliseront d’ardeur pour valoriser la mode en faisant découvrir, pour le plaisir des nombreux festivaliers, leurs créations. Ainsi, à travers la troisième édition du Festival de la Mode et Mannequinât Africain (Fesmma), Cotonou sera pendant trois jours, à compter d’hier, la capitale de la mode. Au menu de cette grand-messe continentale, plusieurs activités sont prévues. Il s’agit, entre autres, des défilés, concours jeunes stylistes et mannequins africains, expositions ventes, défilés, gala avec remise des trophées, visites techniques, colloques sur le thème : « la mode et le développement économique de l’Afrique » A ce rendez-vous, le Sénégal est dignement représenté par Ava Gabarra. Aux dires des organisateurs, cent(100) mannequins, 10 stylistes béninois sont engagés pour décrocher le 1er prix, chacun dans sa catégorie. Pour le promoteur John Médard, la mode étant un tout, en dehors des stylistes et mannequins, cette édition du Fesmma va récompenser d’autres acteurs privilégiés de la mode tels que les esthéticiennes, les coiffeurs, les photographes de mode, les réalisateurs d’émissions de mode, les producteurs de magazines de mode. Comme innovations pour cette 3ème édition, plusieurs prix d’excellence sont également prévus pour récompenser le mérite des acteurs de la mode. Plusieurs nominés des différentes catégories sont déjà connus. Entre autres, dans la catégorie meilleure styliste, Jean-Baptiste Houngnonvi, Pétita D, Didier Fabrice sont en lice. Dans la catégorie meilleure photographie de mode, on retrouve Frédéric de la Chapelle. Dans la catégorie meilleure magazine de mode, il y a Isabelle Anoh, dans la catégorie meilleure émission de mode, Ayden et, dans la catégorie des mannequins, on note Cyndy. « Ce rendez-vous de la mode continentale sera un événement inédit » ont promis hier le promoteur John Médard et ses collaborateurs lors de la cérémonie du lancement. Mais avant, ils ont invité le public à venir visiter les stands installés pour l’événement et qui regorgent des habilles impeccables, vraiment à la mode.  Selon le programme, ce soir, il y aura un grand défilé de mode. Demain ce sera le grand jour.

Victorin Fassinou

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Statuts et entraves du secteur informel : Des acteurs de la Cosi-Bénin informés sur le cas du Bénin

juin 30, 2011

Réunis depuis hier mercredi 29 juin 2011, les acteurs des syndicats du secteur informel affiliés à la Confédération des organisations syndicales indépendantes du Bénin (Cosi-Bénin), seront, pendant deux jours, informés sur les statuts et entraves qui sont leurs dans l’économie informelle. Le Secrétaire général de la Cosi-Bénin, Georges Kakaï Glèlè a ouvert les travaux de l’atelier hier, à la Bourse du travail à Cotonou.

Ils étaient près d’une trentaine d’acteurs de divers syndicats du secteur informel invités hier par la Cosi-Bénin, pour s’approprier des résultats des études sur l’économie informelle, commanditées par la Cnv-Internationaal. Pendant deux jours que dureront les travaux, l’occasion leur sera également donnée de comprendre l’élaboration d’un plan stratégique d’invention dans l’économie informelle au Bénin. Dans son mot introductif, le secrétaire général des syndicats du secteur informel, Marcellin Bossou a salué cette initiative qui vient ainsi combler l’une de leurs attentes. C’est donc à dessein qu’il a salué la Cnv-Internationnaal, le partenaire traditionnel de la Cosi-Bénin grâce à qui cet atelier a pu se tenir, avant d’exprimer la gratitude de ses camarades aux responsables exécutifs de la confédération. Ouvrant les travaux, Georges Kakaï Glèlè n’a pas manqué de préciser qu’il s’agit d’un atelier au terme duquel les participants doivent savoir élaborer un plan qui régisse tout ce que la Cosi-Bénin doit faire dans le secteur informel. Pour y parvenir, il a invité les participants à l’atelier à plus de sérieux et de rigueur dans les débats. Notons que pour la circonstance, c’est le consultant Bernard Akpla, Agro-économiste, spécialiste des Organisations et Enseignant dans les Universités qui a été commis pour entretenir les participants à cet atelier d’appropriation. Pour ce dernier, il espère qu’au terme des travaux, chaque participant sera en mesure de comprendre l’opportunité de la mise en place de structures viables qui puissent le sortir de l’informel.

Dénis Magnidet

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Libération des otages français en Afghanistan : Les Béninois interpellés sur le sort de Dangnivo

juin 30, 2011

Depuis hier jeudi 29 juin 2011, c’est la grande joie chez les Français à la suite de l’annonce de la libération des deux journalistes, retenus en otage en Afghanistan pendant 547 jours. Ceci interpelle les Béninois sur le sort de leur compatriote Pierre Urbain Dangnivo disparu depuis le 17 août 2010.
Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, les deux journalistes pris en otage depuis 547 jours sont libres. Les familles, le comité de soutien et France 3 ont exprimé en direct la joie. Pourquoi les Béninois ne peuvent-ils pas faire bloc pour rechercher et trouver le compatriote  Pierre urbain Dangnivo ? La libération des actuels otages interpelle chacun dans ce dossier. Il faut la lumière sur ce dossier. Une vie est très sacrée pour que tout le monde se taise sur le dossier.

Euloge Badou

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Mairie d’Allada : Placide Azandé annule l’arrêté de nomination de Donoumansou

juin 30, 2011

Le préfet des départements de l’Atlantique et du Littoral, M. Placide Azandé, vient de prendre ses responsabilités dans le cadre de la gestion de la crise qui secoue le Conseil communal d’Allada. Hier 28 juin 2011, il a pris un arrêté préfectoral pour casser l’arrêté communal N°2/22/029/MC-AL/SG/SADE/SAC du 24 juin 2011 portant nomination du chef d’arrondissement d’Allada, Mme Damienne Donoumansou comme maire intérimaire.

Mme Damienne Donou-mansou, bombardée maire par intérim de la commune d’Allada après le départ à l’Assemblée Nationale de M. Lucien Houngnibo doit réviser ses ambitions à la baise et s’occuper des affaires de l’arrondissement central d’Allada dont elle a la charge. Depuis le mardi 28 juin 2011, le préfet Placide Azandé a refusé d’approuver l’arrêté communal qui fait d’elle le maire par intérim de la cité des Adjahouto. Cet arrêté viole en effet les dispositions des articles 59, 60, 61 et 62 de la loi N°97-029 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes en République du Bénin. C’est du moins ce qu’a déclaré le Préfet de l’Atlantique et du Littoral qui, par arrêté préfectoral, a fait constater aussi le défaut de visa de la délibération du Conseil communal. Autrement dit, la nomination de Mme Donoumansou est purement et simplement annulée. Voici d’ailleurs la décision de Placide Azandé, qui siffle la fin de la récréation.

Affissou Anonrin
Extrait de l’arrêté Préfectoral portant refus d’approbation de l’arrêté communal N°2/22/029/Mc-Al/Sg/Sade/Sac du 24 juin 2011

Année 2011 N°2/0123/DEP-ATL-LIT/SG/STCCD/D1
Le Préfet des départements de l’Atlantique et du Littoral
Vu la conclusion des travaux du Comité technique chargé d’étudier la légalité des actes communaux en sa séance extraordinaire du lundi 27 juin 2011.

Arrêté
Article 1er : Est refusée l’approbation de l’arrêté communal N°2/22/029/Mc-Al/Sg/Sade/Sac du 24 juin 2011 portant nomination de l’intérimaire du maire de la commune d’Allada.
Motifs : – Violation des dispositions des articles 59, 60, 61 et 62 de la loi N°97-029 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes en République du Bénin.
– Défaut de visa de la délibération du Conseil communal.
Article 2 : Le présent Arrêté qui prend effet à compter de sa date de signature, sera communiqué et publié partout où besoin sera.

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Menaces des travailleurs des finances et de l’économie : Le budget 2012 risque de connaître un retard

juin 30, 2011

L’élaboration  du budget de l’Etat exercice 2012 est menacée de lenteur avec la crise qui renait au ministère des finances et de l’économie. Les 25% d’augmentation sur salaire dont les travailleurs ont déjà perçu deux échéances seraient remis en cause. Depuis hier mercredi 29 juin 2011, ils ont lancé des menaces qui laissent  entrevoir un retard dans la confection et le dépôt à temps du projet de budget de l’Etat, exercice 2012 au Parlement.

Le gouvernement doit déposer le projet de budget de l’Etat exercice 2012 au plus tard en début du mois d’octobre au Parlement.  Actuellement, nous sommes en fin juin, soit pratiquement à trois mois de cette échéance. Selon la pratique, c’est le ministère des finances et de l’économie  qui conduit tout le processus. Ce sont les cadres de ce ministère qui préparent et centralisent tout. C’est leur ministère qui organise les rencontres nécessaires avec les autres ministères pour élaborer le projet de budget. C’est aussi le ministère des finances qui fait l’arbitrage selon la lettre de cadrage retenue. Ce n’est qu’après tout le processus que le gouvernement adopte le projet en conseil des ministres avant de l’envoyer au Parlement. Aujourd’hui, on n’est qu’au début du processus. Si les travailleurs du Ministère des finances refusaient de travailler en protestation contre la menace qui pèse sur leurs acquis de 25% d’augmentation sur salaire, la répercussion de leur débrayage sera nuisible pour l’élaboration du budget de l’Etat. Depuis hier, le gouvernement devrait commencer par s’inquiéter au sujet des déclarations des travailleurs de ce  ministère. Pour eux, si jamais le gouvernement se hasardait à remettre en cause leurs acquis, ils ne manqueront pas de lui opposer leur résistance. Et pour qui connait ces travailleurs qui sont au centre de la mobilisation des ressources financières au Bénin, il est à craindre un blocage du processus d’élaboration du budget. Il y a quelques mois, les travailleurs de ce ministère ont observé une grève qui a duré environ huit mois selon les autorités. C’est suite à l’accord des 25% sur leur salaire qu’ils ont repris le travail. Le risque est donc grand qu’ils renouent avec le mouvement, surtout que le sujet principal du démarrage de leur mouvement d’alors est toujours sur tapis. Personne n’a encore retrouvé leur collègue disparu depuis bientôt un an. Il revient donc aux autorités compétentes d’entrer rapidement en négociation avec ces travailleurs pour éviter que la situation ne se complique. Il y va du développement du pays qui a besoin des ressources pour fonctionner. Aucun bras de fer avec les fonctionnaires de finances n’arrangerait le gouvernement. Autant anticiper sur les débrayages.

Guy Constant Ehoumi

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Suite aux communiqués de la Présidence sur les avantages donnés aux travailleurs : La Fesyntra-Finances contrarie le Gouvernement

juin 30, 2011

Réunis hier à la salle de conférences de la Direction générale des impôts et des domaines (Dgid), les travailleurs de la Fédération des syndicats du ministère chargé des finances (Fesyntra-Finances) ont réagi face à ce qui constitue un lynchage médiatique organisé par le Gouvernement pour opposer les travailleurs au peuple. En réalité selon eux, le Dr Boni Yayi, depuis son accession au pouvoir en 2006, n’aurait accordé aucune prime aux travailleurs du ministère des finances, ni amélioré celles existantes. Pour cela donc, ont-ils averti, ce qu’il doit faire « s’il veut aujourd’hui la paix, avoir les ressources nécessaires pour sa politique, s’il veut avoir un budget voté à temps par son parlement, c’est de remettre aux financiers leurs acquis…»

Les travailleurs du ministère des finances ont désormais opté pour la vérité à servir aux citoyens sur les avantages accordés aux travailleurs par le gouvernement du Dr Boni Yayi depuis qu’il est porté au pouvoir en 2006. D’entrée de jeu, rejettent-ils, les travailleurs du ministère n’en sont pas concernés, vu que les différents acquis qu’ils ont obtenus au plan professionnel l’ont été au prix de longue lutte, aux temps précédant le premier mandat de Boni Yayi. Hier, dans la salle de conférence de la Dgid, Laurent Mètongnon, Cathérine Egounlety, Yves Gnélé, Laye Waliou Libano et leurs camarades militants de la Fesyntra-Finances, ne sont pas allés du dos de la cuillère pour dénoncer le faux dans ce qu’ils considèrent comme le lynchage médiatique du gouvernement sur les grandes mesures prises depuis l’avènement du changement pour garantir un bien-être aux Agents permanents de l’Etat. Selon les conférenciers, il n’est pas question d’influencer la compréhension des citoyens sur les chiffres avancés, encore que la maîtrise de l’effectif des Agents permanents de l’Etat constitue jusque-là un casse-tête. « Il faut réussir à maîtriser l’effectif des travailleurs, avant de pouvoir maîtriser la masse salariale» a précisé Laurent Mètongnon. Si dans la tête des Béninois, on voudrait faire passer l’idée que les travailleurs, avec le 1% qu’ils constituent par rapport à la population active du Bénin, émargent chaque mois pour un total d’environ neuf (09) milliards de Fcfa, selon les conférenciers, il faut prendre ces déclarations avec des pincettes. Car en réalité, dira Laurent Mètongnon, le chef de l’Etat, dans le scandale de la Cen-Sad les aurait reçus et là, il leur aurait déclaré qu’il rendrait ingouvernable le pays à son successeur en mettant la barre très haute. Mais c’était sans savoir, a-t-il ajouté « que c’est lui-même qui devrait hériter d’une gestion calamiteuse, hasardeuse et populiste.»

Introduction liminaire de la conférence de presse de la FESYNTRA-FINANCES
– Mesdames et Messieurs les journalistes,
– Messieurs les secrétaires généraux des centrales et confédérations syndicales,
– Mesdames et Messieurs les responsables syndicaux du Syntracef, du Snatb, du Syntrib et du Sydob,
– Chers camarades de lutte du Ministère en charge des Finances ;

L’actualité syndicale ces derniers jours dans notre pays, est très riche avec son cortège d’intoxication. Au-delà des Pyrénées, il est entendu que les travailleurs du ministère en charge des finances seraient des privilégiés de l’Administration publique béninoise, qu’ils auraient plusieurs primes, auxquelles vient s’ajouter une indexation de 1,25 de leur salaire : discrimination, injustice, disparité, affaire Dangnivo muée en revendications, décision gouvernementale contraire à la constitution, abrogation du décret etc. etc.
Le Président de la République, pour justifier ses actes ultérieurs, à la face du peuple et du monde, le lundi 13 juin 2011, à la veille de la relance de la grève des syndicats de l’Administration publique, fait un message à la nation au cours duquel il profère des menaces, déclare le mot d’ordre illégal et irrecevable. Malgré ces menaces, la grève est suivie et se poursuit. Doit-il perdre la face après une si brillante réélection par « K.O » avec une majorité très confortable au Parlement ? Il faut trouver une sortie honorable : Dame Ingrid HOUESSOU et la Cour Constitutionnelle sont appelées au secours au chevet du gouvernement pour déclarer contraire à la constitution une décision de bonne foi prise en son temps par consensus et validée par le Président de la République lui-même. Comme cela ne peut suffire, il publie et fait diffuser dans la presse ce qu’il appelle les grandes mesures prises depuis l’avènement du changement pour garantir un bien-être aux Agents Permanents de l’Etat (APE). 164,5milliards en 05 ans et conclut qu’il ne peut consacrer 50% du budget national à un pour cent (1%) de la population. 
Mesdames et Messieurs les journalistes, face à toutes ces déclarations et actions syndicales de la COSYNAP, nombreux sont celles et ceux parmi vous qui nous ont approchés pour recueillir nos réactions. Nous avions décliné l’offre estimant qu’il nous fallait un peu de temps pour voir l’évolution de cette affaire qui nous apparaissait comme un film de western.
Nous pouvons vous dire que nous sommes prêts et en mesure d’éclairer aussi notre peuple et le prendre à témoin. Vous savez mesdames et messieurs les journalistes, les travailleurs en charge des finances de par leurs expériences dans la lutte, se sont vite appropriés  le slogan : seule la lutte paie. Ainsi  dans la sauvegarde des intérêts de leur corporation, la formulation des revendications dans l’intérêt général de tous les travailleurs et du peuple à travers les motions de grève dans les années 1989, 1994, 1996, 1998, 2003, 2005, 2006, 2010, 2011, pour ne citer que celles-là, savent bien qu’ aucun ministère n’est au-dessus d’un autre, mais que les attributions ne sont pas les mêmes et par conséquent les droits devraient s’arracher car aucun gouvernement ne donne librement aux travailleurs leurs droits. C’est dans ces conditions que la FESYNTRA-FINANCES est née en 1999  de la volonté de tous les travailleurs du Ministère des finances pour coordonner les luttes des différents syndicats du ministère. Cette volonté de parler d’une même voix autour des problèmes communs , de soutenir les luttes des uns et des autres  pour la satisfaction des revendications, de rendre plus concrète et mieux efficace la solidarité entre les travailleurs dans les autres secteurs pour la préservation des acquis et pour les aspirations à un changement véritable dans le pays, a justifié même le thème du congrès de 2007 «  Renforcement des actions des syndicats du Ministère en charge des finances pour la détermination, la solidarité et la probité dans la gestion de notre pays ».
    Alors, à cette première sortie qui fait partie d’une série programmée pour la préservation de nos droits acquis, nous nous permettrons de clarifier seulement certains points :

1- Des primes accordées aux travailleurs du Ministère des finances  et leur  harmonisation
A /   La prime de rendement : Cette prime est accordée au Ministère chargé des finances avant 1972 et est calculée sur la base des indices. Elle a été étendue à la Présidence de la République sous le Renouveau en 1990 et aux autres ministères sous la pression des travailleurs par le Président YAYI Boni.
B /  La prime d’incitation : Une prime accordée pendant la révolution par le ministre des finances Isidore AMOUSSOU pour récompenser les performances financières de l’année. Elle est destinée prioritairement aux régies financières lorsque les objectifs de recettes inscrits au budget général de l’Etat sont dépassés. La solidarité de corps a conduit les travailleurs des régies à concéder une partie aux travailleurs de l’Administration Centrale des Finances sous l’appellation de prime forfaitaire. Lors de la refonte des primes sous le changement, les camarades des régies avaient exigé un pourcentage des dépassements. Mais le MDCB( Ministère d’Etat chargé du Budget) en 2007 a opposé une fin de non recevoir au motif que le montant était trop important ; il a fallu le patriotisme des travailleurs après les explications des responsables syndicaux pour ne pas aller en grève  surtout que le pouvoir du changement n’avait à peine que 09 mois en ce moment et avait besoin de ressources.
C/   La prime de risques professionnels : Cette prime date d’avant la révolution également et ne concernait que les travailleurs de la mécanographie à la direction de la solde et de la dette viagère et ceux de l’ordonnancement. La lutte syndicale du syntracef sous le ministre Moïse MENSAH, a permis de l’étendre à tous les travailleurs de l’Administration Centrale des Finances. Cette prime aujourd’hui est étendue par le Président YAYI Boni aux autres ministères sous la pression syndicale.
D/  La prime spécifique : Anciennement appelée prime de sédentarisation, elle n’était accordée qu’aux seuls travailleurs de l’Administration Centrale des Finances du fait des départs massifs des financiers vers d’autres ministères. La lutte pour l’obtenir a débuté sous le ministre des finances, feu Paul DOSSOU pour ne connaître sa satisfaction après d’âpres luttes que sous le Ministre Abdoulaye Bio TCHANE. Cette prime que la seule lutte des travailleurs de l’ACF a permis d’obtenir est aujourd’hui étendue également  aux autres ministères sous le vocable : prime spécifique.
Comme vous pouvez le constater au sein même du Ministère en charge des finances, on pourrait dire qu’il y a disparité, injustice, discrimination dans la répartition des primes. Nous, nous ne voyons pas les choses de la même manière car, selon nous, la discrimination est née le jour même de la naissance et pour un fonctionnaire, le jour où il a fait le choix de sa carrière. Le rédacteur en chef dans un organe de presse ne peut percevoir les mêmes primes que le secrétaire, tout comme le douanier qui est à la lutte contre la fraude ne peut percevoir la même prime que son homologue qui est au bureau ni le policier, gendarme ou militaire qui est affecté dans des zones à hauts risques ne peut percevoir les mêmes primes de risques que ses homologues qui sont dans les bureaux. L’exemple se vit déjà chez nous avec les primes aux enseignants des zones dites déshéritées à ceux des zones classées non deshéritées.
Prenons le cas simple de nos religions traditionnelles : tous ceux qui vont au couvent ont un dénominateur commun : ils sont tous des vodounsis ; mais ils ne subissent pas les mêmes cérémonies, les mêmes formations rituelles, les mêmes gratifications. Le prêtre ne peut recevoir les mêmes avantages que l’Evêque par exemple ; ainsi de suite. Le gouvernement, compte tenu de la mission de chaque ministère, doit plutôt fixer en conséquence les avantages et non appliquer une politique du nivellement par le bas qui paraît ridicule. Une harmonisation de primes ne résoudrait pas le problème d’injustice, de discrimination.  

2- De la disparité catégorielle
En 2003, les travailleurs du ministère des finances ont courageusement dans une motion de grève affirmé que le pays était mal géré dans tous les domaines (salariales, gestion du personnel, sécurité, santé, éducation etc. etc) . Dans cette lutte que nous avons mené seuls, nous en sommes sortis avec un protocole d’accord qui donne satisfaction aux revendications non seulement des seuls travailleurs du ministère des finances mais également de tous les travailleurs du Bénin ( article 17 de la loi 86-013 du 26 février 1986, portant statuts des APE, reprise des concours professionnels) ; pour le ministère des finances il y a eu la réouverture de nos centres de formations créés depuis le temps de la révolution qui permettent aux financiers d’accéder à des échelles supérieures de leurs corps de vocation respectifs. Cette disposition existe dans le statut général des Agents Permanents de l’Etat et dans nos statuts particuliers ; nous nous sommes battus pour faire respecter ces dispositions par les gouvernements successifs. Chaque secteur devrait se battre pour faire respecter les dispositions en la matière plutôt que de voir cette disparité comme une faveur accordée à l’Administration des finances. C’est parce que nous-mêmes travailleurs nous avons baissé la garde et la vigilance que les pouvoirs nous grugent et bouffent allègrement.

3- Du coefficient de revalorisation de 1,25 accordé aux travailleurs du Ministère en charge des Finances
Mesdames et Messieurs les journalistes
Dans la lettre d’invitation à cette conférence de presse que nous vous avons adressée, nous avons dit que comme un crime n’est jamais commis de façon parfaite, c’est un avantage accordé aux travailleurs dont la jouissance a débuté par les travailleurs du ministère en charge des finances qui occupe et préoccupe bien que la charge créée ait été couverte par des ressources et que le compte rendu des négociations faites de bonne foi, a été fait au Conseil des Ministres qui l’a adopté.
Nous ne voulons pas  autour de la décision de la Cour Constitutionnelle déclarant le coefficient de revalorisation anti constitutionnel, aller au fond aujourd’hui  pour ressortir les contre vérités qui s’y trouvent, surtout que cette Cour ne pouvait trouver la bonne ceinture de sécurité au gouvernement. Mieux, en déclarant le décret contraire à la constitution elle n’a dit nulle part qu’il faut l’abroger même si cela paraît évident. La précipitation avec laquelle le gouvernement s’est réuni en session  extraordinaire pour prendre la  décision d’abrogation le lendemain est suspecte et mérite qu’on s’y attarde un peu. Qu’il vous souvienne dans ce pays que dans le cadre du scandale de la CEN-SAD, quand nous (Responsables centrales, confédérations et FESYNTRA-FINANCES)  avions rencontré le Président YAYI Boni, il a déclaré rendre ingouvernable le pays à son successeur en mettant la barre très haute sans savoir que c’est lui-même qui devrait hériter d’une gestion calamiteuse, hasardeuse et populiste. Aujourd’hui s’il veut la paix, avoir les ressources nécessaires pour sa politique, s’il veut avoir un budget voté à temps par son parlement  c’est de remettre aux financiers leurs acquis  car comme lui les travailleurs réunis au sein de la COSYNAP jouent leur crédibilité car ils clament que leur grève n’a pas pour objectif de supprimer un droit acquis de leurs collègues des finances et ils le prouvent en poursuivant la grève.

4- De la mutation de l’affaire DANGNIVO aux revendications salariales
A ce niveau c’est une excuse publique plutôt aujourd’hui que le bureau fédéral s’oblige d’adresser aux travailleurs du ministère en charge des finances. En effet, après le compte rendu des acquis des négociations Gouvernement /Centrales, confédérations syndicales et Fesyntra-finances le point 1 dans nos motions de grève, relégué aux points 6 lors de ces négociations avait eu comme seule réponse : le dossier est aux mains de la justice et toute la lumière sera  faite. L’assemblée générale tenant compte des conclusions du conseil syndical du 02 novembre 2010 avait demandé de lever partiellement la motion en ce qui concerne les revendications salariales satisfaites et de poursuivre la grève de 24h et le sit-in des mardis par rapport à l’affaire DANGNIVO. Face à cette nouvelle exigence le bureau a estimé que le peuple et les autres travailleurs ne nous comprendraient plus surtout que les caisses de l’Etat étaient mises déjà à rudes épreuves pour le paiement des dépenses de souveraineté (salaires, pensions, bourses, frais de sécurité). Nous fallait-il asphyxier économiquement le pays ? Le bureau a demandé et obtenu de l’assemblée générale la suspension provisoire de la grève  et trouvé une autre forme de lutte (port de bandeau rouge tous les mardis et pose de posters géants à l’effigie du camarade avec un message de Africa Obota que nous avons juste emprunté). Un autre argument qui a milité en  faveur du bureau c’est l’évocation de l’engagement de la fédération d’appuyer le gouvernement dans son effort de promotion de la bonne gouvernance et d’accroître la   mobilisation des recettes pour permettre aux autres secteurs progressivement  de bénéficier aussi du coefficient de revalorisation de 1,25. Que le chef de l’Etat dans son message ridiculise, banalise, à ce point lui un homme de Dieu comme il se plaît à le dire la disparition d’un cadre dans des conditions aussi mystérieuses étonne et amène à se poser mille et une questions dont seule la conscience des commanditaires et des exécutants est sous le contrôle et le jugement du créateur.

5- De l’interprétation des chiffres d’intoxication dans le dessein machiavélique d’opposer les travailleurs les uns aux autres puis aux autres couches de la population pour obtenir leur soutien et celui des colons d’hier

Sur ce terrain Mesdames et Messieurs les journalistes, la contestation des chiffres sera un exercice difficile dès lors que le budget général de notre pays non seulement manque de sincérité dans les prévisions de recettes et de dépenses, mieux son exécution est faite dans une telle opacité surtout  qu’aux postes stratégiques de son exécution sont postés des hommes de mains du pouvoir. Mais en regardant ces chiffres, on constate que c’est le secteur de l’éducation qui est privilégié et à juste titre puisqu’il a été constaté la baisse du niveau des élèves avec les nouveaux programmes d’étude, le manque criard d’enseignants. Alors la décision salutaire a été prise  de revoir la politique éducationnelle dans notre pays  en passant par  la revalorisation de la fonction enseignante, le recrutement massif d’enseignants, l’amélioration des conditions de vie de ces enseignants d’où l’indexation de leurs salaires, l’attribution de certaines primes. En publiant ces chiffres aujourd’hui sans rappeler la genèse paraît à notre avis indécent. Tout le monde se souvient que  c’est par la pression que ces enseignants ont eu satisfaction. Après les enseignants viennent les gens de la santé qui n’ont tous pas été encore satisfaits. Vous les journalistes vous avez suivi les différentes actions de ces travailleurs de la santé à qui, si au départ, certaines non avisées leur ont trouvé tort, au finish tout le peuple leur a trouvé raison quand il s’est rendu compte des réalités de délabrement chronique de nos centres de santé, de manque de médicaments de première nécessité. Le Président en faisant publier ces chiffres aujourd’hui envoie quel message si ce n’est d’opposer les médecins, docteurs, professeurs, aux autres de la même corporation.
Le reste des montants constitue l’extension des primes des travailleurs du ministère des finances de 1972 à 2001aux autres ministères.
Mesdames et Messieurs les journalistes allez dire ourbi et orbi  que Le Président YAYI Boni depuis son accession au pouvoir qu’il n’a accordé aucune prime aux travailleurs du ministère des finances ni amélioré celles existantes mais dans le cadre de la refonte de nos primes initiée sous son régime par son ministre délégué chargé du budget, nous avons perdu plutôt des primes. La nouveauté apportée a été la fusion de certaines en une seule et le changement de leur nom selon les directions et les activités exercées.
Maintenant vous vous attendez à ce que nous donnons des chiffres. Oui nous avons des chiffres mais l’exercice auquel nous nous livrons cet après-midi n’est pas pour faire exploser le pays puisque la Cour Constitutionnelle, la HAAC, l’Assemblée Nationale et tous les ministères qui gèrent des projets savent que nous savons.  
La masse salariale qui du reste n’est pas maîtrisée par le gouvernement du changement n’est le fait des travailleurs mais bien d’une mauvaise disposition des hommes chargés d’exécuter les tâches de gestion du personnel dans nos administrations publiques.
Nous serions dit-on 63 700 à émarger chaque mois pour un total de 09 milliards environ. Alors pour la transparence des chiffres et la part prise par tous les acteurs, le Président peut-il publier et faire diffuser les montants des voyages présidentiels depuis avril 2006, le montant des fonds secrets que percevait son prédécesseur, et ce qu’il perçoit aujourd’hui nous pouvons avec seulement ces deux éléments savoir si les chiffres publiés aujourd’hui sont justes ou pas.
Voilà Mesdames et Messieurs les journalistes, l’introduction liminaire assez explicite et un peu long à la présente conférence de presse et nous vous donnons la parole pour vos questions.

Merci de votre attention

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