Fin des travaux du 6ème Congrès ordinaire du Syntracef : Laurent Mètongnon élu Conseiller spécial du Bureau exécutif du syndicat

mai 31, 2011

Deux jours durant, les 26 et 27 mai 2011, les travaux du 6ème Congrès ordinaire du Syndicat des travailleurs de l’administration centrale des finances (Syntracef) se sont tenus dans la salle de conférences dudit ministère à Cotonou. Au terme des travaux, Laurent Mètongnon qui partira à la retraire dès le 01er juillet prochain, est élu Conseiller spécial du Bureau exécutif du Syntracef. Son nouveau remplaçant désigné se nomme Bouraïma Malèhossou.

Après presque trente (30) ans de service et plusieurs années passées à la tête du Syntracef (1997 à 2011), le secrétaire général du syndicat des travailleurs de l’administration centrale des finances, Laurent Mètongnon, par ailleurs secrétaire fédéral de la Fesyntra-Finances depuis 1999, sera à la retraite dans quelques semaines. Pour les nobles et loyaux services rendus aux travailleurs du Bénin en général et ceux du ministère de l’économie et des finances en particulier, le Congrès l’a élevé au rang de Grand Croix des luttes syndicales, en attendant que les Centrales et Confédérations syndicales lui attribuent le mérite subséquent. Vu qu’il a oeuvré personnellement au respect des textes qui régissent le syndicat, Laurent Mètongnon n’a pas voulu tordre le cou au règlement intérieur du Syntracef. Ensemble avec ses camarades lors du congrès vendredi dernier, ils ont procédé à l’élection d’un nouveau bureau exécutif de onze (11) membres. A la tête du Syntracef, les jours à venir, ce sera  M. Bouraïma Malèhossou qui conduira ses camarades. Le premier secrétaire général adjoint chargé de la coordination des revendications et des affaires sociales se nomme Barthélémy Avahounzo et, le second chargé du suivi de la carrière du personnel et de la formation syndicale est Boris Dannon. Quant à Aurélien Houéto, il garde son poste de trésorier général. Le Congrès ayant jugé de ce que les expériences de Laurent Mètongnon seront capitalisées et mises au profit du Syntracef, les congressistes l’ont alors unanimement élu Conseiller spécial du Bureau exécutif du Syntracef. A ce titre, il sera appelé à défendre chaque fois que le besoin se fera sentir, les droits des travailleurs des finances au cours des rencontres de dialogue avec le gouvernement et les centrales syndicales.

Dénis Magnidet

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Entrée de Mathys, Ahanhanzo et Koty au gouvernement : Boni Yayi sauve le projet Archa (Maxime Houédjissi obligé de se soumettre ou de dégager)

mai 31, 2011

Le projet de réhabilitation de la ville d’Abomey qui battait de l’aile et qui connaît un grand retard dans son exécution va désormais un coup de pouce avec l’entrée de Mme Adidjatou Mathys puis des Sieurs Blaise Ahanhanzo Glèlè et Lambert Koty au gouvernement. Le Directeur de l’Agence d’exécution de la cité historique d’Abomey qui leur livrait une guerre sans merci sera bien obligé de ranger ses armes et de se soumettre. Autrement, il va dégager pour que ce projet qui tient à cœur à Boni Yayi puisse avancer.

L’ancien député RB Maxime Houédjissi à qui le Chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi a confié la gestion de l’Agence de réhabilitation de la cité historique d’Abomey (Archa) n’a plus le choix. Avec l’entrée de Mme Mathys Adidjatou puis des sieurs Lambert Koty et Blaise Ahanhanzo Glèlè au gouvernement, ses marges de manœuvres sont maintenant réduites. Il est obligé de se soumettre où au pire des cas, céder son fauteuil afin que les travaux engagés dans le cadre du projet de réhabilitation de la ville d’Abomey puisse avancer. Désormais, ce n’est plus les  Mathys Adidjatou, Lambert Koty et Blaise Ahanhanzo Glèlè d’avant que le Directeur de l’Archa aura devant lui, mais des ministres de la République à qui il devra déférence totale et respect absolu. De façon directe et hiérarchique, l’honorable Maxime Houédjissi aura pour Chef le ministre Blaise Ahanhanzo Glèlè en charge de l’environnement, de l’habitat et de l’urbanisme. A plusieurs reprises, il l’a combattu sur le terrain de la réalisation du projet de réhabilitation de la ville d’Abomey. On se souvient encore de leurs prises de bec au sujet de l’allure que prend l’exécution du projet. Alors que l’honorable Maxime Houédjissi propose du goudron, Blaise Ahanhanzo Glèlè militait en faveur de ce qui est prévu dans la convention signée avec la Boad, c’est-à-dire les pavés. Maintenant que Blaise Ahanhanzo Glèlè est son Chef, l’honorable Maxime Houédjissi n’a plus le choix. Il doit se soumettre.

Le cas Koty

C’est par presse interposée que le désormais ministre Lambert Koty et le Directeur de l’Archa, Maxime Houé-djissi, se sont réglé leurs comptes. Ils se sont rejeté la responsabilité de la lenteur qu’accusent depuis quelques temps les travaux de réhabilitation de la ville d’Abomey qui bénéficient d’un financement de la Boad. Aujourd’hui que les choses ont changé, il n’y a donc pas de raisons que l’honorable Houédjissi ne fasse amende honorable et abandonne la guerre sans fondement qu’il a jusque-là livrée au premier responsable de l’Agetur devenu aujour-d’hui ministre des transports. Il doit se soumettre, sauf s’il a envie de dégager.

Mathys Adidjatou  a le cordon de la bourse

Mme Mathys Adidjatou que le Directeur Maxime Houédjissi a eu le courage d’affronter devant le Chef de l’Etat au sujet des décaissements des fonds prévus pour la réhabilitation de la ville d’Abomey tient désormais le cordon de la bourse. Par ce pouvoir, elle tient aussi le Directeur de l’Archa qui a maintenant l’obligation de modérer ses propos. Le fait est donc établi. Avec ces trois nominations, Yayi a sauvé le projet Archa. Les populations d’Abomey doivent le remercier.

Affissou Anonrin

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Campagne pour la présidentielle de 2011 : Voici ce que Yayi, Houngbédji et Bio Tchané ont respectivement dépensé (1.740.062.961 F Cfa, 1.331.192.900 F Cfa

mai 31, 2011

L’élection présidentielle du 13 mars 2011 qui a consacré la victoire du Président Boni Yayi a connu la participation de 14 candidats dont la seule et unique femme est Mme Marie-Elise Gbèdo. Conformément aux dispositions de la loi, tous ces candidats ont l’obligation de déposer à la Chambre des comptes de la Cour Suprême leurs comptes de campagnes. Mais hélas, ils ne se sont pas tous conformés à la loi.

Plusieurs candidats ayant pris part à l’élection présidentielle du 13 mars dernier sont dans le collimateur du Président de la Cour Suprême, Ousmane Batoko. Malgré le communiqué qui a été rendu public il y a quelques semaines pour leur demander de déposer à la Chambre des comptes de la Cour Suprême leurs comptes de campagne, comme le prescrivent les dispositions de l’article 94 de la loi N°2010-33 du 7 janvier 2011 portant règles générales pour les élections en République du Bénin, les candidats Janvier Yahouédéhou, Antoine Dayori, Biokou Salomon, Késsilé Tchala, Kouagou M’Po Cyr, Sinzogan Jean-Yves et Topanou Prudent Victor traînent toujours les pas. Selon le communiqué rendu public hier lundi 30 mai 2011 par la Cour Suprême et qui est paru dans les colonnes du quotidien «Le Matinal» N° 3624, certains de ces sept candidats n’ont rien déposé. Il s’agit de Salomon Biokou, Késsilé Tchala, Antoine Dayori et Jean-Yves Sinzogan qui pourraient être rattrapés par les peines prévues à l’article 123 de la loi précitée. Parmi ces sept candidats, d’autres ont fait un affront à la Cour Suprême en déposant des comptes vraiment parcellaires. Il s’agit de Victor Topanou et de Kouagou Cyr. Seuls les candidats, Abdoulaye Bio Tchané, Dahissiho Joachim, Marie-Elise Gbèdo, Adrien Houngbédji, Issa Salifou, Lagnidé Enock Christian et Thomas Boni Yayi se sont exécutés. Toujours selon le communiqué rendu public par la Cour Suprême, le candidat Thomas Boni Yayi a dépensé pour la campagne pour la présidentielle du 13 mars 2011 environ 1.740.062.961 de F Cfa pour un budget prévisionnel estimé à 2,5 milliards de F Cfa. Me Adrien Houngbédji a quant à lui, dépensé 1.331.192.900 de F Cfa contre 1.950.800.000 F Cfa prévus au budget prévisionnel. Avec  491.318.819 F Cfa pour un budget prévisionnel estimé à 1.838.256.600 F Cfa, le candidat Abdoulaye Bio Tchané ferme le tiercé de tête en termes de dépenses effectuées. Il reste à la Cour Suprême de vérifier la sincérité de ces chiffres qui du reste, ne rendent pas compte vraiment de l’arrogance matérielle dans laquelle la plupart des candidats, surtout ceux arrivés en tête, se sont illustrés. Pour l’heure, la publication de ces comptes à pour but de recueillir dans un délai de 15 jours les observations des partis politiques et des candidats sur lesdits comptes. C’est dans un communiqué en date du 5 mai 2011 que le Président de la Cour Suprême, M. Ousmane Batoko a fixé au 12 mai 2011 à minuit la date limite du dépôts des comptes de campagne des candidats à la présidentielle du 13 mars 2011. Conformément aux dispositions de l’article 94 de la loi N°2010-33 du 7 janvier 2011 portant règles générales pour les élections en République du Bénin, les comptes d’exécution de campagne électorale accompagnés des pièces justificatives des dépenses effectuées par les candidats doivent être déposés à la Chambre des Comptes de la Cour Suprême, dans les 60 jours qui suivent le scrutin.

Affissou Anonrin

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Société de Gestion des Stocks Pétroliers de Côte d’Ivoire (GESTOCI) : Ouattara met en orbite Adama Toungara et Célestin Akoua Nanou

mai 31, 2011

Le Président de la République de Côte d’Ivoire, Alassane Dramane Ouattara poursuit la mise en place de sa toile de performance. Ainsi, dans le secteur névralgique de l’énergie, il promeut la compétence interne. Autrement, il a privilégié ceux qui connaissent la maison et ont une culture de ce qu’on appelle, ‘les indicateurs énergétiques de performance’. Deux noms ont retenu l’attention du Président de la République de Côte d’Ivoire. Il s’agit de  Adama Toungara et Célestin Akoua Nanou, deux figures majeures du secteur énergétique ivoirien. Ouattara, le Roosevelt ouest-africain comme on aime bien l’appeler veut s’appuyer sur le tandem Toungara-Akoua Nanou pour faire de la Côte d’Ivoire, « le plus grand marché pétrolier, énergétique et minier de la sous-région ouest-africaine ».

Une lueur naît dans le secteur de l’énergie. Le retour, considéré comme grand, de Adama TOUNGARA  au Ministère des Mines et de l’Energie atteste que la promotion par la compétence endogène renaît au pays de l’ivoire. Alors jeune cadre du Secrétariat d’Etat, il a  contribué à la création du département des Mines en Côte d’Ivoire. Il a été le premier  directeur général de la  PETROCI.  La promotion de la compétence endogène n’a pas été toujours la règle. Si à la SIR, cela fut un credo (de Gnamessou, Thiam, Bendjo à Dervain), ce n’était pas le cas dans les autres structures rattachées au Ministère des Mines, dont la Société de Gestion des Stocks Pétroliers de Côte d’Ivoire, GESTOCI.
Sous l’impulsion de M. Adama TOUNGARA, alors directeur général de PETROCI, il est créé une cellule de conception dirigée par le français Jacques PELLET. Le but a été de générer un ensemble de dépôts de stockage des hydrocarbures les plus importants en capacité (400.000 m3) au sud du Sahara. Ceci a permis  à la Côte d’Ivoire d’être l’un des rares pays en Afrique à avoir un stock de sécurité de produits pétroliers. C’était l’ère de la gestion rationnelle des stocks de sécurité énergétique.
Depuis sa création en 1983, la GESTOCI, après le Français Jacques PELLET, premier directeur général, a  été la chapelle des dirigeants politiques sans compétence du domaine. Et puis vint  comme une lueur l’avènement du Président Alassane Ouattara dont l’ambition pour la Côte d’Ivoire ne souffre d’aucun doute. Ainsi, poussé par la culture de la performance, le Président Alassane Dramane Ouattara  confie la gestion de la Gestoci à un homme de sérail, le Ministre Adama TOUNGARA. Ce dernier a pu dénicher l’oiseau rare qui connaît la maison : Célestin Akoua Nanou dont le profil rassure plus d’un observateur du secteur de l’énegie. En effet, ingénieur maison formé au New Jersey Institute of Technology aux Etats – Unis, M.Célestin Akoua Nanou, a participé à la création de cet outil de développement du secteur énergétique de la Côte d’Ivoire. Avec  Célestin Akoua Nanou, professionnel de grande renommée régionale,  habitué des couloirs de la GESTOCI, nul doute que les objectifs du Président Alassane OUATTARA à travers son Ministre Adama TOUNGARA de faire de la Côte d’Ivoire « la Rotterdam d’Afrique », «le plus grand marché pétrolier, énergétique et minier de la sous-région ouest-africaine» seront atteints.   C’est une nouvelle certitude d’espérance qui s’écrit pour le secteur de l’énergie ouest-africain.

H-Tauyé

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Pour revendications non satisfaites : La Coalition des organisations syndicales de l’administration publique en grève dès ce jour

mai 31, 2011

Vingt-quatre (24) heures de grève à observer ce mardi 31 mai et demain mercredi 01er juin 2011. C’est le mot d’ordre lancé par la Coalition des organisations syndicales de l’administration publique, pour exprimer leur mécontentement face à ce qu’ils qualifient d’injustice dans le traitement salarial actuellement observé au sein des agents de la fonction publique.
Plus de trente (30) syndicats issus de vingt-quatre (24) ministères et, affiliés aux Centrales, Unions et Confédérations syndicales du Bénin, observent un mot d’ordre de grève de vingt-quatre (24) heures dès ce jour, mardi 31 mai 2011. Ainsi en ont décidé les animateurs de ces syndicats qui fustigent la politique de deux poids deux mesures qui se dessine dans le traitement salarial des fonctionnaires du Bénin. En effet, ils ne sont pas d’accord que le gouvernement privilégie les travailleurs du ministère de l’économie et des finances en leur octroyant une augmentation de 25% sur leur salaire, au détriment de l’ensemble des travailleurs de l’administration publique. S’agissant de cette principale revendication, les acteurs de la Coalition des organisations syndicales de l’administration publique l’avaient portée à l’attention des gouvernants, notamment le ministre du travail et de la fonction publique, exigeant que la mesure d’indexation des salaires au coefficient 1,25% soit appliquée à tous les travailleurs de l’administration publique sans exception. Mais, comme on a pu le constater la semaine dernière lors de la rencontre de dialogue initiée à l’Infosec de Cotonou pour rechercher le consensus, les parties engagées n’ont pu s’entendre. D’où le mécontentement des acteurs de la Coalition qui ont décidé d’exprimer leur ras-le-bol. En observant ce mot d’ordre de grève, c’est une manière pour eux, ont-ils indiqué, d’amener le gouvernement à réparer l’injustice qui leur est faite dans leur traitement salarial. Selon certains responsables syndicaux de la Coalition, il ne s’agit que d’un début de manifestations qui seront organisées aussi longtemps que durera l’entêtement du gouvernement à ne pas répondre à leur sollicitation. C’est vrai que plusieurs autres exigences meublent leur plate-forme revendicative, mais ces syndicalistes de l’administration publique ont préféré tabler sur celle-là pendant qu’il est encore temps. Ne dit-on pas qu’il faut battre le fer quand il est encore chaud ?

Dénis Magnidet

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Passation de service au Ministère de l’industrie : Candide Azannaï passe le témoin à Madina Séphou et à Jean Michel Abimbola

mai 31, 2011

Les cérémonies de passation de service entre le ministre  de l’industrie porte parole du gouvernement sortant, M. Candide Azannaï et les Ministres Madina Séphou de l’industrie et Jean Michel Abimbola porte parole du gouvernement se sont déroulées hier lundi 30 mai 2011. C’était dans la salle des conférences dudit ministère à Cotonou.

L’honorable Candide Azannaï désormais ancien ministre a officiellement cédé hier ces deux fauteuils de l’industrie   et de  porte parole du gouvernement. Les cérémonies de passation de service se sont déroulées devant un parterre du personnel du ministère, des parents et amis. En effet, le samedi 28 mai 2011, le secrétaire général du gouvernement a rendu publique la liste du   nouveau gouvernement de Boni Yayi 2. Selon les consignes, les cérémonies de passation de service entre les ministres devraient prendre fin avant le premier conseil des ministres prévu pour demain mercredi 1er juin 2011. Et c’est pour se conformer à cette décision que le ministre  de l’industrie porte parole du gouvernement sortant, M. Candide Azannaï a transmis officiellement hier ses deux anciennes charges aux nouveaux ministres. « Le Ministre Azannaï  a donné un nouveau essor au secteur de l’industrie », dira le représentant  du personnel au cours de la cérémonie avant de rassurer au nouveau ministre leur entière disponibilité à atteindre les objectifs tant souhaités par le Chef de l’Etat. Le Secrétaire général du syndicat de l’industrie M. Mathias Tohouékan a aussi dans son intervention reconnu les efforts déployés par le Ministre Azannaï depuis qu’il est venu à la tête du Ministère. Toutefois, il a indiqué que beaucoup reste à faire  pour l’amélioration des conditions de travail et de vie des travailleurs du ministère. Pour finir, il a attiré l’attention du nouveau ministre sur les préoccupations des travailleurs qui l’attendent dès l’instant même de sa prise de service. Au nombre de celles-ci, nous citerons l’acquisition d’un nouvel ascenseur pour le ministère, la réparation du groupe électrogène du ministère et l’achat d’un auto-communicateur. Le Ministre Azannaï invitant le personnel du ministère à  accompagner son successeur, a laissé entendre que le nouveau ministre est pétri de qualités pour continuer l’œuvre qu’il a entamée. Aussi, a-t-il réaffirmé sa disponibilité à apporter ses conseils pour que  le département de l’industrie contribue efficacement au développement du pays. Pour Mme  Séphou, « Il n’y a pas d’impossible. Tout est possible. La refondation tant voulue par la Nation a des exigences. Il faut que chacun joue à son niveau sa partition ». Avant de prendre la résolution de continuer l’œuvre entamée par son prédécesseur, elle a promis d’ouvrir de nouveaux chantiers du respect des normes au Bénin, de  redynamiser le secteur de l’industrie, d’instaurer un dialogue entre tous les acteurs du secteur et d’employer à jeter les bases avec le secteur de l’agriculture. Après son intervention, place a été donnée aux salutations et à la passation de service entre le ministre Azannaï et son collègue, Jean Michel Abimbola, porte parole du gouvernement. Aussi à cette occasion, M. Azannaï a prodigué de sages conseils à son successeur.

Victorin Fassinou

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Passation de services ce jour au Maeiafbe : Le Syndipat-Mae fait faux bond à Nassirou Arifari Bako

mai 31, 2011

Initialement prévue pour hier lundi, la cérémonie de passation de services entre le ministre des affaires étrangères sortant, Jean-Marie Ehouzou et son successeur, le ministre Nassirou Arifari Bako, n’a pu avoir lieu. Les sources proches du cabinet indiquent que c’est reporté à ce mardi 31 mai 2011. Mais déjà, le grand hic, c’est que les acteurs du Syndipat-Mae, le syndicat de la maison, ne seront pas présents.

A peine le nouveau ministre des affaires étrangères, de l’intégration africaine, de la francophonie et des Béninois de l’extérieur (Maeiafbe), Nassirou Arifari Bako sera-t-il installé ce jour dans son nouveau fauteuil, qu’il devra se rendre compte de ce à quoi il doit souvent s’attendre chaque fois que les droits des travailleurs du ministère seront menacés. Coïncidence pour coïncidence, ce mardi marque le début de la grève de vingt-quatre (24) qu’observe la Coalition des organisations syndicales de l’administration publique, dont les acteurs revendiquent, à l’instar de ce qui est concédé aux travailleurs du ministère de l’économie et des finances, de meilleurs traitements salariaux à tous les travailleurs de la fonction publique en général. Le Syndipat-Mae faisant partie intégrante de cette coalition, il s’impose donc aux animateurs de ce syndicat de marquer leur solidarité de combat avec les autres syndicats membres de la Coalition, d’où le faux-bond que le secrétaire général Jimmy Agongbonon et ses camarades du Syndipat-Mae feront ce jour à leur nouveau ministre. Si d’autres sources échappées indiquent que la nomination du ministre Arifari Bako à la tête du Maeiafbe, un politique à la place d’un diplomate, ne répondrait pas aux desiderata des acteurs du Syndipat-Mae, il est cependant confirmé par l’un des responsables du bureau exécutif du syndicat de la maison que ce n’est pas la raison de ce qui pourrait ressembler à un boycott de la cérémonie par ses pairs.  » Nous ne pouvons pas nous désolidariser, au Maeiafbe, du mouvement de grève de vingt-quatre heures, encore que la situation sera pareille avec les autres syndicats des vingt-quatre ministères réunis sous la Coalition », justifie-t-il. En d’autres termes, conclut-il,  » la plupart des cérémonies de passation de services qui vont se dérouler ce mardi et demain mercredi, ne connaîtront pas la participation des syndicats de la Coalition qui observent le mot de grève »

Dénis Magnidet

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Intégralité de la réplique de l’honorable Hélène Kèkè Aholou

mai 31, 2011

Lundi dernier, un certain nombre d’organes de presse ont publié une correspondance adressée par  l’agent judiciaire du trésor à mon cabinet d’avocat le 04 octobre 2010. J’avoue ne pas me reconnaître dans l’exploitation que cette presse a faite de son  contenu. Je ne reconnais pas la lettre  parce que la presse a montré uniquement une partie d’un échange et  seulement la partie qui arrange telle ou telle personne .Et les quotidiens, je ne sais même pas si ce sont des quotidiens, enfin je vois que la presse, vos collègues ont retiré de ce courrier ce qui les arrangeait ou ce qui semble les arranger  ou ce qui arrange la main qui les manipulait. Vous savez qu’un courrier a toujours une réponse c’est donc volontairement que toute l’affaire n’a pas  été exposée aux yeux du public par vos collègues.  On a apparemment préféré   publier un document  obtenu je ne sais trop comment et  par je ne sais  trop  par quel moyen, par des journalistes pas très regardants qui n’ont pas éprouvé le besoin de faire des investigations  et se sont contentés de réciter la leçon qu’on leur a apprise. Une chose  est sûre, c’est que cette presse n’est pas le destinataire de cet écrit et c’est le juriste qui parle. Plus tard vous comprendrez pourquoi je le dis. La teneur des articles publiés montre que la presse n’a pas cherché la vérité dans ce dossier. Le document publié n’a été que le prétexte  pour manipuler l’opinion publique, me calomnier et me discréditer ; il y a là une volonté manifeste et avérée de nuire à mon image, ma respectabilité et mon honneur. Les différents commentaires qui ont accompagné la publication de ce document ont tous été  présentés de la même manière, à savoir, que j’aurais commis une infraction qui avait été couverte en raison de mon  appartenance à un groupe politique donné, donc j’aurais détourné de l’argent  selon cette presse et que ma famille politique  m’a couverte. C’est ce que j’ai compris. Je ne peux pas me permettre de laisser  dire de telles énormités.  Pour ceux qui me connaissent ici, vous savez que je ne laisserai pas ça. Dans le cadre de mes activités  professionnelles d’avocat, j’ai  eu à représenter l’Etat  béninois pendant plus de 20 ans.  J’ai notamment eu à intervenir dans le cadre de la liquidation de l’ex BCB, Banque Commerciale du Bénin pour ceux qui ne le savent pas, et de la Banque de Développement du Bénin. L’un des débiteurs de l’Etat à savoir le marabout  Amadou Cissé a été condamné en 1991 et  j’ai donc procédé à l’exécution des décisions de condamnation  obtenues par mes soins à mes frais. Je tiens à le préciser à mes frères au Bénin. Cette décision a été exécutée aussi bien en Europe qu’en Afrique. Les sous récupérés à l’Europe ont été  entièrement reversés  à la BCB. C’est en   ce moment qu’un problème d’honoraire s’est posé à ce stade là. C’est en ce moment que le ministre des finances d’alors, Bio Tchané est intervenu pour confirmer le montant  qui avait été  arrêté avec les liquidateurs et j’ai été payée pour cette  procédure sur les fonds récupérés en Europe.  J’avais engagé en même temps les procédures d’Afrique, parce que certains immeubles de Cissé avaient été saisis à Dakar péniblement. Je préfère me taire sur tout ce que j’ai connus pour qu’on retrouve ces immeubles. La procédure a donc abouti et  le confrère a tout vendu avant que n’intervienne l’agent judiciaire du trésor de maintenant.  Et le confrère avait gardé les fonds jusqu’à ce qu’on aille à Dakar. J’étais ici quand l’agent judiciaire est venu m’annoncer qu’il avait un déplacement à faire à Dakar pour aller récupérer les fonds. J’ai été surprise mais moi j’obéis toujours. Je l’ai suivi. Arrivée à Dakar, mon confrère m’a remis les chèques. Les journalistes qui ont publié ce courrier ne se sont même pas posés la question de savoir pourquoi deux chèques parce que si c’est des sous dus a l’Etat béninois pourquoi on ne paie pas par un chèque pourquoi deux montants dans ce courrier. C’est au moins une question qu’il faut se poser. Vous avez constaté  que dans le courrier, il y a un montant d’un milliard et quelques et  un autre montant de trente millions et quelques.  C’est très simple, le milliard et quelques étaient destinés à l’Etat béninois et les trente un millions, c’est les sous que j’ai  investis moi-même pour avancer des provisions pour permettre à l’autre l’avocat de travailler. C’est parti de ma proche pour le compte de l’Etat béninois. Le confrère a dû me payer ce chèque là. C’est pour çà que dans la lettre vous avez deux montants. Si vos collègues s’étaient donnés la peine d’aller me voir je leur aurait expliqué. Ils ont préféré diffamer, écrire n’importe quoi mais cela n’est pas grave. Le roi est encore à Berlin.  Je vous disais que Cissé a été condamné en 91 ou en 92 et c’est dans cette condition que j’ai les fonds. Dans mon cabinet, il reste plusieurs dizaines de dossiers. J’ai travaillé pour l’Etat Béninois et je ne suis pas encore payé.  Alors que j’étais ici présidente de la commission des lois et vous voyez à quel rythme je travaille ici je n’ai pas eu le temps de faire le point de ces dossiers dès que je suis arrivée j’ai expliqué à madame l’agent judiciaire du trésor que j’ai déposé l’argent dans un compte. Je lui ai adressé la copie, donc elle avait le numéro du compte et connait le montant déposé pour le compte de l’Etat et il fallait que je prenne le temps de faire le point de mes honoraires  pour qu’on fasse les comptes. J’estime que quand j’ai de l’argent d’un débiteur qui passe par mes mains la première règle, dans les cabinets d’avocat, on fait le compte et on enlève ce qu’on doit comme honoraire. On donne le solde. Peut-être le seul tort que j’ai eu c’est de n’avoir pas eu le temps de le faire. C’est tout ce qu’on peut me reprocher dans cette affaire. Depuis que je suis arrivée à l’Assemblée, mon cabinet ne tourne pratiquement plus puisque j’ai choisi de me sacrifier pour mon pays,  pour ma nation, de faire des lois qui nous manquent, de faire tous nos codes et je crois que c’est ce que je suis en train de faire. Quelque part, ça doit se ressentir et l’agent judiciaire du trésor ne l’ignorait pas. Et au lieu de passer le temps à faire des communications, je vous en supplie vous  les journalistes de mon pays, informez plutôt parce que la communication peut vous conduire loin. Parmi ceux qui ont écrit beaucoup ne me connaissent pas. Si vous me connaissez  vraiment vous auriez commencé par dire que la dame ne peut pas détourner les fonds de l’Etat. J’ai viré une partie des fonds  dans le compte de l’Etat dès la réception de la lettre. J’ai adressé une réponse correcte à l’agent judiciaire. Le reste du montant que je détiens est bien inferieur à ce qui m’est dû. Je peux vous le dire, c’est toujours dans une banque de la place. je n’y ai pas touché et je n’ai pas besoin d’y toucher. J’ai préféré libérer plus de 500.000.000 pour garder une petite portion  et pourtant c’est arrivé mais celui par qui le scandale est arrivé ne perd rien à attendre. Je vous informe que la compensation est une notion juridique pour ceux qui ne le savent pas. je m’interroge sur le vrai motif de cette attaque orchestrée, injurieuse, calomnieuse à mon encontre. Où se trouvent les prétendues casseroles dont on parle, le vol ou le détournement dont vos collègues ont tant parlé. Voilà le fond de l’affaire, qu’est-ce- que j’ai volé ? Qu’est-ce- que j’ai détourné ? Mais vous avez préféré pour ce qui ont écrit et ignoré la déontologie. Ils ont préféré hurler sur la place publique les insanités que j’ai pu lire. si sous le prétexte d’être un organe de presse certains pensent  pouvoir se permettre le luxe de jeter le discrédit sur telle ou telle personne sans juste motif alors vos collègues apprendront à leurs  dépens que tout n’est pas permis par nos lois. Rendez-vous donc devant le juge correctionnel pour répondre de leurs écrits  car procédure de diffamation, il y en aura bientôt et compte plusieurs organes. Le cabinet d’avocat a un compte client et un compte personnel. Quand on prend de l’argent comme ça c’est dans un compte client  qu’on  met. Parce que ce contre tu ne peux y toucher pour payer tes clients. La lecture politique que je fais, c’est que la presse veut m’abattre. Quand je serai chez le juge,  je vais faire la distinction. Pour le moment ce sont les journalistes qui m’ont attaqué… Je n’ai pas faire un compte bloqué. Il y a une nuance  à la banque.  Quand il s’agit d’un compte d’avocat vous ne pouvez pas bloquer.

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Affaire Cissé : «Le montant que j’ai gardé est inférieur à ce qui m’est dû», dixit Aholou Kèkè

mai 31, 2011

Le député Hélène Kèkè Aholou est monté vendredi 27 mai au créneau pour  clarifier l’affaire de plus d’un milliard qu’elle aurait gardé, selon la lettre de l’agent judiciaire dans l’affaire Cissé. Il s’agit, selon elle, de contre-vérités parce que le reste des fonds gardés dans son compte client est inférieur aux honoraires que l’Etat lui doit dans ce dossier.

Dans le cadre de ses activités  professionnelles d’avocat,  l’honorable Hélène Kèkè Aholou a été engagée par l’Etat  béninois pendant plus de 20 ans dans l’affaire du marabout Amadou Cissé. Au terme de la décision de la justice, le marabout est déclaré débiteur de l’Etat et condamné en 1991. En exécution des décisions de condamnation obtenues par ses soins à  ses frais, l’avocat Hèlène Kèkè Aholou a sillonné l’Europe et l’Afrique pour identifier les biens du marabout Cissé. Dans la gestion du dossier, elle a fait des avances à Paris et à Dakar. Les sous récupérés en Europe ont été  entièrement reversés  à la Bcb. Il s’est posé en son temps le problème de paiement de ses honoraires. « C’est en ce moment que le ministre des finances d’alors, Bio Tchané, est intervenu pour confirmer le montant  qui avait été  arrêté avec les liquidateurs et j’ai été payée pour cette  procédure sur les fonds récupérés en Europe », a clarifié l’honorable.  Pour ce qui concerne le milliard de Dakar mis en exergue par la lettre de l’agent judiciaire du trésor, Me Kèkè Aholou dit avoir « engagé en même temps les procédures d’Afrique, parce que certains immeubles de Cissé avaient été péniblement saisis à Dakar. Je préfère me taire sur tout ce que j’ai connu pour qu’on retrouve ces immeubles. La procédure a donc abouti et  le confrère a tout vendu avant que n’intervienne l’agent judiciaire du trésor de maintenant.  Et le confrère avait gardé les fonds jusqu’à ce qu’on aille à Dakar. J’étais ici quand l’agent judiciaire est venu m’annoncer qu’il y avait un déplacement à faire à Dakar pour aller récupérer les fonds. J’ai été surprise, mais moi j’obéis toujours », poursuit l’honorable. L’avocat sénégalais est payé cash. L’agent judiciaire ne s’est pas opposé. La somme de  1.020 624 994 f cfa récupérée est déposée dans le compte client du cabinet d’avocat en attendant que la mesure de compensation soit appliquée afin qu’elle rentre dans ses honoraires. Copie de ce compte est donnée à l’agent judiciaire du trésor. Dès la réception du courrier de l’agent judiciaire du trésor, le cabinet de Me Kèkè Aholou a viré, selon ses déclarations, 520 624 994 F CFA. « Le reste de l’argent est bien inférieur à ce qui m’est dû et est toujours en ma possession, en compensation de mes créances », a martelé l’honorable Hélène Kèkè Aholou avant de rappeler à tous les journalistes que le roi est toujours à Berlin. « Rendez-vous donc devant le juge correctionnel pour répondre de leurs écrits », a averti l’honorable, très remontée. Elle tient à laver son honneur dans cette affaire.  

Tobie P. Ahlonsou (Coll)

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Développement économique au Bénin : Les grands défis du secteur de la microfinance

mai 31, 2011

Depuis quelques années, les différents gouvernements du Bénin ont adopté la microfinance comme un outil de développement. Mais à la date d’aujourd’hui et par rapport aux réalités des expériences vécues, des défis majeurs restent à relever par  les institutions de microfinance pour remplir leur mission capitale qui est la lutte contre la pauvreté.

Le Réseau des journalistes économiques du Bénin s’est réuni le vendredi 27 mai 2011 à la Fondation Friedrich Ebert en sa traditionnelle rencontre mensuelle. A l’occasion, le consultant  Max Franck Ahouandjinou, Economiste financier, spécialiste en Microfinance a été invité pour faire un état des lieux en ce qui concerne la microfinance au Bénin. Il ressort des échanges que dans leur mission fondamentale d’intermé-diation financière et de lutte contre la pauvreté, les Institutions de microfinance (Imf) devront relever plusieurs défis.
Au nombre des défis, les Imf doivent assurer leur viabilité et leur pérennité financière sans pratiquer des taux usuriers mais en évitant d’adopter des structures coûteuses ou d’envisager des charges inutiles. Elles doivent rester à l’écoute de leurs membres et offrir des services adaptés à leurs besoins réels et à leurs cultures. Les Institutions de microfinance doivent dégager des réserves pour accompagner le développement local. Notamment le financement des infrastructures socio communautaires, la formation, l’Organisation et le financement de nouvelles filières, le financement des activités à fort potentiel de création d’emploi. Les Imf doivent desservir le plus grand nombre possible de populations déshéritées et résister à la tentation de prioriser la petite voire la moyenne entreprise au détriment de la micro entreprise. Il leur revient aussi de sécuriser les dépôts des populations : en adoptant une grande rigueur dans le choix des hommes (employés, élus et emprunteurs) ; en pratiquant sérieusement la division des risques ; en renforçant constamment les fonds propres et en mettant en place un bon dispositif de contrôle interne.  Il leur faudra assurer l’auto discipline au sein du secteur, c’est-à-dire  ne pas laisser les ONG à volet crédit polluer le secteur, ne pas non plus laisser les aventuriers s’installer pour collecter l’épargne des pauvres puis disparaître dans la nature créant ainsi un doute, une méfiance généralisée vis-à-vis des Imf. Ce qui est aussi capital est de régler au mieux le problème de gouvernance. Plusieurs autres défis attendent les institutions de microfinance comme par exemple l’adoption d’une bonne politique de motivation et de renforcement des capacités des acteurs (personnel, bénéficiaires, organes de gestion). Le développement d’une stratégie appropriée pour résister aux facteurs sociopolitiques aux plans national et international est aussi capital. Elles doivent contribuer et insister sur l’alphabétisation et à la scolarisation des populations, développer les mécanismes nécessaires pour faire face aux aléas climatiques, aux calamités naturelles et aux problèmes politiques et créer un lobby face aux pressions politico-administratives et aux partenaires économiques des bénéficiaires des Imf.

Perspectives pour un  développement économique

Au regard des défis à relever, on peut tout de même nourrir l’espoir d’un lendemain meilleur pour les Imf si la rigueur et le respect des normes prenaient corps dans le secteur. Le Bénin a certes  besoin de mobiliser assez de richesses mais aussi il faudra les distribuer par des canaux porteurs pour réduire la pauvreté. Selon l’économiste  Max Franck Ahouandjinou, les opportunités qui s’offrent aux secteurs sont, entre autres: l’existence d’un marché potentiellement porteur pour les Imf qui innovent sur leurs modes opératoires et sur leurs services financiers ; l’engagement de l’Etat pour trouver une solution au financement de l’économie rurale pour la promotion d’une révolution verte peut se traduire par des mesures incitatives aux opérateurs qui trouveront des solutions adaptées au financement du monde rural . Il ya aussi les évolutions des nouvelles technologies de l’information qui sont une opportunité pour les Imf opérant ou voulant opérer en milieu rural. Car, la population pauvre, enclavée en zone rurale avec des niveaux de scolarisation ou d’alphabétisation faible freine la pénétration des prestataires des services financiers.
Comme opportunité, il  y a la viabilité des Imf en milieu rural qui est perturbée par plusieurs facteurs imprévisibles comme les aléas climatiques. Le secteur de la microfinance au Bénin a connu une évolution notable au cours de ces dix dernières années et se positionne aujourd’hui comme l’un des moyens nécessaires à la construction du développement et la réduction de la pauvreté. Il faut donc s’y engager avec beaucoup plus de professionnalisme pour atteindre les objectifs. Face à la demande de plus en plus accrue des populations aux services financiers variés qui dépassent les limites du microcrédit pour intégrer le domaine de tous les services financiers à savoir l’épargne, le crédit, le micro assurance, les transferts d’argent,  les micro-cartes de paiement, l’Etat doit mieux s’impliquer. Le développement de systèmes financiers inclusifs au Bénin offre des perspectives très intéressantes en raison du contexte économique global très favorable et de l’insuffisance de l’offre actuelle. Pour ce faire, l’Etat a un rôle essentiel à jouer dans le renforcement du secteur financier, en particulier dans la mise en œuvre d’actions qui ne relèvent pas d’investissements privés mais de logiques de service public et d’aménagement du territoire.
L’appui de l’Etat pourrait intervenir sous la forme de  financement de la formation et d’investissement dans la transparence financière, de financement du renforcement des capacités du secteur financier public et de mise en place des fonds dédiés à l’accompagnement du secteur de la microfinance. Des différentes propositions après l’évaluation de l’expérience développée jusque-là, quatre axes pour le  développement  du secteur de la microfinance en vue de son intégration au secteur financier béninois ont été retenus.  Il s’agit du renforcement du cadre légal, réglementaire et Institutionnel, du renforcement des capacités de l’industrie, de la Promotion de la finance rurale, de l’accès des Institutions de microfinance aux ressources.

Guy Constant Ehoumi

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