3è congrès ordinaire de la RB : Léhady Soglo succède officiellement à Rosine Soglo

septembre 20, 2010

Le parti la Renaissance du Bénin a enfin tenu du 18 au 19 septembre 2010 à Abomey son 3è congrès ordinaire. La pluie qui s’est longuement abattue sur la cité historique des Houégbadjavi n’a pas émoussé l’ardeur des militants venus de toutes les contrées du Bénin. Placé sous le signe du renouvellement, du rassemblement et de la modernisation, ce 3è congrès a été sanctionné par d’importantes décisions politiques.

Après 20 ans passés à la tête de la Renaissance du Bénin, Mme Rosine V. Soglo, Présidente fondatrice de cette formation politique d’envergure nationale, a passé le témoin à son fils Léhady Soglo. C’était à la faveur du 3è congrès ordinaire du parti tenu les 18 et 19 septembre 2010 à Abomey. Venus de toutes les contrées du Bénin, les militants de la RB ont manifesté leur adhésion totale à ce choix. Mais avant cet instant pathétique, les militants et les responsables de la RB ont évalué le chemin parcouru. Ce qui leur a permis naturellement de se projeter dans le futur. Créé depuis bientôt 20 ans, la Renaissance du Bénin a en effet connu des hauts et des bas. Des événements malheureux et douloureux ont alterné avec des moments de joie, ont d’ailleurs rappelé tous les responsables du parti qui se sont succédé à la tribune. Mais tout ceci n’a pas empêché la Présidente Rosine Soglo de se sentir fière d’avoir accompli une grande mission. « Je suis à l’honneur aujourd’hui. Je suis très gâtée. Je suis heureuse de savoir que je plais encore à des gens malgré mes 76 ans. Je suis fière de moi-même car la tâche n’a pas été facile. C’est avec une grande joie que je vous fais mes adieux. Je voudrais que vous gardiez de bons souvenirs de moi. Je m’en vais avec beaucoup de joie, mais aussi avec beaucoup de peines. Je m’en vais parce qu’il faut savoir quitter les choses avec élégance », a dit Mme Rosine V. Soglo qui n’a pas manqué de remercier tous ceux qui l’ont soutenue dans son combat. Elle a surtout appelé les militants de la RB à faire en sorte que l’étendard du parti soit gardé toujours haut. Transmettant le témoin à Léhady Soglo, elle a attiré son attention sur le fait que c’est au bout de l’ancienne corde qu’on tresse la nouvelle. Dans le discours de clôture du congrès qu’il a prononcé, le tout nouveau Président de la RB a mesuré la portée de la lourde et exaltante mission qui lui a été confiée. Il s’est engagé à ne pas trahir la confiance qui lui a été ainsi faite.

Les grandes décisions

D’importantes décisions ont sanctionné les travaux de ce 3è congrès ordinaire de la RB. Au cours des travaux, les militants et les responsables de cette formation politique ont réaffirmé leur attachement aux idéaux de l’Union fait la Nation. Ils ont salué le choix porté sur Me Adrien Houngbédji pour défendre les couleurs  de l’Alliance à la présidentielle de 2011. Un accent particulier a été mis sur le respect des engagements pris par les leaders des partis politiques composant cette Alliance. Le moins qu’on puisse en tout cas dire est que ce 3è congrès de la RB a permis d’atteindre les objectifs de renouvellement, de rassemblement et de la modernisation qui ont été fixés. Le congrès a décidé de l’exclusion de Galiou Soglo. Mais le nouveau président du parti a sollicité l’indulgence des participants pour que cette décision soit en attendant arapporté

Affissou Anonrin

Motion de soutien à Monsieur Léhady Soglo
Le 3ème Congrès ordinaire de la Renaissance du Bénin réunit à Abomey les 18 et 19 septembre 2010.
· Satisfait de l’exemplarité et du profond respect de la hiérarchie et des textes fondamentaux de la Renaissance du Bénin, dont le militant et membre fondateur de la Renaissance du Bénin, Léhady SOGLO a fait preuve depuis la création du Parti
· Le félicite pour avoir été l’initiateur principal des grands regroupements politiques que sont le G4 et l’Union fait la Nation
· Se souvenant de sa résistance à ne céder à aucune tentation à rejoindre un gouvernement qui a largement donné la preuve de son mépris des libertés publiques, de ses menaces et violations permanentes des acquis démocratique de la Conférence Nationale et des scandales politico-financiers à répétition dans lesquels il nage sans se soucier du sort du peuple
· Salue l’historique décision prise par la Présidente Fondatrice de la Renaissance du Bénin, l’Honorable Rosine VIEYRA SOGLO, de lui passer le témoin de la Présidence de la RB en s’assurant ainsi que le Parti est à nouveau en de bonnes mains.
· Félicite et confirme sa confiance au Président Léhady Vinagnon SOGLO.

Fait à Abomey, le 19 septembre 2010.
Le CONGRES

Présence remarquée de plusieurs responsables de partis politiques
Plusieurs formations politiques et alliances de partis politiques ont apporté leur soutien aux militants et aux responsables de la RB au cours de la cérémonie d’ouverture du 3è congrès ordinaire de leur parti. Il s’agit notamment du Nep-Mixalodo de Paul Gnimagnon, de l’Alliance Fcbe présidée pare Eugène Azatassou, du Prd-Nouvelle génération de Kamarou Fassassi, du G13 présidé par Issa Salifou et bien entendu de l’Union fait la Nation dont le Président est Bruno Amoussou.
Dans leurs interventions, les responsables de ces partis ou alliances de partis politiques ont salué le courage de Mme Rosine Soglo qui a su tenir les rênes de la RB pendant 20 ans. Pour coller à l’actualité, le représentant du Nep-Mixalodo a félicité la Présidente de la RB pour avoir dénoncé les graves propos du Chef de l’Etat. Il a exhorté les militants de la RB à poursuivre le combat pour mettre un terme à l’arbitraire et à la barbarie instaurées depuis 2006 au Bénin. « Le passé, c’est hélas le passé. Tournons-nous vers l’avenir et conduisons à la Marina celui qui connaît le Bénin et non un intrus qui ne connaît pas la maison », a dit le Président Kamarou Fassassi à l’endroit des militants de la RB. Après avoir exprimé le plaisir qui l’anime pour l’honneur que lui ont fait les responsables de la RB, le Président Issa Salifou a délivré un message fait d’une série de témoignages. Témoin des faits, Issa Salifou a révélé que c’est grâce à Mme Rosine V. Soglo que le Président Boni Yayi a gagné les élections en 2006 et que sans ce soutien, il n’aurait pas été élu Président de la République du Bénin. Ni Eugène Azatassou, ni ceux qui écrivent des lettres ouvertes aujourd’hui n’étaient témoins de cet événement », a dit Issa Salifou qui a surtout confessé les péchés des députés du G13 qui portent la lourde responsabilité d’avoir permis à Boni Yayi de contrôler l’Assemblée Nationale. Poursuivant son message, l’honorable Issa Salifou  a demandé au successeur de Mme Rosine Soglo de considérer que c’est elle qui est l’éternelle Présidente de la RB. Pour ce qui est des prochaines consultations électorales, Issa Salifou a annoncé que les partis formant le G13 iront aux législatives ensemble, mais que pour les présidentielles, il pourra se dégager un candidat en leur sein comme ils peuvent choisir de soutenir un candidat à l’externe. Ce qui est important à retenir est que le G13 s’engage avec la RB et les partis qui forment l’Union fait la Nation à poursuivre le combat politique pour la sauvegarde des acquis de la conférence nationale. « Nous sommes sur le même front politique pour le même combat politique et nous allons rester ensemble jusqu’au dernier jour » a dit Issa Salifou. « Nous interprétons votre manifestation de joie comme votre totale adhésion au combat que mène l’UN. Sans vous, Mme Rosine Soglo, on n’aurait pas créé l’UN. Pour être efficace, l’action politique nécessite une organisation d’hommes qui regardent dans la même direction. Grâce au courage de Rosine Soglo, à la ténacité de Nicéphore Soglo et à l’esprit de sacrifice de Léhady Soglo, nous avons franchi des caps qu’aucune prévision n’aurait imaginés. Ils n’y croyaient pas. Mais nous faisons notre petit bonhomme de chemin. Nous avons franchi quelques étapes, mais il nous reste beaucoup à faire. Nous sommes convaincus que les travaux de votre congrès nous aideront à faire en sorte que ni l’intrus, ni ceux qui ne connaissent pas la maison ne viennent mettre pieds dans la maison », a dit le Président Bruno Amoussou. Celui dont le discours a indisposé les militants de la RB est M. Eugène Azatassou, Coordonnateur national des Fcbe. Venu faire le procès des leaders politiques qui ont choisi de convoler en justes noces aujourd’hui avec les responsables de la RB après avoir barré la route du Palais de la Marina à son leader charismatique en 2001, Eugène Azatassou a été copieusement conspué par les militants de la RB. Ils ont estimé que le disque qu’il est en train de jouer est rayé.

Affissou Anonrin

3ème congrès ordinaire de la Renaissance du Bénin : Les adieux d’une amazone

La Renaissance du Bénin a tenu les 18 et 19 septembre 2010 son troisième congrès ordinaire à Abomey. Une occasion pour sa présidente Rosine Vieyra Soglo d’annoncer officiellement son départ de la tête du parti. Un événement apparemment simple mais qui restera lourd de signification compte tenu du poids de celle qui s’en va.
Rosine Vieyra Soglo passe le témoin à la tête de la Rb. L’information a été portée à l’attention des participants au congrès avant même son ouverture. Pour le parti, il s’agit d’un événement majeur. En effet, celle qui quitte la présidence de la Renaissance du Bénin est sans aucun doute une amazone, une brave femme qui a réussi à accomplir une œuvre qu’il n’est pas donné à n’ importe quel homme de réaliser. Si l’on plonge dans l’histoire de notre pays, on dira simplement que jamais on aura vu une femme garder la tête  d’une formation politique  et l’animer avec tant d’engagement et une telle constance durant vingt ans. Pourtant, elle a réussi à le faire, avec naturellement des hauts et des bas. Des coups, elle en a reçu mais en a donné à son tour. Certains disent qu’elle a presque tout gagné en politique (première dame,  chef de partis, député durant 16 ans) Mais elle a perdu beaucoup de choses également. Beaucoup de militants et pas des moindres sont partis et elle a perdu presque la vue. Mais au-delà de tout, ce qu’il y a lieu de retenir de l’amazone qui passe le témoin, c’est son combat au niveau du parlement au profit de la démocratie au Bénin, la promotion des femmes, le bien-être des enfants, la lutte contre le phénomène de Vidomégon. Pendant 16 ans, Rosine Soglo a, contre vents et marées, combattu toute forme d’injustice au sein de l’hémicycle. Des ministres ont subi ses coups de colère. D’autres ont eu droit à ses encouragements. Généralement les femmes. En effet, une autre caractéristique de l’amazone qui passe le témoin,  c’est qu’il est rare de la voir aller contre ses collègues femmes. Au cours de la troisième législature, malgré la vive tension entre les groupes parlementaires de l’opposition et de la mouvance, Rosine Soglo arrivait toujours à trouver la formule pour s’entendre avec Rafiatou Karimou, Amoudatou Ahlonsou, pour ne citer que ces deux. Même comportement au cours de la précédente mandature avec Lamatou Alaza du Madep. Malgré ses coups de colère -l’incident de la semaine écoulée est encore dans les mémoires-  combien de députés depuis la deuxième législature n’ont pas du plaisir à écouter «Maman» comme ils aiment l’appeler d’ailleurs au Palais des gouverneurs de Porto-Novo ? Ce qui fait qu’elle bénéficie d’une telle attention, c’est sans doute son franc-parler. Une réalité qui explique pourquoi, depuis la deuxième législature, aucune décision de grande portée n’est prise au parlement sans qu’elle ne soit associée. C’est donc cette femme qui quitte la tête de la Renaissance du Bénin. Certainement un départ annoncé du parlement. Dans tous les cas, les militants Rb se souviendront encore longtemps de leur présidente. Plus que l’arrivée de Léhady Soglo à la tête du parti, le départ de Rosine Soglo de la présidence de la Rb restera l’événement majeur de ce 3ème congrès des Houézèhouè.

Grégoire Amangbégnon

Après son pardon à Rosine et Nicéphore Soglo : Adrien Houngbédji présente ses excuses à tous les militants de la RB

Le Président Adrien Houngbédji, candidat unique de l’Union fait la Nation a prononcé le samedi 18 septembre 2010 un discours émouvant à la tribune du 3è congrès ordinaire de la Renaissance du Bénin. Aux militants et à tous les responsables de cette formation politique, il a publiquement demandé pardon. Et paraphrasant Nicéphore Soglo, il a dit qu’on ne peut pas bâtir l’avenir en ouvrant les plaies du passé. « Ce qui nous unit  dépasse ce qui nous oppose », a-t-il dit.
Devant les militants de la RB réunis en congrès ordinaire à Abomey, Me Adrien Houngbédji a confessé ses péchés. Il a demandé pardon après avoir rendu hommage à Mme Rosine V. Soglo et au Président Nicéphore Soglo sans qui l’Union fait la Nation n’aurait jamais franchi les étapes qu’elle a franchies aujourd’hui. Il a surtout remercié son frère Léhady Soglo pour le grand sacrifice qu’il a consenti pour permettre à l’Union fait la Nation d’aller aux prochaines élections dans l’union. Il a rassuré les uns et les autres que l’Union fait la Nation ne sera pas un marché de dupes et que les engagements pris seront respectés. C’est d’ailleurs, selon lui, la condition incontournable à remplir pour la réalisation des objectifs que l’Union s’est fixés. « L’Union fait la Nation a besoin de vous, militants et militantes de la RB. Il n’y a pas d’hésitation à avoir. Je vous prie d’investir toutes les contrées de notre pays et  de porter la nouvelle selon laquelle une alternance crédible pour 2011 est possible avec l’Union fait la Nation », a dit Me Adrien Houngbédji. Cet appel pathétique a reçu l’adhésion des militants de la RB qui se sont désormais engagés à porter plus haut les idéaux de l’Union fait la Nation. Pour ces militants, ce discours de Me Adrien Houngbédji marque un nouveau départ dans la conquête du pouvoir par le candidat unique de l’Union fait la Nation en 2011.

Affissou Anonrin

Invitation du Chef de l’Etat sur l’affaire Urcar Grand Agonvy : Les populations demandent à Yayi de sacrifier une journée pour connaître du dossier

L’injustice qui se développe avec le dossier de l’Union des coopératives agricole régionales du Grand Agonvy dépasse les limites. Les populations qui le disent réclament une seule journée au Chef de l’Etat pour tout au moins s’informer sur un dossier qui a coûté la vie à plusieurs béninois et pour lequel d’autres sont en prison depuis plusieurs mois sans suite.
Le Président de la République est actuellement supplié par les populations de Bonou, Adja-ouèrè, Sakété et Adjohoun pour s’informer sur le dossier de l’Urcar Grand Agonvy. Selon ces populations, une injustice criarde se développe au sujet de la situation de gestion des palmeraies. Aujourd’hui, plusieurs familles tutoient la misère  parce que leurs activités sont bloquées. Mieux, des décisions de justice rendues ne sont pas appliquées parce que certains mis en cause s’estiment du camp du Chef de l’Etat et ils se donnent tous les droits. Des Béninois sont morts dans cette affaire et certains sont injustement incarcérés avec des jeux dans les coulisses de la justice. Pour que le dossier puisse avancer normalement sans injustice, les populations demandent au Chef de l’Etat de consacrer au moins un jour pour écouter le cri de détresse de ses populations dont les suffrages lui ont permis d’occuper aujourd’hui le fauteuil présidentiel. Cela lui permettra de savoir en tant que garant de la justice et des libertés qu’il y a des choses graves qui se passent sous son régime.

Guy Constant Ehoumi

Conseil national extraordinaire du Rnjb : Fred Houénou destitué, son bureau dissout

M. Fred Houénou n’est plus le Président du Rassemblement national des jeunes du Bénin (Rnjb). Il a été destitué hier 19 septembre 2010 par ses collègues à l’issue du conseil national extraordinaire du Rnjb qui avait pour thème « L’assainissement et la restauration des valeurs cardinales du Rnjb ». Un bureau provisoire a été mis en place pour conduire les affaires courantes du rassemblement jusqu’à l’organisation d’un nouveau congrès qui doit se tenir dans un délai raisonnable. La bonne nouvelle aussi est que ceux que Fred Houénou a abusivement exclus du rassemblement ont été réhabilités.
« L’acte que nous venons de poser est un acte de salubrité publique qui a besoin d’être accompagné même par ceux qui utilisent aujourd’hui notre camarade Fred Houénou pour de basses besognes. Ce n’est pas un acte de gens aigris comme certains l’interprètent déjà. Mais un acte qui répond aux règles fixées par les textes fondamentaux qui régissent notre rassemblement ». C’est par ces propos que le vice président du Rassemblement national de la jeunesse du Bénin a planté le décor du point de presse qui a sanctionné les travaux du conseil national extraordinaire du Rnjb ayant prononcé la destitution de M. Fred  Houénou. A la charge de ce dernier, il est retenu des déviances comportementales graves dans la conduite des affaires du Rnjb. Le trafic d’influence, l’arbitraire, le chantage et l’exclusion tous azimuts des co-responsables du mouvement en violation de toutes les dispositions statutaires sont les fautes lourdes qui ont été mises à la charge de M. Fred Houénou. Le cas de la supposée exclusion de M. Bokini Babanadé prononcée par M. Houénou et l’atteinte à son intégrité physique ordonnée par le même président au motif que M. Babanadé aurait détourné des fonds du Rnjb a été évoqué. Les responsables du Rnjb ont aussi dénoncé le marchandage politique organisé par M. Fred Houénou au nom de leur rassemblement. Ce marchandage politique, ont-ils expliqué, consiste à dépouiller les hommes politiques en leur promettant unilatéralement le soutien du Rnjb. « Dans ce cadre, les victimes de M. Fred Houénou sont nombreuses. On peut à titre d’exemple citer Wilfried Kérékou et Kamarou  Fassassi », ont indiqué les autres responsables du Rnjb. Ces derniers ont surtout dénoncé la violation flagrante de la convention signée par M. Fred Houénou au nom du Rnjb le 31 décembre 2009 et entériné par le conseil national du 27 mars 2010 par laquelle il avait décidé d’apporter son soutien à M. Kamarou Fassassi pour les présidentielles de 2011. Au cours de leur conseil national extraordinaire tenu hier 19 septembre 2010, les responsables du Rnjb ont désapprouvé la déclaration intuitu personae de M. Fred Houénou sur l’implication de certaines personnalités politiques, notamment de l’opposition dans l’affaire Icc-Services. Cette déclaration, ont-ils dit, n’engage que lui seul et ne saurait engager le Rnjb. Ce qu’il est important de retenir est que le Rnjb qui est une chaîne de solidarité de jeunes valeureux, dignes et démocrates n’est mêlé ni de près ni de loin aux agissements jugés ahurissants de son désormais ex-Président Fred Houénou à qui il est dorénavant interdit d’agir et de parler au nom du Rnjb parce que ne le représentant plus.

Affissou Anonrin

Plm Alédjo : Les travailleurs réclament 13 mois d’arriérés

Les agents de l’Hôtel Plm Alédjo de Cotonou ont réclamé en fin de semaine dernière au gouvernement 13 mois d’arriérés de salaire à travers un mouvement. Depuis septembre 2009, ils travailleraient pour le compte de la Lépi sans que le gouvernement ne leur ait pas payé de salaire.
Selon ces agents, c’est depuis le 10 juin 2009 que le Ministre en charge des relations avec les institutions a informé les agents du choix de leur structure comme siège des structures en charge de la réalisation de la Lépi.
Depuis le 22 septembre 2009, ont crié ces agents, le Conseil des ministres a décidé que le siège soit effectivement l’hôtel Plm Alédjo.  Depuis lors, les agents sont employés pour servir les organes en charge de la réalisation de la Lépi. Mais jusqu’à présent, ils n’ont pas reçu de salaire. Le Ministre de l’artisanat et du tourisme qui est leur ministre de tutelle leur a demandé de rédiger une communication à présenter en Conseil des ministres. Cela a été fait mais ils continuent de croupir dans la misère parce que sans salaire. Ils ont désormais ras-le-bol et c’est pourquoi ils ont décidé de se faire entendre.

Guy Constant Ehoumi

Des élus locaux par rapport à 2011 : 27 maires s’alignent pour soutenir un candidat

Des maires du septentrion et des collines se sont réellement réunis à Natitingou le week-end. Selon certains, c’est pour le développement de leurs communes. Mais pour d’autres cela peut bien conduire au soutien d’un candidat pour la présidentielle de 2011.
Des élus locaux se sont retrouvés à Natitingou le week-end dernier sans l’avis de leurs mandants. Ils étaient 27 maires venus du septentrion et des collines. Contrairement à ce qu’on a toujours vu ailleurs, la rencontre de Natitingou a un fond éminemment politique lié à la présidentielle de 2011. D’ailleurs avant leur rassemblement, ils en ont parlé au Chef de l’Etat, ont déclaré certains. Le maire de la Commune de Cobly ne s’en est pas caché. Il a déclaré que ce rassemblement peut conduire à la mobilisation pour le soutien à un candidat dans le futur. Dans la réalité, on constate que la majorité de ces maires sont des élus de Fcbe. Et l’on peut vite déduire que c’est une machine qui se regroupe pour la réélection du Chef de l’Etat actuel qui jusque-là reste le leader de cette alliance politique. Les maires veulent ainsi s’engager au nom des communes pour un candidat pendant que leurs administrés ne sont pas tous du même bord politique. Il est simplement à craindre que ceux qui ne seront pas avec les maires alignés subissent des représailles. On attend de voir ce à quoi servira la machine placée dans les mains du maire de Kandi et pour laquelle certains demandent à tous les autres maires de s’associer. S’agirait-il de l’Association nationale des maires des communes du Bénin version du changement ?

Guy Constant Ehoumi

Awards 2009-2010 de la Moovligue 1 : Les meilleurs acteurs enfin récompensés

Le championnat national de football professionnel a démarré, ce samedi 18 septembre, sa deuxième édition. Vingt quatre heures avant, les responsables du football béninois ont procédé à la remise officielle des distinctions aux meilleurs acteurs de la saison sportive écoulée.
La saison 2009-2010 de football est définitivement terminée. Vendredi dernier au Novotel à Cotonou, les meilleurs acteurs de la première édition du championnat national de football professionnel ont été distingués. Une cérémonie awards de la Moovligue 1 assurée par Moov Bénin (sponsor officiel du championnat), avec la collaboration active de la Ligue de football professionnel du Bénin (Lfpb). A cette occasion solennelle, Aspac et Cifas, les équipes championnes de D1 et D2, Bezo Yaovi et Rafiou Fousséni, les meilleurs buteurs, les arbitres Crespin Aguidissou, Prosper Padonou, Gabin Houloumè et autres ont reçu trophées et enveloppes financières. Même les responsables de la Lfpb, le ministre chargé des sports et le président de la Fédération béninoise de football  (Fbf) ont été récompensés.
Pour ces différents responsables, l’aboutissement heureux du premier championnat professionnel au Bénin est un signe évident de réussite, même si beaucoup de choses restent à parfaire. Si M. Haïdara, le Pdg de Moov Bénin s’est dit fier de la réussite de la 1ere édition la Moovligue 1 et prêt à de nouveaux défis, Sébastien Ajavon, le président de la Lfpb a loué tous les efforts fournis et invité tous les acteurs à mieux faire pour assurer à la 2e édition un succès aussi éclatant. Idem pour Anjorin Moucharafou, le président de la Fbf qui a souligné l’effort particulier de Sébastien Ajavon et de Moov Bénin, le sponsor officiel. Le ministre des Sports, Modeste Kérékou pour sa part a loué l’audace du manager visionnaire qu’est M. Ajavon, exhorté Moov-Bénin à revoir à la hausse la cagnotte, et surtout exprimé la disponibilité de son département à soutenir de tels chantiers. Il a souhaité que d’autres sponsors se manifestent et s’engagent dans l’accompagnement du sport dans notre pays.
Toujours à l’occasion de cette soirée festive et de distinctions, les maillots des 14 équipes de D1 floqués du numéro et du nom de chaque joueur, des logos de Moov Bénin, de la Lfpb etc. ont été officiellement présentés.
Précisons que  cette cérémonie a été agrémentée par des artistes tels que Kèmi, Don Métok, le groupe All Baxx, la compagnie Sèmako.

Journalistes et autres acteurs oubliés
Sans nul doute, les awards de la Moovligue 1 se sont enfin tenus. Mais, les responsables de Ligue de football professionnel du Bénin n’ont tenu toutes leurs promesses. Les awards ont récompensés des acteurs de la saison 2009-2010 de la saison écoulée. C’est tout à fait normal. Mais, on comprend mal comment d’autres ont été purement et simplement oubliés. Notamment les journalistes sportifs. Pendant que la grande majorité des responsables et des commissions spécialisées de la Lfpb ont été honorés, les journalistes sont restés sur les carreaux. Et nul n’ignore le rôle important joué par ces derniers dans le succès de la 1ère édition de la Moovligue 1. Au moment des récompenses, ils sont laissés pour compte. Ce n’est pas une bonne chose. Et cela ne motive pas à mieux faire pour la 2e édition qui vient de démarrer. Idem pour les responsables de la sécurité qui ont pourtant fait un travail formidable. En fait au départ, il était dit que du meilleur gardien de but au meilleur buteur, en passant par les meilleurs défenseurs et autres seraient récompensés. Mais finalement, ce qui a été fait est bien sélectif. Soit. Mais, il était utile que les choses fussent claires au départ. Ce qui n’a pas été le cas. C’est bien dommage !

Pascal Hounkpatin

Gestion des résultats des élections de 2011 : La Cour doit rassurer les Béninois

La Cour Constitutionnelle est, dans le bloc de constitutionnalité béninois, la juridiction de dernier recours en matière de contrôle de la Constitution et du bon fonctionnement des institutions de la République. L’allure des décisions de l’actuelle Cour Constitutionnelle qui suscite moult polémiques lui impose de rassurer les Béninois par rapport à l’échéance cruciale de 2011.
La Cour constitutionnelle suscite depuis des années des polémiques. Les conditions de son installation rappellent que le régime présidentiel actuel y est majoritaire de par sa composition. Cela crée des appréhensions. Mais, beaucoup de Béninois voulaient voir la cour à l’œuvre pour tirer les conclusions. Malheureusement, de plus en plus, les décisions de la Cour sont contestées, parce que plusieurs personnes estiment qu’elle donne trop raison au camp présidentiel, qui parfois menace au Parlement de faire casser une loi et le résultat leur est toujours favorable. A cette allure les commentaires vont dans tous les sens. L’inquiétude devient grandissante par rapport au fait que certains lisent désormais dans les décisions de la cour constitutionnelle, une volonté de réduire la liberté des députés à légiférer. Et l’on s’inquiète que la Cour ne veuille gérer de bout en bout les élections de 2011. C’est là que la coloration politique des membres de la Cour intègre le débat. Pendant que certains critiquent, d’autres donnent raison à la cour. Seulement l’ampleur des critiques tend à affaiblir cette institution qui était respectée et crainte par les citoyens et même les institutions.  Certains y voient des militants proches du pouvoir actuel qui n’oseraient pas aller contre sa volonté. Et c’est pourquoi ils demandent que la Cour travaille à rassurer les Béninois. Sur cette appréciation, Me Ibrahim Salami, Avocat à la Cour et Professeur de droit constitutionnel, pense qu’il revient aux membres de la Cour d’agir  en leur âme et conscience pour la République. Toutefois, il a évoqué la déclaration de Robert Badinter, Avocat,ancien ministre de  la justice qui a déclaré que le seul devoir d’un juge constitutionnel envers  ceux qui l’ont  nommé est un devoir d’ingratitude. La Cour doit donc, selon lui, rassurer les Béninois en faisant en sorte qu’on n’ai pas des doutes sur son impartialité. Et il est conscient que tout peut mieux se passer. Il revient à chacun de jouer sa partition. Si la Cour décide, il faut s’exécuter, mais cela n’empêche pas de la critiquer. Ne pas la critiquer, c’est la desservirait a déclaré Me Salami.

Guy Constant Ehoumi

Augmentation du nombre de députés : La Cour critiquée sur l’application de l’article 107

La Cour Constitutionnelle est fortement critiquée et même soupçonnée de faire du deux poids deux mesures dans son appréciation de l’application de l’article 107 de la Constitution béninoise. On se demande pourquoi la cour n’a pas soulevé la question pour d’autres lois induisant des dépenses supplémentaires par le passé, et que c’est sur l’augmentation du nombre des députés qu’elle se montre exigeante.
Les décisions de la Cour Constitutionnelle bien que n’étant susceptibles d’aucun recours traînent des insuffisances, selon l’appréciation d’autres juristes et constitutionnalistes. Même de simples citoyens ont aussi relevé un traitement inégal de l’application de l’article 107 par la Cour Constitutionnelle. Si cette dernière refuse aux députés qui ont l’initiative des lois de n’avoir pas accompagné l’augmentation du nombre de députés à 99 pour la prochaine législature de proposition de ressources complémentaires, il y a bien sujet à débat. Il y a quelques mois, la même Cour Constitutionnelle avait déclaré conforme à la Constitution, la loi portant réalisation du Rena et de la Lépi sans réclamer de complément de proposition alors que la Lépi nécessite des milliards. Il y a là un problème qui se pose sur la logique avec laquelle travaille la Cour. Cela a amené certains à se demander si la Cour ne viole pas aussi la Constitution par moments. Mieux, certains ont évoqué que par le passé en 1995, le vote de la loi de passage de 64 députés à 83, n’a pas été conditionné par une proposition de ressources complémentaires. Selon certains d’ailleurs, le Parlement est maître de son budget dont il jouit de l’autonomie. La loi sur la création de la Commission électorale nationale autonome (Céna) n’avait pas aussi été assortie de proposition de ressources supplémentaires.  Tout ceci suscite des inquiétudes au sein des citoyens béninois qui se demandent si l’on ne s’achemine pas vers un refus du pouvoir de légiférer au Parlement. Ces décisions à polémiques font déjà penser à une réforme pour arrêter la tentative de substitution de la Cour à l’Assemblée Nationale.

Guy Constant Ehoumi

Réalisation de la Lépi : Le saut forcé pour l’enregistrement

La Commission politique de supervision de la Lépi et la Miréna engagent la phase d’enregistrement. Ils offrent au plus 10 jours par aires opérationnels (deux départements) pour une opération qui fera 7 minutes par citoyen.
Les organes en charge de la Lépi veulent contraindre les citoyens à constater qu’une liste électorale informatisée a été réalisée. Quelle soit bonne ou mauvaise, ces organes semblent ne pas s’en préoccuper. Malgré les cris des populations et des hommes politiques, les organes avancent. Pendant que les techniciens de la Lépi ont martelé qu’il faut au moins un mois par aire opérationnelle pour l’enregistrement, la Cps et la Miréna sont en train de vouloir contraindre les Béninois à le faire en 10 jours au plus. Pourtant certains techniciens avancent aussi que chaque citoyen doit passer au moins 7 minutes pour se faire enregistrer. A cette allure, comment pourra-t-on enregistrer tous les citoyens, surtout qu’on ne revient pas pour faire des corrections? Si quelqu’un est en mission à l’étranger, il y a là de forts risques qu’il soit abandonné. De même, il faut retenir que pour confectionner la liste manuelle dans le passé, on disposait au moins de 15 jours et chacun faisait à peine 5 minutes devant les agents. Maintenant que le processus est compliqué et que l’on doit faire très attention, les organes en charge veulent réaliser la Lépi au pied levé et font tout avec une précipitation à nulle autre pareille. Même dans les localités où les citoyens contestent les chiffres de la cartographie et du recensement, la Cps et la Miréna n’ont pas pris soins de faire les corrections nécessaires. Il est à craindre que le processus s’apparente à un amoncellement  de risques pour les prochaines élections de 2011, puisque tout porte à croire que c’est à ce schéma qu’on veut conduire les Béninois. On prépare ainsi les contestations pour le futur. Cela suscite des inquiétudes et l’on attend de voir le résultat. Sans ignorer que plusieurs personnes soupçonnent aussi des manœuvres quant à la composition du Centre national de traitement (Cnt) dont la neutralité pose déjà problème. Certains n’attendent que les noms qu’ils apprennent et qui sont politiquement engagés  soient rendus publics pour contre-attaquer. A –t-on besoin de tirer le mal par la queue ? La fibre patriotique de chacun est interpellée face à la responsabilité qui sera imputées à chacun en cas de trouble.

Euloge Badou

Catastrophe naturelle dans la région Agonlin : Boni Yayi au secours des populations de Ouinhi et de Zagnanado

Le Chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi a effectué hier 19 septembre 2010 une descente dans la région Agonlin pour évaluer les dégâts occasionnés par les eaux du fleuve Ouémé en crue. A bord de son hélicoptère, le Président Boni Yayi a pu constater l’étendue des dégâts. Plusieurs maisons ont été englouties par les eaux. Les braves populations de Zagnanado et de Ouinhi, impuissantes devant la furie des eaux ont dû trouver refuge dans des écoles et des églises. Actuellement, beaucoup d’entre elles sont dans le dénuement total. Elles n’ont plus rien à manger puisque les eaux ont envahi leurs champs et emporté des vivres entreposés dans les greniers. Face à cette situation catastrophique que vivent ces populations, le Chef de l’Etat qui était parti avec quelques moustiquaires et des vivres les a rassurées des diligences qui seront faites pour leur apporter l’assistance qu’il faut.

Affissou Anonrin

Bohicon : Vive protestation des sages et des jeunes contre les têtes couronnées reçues par Yayi

Les sages et les jeunes de la ville de Bohicon ont élevé le 17 septembre dernier une vive protestation contre les têtes couronnées de la cité historique d’Abomey reçues en audience le 13 septembre 2010 par le Chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi suite aux révélations faites par le ministre Armand Zinzindohoué limogé du gouvernement à causse de l’affaire Icc-Services. Au nom des sages de la ville de Bohicon, Dah Adjahouisso a condamné l’attitude adoptée par ces têtes couronnées qui n’ont pas pris d’abord la peine d’écouter leur fils Armand Zinzindohoué avant de déclarer qu’il a manqué au Chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi. Pour Dah Adjahouisso, ces Chefs de collectivités qui n’auraient été mandatés par personne pour aller demander pardon au Chef de l’Etat ont agi comme si à Abomey, il y a un dépotoir où l’on jette les «enfants gâtés». Pour les sages de Bohicon qui ont dénoncé une politique de deux poids deux mesures, le ministre Armand Zinzindohoué a leur soutien. Il doit, selon eux, poursuivre son combat jusqu’à la manifestation totale de la vérité dans cette affaire Icc-Services. Dans le même ordre d’idées, les jeunes de la ville de Bohicon ont eux aussi apporté leur soutien au ministre Armand Zinzindohoué et l’ont vivement encouragé à publier les autres tomes de son mémorandum. Ils emboîtent ainsi les pas du député Eloi Aho qui avait dénoncé le traitement affligeant infligé au ministre Armand Zinzin-dohoué dans cette affaire Icc-Services et surtout les propos honteux tenus par des Chefs de collectivités de la cité royale d’Abomey reçus par le Président Boni Yayi.

Affissou Anonrin

Sur les relations entre Guy Akplogan et le Chef de l’Etat : Le mémo de Zinzindohoué démonte les arguments de Me Atita

septembre 9, 2010

Dans la même journée où l’Avocat Paul Kato Atita tentait de disculper M. Guy Akplogan et d’affirmer qu’il n’a aucune relation avec le Chef de l’Etat, le mémo de Zinzindohoué lui est tombé dessus comme un coup de massue.

Depuis plusieurs jours les Béninois sont de plus en plus convaincus qu’une certaine relation existe entre le pouvoir du changement et Guy Akplogan de Icc-Services. Mais le mardi, à la surprise de tous, l’Avocat Kato Atita est monté au créneau pour dire le contraire. Selon l’Avocat, M. Guy Akplogan n’a jamais entretenu aucune relation politique avec aucun membre du gouvernement, ni le Chef de l’Etat. Il n’a entretenu aucune complicité avec personne du gouvernement. Et si l’on le met dans un groupe de gens, le Chef de l’Etat ne pourra pas l’identifier. Quelles graves déclarations ? Et l’avocat à qui M. Akplogan a écrit le 5 septembre 2010, a fait croire qu’il a discuté 48 heures, voire 72 heures avec son client et que ses entretiens sont consignés dans un document de 10 pages. Surprenant n’est-ce pas puisque l’avocat a invité les journalistes depuis le lundi 6 septembre et il les a entretenu le 7 septembre 2010. Cela fait-il déjà 72heures ?  Mais ce qui est plus grave et il ne revient plus à l’Avocat de clarifier mais à Guy Akplogan et au Chef de l’Etat, ce sont les déclarations écrites de M. Armand Zinzindohoué, Ministre de l’intérieur et de la sécurité publique. Ce dernier a vécu avec les deux et c’est lui qui détient les secrets de ce pays jusqu’à une date récente.
Quelques extraits de son mémorandum pourront mieux nous édifier.
L’ancien  ministre de l’intérieur M. Armand Zinzin-dohoué écrit :
Je me permets  de dire quelques mots sur cette affaire ICC-Services qui défraie aujourd’hui la chronique. J’ai rencontré Monsieur Guy AKPLOGAN et Monsieur Emile TEGBENOU au domicile du Chef de l’Etat
Comment ai-je fait la connaissance du Président Directeur Général ICC-Services ?
Dimanche 25 Octobre 2OO9, le Chef de l’Etat me fit appeler et arrivé à son domicile, il m’a demandé de l’accompagner à Abomey Calavi. Après quelques temps d’attente, le cortège présidentiel s’ébranla en direction d’Abomey-Calavi et échoua dans la ZOPA. Soudainement, le cortège s’immobilisa devant une grande maison. Et ce fut le domicile de Monsieur Guy AKPLOGAN, Président Directeur Général ICC-Services. Le chef de l’Etat descendit et fut accueilli par une importante délégation comprenant Monsieur Guy AKPLOGAN. Nous sommes montés ensuite à l’étage de l’immeuble et fûmes introduits dans un séjour où se trouva Feu Révérend Pasteur AGBAOSSI. Après les échanges de civilité, le Chef de l’Etat demanda que je me retire pour le laisser seul avec ses hôtes. Ce que j’ai observé. Et, Le Chef de l’Etat lui-même :
– N’a-t-il pas reçu en audience publique avec une grande médiatisation (les images sont encore là) des responsables d’ICC-Services avec leurs partenaires ?
– N’a-t-il pas posé en photo avec les responsables d’ICC Services et leurs partenaires à la fin de l’audience ?
– Ne s’est-il pas plusieurs fois personnellement rendu à Abomey-Calavi au domicile de Monsieur Guy AKPLO-GAN, Président Directeur Général de ICC-Services ?
–  N’a-t-il pas reçu à son domicile Monsieur Guy APKLOGAN et Monsieur Emile TEGBENOU ?
– Ne s’est-il pas servi d’objets offerts par ICC Services lors d’une fête organisée au palais de la Présidence de la République ?
Voilà des précisions que l’Avocat doit lire et revoir son client. Car, cela jette un doute sur sa défense.

Euloge Badou

Médiation de la République : Le père de Pierre Dangnivo chez Tévoédjrè

septembre 9, 2010

Le père de M. Pierre Urbain Dangnivo porté disparu depuis le 17 Aout 2010 était hier au cabinet du médiateur de la République. Il a sollicité le soutien de M. Tévoédjrè pour retrouver son fils aimé.

Urbain Togbé Dangnivo,  père de  Pierre Urbain Dangnivo et deux de ses progénitures étaient hier au cabinet du médiateur de la République Albert Tévoédjrè. Les parents de Urbain Pierre Dangnivo sont venus porter officiellement à l’attention du médiateur le drame que vit la famille depuis 23 jours. C’est  une psychose qui ne dit pas son nom. Il on rappelé selon les sources dignes de foi les conditions de la disparition subite de son fils. Les mêmes sources indiquent  que le père et la famille ont perdu la confiance et cherchent un bon samaritain.  Les querelles politiques suivies de marches de protestation qui s’enflent autour de la disparition mystérieuse de ce cadre béninois n’ont pas suffi pour contenir la peur et le désarroi de la famille Dangnivo. Qu’il nous souvienne que les parents de sieur Dangnivo ont déjà fait une marche de protestation dans l’arrondissement natal de Dangnivo. Il est vrai que le médiateur n’a pas pour prérogative de gérer les affaires du genre. Que fera le mentor du moins l’un des piliers du régime Yayi Tévoédjrè dans ce dossier? Le médiateur est un démocrate, il y a aujourd’hui le devoir de réserve. Mais il est là pour défendre les faibles.

Tobie P. Ahlonsou (Coll)

Manifestation croisées hier à Cotonou : L’Un réclame Dangnivo, sa famille investit le ministère de l’intérieur, les Fcbe répliquent

septembre 9, 2010

Les leaders de l’Union fait la Nation à la tête d’une gigantesque marche ont protesté contre l’insécurité  hier de la bourse du travail au stade de l’amitié. Malgré le déploiement de la gendarmerie pour les empêcher d’entrer dans la cour du stade, ils sont restés sur l’esplanade pour réclamer la libération de Pierre Urbain Dangnivo et la cessation des menaces et de l’insécurité au Bénin.

La marche de l’opposition contre l’insécurité a eu lieu hier mercredi 8 septembre 2010. Démarrée à la bourse du travail, elle s’est amplifiée au carrefour de l’Etoile rouge où la plupart des députés ont rejoint la foule. La marrée humaine s’est ébranlée à 10h 57 min vers le carrefour Akossombo où les leaders ont rejoint les rangs pour finir au stade de l’amitié. La foule nombreuse scandait des slogans hostiles au gouvernement. Elle réclamait M. Pierre Dangnivo disparu  de son lieu de travail depuis 23 jours. Le gouvernement et le Chef de l’Etat qui ont la charge de la sécurité publique doivent retrouver le disparu et le ramener à son épouse, à ses enfants, à sa famille et au peuple béninois. Se tenant par les mains, Me Adrien Houngbédji, Bruno Amoussou, Idji Kolawolé, Lazare Sèhouéto, Séverin Adjovi, Epiphane Quenum et plusieurs autres députés ont marché jusqu’au terrain. Sur les lieux à 12h 05, une cinquantaine d’éléments de la gendarmerie nationale armés comme en temps d’émeute les attendaient de pieds fermes. Ils ont été déployés par cinq camions. Certains étaient disposés à l’intérieur du stade et d’autres ont fait un mur pour empêcher l’entrée dans l’enceinte du stade. Un espace a été frayé dehors pour que l’Union fait la Nation y tienne sa manifestation. Les marcheurs arrivés sur les lieux n’ont pas digéré ce traitement. Des policiers étaient aussi éparpillés sur les lieux. Les leaders de l’Un se sont rapprochés en bloc des responsables des forces de l’ordre. La discussion a duré près de 20 minutes. Tout le monde se demandait ce qui allait se passer. La foule excitée scandait des slogans hostiles au gouvernement et n’entendait pas rester dehors .A un moment donné, certains militants de l’Un ont demandé de forcer la barrière. Les gendarmes ont fait quelques pas en arrière pour se repositionner. Mais les leaders ont invité au calme. Ils ont alors fait signe au véhicule d’animation qui portait les haut-parleurs pour s’adresser à la marrée humaine qui avait pris toute la devanture du stade jusqu’au bord de la route principale. Les conducteurs de taxi moto sont montés sur leurs engins pour faire un décor qui ceinturait le regroupement. Après le dispositif des microphones, le véhicule décapotable du conseiller communal Ataou Hinnouho a été mis en place pour permettre aux leaders de délivrer leur message.

Retrouvez Dangnivo

Prenant le premier la parole au nom de l’Union fait la Nation, le Coordonnateur général M. Antoine Kolawolé Idji a dit bravo et félicitation à tous les militants pour leur courage, leur détermination et leur solidarité. Il les a remerciés au nom de chaque leader de l’opposition qu’il a cité nommément. Il a informé l’assistance de la visite de l’Union fait la Nation au domicile de M. Pierre Dangnivo, le mardi 7 septembre 2010. La consternation y régnait selon lui, malgré le courage de l’épouse du disparu. Mais ses enfants et sa famille sont inquiets.
La raison de la marche est donc pour exiger au gouvernement et à son Chef de retrouver M. Pierre Urbain Dangnivo. Car, M. Dangnivo est le président du bureau provisoire de l’Union fait la Nation à Houéyogbé. Mais ce qui était important de dire, selon M. Idji, est que le Chef de l’Etat doit mieux s’occuper des Béninois et de leur sécurité. Car, a-t-il déclaré, « lorsqu’on nous insulte, notre bon docteur ne sait pas, lorsqu’on nous vole, il n’est pas au courant. Et lorsqu’on nous braque, notre Président ne sait pas ». Peut-être qu’il ne sait pas, a poursuivi M. Idji, parce qu’il passe 24heures chaque jour pour la campagne et qu’il n’a pas le temps de s’occuper des Béninois. Mais tout le monde exige que : Ça suffit, ajoute Kolawolé Idji. Et tous les manifestants sont venus dire au Chef de l’Etat et à son gouvernement qu’ils se sont désormais levés contre l’insécurité jusqu’à ce que le Bénin retrouve sa tranquillité. De son intervention, on retient que malgré les menaces selon lesquelles on allait les mater, les bousculer ou tirer sur eux, ils ont tenu tous, c’est que chacun est déterminé à se battre pour la sécurité.  « Nous ne nous arrêterons pas jusqu’à ce que le pays retrouve sa tranquillité » a averti le coordonnateur de l’Un. A sa suite, le Président de l’Union fait la Nation M. Bruno Amoussou s’est livré à un jeu de questions/ réponses pour dire que personne ne veut ni la guerre, ni les crépitements de balles au Bénin, mais la paix. C’est la paix que veut l’Union fait la Nation. Et c’est parce qu’elle a été éprouvée avec la disparition de l’un de ses militants qu’elle est obligée de se faire entendre. Il a invité les militants à rentrer tranquillement chez eux après la marche. Car, les a-t-il averti, il y a des espions dans la masse pour les épier. Ils n’avaient pas cru que la marche pacifique pouvait se tenir, mais l’Un a réussi. Avant de congédier les participants, il a invité le candidat Adrien Houngbédji à remercier les militants. A son tour, Me Adrien Houngbédji sous l’ovation des militants qui scandaient « président », a appuyé ses prédécesseurs en déclarant « Nous nous battons pour la liberté, c’est pour cela que nous sommes dehors. Ceux qui ne sont pas pour la liberté sont ailleurs ». Il a poursuivi son intervention avec le slogan « Libérez Dangnivo » repris en chœur. A 12h 48 minutes tous les leaders sont montés à bord du véhicule décapotable pour repartir sous un fond musical qui disait « Quitte le pouvoir, je te dis quitte le pouvoir ».

La famille investit le Misp, les Fcbe répliquent

Pendant que les membres de l’Union fait la Nation manifestaient dans les rues, la famille de M.Pierre Urbain Dangnivo serait allé au Ministère de l’intérieur et de la sécurité publique. Elle est allée dire ses inquiétudes 23 jours après la disparition de leur fils, père et frère. Leur seule demande est que le gouvernement les aide à retrouver leur parent disparu alors qu’il était allé au boulot. Et s’il est allé remplir sa mission en tant que fonctionnaire, il revient alors au gouvernement de les aider à le retrouver. C’est donc cela qui justifie le cri de détresse de la famille.
Après leur départ, des militants des Force Cauris pour un Bénin Emergent et autres associés ont répliqué. Ils s’étaient rassemblés dans le palais des sports du stade de l’amitié pendant que l’Un était au dehors. Ils ont mobilisé leurs militants de la majorité présidentielle pour exprimer leur soutien au gouvernement. MM.Edgar Soukpon, Hubert Balley, Frédéric Béhanzin, Edoun Raphaël et consorts ont désapprouvé la démarche de l’opposition. Pour eux, le gouvernement est à féliciter pour avoir programmé le démarrage des remboursements des  fonds illégalement placés pour le 13 septembre 2010. Ils ont aussi déclaré au gouvernement tout leur soutien parce qu’il a mis sur pied un comité de crise en vue de retrouver M. Pierre Dangnivo. Après leur rencontre, ils sont descendus dans les rues avec les femmes pour se porter au Ministère de l’intérieur. Ils ont lu une motion de soutien au gouvernement dans laquelle ils ont repris les mêmes positions sur la mise en place du comité de crise et la programmation du démarrage des remboursements des fonds placés.

Guy Constant Ehoumi

Division au sein de la mouvance à Parakou: Les intérêts égoïstes continuent de miner l’entourage de Yayi

septembre 8, 2010

L’initiative de la formation d’un cadre de concertation de la mouvance présidentielle à Parakou pour créer une synergie entre tous les acteurs, mouvements, partis et associations soutenant les actions de Yayi, révèle au grand jour une caractéristique de l’entourage de Yayi. La division qui a résulté de la formation du bureau de ce cadre, témoigne de ce que les intérêts égoïstes continuent de miner l’entourage de Yayi.

S’unir, former un cadre pour orienter et harmoniser les idées et les actions pour supporter le président Yayi dans ses ambitions. Cette initiative des partis, mouvements et associations soutenant les actions de Boni Yayi vient une fois encore révéler les tares de l’entourage du chef de l’Etat. Ces partis mouvements et associations n’ont pas su accorder leurs violons pour la désignation du bureau qui devra coordonner les actions de ce cadre créé pour harmoniser les actions derrière leur leader. Le ton est monté et très fort entre eux à Parakou. Un collectif de huit partis mouvements et associations, soutenu par les coordonnateurs des trois arrondissements des Fcbe est monté au créneau pour crier sa marginalisation et sa colère. Ce collectif qui s’est désolidarisé du reste donne pour cause de sa désolidarisation le clientélisme, le favoritisme et le régionalisme qui caractérisent le bureau de ce cadre. Le collectif reproche au reste de la mouvance de laquelle il s’est désolidarisé, notamment la Fcbe, de s’être taillé la part de Lion. La Fcbe se serait accaparé 24 postes sur 25.
Une petite investigation porte à croire que le grand leader du collectif est l’honorable Rachidi Gbadamassi. Les membres de la Fcbe n’acceptent pas encore entièrement la venue en leur sein du premier maire de la ville de Parakou. Ils restent mécontents des privilèges dont il aurait bénéficié et dont ils n’ont jamais bénéficié eux autres malgré leur fidélité.
Aujourd’hui, ils ne veulent plus laisser Rachidi Gbadamassi venu à la dernière heure, continuer de se tailler la grande part. Il faut donc le confiner quelque part. Cette explication justifierait le fait que  Gbadamassi et ses alliés ne soient pas fortement représentés dans le bureau du cadre, bureau objet de contestation et de la division de la mouvance à Parakou. Gbadamassi et ses amis ne sont pas prêts d’accepter qu’on les écarte. Ils veulent être bien positionnés pour montrer au chef  qu’ils travaillent bien et faire monter les enchères. Sinon comment comprendre cette querelle quand on dit vouloir travailler pour soutenir les actions de quelqu’un ? L’essentiel n’est-il pas de jouer sa partition pour l’atteinte du but commun ?
 
Le collectif revient sur sa décision

Le collectif des partis et mouvements de la mouvance présidentielle qui a claqué la porte du cadre de concertation de la mouvance présidentielle, dit être revenu sur sa décision. Au cours d’une déclaration de presse animée le lundi matin, ce collectif affirme avoir aplani ses divergences avec les autres.
Boniface Kolawolé Biaou correspondant Borgou/Alibori.
Le porte-parole du collectif démissionnaire du cadre de concertation de la mouvance à Parakou, Michel Allavo a, au nom de ses pairs, annoncé publiquement que tous les points clés de divergence ont été abordés et aplanis à leur grande satisfaction. La rencontre du dimanche 05 septembre, qui a duré toute la journée aurait concouru à colmater les brèches. Michel Allavo a fait comprendre que c’était une rencontre de vérité faite de discussions franches et responsables. A en croire le porte-parole du collectif  fâché, ils sont sortis de la rencontre profondément satisfaits. Aussi, expriment-ils leur joie de reprendre le combat avec leurs pairs de la mouvance présidentielle et prennent le ferme engagement de travailler avec abnégation au sein du cadre. Pour la satisfaction des intérêts des uns et des autres, le bureau a été élargi à 41 membres au lieu de 25 initialement prévus.

Boniface Biaou Kolawolé

Report de l’ouverture de la 6ème session extraordinaire : L’opposition piège la Cour constitutionnelle et Yayi

septembre 8, 2010

La 6ième session extraordinaire demandée par 44 députés  de l’opposition n’a pas été ouverte hier faute de quorum. Ce report jusqu’au lundi prochain participe d’une stratégie de l’opposition qui joue aux prolongations à l’Assemblée nationale, en attendant le verdict de la Cour Constitutionnelle au sujet des lois électorales.

La sixième session extraordinaire de l’Assemblée n’a pas été ouverte hier. Programmée pour avoir lieu à 10 heures, le président Nago a attendu quatre heures dans la perspective de mobiliser les députés. La sirène de l’hémicycle a résonné pendant longtemps. Les députés qui ont fait le déplacement du palais des gouverneurs sont restés enfermés dans leur bureau tout le temps. Le président Nago a dressé son constat aux environs de 14 heures. Au moment où il était à l’hémicycle, il n’avait que 6 députés présents. Puisqu’à l’impossible nul n’est tenu, le président Nago s’est référé à l’article 85 de la constitution pour prendre la décision qui s’impose en pareille circonstance. Cet article 85 dit que « Si à l’ouverture d’une session, le quorum de la moitié plus un des membres composant l’Assemblée Nationale n’est pas atteint, la séance est renvoyée au troisième jour qui suit. Les délibérations sont alors valables, quel que soit le quorum ». Conformément à cette disposition, le président Nago a renvoyé l’ouverture de la session extraordinaire au vendredi prochain. Mais il y a une éventualité qui obligerait l’Assemblée à ouvrir cette session le lundi prochain. Il s’agit de la fête de l’Aid el fitr qui aura lieu le vendredi. L’opposition déroule sa stratégie pour contenir la Cour constitutionnelle. Le boycott de la 6ème session extraordinaire par les députés signataires est ni moins ni plus une stratégie de l’opposition au Parlement. C’est l’aboutissement d’un calcul politique dont la finalité est de jouer aux prolongations le plus longtemps possible. Car l’objectif politique qui se cache derrière  cette demande semble la relecture des lois électorales dans le délai constitutionnel. C’est à juste titre que l’opposition a inscrit à l’ordre du jour de la session extraordinaire avortée l’étude et l’adoption en deuxième lecture de loi 2010-33 portant  règles générales pour les élections en République du Bénin ; l’ étude et l’adoption en deuxième lecture de la loi 2010-34 portant règles particulières pour les élections législatives en République du Bénin ; l’ étude et l’adoption en deuxième lecture de loi 2010-35 portant règles particulières pour l’élection du Président de la République en République du Bénin. Toute la classe politique a les yeux rivés sur la Cour constitutionnelle devant laquelle les trois lois suscitées sont déférées pour contrôle. Le verdict de la Cour pourrait amener le président à demander une deuxième lecture ou nécessiter une mise en conformité. La prolongation de l’ouverture du fait du faux bond des députés à l’appel du président Nago est la parade trouvée par l’opposition qui attend impatiemment le verdict de la Cour.

Tobi Ahlonsou

Tractations politiques pour 2011 : Le Fard-Alafia quitte officiellement Yayi

septembre 8, 2010

Entre le Chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi et le Fard-Alafia, c’est désormais la lune de fiel. La détérioration des relations entre le Président de la République, candidat probable à sa propre succession en 2011 et cette formation politique, la plus grande des départements de la partie septentrionale du Bénin, a atteint un point de non retour. Depuis le lundi 6 septembre 2010, cette formation politique a claqué la porte de la mouvance présidentielle.
Le Fard-Alafia ne fait plus partie de la mouvance présidentielle. Ses responsables ont officiellement mis, le lundi 6 septembre dernier, un terme à leur participation aux activités des Forces Cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). Un courrier a été d’ailleurs adressé au Coordonateur national des Fcbe à cet effet par les responsables du Fard-Alafia. Selon des indiscrétions, cette importante décision a été prise lors d’une rencontre tenue il y a quelques semaines par les responsables du Fard-Alafia à Cotonou. Cette rencontre dont nous avions fait cas dans l’une de nos parutions avait été sanctionnée par d’importantes décisions dont celle qui vient ainsi d’être officialisée par le Bureau exécutif national du Fard-Alafia. A moins de six mois des présidentielles de 2011, ce départ du Fard-Alafia de la mouvance présidentielle montre à bien des égards qu’il a officiellement tourné dos au Président Boni Yayi. Ce qui fragilise naturellement le ministre Barthélémy Kassa qui avait tenté d’arracher le parti  à ses fondateurs pour le mettre à la disposition du Chef de l’Etat en convoquant une Assemblée générale ordinaire sans l’avis de la grande majorité de ses collègues du Bureau exécutif national. S’il est vrai que le courrier par lequel les responsables du Fard-Alafia ont informé le Coordonnateur des Fcbe de leur départ de la mouvance présidentielle n’apporte aucune précision quant à celui à qui ils apporteront leur soutien en 2011, il n’est pas moins évident qu’il y a certains signes qui ne trompent pas. Certains responsables du Fard-Alafia s’affichent déjà avec le probable candidat Abdoulaye Bio Tchané. C’est le cas de l’ex-ministre Arouna Aboubacar qui s’est résolument engagé pour que l’actuel Président de la Boad soit le prochain président de la République du Bénin. Le moins qu’on puisse en tout cas dire est que le Chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi a perdu un grand allié surtout lorsqu’on s’en tient au poids électoral du Fard-Alafia dans les quatre départements du Nord-Bénin.

Affissou Anonrin

Disparition mystérieuse au Ministère des Affaires Etrangères : Fructueux Gnansounou porté disparu puis retrouvé

septembre 8, 2010

Hier 7 septembre 2010, le ministère des affaires étrangères a vécu une psychose générale provoquée par la disparition depuis la veille d’un de ses cadres, M. Fructueux Gnansounou. C’est vers la fin de la journée qu’il aurait été retrouvé selon les informations reçues de sources proches de la famille et de son ministère.

Après le ministère des finances avec le cas Urbain Dangnivo, le ministère des affaires étrangères vient d’enregistrer aussi la disparition de l’un de ses cadres. La différence ici, heureusement d’ailleurs, c’est que l’intéressé, le sieur Fructueux Gnansounou, aurait été finalement retrouvé. Hier 7 septembre 2010, c’était le branle-bas dans ce ministère situé sur le Boulevard Jean-Paul II, Route de l’aéroport. Comme une trainée de poudre, la nouvelle de la disparition mystérieuse de M. Fructueux Gnasounou a fait le tour des bureaux. Cette disparition que beaucoup avaient prise pour une blague de mauvais goût s’est confirmée lorsque les recherches diligentées par le ministre des affaires étrangères pour le retrouver se sont soldées par un fiasco. Informé de la situation, le ministre Jean-Marie Ehuzu a automatiquement donné l’ordre de faire défoncer la porte du bureau 428 qu’occupe d’ordinaire M. Gnansounou, membre de la Cellule de veille stratégique du ministère des affaires étrangères. A la grande surprise de tout le monde, le poste téléviseur installé dans le bureau était en marche, mais l’occupant ne s’y trouvait pas. Sa veste par contre était accrochée à une chaise. On en était encore à s’interroger sur les mobiles de cette disparation quand il a été annoncé que l’intéressé est rentré chez lui. Qu’est-ce qui s’est réellement passé ? Il est impérieux que l’opinion publique mise en émoi soit fixée, et de la manière la plus officielle qui soit pour que les uns et les autres retrouvent leur sérénité en cette période de grande psychose.

Affissou Anonrin

Crise dans le secteur de placement d’argent : Après leur protection, est-ce déjà la libération des responsables de Icc-Services?

septembre 8, 2010

La sortie médiatique effectuée hier 7 septembre 2010 par Me Paul Kato Attita pour plaider la cause du Sieur Guy Akplogan dans l’affaire Icc-Services n’est pas restée sans susciter des commentaires. Pour certains observateurs, cela participe du plan élaboré pour décharger les responsables de Icc-Services. Cela vient confirmer d’ailleurs les appréhensions de plusieurs Béninois qui n’ont jamais cessé de dénoncer le fait que le dossier soit piloté par le gouvernement plutôt que d’être confié à la justice.

L’affaire Icc-Services qui défraie la chronique depuis un moment au Bénin est un marché de dupes. C’est en tout cas l’avis de plusieurs Béninois qui suivent depuis un moment ce dossier. Aujourd’hui, les faits semblent leur donner raison avec la sortie médiatique effectuée par Me Paul Kato Atita hier 7 septembre 2010. Dans sa déclaration liminaire, l’avocat qui se faisait le porte-voix du Sieur Guy Akplogan est une fois encore revenu sur le sujet qui anime la polémique aujourd’hui et qui est relatif à l’implication du gouvernement dans l’affaire Icc-Services. Le moins qu’on puisse aujourd’hui retenir est que les contours d’une libération de ceux qui ont spolié les populations béninoises par la magie du placement d’argent se précise. Ce qui rejoint bien entendu l’idée qui avait été émise par le gouvernement. Lorsqu’on se réfère au communiqué qui a sanctionné le conseil des ministres du 1er juillet 2010, on ne devrait plus de s’étonner. Face au silence et à l’inaction de la justice qui est le dernier rempart pour mettre un terme aux activités menées illégalement, notamment celles de Icc-Services, le président de la République, garant de la paix sociale et soucieux de la protection des intérêts des citoyens béninois, devant le risque de perte des capitaux des populations, fruits de leur dur labeur, a dû prendre ses responsabilités au terme d’une réunion tenue le 26 juin 2010 au palais de la Présidence de la République sur la situation créée par les structures de placement en général et Icc- Services en particulier. Au nombre des mesures qui avaient été prises, figure celle relative à l’arrestation puis la mise sous surveillance policière des dirigeants de  ICC Services à titre de mesures conservatoires, pour leur protection et la garantie de présentation pour la suite du processus. Le groupe de mots «pour leur protection» ne doit pas passer inaperçu.

Euloge Badou

Conférence de presse à Cotonou sur l’affaire Icc : Kato Attita plaide-t-il déjà pour la libération de Guy Akplogan ?

septembre 7, 2010

L’avocat Paul Kato Atita a donné hier à Cotonou une conférence de presse sur l’affaire Icc-Services  en défense de M. Guy Aklpogan. Mais les supposées mises au point du patron de Icc évoquées par l’avocat et la chute de sa lettre du détenu ressemble à un montage tendant à décharger la personne sans garantie malgré l’ampleur de ce que les juristes qualifient d’escroquerie. Où veut-on en venir ?

Ça y est, le dossier Icc-Services veut se mélanger avec les actions d’avocats sans une décision de justice. C’est Me Paul Kato Atita qui a ouvert le bal hier sur une  lettre que lui aurait  adressée M. Guy Akplogan dont il serait un conseil. Dans la lettre écrite le 5 septembre 2010, sous le nom de  M. Guy Athanase S. Akplogan en détention à la prison civile de Cotonou, un plan de remboursement des déposants de Icc-Services a été exposé. La lettre développe, au nom de Guy Akplogan, que s’il était libéré et qu’il retrouvait l’état de tout ce qui est retrouvé comme fonds dans les institutions financières de la place et chez des agents de Icc, il commencerait le remboursement par les petits épargnants en priorisant ceux qui n’ont jamais rien pris depuis leur déposit. Dans la lettre, des promesses tous azimuts ont été développées. M. Akplogan promet, selon la lettre, de rendre fonctionnelles et opérationnelles toutes leurs unités de production pour permettre la continuité des remboursements jusqu’au dernier client déposant. La lettre parle comme si l’on devait permettre au fruit de l’activité illégale de continuer par procurer des bénéfices au profiteur de l’activité à la barbe de ceux qui ont été spoliés. Les unités dont les bénéfices devraient aider à rembourser sont : dans l’informatique : la formation, la vente et toutes prestations ; la scierie, la briqueterie, le dragage de sable, la vente et la location d’immobiliers. C’est comme si Guy Akplogan demande de le laisser jouir et poursuivre ses activités normalement pour n’attendre le remboursement des dépôts des autres sans intérêts au moment où il aura fait les profits nécessaires pouvant lui permettre de rembourser. Dans la lettre, aucune échéance de remboursement n’est fixée, aucune garantie n’est proposée et c’est comme si les déposants ont thésaurisé leur argent sans intérêt.  Il propose même de faire de l’agropastorale, de tirer profit d’un centre de santé à Calavi, d’un centre d’imagerie cristal, de forage, d’imprimerie, d’exploitation de carrières de graviers, de location de véhicules et de transport de marchandises inter-Etat pour rembourser. Autant d’activités du « grand opérateur économique » qui n’aura pour capital que les dépôts des épargnants qu’il finira par rembourser quand il aura obtenu des bénéfices.

Drôle de proposition

Quelle géniale idée de quelqu’un qui a promis des intérêts presque au double aux déposants et qui n’a pas honoré! La lettre ne parle plus d’intérêt des déposant. Mais M. Akplogan veut simplement après avoir fait prospérer ses activités, payer les épargnants leur dépôt. Et il fixe une condition, c’est que sa proposition sera réalisée s’il est libéré. Cela crève les yeux.
L’autre élément qui étonne dans la lettre, c’est l’évocation de la donne politique. Quelqu’un qui est incarcéré pour des milliards qu’il ne sait pas où les trouver peut-il avoir le temps de s’occuper des faits politiques ? Cela ressemble à un jeu. La lettre au nom de M. Akplogan précise qu’il n’est d’aucun mouvement politique et ne veut rien faire pour porter atteinte à la Paix tant recherchée par le Chef de l’Etat et tous les citoyens. Il faut se demander ici, comment il pouvait  menacer la paix de la prison. Mieux, qui l’aurait pris pour une menace de la paix ?
Ce qui étonne encore, c’est que le destinateur de la lettre demande que l’avocat, destinataire de sa lettre fasse une déclaration pour dire que lui Akplogan se joint aux actions du gouvernement pour le règlement de la crise. Il va jusqu’à dire qu’ils ne sont en rien manipulés par le Chef de l’Etat, ni son gouvernement, ni aucun mouvement politique de la place. C’est quand même étonnant et l’on se demande ce que se reproche le destinateur de la lettre qui semble se voir accusé d’action politique. Se sent il morveux de quelque chose?
La fin de sa lettre dévoile plus, et la conclusion éclaire sur la nature de l’action que la lettre veut insinuer. En écrivant « Comprenez aussi que je déplore la récupération politique de la situation de Icc », on se demande à qui s’adresse enfin l’auteur de la lettre ? Car, cette conclusion n’a été rien d’autre que la rengaine des hommes du pouvoir qui pensent que les leaders politiques allaient se taire et voir les maigres ressources de leurs militants partir en fumée dans les mains de certaines personnes qui roulent carrosse à la barbe de ceux-là dont l’argent a été pris et qui n’est pas remboursé. Les insinuations politiques  de la lettre confortées par les déclarations de l’avocat tendant à dire que M. Akplogan n’a aucune accointance politique laissent perplexe. Cela sent quelque chose dont les jours à venir pourront révéler les détails. Quel épargnant accepterait que quelqu’un d’autre après n’avoir pas honoré ses engagements dispose de son épargne pour faire prospérer ses propres activités et lui remettre son dépôt après en avoir tiré profit ? Ce serait trop facile. Les jours à venir nous édifieront sur la rocambolesque suite qu’on veut donner à l’affaire Icc-Services.

Euloge Badou

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