Présidentielle de février-mars 2011 : La télévision nationale en campagne ouverte pour Yayi (La Haac n’entend rien et ne voit rien)

janvier 31, 2011

La grande messe que devrait être la cérémonie d’investiture du candidat Boni Yayi a eu lieu. Ceci à la suite d’une campagne menée avec tambours et trompettes grâce au puissant appui de la télévision nationale. Maintenant que le chef de l’Etat est officiellement candidat, on se demande ce que nous réserve la chaine de télévision de service public. On se le demande avec une grande appréhension puisque la Haac qui devait voler aux secours des autres candidats pour faire respecter la loi ne voit rien.

La mouvance présidentielle a annoncé depuis longtemps une campagne médiatique terrible pour le président-candidat. Pour ce qu’on voit depuis quelque temps, on constate qu’elle n’y va pas de main morte. Les téléspectateurs qui continuent de croire que la télévision nationale est un organe de service public en ont eu pour leurs oreilles et leurs yeux la semaine écoulée. C’est normal. Nous sommes en précampagne électorale. Et chaque camp, sous le couvert de vrai-faux appels à candidature ou d’autres faits divers vite transformés en événement, ne rate aucune occasion pour vendre les atouts de son candidat. Le hic, hélas, en ce qui concerne le camp présidentiel, c’est qu’il a littéralement fait main basse sur la télévision nationale qui semble perdre son statut d’organe de service public pour devenir une télévision au service du Chef de l’Etat. C’est vrai, le phénomène n’est pas nouveau. Mais cette fois-ci, même ceux-là qui s’accommodaient de la chose finissent par montrer une certaine gêne parce qu’on a dépassé les limites du tolérable. Nous sommes en période de précampagne électorale. Des élections de tous les dangers au regard de la forte tension politique qui prévaut en ce moment. Dans ces conditions, le moindre disfonctionnement au niveau des organes impliqués d’une manière ou d’une autre dans le processus peut constituer un élément catalyseur. Car ce qui se passe actuellement à la télévision nationale est source de frustration pour les autres candidats qui se sentent ainsi lésés puisque l’équilibre qui devait exister et que recommande d’ailleurs la Haac dans sa décision sur la précampagne médiatique est gravement rompu. Et il n’y a personne pour crier haro sur le baudet. Même pas cette Haac dont c’est pourtant la mission. Elle ne voit rien. Elle n’a rien vu des éditions du journal télévisé faites uniquement de reportages encensant un candidat. Elle n’a pas vu ce message du Président Nago passé à longueur de journée pour inviter les populations à sortir pour la déclaration de candidature de Boni Yayi. Comme si cela ne suffisait pas, la télévision nationale a cru devoir offrir aux Béninois après le journal de 20 heures l’intégralité de la cérémonie d’investiture. Tout le monde sait que c’est le candidat unique de l’Union fait la nation Me Houngbédji qui a inauguré l’ère des investitures. Les Béninois ont vu le traitement que la chaine de télévision nationale a fait de l’événement. Il y a eu ensuite Bio Tchané. On a vu également. C’est de l’accumulation des frustrations que naissent les révoltes. Au-delà de la mission qui est la sienne et face à laquelle elle se débine, la Haac devrait prendre en compte au moins cette réalité si elle ne veut pas être comptable de situations pas souhaitables pour notre pays. Sa responsabilité est aussi engagée que celles de tous les professionnels qui ont choisi de mettre en berne le professionnalisme pour se mettre au service d’une autre cause. L’Odem est également interpellé même s’il a l’excuse de ne pas avoir de pouvoir coercitif pour faire respecter l’accès équitable aux médias de service public. Mais on est bien obligé de l’appeler au secours. Le même appel est lancé à toutes les organisations intervenant dans les questions électorales. Ça devrait être également leur combat car la transparence du processus électoral pour laquelle ils se battent passe également par là. Surtout que nous ne sommes qu’à l’étape de la précampagne et bien malin qui peut imaginer jusqu’où peut aller la télévision dite de service public quand on sera en pleine campagne. Vivement que la Haac ouvre les yeux !

Euloge Badou

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Tractations politiques pour la présidentielle de 2011 : Edgar Alia officialise son adhésion à l’UN

janvier 27, 2011

Après le meeting qu’il a organisé il y a quelques semaines à Savalou pour déclarer son soutien à Me Adrien Houngbédji dans le cadre des élections présidentielles de 2011, le Président du parti Echelle pour la démocratie et le développement (Edd), l’honorable Edgar Alia a officialisé hier son adhésion à l’Union fait la Nation. La cérémonie au cours de la quelle la convention d’adhésion de l’Edd à l’UN a été signée a été présidée par le Président Bruno Amoussou qu’entouraient pour la circonstance l’honorable Sacca Fikara, le Président Idji Kolawolé et certains membres du bureau directeur national de l’Edd. Dans son discours, l’honorable Edgar Alia a donné les raisons de son adhésion à ce grand regroupement de forces politiques qu’est l’UN. Grande était, au cours de la cérémonie, la joie du Président Bruno Amoussou d’accueillir au sein de l’UN l’honorable Edgard Alia et son parti. Dans son discours, il a demandé aux militants et aux responsables de l’Edd de poursuivre sans répit le combat pour la sauvegarde des acquis de la conférence nationale. Au cours de la cérémonie, plusieurs documents de l’UN ont été remis aux responsables de l’Edd.

Affissou Anonrin

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Présidentielle de 20011 : Les 14 maires de l’Ouémé-Plateau soutiennent Houngbédji

janvier 27, 2011

Les 14 maires de l’Ouémé-Plateau soutiennent l’Union fait la Nation et son candidat unique Adrien Houngbédji. Leur soutien à Yayi n’est que de façade. De peur d’être grillés par le système Yayi, les quelques maires Fcbe font des déclarations tonitruantes et soulèvent la foule pour tromper Yayi. Le maire de Bonou Isidore Zinsou, sans trahir un secret de groupe, a confirmé l’accointance entre tous les maires de l’Ouémé-Plateau et Houngbédji. C’était hier mercredi 26 janvier 2011 au détour d’une rencontre de civilité entre la presse et les maires de l’UN à l’Hôtel Ayélawadjè de Porto-Novo.

‘’De façon mentale, morale, spirituelle ou psychologique, les quatorze maires de l’Ouémé et du Plateau soutiennent le candidat unique, maître Adrien Houngbédji, car, ils sont ou ils ont été militants, façonnés depuis 15 ans au moins par l’un des partis (Prd et Madep puisque c’est d’eux qu’il s’agit) qui composent aujourd’hui l’Union fait la Nation. C’est dire donc que tous les maires de l’Ouémé et du Plateau sont ensemble pour travailler et faire élire le président Adrien Houngbédji’’ a déclaré hier le maire de Bonou au cours d’une cérémonie de présentation de vœux aux journalistes exerçant et résidant dans les départements de l’Ouémé et du Plateau. Cette rencontre festive avec la presse a pris l’allure d’une déclaration de soutien au candidat Adrien Houngbédji par le collectif des maires de l’Union fait la Nation de l’Ouémé-Plateau. Le maire de Bonou, monsieur Isidore Zinsou, orateur principal, qui a ouvert le bal des allocutions a précisé d’abord l’objectif principal de la cérémonie. ‘’Nous sommes au début de l’année et de tradition, il faut s’échanger les vœux et, par conséquent, je sacrifie à cette tradition en vous présentant mes vœux de bonne et heureuse année’’ a dit. M. Zinsou. Le maire de Bonou qu’ont croyait soutenir le président Yayi, a jeté le masque et affirmé son engagement aux cotés de l’UN à cette occasion. Il a exprimé sa motivation à faire élire Me Adrien Houngbédji au terme de l’élection présidentielle de Février 2011. ‘’Le candidat de l’Union fait la Nation est le candidat le plus sérieux, c’est le cheval gagnant car, ceux qui sont avec le candidat de l’Union fait la Nation sont des hommes de métier et ils savent comment on fait la campagne’’ avoue le maire de Bonou. Les multiples déclarations à la télévision permettront à Yayi de savoir qu’il y a mille mouvements qui le soutiennent. L’essentiel, c’est le terrain » démontre le maire de Bonou. Il évoquera l’allégorie d’un couple divorcé qui, en dépit de tout, partage un brin d’affection pour montrer qu’entre Houngbédji, l’UN et les maires transfuges, ce n’est pas la lune de fiel. Le maire James Dègbo des Aguégués exhortera à son tour les hommes des médias, à accompagner les maires dans leurs activités aussi bien politiques que de développement. Car la presse est très importante pour leurs activités. Elle est au centre de leur dispositif pour les campagnes prochaines. Pour le maire de Dangbo, Clément Gnonlonfoun, leur choix se justifie par le fait qu’ils veulent cesser d’être les orphelins de tous les régimes successifs qui ont toujours renvoyé aux calendes grecques leurs légitimes aspirations. Le maire Moukaram Océni évoquera, quant à lui, les difficultés constatées dans les deux départements dans la réalisation de la Lépi. L’utilité du milliard communal proposé par le candidat Adrien Houngbédji dans le développement des différentes communes est soulignée par le maire Océni. Le porte-parole des journalistes, Gaspard Adjamonsi, président du Réseau des journalistes accrédités au parlement, a formulé les vœux de bonne et heureuse année aux maires. Il dira que la presse est disponible pour accompagner les maires de tout bord dans leurs actions de développement de leur commune.

Tobie P. Ahlonsou

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Présidentielle de 2011 : Le Mjdec et le Mja apportent leur soutien à Me Adrien Houngbédji

janvier 27, 2011

Sans tambour ni trompette, le candidat de l’Union fait la Nation à l’élection présidentielle de février 2011 fait des admirateurs. Hier, le Mouvement des jeunes pour le développement du Couffo (Mjdec) et le Mouvement des jeunes pour une alternance en 2011 (Mja) ont fait des déclarations pour apporter leur soutien au Président Adrien Houngbédji. C’est le siège de l’Union fait la Nation qui a servi de cadre aux cérémonies au cours desquelles ces déclarations ont été faites en présence de l’honorable Eric Houndété, Directeur Exécutif chargé des Mouvements et Associations. 

« Entre le Bénin dont nous avons tous rêvé en 2006 et le Bénin d’aujourd’hui, il y a de la place pour un autre Bénin : le Bénin du Possible, le Bénin où, à 30 ans et avec une maîtrise, nous ne serons plus à la charge de nos parents, le Bénin où les institutions républicaines joueront parfaitement leur rôle, le Bénin où les lois que le peuple se donne à travers ses représentants seront respectées, le Bénin où les communes, conformément à la loi sur la décentralisation joueront leur rôle du développement à la base, le Bénin où les Béninois vivront dans la paix, la tolérance et dans la fraternité, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest et enfin le Bénin où, comme le fils de Sacca Lafia et de Marcel de SOUZA, celui du pauvre paysan de Toviklin peut avoir accès à une formation de qualité », C’est en somme ce qui justifie le soutien du Mouvement des jeunes pour le développement du Couffo au candidat de l’Union fait la Nation. Pour les responsables et les militants de ce mouvement qui épousent les idéaux de l’UN, seul Me Adrien Houngbédji peut incarner ce Bénin. Dans son discours, le président du Mouvement des jeunes pour une alternance en 2011 a fait les mêmes constats que son collègue du Mjdec. « Le changement qui nous a été promis en 2006 n’est rien d’autre que la duperie et le mensonge savamment orchestrés par le gouvernement actuel dont le précurseur est le Dr Boni Yayi. En effet, il n’est un secret pour personne que sur tous les plans le gouvernement dit du changement a battu le record des scandales : affaire Icc, affaire machines agricoles, affaire Dangnivo, affaire Cen-Sad… », a dit le représentant du Mja. De même poursuit-il, « la corruption, la gabégie, la caporalisation des institutions de la République, la privation des libertés, la chosification de la jeunesse s’érigent en règle d’or et la médiocrité est l’aune à laquelle se mesurent les promotions dans l’administration publique ». Ce qui gêne les jeunes du Mja, c’est que le gouvernement dans ces déclarations prône la paix mais pose des actes belliqueux. C’est fort de ces constats que les jeunes réunis au sein du Mja décident de soutenir sans condition le candidat Adrien Houngbédji. Leur choix est conforté le programme de Société de ce dernier qui a pris en compte les problèmes de la jeunesse.

Affissou Anonrin

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Célestine Zanou : le suspense

janvier 27, 2011

La présidente de la Dynamique du Changement a procédé à la clôture d’un séminaire sur la décision politique à prendre dans le cadre des élections générales. Le séminaire n’a pas permis de situer la dynamique du changement dans le système partisan actuel. Par contre , il donne mandat à Madame Zanou Célestine de prendre les contacts nécessaires pour engager son mouvement dans une perspective d’avenir. Lisez plutôt :

 » Avant tout, permettez-moi de vous remercier pour l’honneur que vous me faites en me hissant de nouveau à cette tribune pour cet ultime exercice de notre ordre du jour. En même temps, c’est une tâche que nous partageons ensemble, puisqu’il s’agit justement de clôturer devant vous des heures intenses d’échange que vous n’avez ménagé aucun effort pour conduire à leur terme. Et croyez-moi, les actes de ce séminaire, tels qu’ils sont rendus publics, ici même, par le Rapporteur et le Secrétaire du Présidium, me permettent de nouveau de croire, sans fausse modestie, que nous ne nous sommes pas trompés.

Je voudrais féliciter chacun de vous, quel que soit le rôle joué dans cette mission. Beaucoup de gens aujourd’hui pensent que les choses sont à tel point évidentes dans notre pays qu’il n’est plus besoin de réfléchir. Vous venez de démontrer que même l’action la plus pressante et la plus engageante doit s’appuyer sur une analyse critique et objective, surtout lorsqu’elle doit déterminer le présent et l’avenir de tout un peuple, de toute une nation.

Je félicite et remercie, en notre nom à tous, les membres du Présidium et des bureaux de commission pour avoir accepté de conduire les débats. Aucun débat n’est facile, et dans un débat rien n’est acquis d’avance.

Je ne pense pas qu’il faille exposer de nouveau ici le diagnostic qui a conduit cet auguste collège aux résolutions et recommandations qu’il nous faudra bientôt partager avec nos partenaires politiques et l’ensemble de nos compatriotes, quelle que soit leur sensibilité. Peut-être, faudrait-il en rappeler brièvement certains aspects, ne serait-ce que votre appréciation du paysage politique national.

Depuis cinq ans, en effet, nous avons communiqué et échangé avec chacune des forces en présence, les deux transformées au fil du temps en camps politiques ennemis, irrémédiablement fermés et sourds à la concertation et au dialogue. Nous avons cherché à faire entendre raison, oui, nous avons cherché à faire comprendre aux uns et aux autres qu’il n’y a pas d’issue qui vaille dans une confrontation permanente et ouverte. C’était notre sens du devoir et aujourd’hui, nous nous en félicitons. Et si c’était à refaire, nous sommes prêts à le faire.

Parce que ni les uns ni les autres ne nous avaient véritablement écoutés dans notre démarche pédagogique pour préserver la République et la Nation, nous avions alors décidé, en toute responsabilité et en toute connaissance de cause – et les Béninois nous en sauront gré – d’occuper pendant tout ce temps une position médiane qui est loin de l’Eldorado que d’aucuns pourraient croire. Nous espérions donc, qu’avant qu’il ne soit trop tard, tout rentrerait dans l’ordre. Comme il sied au génie de ce peuple, dont un de nos anciens présidents disait, je crois : [Citation]  » Quel peuple étonnant que le nôtre ! Si étonnant qu’il s’étonne lui-même parfois !  » [Fin de citation] Nous étions loin de penser que les agissements des uns et des autres nous conduiraient à l’impasse que nos populations ont toujours redoutée et que tout le monde redoute aujourd’hui, même ceux qui ont le pouvoir et dont le rôle est de prévoir.

Qui oserait prétendre aujourd’hui que notre peuple ne court pas de risque, que sa démocratie ne risque pas une impasse ! Sommes-nous à ce point aveugles, pour refuser de voir la réalité en face, pour ne pas reconnaître le danger qui nous guette et dont les signes annonciateurs viennent de partout !

Ce sont ces éléments-là et d’autres que vous avez rappelés ici même qui ont conduit cet auguste collège à prendre la décision sans équivoque de soutenir et défendre un projet de société et un programme de gouvernement qui permettent de corriger qualitativement la direction imprimée à ce pays depuis 2006.

Si je vous ai bien compris, nous n’aurons pas pour alliés, lointains ou proches, à moyen ou court terme, ceux qui, sous le couvert du Changement, ont conduit le Bénin vers l’impasse, si nous ne sommes pas sûrs, au moins à 70%, qu’ils ont changé et qu’ils croient désormais au vrai changement. Pareil pour les opposants du régime de qui nous avons toujours attendu une baisse sensible du niveau de parti pris, au moins à 70%. Car, pour nous, dans l’une ou l’autre option, il n’est pas question de conspirer contre le peuple, de pactiser pour accentuer la division du peuple.

Partant de l’idée qu’une élection présidentielle n’est pas un pèlerinage, encore moins une promenade de santé, vous m’avez donné mandat pour vous dire où se trouve l’intérêt de la nation : dans notre propre candidature ou dans le soutien à une autre candidature, et à quelles conditions.

Encore une fois, j’ai compris votre message, et je ferai en sorte de fructifier ce mandat que vous m’avez confié.

C’est sur ces mots empreints du sens du devoir national que je déclare clos les travaux de nos assises…

Où nous embarque donc la Dynamique du Changement ?

H-Tauyé

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Organisation des élections de 2011 : La Céna élit son bureau ce jour

janvier 27, 2011

Les membres de la Céna 2011 se sont réunis hier mercredi soir sous la présidence de M. Joseph Gnonlonfoun. A cette occasion, ils ont adopté le règlement intérieur de l’organe et programmé l’élection de son bureau pour ce jeudi 27 janvier 2011.

Le compte à rebours a commencé à la Céna pour la mise sur pied du bureau de l’organe ayant à charge l’organisation des élections présidentielles et législatives de 2011. Les tractations seront des plus chaudes dans les heures à venir parce que la commission a adopté son règlement intérieur et la prochaine étape est l’élection de son bureau. Conformément à la loi portant règles générales pour les élections en République du Bénin en son Article 16 « La Commission électorale nationale autonome est dirigée par un bureau de cinq membres. Ce bureau comprend : un président ; un vice-président ; un coordonnateur du budget ; un intendant chargé du matériel et de la logistique ; un (01) rapporteur chargé de la communication. Les membres du bureau sont élus par leurs pairs. Dans tous les cas, le bureau doit comprendre autant que possible les représentants de toutes les sensibilités politiques. Les autres membres de la Commission électorale nationale autonome sont nommés coordonnateurs départementaux à raison d’un coordonnateur pour deux départements. Les coordonnateurs lorsqu’ils sont en mission, siègent au chef-lieu du département. ». Les dispositions de l’article 14 de la loi recommandent que les trois composantes à savoir : la mouvance, l’opposition et la société civile soient représentées au bureau. La meilleure chose à faire par les membres élus sera d’éviter les polémiques en accordant deux places à la mouvance, deux places à l’opposition et une place à la société civile pour continuer la bonne marche du travail dans la mesure où la mouvance comprend 5 représentants, l’opposition 5 représentants et l’élu de la société civile complète leur nombre à 11. Ce sera un bel exemple pour travailler dans la paix et dans un esprit solidaire et collectif. Si l’élection du bureau pouvait obéir à cette sagesse, le premier pari serait gagné pour les membres de la Cena. Mais, il ne faut pas occulter les intrigues politiques où des gens veulent toujours tirer le drap de leur côté pour être majoritaire. Si cette velléité infestait la Céna, il faudra alors s’attendre au démarrage de la polémique.

Guy Constant Ehoumi

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Conférence de presse à l’Etat-major général des armées : « L’armée restera fidèle aux engagements pris à la conférence nationale », dixit Mathieu Boni

janvier 27, 2011

Les Forces armées béninoises (Fab) seront le vendredi 28 janvier prochain en fête. Ceci, dans le cadre du cinquantenaire de la création des forces armées béninoises. Dans l’opinion publique, l’événement n’est pas resté sans susciter des commentaires. C’est pour lever toute équivoque que le Chef d’Etat-major général des armées, le Général de Division Mathieu Boni a organisé hier 26 janvier 2011 une conférence de presse pour situer les Béninois et les Béninoises sur les raisons d’être de cette célébration.

Pour cette rencontre avec les hommes des médias, le Général Mathieu Boni était entouré de quelques haut-gradés de l’armée béninoise. On notait en effet la présence du Général de Division Félix Hèssou, du Général de Brigade Cocou Sèmèdjan, du Colonel Camille Mithco-djèhoun, du Capitaine de Frégate Maxime Ahoyo et du Chef d’escadron Spéro Goutchola. Pourquoi célébrer le cinquantenaire de la création des Forces armées du Bénin alors que nous sommes à la veille de deux consultations électorales qui marquent un tournant décisif de notre démocratie ? C’est autour de cette question fondamentale que le Général Mathieu Boni a construit son développement. Situant le contexte de l’organisation de cette fête dont le but est de mettre en valeur l’armée béninoise, le Général Mathieu Boni a rappelé à l’intention des uns et des autres qu’il y a quelques années, notre pays le Bénin célébrait la fête des Forces armées populaires (Fap) qui regroupait en son sein les militaires et les paramilitaires. Cette fête qui était aussi appelé la fête de la révolution était célébrée tous les 26 octobre pour rappeler le 26 octobre 1972, date à laquelle les militaires ont mis fin au règne du triumvirat qui dirigeait notre pays à l’époque. A l’occasion de cette fête, a rappelé le Général Boni, des repas de corps étaient partagés entre les forces armées populaires. Avec l’avènement de la démocratie, un terme a été mis à cette fête et depuis lors, les forces armées béninoises ne se sont plus jamais revues pour fêter ensemble. Pour corriger cette situation, le Haut commandement militaire avec à sa tête le Général Mathieu Boni a alors soumis à l’attention du gouvernement actuel la proposition de faire revenir cette fête qui unit les forces armées. Le jour le plus indiqué qui doit être consacré à cette fête étant le 28 juillet puisque c’est le 28 juillet 1960 que les Forces armées du Dahomey ont été créées. Normalement donc et compte tenu de l’accord donné par le gouvernement, c’est depuis le 28 juillet 2010 que les militaires devraient célébrer leur fête. Mais avec les préparatifs du défilé du cinquantenaire de l’accession du Bénin à l’indépendance, un modus vivendi a été trouvé pour repousser au mois de décembre la date de la célébration de cette fête. Mais à cause des questions de disponibilités financières, les militaires n’ont pas pu honorer cette date. Et pour ne pas tomber dans un éternel report et éviter que les gens les taxent d’appartenir à une chapelle politique, ils ont enfin décidé de retenir la date du 28 janvier 2011 pour célébrer le cinquantenaire de la création des forces armées béninoises. Selon les déclarations du Général Boni, au-delà de cette date du 28 janvier 2011, il est prévu une semaine des Fab au cours de laquelle plusieurs activités seront menées.

Que sont les forces armées béninoises ?

Au cours de la conférence de presse, le Général Mathieu Boni a levé un coin de voile sur ce que sont et font les Forces armées béninoises. Pour lui, l’armée n’est ni la grande muette, ni le couvent, encore moins une société secrète. L’armée, selon le Général Boni, est une entité qui fonctionne suivant des principes bien déterminés et dans la grande discipline. Elle ne parle pas quand elle n’a rien à dire. Pour ce qu’elles font, le Général Mathieu Boni dira que les Forces armées béninoises interviennent dans plusieurs domaines. Sur le front de la sécurisation des personnes et des biens, l’armée est présente à travers la gendarmerie nationale qui, au-delà des questions de sécurité, appuie la justice. Les autres forces armées viennent en soutien à la gendarmerie dans le cadre de la coopération inter-forces. Dans le domaine de l’éducation, il est à retenir que l’armée joue un rôle important à travers les nombreux enfants qu’elle forme au Prytanée militaire de Bembèrèkè et au Lycée des jeunes filles de Natitingou. Selon le Général Mathieu Boni, les enfants qui sont admis dans ces écoles sont suivis jusqu’à l’obtention du baccalauréat. Il n’est pas dit qu’ils sont exclusivement destinés à une carrière militaire. L’armée participe également à l’action civique à travers le Service militaire d’intérêt national qui a permis de former au cours de ces quatre dernières années 8000 jeunes. Dans le domaine du développement, il est de notoriété publique que l’armée béninoise a une grande expertise dans la maîtrise d’ouvrage déléguée. Par le biais de la Direction du génie, l’armée a participé à la construction de 1000 classes en 6 ans. Elle a appuyé l’Ortb pour la réalisation de ses infrastructures dans le cadre de la mise en œuvre de la couverture télévisuelle et radiophonique intégrale. Dans certaines localités de notre pays, il est aussi à retenir que l’armée béninoise a pris une part importante dans les actions d’ouverture de route et de construction de centres de santé. Avec ses actions en mer, la Marine militaire permet à notre façade maritime d’être en sécurité, a indiqué le Général Boni en guise d’illustration. C’est d’ailleurs grâce à ces actions de la Marine militaire dont les capacités en matière de moyens techniques et d’intervention doivent être renforcées que le Port autonome de Cotonou et les eaux profondes du Bénin ne sont pas des nids de pirates, a ajouté le Chef d’Etat-major général des armés qui n’a pas manqué de mettre l’accent sur le rôle éminemment important que jouent les Fab dans le cadre de l’appui à la santé. Selon les statistiques, plus de 70 % de la population béninoise civile fréquentent les centres médico-sociaux ouverts dans les garnisons et l’hôpital d’instruction des armées du camp Ghézo. Avec la mise en service de l’hôpital de Parakou construit grâce à la coopération entre la Chine et le Bénin, les Forces armées béninoises offriront aux Béninois d’excellentes conditions d’accès aux soins, a dit le Chef d’Etat-major général des armées qui n’a pas oublié de mentionner le rôle que jouent les militaires dans le cadre du rayonnement diplomatique de notre pays. Aujourd’hui en effet, plusieurs écoles de formation militaire du Bénin bénéficient d’un statut régional. C’est le cas du Centre de déminage de Ouidah, du Prytanée de Bembèrèkè, du Lycée des jeunes filles de Natitingou, de l’école supérieure des officiers de Porto-Novo…fréquentées par plusieurs autres nationalités. Toujours au plan diplomatique, l’armée béninoise est présente à travers la nomination d’attachés militaires dans certaines Chancelleries. La participation du Bénin aux missions de maintien de la paix dans certains grands foyers de tension comme le Congo, la Côte d’Ivoire, le Libéria…constitue une forme de rayonnement diplomatique, a dit le Général Mathieu Boni qui a indiqué que les forces armées béninoises sont une force de développement et de paix qui n’entend pas s’écarter des engagements qu’elle a pris à la conférence nationale de février 1990. L’un de ces engagements est sa neutralité vis-à-vis de la politique.

Programme de la fête

Plusieurs activités sont prévues au programme de la célébration du cinquantenaire des Forces armées béninoises. Outre le grand défilé militaire et paramilitaire du 28 janvier 2011 qui sera suivi d’un match de football et de réjouissances diverses, il est prévu l’organisation de trois tables rondes qui permettront d’aborder divers sujets liés au bilan des 50 ans de la création des Fab, à la participation des Fab aux opérations de maintien de la paix et à l’esprit de la défense. En dehors des militaires, tous les hommes politiques de tout bord sont conviés à cette fête qui permettra d’honorer les forces armées béninoises pour ce qu’elles font.

Des clarifications

Comme on pouvait s’y attendre, plusieurs questions ont été adressées au Chef d’Etat-major général des armées au cours de cette conférence de presse. La plus importante est liée à l’étiquette politique qu’on tente déjà de coller à l’événement. Rebondissant sur les réflexions menées par le Coordonnateur national de l’Union fait la Nation qui déplore la récupération politique que le Chef de l’Etat tente de faire de cette célébration qui intervient à la veille de son investiture comme candidat à la présidentielle de 2011, le Général Mathieu Boni a tenu à rassurer les uns et autres. Pour lui, c’est par pur hasard que la célébration du cinquantenaire de la création des Fab coïncide avec la cérémonie d’investiture du Chef de l’Etat. Les deux événements n’ont rien de commun, a-t-il dit avec insistance avant d’ajouter que l’armée béninoise restera fidèle aux engagements qu’elle a pris à la conférence nationale et agira toujours selon les prescriptions de la Constitution du 11 décembre 1990. Pour lui, la presse tout comme l’armée a un rôle important à jouer dans le cadre de la préservation de la paix au Bénin.

Euloge Badou

Programme des festivités du cinquantenaire des Forces armées béninoise

Journée du mercredi 26 janvier 2011

10h : Conférence de presse du Cemg

Journée du jeudi 27 janvier 2011

17h : Culte religieux à l’amphithéâtre Colonel Gaston Coovi

19h : Retraite aux flambeaux

20h30 : Table ronde N°1 sur le cinquantenaire des Fab : « Les Fab : 50 ans bilans et perspectives », animée par le Général Mama Sika Seidou, le Général Dègan Biscotin, le Colonel Adjou Moumouni Mathias, le Colonel Bio Ningui Bakassiri, le Colonel Robert Sèwadé.

Journée du vendredi 28 janvier 2011

09h : Dépôt de gerbe de fleur à la Place du souvenir

10h : Défilé militaire sur le boulevard des armées

13h : Repas de corps dans chaque armée

16h : Rencontre sportive de football au Stade René Pleven d’Akpakpa

20h : Soirée culturelle à l’amphithéâtre Colonel Gaston Coovi

20h30 : Table ronde N°2 sur le cinquantenaire des Fab : « Les Fab et les Omp » animée par le Général Allassane Massouhoudou, le Colonel Adossou Etienne, le Colonel Idrissou Latoundji, le Colonel Sébastien Amétépé

Journée du samedi 29 janvier 2011

20h30 : Table ronde N°3 sur le cinquantenaire des Fab « L’esprit de la défense) animée par le Général Félix Hèssou, le Colonel Gogué Abdoulaye, le Capitaine de Frégate Maxime Ahoyo et el Lieutenant Colonel Soumaïla Yaya.

Fin des manifestations

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Présidentielle de 2011 : Le contrat d’Abdoulaye Bio Tchané contre la corruption

janvier 27, 2011

Le Président Abdoulaye Bio Tchané, candidat déclaré à la présidentielle du 27 février 2011 veut faire de la lutte contre la corruption son cheval de bataille. Voici son contrat contre ce fléau qui plombe depuis des années le développement de notre pays.

« Tout ceci ne sera possible que si une véritable lutte est engagée contre toute forme de corruption, grande comme petite. Mais il est clair qu’il est difficile de réduire la corruption sur nos routes et ailleurs, si celle qui porte sur les milliards de francs cfa de marchés publics n’est pas sanctionnée. Anne Cica, je vous promets donc sur ce plan une République irréprochable. »

C’est en ces termes que, lors de mon allocution du 04 Janvier annonçant mon OUI pour être candidat à l’élection présidentielle, j’ai indiqué la lutte contre la corruption comme une condition principale et essentielle du succès de mon projet pour le Bénin. Avec les Béninois, je veux signer un contrat auquel je les appelle à adhérer : un Contrat contre la Corruption

 »La chèvre broute là où elle est attachée » dit une assertion populaire chez nous. La corruption est ainsi justifiée, devenue banale et systémique. Et pourtant elle sape le développement économique de notre pays et appauvrit de plus en plus notre peuple.

Je suis donc conscient qu’il faudra une véritable collaboration des Béninois si je veux réellement et efficacement réduire l’ampleur de la corruption et sa poussée tentaculaire au Bénin.

Il nous faut donc convenir d’un véritable et sincère Contrat contre la corruption, un contrat entre d’un côté, vous mes compatriotes et de l’autre, moi avec l’équipe que je mettrai en place.

Conformément à l’article 9 de la constitution du 11 décembre 1990,  » tout être humain a droit au développement et au plein épanouissement de sa personne dans ses dimensions matérielles, temporelles, intellectuelles et spirituelles pourvu qu’il ne viole pas les droits d’autrui ni n’enfreigne l’ordre constitutionnel et les bonnes mœurs ».

De façon concise la corruption est l’abus du pouvoir reçu en délégation à des fins privées.

La corruption conduit au déclin de la qualité de tout service, de la qualité de la vie, détourne les richesses nationales au détriment de quelques uns en privant les membres les plus vulnérables de la société de jouir des fruits du développement. Elle entretient un cercle vicieux de pauvreté, cultive l’arbitraire, menace les droits des citoyens et remet de ce fait en cause la démocratie.

Le développement suppose la création de la richesse, l’existence d’un nouveau style de vie pour les citoyens et ne peut être atteint que grâce à la combinaison de politiques basées sur la bonne gouvernance, la démocratie et une lutte farouche contre la corruption.

Il est évident que les liens qui existent entre ces trois notions sont inextricables.

Aussi nous faut-il avoir une perception objective des différentes notions pour définir des stratégies visant à promouvoir véritablement des changements de comportements qu’implique une lutte efficace contre la corruption.

Il s’agira de mettre en place une politique de bonne gouvernance qui permette de réhabiliter l’Etat pour en faire un Etat démocratique capable d’assumer ses responsabilités régaliennes : la bonne gouvernance sera l’indicateur de compétence du gouvernement et des institutions pour administrer le pouvoir et les ressources économiques et sociales. Elle devra être guidée par des principes tels que la participation, l’inclusion, la transparence, la responsabilité et la légitimité si nous voulons « Gouverner autrement »

Elle sera pour nous l’outil de la modernisation de l’Etat ou de la réforme de l’Etat en termes d’efficacité mais également de démocratisation de l’Etat, en termes de légitimité. La démocratie est un ensemble de normes qui organisent la vie politique. Ainsi la qualité de la gouvernance réside dans sa dimension démocratique. Mais ces notions n’ont de valeur que comprises par nos populations et donc tenant compte de leur culture, leur mode de vie et de pensée.

Devant l’ampleur des dérives et des scandales économiques, la nécessité d’un Etat bien organisé, efficace et responsable pour aider et assurer le fonctionnement régulier du marché, le renforcement des capacités de gestion des institutions devient un impératif et exige d’importants programmes de réformes. La lutte contre la corruption conduira inévitablement à des réformes hardies au niveau de l’Etat.

Les réformes vont essentiellement porter sur – la réforme de l’administration- la réforme des marchés publics- la réforme de l’appareil judiciaire- la lutte contre la corruption et la décentralisation.

Les résultats attendus se traduiront par :

· Une administration publique performante et compétitive

· une économie de marché efficace

· une justice crédible et équitable

· une augmentation de la croissance économique

· la réduction de la pauvreté.

L’intégrité et la bonne conduite d’un exécutif sont nécessaires à la prévention et la répression de la corruption gage d’un développement économique durable, mais sans une administration imprégnée des mêmes valeurs et fonctionnant dans leur respect, l’action de l’exécutif sera limitée voire vouée à l’échec. Rendre l’administration performante et en faire un îlot de transparence est un élément essentiel de bonne gouvernance.

Je voudrais m’en tenir ici aux mesures qui ont une relation directe avec le combat contre la corruption, à savoir la mise en place d’une administration publique performante et compétitive en reportant à une analyse ultérieure les autres aspects des résultats attendus.

Une administration publique performante et compétitive suppose la :

· Transparence des procédures

· Modernisation de l’administration

· Lutte contre la corruption.

TRANSPARENCE DES PROCEDURES

Elle signifie que l’information est disponible et accessible à tous ceux qui seront affectés par les décisions et leur application. L’absence d’information ou les difficultés pour y avoir accès favorise les pratiques d’escroquerie et de corruption.

L’accès des citoyens à toutes les informations nécessaires à la compréhension de leurs droits et des procédures constitue la condition de base pour le bon fonctionnement de l’administration.

Notre administration souffre des lenteurs excessives, de la complexité des procédures, du manque de transparence et d’efficacité, ce qui porte préjudice aux intérêts des citoyens et constitue un élément de blocage au développement socio-économique du fait des nombreux obstacles auxquels se heurtent les investisseurs des différents secteurs. Des occasions de corruption obligée.

Or, notre administration doit être au service du développement économique et social et faire preuve d’efficacité, respecter les règles d’éthique et être au service des citoyens. Il nous faut mettre à la disposition du public des informations utiles pour bénéficier des prestations de l’administration dans des délais précis afin d’éviter que l’ignorance des uns ne soit plus exploitée par les autres, de réduire les mauvaises pratiques qui entraînent d’énormes retards et des pertes de temps.

Ainsi l’élaboration des guides des usagers avec la simplification des procédures permettra d’améliorer la qualité des prestations et les performances de l’administration pour accroître la crédibilité de l’Etat aussi bien sur le plan national qu’international. Ces guides doivent permettre à l’usager de connaître ses droits et ses devoirs, les conditions à remplir pour bénéficier d’une prestation de l’administration ainsi que le délai prescrit pour que suite lui soit donnée.

A travers ce guide, l’usager devra connaître les pièces à fournir, le coût de la prestation, le délai d’obtention de la prestation, les textes qui régissent la prestation et éventuellement des observations.

L’édition des codes de bonne conduite doit être aussi envisagée avec une vaste campagne de sensibilisation par les médias et les organisations non gouvernementales des différents contenus.

Il s’agira d’adopter une réglementation dont le but est d’assurer des normes professionnelles de haut niveau dans le secteur public et qui reposent sur les obligations éthiques suivantes :

· le respect de la loi

· le respect des personnes

· l’intégrité

· la diligence

· L’économie et l’efficacité

A l’aube du 3ème millénaire, aucun développement ne peut se faire sans une administration bien organisée et bien structurée. Ainsi la réforme de l’administration doit être une priorité du gouvernement, notamment dans sa lutte contre la corruption.

MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION

L’objectif sera d’appuyer la formulation d’un programme national de réforme du secteur public, pour la mise en place d’une administration publique et de mécanismes de gestion répondant aux exigences de performance, de transparence et de responsabilisation ainsi que pour la consolidation d’institutions démocratiques fondées sur l’équilibre des pouvoirs et sur la participation des populations à la définition et l’exécution des politiques publiques

Dans mon livre « lutter contre la corruption » écrit en 2000, alors que j’étais Ministre des Finances, j’avais mis l’accent sur l’informatisation de l’administration pour améliorer les performances de l’administration.

Au-delà de l’informatisation du système intégré de gestion budgétaire et financière, un effort doit être fait pour informatiser les procédures des différentes prestations de services au niveau des ministères. Il faudrait nécessairement marquer une rupture avec la manière d’administrer jusque là. Il s’agit de moderniser l’administration de manière qu’elle soit à l’écoute des citoyens. Une structure de modernisation de l’Etat au niveau de chaque ministère pourra être envisagée pour répondre aux préoccupations et redonner confiance aux usagers dans un premier temps dans des ministères beaucoup plus enclin à la corruption. La dimension de conduite de changement est essentielle s’agissant d’un outil de transparence efficace qui obligera l’administration à se remettre en cause et à évoluer dans sa pratique quotidienne.

LUTTE CONTRE LA CORRUPTION

Notre stratégie globale de lutte contre la corruption devra s’inspirer du contexte local mais également des expériences menées dans d’autres pays tant dans l’analyse des problèmes que dans les solutions préconisées, le tout dans un ensemble cohérent, stratégie qui s’appuiera sur une série de piliers dont l’exécutif, la justice, la société civile, les médias, la liberté d’expression, le contrôle et l’éthique.

La lutte contre la corruption devra s’inscrire dans le cadre de programmes de réformes mis en place pour assumer 

– Des prestations de qualité par des services publics à la fois efficaces et efficientes et qui apportent leur contribution au développement durable

– Le fonctionnement du gouvernement selon le principe de l’Etat de droit, lequel protège les citoyens de l’arbitraire

– Des stratégies qui permettent d’améliorer la qualité de vie de l’ensemble de la population pas seulement de quelques élites.

Il s’agira de maîtriser le contenu du concept de la corruption et d’en définir tous les contours pour les stratégies réelles à mettre en place pour la combattre. Comme je l’ai écris plus haut, la corruption c’est l’abus de pouvoir reçu en délégation à des fins privées. Cela inclut la corruption active et la corruption passive et qui désigne le fait de donner ou de recevoir des pots de vins ou autres avantages. Il n’y a donc pas de corrompu sans corrupteur.

Ainsi toute lutte contre la corruption pour être efficace devra mettre l’accent aussi bien sur la phase préventive que sur la phase répressive ou réparatrice.

La répression a un caractère curatif mais ne profite que peu aux pays en voie de développement car les fonds détournés ne sont pas souvent récupérés, se limitant ainsi à de grands scandales financiers ternissant l’image des gouvernants et des gouvernés ; d’où la nécessité de mettre un accent particulier sur la prévention qui est un élément clef de la lutte contre la corruption, car la sensibilisation de tous les acteurs (milieux politiques, administrations, tribunaux, société civile, médias) est une condition essentielle au succès des mesures anti-corruption.

L’erreur semble être de ne pas engager une politique devant permettre simultanément en amont et en aval de lutter contre le phénomène.

Dans le cadre de la Prévention, il s’agira au niveau de l’administration

– de renforcer les contrôles internes qui sont des contrôles à priori ;

– de concevoir un vaste programme de sensibilisation et de formation aux valeurs et normes d’éthiques ;

– de disposer des guides des usagers pour une administration transparente et performante ;

– de disposer des manuels de procédures ;

– d’élaborer des codes de bonnes conduites.

Le programme de  »sensibilisation et de formation  »aux valeurs et normes d’éthiques portera sur l’élaboration des normes et valeurs, leur appropriation à travers des débats interactifs, la formation des fonctionnaires pour une meilleure connaissance de leur rôle, l’éducation en insistant sur l’éducation civique et morale à l’école, l’encouragement du fonctionnaire modèle.

Mais la sensibilisation et la formation impliquent une saine gestion des ressources humaines débarrassée du népotisme, du favoritisme, du copinage, de « l’ethnicisme » et de la politisation. Il faudra veiller à faire une différence entre les postes politiques et techniques, mettre l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. Des mécanismes de responsabilisation adéquats doivent être instaurés pour encourager la conduite éthique. Des procédures appropriées et des sanctions proportionnées doivent exister pour faire face aux comportements malhonnêtes.

L’effort doit être continu et le processus doit garder sa dimension systémique.

Mais il existe un secteur où j’entends engager des mesures décisives : celui des marchés publics.

REFORME DES MARCHES PUBLICS

La corruption au niveau des marchés publics a évolué de façon fulgurante avec des conséquences désastreuses.

Si jusqu’en 1996 l’absence de textes législatifs et réglementaires a occasionné des maux qui ont pour nom détournement, incompétence, laxisme, népotisme, gabegie, l’ordonnance N° 96-04 du 31 janvier 1996 et les textes portant code des marchés publics a comblé un vide juridique visant à garantir la transparence et à instaurer un environnement attractif pour les investisseurs.

Cette première réforme a montré quelques insuffisances de part le fait que la Commission Nationale des Marchés Publics, attributaire des marchés était le même organe qui recevait les recours. Aucune disposition n’était réellement prise pour sanctionner les Fournisseurs ou entrepreneurs indélicats. Si le système a donné quelques résultats appréciables, la nécessité de créer un organe devant régler les contentieux administratifs des marchés publics s’imposait.

La deuxième réforme est intervenue en 2004 et a permis de créer la commission nationale de régulation des marchés publics qui a une mission de contrôle a posteriori, d’arbitrage et de répression, mais le constat est que les structures intervenant dans la chaîne de passation des marchés publics ne jouent aucunement leur rôle et n’existent que virtuellement, les procédures étant constamment violées, les délais d’attribution non respectés. A titre d’exemple, le délai minima pour recueillir l’avis de la Direction Nationale des Marchés Publics (DNMP) dans un dossier d’appel d’offres est de huit (08) à douze (12) mois.

La corruption a atteint des proportions alarmantes ne pouvant permettre l’accélération de croissance nécessaire à la réduction de la pauvreté.

Il y a une troisième réforme régie par la loi N° 2009-02 du 07 août 2009 portant code des marchés publics et des délégations de service public en République du Bénin qui n’a pas été mise en application à ce jour.

Le constat est la non consommation des crédits dans le délai requis avec des sommes en jeu considérables, le renchérissement des prix avec la baisse de la qualité des services publics, la réalisation d’achats ou de projets non prioritaires, totalement inutiles et sans une réelle étude de faisabilité, l’attribution de marchés à des entreprises sans qualification et sans expérience dans le secteur donné, la violation des procédures réglementaires sont l’expression de la mauvaise gestion des marchés publics. Ceci a donné lieu à des scandales majeurs entraînant le limogeage de certains hauts fonctionnaires sans sanction réelle, des scandales qui conduisent aujourd’hui à des crises politiques graves.

Ainsi le processus d’attribution des marchés publics et d’exécution des contrats permet à de nombreuses formes de corruption de se développer. Favoritisme, détournement, fraudes, saucissonnage sont légion avec un impact négatif sur la situation socio-économique, sur la qualité de la gestion des ressources humaines. De nombreux chantiers sont abandonnés ou mal exécutés. Les fonctionnaires responsables qui refusent de s’associer à des pratiques malhonnêtes perdent leurs postes victimes de leur intégrité et les entreprises exclues des processus d’attribution.

Pendant l’exécution du marché les pratiques frauduleuses les plus courantes sont le non respect des normes de qualité et des spécifications du marché, le non respect des délais, la surfacturation, la facturation fictive, le retard dans les règlements pour faire pression sur entrepreneurs ou prestataires de services, l’abus de la pratique des avenants pour compenser les pots de vins payés pour se faire attribuer le marché.

Les marchés publics au Bénin constituent de véritables nids de corruption. La diversité des formes de corruption s’accompagne de formes diverses de rémunération dont les conséquences pour l’économie béninoise sont élevées.

Il faudra évaluer tout le système de passation des marchés en cours caractérisé par une grande opacité et qui a montré ses limites.

Au-delà du dispositif institutionnel, il faudrait mettre l’accent sur la gestion des ressources humaines : souvent  »la confiance » prévaut sur la compétence au moment des nominations, les responsables au niveau de certaines structures n’ont pas toujours le profil requis, ni le background nécessaire, faisant preuve de peu de patriotisme.

Il faut organiser les campagnes de sensibilisations, des séances de formation et de renforcement de capacités, nommer des cadres d’une grande rigueur, d’une grande probité ayant un sens élevé de responsabilité et de patriotisme.

Les stratégies envisageables pour réagir à de telles pratiques supposent une prise de conscience du phénomène, de ses conséquences et une volonté politique de s’attaquer au mal. De ce point de vue le soutien et l’adhésion des Béninois sont des exigences du succès attendu.

La crédibilité de nos actions est tributaire de l’adhésion du corps judiciaire. A ce niveau des réformes seront nécessaires.

LA REFORME DE L’APPAREIL JUDICIAIRE

Un pays dont la justice est paralysée par de nombreux dysfonctionnements ne peut assurer le fonctionnement correct de ses institutions et donc lutter réellement contre la corruption. Dans un tel contexte les citoyens perdent confiance en leurs élus et la crédibilité de la justice est sérieusement entamée au point d’être soupçonnée de complice de la corruption.

Dans le principe sacro-saint de la séparation des pouvoirs, nous allons mettre en place des réformes pour assainir l’environnement des affaires, garantir la sécurité juridique et judicaire des investisseurs. Une justice indépendante, compétente et intègre peut être garante de l’efficacité du dispositif légal de lutte contre la corruption.

Dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires et pour redonner confiance aux justiciables un défi à relever est la réduction du temps des procès. Sur le plan des crimes économiques, la création du pool économique et financier composé de magistrats compétents et intègres appuyés par des cadres des autres secteurs de la vie économique sera une priorité.

Devant le pillage systématique des ressources du pays le vote d’une loi anticorruption est une mesure préventive extrêmement importante. Je compte m’y employer en toute urgence.

Le véritable objectif visé dans la lutte contre la corruption est de parvenir à une distribution plus juste des revenus entre toutes les forces vives de la nation.

De ce point de vue, je compte m’appuyer aussi sur la réforme de la décentralisation de l’administration territoriale.

LA DECENTRALISATION

La décentralisation et la déconcentration effectives pourront faciliter l’accès du service public à l’usager et être un outil de transparence.

Dans la nouvelle optique de l’administration du territoire, notre programme entend donner plus d’autonomie aux collectivités territoriales, aux douze départements dans la gestion administrative des agents publics et dans l’élaboration des programmes d’investissements. La mission confiée désormais aux collectivités locales est le développement à la base, il sera apprécié le bien fondé de l’utilisation des moyens (matériels, financiers et humains) en fonction des résultats obtenus.

Il s’agira :

1. d’augmenter l’autonomie des collectivités locales par le transfert de nouvelles responsabilités de décision, ainsi que des ressources financières et patrimoniales, dans le respect du principe de la subsidiarité ;

2. de restructurer l’administration publique centrale et locale, par des mesures visant l’accroissement de l’efficacité institutionnelle, la simplification administrative, et accroître la transparence dans la relation avec les citoyens ;  

3. d’accroître la qualité et l’accès aux services publics.

A cet effet, il sera donc entrepris :

– Une relecture des lois sur la décentralisation ;

– Une relecture des lois régissant les agents publics ;

– La relecture des règles de procédures d’élaboration des programmes d’investissements publics pour la mise en cohérence avec la nouvelle vision de la décentralisation.

Comme vous le constatez, le chantier de la lutte contre la corruption ne se trouve pas dans la rue et nous l’entreprendrons dans la réforme de l’exercice du pouvoir. Les dimensions de cette entreprise sont nombreuses ; les efforts qui sont nécessaires sont multiples et multiformes.

Mais c’est en nous y consacrant que nous allons pouvoir « Gouverner autrement ». Et je suis certain de pouvoir compter sur chacun et tous, individuellement, collectivement, selon les possibilités de vous tous.

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Célébration du cinquantenaire des Forces armées béninoises et investiture de Boni Yayi : L’UN condamne une récupération politique de l’événement par les Yayistes

janvier 27, 2011

Le vendredi 28 janvier 2011, les Forces armées du Bénin seront en fête. Cela fera en effet 50 ans qu’elles existent et cela mérite d’être fête. Mais la trop grande coïncidence de cette fête avec la cérémonie d’investiture du Président Boni Yayi comme candidat à la présidentielle de 2011 n’a pas manqué de suscité des commentaires. A l’Union fait la Nation, des voix s’élèvent déjà pour condamner fermement l’intégration des festivités du cinquantenaire des forces armées dans les manifestations qui marquent la déclaration de candidature du Président Boni Yayi. Lire le communiqué qui a été rendu public hier par le Coordonateur national de ce creuset politique, M. Antoine Kolawolé Idji.

Communiqué de Presse

En sa séance du 21 janvier 2011, le Conseil des ministres a décidé de la « célébration du cinquantenaire des Forces armées et de sécurité du Bénin » afin d’exprimer « la reconnaissance et la gratitude du peuple et de la nation à toutes les composantes desdites forces pour leur professionnalisme et leur mérite exceptionnels qui forcent l’admiration et font la fierté de notre pays sur les théâtres régionaux et internationaux où elles sont déployées ».

L’Union fait la Nation se félicite d’une telle décision qui traduit la volonté de notre peuple de rendre hommage à toutes les personnes physiques ou morales dont le comportement a contribué au développement économique et social de notre pays et à la préservation de la paix. En l’occurrence, nos militaires, nos gendarmes et nos policiers méritent de la patrie et ce n’est que justice de le leur reconnaitre.

Malheureusement, en une si noble occasion, le Président Boni Yayi n’a pas pu renoncer à son habitude qui consiste à confisquer à titre privé les activités publiques. Il en est ainsi venu à transformer un évènement de portée historique, comme la célébration du cinquantenaire des forces armées, en un élément de campagne électorale.

Si les forces armées béninoises ont été créées le 28 juillet 1960, comme le rappelle le Conseil des ministres, leur cinquantenaire devrait être célébré au mois de juillet 2010 en même temps que les festivités qui ont marqué le cinquantenaire de notre indépendance. Les forces armées se seraient alors mieux associées au peuple pour évaluer le chemin parcouru et faire le bilan de leur action au même moment que toutes les composantes de la nation. Le gouvernement a préféré séparer les forces armées du reste du peuple et les amener à se présenter comme une institution étrangère à la communauté nationale.

Il apparait aujourd’hui clairement qu’au lieu d’une démarche patriotique et républicaine, le Président Boni Yayi a choisi de pervertir et de souiller ces mémorables manifestations en les plaçant durant la pré campagne électorale. Pire, il les a inscrits dans sa stratégie de campagne en faisant défiler nos militaires, nos gendarmes et nos policiers la veille de sa déclaration de candidature, annoncée pour le 29 janvier 2011. La commémoration du cinquantenaire des forces armées ouvre alors les festivités marquant la déclaration de candidature du Président Boni Yayi. En transformant ainsi nos forces armées et de sécurité en instruments de propagande politique, le Président Boni Yayi porte une grave atteinte à leur neutralité et à la confiance que le peuple doit placer en ses institutions. Il laisse à penser au peuple que nos forces armées ont trahi leur serment de neutralité pour s’investir dans la campagne politique au profit d’un candidat.

C’est pour parvenir à ses fins, que le Président Boni Yayi a déclaré la journée du vendredi chômée et payée afin de libérer ses partisans pour qu’ils convoient au lieu de rassemblement les foules souhaitées. Il serait même envisagé de faire asseoir dans les gradins des militaires, ramenés à Cotonou pour leur défilé, en leur faisant porter des tenues civiles. Une telle utilisation des moyens de l’Etat à des fins partisanes ainsi que la transformation de notre pays en bien privé seront sûrement sanctionnées par la Cour Constitutionnelle et la Haute Autorité de l’audiovisuel et de la communication car nous espérons que leur absence à la tribune exprimera leur attachement à l’esprit républicain et leur fidélité à la Constitution.

Nous voulons célébrer une armée républicaine et neutre et non une armée politisée et ethnicisée.

Nous voulons célébrer une armée intégrée au peuple et qui partage les valeurs de fierté et de dignité.

Nous voulons célébrer une armée soudée, disciplinée, qui donne l’exemple de la justice et bannit les discriminations ;

Nous voulons célébrer une armée qui prévoit aussi bien les menaces que les fêtes longtemps à l’avance et qui ne se laisse pas contaminer par les improvisations qui caractérisent le présent régime.

L’Union fait la Nation condamne fermement l’intégration des festivités du cinquantenaire des forces armées dans les festivités qui marquent la déclaration de candidature du Président Boni Yayi.

L’Union fait la Nation salue le comportement républicain des forces armées et s’oppose à toute manœuvre tendant à les impliquer dans des activités ou des stratégies partisanes.

L’Union fait la Nation exhorte le peuple béninois à la vigilance pour conserver à nos forces armées son estime et sa confiance fondées sur l’honneur et le respect de la parole donnée.

Fait à Cotonou le 25 Janvier 2011

Le Coordonnateur Général

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Plan d’attaque des Yayistes contre les députés de l’UN : Eric Houndété, la première cible des hommes de Yayi

janvier 27, 2011

Dans le cadre de la reconquête du pouvoir en 2011, les hommes de Boni Yayi n’entendent reculer devant aucun obstacle. Pour eux, tous les moyens sont bons. Le mensonge d’Etat, la délation, le dénigrement et autres sont d’ailleurs les stratégies qu’ils utilisent actuellement pour gagner le coeur des élections. La mayonnaise ne prenant pas, ils ont désormais choisi de frapper sur le moral des leaders de l’Union fait la Nation en inventant des dossiers pour salir leur honorabilité.

Gagner les élections présidentielles de 2011 a tout prix. C’est le défi que se sont lancé les hommes de Boni Yayi qui s’illustrent depuis quelques jours dans des déclarations tonitruantes de soutien. A cette stratégie qui montre déjà ses limites par manque de sincérité des mouvements qui poussent comme des champignons pour soutenir le Chef de l’Etat s’ajoute une campagne de dénigrements systématiques des députés de l’Union fait la Nation et de leurs alliés. Dans le plan d’attaque retenu, c’est le député Eric Houndété de Force Clé, très actif sur le terrain de la mobilisation des populations autour des idéaux de l’Union fait la Nation et de son candidat unique Adrien Houngbédji qui est la première à laquelle veulent s’en prendre les Yayistes. Contre lui, est déjà inventé une affaire à dormir debout. Le dossier qui est déjà prêt et le concerne est relatif à une affaire de deux passeports qu’il utiliserait pour escroquer des gens. Celui qu’il aurait escroqué serait un certain da Silva. Et ce dernier serait sur le point de porter plainte contre lui. Mais aussi curieux que cela puisse paraître la supposée plainte du supposé da Silva n’existe dans aucun tribunal sur toute l’étendue du territoire national. L’objectif poursuivi par cette cabale haineuse est d’abattre moralement Eric Houndété afin de semer le doute sur les gens que les Yayistes redoutent le plus au sein de l’Union fait la Nation et jouer après les vertueux au regard des gens de l’UN qui constitue un repère de bandits, d’escrocs…Comme on peut donc le constater, après l’échec de la cabale contre Me Adrien Houngbédji avec les supposés appartements qu’il aurait acquis à Paris avec de l’argent que lui aurait versé une structure de placement d’argent en activité au Togo, voici les Yayistes braquer leurs armes contre les autres leaders de l’Union fait la Nation. Malheureusement, cette stratégie des Yayistes ne semble pas du tout ébranler les Unionistes qui préparent une grande riposte les jours à venir.

Affissou Anonrin

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