Distinction honorifique : Carla Sarkozy faite Grand Croix de l’Ordre national du Bénin (Pitié pour des Béninois qui ont aussi accompli de grandes œuvres)

janvier 27, 2010

Mme Carla Bruni-Sarkozy, épouse du Président Français Nicolas Sarkozy séjourne au Bénin depuis quelques jours. C’est depuis le mardi 26 janvier 2010 qu’elle a foulé le sol béninois dans le cadre de l’évaluation des activités financées au profit du Bénin par le Fonds mondial de lutte contre le Vih/Sida, la tuberculose et le paludisme. Alors qu’elle n’a même pas encore entamé sa mission, elle a été élevée à la Dignité de Grand Croix.
La distribution des distinctions honorifiques se poursuit au Palais de la Marina. Le mardi 26 janvier dernier,  le Chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi n’a pas dérogé à la règle. Encore une fois, il a honoré une personnalité en mission dans notre pays comme ce fut le cas avec ce Malaisien qui avait promis de révolutionner la filière palmier à huile dans notre pays et qui a disparu après avoir été décoré. Mme Carla Bruni Sarkozy, épouse du Chef de l’Etat Français et Ambassadrice du Fonds Mondial de lutte contre le Vih/Sida, le paludisme et la tuberculose n’est certainement pas de cet acabit. Mais n’empêche. Sans avoir véritablement démarré sa mission, elle a eu droit à la générosité débordante du Président Boni Yayi. Depuis le mardi 26 janvier 2010 en effet, elle fait partie des personnes dont le Bénin reconnaît le mérite, normalement  après de bons et loyaux services rendus. Usant de ses prérogatives de Grand Maître de l’Ordre national du Bénin, le Président Boni Yayi n’a pas hésité à élever Mme Carla Bruni-Sarkozy à la  dignité de Grand Croix. Très émue par ce geste du Chef de l’Etat béninois, la première Dame de la République française s’est engagée à travailler davantage pour mériter cette distinction honorifique derrière laquelle courent depuis des lustres des Béninois qui s’échinent à apporter une plus value à leur pays. Sa déclaration était une marque d’humilité. Elle ne doit s’en faire. Elle peut se rassurer puisque pour le Chef de l’Etat déjà, elle mérite cette distinction qu’on lui a offerte au nom du peuple béninois. La seule chose qu’on pourrait lui demander, c’est qu’elle plaide auprès du Président Boni Yayi pour qu’il ait aussi un regard condescendant sur ces Béninois qui ont  posé des actes qui méritent reconnaissance.

Affissou Anonrin

Report des débats sur l’abrogation de la loi sur la Lépi : L’offre de Mathurin Nago, suicidaire ou salvatrice ?

janvier 27, 2010

Le Président de l’Assemblée Nationale, M. Mathurin Nago a remis au 1er mars 2010 l’étude de la loi portant abrogation de la loi sur la Lépi. Cela veut dire que le suspense doit être maintenu jusqu’à cette date.  Cette solution est-elle  salutaire ou suicidaire pour le Chef de l’Etat actuellement préoccupé par la formation de son remaniement ?

Si l’on retient la logique de la démarche du Chef de l’Etat qui veut retrouver une majorité au parlement actuellement, notamment pour le plus brûlant dossier de l’abrogation de la loi sur la Lépi agité par des députés, on peut dire que la formation du gouvernement risque d’attendre le 1er mars. Car aujourd’hui, tous les camps politiques, notamment ceux dont sont issus des députés au parlement, attendent de voir ce que fera le Chef de l’Etat avec le remaniement ministériel. Dans ces conditions, le risque pour le Chef de l’Etat c’est de faire sortir sa liste et d’avoir affaire à des députés mécontents qui finiront par lui rendre le coup au parlement en rompant les rangs de la mouvance pour renforcer l’opposition. Ceci étant, c’est presque probable que la liste du gouvernement ne sorte pas avant la date du 1er mars.

Et les bailleurs de fond ?

Dans ce processus de remaniement ministériel, une chose importe aux partenaires techniques et financiers du Bénin : c’est la réduction du nombre de portefeuilles ministériels. Et plusieurs bailleurs l’ont fait savoir assez diplomatiquement mais franchement. Le Bénin doit comprendre que leur appui au budget de l’Etat exercice 2010 est quelque part conditionné à cette attente. Si le Chef de l’Etat doit attendre mars pour former son gouvernement, il y a bien des risques qu’on fait courir à tout le pays. Car, c’est en principe en mars qu’il doit y avoir une revue avec des partenaires. Et avant cela, on devrait avoir constaté la mise en œuvre de certaines réformes demandées par les bailleurs ou promises par le gouvernement Béninois.
C’est là qu’on se demande si la démarche du Président Mathurin Nago est salvatrice pour le Chef de l’Etat ou si elle le met en difficulté.

Guy Constant Ehoumi

Zanou-Tévoédjrè : Un duel de postes

janvier 27, 2010

Albert Tévoédjrè a réagi comme il sait si bien le faire. Il s’oppose à la venue de Madame Célestine Zanou au sein du comité intellectuel de l’organisation du cinquantenaire de l’indépendance du Bénin à Porto-Novo. Instinct possessif de conservation s’il en est ,mais qui cache des velléités entre l’ex Ministre d’Etat du Plan et son ex Directrice de Cabinet. Monsieur Tévoédjrè Albert entend faire du comité sa  » chose  » comme autrefois, le rapport général de la Conférence nationale des forces vives de février 1990.  L’état d’âme  du vieil homme s’exprime ainsi :  » Un poste pour lequel Tévoédjrè avait déjà pris des attaches avec l’Ambassade de France, rencontré Jacques Toubon, les autorités françaises et la communauté internationale. C’est sans doute dans ce dessein que le décret présidentiel qui devrait installer  le Médiateur de la République dans ce nouveau rôle tardait à venir. Pour ce poste, il importe de rappeler que Célestine Zanou avait rencontré à la fois à Paris et à Cotonou le Chef de l’Etat. « . C’est un extrait d’article qui résume au mieux la pensée du renard qui caporalise ainsi l’actualité.
Dans une récente chronique, j’avais fustigé la présence de Tévoédjrè  au sein d’un comité intellectuel  de l’organisation de l’indépendance à Porto-Novo.  Pour la symbolique du lieu, Tévoédjrè  n’est pas indiqué. Porto-Novo n’a pas souvenance de sa contribution pour redorer son image. Pis, il est fier d’être l’hirondelle qui n’a jamais fait le printemps d’une contrée qui n’est plus la sienne mais la nôtre parce que la constitution impose à tout Béninois de se sentir de là. Et particulièrement pour nous qui avons plus de 400km par voie ferroviaire pour aller épouser une de leurs filles, sans doute une des plus belles, nous avons acquis le droit de nous intéresser à la ville pour dire que Tévoédjrè doit cesser de se chercher encore un emploi parmi les 20000 virtuels et se refuser de nous proposer une réflexion d’avant la deuxième guerre mondiale. Quand par exemple, il refuse la main tendue d’un de ses frères et confie en privé que celui-ci ne sera jamais le premier d’entre nous tant qu’il sera encore actif, il pèche contre lui-même, contre Porto-Novo qu’il prétend aimer et contre la République. Enfin, cette indépendance dont ma génération s’interroge du bien fondé, ne doit plus être pensée par ses acteurs directs ou indirects. Le résultat est que l’indépendance nous a apporté le malheur. 50 ans après, nous sommes toujours vulnérables. Nous avons privilégié l’écriture et la dissertation en langue française. L’arithmétique, la mathématique, la physique, le monde scientifique, tout  est relégué au nième rang. Conséquence, nous continuons à regarder une épingle comme un paysan devant la science. On ne peut pas penser l’avenir (comité intellectuel) avec des gens du passé fussent-ils excellents, surdoués ou rayonnants. Ce n’est pas une affaire de dissertation française. Au moment où nos braves et illustres grands-pères se battaient pour l’indépendance, aucun d’eux n’avait jamais vu un ordinateur portatif. Conclusion, ce sont des hommes qui n’appréhendent plus  clairement l’enjeu du jeu scientifique.
Célestine Zanou , l’ex Directrice de cabinet de son ancien maître, atterrit dans le débat à deux pieds après une longue négociation comme on l’imagine. Elle fait partie  de cette génération des enfants de l’indépendance. C’est aussi une catégorie d’enfants gâtés. Aussitôt l’université finie, on les a répartis dans les ministères. C’était le plein emploi. Elle est parvenue à devenir directrice de cabinet d’un Président de la République. Est-ce  une gloire ou un motif de fierté? Aussi brillante qu’elle puisse paraître, elle est à l’image de toutes les femmes intellectuelles qui sont entrées en politique. En fait Tévoèdjrè a peur de l’arrivée de sa collaboratrice de l’époque. On peut bien comprendre l’angoisse et l’anxiété  du renard. Il rêve de ce poste. Rassurez-vous, ce n’est pas du bénévolat. La France va injecter quelques euros. Tel le chien de Pavlov, la salive a commencé à monter. Une fois encore, cette indépendance était inutile parce que la France n’avait pas formé des intellectuels, mais des commis.

Herbert Houngnibo

Convention de l’Union fait la Nation ce week-end : Bruno Amoussou pressenti pour être président de la coalition anti-Yayi

janvier 27, 2010

L’Union fait la Nation tiendra ce week-end sa convention nationale. De sources proches de la coalition, le président Nicéphore Soglo sera porté au poste de président d’honneur tandis que le Renard de Djakotomè, Bruno Amoussou est pressenti pour présider cette machine anti-Yayi.

L’Union fait la Nation engage dès ce week-end la route de non retour.   La coalition mettra sur pied ses organes et ses structures. Cet évènement politique inédit marquera le retour de l’ancien président Nicéphore Dieudonné Soglo sur la grande scène politique. De même, le Président Bruno Amoussou pourrait se voir confier un rôle très important. De sources dignes de foi, le premier sera élu président d’honneur pour mettre au profit de la coalition ses riches expériences d’homme d’Etat Africain capé et intellectuellement très équilibré et le second présidera aux destinées de l’Union. Tous deux exclus par la Constitution béninoise de la course au Palais de la Marina en 2010 vont conjuguer leurs efforts pour le triomphe des objectifs de l’Alliance Union fait la Nation qui s’affiche comme une machine à faire partir Yayi en 2011 et à proposer au peuple béninois une nouvelle alternative. C’est d’ailleurs le grand challenge qu’ils sont censés gagner pour ne pas sortir de la scène politique par la petite porte. Le défi à relever est non seulement de préserver les acquis de la démocratie, mais aussi et surtout de professionnaliser l’exercice de la politique au Bénin. Le pouvoir en place a affiché très tôt ses intentions d’enterrer la classe politique traditionnelle.  La coalition UN veut compter sur les capacités de ces deux dinosaures pour inverser la tendance en 2011. C’est à une nouvelle mission difficile qu’on sollicite ainsi les présidents Soglo et Amoussou Bruno.

Guy Constant Ehoumi

Modification de la loi sur la sécurité sociale au Bénin : L’opposition sauve 3992 retraités de l’indigence

janvier 27, 2010

Les députés ont procédé le mardi 27 janvier dernier à l’adoption de la loi N°2007-02 du 26 mars 2007 portant modification des dispositions des articles 10,89,93,94,95 et 101 de la loi N° 98-019 du 21 mars 2003 portant code de sécurité sociale en République du Bénin et le code maritime .  Ce sont 3992 retraités qui sont ainsi sauvés de l’indigence.

3992 agents retraités de la Caisse nationale de sécurité sociale sont depuis le mardi 26 janvier 2010 arrachés à la misère. Suite aux rudes combats menés par les syndicats de la Cnss qui ont voulu et obtenu auprès du gouvernement l’accord de principe pour la correction de la loi N° 98-019 du 21 mars 2003 portant code de sécurité sociale en République du Bénin, les députés se sont alors retrouvés pour corriger l’injustice qui prévalait. Lors des débats rien n’était gagné d’avance. Les députés de la mouvance  ont souhaité dans leurs interventions que le projet de loi soit renvoyé à la Commission des finances pour proposer une loi complète qui tient compte de tout le monde sans discrimination. «  Il est temps que nous ayons une loi unique. Il y a deux catégories de citoyens, c’est le cas au Cnhu. Ceux qui sont recrutés directement par le Cnhu émargent à la Cnss et vont à la retraite à 60 ans alors que ceux qui sont fonctionnaires sont admis à la retraite à 55 ans. Je suggère que le président affecte la loi à la Commission des lois pour avoir un texte unique tenant compte des pensions appliquées aux civils, aux paramilitaires, aux militaires, à la Cnss » a dit l’honorable  André Dassoundo. Pour le député Rachidi Gbadamassi, «  le rapport proposé par la Commission de l’éducation est anticonstitutionnel parce qu’il est discriminatoire étant donné que nous sommes tous égaux devant la loi fondamentale ». L’honorable Isidore Gnonlonfoun a déploré le fait de voter les lois au coup par coup alors que le principe général veut que la loi ait un caractère général et impersonnel. « Ce qu’on veut corriger est criard », a-t-il ajouté. Les députés de l’opposition n’ont pas partagé cette position qui visiblement menaçait les intérêts des retraités, c’est-à-dire les agents conventionnés ayant cotisé des années durant à la Cnss. L’opposition a donc défendu bec et ongle ce dossier. «Nous ne devons pas rester indifférents à la misère ou aux souffrances de ces 4000 personnes que nous représentons ici. Il faut de la compassion pour les âmes en souffrance  qui attendent d’être payées par l’Etat qui est aussi prêt à donner l’argent pour les soulager. Pas question de profiter d’une situation de disparité pour contourner la solution. Les professeurs d’Universités, les hauts cadres de l’armée et de la police  bénéficient d’une situation particulière », a dit l’honorable Vlavonou.  Et la présidente Rosine Soglo  d’enfoncer le clou en ces termes : « Nous qui sommes ici nous sommes à l’abri du besoin. Ce serait  indécent si nous rejetons la loi. Que les retraités ouvrent grandement les yeux pour voir les élus qui s’opposent à la justice sociale ». Le ministre Kint Aguiar  a apporté des éclaircissements qui ont permis à la plénière de comprendre le dossier et de voter par 62 voix, un député ayant voté contre et un autre s’étant abstenu.  Mais on retiendra que c’est le travail de persuasion fait par les députés de l’opposition qui a conduit à ce dénouement heureux.

Tobi Ahlonsou

19ème Assemblée parlementaire Acp-Ue à Bruxelles : Dayori investi président de la Commission de supervision des élections en Afrique

janvier 27, 2010

Les membres de la  Commission des affaires politiques de l’Assemblée parlementaire Afrique Caraïbes Pacifique (Acp)  se sont réunis lundi à Bruxelles.  Au cours de cette session,  les députés Acp ont élu le 2ème vice président du parlement béninois, l’honorable Antoine Dayori à la tête de la Commission de supervision Acp pour les  élections dans les pays  africains. Son mandat couvre l’année 2010.

Antoine Dayori internetL’honorable Antoine Dayori, 2è vice-président du parlement béninois a désormais une lourde mission au plan panafricain. Il est depuis le lundi 25 janvier 2010 le Président de la Commission de supervision des élections en Afrique. En d’autres termes, dès le mois de février prochain, le président Dayori saisira son bâton de pèlerin  pour superviser les élections au Togo, en Cote d’Ivoire, en Guinée, au Soudan etc. C’est là un signe de reconnaissance de la maturité de la démocratie béninoise dont l’expertise est désormais sollicitée au plan africain. Ce n’est donc pas le fruit d’un hasard. D’ailleurs, le député Antoine Dayori avait déjà été apprécié par la pertinence de sa contribution aux travaux de l’Assemblée parlementaire Afrique Caraïbes Pacifique (Acp) à Bruxelles. Le rapport qu’il a présenté concerne les débats relatifs au « rôle des médias libres  et indépendants » dans les pays ACP. Au cours des débats, les points du rapport de l’honorable Dayori  ayant fait l’unanimité sont relatifs à la nécessité  d’établir un juste équilibre entre la liberté de presse et la responsabilité des médias, entre la liberté d’expression et la déontologie dans les médias, l’importance de la vérification des informations avant leur diffusion, la nécessité de respecter et de promouvoir la pluralité des courants de pensées et d’opinions, la nécessité de légiférer sur la liberté de presse ou de veiller à la bonne application des lois existantes en la matière  et enfin la nécessité d’appréhender l’indépendance des médias également sous l’angle du financement des organes de presse. Depuis hier, l’honorable Antoine Dayori préside la réunion de ses collègues  du Parlement européen  à Bruxelles.

Tobi Ahlonsou

Renforcement de l’encadrement technique des Ecureuils : Quatre entraîneurs en véritable promenade à Benguela

janvier 27, 2010

La participation des Ecureuils du Bénin a été émaillée d’une succession d’erreurs. Entre autres énormités, la promenade de santé effectuée par les entraîneurs des catégories d’âge et leurs adjoints.

Juste après 72 heures de séjour sur le sol angolais, les quatre entraîneurs ayant débarqué à Benguela la veille du dernier match des Ecureuils du Bénin sont rentrés au Bénin. Au grand étonnement des Béninois qui se posent des questions quant à leur utilité en Angola.
En effet, comme beaucoup de compatriotes, nous nous posons les mêmes questions : pourquoi avoir fait déplacer Alain Gaspoz et Eustache d’Almeida des juniors, Edmée Codjo et Moussa Latoundji des cadets ? A quoi a véritablement servi leur présence à Benguela ? Seul le ministre Etienne Kossi peut répondre à cette interrogation. Déjà avant l’arrivée des quatre techniciens, le patron du sport béninois a annoncé les couleurs. Pour lui, la consigne qu’il a laissée afin que les entraîneurs des équipes de catégories d’âge soient de l’expédition angolaise n’a pas été respectée. Et pour certainement affirmer son autorité, il a instruit ses collaborateurs restés à Cotonou afin que ses ordres soient respectés. Ce qui a été fait. Illico presto. Des billets ont été rapidement émis aux noms des quatre entraîneurs qui ont pris la route de Benguela. Mais, ils n’arriveront que la veille du dernier match des Ecureuils contre les Pharaons d’Egypte. Après un long périple et un détour par Brazzaville. A entendre Eustache d’Almeida, l’un des techniciens, la mission qui leur était dévolue n’a pas été accomplie. Il était question qu’ils arrivent en Angola pour aider Michel Dussuyer et son équipe technique à faire la lecture des rencontres afin de lui faire des suggestions. Venus au dernier moment, ils n’en ont pas eu l’opportunité. Pire, ces entraîneurs n’ont jamais discuté avec l’encadrement des Ecureuils pour la simple raison que des risques de perturbation étaient perceptibles. Au cours du match contre l’Egypte, ils ont regardé comme spectateurs. Ce qui confirme à souhait que leur présence en Angola était vraiment inopportune. Selon le ministre Etienne Kossi, au-delà de tout, il est important pour des entraîneurs de sélections nationales de vivre directement une phase finale de coupe d’Afrique. Soit. Et ce n’est pas une mauvaise chose en soi. Mais, cette initiative aurait été salutaire et bénéfique si nos techniciens étaient en Angola un peu plus tôt. Cela n’a pas été le cas. Alain Gaspoz et compagnie ont effectué une bonne balade de santé. Juste pour assouvir la soif du ministre Etienne Kossi de les voir à tout prix en Angola. Voire pour apprécier le majestueux paysage et les belles créatures de Benguela. Ni plus, ni moins. Et personne n’a eu le courage de lui dire, ou de lui expliquer qu’il est trop tard. Il a décidé et il est passé à côté de la plaque. Ajoutant des dépenses aux dépenses. Comme tout « bon Béninois ».

Pascal Hounkpatin

Can 2010 : Egypte-Algérie : Bonaventure Codjia pour officier la demi-finale

janvier 27, 2010

Le stade national Ombaka de Benguela accueille, ce jeudi 28 janvier, une rencontre de demi-finale de la Can, Angola 2010. A l’occasion, Egypte joue l’Algérie. Et c’est notre compatriote Bonaventure Koffi Codjia qui sera le directeur de la partie.

C’est un nouveau test grandeur nature qui attend l’arbitre béninois Bonaventure Koffi Codjia. Une fois encore, la Confédération africaine de football (Caf) lui confie une mission difficile : celle d’officier l’une des demi-finales qui mettra aux prises, jeudi prochain, l’Egypte et l’Algérie. Deux frères ennemis d’Afrique du nord. C’est un match très électrique qui intervient dans un contexte particulier. Il s’agit d’une demi-finale de phase finale de coupe d’Afrique des nations de football. Donc, chacun des protagonistes voudra tout faire pour se qualifier pour la finale. Mais, ce qui en rajoute à la tension est le fait que les Fennecs d’Algérie ont précédemment barré la route aux Pharaons d’Egypte pour le prochain mondial à l’issue d’un match appui. Les deux équipes n’ayant pas réussi à se séparer après les phases aller et retour des matches éliminatoires de groupe. Jouée à Khartoum  au Soudan, la rencontre d’appui a tourné à l’avantage de l’Algérie (1-0). Ce qui lui donne le droit de représenter l’Afrique – avec cinq autres pays – au mondial sud-africain. Donc, il y a forcément de la revanche dans l’air. Et surtout de la tension si on se rappelle que le match retour joué en Egypte a été émaillé d’incidents malheureux. Le bus des Algériens a été caillassé à la sortie de l’aéroport, blessant au passage des joueurs. Bonaventure Koffi Codjia a un match délicat à officier. Il est expérimenté et il saura mériter la confiance que les responsables de la Caf ont placée en lui.
L’autre demi-finale oppose à Luanda le Ghana et Nigéria. Un duel ouest-africain qui ne permet pas de pronostic. La finale est prévue pour le 31 janvier prochain à Luanda.

Pascal Hounkpatin

Comité intellectuel du cinquantenaire de l’indépendance : Célestine Zanou n’a pas remplacé Tévoédjrè

janvier 26, 2010

Une information fait état du remplacement du professeur Albert Tévoédjrè à la présidence du comité  intellectuel de l’organisation du cinquantenaire de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale. De sources crédibles proches de la Médiation de la République, aucun acte ne confirme l’information.

Le Professeur Albert Tévoédjrè est toujours Président  du comité intellectuel de l’organisation du cinquantenaire de l’indépendance du Bénin. D’ailleurs, le professeur travaille d’arrache. Pour l’heure, personne n’a informé le professeur de son remplacement. Mieux, aucun acte n’a été pris pour aller dans le sens de son remplacement. On retient aussi que Mme Célestine Zanou est allée voir le professeur pour voir ce qui peut être fait ensemble au sein dudit comité pour satisfaire les attentes à la taille de l’événement. L’information du remplacement serait plutôt une surprise autour du professeur Albert Tévoédjrè. Le Chef de l’Etat non plus ne lui a rien dit dans ce sens. Et l’on estime d’ailleurs que l’article paru dans un journal de la place n’a pas réellement parlé d’un remplacement du Professeur Albert Tévoédjrè par Mme Célestine Zanou, qui d’ailleurs a été sa directrice de cabinet au Ministère du plan. Seul le relevé du Conseil des Ministres qui a nommé le Président constitue pour M. Albert Tévoédjrè et ses proches collaborateurs, l’acte officiel qui identifie le Président du Comité intellectuel de l’organisation du cinquantenaire de l’indépendance du Bénin. Ils s’en tiennent à cela et continuent de travailler.

Guy Constant Ehoumi

Difficultés pour la formation du nouveau gouvernement : Ceux qui tiennent aujourd’hui Yayi

janvier 26, 2010

Le Chef de l’Etat s’investit toujours dans la formation de sa nouvelle équipe gouvernementale. Tour à tour, il a rencontré chacun des cinq députés Fcbe ayant contribué au rejet du projet de budget de l’Etat exercice 2010 pour des propositions mirobolantes. Des rencontres qui montrent bien à quel point Boni Yayi est tenu aujourd’hui par certains hommes politiques dans la réalisation de cette opération.

Boni Yayi n’a plus les mains libres pour former son gouvernement. Ceux qui, il y a quelques semaines seulement, étaient pris pour des outsiders se révèlent aujourd’hui plus importants que jamais pour le Chef de l’Etat qui fait tout pour les récupérer. Eloi Aho, Edgar Alia, Janvier Yahouédéhou, Sant’Anna da Matha et André Dassoundo sont plus importants aujourd’hui pour le Chef de l’Etat que n’importe quel autre député cauris. Personnellement, Boni Yayi, dans le cadre de la formation du nouveau gouvernement, a tenu à échanger avec chacun d’eux. Des rencontres dont l’essentiel se ramène à des propositions allant pour certains, du poste de ministre d’Etat à n’importe quel autre, pourvu que le choix soit exprimé. Il est vrai que tous n’ont pas la capacité de diriger un ministère.  Il n’en demeure pas moins que, pour l’instant, ils sont les plus chouchoutés. Malgré cela, tous résistent à mordre à l’appât parce que connaissant certainement l’homme.

La majorité à tout prix

Si pour certains proches du Chef de l’Etat, cet intérêt pour ceux qu’on avait traité de tous les noms serait lié à l’enjeu de 2011, pour deux des cinq députés contactés, leur fauteuil de député a plus de poids aujourd’hui que celui d’un ministre. « A cinq seulement sur quatre-vingt-trois, c’est nous qui détenons la clé de la majorité. Si la proposition de loi sur l’abrogation de la Lépi doit passer, c’est encore nous », ont-ils confié. C’est dire que l’intérêt que leur porte le Chef de l’Etat n’est pas seulement lié à la formation d’une nouvelle équipe gouvernementale, mais surtout à la reprise du contrôle du parlement. A un an d’une échéance aussi capitale que celle de 2011, le contrôle du parlement apparaît comme un défi majeur. Boni Yayi semble avoir perçu cela, d’où sa détermination à amener ces cinq députés à accepter ses offres. Cela s’impose à lui, surtout que du côté des G et F, les choses ne se passent pas non plus aussi facilement. Séfou Fagbohoun, l’homme politique le plus courtisée, depuis près d’un an, se montre toujours imperturbable. Insensible à toute sollicitation, il ne demande plus rien, mais observe. Une attitude dangereuse pour tout pouvoir qui ne cherche qu’à s’implanter, surtout que le G13 reste presque imperméable. Le tableau ainsi présenté, il n’y a l’ombre d’aucun doute que la formation de cette nouvelle équipe gouvernementale ne sera pas chose facile. Le discours tendant à faire croire que le camp présidentiel étale chaque jour ses tentacules ne suffit pas pour faire l’affaire. Au contraire, c’est une minorité qui détient aujourd’hui les clés du jeu. Une réalité qui traduit toutes les difficultés qui attendent le président Boni Yayi les semaines à venir.

Euloge Badou

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