Sortie de crise politique et sociale à la béninoise : Boni Yayi peut créer la surprise

octobre 28, 2010

Le niveau atteint il y a quelque temps par la crise politique et sociale fait craindre le pire pour les jours et semaines qui nous séparent de l’échéance de 2011. Cependant, ces derniers jours, des éléments, tirés aussi des actes que du discours du Chef de l’Etat, font dire que le pire n’arrivera pas. Car, fidèle à sa réputation, le Bénin pourrait encore étonner le monde.

Boni Yayi a choisi de tourner le dos à ceux qui veulent le pousser dans le trou et avec lui tout le Bénin. C’est du moins ce que laissent dire certains faits et actes tirés de l’actualité et dont le mérite revient, entre autres, au numéro 1 des cauris. Le Chef de l’Etat est en train de créer la surprise. Au commencement et au plus fort de la crise fut cette salutaire décision de mettre fin à l’interdiction controversée des manifestations publiques se rapportant à l’affaire Dangnivo. Même si on peut considérer que c’est sous la pression des forces politiques et sociales que le Gouvernement a dû se raviser, il faut reconnaître qu’il s’agissait d’une décision qui a permis de faire baisser la tension sociale. Et le mérite en revient au premier chef à Boni Yayi. Puis ce fut la tournée du Chef de l’Etat dans le septentrion. Une tournée au cours de laquelle le discours était à l’apaisement, à la nécessité de dialoguer, de taire les querelles pour penser développement. L’étape de Sèmèrè où couvait une grave tension est à ce titre très évocateur. Boni Yayi s’est évertué à toucher les cœurs pour passer son message de paix. Là encore, on peut parler de stratégie politique pour appâter les électeurs. Il n’empêche que c’est un acte positif à saluer. Tout comme on a dénoncé les propos belliqueux mis en son temps, à tort ou à raison, sur le compte du Chef de l’Etat. Enfin, chacun remarquera que depuis quelque temps, on ne parle plus de meeting perturbé ou interdit dans les localités où cela était fréquent. C’est dans cette ambiance plus ou moins apaisée et dont il faut se féliciter que les ténors de l’opposition ont fait leur dernière tournée dans le septentrion. Autre élément nouveau à mettre à l’actif du régime Yayi et qui pourrait faire baisser davantage la tension, c’est la rencontre programmée ce jour entre les travailleurs du ministère des finances en grève et leur ministre de tutelle. En effet, tant qu’on peut se parler, tant que le dialogue est possible, il n’y a pas de problème insoluble. C’est donc là un signe d’ouverture qu’il était important de relever tout comme on a crié haut et fort quand on a senti la volonté du Gouvernement d’engager un bras de fer avec les forces syndicales, sociales et politiques. C’est vrai que pour ces derniers il n’y a jamais d’acquis définitif quand il s’agit de la conquête des libertés et de la lutte pour la préservation de la paix. Il y a toujours en effet ceux là dont le sport de prédilection est de foutre le bordel là où ils sont. Comme ces personnes qui ont choisi de saccager des affiches publiques on ne sait sur instruction de qui. On se refuse de croire qu’en même temps qu’il prône le retour à la paix, il commandite des actes susceptibles de la détruire. De même on l’attend sur le dossier Lépi où il devra se démarquer de la démarche jusqu’auboutiste actuelle et ses défenseurs. Boni Yayi devrait refuser de suivre ces derniers, il doit montrer sa bonne foi dans ce dossier. Visiblement, il en a la volonté à en juger par tout ce qui précède. Qu’il s’en donne maintenant les moyens. Il peut bien créer la surprise.

Euloge Badou

Destruction systématique des affiches de l’opposition sur le rejet de la Lépi : Encore une grossière erreur du camp Yayi

octobre 28, 2010

Dans sa stratégie de communication visant à populariser son argumentaire sur le rejet de la Lépi, l’UN a conçu des affiches géantes. Mais à peine posées, ces affiches sont vandalisées par le camp Yayi. Une grossière erreur de plus qui n’était pas nécessaire, au regard de la réplique qu’elle a engendrée.

«Si le gouvernement voulait nous aider à atteindre nos objectifs, il ne pourrait mieux trouver à faire». Tel est le commentaire d’un responsable de l’Union fait la Nation (Un) qui constatait les actes de vandalisme auxquels l’on s’était livré sur les affiches qui tendaient à justifier le rejet d’une Lépi réalisée dans la controverse et l’affrontement. Depuis quelques semaines en effet, les affiches posées sur les panneaux aussi bien à Cotonou qu’à Porto-Novo sont systématiquement arrachées à la faveur de la nuit. Sans désemparer, l’Un les remplace tout aussi promptement le lendemain pour voir le même scénario de destruction se reproduire la nuit suivante. Ainsi, dans la nuit du 25 au 26 octobre 2010 à Porto-Novo, personne ne s’était étonné de voir des individus s’en prendre aux affiches «anti-lépi» devant la Haute Cour de Justice et le parlement. Sauf qu’à la surprise des spectateurs éberlués, les vandales se sont avérés être des agents des forces de sécurité publique. C’étaient précisément des agents de la brigade territoriale, autrement dit, des gendarmes. Une telle information ne pouvait qu’indigner le candidat Houngbédji et l’Union fait la Nation qui ont aussitôt décidé d’une marche de protestation. Une manifestation qui fera encore monterle mercure. Une complication inutile dont la mouvance de Yayi aurait dû nous faire l’économie en laissant simplement prévaloir les règles de la démocratie. Le contexte de cette nouvelle complication n’offre aucune justification au camp présidentiel car, en réalité, ce n’est rien de plus que l’expression pacifique d’un droit Constitutionnel. L’on se souvient encore comme si c’était hier de la croisade citoyenne contre la révision de la constitution en 2005. Mathieu Kérékou était alors au pouvoir et avait les moyens et les arguments pour empêcher cette campagne qui ne pouvait se justifier que par la spéculation. Mais il a pourtant laissé faire. La démocratie s’en est trouvée grandie et l’alternance que le peuple de tous ses vœux appelait a pu avoir lieu. Ainsi est arrivé Boni Yayi. Mais le président semble avoir oublié l’histoire, laissant son entourage et, plus grave, des hommes en uniformes zélés et opposés à l’exercice des libertés, commettre des actes répréhensibles. Si c’est pour contraindre et conditionner le peuple à accepter une Lépi bâclée, c’est raté, car, ces actes de vandalisme ont éveillé la curiosité des citoyens qui, désormais avisés, entendent protester. Un échec lamentable en somme pour une mouvance liberticide, mais surtout, un motif d’inquiétude, au regard de la grave violation des dispositions de notre loi fondamentale qu’une certaine frange des agents des forces de sécurité publique semble avoir lu de travers.

Grégoire Amangbégnon

Présidentielle de 2011 au Bénin : Késilé Tchalla veut en découdre avec Yayi

octobre 28, 2010

Mars 2011 approche à grands pas. Tous les états-majors des présidentiables béninois se préparent activement. Une candidature de Késilé Tchalla est de plus en plus envisagée. Mais ce ne serait qu’en cas de désistement de Abdoulaye Bio Tchané.

Et si Késilé Tchalla était candidat à la présidentielle de mars 2011 au Bénin ! Il y a quelques mois, la question a agité les esprits et les milieux politiques de notre pays. Plus qu’une simple rumeur ou vue de l’esprit, cette question doit être traitée avec beaucoup plus de sérieux. Car sur le terrain, des actes qui ne trompent pas sont posés par et pour le compte de l’ancien ministre de la santé du docteur Boni Yayi. De sources très proches de Késilé Tchalla, sa candidature est envisagée avec beaucoup de sérieux et de conviction. Mais à la seule condition que Abdoulaye Bio Tchané – affectueusement appelé Abt – ne soit pas candidat. Ce qui n’est pas vraisemblable.

En effet, au vu de la mobilisation autour de la candidature de l’actuel président de la Banque ouest-africaine de développement (Boad), cette issue est peu envisageable. Mieux, Abt descend de plus en plus sur le terrain. Il est présent ou se fait représenter dans toutes sortes de manifestations. Qu’elle soit politique, culturelle, sociale ou sportive, Abdoulaye Bio Tchané ne lésine plus sur le temps et les moyens pour se faire remarquer. Il était à Comè pour un tournoi de football. A la rentrée, Abt a offert des lots de fournitures scolaires aux apprenants. Il y a quelques jours seulement, il est allé au secours des sinistrés des inondations au Bénin etc. Voilà des actes concrets qui renseignent sur les vraies ambitions du président de la Banque ouest-africaine de développement pour la magistrature suprême au Bénin.

Des pressions qui peuvent déranger

A l’évidence, Abt et ses partisans ne feront pas tout cela pour se retirer au dernier moment. Surtout quand on sait que le groupe politique G13 conduit par l’honorable Issa Salifou ne jure que par sa candidature. Idem pour d’autres formations ou regroupements politiques. A plusieurs occasions, ils l’ont fait savoir. Et ce serait très difficile pour ce candidat de jeter l’éponge au dernier moment. Et pourtant, l’éventualité est réelle.

Depuis que la candidature de Abdoulaye Bio Tchané est prise au sérieux, il subit des pressions de tout genre. Passons les intimidations et autres menaces des partisans de Boni Yayi. Ce dernier n’a cessé, par lui-même ou par personnes interposées, de lui demander de ne pas se présenter comme candidat à la présidentielle de mars 2011. Pire, c’est un pays européen ayant des liens séculaires avec le Bénin, et surtout la réputation de faire et de défaire les chefs d’Etat africains, qui lui met la pression dessus pour les mêmes motivations. Alors, Abt pourrait céder à ces pressions qui viennent de partout afin qu’il ne soit pas un handicap pour Boni Yayi dans la partie nord-ouest de notre pays

Et Tchalla arrivera

Et c’est à ce moment que Késilé Tchalla pourrait entrer dans la danse. Les mêmes sources proches de l’ancien ministre de la Santé précisent que ce dernier soutient fermement Abdoulaye Bio Tchané, et il fait tout pour qu’il soit candidat. Mais au cas contraire, il va prendre sa place pour la course au fauteuil présidentiel.

En tout cas, tout le monde sait que les relations entre Boni Yayi et son ancien ministre de la santé se sont sérieusement détériorées. Ce dernier n’aurait jamais digéré la manière dont il a été viré du gouvernement. Le poste pompeux de conseiller du président dont Yayi gratifie ses ministres limogés a été rejeté par Késilé Tchalla. Il a même refusé de rencontrer son ancien ami président. Malgré l’insistance et les nombreuses démarches de ce dernier. Donc apparemment, il a un compte à régler avec lui. Et il n’entend pas que le candidat Boni Yayi profite des voix de sa région natale qu’est la Donga pour se faire réélire. C’est d’ailleurs ce qui fonderait sa candidature au cas où Bio Tchanè qui partage le même fief électoral que lui se désisterait. Autrement, il fera campagne aux côtés de Abt candidat.

Pascal Hounkpatin

Réaction du maire d’Akpro-Missérété à propos du plan de ratissage : « La moyenne fait un kit pour quatre villages par jour pour plus de 16 000 personnes »

octobre 27, 2010

Le maire de la commune d’Akpro-Missérété ne partage pas la pertinence du plan de ratissage des pétitionnaires de l’Ouémé-Plateau. Il fustige la démarche de la Cps/Mirena qui exclut les élus communaux de leur espace décisionnel en dépit de sa lettre aux instances dirigeantes de l’opération. Il prône la relance de la phase d’enrôlement au regard des ratés et des violations graves de la loi 2009-10 qui régit la Lépi. Un seul kit ne pourra pas faire le tour des 42 villages en dix jours à en croire le Maire Michel Bahou d’Akpro-Missérété

La Cps et la Mirena viennent de lancer un plan d’urgence de ratissage des pétitionnaires non enrôlés dans l’Ouémé-Plateau. Votre commune aura dès vendredi 29 octobre  un kit mobile qui va circuler pendant dix jours. Comment  vous avez accueilli la nouvelle ?

C’est une mauvaise nouvelle parce que les gens s’entêtent toujours. Ils font l’effort de ne pas entendre ou comprendre nos griefs contre leur démarche.  Nos observations faites sur le terrain ne leur disent rien. J’ai écrit à la Cps, la Mirena et le préfet pour signaler les ratés. Les opérations n’ont pas été étudiées et muries. Ils ont fait un travail totalement bâclé, truqué et tronqué. Nous remettons la totalité de ce travail de la phase biométrique en cause. Normalement tous les acteurs devraient se retrouver pour faire le point des réussites et des ratés depuis le lancement.  Pour ce qui concerne les récépissés délivrés aux pétitionnaires, il y en a en couleur et d’autres en blanc noir. Dans presque toute ma commune, ce sont les photos blanches et noires. C’est contraire aux dispositions de la loi. Pour la plupart des pétitionnaires enrôlés, les opérateurs ont capté deux doigts seulement. Autrement, d’après la biométrie 90% de mes populations sont  handicapés. Elles n’ont que deux ou quatre doigts. Si vous prenez les résultats de ma commune, vous constaterez qu’il y a eu des extrapolations. Et si vous consultez les registres consacrés aux pétitionnaires omis, il y a tellement d’inscrits par village. Est-ce que celui qui est à cinq kilomètres pourra abandonner ses occupations pour venir faire le rang derrière un kit mobile. J’ai 40 villages dans ma commune. On parle d’un kit mobile sur dix jours. Est-ce que c’est par minute ou seconde que le kit va parcourir les villages. La moyenne fait un kit pour quatre villages par jour. Est-ce possible ?

Êtes-vous été associé à ce plan de ratissage à l’instar de votre collègue de la commune de Porto-Novo qui a fait des recommandations entérinées par la  Cps et la Mirena ?

Les gens font leur Lépi unilatéralement. Vous ne pouvez pas demander des renseignements et l’avoir auprès des structures chargées de la Lépi. Nous n’avons pas été associés ni de près ni de loin à cette pagaille qu’ils organisent sur mon territoire communal. Cette Lépi est à ranger. Les responsables devront contacter les élus et nous allons tenir une séance de travail pour nous permettre de poser des questions d’éclaircissement afin de relancer toute l’opération. Dans ce cas, tous les kits doivent revenir avec les opérateurs.  Ensemble (Cps, mirena, Ccs et élus communaux), nous allons arrêter un calendrier. Pour enrôler les populations conformément aux dispositions de la loi.  Nous devons relancer la phase de biométrie si les seigneurs de la Lépi veulent nous écouter. La Lépi dans sa forme actuelle est un drame.  Et, c’est parce qu’on injecte des milliards que le Béninois s’entête à continuer. Mon inquiétude, c’est que 90% des populations d’Akpro-Missérété ne pourront aller pas aux élections de mars 2011si nous utilisons la Lépi actuelle.

Vous semblez vous soustraire de cette nouvelle opération alors que c’est une chance pour votre commune pour rattraper le retard accusé. Appellerez- vous les populations à la mobilisation ou à la démobilisation ?

Non. Je vous demande qui pourra quitter 30 kilomètres pour venir s’enrôler ? Nous devons nous entendre sur le minimum. Il y a près de 14 675 noms omis, non introduits dans les kits. Aussi on ne me dit pas au préalable par quel procédé ceux là seront pris en compte par la biométrie. Et on lance une nouvelle phase de ratissage. Est-ce qu’ils ont diagnostiqué les causes de l’échec des quatre jours de prolongation ?  Le kit est mobile d’accord. Mais il pourra aller vers 16 000 personnes ? C’est extraordinaire leur solution. C’est impensable, inimaginable qu’un intellectuel de ce rang cafouille de cette manière. Ils sont plus avertis que ce qu’ils nous proposent comme solution. C’est du trompe l’œil pour se faire bonne conscience.

Quel appel avez-vous à lancer à la communauté internationale ?

Les partenaires techniques foncent. Ils envoient les milliards en dépit de nos cris d’alarme. C’est déplorable.  Les aides qu’ils nous portent doivent être utilisées au profit du développement. Mais malheureusement, ces aides à la réalisation de la Lépi deviennent un outil de destruction, un outil de menace à la paix. C’est un plan de destruction de la paix et la démocratie du  Bénin qui est en marche.

Propos recueillis par Tobi P Ahlonsou

Enregistrement des données biométriques à Calavi : Le Chef quartier Pierre Houézo et les siens sensibilisent les populations d’Agori

octobre 27, 2010

Après la phase du traitement des données qui a suivi celle du recensement porte-à-porte, quelques localités du pays abritent depuis une semaine la phase d’enregistrement des données biométriques. Et c’est pour amener tous les habitants d’Agori à se faire enregistrer que le Chef du quartier Agori M. Pierre Houézo  et son équipe ont entamé depuis le début de l’opération à Calavi une campagne de sensibilisation et d’information à l’intérieur du quartier.

Le processus de la réalisation de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi) a entamé depuis quelques jours dans certaines localités du pays une nouvelle phase. Il s’agit de la phase d’enregistrement des données biométriques. A Calavi certains citoyens s’acquittent déjà de leurs devoirs et se font enregistrer dans les postes installés dans les quartiers. Et c’est pour amener les populations de ses quartiers à se faire enregistrer que le Chef du quartier Agori M. Pierre Houézo et ses conseillers sensibilisent depuis le mercredi dernier les habitants à cette phase d’enregistrement des données biométriques. Et pour atteindre leur objectif M. Pierre Houézo et les siens ont choisi de descendre dans les agglomérations pour apporter l’information à la population. Aussi, ils ont dépêché sur le terrain les crieurs publics qui, de jour comme de nuit, relayent l’information. « A part les élections, la Lépi est un outil efficace de développement. Allez-vous faire enregistrer», tel est le message porté partout sur les lieux et par les crieurs et conseillers. Selon les témoignages recueillis sur le terrain, c’est cette descente de l’équipe de M. Houézo qui a contribué à l’affluence que connaissent les postes d’enregistrement d’Agori depuis le dimanche dernier. A en croire M. Houézo, leur mission ne va pas s’arrêter en si bon chemin. Aussi promet-il de poursuivre la sensibilisation jusqu’au moment où la Liste électorale permanente informatisée sera une réalité.

Victorin Fassinou

Détournement de 206 parcelles à Dangbo : L’Igaa donne raison au maire Gnonlonfoun Clément et Fikara (Les anciens maires, préfets, Ddhu et l’Ign accablés)

octobre 27, 2010

Enfin le maire de Dangbo Clément Gnonlonfoun et son mentor politique le questeur Sacca Fikara peuvent se frotter les mains. Le combat politique pour la transparence dans la gestion des affaires publiques qui a valu la prison au maire Gnonlonfoun connait désormais son épilogue. L’Igaa  a déposé son rapport d’enquête qui indique le détournement de 206 parcelles du patrimoine foncier de la mairie de Dangbo par les anciens maires, préfet, Ddhu et l’Ign.

La commission d’enquete sur le lotissement dans la commune de Dangbo a déposé enfin son rapport. Il fait cas de 206 parcelles volées au patrimoine communal. La commission de l’inspection générale des affaires administratives dirigées par les inspecteurs Lucien Hounkpè, Antoine Hedji et l’administrateur Epiphane Nombimè a épinglé au cours de son investigation plusieurs personnalités politiques et techniques dans ce dossier sulfureux. Il s’agit notamment de l’ancien maire de Dangbo, du préfet, du directeur départemental de l’habitat et de l’urbanisme, de l’institut géographique national. La commission a relevé des cas de détournement  de parcelles par des jeux de manipulations et de tripatouillages des documents urbanistiques (écrits et graphiques) imputables à l’Institut géographique national. De même, il y a eu beaucoup de laisser aller dans la conduite technique des travaux  et la gestion financière des lotissements. Il s’agit de  «fraudes foncières   massives de 206 parcelles ; la non application des surfaces prévues par l’urbaniste ; le morcellement par le géomètre (Ign) de plusieurs équipements prévus par l’urbaniste et adoptés par les commissions locale et départementale ; les réductions par l’Ign des équipements prévus par l’urbaniste pour créer des surfaces attribuées à des personnes inexistantes au répertoire d’état des lieux ; les attributions de parcelles par des jeux de création effectuées par le géomètre etc ». Mieux, la commission  Hounkpè confirme qu’il y a  « usurpation par l’ign d’attribution contractuel-lement dévolue au cabinet  »Planuba » du fait de la prise en charge et l’élaboration du plan parcellaire couvrant la tranche A des travaux de lotissement de la ville de Dangbo. Les 206 parcelles correspondent à un déficit de 28 773 mètres carrés. Ce qui a engendré des manque à gagner pour d’autres et des paiements indus, «le tout ayant pour effet de dissiper les ressources mobilisées à des fins inavouables et inavouées dans un contexte de progression caractérisée par le non achèvement des travaux » Sur les 90 446 000F à verser aux partenaires techniques, 55983 357f sont payés  à titre d’honoraires à l’Ign, Planurba, Ddhu  sans justification fondée. Sur un contrat de 13200000f, l’Ign a reçu 9 059 000f  soit un dépassement de paiement de 4 141 000f en violation des clauses contractuelles et dans un contexte de travaux réalisés à 25%. Tandis que Planurba a un manque à gagner de 679 800f avec des travaux réalisés à 90%. La direction départementale de l’habitat et de l’urbanisme a reçu 300 000f sans que les travaux de suivi n’aient jamais eu lieu à ce jour. Au titre des dépenses diverses, il y a un dépassement de 13 485 372f alors que le fonds réservé à  l’ouverture des voies à hauteur de 148% est dilapidé. Ces détournements rendent de fait la poursuite des opérations de lotissement impossible dans la commune.

Les mesures urgentes à  mettre en œuvre par le maire Gnonlonfoun

Par mesures conservatoires, il est recommandé au  maire de  prendre un arrêté portant dissolution du comité de lotissement  abrogeant ainsi l’arrêté 2004 ; la prise d’un arrêté portant réintégration de 206 parcelles dans le patrimoine de la commune de Dangbo ; la résiliation d’office du contrat de l’Ign ; la signature d’un contrat de maitrise d’ouvrage délégué avec une structure appropriée pour la gestion des lotissements de la commune ; la constitution d’un huissier de justice pour le recouvrement de toutes les ressources en nature et en numéraires identifiées comme étant détournées, y compris celles à identifier à l’issue des travaux d’évaluation et d’apurement des charges diverses. La commission donne ainsi plein pouvoir au maire Gnonlonfoun d’agir. Au titre des mesures générales, il  est recommandé au maire d’organiser les séances de restitution publique des résultats des enquêtes. Le peuple connaitra dès lors ses vrais défenseurs dans la commune de Dangbo. Le maire Gnonlonfoun mis sous les verrous, humilié. A dangbo, il faut vivre longtemps pour voir des choses et leurs contraires. Les adeptes du changement courbent tout simplement l’échine devant le questeur Fikara.

Tobie P. Ahlonsou (Coll)

La rigueur ne fait pas la Nation

octobre 27, 2010

Monsieur Clotaire Koupaki se fraie un chemin dans la forêt politique de son pays, le Bénin.  » Son  » parti, sinon le parti qu’il préside, l’Union pour la Cause Républicaine, (UCR) a tenté d’attirer les projecteurs de l’actualité sur son leitmotiv,  » La Rigueur Fait la Nation « . Sauf le titre du président du parti, Professeur de Droit des Universités du Bénin, faisons la remarque que la sortie politique de Monsieur l’opposant légal n’a retenu l’attention d’aucun chroniqueur. Même s’il est vrai que le plus en vue d’entre eux, Jérôme Carlos, est actuellement en congé intellectuel, il n’était pas évident qu’il eût consacré un billet à la sortie médiatique de ce parti de l’opposition dite légale. Il se pose donc un problème d’intérêt et cela renvoie à une formule d’école de journalisme :  » Un chien mord un homme, il n’y a pas de l’information. Un homme mord un chien, il y a de l’information « . La déclaration de l’UCR n’a mordu personne et son leitmotiv pose un problème juridique et philosophique.

D’abord, le parti UCR se réclame de l’opposition légale. Se réclamer de l’opposition légale dans une démocratie est d’abord une tautologie avant de suggérer de l’inquiétude. Pourquoi l’opposition peut-être donc illégale dans une démocratie adulte de vingt ans ? Il existe un statut de l’opposition au Bénin. L’illégalité résiderait-elle aux méthodes attentatoires à la constitution, à la sûreté de l’Etat ? Le parti que préside Monsieur Clotaire Koupaki n’en dit rien, et nous plonge dans les fantasmes de l’anxiété. Le paradoxe, sinon la contradiction est que le parti, l’UCR n’a pas fait (ou n’a pas rendu publiques) les formalités requises pour se réclamer de l’opposition conformément à la loi sur le statut de l’opposition et du décret d’application y afférent. Il n’y a pas pire illégalité que le refus non déclaré de se conformer à la légalité. De ce point de vue, se réclamer de l’opposition légale est un courant d’air !

Ensuite, sur le fond, il est question de maniement de deux concepts à savoir la Nation et la République. Question d’élève au maître :  » La Rigueur fait-elle la Nation ? « . La Nation est une personne juridique constituée par l’ensemble des individus composant l’Etat, mais distincte de ceux -ci et titulaire du droit subjectif de souveraineté. La Nation, est un groupe humain, généralement vaste et conscient de son unité et mu par la volonté de vivre ensemble. Par contre la République est une organisation politique de la société, de la chose publique. C’est Rousseau qui nous éclaire :  » J’appelle donc République tout Etat régi par des lois, la monarchie elle-même est république « . La rigueur fait appel à la rectitude, à la fermeté, la netteté, l’austérité et l’obligation. Pour que la rigueur s’exprime, il faudrait que les conditions de son exercice soient effectives. Dans le cas d’espèce, nous sommes alors dans une République. La rigueur ne peut donc pas faire la nation car nous sommes du domaine du vouloir, un vouloir collectif précaire. Si la rigueur faisait la Nation, la Corse ne tenterait pas toujours de s’écarter de la France. La contraposée voulue par le Professeur de Droit des Universités ne cadre pas avec sa pensée pourtant, si généreuse et profonde. Cette contradiction, on peut la lire dans le raisonnement qu’il nous propose en fin de discours :  » De l’espoir, il y en a pour notre pays, le Bénin, et nous allons nous y mettre pour gagner le pari du développement. La rigueur, c’est notre engagement républicain. Il nous faut emprunter désormais la voie de la fermeté pour une gestion efficace de l’Etat ; d’où notre adhésion à la grande alliance  » La Rigueur Fait la Nation « . En somme, la formulation du slogan  » La Rigueur fait la Nation  » n’est pas une conclusion de démonstration, c’est une juxtaposition de mots pour faire un effet contraire à  » l’Union Fait la Nation « . Comme nous venons de le montrer, c’est l’union qui fait la Nation comme nous l’enseigne si bien Renan et, bien avant lui, Voltaire avec son ouvrage :  » Essai sur les mœurs et l’esprit des nations « . On doit être rigoureux lorsqu’il s’agit de discours politique. Surtout, les universitaires n’ont pas droit à la lassitude qui conduit à forger des slogans pour le plaisir de s’opposer à d’autres. Le discours politique universitaire doit être revu et corrigé surtout quand il provient des théoriciens du droit. Voilà pourquoi, il est souhaitable de confier ces genres de discours aux énarques de cabinet qui ont été moulus dans l’usage des mots. Il n’est donc pas encore tard pour que le Président de l’Union pour la Cause Républicaine (UCR) ait un cabinet d’énarques pour lui relire ses discours !

Herbert Houngnibo

Elections présidentielles et législatives de 2011 : Pourquoi une Lépi forcée n’arrange ni Yayi ni le Bénin

octobre 27, 2010

Le gouvernement béninois malgré l’opposition affichée de plusieurs composantes de la société s’est résolument inscrit dans la logique d’une réalisation forcée de la liste électorale permanente informatisée (Lépi) avant mars 2011. Aussi, tout semble mis en œuvre pour atteindre cet objet, ce qui laisse clairement transparaître que Boni Yayi n’a pas encore compris qu’une Lépi forcée ne l’arrange nullement, encore moins le Bénin.

Entre une Lépi contestée source de tension et une redéfinition des règles du jeu pour un large consensus, Yayi a déjà fait son choix. Le chef de l’Etat penche pour la première option. Il ne veut plus rien entendre si ce n’est pour l’encourager à persévérer. Ainsi, avec la complicité de certains partenaires au développement, il fonce droit dans le mur, conscient de ce qu’une Lépi forcée n’arrange personne, encore moins le Bénin. A preuve, les opérations de recensement des données biométriques dans les départements de l’Ouémé-Plateau sont loin d’être clôturées. Un délai de dix jours sont accordés aux populations de ces deux départements pour se faire recenser. Une prorogation qui s’impose certes mais qui est encore loin d’être la solution au problème posé. Dans dix jours, est-on assuré de ce que les populations des zones sinistrées auront retrouvé leur équilibre après les dommages subis au point de penser à la Lépi ? Et puis il y a que, de plus en plus, personne ne maîtrise la pluviométrie dans notre pays, ce qui peut compliquer davantage les choses. Déjà on a connu deux prorogations, Une situation qu’on aurait pu éviter. Le comble, c’est ce que peut entraîner une Lépi forcée pour un pays. Des résultats contestés, un scrutin non transparent des tensions inutiles et une menace de remise en cause du processus démocratique. Tout cela, le chef de l’Etat le sait mieux que quiconque. Il est conscient de ce que à partir de début janvier 2011, plus rien n’est véritablement contrôlable. Voilà que finit octobre et l’étape de l’Ouémé-Plateau est loin de rassurer. Qu’en sera-t-il des départements de l’Atlantique, du Littoral, du Zou, des Collines, Du Mono du Couffo, de l’Atacora, de la Donga, du Borgou et de l’Alibori ? Un véritable mystère. Le comble, c’est qu’une Lépi telle qu’on veut la réaliser chez nous est susceptible d’être remise en cause à tout moment. Yayi doit être conscient de ce que sa Lépi au cas, où elle sera effective n’aura qu’une courte durée de vie. Alors dans ces conditions, pourquoi ce forcing ?

Euloge Badou

Descente des ténors de l’UN à Kandi et Malanville : La victoire de Houngbédji proclamée pour 2011

octobre 27, 2010

Après l’Atacora et la Donga, la délégation de l’Union fait la Nation conduite par Bruno Amoussou était le lundi 25 octobre 2010 à Malanville puis à Kandi. A cette dernière étape, les populations ont chanté non seulement le requiem du régime Yayi, mais aussi proclame par anticipation la victoire du candidat de l’UN Me Adrien Houngbédji pour 2011.

L’Union fait la Nation a marqué un grand pas dans le Borgou et l’Alibori ! La descente de ses ténors à Kandi a plus que jamais consacré cette vérité. Côté mobilisation, la maison des jeunes était pleine à craquer et la cour intérieure noire de monde. C’est le discours du représentant des unions communales provisoires qui a ouvert le bal du procès du régime Yayi. Un discours très engagé qui met à nu les carences du régime du changement et la nécessité pour les Béninois de tourner cette page dans quatre mois. Bruno Amoussou, comme au cours des étapes précédentes, s’est évertué à expliquer aux populations ce qui fait la force de l’Union fait la Nation et naturellement le meilleur choix à faire aujourd’hui. C’est alors que Me Adrien Houngbédji, dans un discours très fédérateur et surtout avec humilité, a renchéri les propos de Bruno Amoussou. A en croire le candidat de l’UN, ce n’est pas parce qu’il a des mérites particuliers que ses collègues ont porté leur choix sur sa personne, mais plutôt parce que l’ensemble des forces politiques réunies au sein de l’UN en a décidé ainsi. Pour cela, il s’est engagé à représenter dignement cette famille politique et a invité les militants de même que l’ensemble des Béninois à s’associer à cette œuvre commune dont la finalité est un Bénin fort, prospère, crédible et démocratique. Une étape de Kandi qui confirme que l’UN est véritablement implantée dans le septentrion. D’ailleurs, les interventions des porte-parole des jeunes, des femmes et sages n’ont fait que corroborer cela.

Malanville aux couleurs des Egoungoun

Avant Kandi, il y a eu l’étape de Malanville. C’est la grande cour de l’Union communale des producteurs de coton qui a abrité la manifestation. Là également, les militants ne se sont pas fait prier pour sortir et vivre l’événement qu’ils attendaient depuis des mois. C’est pour cela que rien n’a été oublié côté animation pour rendre la fête belle : plusieurs groupes folkloriques du nord comme du sud y compris les Egoungoun. A Malanville, Bruno Amoussou a exhorté les militants de l’UN à mieux s’organiser, à garder le contact permanent avec le parti, à garder courage, à être fiers, dignes et à travailler sans relâche pour rallier beaucoup d’autres personnes. Il a aussi expliqué la différence de démarche entre l’UN et les partis de village, de quartier, de famille que le régime Yayi parraine chaque week-end. Intervenant à son tour, le candidat de l’Union fait la Nation a adressé un message au peuple nigérien, pays frère et ami dont le Bénin est frontalier par Malanville. Comme pour montrer aux compatriotes vivant de l’autre côté de la frontière du Bénin que l’Un est de cœur avec eux, Me Adrien Houngbédji a déclaré ceci : « Nous ne vous avons pas oublié. Votre place se trouve en notre sein… » Une tournée qui, dans l’ensemble a donné la preuve de ce que le candidat de l’UN peut compter vraiment sur les quatre départements du septentrion.

Euloge Badou

Education au Bénin : A quand les subventions pour soulager les établissements ?

octobre 27, 2010

Le gouvernement s’est empressé de décider du 04 octobre dernier, la reprise des classes pour la rentrée académique 2010-2011. Alors qu’on pensait que toutes les dispositions étaient conséquemment prises pour permettre le démarrage effectif des cours, c’est au contraire qu’on a assisté. Des affectations tardives par ci, des sessions de formations d’enseignants par là, le tout corsé par les subventions scolaires dont on ignore quand elles seront disponibles.

Beaucoup de citoyens ont tôt fait d’apprécier la justesse de la décision gouvernementale d’ouvrir, contre vents et marées, les classes dès le lundi 04 octobre dernier. Des justifications avaient été apportées au moment opportun, pour convaincre les uns et les autres de l’urgence qu’il y avait à respecter cette date. En dépit des situations désastreuses qu’ont connu certaines localités de notre pays avec des inondations rageuses dans certaines écoles, le gouvernement a foncé. Mais à l’analyse, on pourra penser qu’il a malheureusement placé la charrue avant les bœufs. Dans le cas particulier de la rentrée académique 2010-2011, depuis le 04 octobre dernier, c’est seulement hier lundi que les cours ont effectivement démarré dans plusieurs établissements scolaires. Et pour cause, les élèves ont du attendre la fin, vendredi dernier, de la formation de leurs enseignants appelés à les encadrer. Au Collège d’enseignement général de Houéyiho comme dans beaucoup d’établissements scolaires à Cotonou, la situation a semblé la même. L’autre paramètre, c’est qu’on ne sait pas encore quand seront pourvues certaines classes qui manquent d’enseignants. Parce que à ce niveau, les affectations tardives effectuées par le ministère il y a quelques jours, n’ont pas arrangé les choses comme il le fallait. Une situation qui a d’ailleurs été vivement critiquée parce que, dans beaucoup de cas, ces mutations, selon certains enseignants, ont peu tenu compte des exigences du terrain.

Le primaire attend des manuels scolaires

Si au secondaire, les cours ont timidement démarré hier lundi, ce n’est pas le cas dans les écoles primaires où jusque-là, les manuels scolaires gratuits offerts aux écoliers ne sont pas encore envoyés aux directeurs d’école. Que ce soit à l’école primaire publique de Cadjèhoun dans le 12ème arrondissement ou celle de Aïbatin Kpota dans le 13ème arrondissement de Cotonou, pas de manuels ni de cahiers d’activités initialement destinés aux enfants dans ces écoles. Ailleurs comme à l’école primaire publique d’Akpakpa Dodomé, on manque encore de maîtres dans certaines classes. Aussi importe-t-il de souligner que la mesure sociale de gratuité de l’école primaire dans notre pays fait que beaucoup d’enseignants, déjà confrontés à la pléthore d’écoliers qui peuplent les classes encore insuffisantes, sont obligés de démarrer les cours sans l’essentiel. Pour certains enseignants rencontrés, ils sont obligés d’adresser aux parents d’élèves une longue liste de fournitures desquelles ce qui sera acheté permettra aux enfants de démarrer les cours. Et comme si tout cela ne suffisait pas pour tordre le cou à ce conformisme auquel tient le gouvernement en décidant mordicus d’ouvrir les classes le 04 octobre dernier, il y a surtout que tout reste encore imprécis autour des subventions que l’Etat octroie aux écoles publiques pour les soulager dans leur gestion.

Encore une ponction de 20% cette année ?

La récession économique que connaît notre pays a été brandie pour justifier de la ponction de 20% faite sur les subventions accordées aux écoles l’année dernière. En sera-t-il ainsi cette année ? Voilà la question que se posent bon nombre de directeurs d’écoles qui se plaignent du retard qu’accusent par ailleurs ces dites subventions. Si pour eux, ce n’est que seulement la contribution scolaire que le gouvernement prend en compte quand il parle de gratuité de l’école primaire, puis des classes de 6ème et de 5ème, en complément, il est tenu de faire face aux frais de fonctionnalité de leurs établissements à travers la mise à disposition à temps de ce qui constitue les subventions scolaires. C’est préférable, ont dit certains directeurs d’école, que cela soit fait en début de rentrée et non à la fin du premier trimestre où seulement une première tranche est versée. Ce sont là, entre autres, des dispositions que doit prendre le gouvernement pour donner le sens qu’il convient à des décisions prises comme celle du 04 octobre 2010. Autrement, ce sera le lit dressé à ceux qui soutiennent que le gouvernement du changement est un «gouvernement ventilateur».

Dénis Magnidet

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