Abandon du centre hospitalier départemental de Parakou : Les universitaires maintiennent leur position, des semaines de souffrance encore pour les populations

juin 30, 2010

Les universitaires  ont délaissé le centre hospitalier départemental de Parakou depuis le 17 juin dernier. Plus de dix jours après, les universitaires campent sur leur position. Ces médecins universitaires n’entendent pas reprendre leurs activités dans ce  centre sans la satisfaction de leurs revendications. Les populations devront encore continuer de supporter leur souffrance pour des semaines.

Les populations de Parakou ne sont pas encore au bout de leur peine. Elles doivent encore continuer à supporter leur souffrance. Les médecins universitaires qui interviennent au centre hospitalier départemental de Parakou, devenu centre universitaire, donc centre de référence et le seul pratiquement dans tout le septentrion, tiennent dur. Pour ces médecins, plus d’intervention de leur part dans ce centre sans la satisfaction de leur revendication. Les rencontres avec des autorités du ministère de la santé publique et même, semble-t-il, avec une délégation de la présidence n’ont rien donné. « Nous voulons que nos revendications soient satisfaites et nous reprendrons le travail », a confié Prosper Gandaho vice recteur chargé des affaires académiques à l’université de Parakou. Pour rappel, les enseignants médecins de l’université de Parakou ont cessé le travail depuis le jeudi 17 juin dernier. Ces enseignants se sont retirés avec leurs étudiants en médecine qui permettaient de combler le grand déficit en personnel de ce centre. 
Les mauvaises conditions de travail qui caractérisent ce centre et que les autorités ne se décident pas à améliorer expliquent cette situation. Le vice doyen chargé des affaires académiques de l’université de Parakou le professeur Prosper Gandaho lui-même médecin, explique que les universitaires dans leur mouvement, n’ont rien à avoir avec la politique et que c’est le cœur gros qu’ils délaissent leurs patients. Il a fait comprendre qu’entre deux maux, il faut choisir le moindre mal. « Le centre hospitalier de Parakou est actuellement dans une situation invivable pour des universitaires. « Nous sommes des enseignants et si nous sommes dans ce centre c’est pour enseigner de bonnes pratiques à nos étudiants. Or actuellement au centre départemental de Parakou, la situation est telle qu’on ne peut même pas montrer le minimum d’une pratique professionnelle
à nos étudiants. Face à cette situation pour ne pas leur faire désapprendre et pour surtout nous- mêmes ne pas être complice de la mort bête des populations, nous avons décidé de nous retirer pour le moment de ce centre jusqu’à l’amélioration des conditions », a expliqué le professeur Gandaho.
 
Les maux de ce centre

Aujourd’hui une analyse de la goutte épaisse pour diagnostiquer le paludisme est impossible dans ce centre dit de référence. Mieux, les médecins par manque de gant sont parfois obligés de procéder aux consultations, aux touchers, les mains nues. Dans ce centre, les médecins sont obligés d’envoyer les patients chercher des seringues desquelles les aiguilles sont soustraites dans les pharmacies avant tout prélèvement. La prise de tension préliminaire à toute consultation est impossible , tout au moins dans la section médecine, puisque le centre n’a plus de tensiomètre fonctionnelle dans ce département. En psychiatrie où le professeur Gandaho est compétent, il se plaint par exemple de l’absence totale de produits de première nécessité pour calmer les malades qui y sont admis. Or sans ces produits pour les calmer aucune consultation n’est possible chez ces malades pas ordinaires. En plus dans
le traitement des patients, les médicaments se prescrivent compte tenu du poids des patients, alors que les balances ne marchent pas dans certains départements..
Face à cette situation, les universitaires ont trouvé que le cadre de travail est complètement dégradé et n’est plus du tout bon pour la formation des futurs médecins dont ils ont la charge. En attendant que le centre ne se décide à améliorer les conditions de travail, les universitaires, à en croire le vice recteur chargé des affaires académiques, sont organisés pour faire des  travaux dirigés chaque matin avec les étudiants. Jusqu’ à nouvel ordre, plus de garde des étudiants en médecine. Et sur leur formation pratique, le vice recteur a confié que pour ne pas avoir à trop attendre ce centre dans l’amélioration des conditions de travail,  des prospections sont lancées déjà vers d’autres centres qui pourraient présenter un plateau technique beaucoup plus acceptable pour une bonne formation des étudiants.

 Une véritable souffrance pour les populations

Les populations sont celles qui souffrent véritablement de cette situation. En effet presque tous les médecins de ce centre sont des universitaires. Leur départ du centre crée un grand vide dans tous les départements. Un hôpital sans médecin n’en est pas un. Conséquence, les malades ne peuvent plus être soignés. Les malades convoyés vers ce centre sont simplement renvoyés. Le directeur du centre Mama Djibril Issa, pour ne pas être comptable des cas de décès de personnes, a dû faire passer des communiqués pour annoncer que le seul centre de référence du septentrion ne reçoit plus de nouveaux malades. Il a confié que, pour l’instant, il y a deux médecins, un en urgence et un en médecine qui essaient de gérer les malades qui étaient là. Le directeur du centre se désole pour les populations. Compatissant à leur souffrance, il confie que c’est malgré lui
qu’il se refuse d’accepter des entrées de malades dans son centre. C’est pour leur bien et aussi pour le bien d’une part de l’hôpital. Sans médecin en effet, l’hôpital ne peut gérer les malades puisque d’ailleurs les consultations y sont médicales. A Parakou aujourd’hui, au lieu que les malades soient référés au CHDU, ils partent plutôt pour des centres secondaires. Les graves cas sont contraints de partir pour Cotonou ou parfois vers Tanguiéta. Et pour qui sait l’état actuel des voies qui mènent vers ces villes, vous comprenez  la souffrance des populations 
Un centre hospitalier seulement avec deux médecins, et des infirmiers et sages femmes en nombre très limité. Un centre hospitalier pratiquement vide, un centre hospitalier dépourvu de médecin dans les spécialités C »est ce qui reste du centre hospitalier de Parakou après que les universitaires de la faculté de médecine de Parakou se sont retirés de ce centre et avec leurs étudiants. A quand la reprise de la vie dans ce centre connu pour sa grande affluence? Personne ne saurait le dire pour l’heure. Les diverses délégations dépêchées pour tenter de décanter la situation ont échoué dans les négociations. Le directeur départemental de la santé du Borgou/Alibori Orou Bagou, a fait comprendre que diligence est en train de se faire
pour réparer la situation. Il a confié que les diverses délégations qui sont venues à Parakou pour la médiation, de retour à Cotonou, vont plaider pour l’introduction d’une communication orale urgente en conseil des ministres pour le jeudi prochain et espère qu’ à cette occasion des mesures urgentes seront prises pour vite ramener la situation à la normale. Il a confié que certains matériels commandés pourraient être aussi disponibles d’ici  à trois semaines.

Boniface Kolawolé Biaou (Coll)

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Crime crapuleux à Tonato –Agontikon : La justice aux trousses des assassins de Octave Abibou

juin 29, 2010

La découverte du corps d’Octave Abibou, Ingénieur en imagerie médicale à l’hôpital des tuberculeux « Lazaret » de Cotonou, le mardi dernier, après une pluie torrentielle, a créé  l’émoi au sein des populations du quartier Agontikon.  Le corps de la victime  a été découvert en son domicile par sa famille. Visage enfoui dans la boue de la cour de la maison, le cou recouvert  d’une grave blessure ensanglantée, la victime a  été évacuée dans un premier temps à la clinique « Les Grâces »  pour les premiers constats médicaux. Ensuite, le corps a été déposé à la morgue de l’Homel de Cotonou. Informés, les éléments  du commissariat central de Cotonou ont ouvert une enquête, pour déceler et retrouver les supposés auteurs du crime.  Aux dernières nouvelles, nous apprenons qu’un suspect proche de la famille de la victime est mis aux arrêts et gardé dans les mailles de la police pour les besoins de l’enquête. D’autres sources révèlent également que le dossier serait déjà pendant devant la justice dont les éléments tiennent à tout mettre en œuvre pour élucider ses différents contours scabreux. Signalons qu’hier, la police a effectué une minutieuse perquisition au domicile de la victime , pour les besoins de l’enquête.

Junior Fatongninougbo (Coll)

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Désormais sous la coupe du Fmi : Le Bénin sous ajustement structurel

juin 29, 2010

Depuis le 14 juin 2010, la confirmation a été donnée. Le Bénin est désormais sous ajustement structurel. Le Fmi  a approuvé à son programme économique d’accompagnement financier. Avec accord, le Bénin se trouve désormais pieds et mains liés et ne peut plus rien décider économiquement sans consulter le Fmi auquel il doit rendre compte tous les mois de l’évolution de son économie et de ses réformes.

C’est à travers une lettre d’intention datée du 27 mai 2010 que le Bénin a écrit au directeur général du Fonds Monétaire International (Fmi) M. Dominique Strauss-Kahn pour se plier à un ajustement structurel. Le but est d’obtenir en contrepartie l’appui financier du Fonds monétaire puisque le budget de l’Etat exercice 2010 mis en exécution par ordonnance depuis le 1er janvier 2010 manquait drastiquement de ressources. Les partenaires au développement qui se sentaient non consultés avant son élaboration avait refusé d’apporter leur appui. Le Bénin, depuis lors, est entré en pourparlers avec les institutions de Bretton Woods. Avant la lettre d’intention, une délégation du Fmi et de la Banque mondiale avait même séjourné au Bénin en mars 2010 et conduite par  M. Johannes Mongardini. Au titre des actions préalables pour la signature de la facilité élargie de crédit (Fec) le gouvernement s’est engagé auprès des services du FMI à mettre en œuvre les mesures suivantes avant la présentation du programme au Conseil d’administration du FMI  qui s’est tenu le 14 juin 2010.
Lancement d’un appel d’offres pour la mise en place du guichet unique au Port de Cotonou au plus tard le 31 décembre 2010; et l’augmentation de 10 francs CFA le kWh en moyenne de tous les tarifs d’électricité.
Pour mieux se faire comprendre du Fmi, le gouvernement du Bénin a exposé d’abord la situation économique à l’institution. Il a dans cette lettre précisé par exemple que les autorités sont résolues à mettre en place un programme de mesures macroéconomiques et de réformes structurelles destinées à faciliter la reprise économique à court terme et à placer le pays sur la voie d’une croissance soutenue plus forte à moyen terme, tout en préservant la stabilité macroéconomique et la viabilité de la dette.
Les réformes annoncées par le gouvernement seront focalisées sur l’amélioration de la gestion des finances publiques, sur le renforcement de l’administration fiscale et douanière, sur l’accroissement du rôle du secteur privé dans la gestion des entreprises d’utilité publique, et une reforme de la fonction publique destinée à en accroître l’efficacité et à réduire les coûts budgétaires récurrents pour l’État.

Les engagements et les mesures du gouvernement

A travers un Mémorandum de politiques économiques et financières(Mpef) , le gouvernement a exposé au Fmi les mesures qu’il envisage et a sollicité l’approbation d’un accord triennal au titre de facilité élargie de crédit (Fec), avec un accès équivalant à un montant de 74.28 millions de Droits de tirages spéciaux ( DTS) (soit 120% de la quote-part).
Et pour cela, le gouvernement du Bénin s’est engagé à respecter certaines directives.
Le gouvernement du Bénin communiquera au FMI toute information relative aux progrès de la mise en œuvre de ses politiques économiques et financières. Il estime que les politiques énoncées dans le Mémorandum sont adéquates et permettront d’atteindre les objectifs du programme.
Les autorités du Bénin s’engagent néanmoins à adopter toute nouvelle mesure qui pourrait s’avérer nécessaire pour la réussite du programme. Le gouvernement consultera le FMI sur l’adoption de ces mesures, et avant toute révision des mesures incluses dans le Mémorandum, conformément aux politiques du FMI relatives à ce type de consultations.
Dans le mémorandum, le Bénin a annoncé au Fmi des mesures draconiennes prises pour améliorer l’environnement économique. Au nombre de ces mesures, on peut retenir les réformes structurelles, notamment celles des entreprises publiques qui visent à assurer la compétitivité de l’économie nationale et d’établir les conditions pour une forte croissance économique.
En ce qui concerne le secteur du coton à travers lequel le Bénin se fait connaître à l’étranger, le gouvernement a fait savoir qu’il a défini une approche nouvelle pour la réforme globale de cette filière. La cession de l’outil industriel de la SONAPRA et la création le 11 octobre 2008 de la Société pour le développement du Coton (Sodeco) dont le capital est actuellement détenu à hauteur de 51% par l’opérateur de référence depuis la rétrocession des actions réservées au public a été citée de même que la mise en place en décembre 2008 de la Centrale d’Achat des Intrants Agricoles (Cai).
Le gouvernement a aussi fait savoir au Fmi qu’il a cédé l’Hôtel Croix du Sud ainsi que l’Hôtel de la Plage et s’est désengagé de Continental Bank-Bénin depuis 2008.
La mise en concession du nouveau terminal à conteneurs sud constitué de deux postes à quais dont la construction est prévue sur financement du Millennium Challenge Account mise en œuvre en septembre 2009 pour améliorer les performances du Port Autonome de Cotonou est aussi citée. Cette année 2010,  l’État a cédé son capital dans  la Société des Ciments
d’Onigbolo (SCO), équivalant à 51 pour cent des actions à un investisseur privé pour un montant de 20 milliards de francs CFA, dont 17,5 milliards ont déjà été encaissés. Le solde, soit 2,5 milliards de francs CFA, sera payé lorsque les modalités pour mettre un terme au contrat de location gérance auront été arrêtées d’accord parties.
Le gouvernement a listé plusieurs autres mesures qui sont contestées par les travailleurs et une partie de la population. On peut citer entre autres :  Le processus d’ouverture du capital social de Bénin Télécoms SA  pour lequel les candidats ont été pré-qualifiés et la procédure d’appel d’offres  a été lancé en avril2010.
L’audit financier des comptes de la SBEE ont été finalisés. Le gouvernement a décidé en mars 2010 de convertir une partie, soit 14,02 milliards de FCFA des emprunts rétrocédés à la SBEE pour reconstituer les fonds propres de la Société, assurer le service de sa dette envers la SOAGA,  soit 15,7 milliards de francs CFA, qui a été rééchelonnée sur sept ans avec deux ans de grâce. Il s’agira aussi de  procéder à la titrisation des dettes de la SBEE vis-à-vis de la CEB pour un montant de 25 milliards de FCFA. L’utilisation de l’identifiant fiscal unique (IFU) a été élargie à tous les importateurs et exportateurs du Bénin et à toutes les grandes entreprises ; et l’interconnexion entre la Direction générale des impôts et des domaines (Dgid) et Direction Générale de la Douane et Droits Indirects (Dgddi) a été rendue opérationnelle.
En ce qui concerne le guichet unique au niveau de la douane et du port de Cotonou, le Conseil des Ministres a retenu l’option d’un système informatique de gestion des opérateurs portuaires qui sera mis en place avant la fin de décembre 2010 et qui devra s’intégrer à un système similaire au niveau des opérations douanières afin de réaliser la fédération des opérations des différents intervenants.
Le gouvernement a créé une unité de gestion des réformes (UGR) pour l’amélioration du système de gestion des finances publiques au niveau du Ministère de l’économie et des finances, qui est chargée de suivre la mise en œuvre du plan d’actions adopté au début de 2009, et de le mettre à jour chaque année.

Point d’orgue des engagements face au Fmi

Dans le document joint à la lettre d’intention, le gouvernement du Bénin a précisé que, pour  démontrer sa détermination à poursuivre le programme, le gouvernement a mis en œuvre les actions préalables suivantes:
L’augmentation, en avril 2010, de 10 francs CFA le kWh en moyenne, de tous les tarifs de l’électricité, en vue d’améliorer la situation financière de la Sbee. Il a lancé en mai 2010 un appel d’offres pour la mise en place du guichet unique des opérations portuaires au Port Autonome de Cotonou.  Le Gouvernement s’engage à mettre en place avant la fin de décembre 2010 les deux réformes restantes dans les meilleurs délais. Il s’agit de : l’élaboration d’un schéma directeur informatique de la Direction Générale des Impôts et des Domaines (DGID) qui sera adopté après son audit afin de généraliser l’IFU ; et l’extension du système informatique SYDONIA++ à 12 (douze) postes additionnels de directions régionales des douanes.
Le gouvernement a aussi précisé à partir de la loi de finances 2011, que les projets de budget présentés à l’Assemblée Nationale seront mis en cohérence avec le programme retenu avec les services du FMI.
Avec tous ces éléments, on constate aisément que la conduite du programme économique du Bénin sera dirigée de l’extérieur. Il n’y a donc plus autre mot pour désigner cet état de chose. Le Bénin est simplement sous ajustement structurel et devra se comporter en bon élève pour bénéficier des moyens des partenaires au développement.

Guy Constant Ehoumi

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Blocage au port des marchandises de Cajaf Comon : Yayi évite de justesse un bras de fer avec Ajavon

juin 29, 2010

Le torchon qui brûle depuis un moment entre le gouvernement et le président directeur général de la société Cajaf-Comon a failli aboutir à un bras de fer ouvert le mardi 29 juin 2010. Le Gouvernement a évité le pire. Dans la journée d’hier, il a dû autoriser la sortie rapide de la cargaison d’huile de Cajaf-Comon bloquée au port autonome de Cotonou sans aucune raison valable depuis quelques jours.

Entre Sébastien Ajavon et Boni Yayi, plus rien ne va. Les derniers développements du dossier d’importation et de réexportation d’huile végétale au Bénin en sont encore une preuve. En effet, depuis quelques jours, toute la cargaison d’huile végétale appartenant à Cajaf-Comon a été bloquée au Port sans aucune raison. Les responsables de cette société se sont d’ailleurs étonnés du fait que, malgré que toutes les formalités douanières exigées ont été accomplies, on les empêche d’entrer en possession de leurs biens. Toutes les démarches menées au niveau des responsables douaniers du Port n’ont rien donné. La seule explication qu’ils ont eue, est que c’est l’argentier national qui doit donner son ok avant toute sortie d’huile du Port. Une explication tout de même ambiguë. Exaspérés par cette situation, les responsables de Cajaf-Comon n’ont pas caché leur ras-le bol. Ils avaient pris toutes leurs dispositions pour que dans la journée d’hier mardi 29 juin 2010, un huissier de justice constate le drame afin que la procédure requise soit engagée pour récupérer les marchandises. Mais contre toute attente, tôt dans la matinée d’hier, le gouvernement a autorisé la sortie des marchandises. De sources proches du ministère des finances, nous avons appris que plus rien ne bloque la livraison des marchandises. Certains, comme pour dégager la responsabilité de l’argentier national, ont fait remarquer que les responsabilités dans cette affaire se situent au niveau de la douane et non du gouvernement. Il reste que tard dans la nuit d’hier, les marchandises n’étaient toujours pas livrées.

Sébastien Ajavon désormais une cible

Ce qui se passe avec les commandes d’huile de Cajaf-Comon depuis le mercredi 24  juin 2010 a tout l’air d’un acharnement contre la personne du Pdg de la société Cajaf-Comon. On apprend que dès la sortie des marchandises, ce sont les conseillers du Chef de l’Etat qui iront faire le dépotage. Du nouveau ! Pour ne pas dire la provocation. En effet on a toutes les peines du monde à admettre qu’un pays qui a des difficultés financières et qui affirme faire tout pour rendre notre port attractif se comporte de la sorte. Il vaut mieux situer les uns et les autres sur ce qui s’est passé. Cette fois-ci le gouvernement n’a pas dit que c’est  parce qu’il y a tel problème que les marchandises sont bloquées. Au contraire, dès l’arrivée des marchandises, Cajaf-Comon s’est conformé strictement aux nouvelles exigences. Cela suffit normalement pour que les marchandises sortent. Pourquoi donc avoir fait perdre une semaine à l’opérateur économique s’il n’y a pas une intention de provoquer à tout prix ? Le comble, c’est que le Pdg de Cajaf-Comon pour l’instant demeure le président du patronat béninois. Apparemment, chez nous, cela ne veut rien dire. Entre la douane et le gouvernement, il est important que les responsabilités soient situées et que les fautifs soient effectivement sanctionnés. Dans les affaires, le respect des délais est un critère important. De même, entre l’Etat béninois et Cajaf-Comon, c’est le premier qui doit faire en sorte que l’autre se sente à l’aise. Selon les informations qui nous sont parvenues, le ministre d’Etat Pascal Irenée Koupaki serait en train de manœuvrer pour que la paix revienne entre Boni Yayi et le président du patronat béninois. En tant qu’ami des deux, qu’il joue sérieusement sa médiation. Il y va de l’intérêt du pays.

Euloge Badou

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Rencontre mensuelle du Réseau Jeb : Les journalistes économiques analysent le Pip 2009

juin 29, 2010

Les journalistes économiques du Bénin se sont retrouvés le vendredi 25 juin 2010 au siège de la Fondation Friedrich Ebert de Cotonou pour leur rencontre mensuelle. A l’occasion, l’Expert de la Capan, le Professeur Grégoire Balaro les a aidés à analyser les programmes d’investissement publics au Bénin. La réalité est amère quant à l’élaboration, la mise en œuvre et à l’évaluation des Pip.

L’objectif global de la séance était de renforcer le niveau de connaissance des journalistes  pour améliorer la qualité des productions de presse sur la gouvernance économique. Cela  vise à  contribuer à une implication efficiente des médias dans le suivi des politiques économiques au Bénin. En lançant la journée, la Chargée de programme à la Friedrich Ebert Stiftung, Mme Nourath Zato Koto  Yérima,  a souligné que les rencontres Médias et Accord de Cotonou visent à renforcer la capacité des journalistes afin qu’ils orientent davantage leurs productions sur les questions d’économie. La nouveauté pour cette année 2010 est de sortir un peu du sillage des négociations commerciales pour s’appesantir sur la gouvernance économique du Bénin, a-telle rappelé.    
Dans sa communication sur «Analyse du programme d’investissement public : actions planifiées, réalités de mise en œuvre et implication réelle sur les populations »,  le Professeur Grégoire Balaro a dépouillé le processus d’élaboration du Programme d’investissement public et développé beaucoup d’autres aspects qu’ignoraient les participants.  Selon le Professeur, le Programme d’investissement public (Pip) est un volet très important du budget général de l’Etat. C’est aussi  un instrument qu’utilise le gouvernement pour atteindre les objectifs fixés dans la production de richesses, de biens collectifs et de développement. Le Pip traduit les dépenses en capital de l’Etat et regroupe les projets d’investissements que l’Etat programme de réaliser en une année pour promouvoir la croissance et le développement. 
La contribution budgétaire qui représente les ressources internes du pays et les appuis extérieurs sont les deux sources qui financent le budget de l’Etat, a précisé M. Balaro. Dans une analyse cohérente, le communicateur a démontré que  les objectifs initiaux du gouvernement pour l’année  2010 étaient trop ambitieux malgré  les différentes crises qu’a connues le pays. L’écart entre les possibilités de création de richesses qui est de 3,5!  et les objectifs d’investissements évalués à 788 milliards était large. Dans la présentation du contenu du Pip, il a fait remarquer que  les secteurs productifs mobilisent  50,6! des prévisions alors que  les secteurs sociaux  se retrouvent avec 49,4! de prévision. Ce qui montre que les aspects sociaux ne préoccupent pas le pouvoir au premier plan. Il ressort aussi que les ministères ne consomment pas les crédits à eux alloués. Le taux  le plus élevé est de  35!. Avec la deuxième communication sur « Analyse et suivi du PIP par le journaliste économique », le Coordonnateur du réseau et directeur exécutif de Afrique Performance M. Abel Gbètoénonmon a exposé la base juridique du rôle du journaliste dans le suivi du PIP. Il s’agit selon lui de la Constitution du Bénin et des accords internationaux dont l’Accord de Cotonou qui reconnaît un double rôle aux médias. Le coordonnateur  a insisté sur les rôles spécifiques du journaliste à savoir : l’accompagnement  et l’appui aux différents acteurs, le rôle de catalyseur et de facilitateur de dialogue, la contribution à l’appropriation collective et la participation à l’élaboration et la mise en oeuvre du PIP. Il n’a pas manqué de rappeler les méthodes et quelques outils spécifiques de travail du journaliste économique.

Guy Constant Ehoumi

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Remous dans l’enseignement primaire : 672 communautaires sans salaires depuis trois mois

juin 29, 2010

Les enseignants communautaires remplaçants des élèves instituteurs ou des contractuels admis sont sans conditions. Leur carrière n’a pas de suivi normal. Depuis trois mois bon nombre d’entre eux sont sans salaire.

Dans les circonscriptions scolaires d’Adjarra, de Sakété…, les enseignants communautaires sont sans salaire depuis trois mois. Dans les perceptions, les agents leurs imposent la présentation de fiche de prise de service qui porte à l’entête les attributs de leur ministère de tutelle avant de leur verser leur salaire alors que depuis le début de l’année, ils ont été toujours payés sur la base des fiches classiques, c’est-à-dire les fiches délivrées par leurs directeurs d’établissement respectifs quand bien même  ils savent très bien que les directeurs d’établissements ne peuvent pas confectionner les papiers entêtes du ministère à l’insu des autorités. Ils sont 672 agents communautaires à subir cette maltraitance après avoir rendu service à l’Etat. Mieux, certains d’entre eux attendent encore les primes de la rentrée 2009-2010 au moment où on est à quelques jours seulement des vacances. Mieux, ils ne sont pas pris en compte conformément à l’arrêté 601 d’application de la décision de  reversement pris en conseil des ministres. Ce faisant, le ministre de la fonction publique les exclut de la mesure de reversement qu’on leur a tant promis. Les enseignants communautaires dont il est question sont ceux qui ont remplacé les élèves instituteurs en formation dans les écoles nationales des instituteurs et les contractuels d’Etat admis tout récemment aux concours de recrutement.

Tobi Ahlonsou

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Affaires Icc-Services : Des langues vont bientôt se délier (Des membres du gouvernement pourraient être éclaboussés)

juin 29, 2010

L’affaire Icc-Services qui défraie la chronique depuis maintenant quelques jours pourrait éclabousser certains membres du gouvernement du Dr Boni Yayi. Des responsables de cette société illégale de placement d’argent en cavale sont prêts à faire des déballages qui pourraient être très compromettants pour certains membres du régime du changement.

Des responsables de Icc-Services encore en cavale sont prêts à mourir. Mais pas seuls. Dans leur descente aux enfers, ils promettent d’emporter certains membres du gouvernement du Dr Boni Yayi. Les révélations qu’ils s’apprêtent d’ailleurs à  faire sur la banqueroute qui frappe en ce moment leur structure pourraient bien être compromettantes pour le gouvernement qui a pris le dossier à bras le corps. La ligne de défense qu’ils pensent adopter est très claire : dénoncer dans un premier temps les membres du gouvernement qui ont apporté une caution morale à l’activité illégale qu’ils mènent en faisant des dépôts, puis dans un second temps, dire à la face du monde les raisons pour lesquelles la puissante pyramide qu’ils ont mise en place s’est subitement écroulée. Selon certains proches de ces Madoff béninois, la liste des personnalités ayant déposé leurs épargnes dans les comptes de Icc-Services est très longue.
Au nombre de ces personnalités se trouvent des membres du gouvernement, des députés et plusieurs dignitaires de certaines confessions religieuses de grande renommée. Ce sera donc bientôt l’heure des grands déballages. Mais en attendant, on peut méditer sur ce morceau choisi : « Avant, des ministres du gouvernement rendaient fréquemment visite à l’autre bras fort de Icc-Services. Ils se connaissent. Maintenant que c’est gâté, ils jouent aux saints. Ils ne perdent rien à attendre. Lorsque l’heure sonnera, tout sera dehors ».

Un véritable serpent de mer

Toutes les sociétés de placement d’argent qui ont poussé au Bénin au cours de ces cinq dernières années comme des champignons n’ont pas d’agrément. Celles dont les responsables ont tenu une séance de travail le lundi 28 juin 2010 avec le ministre de l’intérieur et de la sécurité publique, Armand Zinzindohoué l’ont d’ailleurs reconnu. Pendant des années, elles ont collecté l’épargne des contribuables béninois en toute illégalité. Et pourtant, l’activité qu’elles exercent est régie par la loi bancaire et la loi Parmec. Ceux qui sont chargés de la mise en œuvre de ces lois sont montés en son temps au créneau. Mais hélas ! Le chien aboyait, la caravane est passée. Le bras armé du gouvernement qui devait agir a laissé faire les choses. Et voilà où cela nous a conduit. Une chose est de proclamer l’interdiction  des activités de placement d’argent au Bénin comme l’a fait le ministre Zinzindohoué le 28 juin dernier. Mais l’autre chose est de trouver les moyens pour rembourser les épargnants. Où les trouver dans un contexte où le système de placement d’argent fonctionne sur la base du remboursement des créances à partir des nouveaux dépôts ? C’est la grande interrogation. Voilà en tout cas là où le laxisme du gouvernement l’a conduit. Maintenant, il faut tuer le serpent de mer.

Affissou Anonrin

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Forcing de l’Exécutif pour s’endetter : Les ordonnances ont violé l’article 145 de la Constitution

juin 29, 2010

Le Chef de l’Etat a pris des ordonnances le vendredi 25 juin 2010 pour ratifier certains accords dont l’autorisation lui a été refusée par le parlement béninois. Or, l’article 145 de la Constitution du 11 décembre 2010 lui en dénie le droit.

L’article 145 de la constitution dispose que « Les traités de paix, les traités ou accords relatifs à l’organisation internationale, ceux qui engagent les finances de l’Etat, ceux qui modifient les lois internes de l’Etat, ceux qui comportent cession, échange ou adjonction de territoire, ne peuvent être ratifiés qu’en vertu d’une loi….Nulle cession, nul échange, nulle adjonction de territoire n’est valable sans le consentement des populations intéressées ».
Cela veut dire qu’en aucun cas, le Chef de l’Etat ne peut se donner le droit de ratifier des accords du genre de ce qu’il a ratifiés par ordonnance le vendredi dernier sans l’accord du parlement qui juridiquement représente la population béninoise. Mieux, les partenaires au développement doivent faire attention à cette disposition qui fait partie du droit positif béninois et qui peut leur être opposée à l’avenir pour refuser toute dette qu’ils auraient  fait contracter au Bénin en violation de sa Constitution.
Il faut de ce fait s’interroger sur le contenu ou le fond de la  consultation que le Chef de l’Etat  a dit avoir reçu du Président de la Cour constitutionnelle avant de prendre son ordonnance.
Les juristes et constitution-nalistes sont interpellés pour remettre les pendules à l’heure dans cette démocratie que construit le Bénin et qui vit d’autres réalités avec le changement depuis 2007.

Guy Constant Ehoumi

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Appui aux candidats au Bepc 2010 à Zogbodomey : Aké Natondé donne le top des opérations de charme des nouveaux ministres

juin 29, 2010

Le nouveau gouvernement du Dr Boni Yayi est une équipe de combat, se plaisent à dire certains de ses proches collaborateurs. Dans sa volonté de se maintenir, l’ex-président de la Boad au pouvoir depuis avril 2006 s’est appuyé sur des leaders ayant plus ou moins une influence dans leur localité. Et déjà ceux-ci s’illustrent.

Les nouveaux ministres appelés par Boni yayi pour l’aider à reconquérir l’électorat dont il a perdu le contrôle sont déjà à l’oeuvre. Celà se comprend. Ils ont très peu de temps pour faire leurs preuves.En tout cas, le nouveau ministre de l’enseignement secondaire et technique et de la formation professionnelle a pris la mesure de la mission. Il n’a pas attendu pour annoncer les couleurs. Au cours du week-end écoulé, il s’est illustré dans des opérations de charme au profit des élèves des communes de Zakpota et de Zogbodomey candidats au Brevet d’études du premier cycle (Bepc) de l’année 2010. L’enveloppe financière qu’il a laissée à ces élèves à chaque étape de son périple est certes maigre. Mais ce qui importe ici, c’est le geste. Une forme de campagne déguisée. Malheureusement, les explications apportées par le nouveau ministre pour justifier son acte n’ont convaincu personne puisqu’il s’est rendu dans ces communes avec les attributs de l’Etat. Au-delà de cette préoccupation sur laquelle on pourrait revenir, cette sortie du Ministre de l’enseignement technique suscite une question: que peut vraiment faire Aké Natondé dans les communes de Zogbodomey et Zakpota alors qu’il n’a pas encore réussi à régler tous les problèmes qu’il y a dans son fief ? Certains observateurs avertis pensent que le nouveau ministre de l’enseignement secondaire du Président Boni Yayi nommé pour bousculer les choses dans la région Agonlin vient lamentablement de faire un faux départ dans sa conquête d’une localité où l’Alliance Force Clé a déjà profondément implanté ses racines. Dans la commune de Zogbodomey, il n’est point besoin de chausser des loupes pour constater les immenses actions de générosité  posées par l’honorable Désiré Vodonon. Il a construit des salles de classes. Il a financé des cours de renforcement au profit des élèves des classes d’examen. Il a offert à certains élèves dont les parents sont démunis des fournitures scolaires. Il a fait tout un tas de choses qu’une enveloppe financière de 400.000 F Cfa est donc bien loin d’effacer de la tête des populations qui lui resteront toujours reconnaissantes.

Affissou Anonrin

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Sale temps pour les placeurs : Africa style ferme sa porte, les clients font pied de grue

juin 29, 2010

Désolation, amertume, et regret dans le rang des clients des maisons de placement au Bénin. A l’instar des autres villes et contrées selon certaines sources, les Béninoises et Béninois qui ont confié leur fortune aux placeurs dans la capitale sont dans la tourmente. Ils ont investi sans distinction toutes les agences de placement de la ville pour demander expressément à retirer leur sous.  Au quartier Gbègo où est implantée la maison Africa style, c’est un monde fou qui s’est réuni. Durant toute la journée, l’agence grouillait de monde. Seuls les gardiens de la maison sont disponibles. Les  portes des bureaux de la société sont hermétiquement fermées. Aucun interlocuteur valable n’est venu à la rescousse des clients qui voulaient comprendre la suite réservée à leur contrat de placement après la décision gouvernementale. Les conducteurs de taxi zémidjan, les uns spectateurs, les autres clients, sont les plus remarquables. Africa style, l’un des derniers venus sur le marché des placements a proposé un taux d’intérêt variant de 250 à 300 % à sa la clientèle pour ravir la vedette à ses concurrents. Aujourd’hui, elle doit faire face  à la rage des clients qui ne demandent que leur épargne. Chez Micc international, l’un des géants après Icc service, le constat est presque le même. Elle n’a pas payé ses clients conformément à la décision du gouvernement. Toutefois, les responsables ont expliqué à leur client le plan de paiement. Ils regrettent la fermeture de leur compte et appelle la clientèle à la patience. Idem chez Suram Angèle, Usodeb etc.

Tobi Ahlonsou

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