Cooptation de Josué Acakpo à la Fbf : Le Comité sport de la Sonacop dit non

décembre 30, 2010

Reformé il a à peine quelques jours, le nouveau bureau exécutif de la Fédération béninoise de football que dirige Moucharafou Anjorin connait déjà une défection. Il perd aussitôt un de ses membres cooptés.

Josué Acakpo Thiam qui vient d’être coopté par Moucharafou Anjorin dans le bureau remanié de la Fbf vient de décliner l’offre. Le comité de sports de la Société nationale des corps pétroliers (Sonacop) dont il dépend n’ayant pas vu de bon œil cette démarche. Il l’a signifié à travers une correspondance adressée ce mardi 28 décembre au président Anjorin. Le principal argument évoqué est que Josué Acakpo Thiam ne saurait remplacer Roch Ajavon qui est le 1er responsable du sport à la Sonacop, et qui de surcroit fait partie des 12 démissionnaires de l’ancien comité exécutif de la Fbf. Mieux, cette décision serait intervenue sans que l’avis préalable des dirigeants du Mogas 90 soit requis. Par conséquent, cette cooptation n’est pas la bienvenue chez les pétroliers. Dans ces conditions, Moucharafou Anjorin sera obligé de trouver une autre personne pour remplacer le remplaçant.

Pascal Hounkpatin

Partagez

Crise en Côte d’Ivoire: Les émissaires de la Cédéao ont quitté Abidjan sans convaincre Gbagbo de partir

décembre 30, 2010

Les présidents béninois Boni Yayi, sierra-léonais Ernest Koroma et capverdien Pedro Pires, mandatés par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) pour convaincre Laurent Gbagbo de céder le pouvoir, ont quitté Abidjan tard dans la nuit du 28 décembre 2010 après une journée marathon. Cette mission qui était celle de la dernière chance a visiblement échoué puisque Boni Yayi et ses collègues Koroma et Pires n’ont pas réussi à convaincre Gbagbo qui se fait de plus en plus menaçant à l’endroit de la communauté internationale.

Rien n’a officiellement filtré des entretiens que les émissaires de la Cedeao, Boni Yayi (Bénin), Ernest Koroma (Sierra-Léone) et Pedro Pires (Cap-Vert) ont eus avec le Président Laurent Gbagbo. A la sortie de l’audience qu’il leur a accordée, le président béninois Boni Yayi s’est juste contenté de déclarer à la presse que «tout s’est bien passé». Entre deux rendez-vous avec M. Gbagbo, les trois émissaires ont aussi échangé avec Alassane Ouattara dans l’hôtel qui lui sert de quartier général à Abidjan. Ici aussi, rien n’a filtré des entretiens que les émissaires de la Cedeao ont eus avec le Président Alassane Dramane Ouattara. Tout ce que l’on sait, c’est que ce dernier est resté campé sur sa position et a demandé à Gbagbo de quitter le pouvoir encore qu’il est temps. Selon des sources échappées, Laurent Gbagbo aurait fourni aux émissaires de la Cedeao les preuves de sa victoire et leur aurait dit qu’il n’a pas usurpé le pouvoir. Alors qu’il disposait initialement d’un délai de vingt-quatre heures pour donner sa réponse à l’ultimatum que lui a lancé la Cedeao, Laurent Gbagbo aurait demandé et obtenu un délai d’une semaine. C’est sans une grande avancée que les trois émissaires de la Cedeao se sont retournés au Nigeria, où ils ont rendu compte de leur mission au président nigérian Goodluck Jonathan. Selon un communiqué rendu public hier par la Présidence de la République du Cap-Vert, les trois émissaires de la Cedeao pourraient retourner la semaine prochaine en Côte d’Ivoire pour poursuivre les contacts et essayer de conclure leur médiation surtout que les deux parties en conflit aurait demandé quelque temps pour réfléchir dans le but de trouver une solution viable pour la conclusion du processus électoral, seule sortie capable de promouvoir la paix et la stabilité durables en Côte d’Ivoire. L’information a été d’ailleurs confirmée par des sources proches du Président en exercice de la Cedeao qui a retenu la date du 3 janvier 2011 pour reprendre langue avec Gbagbo.

La tension encore vive

Toutefois, le ton monte dans les deux camps avec des déclarations va-t-en guerre. «Il nous revient que certains gouvernements, disant agir sur la base des correspondances émanant de M. Ouattara, entendent mettre fin à la mission de nos ambassadeurs dans leur Etat. Aussi le gouvernement voudrait-il faire connaître que face à de telles décisions, il se réserve le droit d’appliquer la réciprocité en mettant fin à la mission en Côte d’Ivoire des ambassadeurs des pays concernés», a menacé Ahoua Don Mello, porte-parole du gouvernement Gbagbo, le mardi 28 décembre dernier. Ce même mardi, un convoi de l’Onuci a été attaqué à Yopougon. Le bilan fait état d’un blessé et de véhicules brûlés.

Affissou Anonrin

Partagez

Décision Dcc 10–147 du 27 décembre 2010 : Les députés obtiennent la publication provisoire des résultats (La Cour a aussi débouté Yayi sur certains articles)

décembre 30, 2010

La Cour Constitutionnelle n’a pas fait que casser les dispositions des règles générales portant élections en République du Bénin. Dans le souci de transparence et parce qu’elle avait déjà déclaré la disposition conforme à la Constitution, elle n’a pas accédé à la demande du chef de l’Etat. Les résultats provisoires des élections seront rendus publics et affichés sur les lieux de dépouillement, a en outre, précisé la Cour.

La Cour Constitutionnelle, a été saisie le 13 décembre 2010, par une requête enregistrée à son Secrétariat le 14 décembre 2010 sous le numéro 037-C/218/REC, par laquelle Monsieur le Président de la République soumet « au contrôle de constitutionnalité de la Haute Juridiction la Loi n° 2010-33 portant règles générales pour les élections en République du Bénin, notamment en son article 81 ainsi que les dispositions transitoires contenues dans les articles 134, 134.1 à 134.4, votée en seconde lecture par l’Assemblée Nationale le 29 novembre 2010. Se fondant sur le rapport de Maître Robert S. M. Dossou, la Cour a délibéré. En appréciant le contenu de la saisine, elle a constaté que le Président de la République affirme : « … Par décision DCC 10-116 du 08 septembre 2010, que la Cour Constitutionnelle avait déclaré contraires à la Constitution, entre autres, les dispositions des articles 31 alinéa 5 puis 142 et suivants de la Loi n° 2010-33 portant règles générales pour les élections en République du Bénin. La Haute Juridiction avait notamment censuré l’article 31 querellé au motif qu’il conférait à la CENA et à ses démembrements des attributions contraires aux dispositions des articles 49 alinéas 1 et 2, 117 2ème tiret de la Constitution et 54 de la loi organique sur la Cour Constitutionnelle et qu’au surplus, cette disposition viole l’article 124 de la Constitution en ce que par décision DCC 05-056 du 22 juin 2005, la Cour avait déclaré contraires à la Constitution de telles dispositions contenues dans la Loi n° 2005-14 portant règles générales pour les élections en République du Bénin votée par l’Assemblée Nationale le 24 mai 2005 … ». Selon le Président de la République, l’interdiction de la proclamation des résultats par la CENA adoptée en seconde lecture par l’Assemblée Nationale, a été subrepticement contournée dans le nouvel article 81. ». Le Chef de l’Etat précise dans sa requête que : « … L’article 124 alinéa 3 de la Constitution dispose que les décisions de la Cour Constitutionnelle s’imposent aux pouvoirs publics et à toutes les juridictions civiles, militaires et juridictionnelles ».

L’autorité de la chose jugée

Dans sa décision DCC 10-116 du 08 septembre 2010, la Cour Constitutionnelle avait rappelé les dispositions de l’article 31 alinéa 1er de la loi 2010-33 portant règles générales pour les élections en République du Bénin qui fixaient ainsi qu’il suit les attributions de la Commission électorale nationale autonome :  »la Commission électorale nationale autonome (CENA) est chargée de la préparation, de l’organisation, du déroulement, de la supervision des opérations de vote et de la centralisation des résultats. » Pour le Président de la République, elle en avait déduit par la suite que conférer une nouvelle attribution à la CENA et à ses démembrements, notamment la publication des résultats du scrutin, dans une autre disposition de la même loi contredisait fatalement l’article 31 alinéa 1er ci-dessus rappelé … tout en relevant … que cette attribution additionnelle empiétait sur les attributions de la Cour Constitutionnelle qui est seule compétente, en vertu de l’article 117 de la Constitution, à proclamer les résultats, aussi bien provisoires que définitifs de l’élection du Président de la République et des membres de l’Assemblée Nationale. Or, dans la loi mise en conformité le 29 novembre 2010 par le Parlement, la publication des résultats interdite par la Cour Constitutionnelle a été reconduite dans l’article 81 alors que le nouvel article 24 alinéa 1er a repris à l’identique les attributions de la CENA contenues dans l’ancien article 31 alinéa 1er. En effet, l’article 81 nouveau dispose que « immédiatement après le dépouillement, le résultat du scrutin est rendu public et affiché sur les lieux mêmes du vote. II peut être rendu public par tous les moyens d’information. Ce résultat est provisoire. ». En disposant que le résultat du scrutin  » peut être rendu public par tous les moyens d’information  » et que  » ce résultat est provisoire », l’article 81 ci-dessus confine à une violation de l’autorité de la chose jugée attachée aux décisions de la Cour Constitutionnelle dans la mesure où, dans sa décision DCC 10116 du 08 septembre 2010, l’illégalité d’une telle disposition avait déjà été relevée. ». Au vu de ceci, le président de la République demande en conséquence à la Cour de « déclarer contraires à la Constitution l’article 81.

Partagez

Grogne au sein de l’armée béninoise : La grande muette boude Boni Yayi (Le haut commandement militaire calme le jeu)

décembre 30, 2010

L’armée béninoise, la grande muette comme on a l’habitude de l’appeler, n’est pas contente. Certains de ses éléments ont une dent pourrie contre le Chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi. Selon des indiscrétions, deux raisons seraient à la base de la crise de confiance qui s’est subitement installée entre le Chef de l’Etat et la grande muette qui lui est pourtant restée fidèle pendant longtemps.

Outre l’affaire Icc Services pour laquelle plusieurs militaires (surtout ceux envoyés dans des missions de maintien de la paix au Congo, en Côte d’Ivoire, en Haïti…) ont été floués, il y a le grand débat qui se mène actuellement autour d’une certaine promesse d’un million et demi de F Cfa que le Chef de l’Etat aurait faite à chaque personnel de l’armée, du simple soldat à l’officier le plus gradé. Sur la base de cette supposée promesse que des militaires, frappés actuellement par une grande paupérisation, se sont endettés. Mais, depuis, rien ne semble tomber dans leurs poches. Et c’est ce qui serait à la base de leur mécontentement. L’affaire a fait tellement grand bruit que l’un des membres du haut commandement militaire a été obligé de monter au créneau le jeudi 23 décembre 2010 pour apporter des clarifications. Au cours d’une grande réunion qui a eu pour cadre le camp Guézo de Cotonou, ce membre du haut commandement militaire a formellement démenti l’information selon laquelle le Chef de l’Etat a promis de l’argent aux militaires. Mais ses explications étaient loin de convaincre ces derniers venus l’écouter. Pour certains d’entre eux, il n’y a jamais de fumée sans feu et l’information selon laquelle le Chef de l’Etat va donner 1,5 millions de F Cfa à chaque membre du personnel militaire ne peut pas être à 100 % fausse. Pour soutenir leur position, ils ont fait référence aux divers actes de générosité que le Chef de l’Etat a posés à leur endroit, notamment lors de la célébration de certaines fêtes. Le cas des sacs de riz qui sont actuellement distribués aux éléments de la garde présidentielle du Palais de la Marina est d’ailleurs cité en exemple. Dans l’opinion publique, le dossier ne manque pas de retenir les attentions. «Pourquoi une promesse d’une somme relativement aussi importante en cette veille des échéances électorales de 2011 aux militaires ? «, s’interrogent déjà certains Béninois qui estiment que le Chef de l’Etat doit monter au créneau pour apporter des clarifications.

Euloge Badou

Partagez

Réalisation de la troisième phase de la Lépi : La Cps et la Mirena font le point à mi parcours dans la 5ème aire opérationnelle

décembre 30, 2010

La commission politique de supervision de la Lépi (Cps/Lépi) et la Mission indépendante de recensement électorale nationale approfondie (Mirena) ont animé en soirée le mardi 28 décembre 2010, un point de presse à Parakou. Ces deux structures impliquées dans la réalisation de la liste électorale permanente informatisée, ont fait le point à mi parcours du déroulement du processus de la phase d’enrôlement des citoyens.

L’honorable Domitien N’Ouémou, le porte-parole de la Cps/Lépi a, au nom de la délégation, fait le point aux journalistes. Il a fait constater aux journalistes que la mission conjointe Cps/Lépi et Mirena dans le cadre de la supervision de la troisième phase du processus de la Lépi, a constaté que l’opération a effectivement connu dans les départements du Borgou et de l’Alibori, des retards allant de 5 à 12 jours sur le chronogramme établi. Il a été noté par la mission que ces retards ont été accentués par des difficultés d’ordre technique (pannes répétées de kits ou composants de kits, rupture de consommables, mauvaise fonctionnalité des webcams et des capteurs d’empreintes digitales…). Ces difficultés a expliqué le porte parole de la Cps/Lépi ont été au fur et à mesure réglées par les membres des organes de gestion et de supervision du processus de réalisation de la Lépi, même si parfois, reconnaît-il, les efforts n’étaient pas à la hauteur de l’engouement des populations. L’honorable Domitien N’Ouémou, au nom des structures en charge de la réalisation de la Lépi, a remercié les populations pour leur engagement dans la réalisation de cet instrument. Il a présenté leurs excuses aux populations par rapport aux désagréments à eux causés. Il a annoncé les mesures suivantes pour tenter de réparer un peu ces déconvenues. Ces mesures concernent la poursuite des opérations d’enregistrement des citoyens jusqu’au 31 décembre 2010 à 14 heures sur toute l’étendue de l’aire opérationnelle, la reprise des opérations du 03 au 10 janvier 2011 avec réduction du nombre de centres de collecte en tenant compte de l’étendue des pannes, des distances qui séparent les centres de collecte du chef-lieu de la commune et de l’importance des retards au démarrage. Comme mesures spécifiques, il est annoncé la poursuite des opérations jusqu’au 03 janvier 2011 avec l’utilisation de tous les kits déployés au démarrage dans les communes de Sinendé et Tchaourou. Il est prévu la reprise des opérations du 03 au 10 janvier avec l’utilisation de tous les kits déployés au démarrage dans les communes de Banikoara, Kalalé et Nikki. La Cps invite les pétitionnaires non encore enregistrés à profiter de ces dispositions spéciales pour remplir leur devoir citoyen et en même temps garantir leur droit civique.

 Boniface Kolawolé Biaou (Coll)

Partagez

Pour éviter la contestation des élections en 2011 : L’opposition doit retourner à la Cps/Lépi

décembre 30, 2010

L’impasse est perceptible avec la dernière décision de la Cour Constitutionnelle qui interdit tout arrêt et tout recul dans le processus de la Lépi. Face à cette situation qui entrainera des contestations des élections de 2011, parce que c’est la mouvance seule qui confectionne actuellement la Lépi, il est urgent que les opposants démissionnaires retournent à la Cps pour apporter sur place leurs contributions pour la correction de la liste.

L’urgence pour l’opposition de rejoindre la Commission politique de supervision de la Lépi est désormais nécessaire. A partir du moment où des démarches pour le dialogue entre la mouvance et l’opposition ont échoué, même avec des personnalités morales supposées neutres, il faut craindre le pire et limiter les dégâts en changeant de fusil d’épaule. Le Bénin est un et indivisible et doit le demeurer. Et pour ce faire, il faut tout faire pour éviter que des gens contestent les élections de mars 2011. Dans ce cadre, les membres de l’opposition qui ont démissionné de la Commission politique de supervision (Cps) de la Lépi feront mieux d’y retourner en toute humilité. Car, actuellement, la liste pour les élections est conduite par la mouvance seule. Mieux, il y a des problèmes dans tous les départements et dans aucun département le processus de recensement et d’enregistrement n’est terminé.

Les sources de contestations

Des maires et administrés de l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique (Insae) contestent les chiffres enrôlés dans les kits débarqués dans certains départements. Aujourd’hui, la forte contestation est que les confectionneurs de la Lépi auraient amputé à dessein une bonne partie de l’électorat de certaines zones qui ne seraient pas favorables à la mouvance. Dans le même temps, ceux qui ont raté le recensement et dont les noms sont dans des cahiers ne sont pas enregistrés. Ne parlons pas des milliers de gens qui ne sont pas enregistrés du fait des inondations. A tout cela s’ajoute l’état défectueux du matériel qui décourage les populations et allongent indéfiniment l’opération d’enregistrement. Certains agents perdent jusqu’à cinq jours sans travailler. Sans compter le fait que l’on n’a pas expliqué à plusieurs analphabètes que l’enregistrement est pour les élections de mars 2011. La Cps a passé son temps à un moment donné à crier qu’il ne confectionne pas la liste pour 2011 nécessairement. Tout cela a semé le doute dans l’esprit des populations. Et celles qui n’ont rien à foutre avec la pièce d’état civile ou les cartes d’identité ne voient pas l’importance d’aller souffrir le martyr pour se faire enregistrer.

Devant ces récriminations qui vont inévitablement entrainer des contestations, il faut trouver des palliatifs. Pendant qu’il est encore temps, l’opposition doit retourner à la Cps pour participer au bouclage des listes afin de corriger la plupart des erreurs. De même, la Société civile engagée pour la transparence des élections doit redoubler d’ardeur et de vigilance avec ses observateurs sur le terrain actuellement afin de permettre d’avoir l’état des lieux réel et fiable du processus. La société civile doit faire le point chaque semaine pour dire l’état des lieux afin d’inviter à la correction. Toutes ces démarches permettront de réduire, voire d’annuler les contestations qui pourront surgir la veille ou le jour du scrutin lorsque certains n’auront pas vu leur nom et ne seront pas en mesure de voter. Cela pourrait être plus grave si les résultats donnent l’allure de magouille ou de tripatouillage pour favoriser surtout le camp qui confectionne seule la liste actuellement. Autant chercher les solutions maintenant que d’avoir à gérer des crises dans le futur.

Guy Constant Ehoumi

Partagez

Discours sur l’état de la Nation : Boni Yayi attendu ce jour au Parlement à 17 h

décembre 30, 2010

Plusieurs fois différé, le discours du Chef de l’Etat sur l’état de la Nation pour le compte de l’année 2010 sera enfin prononcé ce jour au Palais des gouverneurs. Selon des sources proches de l’Assemblée Nationale, c’est autour de 17 heures que le Chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi va sacrifier à cette obligation constitutionnelle. Conformément à l’article 72 de la Constitution du 11 décembre de 1990, « Le Président de la République adresse une fois par an un message à l’Assemblée Nationale sur l’Etat de la Nation. Il peut aussi, à tout moment, adresser des messages à l’Assemblée Nationale. Ces messages ne donnent lieu à aucun débat, ils peuvent toutefois inspirer les travaux de l’Assemblée Nationale. Dans son discours, le Chef de l’Etat n’occultera certainement pas l’affaire Icc-Services. C’est en effet sur ce sujet que beaucoup de Béninois l’attendent. Le moins qu’on peut dire en ce moment, est que le Bénin se porte très mal et ceci, dans tous les domaines, surtout celui de la violation des libertés individuelles et collectives. Ce sera certainement pour lui l’occasion de se prononcer sur l’affaire Dangnivo et la morosité économique qui frappe toutes les couches sociales.

Affissou Anonrin

Partagez

Message du maire aux citoyens de la ville de Porto-Novo : Moukaram Océni dévoile son ambition pour 2011

décembre 30, 2010

Le maire de la ville de Porto-Novo a fait le message traditionnel de fin d’année à ses concitoyens le lundi dernier. Après le point des réalisations de 2010, il a levé un coin de voile sur les projets de modernisation de la ville aux trois noms en 2011.

Le maire Moukaram Océni a un programme ambitieux pour sa municipalité au cours de cette année 2011 qui s’annonce très morose économiquement. Le rêve qu’il a partagé avec ses administrés dans son message est vraiment grand. Pour le maire Moukaram Océni, 2011 sera l’année de la poursuite de ses ambitions pour faire de Porto-Novo une ville de qualité et de bien-être, grâce à des infrastructures et équipements d’assainissement durables comme le pavage sur fonds propre de la voie Guévié-Saint Pierre et Paul et surtout le grand chantier de construction du nouvel hôtel de ville et l’extension du marché de Ouando en hauteur pour en faire un marché véritablement international. Les carrefours St Pierre et Paul, Ouando les Palmiers et Ahouangbo seront dotés de feux de signalisation tricolores, a annoncé le maire. Pour lui, 2011 permettra aux porto-noviens de jouir enfin, des fruits des négociations avec la BOAD à travers le pavage et l’assainissement de la voie Ouando-Dowa sur 1200 mètres linéaires, Mèdédjonou menant au nouveau cimetière municipal sur 1800 mètres linéaires sans oublier la rue 30 dans le 1er Arrondissement et les voies allant du carrefour Y au CEG Djegan Kpevi et de la pharmacie Adjibadé vers Dodji en longeant les rails. Au delà de l’année 2011, Moukaram Océni entend également réaliser la maison des Séniors au cœur de la ville et des salles de fête à Agbokou et Djegan-Kpèvi sur la base d’un partenariat public-privé. Le lotissement de Ouinvié et Zounkpa sera une réalité en 2011, a indiqué le premier responsable de la ville de Porto-Novo qui a aussi annoncé le démarrage des études techniques relatives à la construction d’un Port Fluvial à Agbokou sur une superficie de 10 ha afin de renforcer les échanges commerciaux entre le Grand voisin de l’Est, le Nigeria et engager les négociations pour la réalisation du 2ème pont de Porto-Novo à Agbokou via wèkè. «2011 sera la mise en œuvre du Programme Municipal d’Insertion Professionnelle des Jeunes afin de faciliter le passage de ces derniers de l’école à la vie professionnelle et entrepreneuriale. 2011 verra l’aide aux associations et surtout aux groupements de femmes renforcée, en vue d’encourager les initiatives locales pour le développement des activités génératrices de revenus», a conclu M. Moukaram qui n’a pas manqué de lever un coin de voile sur ce qui a été fait en 2010.

Les réalisations de 2010

Au cours de l’année 2010, le conseil municipal de Porto-Novo a accordé la priorité à l’éducation, à la santé, aux services à la population… La mairie a mis la pression nécessaire pour la réalisation d’une portion de la rocade dénommée boulevard du cinquantenaire et l’aménagement de l’entrée de la ville à partir du pont. A tout ceci s’ajoutent, entre autres, le pavage et l’assainissement de la rue 305 à Foun-Foun Tokpa dans le troisième Arrondissement, l’achèvement des travaux de construction du bassin de rétention d’eau de Kpogbonmey, l’’extension du bras des collecteurs I et G… la réhabilitation de la piscine municipale de Ouando et de la maison des jeunes de Porto-Novo avec le concours de la Loterie Nationale du Bénin. La mairie a construit deux aires de jeu modernes de football à camps réduits à Tokpota et à Zounkpa, et une aire de jeu de Basket Ball avec le soutien de la famille CHAGOURY à Houegboko-mey. Dans le cadre du renforcement de l’éclairage publique, la mairie a installé des feux de signalisation tricolores au carrefour Kokoyè et dans la dépression du projet Songhaï. Celui de Nadjo est en cours. Plus de 1120 lampadaires sont en train d’être posés dans la ville de Porto-Novo.

Tobie P. Ahlonsou (Coll)

Partagez

Précipitation dans l’étude du budget général de l’Etat exercice 2011 : L’honorable Akotègnon dénonce un travail bâclé

décembre 30, 2010

L’examen du projet de budget exercice 2011 se déroule dans des conditions fastidieuses. Les députés ont travaillé mardi dernier à une vitesse de croisière pour éviter le 12è provisoire qui pourrait bloquer le financement des élections de 2011. Toutefois, certains d’entre eux ne manquent pas de dénoncer un travail bâclé. C’est le cas de l’honorable Raphaël Akotègnon.

« L’examen de la loi de finances exercice 2011 en commission budgétaire est bâclé. L’Assemblée a eu une seule journée pour prendre connaissance des différents budgets sectoriels aussi bien des ministères que des institutions. Les députés, surtout ceux de l’opposition, sont embarqués dans une aventure regrettable pour les Béninois. Ceci parce que l’Assemblée n’a pas eu le temps nécessaire pour approfondir l’étude de projet du budget de l’Etat 2011. Or, il y a des innovations très délicates dans l’actuelle loi en étude. L’impôt sur le revenu des personnes physiques par exemple. Cet impôt ressemble à la taxe appelée ‘’Zinsou Takwé’’. La taxation du matériel informatique à l’heure où la fracture numérique bat son plein au Bénin. C’est vrai que cet impôt existait. Le projet de budget 2011 est irréaliste car le taux de croissance des PIP 2010 est de 2,8. Le gouvernement projette une augmentation de la croissance nationale à 3,5 sur les PIP du budget 2011. « C’est un paradoxe puisque le budget 2011 est en régression ». C’est par ce réquisitoire que l’honorable Akotègnon a planté le décor de ce qui trame en ce moment contre les Béninois au sujet de l’examen du budget général de l’Etat exercice 2011. Pour lui, ce budget est sans relief. Dans le budget général de l’Etat exercice 2011 en effet, le gouvernement a programmé 16 milliards de F Cfa pour les deux élections à raison de 8 milliards pour les législatives et 8 milliards pour les présidentielles qui auront lieu dans l’intervalle d’un mois. Pour l’honorable Akotègnon, ce serait un gâchis de ne pas coupler les élections.

Tobie P. Ahlonsou (Coll)

Partagez

Polémique autour du Programme de société du candidat de l’UN : Les observations de M. Christian Parfait Ahoyo au sujet des Ntic

décembre 30, 2010

M. Christian Parfait Ahoyo, Consultant international en TIC, auteur du livre blanc sur les TIC au Bénin et Chef de la mission du e-gouvernement au Bénin n’entend pas rester insensible à la polémique qui est aujourd’hui entretenue autour des grandes lignes du Programme de société du Président Adrien Houngbédji dévoilées dans son discours d’investiture du 18 décembre dernier. Pour lui, la vision du Président Adrien Houngbédji est un programme intégré qui mérite une attention particulière et un soutien massif.

Le samedi 18 décembre dernier au stade de Kouhounou, le Président Adrien Houngbédji, candidat unique de l’Union fait la Nation à la Présidentielle de 2011 déclarait ceci au sujet de la promotion des Nouvelles technologies de l’information et de la communication au Bénin.: « Enfin le monde évolue au rythme des TIC. C’est pourquoi nous mettrons en place un dispositif ambitieux permettant à notre jeunesse en formation d’évoluer au rythme de son temps. Notre ambition, c’est un étudiant, un ordinateur et un accès numérique sur tous les campus. Nous le ferons méthodiquement et progressivement, à partir de la prochaine rentrée ». Pour M. M. Christian Parfait Ahoyo, Consultant international en TIC, auteur du livre blanc sur les TIC au Bénin et Chef de la mission du e-gouvernement au Bénin, tout est dit sur un secteur aussi déterminant que sont les TIC . Sur la forme, il a fait observer qu’il faut noter que la démarche de Adrien Houngbédji, qui donne le rythme, la méthode et la procédure, est la meilleure approche quand on veut parler des TIC. Le style du Président Houngbédji tranche, selon lui, avec la précipitation, la navigation à vue et l’improvisation. « Sur le fond, le Président Adrien Houngbédji a compris qu’il faut investir massivement dans les TIC pour en faire un facteur de croissance », a indiqué le Consultant qui a félicité le candidat unique de l’Union fait la Nation qui a mis sa priorité sur les jeunes et sur la formation. Son ambition : Un étudiant, un ordinateur, et un accès numérique, poursuit-il, est raisonnable, réaliste et responsable. « À l’heure du système LMD où tous les étudiants doivent être des utilisateurs du numérique sous toutes ses formes, il est essentiel que les formations et les enseignements proposés intègrent et développent l’utilisation des TIC », a dit M. Parfait Ahoyo, précisant que ce qu’il faut noter aussi c’est que cette mesure implique d’autres comme la mise en place d’un «plan licence» et la formation continue pour l’obtention du Certificat Informatique et Internet (C2I) qui sera obligatoire pour les étudiants de l’université. Pour Parfait Ahoyo, il convient aussi de faire un effort particulier pour former les enseignants-chercheurs aux technologies numériques. Et lorsqu’on sait que la fibre optique passe à Abomey-Calavi à quelques mètres du campus, on comprend alors que l’accès au numérique sur nos campus n’est qu’une question de volonté politique.

De nouveaux métiers

« Le président Adrien Houngbédji en parlant du programme UN ETUDIANT – UN ORDINATEUR – UN ACCES NUMERIQUE, pense déjà à un technopole pour le montage des ordinateurs et la maintenance », estime M. Parfait Ahoyo pour qui une telle vision tout en assurant la disponibilité de la machine, diminue le coût de revient, en même tant que cela crée de nouveaux métiers et des emplois qualifiés. D’ailleurs, a-t-il poursuivi, « Le programme UN ETUDIANT – UN ORDINATEUR – UN ACCES NUMERIQUE implique logiquement le développement des services numériques pour tous les étudiants, enseignants-chercheurs et personnels des universités. Cette mesure débouche sur 6 actions concrètes réalisables à partir de septembre 2011 à savoir : achever le déploiement des espaces numériques de travail universitaires (ENT ou campus virtuels) qui donnent accès aux services de base de l’université (inscription en ligne, bureau virtuel, information sur l’orientation, accès aux ressources pédagogiques) ; assurer la couverture Internet en technologie sans fil des campus ; proposer l’accès en ligne aux services de l’administration en ligne, à tous les étudiants, enseignants-chercheurs et personnels des universités ; mettre en place le vote électronique pour les élections étudiantes ; généraliser l’équipement de chaque étudiant en 2011-2012 d’une carte étudiante multi-services et enfin, ouvrir un mail à vie pour tous les étudiants. Une boîte électronique individuelle et permanente permet de tisser des liens intergénérationnels, et peut devenir un outil pour des enquêtes statistiques sur l’insertion professionnelle des étudiants ». Pour M. Parfait Ahoyo, la vision du Président Adrien Houngbédji est un programme intégré qui mérite une attention particulière et un soutien massif.

Euloge Badou

Partagez

Page suivante »

personal essay help buy english essays online help in writing why should i do my homework english writing essays