Coup de canne manqué hier à l’hémicycle : Hélène Kèkè détale devant Rosine Soglo

novembre 30, 2010

La doyenne de l’hémicycle, Mme Rosine Vieyra Soglo a piqué une colère hier à l’Assemblée. Elle s’est levée pour en découdre avec sa collègue Hélène

Encore la présidente Hélène Kèkè Aholou ! En répliquant dans le débat sur l’article 134 alinéa 1 et 2, la présidente de la commission des lois laisse entendre « l’intervention de chacun montre sa personnalité » en apostrophant un député de l’opposition élu dans  la 20ème circonscription électorale qui, visiblement perturbait sa réaction. Ces propos n’ont pas été du goût de l’ex présidente de la Renaissance du Bénin. D’une allure vive, l’honorable Rosine Soglo se lève grâce à sa canne. Elle se dirige à pas feutrés  vers le bureau de la commission à quelques mètres de son siège, sous le regard du président de l’Assemblée. Elle soulève la canne qu’elle transforme pour la circonstance en matraque et avance vers la présidente Kèkè Aholou. Confuse, cette dernière évite l’affrontement dans un premier temps. Elle utilisera les cameramen des télévisions comme boucliers et regagne son siège dans le rang des députés. Le député  Quenum essaie de calmer la colère de la doyenne de l’hémicycle. Au même moment, le président Nago menace de suspendre la séance. Mais sous l’instigation des certains députés Fcbe, l’honorable Hélène Kèkè Aholou retourna à la tribune d’où elle présentait le rapport de sa commission. Très prudente, elle se tient loin de son siège pour éviter toute surprise désagréable. L’honorable Rosine Soglo reprend ses esprits et regagne son siège. L’incident est clos. Le vote reprend. Mais les deux personnalités ont continué à se lancer des mots peu honorables. 

Tobi Ahlonsou

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Acharnement contre un homme d’affaires béninois : Fagbohoun envoie une lettre incendiaire à Yayi

novembre 30, 2010

L’honorable Séfou Fagbohoun a envoyé le 17 novembre 2010 une lettre au chef de l’Etat. Une correspondance dans laquelle le numéro 1 du Madep a dénoncé les abus dont il est victime depuis l’arrivée au pouvoir de Boni Yayi à ce jour. Une lettre qui montre jusqu’à quel point le régime du changement tient à anéantir l’homme d’affaires.

Entre Fagbohoun et Yayi, plus rien ne va ! Cela ne doit surprendre personne si l’on tient compte de la tension qui règne sur le plan politique. Cependant le sujet objet de la lettre adressée au chef de l’Etat par le député Fagbohoun n’a rien de politique. Encore une question de parcelle de terrain. Boni Yayi semble décidé à arracher à l’homme d’affaires tous ses domaines sans aucune forme de procès. On se rappelle cette affaire du domaine qui se trouve sur la voie de l’aéroport et qui a été envahi un matin par des inconnus en violation des textes sans que personne ne puisse leur dire que notre pays n’est pas une jungle. La justice a tranché ce dossier en faveur de Séfou Fagbohoun, mais sa décision est restée sans suite parce que le chef de l’Etat en a voulu ainsi. Non seulement le domaine lui a été arraché mais la centaine de tonnes de briques fabriquées a été également confisquées. Un dossier qui, à coup sûr, resurgira un jour. Cette fois-ci, c’est sur l’ex champ de tirs à Agblangandan qu’on lui a encore arraché 15 hectares de terre avec titres fonciers. En dépit des nombreuses promesses du gouvernement dans le sens d’un dédommagement, rien de concret n’a été fait. Ce qui fait dire que Boni Yayi n’a en réalité jamais voulu que Fagbohoun soit dédommagé. Pourquoi donc un tel acharnement ?

La comédie du pouvoir

L’une des particularités de la correspondance de l’homme d’affaires, c’est les mots utilisés par endroits. Cela montre à quel point un citoyen qui n’est pas des moindres est déçu de son Etat, de son chef qui, en principe, devrait être le premier défenseur des droits des populations. « …Le matin, la comédie de la mise au tombeau et le soir celle du rapprochement et de l’entente ».

C’est dire clairement que Séfou Fagbohoun a perdu toute confiance aux dirigeants actuels. Dans ces conditions il y a de quoi s’interroger par rapport aux raisons réelles de cette situation. En effet, il y a comme un paradoxe lorsqu’on constate que malgré cet acharnement dont Fagbohoun fait l’objet, il n’y a pas de semaine où Boni Yayi ne lui envoie les émissaires. Certains n’y vont pas les mains vides, mais ils ont toujours été surpris du comportement de l’homme qui, malgré la misère qui lui est faite depuis 2006, est resté digne. Sans doute qu’il aurait récupéré ses domaines s’il avait répondu aux appels de pied du pouvoir. La dernière occasion ratée a été celle de la désignation du candidat de l’Union fait la Nation. Il aurait eu meilleur sort aujourd’hui, confient ses proches, si le jour de la désignation du candidat unique de l’Union, il avait tout mis en œuvre pour tuer le bébé dans l’œuf comme on le lui avait demandé. Malheureusement pour lui, il a non seulement résisté à toutes les pressions, mais pesé dans le choix effectif du candidat unique. Dès lors Boni Yayi a compris qu’il n’avait plus grand’ chose à attendre de lui pour déstabiliser l’Union. Alors, les instructions ont été données pour lui compliquer davantage la vie. Tout cela dans un Etat de droit où la justice a fait son travail comme cela se doit. La lettre qu’il vient d’envoyer (Cf page 5) au chef de l’Etat ne laisse plus de doute sur sa détermination à ne pas céder aux pressions du régime Yayi.

Euloge Badou

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Echec de la mise sur pied des Ccmp dans le Couffo : Le ministre Michel Sogbossi indexé

novembre 30, 2010

La situation confuse qui prévaut dans le département du Couffo, en ce qui concerne la mise sur pied des Cadres de concertation pour la majorité présidentielle (Ccmp), n’a pas laissé indifférents les anciens ministres Davo et Houaga, le Préfet Corentin Kohoué et leurs partisans. Après le cinéma orchestré par le ministre Michel Sogbossi et ses lieutenants le week-end dernier, ils ont décidé de rétablir la vérité, afin de permettre à l’opinion publique et à qui de droit de tirer les conséquences des comportements des uns et des autres.

Le camp des ministres Davo et Houaga, du Préfet Corentin Kohoué et leurs partisans, après une concertation tenue hier à Cotonou, a trouvé que les accusations portées à leur encontre faisant état de ce qu’ils ont boycotté la cérémonie de mise sur pied des Cadres de concertation de la majorité présidentielle au niveau des communes du Couffo, sont fausses et dénotent de la manipulation. En effet, le ministre de l’agriculture qui se fait passer pour le facilitateur au niveau du département du Couffo n’a pas cru devoir inviter tous  les acteurs incriminés. Et il a toujours fait les choses en catimini en mettant en quarantaine les vrais acteurs. Après la réunion tenue à la salle de conférence de la Préfecture de Lokossa sous l’égide du Préfet Kohoué, le 10 Novembre 2010, il a été décidé que chaque commune mette sur pied son cadre sous la direction des coordonnateurs désignés à cet effet. Ce qui fut fait dans chaque commune. Mais le ministre Sogbossi, contrairement à la décision du groupe, a mis sur pied d’autres cadres parallèles en privilégiant ses proches au détriment des vrais militants sur le terrain. Ainsi, pourra-t-on constater que dans la commune d’Aplahoué, il a constitué un cadre sans le ministre Houaga, l’opérateur économique Pascal Essou et autres ténors incontournables. A Djakotomey, il n’a pas associé  le Préfet Kohoué et M. Fangnigbé. A Lalo, c’est sans le ministre Davo, Klouékanmè sans l’ancien ministre Bernadette Agbossou, Dogbo sans le seul maire Fcbe du département, à Toviklin sans M. Monhossou Moussou. De ce constat, on est en droit de se demander alors  ceux  qui constituent les cadres de concertation dans ces communes ? La réponse est claire.  Le ministre Sogbossi Michel s’amuse avec la réélection du Président Boni Yayi. Ou bien, on pourra dire que ses intentions ne sont claires et qu’il travaille pour d’autres forces politiques adversaires de Boni Yayi. Des informations corroborent cette thèse, car la plupart de ceux que le ministre a privilégiés travaillent pour le candidat Abdoulaye Bio Tchané. Le plan, selon les mêmes informations est que ceux-là attendent que l’argent pour la campagne soit débloqué pour qu’ils montrent leur vrai visage. Il revient alors au Chef de l’Etat de savoir tirer le bon grain de l’ivraie.

Euloge Badou

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Après la mosquée, l’église

novembre 30, 2010

Les politiques investissent les lieux de culte pour exprimer leur foi. Ce qui est apparent et hypocrite. Les politiciens sont résolus à instrumentaliser la foi pour parvenir à leur but. Dans leur entreprise, ils parviennent à entraîner dans leur calcul électoral les chefs de culte. Les temps sont durs. Certes. Aucun prêtre, aucun imam ne saurait résister à la quête des politiques très généreux en cette veille de campagne électorale. Pour parvenir à leur fin, les politiques en appellent aux souvenirs des morts de leur généalogie. Le week-end écoulé, c’est le candidat non déclaré, Président de la Banque Ouest Africaine de Développement (Boad) qui ouvre le bal. Il y a trente ans, son père, Moussa Bio Tchané, grand commis de l’Etat achevait sa mission sur la terre. Dans une Afrique où les morts ne sont pas morts, on a sacrifié à la tradition à Djougou, la commune natale de l’ancien ministre des finances. Dieu était semble -t-il au milieu de l’assistance puisque les gens se sont réunis en son nom pour passer le message de l’élévation du fils du défunt, aspirant au fauteuil de la Marina. Point d’illusion, il s’agit d’une messe politique. Le candidat non déclaré mais suscité voudrait être honnête.

Dans un lieu de culte, c’est le moins qu’on puisse exiger d’un fidèle respectueux du coran. Il n’a pas voulu tricher avec sa conscience. Ce qui est un point d’honneur car, mentir à la mosquée, c’est attirer sur soi une sentence divine. Abdoulaye Bio Tchané a été clair et direct :  » Derrière la manifestation, se cache un dessein « . Comme Boni Yayi à ses débuts, le sacré est au service du politique. Il ne peut en être autrement, la religion conduit à la Marina puisqu’elle dresse les consciences à l’acceptation de l’irrationnel. Marx bien avant eux avait compris :  » La religion est l’opium du peuple « . Les stratèges en service pour ABT ont assimilé la leçon. Ainsi les chemins de la mosquée sont empruntés pour toucher les cœurs dans une zone aussi orientée vers l’Islam.

Après la mosquée comme nouvel enjeu de mobilisation électorale, l’Eglise se fait l’écho de la propagande à l’autel. Il suffit d’avoir des raisons pour battre campagne à l’autel de Dieu. Houngbédji et Soglo ont fouillé le calendrier. Leur mémoire toujours en alerte, ils se sont souvenus : l’un avait demandé, pardon en pleurant pour avoir dit-il, contribué à arrêter le mouvement de redressement économique en 1996. Le second, fête son anniversaire. Ce sont des évènements assez importants qu’aucun prêtre, fut-il nonce apostolique ne saurait refuser de célébrer. Tant, il semble que Pierre depuis l’au-delà est attentif à ces confessions publiques sans intérêt immédiat ! L’image est saisissante.

Houngbédji Adrien a demandé pardon à l’Eglise. Les femmes et les vieux qui peuplent généralement les cultes du dimanche lui seront reconnaissants. L’objectif est atteint. La scène aurait été plus saisissante si quelques gouttes de larmes avaient été versées pour le décor du pardon ecclésiastique. Pierre aurait été plus sensible à la droite du Père dans le ciel si immense. Le champ de bataille déplace son centre de gravité à l’Eglise car la religion restera l’opium du peuple.

Boni Yayi, champion en la matière, aura été l’homme qui a montré le chemin à ses adversaires. Les pasteurs de toutes espèces l’ont entouré pour faire le jeu. Certains se sont révélés de dangereux manipulateurs ….suivez mon regard. Très prompts à sacrifier à la tradition de chanter les louanges du Pouvoir, chaque fois qu’ils organisent leurs fameux « gamous » et que l’Etat verse une petite fortune dans leur obole, exaltés à l’idée de recevoir Monsieur le ministre de l’Intérieur, sa délégation et l’enveloppe du Chef de l’Etat, pour lesquels on ne ménage guère les grands sourires, les pasteurs évangéliques et autres guérisseurs des banlieues attendent les jours à venir pour recevoir le candidat Président dans leurs temples. Joyeuse guerre qui met la foi en berne, enrichit les caisses des synagogues.

La faillite du discours politique est la conséquence de l’envahissement des lieux de culte par les politiciens. Seuls les athées n’auront pas le choix de goûter à cette dérive politico-religieuse.

Herbert Houngnibo

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Départements de l’Atacora et de la Donga : Le Préfet Gervais N’Dah Sékou incite à la violence

novembre 30, 2010

Alors que l’Association des juristes constitutionnels du Bénin et plusieurs autres organisations de la société civile s’efforcent pour permettre aux Béninois de passer le cap des élections présidentielles et législatives de 2011 en douceur, certaines autorités chargées d’exercer les plus hautes fonctions de la République font tout pour tirer le diable par la queue. Au nombre de ces autorités se trouve le Préfet des départements de l’Atacora et de la Donga, M. Gervais N’Dah Sékou. Au cours du week-end écoulé, il s’est encore tristement illustré.

Le Préfet des départements de l’Atacora et de la Donga n’est pas un exemple en matière de promotion de la paix au Bénin. La vision qu’il a de la mission dont il a été investi dans ces deux départements est malheureusement à l’antipode des valeurs défendues par la Constitution du 11 décembre 1990. Après avoir interdit sur toute l’étendue des deux départements de l’Atacora et de la Donga des manifestations politiques qui ne font pas l’apologie du Président Boni Yayi, le Préfet Gervais N’Dah Sékou a encore choisi de violer la Constitution le samedi 27 novembre dernier lors de la cérémonie commémorative des 30 ans du décès de feu El-Hadj Moussa Bio Tchané, père du Président Abdoulaye Bio Tchané. Ayant compris qu’il ne pouvait pas interdire cette cérémonie purement religieuse, le Préfet des départements de l’Atacora et de la Donga a écrit à son ministre afin que ce dernier l’autorise à poser un acte sordide : celui de donner la possibilité aux militants Fcbe de préparer une action de charme dont le but est d’émousser l’ardeur politique que pourrait engendrer l’organisation de la séance de prière pour honorer la mémoire de feu Moussa Bio Tchané, étant entendu que plusieurs personnalités politiques étaient annoncées pour honorer le rendez-vous. ( Voir fac similé)

Ce comportement qui n’est rien d’autre qu’une incitation à la violence montre, s’il est encore besoin de le démontrer, que le Préfet Gervais N’Dah Sékou n’est pas le Préfet de tous les fils des départements de l’Atacora et de la Donga, mais plutôt un Préfet qui ne défend que les intérêts d’un camp : celui de Boni Yayi.

Lorsqu’on remonte l’histoire, ce Préfet plus politique qu’administratif, n’est pas à son premier coup contre le Président de la Banque ouest africaine de développement. Par le passé, M. Gervais N’Dah Sékou avait rassemblé, avec la complicité du ministre Barthélémy Kassa, des badauds de Natitingou pour aller perturber une réunion politique que tenait le Président Abdoulaye Bio Tchané au Motel «La Montagne» de Natitingou. N’eût été le calme affiché par les Tchanéistes, cette provocation aurait conduit à la une situation catastrophique aux conséquences dommageables. Avant qu’il ne soit trop tard, les organisations et autres institutions de la République chargées de veiller au respect des droits de la personne humaine au Bénin ont intérêt à se pencher sur cette situation inédite créée par le Préfet des départements de l’Atacora et de la Donga.

Affissou Anonrin

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Consultations électorales de 2011 : Le 1er tour des élections le 7 mars au plus tard

novembre 30, 2010

Les consultations électorales de 2011 approchent. Même si les hommes politiques s’amusent à perdre du temps, la Constitution du 11 décembre 1990 impose à tous la tenue du 1er tour de la présidentielle inévitablement 30 jours au plus tard avant la date d’expiration des pouvoirs du Président en exercice.

L’article 47 de la Constitution béninoise du 11 décembre 1990 dispose que « Le premier tour du scrutin de l’élection du Président de la République a lieu trente jours au moins et quarante jours au plus tard avant la date d’expiration des pouvoirs du Président en exercice. Le mandat du nouveau Président de la République prend effet pour compter de la date d’expiration du mandat de son prédécesseur . L’actuel Président ayant prêté serment le 6 avril 2006, son mandat expire le 6 avril 2011 et celui de son successeur démarre ce 6 avril 2011. On en déduit que le premier tour de la Présidentielle de 2011 se tiendra le 25 février 2011, soit 40 jours avant la date d’expiration du mandat ou le 7 mars 2011 au plus tard, soit 30 jours avant le 6 avril 2011. Face à cette réalité, le peuple béninois est désormais fondé à interpeller ses dirigeants pour exiger des élections bien organisées et un scrutin qui a lieu dans les délais constitutionnels. Il saute ainsi à l’œil que la non installation des membres de la Cena alors que l’institution devrait être mise en place au plus tard aujourd’hui mardi 30 novembre 2010, soit 90 jours avant le mois de l’élection, pose déjà problème. Le sujet doit désormais faire la préoccupation de tous les Béninois pour que des solutions idoines et rapides soient trouvées afin d’éviter toute impasse. Car, à l’allure où marchent les députés et les autres acteurs et institutions impliqués, il faut craindre des retards préjudiciables au bon déroulement des scrutins. Il faut alors insister sur le respect de la Constitution pour qu’aucune éventualité ne conduise à la violer. Sinon, ce sera la porte ouverte à toutes les dérives. Si en présence de la loi des responsables se comportent comme on le voit actuellement, il faut bien imaginer ce qu’il en sera lorsque le pays sera dans un vide juridique. Un sursaut patriotique doit nous amener tous à tourner les regards vers l’organisation des élections de 2011 afin que tout se passe dans la paix. Qui veut la paix devra y travailler pour ne pas avoir à subir la guerre.

Guy Constant Ehoumi

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Malaise social dans les milieux sanitaires : Le gouvernement opte pour le bras de fer

novembre 30, 2010

La grève qui paralyse depuis quelques semaines le secteur de la santé au Bénin risque de ne pas connaître tout de suite une fin. En dehors des agents de la santé réunis au sein du front uni des organisations syndicales de la santé, d’autres corps menacent d’abandonner les malades dans les hôpitaux. A la base de l’escalade qui s’annonce se trouve la décision par laquelle le gouvernement vient de suppléer les 12000 agents en grève par 3000 appelés au service militaire.

Le dialogue entre le gouvernement et le Front uni des organisations syndicales de la santé dans le cadre de la résolution de la crise qui paralyse depuis quelques semaines les hôpitaux du Bénin est définitivement rompu. C’est le moins qu’on puisse dire lorsqu’on s’en tient à l’acte posé hier 29 novembre 2010 par le gouvernement. Face au durcissement de ton affiché par les syndicalistes qui ont décidé de passer désormais à 96 heures de grève par semaine, le gouvernement a en effet choisi de faire recours à 3000 appelés du service militaire d’intérêt national pour suppléer les 12000 grévistes. Cette mesure est entrée en vigueur depuis hier. Le ministre de la santé accompagné de son collègue de la défense nationale a d’ailleurs fait le tour de certaines formations sanitaires pour s’assurer de la mise en œuvre de cette décision prise par le gouvernement pour sauver les vies humaines en détresse dans nos hôpitaux. Dans le rang des syndicalistes, la situation n’a pas manqué de susciter des réactions. Les premières sont venues des praticiens hospitaliers qui n’entendent pas collaborer avec les appelés au service militaire pour des raisons qui leur sont propres. En attendant d’anlyser tous les contours de la question, on peut dire pour l’heure que le ministre Issifou Takpara et le gouvernement qui pensaient avoir trouvé la solution pour contourner les agents de la santé en grève ne sont pas encore au bout de leurs peines.

Affissou Anonrin

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Menaces sur le transport du coton : Les transporteurs réclament 54 millions à la Sonapra

novembre 30, 2010

Le transport du coton des champs et structures de stockage connaitra des perturbations voire un blocage cette année. Les transporteurs réclament le paiement d’une dette de 54 millions de francs CFA environ à la Sonapra pour des prestations antérieures avant de s’engager à nouveau.

Les difficultés que subissent les transporteurs de gros camions au sujet des marchandises mises en régime de consommation directe ont fait resurgir un vieux dossier. Depuis environ quatre ans, ils ont transporté du coton pour le compte de la Société nationale des produits agricoles (Sonapra). Mais ils n’ont pas été payés jusqu’à ce jour. Le montant total de ce que la Sonapra leur doit avoisine 54 millions de francs CFA. Les transporteurs ne veulent plus négocier au sujet de cette dette. Ils réclament le payement de la totalité de la somme sinon ils ne transporteront pas le coton cette année. « Si rien n’est fait, le coton risque de rester dans la brousse » ont martelé les transporteurs. Ces derniers estiment que la situation n’a que trop duré et ils ne sont plus prêts à tourner en rond sur ledit dossier. Cette menace des transporteurs fait ainsi courir un gros risque à la seule culture qui fait entrer plus de devises à l’Etat béninois. Si réellement la menace venait à être mise en exécution, les mois à venir seront des plus difficiles pour les caisses de l’Etat. Non seulement elles ne seront pas renflouées parce que le coton n’aura pas été vendu, mais aussi la perte sera plus grande puisque ce coton va pourrir dans les champs et les paysans ne pourront même pas entrer dans les fonds qu’ils auraient engagés pour la production cotonnière. Il y a donc lieu que l’Etat se penche sur cette dette qui risque de mettre en péril l’économie béninoise.

Guy Constant Ehoumi

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Interview exclusive de Jean Marc Pérono, manager du boxeur Justin Savi : « Il faut que le chef d’Etat béninois sache le mauvais rôle que joue la Fédération de boxe »

novembre 30, 2010

Détenteur du titre de champion du monde de poids plume Wbc-argent après sa victoire aux points depuis le 7 juin 2008 à Cotonou face à l’Argentin Pastor Humberto Maurin, alias «Ragging cow, Justin Savi devait normalement défendre son titre à Cotonou le samedi 20 novembre dernier. Mais cela n’a pas été le cas à cause d’un différend avec la Fédération béninoise de boxe. Le pugiliste béninois était obligé de se rendre aux Etats-Unis d’Amérique pour affronter le Mexicain Alberto Garza. Un combat que Savi a perdu, donc son titre aussi. Ce qui a fait sortir de son gong son manager, Jean Marc Pérono. Voici ce qu’il en dit dans cette interview exclusive.

Justin Savi a perdu son combat contre Alberto Garza. Racontez-nous dans quelles circonstances cela est arrivé ?

Jusitn Savi a été battu aux points, dans des conditions pas justes. Je vous rappelle que le jury était entièrement composé de Mexicains. Ils étaient donc les compatriotes de l’adversaire de Justin Savi. Justin Savi n’a pas été battu à sa juste valeur. Nous étions très loin du Bénin, seuls. Ailleurs, il n’aurait pas été battu ainsi. Il fallait quand même aller défendre notre couronne, malgré ces conditions, au risque de la perdre. Mais à cause des problèmes que nous avons avec la Fédération béninoise de boxe, il ne nous a pas été possible d’organiser ce gala au Bénin afin que Justin Savi défende son titre devant son public. Il aurait pu être mieux si le combat ne s’était pas déroulé dans une atmosphère pas très agréable.

 Après cette défaite qu’on peut qualifier d’amer, quel est le moral de votre poulain ?

Je pense qu’il est très déçu. Mais il sait qu’il y aura d’autres combats pour prouver sa grande valeur …

Quel sera maintenant le futur immédiat de Justin Savi ?

Son futur immédiat sera certainement de faire peut être une revanche dans d’autres conditions et dans un autre pays plus favorable. Mais pour l’instant rien n’est encore décidé. On verra bientôt.

Justin Savi ne serait pas soutenu par sa fédération. Dîtes nous ce que vous savez de la relation entre Justin et sa fédération nationale ?

Justin Savi ne serait pas là où il est aujourd’hui sans des professionnels… dont je fais partie évidemment. Il est carrément en conflit avec la Fédération béninoise de boxe. Il a failli ne pas aller défendre son titre. Justin Savi a été bloqué au consulat de France à Cotonou par la Fédération qui a refusé qu’on lui donne le visa. Il a été dit au consulat que si on le laisse partir, il ne reviendra plus. La fédération ne voudrait pas que Savi me suive. Mais la Fédération à tord à 100%. Car, en 2005, le comité exécutif d’alors, par son président, m’a signé un document signifiant que Justin Savi est libre vis-à-vis d’elle. Autrement, j’ai été officiellement autorisé à être son manger. Aujourd’hui, la fédération dit que l’ancien président est un illettré, c’est pourquoi il a pris telle décision. Mais moi je ne connais pas l’ancien président. Mais le document qui m’a été signé m’a permis d’amener Justin Savi au niveau mondial. Nous travaillerons d’arrache pied afin qu’il soit le premier Béninois champion du monde. Moi, mon rêve, c’est d’organiser un championnat du monde au Bénin. Mais malheureusement, certains Béninois disent qu’ils feront tout pour que Justin Savi ne puisse plus jamais monter sur un ring.

Ah bon !

Mais oui. Des Béninois ne veulent pas que Justin Savi évolue. On est jaloux du jeune boxeur. Mais moi, je suis décidé à faire de lui un champion du monde. Actuellement, je suis le seul à avoir deux champions du monde. Fabrice Tiozzo et Chérifi. Mon troisième champion du monde sera un africain, et ce sera Justin Savi. Je vais y parvenir malgré la réticence de la Fédération nationale. Vous vous rendez compte ! Justin Savi se cache dans son propre pays parce qu’il a peur qu’on lui fasse du mal à partir de vos pratiques occultes. Dans tous les cas, moi je n’y crois pas. Mais je ne peux pas empêcher Justin d’y croire. C’est un africain, c’est un Béninois.

Vous êtes le plus indiqué à parler des qualités et les défauts de Justin Savi. Parlez-nous en alors ?

Justin Savi, je suis effectivement le mieux placé pour parler de lui. C’est le meilleur boxeur de tous les temps, et actuellement le meilleur boxeur africain, malgré sa défaite qui est la première … C’est pourquoi je tiens à lui. Le laisser tomber serait un vrai gâchis. Il a du talent.

Est-ce qu’au Bénin, il en existe aussi d’autres boxeurs de la trempe de Justin Savi que vous suivez déjà peut-être ?

Je pense que Oui. Mais permettez moi de ne pas beaucoup en parler. Parlons pour l’instant de Savi.

Un dernier mot !

Justin Savi et moi, souhaitons boxer au Bénin dans de bonnes conditions. J’espère qu’un jour et très rapidement, les responsables de la boxe comprendront. J’ai une seule envie aujourd’hui, à cause de tout ce qui passe autour de ce boxeur, de rencontrer le chef d’Etat pour lui expliquer le combat que je mène avec Savi. Je voudrais lui expliquer combien de fois ce jeune boxeur est précieux pour le Bénin. Justin Savi est aujourd’hui en contrat avec Don King. C’est un monument de la boxe internationale. C’est un honneur et un privilège pour lui et pour le Bénin.

Propos recueillis par Jean-Marie Sèdolo

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Relecture de la loi portant règles générales pour les élections au Bénin : L’Assemblée range la Lépi et adopte la liste ad ‘hoc sur fond de tension

novembre 30, 2010

Les députés ont dit bye-bye à la Lépi pour les élections de 2011.  C’est à travers la seconde délibération de la  loi n° 2010-33 portant règles générales pour les élections en République du Bénin. C’est par 47 pour, 33 contre et une abstention que cette disposition a été adoptée.  Déjà la mouvance menace de saisir la Cour.

47 voix pour, 33 contre et une abstention. Tel est le verdict qui a sanctionné la relecture de la  loi n° 2010-33 portant règles générales pour les élections en République du Bénin. L’Assemblée Nationale a adopté, en sa séance du  23 août 2010, ladite loi pour la première fois, puis une seconde fois en sa séance du 27 septembre 2010 à la faveur de la deuxième lecture sollicitée par le président de la République suite à la décision DCC 10-116 du 08 septembre 2010 rendue par la Cour Constitutionnelle.

Au cours de cette seconde lecture, c’est de fond en comble que la loi a été modifiée. Ainsi, une liste ad’hoc a été adoptée pour remplacer  la Lépi. En clair, les élections de 2011 auront lieu sur la base d’une liste électorale qui sera différente de la Lépi en cours de réalisation. Cette liste est inspirée des données géographiques et électorales du pays. C’est du mois ce que disent les dispositions transitoires de la loi 2009-33. Les députés en ont décidé ainsi hier à l’hémicycle dans une atmosphère surchauffée. Selon les termes des articles 134 ; 134,1 ; 134,2 en cas d’indisponibilité de la liste électorale permanente informatisée (LEPI) dans le délai prévu à l’article 31 de la loi n° 2009-10 du      16 mai 2009, les élections sont organisées selon les dispositions transitoires libellées comme suit  : « Conformément aux dispositions de la loi 2009-33 notamment en son article 31, la Liste électorale permanente informatisée (LEPI)  doit être prête au plus tard soixante (60) jours avant la date du scrutin. Si au terme de ce délai la liste n’est pas établie, la Commission électorale nationale  autonome (CENA) sur la base des données géographiques (cartographie censitaire) et des données électorales (recensement électoral national approfondi)  disponibles  établit la liste électorale. Mieux, conformément aux dispositions de la loi 2009-33,  la CENA dès son installation prend toutes les dispositions pour établir une liste électorale ad ‘hoc transparente nécessaire au bon déroulement du scrutin ». Sur la base de la liste ad’hoc « Nul ne peut être admis à voter dans une localité si son nom ne figure pas sur la liste électorale de cette localité. A l’exception des agents des forces de l’ordre régulièrement en mission et visés aux articles 61 et 70 de la présente loi, nul ne peut être admis dans le bureau de vote s’il est porteur d’une arme quelconque, apparente ou cachée. Il est interdit en outre d’introduire des boissons alcoolisées dans les lieux de vote » précise l’article 62.

 Echec des négociations informelles initiées par l’opposition

En prélude au vote d’hier, l’opposition a initié une concertation parlementaire entre la majorité (opposition) et la minorité (mouvance) pour rechercher un consensus sur le point de la liste électorale, la composition de la Cena etc. Les débats ont achoppé autour de la liste électorale. A en croire le député Eric Houndété  «  l’heure de la vérité a sonné ». « Nous avons eu droit à des décisions de la Cour qui signifie qu’il n’y a rien d’autre à faire que sa volonté. On dirait qu’il y a 83 autres députés à la Cour qui légifèrent à la place du Parlement. Est-ce que nous pouvons introduire des dispositions transitoires ? Il me semble que la Cour a dit non. Mais puisque le consensus est à valeur constitutionnelle alors si nous obtenons le consensus autour de la question, elle passera. Est-ce que mes collègues veulent de l’élection ?», s’est interrogé l’honorable Houndété. Son collègue Augustin Ahouan-voébla abondera dans le même sens. Il s’est demandé pourquoi les sages de la Cour veulent imposer au peuple béninois une Lépi mal réalisée et indisponible pour les échéances prochaines au regard de la loi. « Nous avons constaté que la Cour a pris partie. La Cour constitutionnelle ne nous empêche pas de mettre les dispositions transitoires. Mais elle veut nous amener à adopter un outil mal organisé, mal réalisé. Nous avons les délais compressifs. Il s’agit du 15 novembre pour démarrer l’affichage de la Liste électorale informatisée provisoire (Leip). Puis le déboulonnage   qui doit durer deux à trois mois. On nous impose la Léip  lors de nos discutions alors qu’elle n’est pas disponible », argumente l’honorable Ahouanvoébla. « C’est une évidence que nous n’aurons pas la Lépi pour 2011. Nous avons dit qu’on ne doit pas utiliser les supports inamovibles. Mais c’est ce qui est fait.  Résultats, il y a eu 30% de données perdues… La situation est catastrophique… On a tenté de récupérer avec les ordinateurs en panne. Le vrai concepteur de la Lépi, M Félix Sessou a démissionné depuis  huit mois de la Miréna » alarme l’honorable Janvier Yahouédéou.  Pour le député Rb Epiphane Quenum , c’est sous la houlette du clergé béninois que l’opposition et la mouvance ont accepté de discuter. « Nous avons eu un accord sur nos désaccords » dira t-il pour situer le contexte de la création du groupe de négociation informelle instauré entre les députés à l’Assemblée. « Les négociations informelles initiées à l’Assemblée sont transformées en conférence des présidents. Mieux, les hauts responsables Fcbe et même le chef de l’Etat sont impliqués. Nos collègues sont revenus avec une proposition de 15 articles. Nous leur avons demandé copie mais ils n’ont pas voulu nous en donner », restitue le député  Jean Baptiste Edayé .  Pour mieux se faire comprendre le député Quenum expliquera ce que dit l’amendement de l’opposition dans les dispositions transitoires.  «  Les données géographiques et électorales sont respectivement  les données de la cartographie censitaire et les résultats du recensement porte à porte. Ce que veulent les collègues, c’est le prolongement des délais de la Cps et la Mirena au 31 janvier.  Quand allons- nous  corriger la liste électorale dans ce cas ?» s’interroge-t-il pour justifier le fondement de sa proposition de la liste ad’hoc.  

La mouvance conteste et se tourne vers la Cour

« La liste ad’hoc proposée par l’opposition n’a aucune garantie de transparence et de crédibilité. Comment veut-on réaliser une liste transparente avec  les données d’une Lépi pourrie ? On me demande de dire ce qu’il faut faire si la Lépi n’est pas disponible. Qu’est ce que vous appelez liste ad’hoc » s’est exclamé l’honorable  Soulé Sabi Moussa. Le député  Amadou Taïro indexe ceux qui alarment  « inutilement » les populations. « Le souci c’est de savoir comment aller aux élections de façon paisible et transparente. L’amendement qui  vise une liste ad ‘hoc ne garantit pas la transparence » a-t-il martelé. « Les concertations ne sont pas initiées par la majorité présidentielle. Mais de bonne foi nous avons répondu à l’appel de nos collègues de l’opposition.  Aujourd’hui, ils veulent nous piéger. Les listes seront confiées à la Cena pour élaborer la liste électorale et établir les cartes d’électeurs. La Cour a pris une décision pour dire que nous devons garantir la transparence et éviter de reculer.  Ils veulent nous associer à la fraude. L’amendement qu’on nous présente ne nous engage pas. Si les dispositions transitoires doivent être proposées, elles doivent tenir compte de l’étape actuelle de la Lépi », a indiqué l’honorable Dègla.   « Tout en sachant que nous ne pouvons pas parvenir à un consensus, il est inutile que nous perdions de temps », arbitrera le président Nago. Il soumet la loi 2010-33 au vote. L’opposition l’emporte avec 47 voix. A la sortie, les députés Dègla et Sabi Moussa menacent de se confier à l’arbitrage de la Cour constitutionnelle.

Les dispositions transitoires querellées

 Article 134 : En cas d’indisponibilité de la liste électorale permanente informatisée (LEPI) dans le délai prévu à l’article 31 de la loi n° 2009-10 du      13 mai 2009, les élections sont organisées conformément aux dispositions transitoires ci-après :

 Article 134.1 : Conformément aux dispositions de la loi 2009-10, notamment en son article 31, la Lépi doit être établie 60 jours avant la date du scrutin. Si à l’arrivée de ce délai, la Lépi n’est pas établie, toutes les données géographiques et électorales du Rena disponibles au niveau du Centre de traitement (Cnt) de la Cps-Lépi et de la Miréna sont mises à la disposition de la Cena dès son installation.

 Article 134.2 : Conformément aux dispositions de l’article 42 de la loi 2009-10, la Cena à son installation prend toutes les dispositions pour confectionner une Liste électorale ad’ hoc exhaustive et transparente pour assurer un bon déroulement des prochains scrutins.

Tobi Ahlonsou

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