Reprise des grèves perlées dans les milieux sanitaires : Le Syntrasesh paralyse le Chd-Op dès demain

août 29, 2010

Les militants du Syndicat des travailleurs contractuels du Chd de l’Ouémé-Plateau (Syntrasesh) annoncent un mouvement de débrayage pour mardi prochain. La motion de protestation de 72heures sera mise en exécution si le gouvernement ne fait rien pour satisfaire leurs revendications, a-t-on appris de sources proches du Centre hospitalier départemental  (Chd) de Porto-Novo. 

Depuis le vendredi dernier, le Syndicat des travailleurs contractuels du Chd de l’Ouémé-Plateau (Syntrasesh) a lancé une motion de grève de 72heures. Elle prend effet à compter du mardi 2 septembre. Les responsables du Syntrasesh s’indignent de la politique de deux poids deux mesures pratiquée par le gouvernement dans le traitement des agents de la santé.  A en croire certaines sources proches du syndicat, tous  les agents permanents de l’Etat, agents de la santé et agents  contractuels, ont déjà perçu la totalité de leurs primes de motivation exceptionnelle, motif de la présente grève. De même,  tous les agents du Centre national hospitalier universitaire (Cnhu) ont déjà perçu la totalité de la prime. Cependant, le gouvernement refuse de leur concéder leur prime exceptionnelle fruit de longues luttes obtenu au terme d’âpres négociations. Les négociations entre les centrales syndicales et le gouvernement n’ayant pas abouti à des conclusions satisfaisantes, le Syntrasesch a décidé de prendre son destin en main et reprend donc l’arme des grèves perlées.

Tobi Ahlonsou

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Codjo a trouvé !

août 29, 2010

Eurika ! Un chercheur de classe exceptionnelle est en train de s’accomplir. Son nom, Hountondji. Son prénom, Codjo. Son titre, Professeur. C’est un chercheur béninois qui a conduit une recherche dont le résultat permettra de maîtriser le cancer sous toutes ses formes. Il a été reçu par la télévision nationale avec une accroche bien méritée :  » Codjo Hountondji : un africain qui crie Eureka  »
C’est avec une fierté nationale que nous apprenons que Monsieur Codjo Hountondji a conduit avec d’autres africains une recherche qui a donné un résultat utile pour l’humanité. Les chercheurs béninois sont contents. La recherche est le socle du développement durable. Codjo  nous redonne de l’espoir. Cet exploit, c’est à la jeunesse qu’il convient de le dédier. Tout travail patient, persévérant et soutenu donne toujours des fruits. Les annales de l’histoire scientifique retiendront un nom purement africain et béninois en particulier :  » Codjo « . Pour nous, c’est une joie immense de  savoir que nous (nègres !) contribuons à l’universel. Le Professeur Codjo Hountondji, par cette excellence remarquablement remarquée, ne mesure pas encore les vocations qu’il a suscitées depuis hier que la télévision nationale a mis la lumière sur sa personne chez ces enfants de 6 à 10 ans à qui on a expliqué dans les salons qu’il est un fils authentique du pays. Codjo n’a pas seulement percé …il a déchiré. Comme une flèche, Codjo est allé loin.
La crise de modèle qui secoue actuellement notre pays a trouvé un remède : Codjo Hountondji. Des noms à la résonance du terroir qui nous renvoient vers son centre. Le chercheur émérite n’appartient plus au Bénin. Il est désormais un homme de l’universel. Son humilité rassure. Son calme de scientifique est sa soupape de succès. Avec le lauréat, une nouvelle ère s’ouvre pour notre pays, notre continent. Il s’agit du renouveau scientifique qui passe par la démystification des sciences à l’école et au collège. Les enseignants de Biologie, de Mathématiques et de Physique ont tôt fait de mystifier leur matière par un terrorisme lié à leur coefficient. Il faudrait redonner le goût des mathématiques, des physiques, de la chimie aux enfants. Au lieu de pratiquer le terrorisme scientifique à l’université en faisant redoubler les enfants par fantaisie, il vaut mieux cultiver chez eux l’amour des sciences. Il n’y a pas d’avenir pour une nation qui ne fabrique que des juristes et des littéraires. Sans science, toute nation se meurt.
Le Professeur Abraham Voglozin a écrit des livres merveilleux sur le principe PP ou Pourquoi Pas ? C’est un ouvrage d’une grande utilité qui illustre la détermination du Professeur Codjo Hountondji.  L’historien  de format admiré, Jérôme Carlos a aussi écrit un livre sur le modèle à l’école que j’ai eu aussi comme livre de chevet au Lycée. Bref, Codjo a trouvé. Il lui appartient de donner à ses enfants, aux bacheliers  le goût des sciences. Pourquoi ne donnerait-il  pas une conférence inaugurale de la rentrée académique 2010-2011 à la Faculté des Sciences et Techniques qu’il connaît très bien ? Il faut gagner l’avenir en s’investissant dans le présent. Qu’on ne s’y trompe guère. Sans conditions et sans matériel, toute recherche est vaine. Vivement les moyens pour promouvoir l’existant qui s’appelle aujourd’hui Codjo, le soutient et faire éclore d’autres  » Codjo « . Merci Codjo. Merci Professeur Hountondji.

H. Tauyé

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Dossier des structures illégales de placement d’argent : Le préfet de l’Ouémé-Plateau réagit et aggrave son cas

août 29, 2010

Le préfet des départements de l’Ouémé et du Plateau, M. François Houéssou a parlé après la publication d’une correspondance qui montre que l’Etat central qu’il représente a entretenu des relations avec Icc-Services au point de la reconnaître comme une institution financière. Malheureusement, ses propos l’ont davantage plongé. Le plus grave est qu’il a dit qu’à l’époque, il n’avait  pas une idée du statut juridique de Icc Services. Et tout porte à croire qu’après avoir agi comme il l’a fait, il a maintenant peur pour son fauteuil.

« Nous venons de suivre Canal3 et la revue de presse qui fait état de ce que le gouvernement, par le biais du préfet des départements de l’Ouémé et du Plateau est mêlé à cette affaire de Icc Services. En fait, il s’agit d’une allégation non fondée. Car, c’était à la fin de l’année 2009 où il y avait des rumeurs qui faisaient état de ce que les institutions financières des deux départements allaient faire l’objet de braquage. Alors, il y avait les instructions du ministre (de la décentralisation) qui nous demandait de prendre des mesures sécuritaires pour sécuriser ces banques et institutions financières. Dans ce cadre, nous avons convoqué une réunion du comité de sécurité ainsi que les responsables de ces banques et institutions financières. Le Pv est là pour le témoigner. Et, à cette réunion, ces responsables des agences avaient donné leur accord pour contribuer financièrement à cette opération de sécurisation des banques. Car, il fallait déployer 100 agents de sécurité appuyés par les militaires et les entretenir. C’est ainsi que nous avons pu réussir en fin d’année 2009 à sécuriser ces banques. Il faut noter que l’opération ne se limitait pas exclusivement à la fin de l’année. Il fallait l’étendre jusqu’en février 2010. Il faut dire que ce n’est pas pour la première fois que la sécurisation des banques et institutions financières s’organise en fin d’année. Systématiquement, à la fin de l’année, nous l’organisons. Puis, la lettre du ministre de la décentralisation, de la gouvernance locale, de l’administration et de l’aménagement du territoire ne fait pas cas de Icc Services. Il s’agissait seulement des mesures d’ordre général, donc qui concernaient toutes les banques et institutions financières. Et, compte tenu des spécificités des départements de l’Ouémé-Plateau en matière de sécurité, j’ai cru devoir saisir toutes les institutions qui brassaient des fonds. A l’époque, même les cambistes étaient sécurisés. En ce qui concerne la réunion à laquelle les commandants d’unité et les responsables d’agences des banques et institutions financières ont pris part, elle n’avait pas enregistré la présence des responsables de Icc Services. Le Pv est là pour le témoigner. En conclusion, ni de près ni de loin, le gouvernement et le préfet ne sont mêlés à cette affaire de Icc Services. C’était des mesures d’ordre général, que de manière classique nous menons à chaque fin d’année pour pouvoir sécuriser les institutions financières. Aussi, à l’époque, nous n’avions pas une idée du statut juridique de Icc Services. Pour nous, il fallait assurer la sécurité des personnes et des biens. Ça s’arrête là. Nous n’avons pas de relation particulière avec Icc Services ».

Affissou Anonrin

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Rebondissement dans l’affaire Icc-Services : Jean-Baptiste Elias réclame la tête de Kogui N’Douro

août 29, 2010

Le président de l’Observatoire de lutte contre la corruption au Bénin était hier dimanche 29 août 2010 l’invité de l’émission «Ma part de vérité» de Golfe Télévision. Le principal sujet sur lequel il a échangé avec nos confrères de cette chaîne de télévision privée a porté sur l’affaire Icc-Services et les autres scandales financiers sous le régime du changement. Pour M. Jean-Baptiste Elias, la lutte contre la corruption à l’ère du régime Boni Yayi est à double vitesse. Elle s’opère de manière sélective. Pour justifier ses propos, il a fait allusion à l’affaire Icc-Services pour laquelle l’ex-ministre de l’intérieur Armand Zinzindohoué a été limogé. Sans prendre la défense du ministre Armand Zinzindohoué, le Président Jean-Baptiste Elias  a démontré que la démarche du Chef de l’Etat ne rassure personne. Pour lui, il y a encore beaucoup de gens qui sont mêlés à ce dossier et qui circulent comme si de rien n’était. Selon le Président de l’Olc, on ne peut pas limoger le ministre Armand Zinzindohoué et laisser son collègue de la défense que tout le monde a vu en train de réceptionner un véhicule offert par les responsables de Icc-Services qui sont aujourd’hui en détention préventive. Tous ceux qui ont gardé les maisons des responsables de Icc-Services et qui assurent leur sécurité individuelle sont des militaires et des gendarmes, donc relevant de l’autorité du ministre de la défense. Plutôt que ce soit le ministre Zinzindohoué qui en réponde, on ferait mieux de demander des comptes au ministre Issifou Kogui N’Douro, a estimé le Président de l’Olc. Voilà qui relance donc les débats autour de l’affaire Icc-Services.

Affissou Anonrin

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Décès du maire Gogan : Quelques réactions

août 29, 2010

Michel Bahou, Maire de Missérété
« Quand  il est devenu introuvable depuis que sa santé s’est dégradée, j’ai échangé tout le temps au téléphone avec lui. Durant ces deux dernières semaines, je ne l’ai plus eu au téléphone. Son garde du corps m’a toujours rassuré au téléphone. J’ai cru que sa santé s’améliorait, surtout qu’il a préféré suivre les soins dans la médecine moderne.   Nous sommes très persécutés nous qui sommes aux commandes de nos communes.  Mes sentiments pour l’instant son ceux de grande tristesse. Nous avons perdu  au Prd un grand combattant qui a une force de frappe terrible. Personnellement, je viens de perdre un vrai bras droit. Ensemble, nous avons toujours travaillé pour l’enracinement de notre parti à la base et  pour son rayonnement. Depuis hier  que j’ai eu la nouvelle, je ne m’appartiens plus »

Augustin Ahouanvoébla, président groupe parlementaire Prd-Prs
« Je suis totalement attristé. C’est un baobab qui est tombé   car il constitue une grosse branche de la famille Prd/UN. Je souhaite la paix pour sa famille. Tout le monde le sait, Gogan est un entrepreneur courageux et déterminé à braver tous les obstacles. Nous ne cesserons jamais de pleurer son départ. Il est irremplaçable. Je demande avec insistance que les conseillers communaux Prd d’Adjarra gardent  leur calme et travaillent dans  la concorde et l’union. Que la guerre de succession n’ait pas raison de leur conviction politique ».

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Décès dans la famille Union fait la Nation : Le maire Gogan rejoint l’au-delà les armes à la main

août 29, 2010

Le maire d’Adjarra Albert Gogan, l’un des fidèles compagnons de maitre Adrien Houngbédji, candidat unique de l’UN est passé de vie à trépas le samedi aux environs de 15 heures au Cnhu des suites d’une courte maladie. C’est une énorme perte pour le Parti du renouveau démocratique dont il est l’un des vice-présidents et pour la communauté des communes de l’Ouémé qu’il dirige.

Adjarra pleure son maire Albert Gogan, l’Union fait la Nation regrette la disparition d’un grand électeur, la communauté les  fils et filles de l’Ouémé perdent un artisan du développement et les hommes d’affaires spécialisés en hôtellerie sont surpris par le départ d’un acteur de premier plan dans l’Ouémé Plateau.  L’actuel maire d’Adjarra, la cinquantaine, s’en est allé. Il a trépassé au moment où l’Union fait la Nation et en l’occurrence son ainé du village, président de son parti le Prd, prépare activement les prochaines élections présidentielles. Telle une trainée de poudre la nouvelle a traversé les communes de l’Ouémé. Né le 1er juin 1954, Albert Gogan, cadre du ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, a occupé les hautes fonctions de secrétaire général au Conseil économique et social deux fois de suite dès les premières mandatures. Sa retraite à la fonction publique devrait intervenir cette année. Il a été très actif dans l’appareil étatique au niveau déconcentré. 

Tobie P. Ahlonsou (Coll)

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Actualité politique nationale : Le réquisitoire de Joachim Dahissiho sur Icc et les lois électorales

août 29, 2010

Hier, le député de la 23ième circonscription électorale, Joachim Dahissiho était l’invité en langue fon de notre confrère Arnold Béhanzin de Radio Planète. Pendant près de deux heures, le secrétaire parlementaire, a dressé un réquisitoire sur la caution  pour les candidats à l’élection présidentielle et a déploré l’accointance entre l’Etat et Icc-services. Il a par ailleurs  expliqué l’incident survenu entre elle sa collègue Afo Djobo Amissétou.

Le député Joachim Dahissiho est découragé par rapport aux mobiles réels qui sous-tendent l’élaboration des lois électorales. Il est d’autant plus réservé que les lois votées pour les élections générales ne sont pas de son goût en ce qui concerne des aspects donnés. Il s’agit par exemple de la caution de 100 millions retenue  par la représentation nationale et le remboursement des frais de campagne pour ceux qui auraient pu mobiliser un seuil de suffrages. Prenant comme illustration un cadre A1-12, il dit que sa pension de retraite sur cinq ans ne peut pas lui permettre d’avoir un rêve présidentiel même s’il a la capacité effective et l’aura requis pour prétendre à la magistrature suprême.  Les lois doivent être le reflet du bien-être national. Le député de Bohicon s’inscrit en déphase contre de telles dispositions et souhaite un arbitrage conséquent de la haute juridiction en matière constitutionnelle. Il déplore que les lois qui devraient être impersonnelles soient en réalité taillées suivant les objectifs partisans des clans politiques. L’augmentation du nombre des députés à 99 est une option qu’il défend. En effet, la démographie est un facteur important dans l’affectation du nombre de député à des circonscriptions électorales. Ainsi par exemple, dans une circonscription électorale, un député a été élu avec 39 000voix alors qu’à Comé, avec 6000 voix un autre a été élu. Il s’agit d’une pédagogie qui ne vise pas à égratigner qui que ce soit mais à attirer l’attention des auditeurs sur la nécessité de tenir compte de l’évolution de la démographie électorale. L’affaire du Coton est un cauchemar. Sous Nicéphore Soglo, le coton s’est porté mieux. Aujourd’hui, c’est la débâcle. Les usines d’égrenage ne fonctionnent plus. Cela est symptomatique. L’interpellation à laquelle il s’est associé vise à rechercher les raisons de la fin tragique de la filière. Il soutient que le gouvernement a voulu s’accaparer de tout le processus : insecticides, livraisons, débouchés, machines. Le résultat n’a pas été reluisant. Le député Joachim Dahissiho n’a pas occulté l’affaire des machines agricoles. On a mis du « Tchivi » à la place du « Tchigan » s’est exclamé le secrétaire parlementaire. Pour les machines, l’invité d’Arnold Béhanzin s’est montré circonspect. Il a dit qu’il y a des machines neuves mais pas à la qualité affichée. L’affaire ICC-services a fait monter de l’adrénaline dans les veines du député de Bohicon. A la galerie marchande, une commerçante est morte à cause du désespoir qu’a engendré cette affaire. Au total à Bohicon, deux morts sont enregistrés. C’est l’Etat qui accélère la mort des épargnants. Lorsque le gouvernement déclare que les gens seront payés en fonction des disponibilités, il crée davantage la psychose. Pour Joachim Dahissiho, l’Etat et ICC-services ont des accointances tangibles. Le Président de la République est allé plusieurs fois rendre visite au cerveau de la bande ICC-services. L’Etat est responsable et coupable. Il est impliqué à tous les niveaux. Il a fait des réunions au cours desquelles il a demandé la révision du taux de 200% à 84% soit 7% par mois. Cette activité est peu orthodoxe. L’incident entre le député Affodjobo et lui s’est invité dans le débat. Il a expliqué qu’il s’agit d’une machination qui vise à le présenter comme quelqu’un qui ne s’occupe  pas des activités parlementaires.  Il a reçu l’exhortation du Président Emile Derlin Zinsou  pour rompre régulièrement le silence afin de mettre les pendules à l’heure.

H. Tauyé

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Mobilisation pour une alternance prochaine au pouvoir : Adrien Houngbédji et Léhady Soglo toujours ensemble

août 29, 2010

Le candidat de l’Alliance Union fait la Nation multiplie les contacts avec sa base. Hier dimanche 29 août 2010, c’est à une séance de prière musulmane qu’il a assisté à la Mosquée centrale du quartier JAK à Cotonou. Cette sortie qu’il a effectuée en compagnie de son Directeur de campagne, M. Léhady Soglo cloue définitivement le bec à ceux qui continuent de parler de guerre de leadership entre les deux personnalités.

Les présidents Adrien Houngbédji et Léhady Soglo, tous membres fondateurs de l’Union fait la Nation, sont décidés à regarder dans la même direction pour le triomphe de leur Alliance politique à la présidentielle de 2011. L’exemple patent a été donné hier 29 août 2010 au cours d’une sortie spirituelle qu’ils ont effectuée ensemble à la Mosquée Oumou Wassilath du quartier JAK à Cotonou. Entourés de certains de leurs lieutenants que sont Moukaram Océni (Maire de Porto Novo), Moukaram Badarou (Directeur exécutif de l’UN chargé de l’image et de la communication), Raphaël Akotègnon, député à l’Assemblée Nationale, Atao Mohamed, (Chargé de mission du Président Houngbédji) et de nombreuses autres personnalités, Me Adrien Houngbédji et Léhady Soglo ont donné la preuve du parfait climat de sérénité et d’unité qui prévaut actuellement au sein de l’Union fait la Nation. La séance de prière pour la paix à laquelle ils ont participé est organisée par le Comité des cadres et personnes ressources pour l’élection de Me Adrien Houngbédji en 2011. Plusieurs fidèles musulmans se sont à l’occasion mobilisés pour manifester de vive voix leur soutien au candidat de l’Union fait la Nation par des chants, des danses et des louanges. Le collège d’Imams et de chefs religieux à la tête duquel se trouve l’Imam Abdoul Aziz a prié pour la paix et l’unité des fils du Bénin. Une prière spéciale a été dite à l’intention du Président Houngbédji à travers un cérémonial très émouvant. Tous les Imams et toute l’assistance désignaient de l’index le président Adrien Houngbédji pendant que des prières étaient dites. L’Imam dans son prêche a aussi présenté ses condoléances au Président Adrien Houngbédji et prié pour le repos de l’âme du maire d’Adjarra, M. Gogan rappelé à Dieu au cours du même week-end…Dans son intention de prière, le Président Adrien Houngbédji a apporté sa solidarité et son soutien à tous les musulmans en ce mois pieux de ramadan et rendu un vibrant hommage à feu El Hadj Tiamiou Adjibadé, qui fut l’un des plus grands contributeurs à la création de cette mosquée. Il a été suivi du Président  Léhady Soglo qui, par une prière de Fatiah, est entré en communion avec toute la communauté musulmane présente. Il a également, à l’instar du Président Adrien Houngbédji, prôné la paix et l’unité nationale. Les deux leaders ont affiché une entente cordiale et une grande complicité, qui vient montrer que l’Union est plus que jamais soudée derrière son candidat. Dans leurs prières, Moukaram Océni et de Atao Hinnounho Mohamed ont prédit une victoire certaine pour le Président Adrien Houngbédji lors des prochaines élections. Pour l’occasion la très discrète El hadja Toukourou Naimath, grande contributrice de la Mosquée, a également fait le déplacement. Après cette cérémonie de prière à Cotonou, le Président Houngbédji et sa suite se sont directement rendus à Adjarra pour présenter leurs condoléances à la famille Gogan éplorée.

Mobilisation pour une alternance prochaine au pouvoir
Adrien Houngbédji et Léhady Soglo toujours ensemble
Le candidat de l’Alliance Union fait la Nation multiplie les contacts avec sa base. Hier dimanche 29 août 2010, c’est à une séance de prière musulmane qu’il a assisté à la Mosquée centrale du quartier JAK à Cotonou. Cette sortie qu’il a effectuée en compagnie de son Directeur de campagne, M. Léhady Soglo cloue définitivement le bec à ceux qui continuent de parler de guerre de leadership entre les deux personnalités.
Les présidents Adrien Houngbédji et Léhady Soglo, tous membres fondateurs de l’Union fait la Nation, sont décidés à regarder dans la même direction pour le triomphe de leur Alliance politique à la présidentielle de 2011. L’exemple patent a été donné hier 29 août 2010 au cours d’une sortie spirituelle qu’ils ont effectuée ensemble à la Mosquée Oumou Wassilath du quartier JAK à Cotonou. Entourés de certains de leurs lieutenants que sont Moukaram Océni (Maire de Porto Novo), Moukaram Badarou (Directeur exécutif de l’UN chargé de l’image et de la communication), Raphaël Akotègnon, député à l’Assemblée Nationale, Atao Mohamed, (Chargé de mission du Président Houngbédji) et de nombreuses autres personnalités, Me Adrien Houngbédji et Léhady Soglo ont donné la preuve du parfait climat de sérénité et d’unité qui prévaut actuellement au sein de l’Union fait la Nation. La séance de prière pour la paix à laquelle ils ont participé est organisée par le Comité des cadres et personnes ressources pour l’élection de Me Adrien Houngbédji en 2011. Plusieurs fidèles musulmans se sont à l’occasion mobilisés pour manifester de vive voix leur soutien au candidat de l’Union fait la Nation par des chants, des danses et des louanges. Le collège d’Imams et de chefs religieux à la tête duquel se trouve l’Imam Abdoul Aziz a prié pour la paix et l’unité des fils du Bénin. Une prière spéciale a été dite à l’intention du Président Houngbédji à travers un cérémonial très émouvant. Tous les Imams et toute l’assistance désignaient de l’index le président Adrien Houngbédji pendant que des prières étaient dites. L’Imam dans son prêche a aussi présenté ses condoléances au Président Adrien Houngbédji et prié pour le repos de l’âme du maire d’Adjarra, M. Gogan rappelé à Dieu au cours du même week-end…Dans son intention de prière, le Président Adrien Houngbédji a apporté sa solidarité et son soutien à tous les musulmans en ce mois pieux de ramadan et rendu un vibrant hommage à feu El Hadj Tiamiou Adjibadé, qui fut l’un des plus grands contributeurs à la création de cette mosquée. Il a été suivi du Président  Léhady Soglo qui, par une prière de Fatiah, est entré en communion avec toute la communauté musulmane présente. Il a également, à l’instar du Président Adrien Houngbédji, prôné la paix et l’unité nationale. Les deux leaders ont affiché une entente cordiale et une grande complicité, qui vient montrer que l’Union est plus que jamais soudée derrière son candidat. Dans leurs prières, Moukaram Océni et de Atao Hinnounho Mohamed ont prédit une victoire certaine pour le Président Adrien Houngbédji lors des prochaines élections. Pour l’occasion la très discrète El hadja Toukourou Naimath, grande contributrice de la Mosquée, a également fait le déplacement. Après cette cérémonie de prière à Cotonou, le Président Houngbédji et sa suite se sont directement rendus à Adjarra pour présenter leurs condoléances à la famille Gogan éplorée.

Euloge Badou

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Gestion des entreprises d’Etat : Le dossier de non certification des comptes de la Sonapra exercice 2007 refait surface (Des ennuis pour Nicaise Fagnon)

août 29, 2010

Le dossier relatif à la non certification des états financiers de la Sonapra pour le compte de l’exercice clos au 31 décembre 2007 est loin d’être enterré. C’est l’actuel ministre de l’agriculture, M. Michel Sogbossi qui vient de l’exhumer face à l’intransigeance des commissaires aux comptes de la Sonapra de ne pas revenir sur leur décision.

La gestion de M. Nicaise Fagnon à la tête de la Direction générale de la Sonapra continue toujours d’alimenter la polémique. M. Ramanou Badarou et le cabinet Etudis Conseils Afrique nommés Commissaires aux comptes de la Sonapra par décret N° 2007-229 du 31 mai 2007 ne sont toujours pas prêts à donner un blanc-seing à cette gestion. Toutes les démarches qui ont été menées pour les amener à certifier les états financiers de la Sonapra pour l’exercice clos au 31 décembre 2007, période pendant laquelle M. Nicaise Fagnon a géré la Sonapra, sont restées vaines. Fidèle à ses principes, M. Ramanou Badarou est resté ferme sur sa décision. Ne sachant quoi faire, l’actuel ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche qui a ainsi hérité d’un lourd passif, s’est vu dans l’obligation de déférer le dossier devant le Conseil des ministres pour examen suivant la communication N°150/MAEP/D-CAB/SGLE/SP-C.

Les faits
Ils remontent à 2007. Nommés Commissaires aux comptes de la Sonapra par décret N° 2007-229 du 31 mai 2007, M. Ramanou Badarou et le cabinet Etudis Conseils Afrique ont procédé à leur première mission de commissariat aux comptes auprès de la Sonapra sur les états financiers de l’exercice clos au 31 décembre 2007. Au terme de leurs investigations, ils ont adressé au Directeur général de la Sonapra, (Nicaise Fagnon à l’époque des faits) et au Président du Conseil d’administration de la Sonapra, le 17 juillet 2008, leurs rapports provisoires. Dans ces rapports provisoires, les commissaires aux comptes ont émis des réserves sur de nombreux aspects y compris ceux qui étaient acceptés par leurs prédécesseurs comme valides. Pour les commissaires aux comptes, les comptes annuels de la Sonapra ne sont pas réguliers et sincères et ne donnent pas une image fidèle du résultat des opérations de l’exercice écoulé ainsi que de sa situation financière et de son patrimoine à la fin de l’exercice 2007. Le refus de certification des comptes de la Sonapra lors de l’exercice clos au 31 décembre 2007 par les Commissaires aux comptes se fonde sur les cinq points de réserves. Dans leurs rapports, les Commissaires aux comptes ont en effet noté l’existence de comptes non probants. Pour eux, la procédure de comptabilité et de contrôle interne des opérations (ventes locales de graine, de fibres de coton, réception des achats, facturations…) ne sont pas apparus satisfaisants. De ce fait, elles ne garantissent pas la fiabilité et l’exhaustivité des enregistrements. Par ailleurs, les réponses qu’ils ont obtenues par rapport aux comptes des tiers circularisés ne sont pas conformes aux informations retracées dans les comptes au 31 décembre 2007. Ne disposant donc pas d’autres moyens alternatifs pour valider les soldes des comptes au 31 décembre 2007, ils ont estimé qu’ils ne sont pas en mesure de certifier  que les comptes de tiers sont sincères. Les comptes concernés présentent au 31 décembre 2007 les soldes ci-après : Fournisseurs, avances versées (20.058.738.431), Clients (6.969.606.148), Fournisseurs exploitations (11.212.519.710). Après leurs investigations, les commissaires aux comptes ont en outre remarqué l’existence de créances fictives dans les états financiers. Ces créances sont enregistrés dans le compte « 42118000 » intitulé Personnel, avances sur frais médicaux qui représente un solde débiteur de F Cfa 98.678.065 au 31 décembre 2007. Chose curieuse, les agents débiteurs n’ont pas pu être identifiés par les dirigeants de la Sonapra. La 3è réserve émise par les Commissaires aux comptes porte sur l’existence dans les états de rapprochement de suspens datant de plus d’un an dont les plus vieux remontent à l’année 2002. Ces derniers concernent le compte bancaire BIBE N°90/122160/001/00/0 et le détail se présente comme suit : (Voir Tableau Sonapra 1)
Le non respect du principe de la transparence est la 4è réserve émise par M. Ramanou Badarou et le Cabinet Etudis Conseils d’Afrique. Dans leur rapport de recommandation, ils ont noté l’utilisation des comptes libellés inappropriés tels que les comptes 63 ou 65 au débit desquels ont été logés les primes et indemnités allouées aux membres du personnel de la Sonapra. Dans sa réponse aux préoccupations des Commissaires aux comptes, la Direction générale de la Sonapra a mentionné que « la comptabilisation de certaines primes et indemnités allouées aux personnels dans les comptes 63 ou 65 a permis d’éviter le paiement des charges connexes. Pour l’exercice 2007, le montant des primes et indemnités est de F Cfa 214.058.793. Les charges sociales et fiscales y relatives font F Cfa 44.954.347 pour la Cnss et F Cfa 52.499.434 pour les charges fiscales. La régularisation de ces situations par virement du montant des primes et indemnités au compte 66 va générer aussi des pénalités à la charge  de la Sonapra. Afin d’éviter cette hémorragie financière en cette période de tension de trésorerie, nous proposons que les indemnités et primes concernées soient laissées dans les comptes 63 ou 65 ». Pour les Commissaires aux comptes, il s’agit d’un aveu grave qui fait entorse au principe comptable de la transparence. La dernière réserve émise par les Commissaires aux comptes porte sur les titres de participation détenus par la Sonapra dans certaines sociétés. A travers les états financiers, ils ont révélé que la Sonapra détient des participations dans trois sociétés comme le présente le tableau ci-dessous : (Voir Tableau Sonapra 2)
En dehors de la société SOSEA dont les états financiers 2007 ont été régulièrement transmis sur la demande des Commissaires aux comptes, les états financiers des autres sociétés (Coteb et Marche) ne l’ont pas été.

Des démarches infructueuses
Pour donner satisfaction aux préoccupations des Commissaires aux comptes et faire lever les réserves, d’importantes démarches ont été entreprise par les responsables de la Sonapra. Ainsi, il a été fait appel aux services de M. Angelo Donou, Expert comptable agréé en qualité conseil. Le résultat des travaux de ce dernier en collaboration avec la Direction comptable et financière et les autres Directions techniques de la Sonapra de la Sonapra qui ont duré cinq mois a été présenté aux Commissaires aux comptes. Mais Hélas ! M. Ramanou Badarou, fidèle à sa réputation est resté inflexible. Il a maintenu sa position au motif que, selon les statuts de la Sonapra, les comptes sont arrêtés par la Direction générale et approuvés par le Conseil d’administration. Il s’est surtout fondé sur les dispositions de l’article 28 des statuts de la Sonapra, eux-mêmes basés sur la loi N°88-005 du 26 avril 1988 relative à la création, à l’organisation et au fonctionnement des entreprises publiques et semi-publiques.
Que va faire le Chef de l’Etat maintenant qu’il est officiellement saisi pour ce dossier déjà dénoncé par le Président Adrien Houngbédji ? Quel sort va-t-il réservé à son ministre Nicaise Fagnon dont la gestion a été contestée par des Commissaires aux comptes recrutés par le gouvernement même ? Voilà autant de question que les Béninois se posent aujourd’hui.

Affissou Anonrin

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Attribution de parcelles aux promoteurs de villas Cen-Sad et autres : Le gouvernement avait volé Séfou Fagbohoun (Les populations d’Adja-Ouèrè en courroux)

août 29, 2010

Le gouvernement du Dr Boni Yayi est dans le faux dans l’affaire relative au domaine situé sur la route de l’aéroport international de Cotonou, qui l’oppose à l’homme d’affaires béninois Séfou Fagbohoun. C’est en tout cas ce que révèlent une décision prise par le juge des référés civils du Tribunal de première instance de Cotonou, le mea culpa du ministre François Noudégbèssi et les déballages  faits par le ministre Soulé Mana Lawani dans son mémorandum.

Qu’est-ce l’homme d’affaires béninois Séfou Fagbohoun a-t-il fait de si mauvais au gouvernement dit du changement, pour subir le traitement aussi dégradant qu’humiliant qu’on lui inflige en ce moment ? C’est la question que se posent aujourd’hui beaucoup de Béninois. Après l’avoir jeté en prison pendant deux ans pour un crime qu’il n’a pas commis, puisque la justice l’a lavé de toute souillure sur toute la ligne, le gouvernement du Dr Boni Yayi n’a pas eu froid aux yeux pour lui arracher ses domaines pour lesquels il détient pourtant des titres fonciers. Le Chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi, accompagné du Directeur général de la Société Agetur Sa, est allé visiter il y a quelques mois les villas de haut standing construites pour les hôtes de marque, et situées entre l’aéroport et le ministère du commerce. Bien que soient établies toutes les preuves de l’appartenance à l’honorable Séfou Fagbohoun du domaine sur lequel ces villas sont construites, le Chef de l’Etat ne s’est pas empêché de s’offrir cette parade à la limite du cynisme. Quel but visait-il en agissant ainsi ? Ne sait-il pas que la justice, dont il est le garant des décisions, a déjà tranché en faveur de l’homme d’affaires béninois ? Pourquoi le Chef de l’Etat ne veut-il pas faire profil bas et rétrocéder ces domaines à leur propriétaire ? Voilà autant de questions que l’on est en droit de se poser, surtout qu’il s’agit d’un dossier qui a suivi un long parcours dont les ramifications sont d’ailleurs passées par le Palais de la Marina. Sans exagérer, on peut dire qu’il y a manifestement dans ce dossier une volonté de nuire. Sinon, comment comprendre que la justice ait tranché ce dossier et que le Chef de l’Etat, garant des lois et autres décisions de justice, s’en moque et s’offre une parade sur un domaine arraché à son propriétaire légitime ? Dans une requête à fin de déclaration d’indisponibilité d’immeuble, adressée au Président du Tribunal de première instance de Cotonou, le Président Séfou Fagbohoun, assisté de ses avocats, avait sollicité du Président du Tribunal de première instance de Cotonou qu’il interdise aux requis l’accès aux parcelles et, tout au moins, leur faire défense d’y effectuer des travaux de construction en attendant qu’une décision intervienne sur le fond du litige et conformément aux dispositions de l’article 1 de l’ordonnance 70.3D/MJL du 28 janvier 1970 frappant d’indisponibilité les immeubles litigieux, assurant l’exécution des décisions de justice, et portant interdiction d’aliénation d’immeuble d’autrui. Cette requête avait été formulée par le sieur Séfou Fagbohoun pour garantir son droit de propriété et garder le domaine en l’état. Dans cette requête, le Président Séfou Fagbohoun a narré les conditions dans lesquelles le gouvernement l’a dépossédé de façon sauvage de ses biens. Au juge Christophe Atinmakan, Président du Tribunal de première instance de première classe de Cotonou, le Président Fagbohoun a exposé qu’il est propriétaire d’un domaine sis à Cotonou, Route de l’aéroport, objets des titres fonciers N°5587, N°5592 et N° 5593 du Livre Foncier de la Circonscription de Cotonou. Il a en outre, dit avoir entrepris sur ledit domaine des travaux de constructions et que, curieusement, des quidams se sont présentés pour sommer les ouvriers d’arrêter les travaux et de déguerpir des lieux. C’était le 19 décembre 2007. Le même jour à 17 heures 30, « une sommation d’avoir à cesser les travaux et à enlever » lui a été signifiée suivant l’exploit de Me Georges d’Almeida, Huissier de justice à Cotonou. Pour préserver ses intérêts, le requérant a saisi la Chambre des référés du tribunal de première instance de Cotonou et l’affaire, enrôlée sous le N°004/2008 a été évoquée pour la première fois le 11 janvier 2008, renvoyée au 18 janvier 2008 pour les requis qui n’ont daigné ni comparaître, ni se faire représenter. La cause fut alors renvoyée à nouveau au 1er février 2008. Sans attendre la décision à intervenir, les autorités du ministère en charge de l’urbanisme ont fait installer sur les lieux des ouvriers pour poser des actes irrémédiables, une attitude préjudiciable aux droits de propriétés du requérant.

Une première décision de justice

Vu cette requête et les pièces à l’appui, vu les dispositions de l’article 1 et suivants de l’ordonnance 70.3D/MJL du 28 janvier 1970 frappant d’indisponibilité les immeubles litigieux, assurant l’exécution des décisions de justice, et portant interdiction d’aliénation d’immeuble d’autrui, le juge Christophe Atinmakan, Président du Tribunal de première instance de première classe de Cotonou, a alors ordonné l’indisponibilité des parcelles sises sur la route de l’aéroport, objets des titres fonciers N°5587 de contenance 88 ares 06 centiares, N05592 de contenance 40 ares 77 centiares et, N°5593 de contenance 50 ares 00 centiare. Il a par ailleurs fait défense au ministère de l’urbanisme, à l’Agetur et à toutes personnes d’accéder ou d’effectuer des travaux sur lesdits immeubles, et ce, jusqu’au dénouement du litige en cours par le Tribunal. Il a par ailleurs dit que toutes nouvelles installations ou constructions sur lesdites parcelles sont interdites. Malgré cette décision, les travaux se sont poursuivis et aujourd’hui, ce sont des villas de haut standing qui ont poussé sur les domaines querellés entre le gouvernement et l’homme d’affaires béninois Séfou Fagbohoun. Le Chef de l’Etat s’est d’ailleurs offert le plaisir d’aller les visiter. A ce niveau déjà, il est loisible de constater que le gouvernement qui devrait protéger les citoyens devant la loi, est le premier à les brimer.  Face à cette triste réalité, l’homme d’affaires béninois Séfou Fagbohoun, convaincu qu’il est dans le droit chemin, n’a pas baissé les bras. Il s’est confié à la justice de son pays qui lui a donné raison.

Un verdict implacable

Suivant exploit d’huissier du 31 décembre 2007, M. Séfou Fagbohoun a donné assignation au ministère chargé de l’urbanisme à comparaître devant le juge des référés civils du Tribunal de première instance de Cotonou aux fins de lui enjoindre de cesser de le troubler dans la jouissance paisible de son droit de propriété sur le domaine sis à Cotonou, route de l’aéroport objet des titres fonciers N°5587, N°5592, N°5593 du Livre foncier de Cotonou. Il a par ailleurs demandé l’exécution provisoire sur la minute de l’ordonnance. A cet effet, M. Séfou Fagbohoun a développé qu’il s’oppose à la sommation d’avoir à cesser les travaux et à enlever, qui lui a été délaissée par exploit de l’huissier Georges Marie d’Almeida le 19 décembre 2007, parce qu’il est propriétaire du domaine et qu’il y a érigé des murs de séparation sur tout le pourtour. Il a aussi indiqué que des travaux de construction avaient été réalisés sur le domaine. Pour l’honorable Séfou Fagbohoun, le décret invoqué par l’Agent judiciaire du Trésor est inapplicable, puisqu’un décret ne peut abroger une ordonnance. Selon lui, étant donné que l’objet de l’instance porte sur la cessation de trouble et qu’il n’y a aucune demande de condamnation à somme d’argent par ou contre l’Etat, l’Agent judiciaire du Trésor n’a rien à faire dans la procédure, surtout que ce n’est pas lui qui l’a sommé. Le comble dans ce dossier est qu’à aucun moment, les titres fonciers de l’honorable Séfou Fagbohoun ne sont pas attaqués. Il ne pouvait d’ailleurs en être autrement, puisque le titre foncier n’est pas un acte administratif, mais un acte civil de propriété. Dans son développement, l’honorable Séfou Fagbohoun a par ailleurs indiqué que l’acte administratif n’accorde pas des titres de propriété, mais des droits d’occupation et que les défendeurs ne peuvent pas se prévaloir d’une clause résolutoire pour chasser des propriétaires de leur domaine. En réplique à tous les arguments avancés par Séfou Fagbohoun, le ministère chargé de l’urbanisme et l’Agent judiciaire du Trésor ont soutenu l’irrecevabilité de l’action. Ils allèguent en effet que, selon l’article 3 du décret N° 2000-266 du 22 mai 2000, toute action devant les juridictions doit être intentée à peine de nullité par ou contre l’Agent judiciaire du Trésor. Après avoir écouté les deux parties et statuant publiquement, contradictoirement, en matière de référé civil et en premier ressort, le juge Christophe Atinmakan a, au principal, renvoyé les parties à se pourvoir ainsi qu’elles aviseront, mais dès à présent et vu l’urgence, déclare M. Séfou Fagbohoun recevable en son action. Il a enjoint le ministre chargé de l’urbanisme de cesser de troubler M. Séfou Fagbohoun dans la jouissance de son droit de propriété sur le domaine sis à Cotonou, route de l’aéroport objet des titres fonciers N°5587, N°5592, N°5593 du Livre foncier de Cotonou. Pour finir, le juge a dit n’y avoir lieu à exécution avant enregistrement de l’ordonnance et a condamné le ministre en charge de l’urbanisme aux dépens.

Le mea culpa de Noudégbèssi

Dans une correspondance en date du 28 octobre 2008, le ministre François Noudégbèssi a reconnu que le domaine arraché à Séfou Fagbohoun n’appartient pas à l’Etat. « Dans le cadre du règlement à l’amiable de la question foncière visée en objet et suite à l’entretien que nous avons eu le lundi 27 octobre 2008, je voudrais vous suggérer d’accepter en compensation des titres fonciers N°5587, N°5592, N°5593 du Livre foncier de Cotonou évoqués, une partie du titre foncier 103 de Cotonou sis en face du Tri postal et couvrant une superficie de 1 ha 78 a 62 ca. Au cas où cette proposition rencontrerait votre agrément, l’administration prendra les dispositions nécessaires pour la clôture et les formalités requises », écrivait le ministre Noudégbèssi à l’honorable Fagbohoun. Ce qui confirme que ce dernier était vraiment dans ses droits et que le gouvernement l’a spolié.

Un bradage scandaleux

Les révélations faites par M. Soulé Mana Lawani, ex-ministre des finances, dans son mémorandum montrent à bien des égards que le gouvernement du Dr Boni Yayi avait choisi de façon délibérée d’empêcher l’homme d’affaires béninois Séfou Fagbohoun de jouir de ses droits de propriété. Dans le cadre de l’organisation du 10è sommet de la Cen-Sad que le Bénin a abrité, le gouvernement a mis à la disposition de certains promoteurs immobiliers des domaines pour la construction de villas de haut standing. Quand bien même ces domaines ne lui appartenaient malheureusement pas, il a choisi de les brader. «  L’attribution des parcelles a été faite par le ministre en charge de l’urbanisme sur instructions exclusives du Chef de l’Etat. Les terrains ont été cédés à des prix très bas et certaines sociétés, connues pour leur proximité avec le Chef de l’Etat, ont été particulièrement favorisées. Au total environ 370 696 mètres carrés ont été vendus à 694 757 800 FCFA, soit 1875 FCFA le mètre carré dans Cotonou ville. C’est vraiment cadeau car le mètre carré d’un bas fond coûte aujourd’hui plus de cent fois plus cher à Cotonou. A titre de comparaison, dans la zone de Plage Cotonou Ouest, le Groupe Laico a acheté un domaine privé de 50.OOO mètres carrés (5hectares) à 5 milliards  Fcfa », a révélé le mémorandum du ministre Soulé Mana Lawani. Selon des sources proches du sieur Séfou Fagbohoun, propriétaire des domaines  objets des titres fonciers N° 5587, 5592, 5593, ces parcelles ont été acquises, dans les années 1993 à environ 17000 F Cfa le mètre carré. Et voilà que 17ans après,  avec la grande spéculation foncière qui prévaut au Bénin et à Cotonou en particulier, l’Etat dépossède le propriétaire et revend ses parcelles à 1.875F Cfa le mètre carré.   Non seulement il s’agit d’un bradage scandaleux, mais surtout d’un vol qualifié dont le gouvernement devra répondre devant les juridictions compétentes le moment venu.

La colère monte à Adja-Ouèrè

A Adja-Ouèrè, les révélations faites par le ministre Soulé Mana Lawani ont irrité les populations. Elles disent ne pas comprendre pourquoi le gouvernement s’est ainsi comporté avec leur frère, celui à qui elles se réfèrent toutes les fois qu’elles sont en difficulté.  Elles projettent de marcher prochainement sur le Palais de la Marina pour demander des comptes au Chef de l’Etat, qui, en son temps, avait profité de l’absence du Président Séfou Fagbohoun pour venir leur demander pardon. Pour ces populations, le préjudice causé à leur frère doit être réparé.

Cyrille Babatoundé (Coll)

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