Finale de la 3è édition du tournoi de l’Uemoa : Les Lions de la Téranga gagnent tout

novembre 30, 2009

Le Sénégal est sacré champion de la 3è édition du tournoi de l’Uemoa joué du 22 au 29 novembre 2009 au stade de l’Amitié de Cotonou et au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo. En finale hier au stade de l’Amitié, les Lions de la Téranga ont battu le Mena du Niger.

Le trophée de la 3è édition du tournoi de l’Uemoa est pour le Sénégal. Traoré Mamadou Baila, à la 27è minute a inscrit le but victorieux des Lions. Aucun autre but ne sera marqué dans la partie. Les deux gardiens de but, Losséini Doumbia du Niger et Ndiaye Khadim du Sénégal ont sorti la grande classe. Ils ont été impériaux, rendant inefficaces les attaquants de part et d’autre. Dans l’ensemble, la finale a été âprement disputée, laissant planer le suspense de bout en bout de la rencontre. Le Sénégal gagne le trophée et le titre de meilleure défense du tournoi. Car, Ndiaye Khadim a gardé ses filets inviolés lors des quatre matches joués. En plus, le titre de meilleur buteur est revenu au Sénégal grâce aux trois réalisations de Sow Alpha Oumar, le capitaine des Lions de la Téranga. «Nous sommes venus au Bénin pour gagner0», disait le coach sénégalais, Joseph Koto. Et c’est chose désormais faite. L’élimination de l’édition 2008 au Mali par la Côte d’Ivoire avait laissé des goûts très amers dans le rang sénégalais. Les Lions du Sénégal ont éliminé, à leur tour, les Eléphants au dernier match de la poule B, et leur succède.

Feuille de match Niger-Sénégal: 0-1
Niger
8-Abdoul Aziz Abdou
6-Lawali Idrissa (cap)
14-Ibrahim Boubacar
12-Mohamed Abdoulaye
16-Losséini Doumbia
15-Djibril Moussa Souna
3-Hassane Modi Barazé
9-Abdoulaye Ousmane
4-Kader Amadou Dodo
10-Idrissa Tahirou
18-Dan Kawa Djibril E,anuel
Réservistes
1Moussa Alzouma
7-Issifou Boubacar
2-Boubacar Talatou
5-Garba Moussa Moctar
13-Aboubacar Saadou Hamadou
11-Idrissa Garba Halidou
17-Abdoul Aziz Idé Halidou
Hamadou Adamou Mossi
Coach: Amadou Hamey

Sénégal
16-Ndiaye Khadim (gardien)
2-Gomis Dominique (Thioume Mame Saher – 85è)
7-Traoré Mamadou Baila
8-Ndiour Babacar
10-Sidibé Djibril
15-Diaw Dara
12-Gomis Ferdinand
18-Diallo K Ben Youssouph
19-Sow Alpha Oumar (cap) – (Cissé Moustapha – 78è)
22-Fall Mamadou
3-Ba Alpha
Réservistes
1-Ba Mamadou
23-Sy Biti
4-Ndiaye Sidy
6-Badji Ismaila Diarra
9-Cissé Moustapha
11-Cissé Ibrahim
12-Dembélé Moussa
14-Thiam Mbaye
20-Thioume Mame Saher
Coach: Joseph Koto

Arbitres
Arbitre principal : Sahi Chabi (Bénin)
1er assistant: Traoré Fouséni (Mali)
2è assistant: Dzodopé Mana Christine (Togo)
4è arbitre: Ilboudo Serge (Burkina Faso)
Commissaire au match: Bernard Hounnouvi (Bénin)

 
Récompenses
Sénégal : 5 millions, médailles d’or, et trophée
Mali : 3 millions, médailles d’argent
Meilleur attaque : Sénégal et Niger (5 buts chacun)
Meilleur défense : Sénégal (0 but encaissé)
Meilleur buteur : Sow Alpha Oumar (3 buts)
Equipe fair-play : Guinée Bissau

 
Déclarations après match

Amadou Hamé (coch nigérien)

« Mes joueurs n’ont pas pu se libérer de la pression sénégalaise. Je leur reconnais d’avoir eu la combativité nécessaire. Le but a été marqué contre le cours du jeu. Nous ne sommes jamais parvenus à égaliser. C’est comme cela le football. Le Sénégal a eu une occasion, il a marqué. Je suis très satisfait du parcours. Très peu de gens nous attendaient à cette étape. Mais les Dieux du stade en ont décidé autrement ».

Joseph Koto (entraîneur du Sénégal)

« Je suis très satisfait de la victoire du Sénégal. Par deux fois, nous sommes passés à côté de la finale. Cette fois-ci, c’est la bonne. C’est une très bonne chose pour le football sénégalais qui est en pleine reconstruction. Je suis fier de mes joueurs. C’est un cadeau de la tabaski au peuple sénégalais. L’arbitrage était du n’importe quoi. Notre deuxième but était valable. Mais ce n’est pas grave. L’essentiel était de gagner. C’est chose faite. Nous avons montré que le Sénégal est un pays de football. J’ai aussi gagné le tournoi au Bénin, terre de mes ancêtres. C’est important pour moi. J’ai de bons joueurs. Je les encourage à continuer sur cette lancée ».
 
Sow Alpha Oumar (capitaine du Sénégal)

« Les Dieux du football ont choisi le Sénégal. Je félicite tous mes coéquipiers qui se sont battus pour ce trophée. Je suis le deuxième meilleur buteur du championnat sénégalais avec 19 réalisations. Au Bénin, je suis aussi meilleur buteur du tournoi. Le rapprochement des matches et la chaleur ont limité nos performances. Le Niger a aussi une bonne équipe. Ils n’ont pas démérité mais dans un match de football, surtout en finale, il faut un vainqueur et un vaincu ».

Propos recueillis par Jean-Maarrie Sèdolo

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Polémique autour de la modernisation du système électoral béninois : Après sa conférence de presse, Fors-Lépi rencontre Boni Yayi

novembre 30, 2009

Le Forum de la société civile pour la Lépi (Fors-Lépi) s’inquiète de la tournure que prennent les débats autour de la réalisation de la Lépi. Après la conférence de presse qu’il a donnée le jeudi 26 novembre 2009 pour rappeler la nécessité de doter notre pays d’une Lépi consensuelle, Fors-Lépi a entrepris de rencontrer  tous les acteurs engagés dans le processus de réalisation du Rena et de la Lépi. Pour Me Djogbénou et les siens, c’est la nécessité d’apaiser les esprits surchauffés qui gouverne cette démarche. 
Gouvernement et membres du Forum de la société civile pour la Lépi (Fors-Lépi) se sont retrouvés tard dans la nuit du samedi 28 novembre 2009 au Palais de la Marina pour échanger sur la polémique qui s’enfle actuellement au sujet de la réalisation du Rena et de la Lépi. C’est à l’initiative du Chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi que cette rencontre a été convoquée. Elle s’est déroulée au Palais de la Marina en présence de la grande partie des membres du gouvernement. La déclaration faite par Me Joseph Djogbénou, président de Fors-Lépi après cette rencontre avec le Chef de l’Etat reste et demeure un appel à l’apaisement de tous les acteurs impliqués dans la réalisation de cette Lépi. Pour Me Djogbénou, la démarche de Fors-Lépi répond à une logique d’apaisement pour la réalisation consensuelle du Rena et de la Lépi. Il n’a pas exclu la possibilité pour Fors-Lépi de rencontrer tous les autres acteurs intervenant dans le processus de réalisation de cet instrument de modernisation du système électoral béninois qu’est la Lépi. Me Djogbénou et les siens se sont dits d’ailleurs disposés à rencontrer les acteurs de l’Alliance «Union fait la Nation» et leurs homologues des Fcbe. Avant cette rencontre avec le Chef de l’Etat, les membres de Fors-Lépi ont rencontré la Commission politique de supervision de la Lépi (Cps/Lépi). Profitant de l’occasion qui lui a été offerte, Me Joseph Djogbénou a lancé un appel à tous Béninois pour qu’ils participent activement au processus de réalisation de la Lépi en dénonçant au besoin les anomalies et autres violations de la loi.
Le Chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi a salué la démarche entreprise par Fors-Lépi. Il a par ailleurs dit toute sa préoccupation pour la préservation de la paix au Bénin.

Déclaration de Me Joseph Djogbénou

 « Le Chef de l’Etat nous a fait l’honneur de nous recevoir avec son gouvernement au complet après que nous ayons rencontré ce matin les membres de la Cps/Lépi. Notre démarche est une démarche d’apaisement. Nous n’avons pas encore rencontré tous les acteurs. Nous avons sollicité et nous espérons être reçus par les acteurs de l’Union fait la Nation, par les acteurs de Fcbe de manière à faire le point sur la situation autour de la Lépi. Nous avons noté la même démarche d’apaisement de part et d’autre. Nous avons noté la disponibilité des uns et des autres à écouter. Nous avons noté également de part et d’autre la ferme conviction que la Lépi est l’avenir, mais qu’elle ne peut pas être mise en œuvre de manière non consensuelle. Il est important à notre avis de mettre un contenu dans ce que nous qualifions de consensuel. Evidemment, nous allons émettre des propositions après avoir entendu les uns et les autres.  Je voudrais au nom de mes collègues remercier toutes celles et tous ceux qui nous reçoivent. Je voudrais également remercier par anticipation tous ceux qui vont nous recevoir parce que la situation est délicate. Nous souhaiterions être reçus. Je voudrais également remercier  par avance tous les acteurs politiques d’avoir de l’écoute par rapport à ce que nous allons leur dire parce que le Bénin est un et indivisible. Il constitue notre seul patrimoine…Il faudrait que les élections puissent avoir lieu de manière apaisée, de manière pacifique. Si vous le permettez, je voudrais profiter de cette occasion que vous m’offrez pour lancer un appel. Il y a une étape du processus qui est lancée depuis le 23 novembre. Quel que soit le grief contre ce processus, il faut que les populations aillent accomplir leur devoir… C’est dans leur intérêt. Lorsqu’on n’accomplit pas son devoir, ses obligations à l’étape actuelle du processus, on s’exclut. Ce sont les partis politiques qui seront exclus du processus. Ce sont les candidats qui seront exclus du processus. Il faudrait qu’ils le sachent et qu’ils disent à leurs militants qui remplissent les conditions de fournir aux agents les informations qu’ils réclament. Le reste, nous allons discuter. Il n’y a pas le feu dans la maison. Il n’y a rien qui dépasse le Béninois. Nous allons encore le prouver… »

Affissou Anonrin

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L’honorable Ahouanvoébla au sujet de l’amélioration du système électoral béninois : « On n’aura la Lépi qu’après le 1er tour de la présidentielle de 2011»

novembre 30, 2009

Le député Prd Augustin Ahouanvoébla a débattu hier sur le plateau de la radio Océan Fm de la question de la réalisation de la Lépi. Se fondant sur les deux textes organisant la Lépi et la Commission nationale des libertés et de l’information, il a prouvé que le Superviseur général de la Cps viole les lois. Pour lui, la réalisation de la Lépi, conformément au calendrier de la Cps prendra fin le 13 mars 2011, donc après le 1er tour des présidentielles de la même année.

Quelle est la position de l’opposition face à la Liste électorale permanente informatisée ? Telle était la question fondamentale autour de laquelle l’émission  »Cartes sur table » de la radio Océan Fm s’est déroulée hier dimanche 29 novembre 2009. Au cours de l’entretien, le président Ahouanvoébla s’est appuyé sur deux textes de lois pour montrer que le Superviseur général de la Lépi conduit le Bénin  dans le gouffre électoral. « Nous sommes très favorables à la réalisation de la Lépi. Mais il faut d’abord    en amont  installer la Commission nationale des libertés et de l’informatique. C’est à cette commission  qu’incombe la responsabilité de la protection des données biométriques à caractère personnel  vis-à-vis de la loi», a dit l’honorable Ahouanvoébla. Malheureusement, cette commission n’existe pas encore, a-t-il fait remarquer. Pour Augustin Ahouanvoébla, aucune ligne budgétaire de 2010 ne prévoit l’installation de cette Commission.   Pour réaliser une  Lépi crédible et  consensuelle, a poursuivi le député du Prd, on doit s’appuyer sur  les structures techniques telles  que la Commission nationale des libertés et de l’information, l’Institut national  de la statistique et de l’analyse économique, l’Institut national de la géographie et enfin le Centre national de la télédétection conformément  à l’article   24 de la loi N°2009-10 du 13 mai 2009 qui dit que « …  L’exécution de la cartographie censitaire  doit être confiée à des  professionnels nationaux ayant des expériences avérées dans le domaine. Les organismes techniques  compétents  dressent  et communiquent les listes de leurs cadres à  l’organe en charge  du recensement électoral national approfondi qui  procède à  leur sélection et recrutement  sous l’autorité de la Commission politique de supervision ». Il poursuit son argumentaire en laissant entendre que « La Cps s’est substituée à la Mission indépendante de recensement électoral nationale approfondi (Mirena). « Il y a renversement des rôles  des acteurs car le chef de l’Etat a lancé  en lieu et place de la Cps les opérations de la Lépi au lendemain de la sortie médiatique de la coalition l’Union fait la Nation », a dit Augustin Ahouanvoébla. « Les recrutements des différents organes et des cartographes sont hasardeux et politiques parce que conduits de bout en bout par la Csp alors qu’elle devrait laisser la Mirena faire la sélection et lui soumettre les dossiers retenus », a-t-il ajouté. Pour corroborer les abus dont il a fait cas, il cite des noms des agents cartographes recrutés dans sa propre commune d’Avrankou et à Adjohoun. Pour l’honorable Ahouanvoébla, le calendrier de la  réalisation de la Lépi tel que planifié  par la Cps prévoit pour le 31 janvier 2011 l’affichage de la liste informatisée. Se basant sur cette programmation, le député Ahouanvoébla s’est référé à la loi N°2009-10 du 13 mai 2009 en son  article 30 pour montrer qu’il faut attendre le 13 mars 2011 pour avoir la Lépi  définitive. « Quand on croise le calendrier de la Cps et les dispositions relatives aux  réclamations, il faut une trentaine de jours après le 31 janvier 2011 pour avoir la Lépi définitive », poursuit-il. Dans ces calculs, le député  estime qu’il faut attendre le 13 mars 2011 pour avoir la Lépi alors que les bailleurs et les experts ont souhaité que la Lépi prenne fin au moins six mois avant les élections pour éviter toute situation conflictuelle.

Tobi Ahlonsou

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Lépi, Matrice de notre avenir

novembre 30, 2009

Le Bénin parviendra-t-il à réaliser ce qu’on appelle, Liste Electorale Permanente Informatisée (Lépi) ? Qu’elle soit lucide ou fataliste, cette chronique d’un échec annoncé illustre l’impuissance  du génie béninois à entrer dans l’histoire. Pourtant, le pays de Louis Hounkarin est capable de merveilles. Ce pays, naguère quartier latin d’Afrique a su trouver en dix jours la solution pour balayer dix sept  ans de régime  à parti unique. Pays exemplaire, pionnier et prosélyte en urgences et modèles démocratiques, le Bénin toujours  en tête,  mène le bon combat avec son plan Cena-Lépi, saine alliance politique et technique.
Mais cette sagesse n’émeut ni ne convainc les colosses nostalgiques du passé révolu, adeptes de la dictature de la minorité sur la raison.  L’échec de la Lépi, une  déception du quinquennat sera la fille de l’égoïsme du régime et de l’ambition  mal maîtrisée des chefs Cauris.  En effet,  il semble que  » Faire la Lépi à tout prix « , signifie  pour  » Convergence 2011 « , assurer le petit déjeuner du lendemain ; pour Les Forces Agissantes du Changement, le barbecue du week-end pour les puissants du système, traîner les pieds sur le gazon  du trésor public et sur le don du Pnud.
Loin des petits calculs, la Lépi est importante. Elle balisera définitivement le chemin pour des élections vraisemblables à défaut d’être crédibles. Ainsi, le politique cèdera le chemin pour l’économique. Le pays a besoin d’un large consensus pour faire émerger la nation. Cela passe par le respect des textes qui fondent notre espoir. Comment faire la politique en oubliant ce que nous sommes ? Nous sommes un pays dont la durée de vie  est inférieure de quinze ans à la moyenne planétaire, une mortalité infantile  qui fait pleurer nos mères, un  taux d’exode rural  en nette progression, avec la multiplication des bidonvilles et le délabrement des infrastructures.  Nous n’avons pas de matières premières : pétrole, minerais. Nous avons seulement, la promesse de Barthelemy Kassa qui nous rassure, sinon assure le maintien de son poste, en nous  gargarisant de potentiels invisibles.  La scolarisation est en pleine explosion, la natalité, de mieux en mieux maîtrisée, en particulier à Cotonou, Porto-Novo et Natitingou, selon un regard empirique non étayé par une étude. Sous le régime de Yayi, des marchés financiers s’ouvrent, les universités se créent et souhaitent s’améliorer, les connections Internet sont  florissantes, le quotidien des Béninois des villes s’est métamorphosé. Enfin, les mentalités changent incroyablement de façon incroyable et la gouvernance, hélas, piétine avec la corruption et une certaine façon  » curieuse  » de récompenser les clans.
Le défi de notre développement est grand. Aussi, nous, devrions  considérer la Lépi comme un formidable potentiel sinon un levier de développement. Si on sait s’y prendre, on aura ainsi fini avec les problèmes qui nous empêchent de voir l’horizon. Au-delà de toute chapelle, dont il ne faut rien attendre, nous devons préparer notre avenir en nous accrochant à cette exceptionnelle locomotive qu’est la Lépi. Ainsi, nous allons reconquérir notre titre glorieux de  » Quartier hellène  « , le latin étant devenu crétin. Nous avions besoin de donner un contenu à la démocratie. Et cela passe par une Lépi consensuelle.

Herbert Houngnibo

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6ème Congrès ordinaire de l’Unstb : Le Sg Emmanuel Zounon réélu pour 5 ans

novembre 30, 2009

La célébration du 35ème anniversaire de l’Union nationale des syndicats de travailleurs du Bénin (Unstb),  a été cumulée jeudi dernier avec l’organisation de son 6ème congrès ordinaire. Un rendez-vous qui s’est tenu au Conseil national des chargeurs du Bénin (Cncb) à Cotonou et qui a permis aux participants de reconduire le Secrétaire général Emmanuel Zounon à la tête de la plus vieille des unions syndicales du Bénin. Il est à retenir que les travaux préalablement ouverts par le ministre du travail et de la fonction publique, se sont fondés sur le contenu de la brochure que les syndicalistes ont intitulée « 35 ans de lutte ouvrière » et qui retrace l’historique du mouvement syndical dans notre pays. C’est donc au terme des travaux que Emmanuel Zounon a été réélu par ses pairs pour les cinq prochaines années. Il préside aux destinées de l’Unstb et coiffe le bureau exécutif de l’Union composé de 27 membres dont 06 femmes.

Denis Magnidet

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Après la célébration du 1er Août à Lokossa : Les villas de l’indépendance cherchent acquéreurs

novembre 30, 2009

Les villas construites, à la sortie de Lokossa, sur la route de Dogbo, dans le cadre de la célébration du 49ème anniversaire de l’accession de notre pays à la souveraineté nationale, attendent d’être vendues. Le conseil communal propose 7 millions par villa et les potentiels acheteurs s’y opposent. Le sujet alimente les discussions au niveau des deux départements.

Le conseil communal de Lokossa peine à trouver des acquéreurs pour les villas construites dans le cadre de la fête du 1er Août de cette année. Le prix que propose le vendeur n’est pas à la portée des éventuels acquéreurs. Pis encore, les villas sont construites dans une zone peu habitée. Le week-end dernier, le sujet a fait l’objet d’un débat au sein d’un groupe d’opérateurs économiques des départements du Mono et du Couffo, potentiels acquéreurs desdites villas. Il ressort des discussions que les parcelles coûtent environs sept cent mille francs dans la zone. L’évaluation de l’investissement et le prix de la parcelle ne font pas plus de deux millions. En plus, les dimensions et l’architecture ne répondent pas « aux normes » dans le milieu. C’est ce qui motive ceux qui sont intéressés par l’offre du conseil communal de Lokossa à faire une proposition de prix de l’ordre de trois millions de francs. Certains opérateurs économiques sont allés même jusqu’à faire une estimation de ce qui existe déjà et pensent que la dépense effectuée est en deça du prix de vente tel qu’il est proposé par la Mairie de Lokossa. Mais le Maire Dakpé Sossou et des collègues conseillers veulent vendre à sept millions ou rien. Pour le moment, chacun des camps campe sur sa proposition leurs propositions et les villas de l’indépendance dorment dans la brousse à l’entrée du village d’Agame. A y voir de près, les villas vont encore attendre pour longtemps. La raison est que le projet, tel qu’il est conçu ne répond pas aux aspirations des populations. 

Médard Essou (Coll)

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Promotion d’une relève de qualité au sein des formations politiques : Cotonou, carrefour de l’international socialiste du 4 au 5 décembre prochain

novembre 30, 2009

La Fondation Jean-Jaures de France en partenariat avec le Parti social démocratique de Bruno Amoussou organise deux journées de réflexion les 4 et 5 décembre prochain à Cotonou. Le Thème central de cette rencontre est : « Social démocratie, leadership politique et jeunesse africaine ».

Le Président Bruno Amoussou tient beaucoup à la formation d’une relève de qualité au sein des partis politiques d’Afrique et du monde partageant ensemble les idéaux de l’international socialiste. C’est en tout cas le sens qu’il convient de donner à la rencontre internationale que son parti  organise à Cotonou du 4 au 5 décembre 2009 à l’intention des jeunes venus du Niger, du Togo, du Burkina Faso, du Ghana, de l’Afrique du Sud, de la France et bien entendu du Bénin. Outre le thème principal autour duquel se cristalliseront toutes les attentions,  ces jeunes venus d’horizons divers auront donc à échanger sur d’autres sous-thèmes non moins importants. Des communications leur seront en effet données sur : « l’impact du bon militantisme sur l’action politique », « la sociale démocratie, le leadership politique : quelle approche ». Ils auront aussi à s’interroger sur l’engagement de la jeunesse dans l’action politique. Cette rencontre pourrait être sanctionnée par une déclaration de Cotonou.

Affissou Anonrin

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Nomination d’un CA et plusieurs chefs de village non installés à Kétou : Le pouvoir impose un conseiller Fcbe et prive Okpomèta d’actes du Ravec

novembre 30, 2009

A Kétou, le maire Osséni Salami et le préfet François Houéssou tentent par tous les moyens d’imposer un chef d’arrondissement aux populations d’Okpomèta au point de les priver des actes du Ravec. C’est en tout cas ce qu’ont dénoncé le samedi 28 novembre dernier les populations de cette contrée à la faveur d’un meeting politique.

Les populations de l’arrondissement d’Okpomèta dans la commune de Kétou sont privées des actes du Ravec.  La situation serait survenue avec la volonté du maire Osséni Salami de Kétou appuyé par le préfet des départements de l’Ouémé et du Plateau qui tentent de leur imposer un conseiller élu sur la liste Fcbe dans l’arrondissement d’Ignigny en remplacement du conseiller Madep régulièrement élu à Okpométa par les populations. Face à cette situation qui perdure, les militants et sympathisants du Madep d’Okpomèta ont exprimé le samedi 28 Novembre dernier leur ras-le-bol  au cours d’un meeting politique. En présence des ténors du Madep que sont  Jean-Pierre Babatoundé, Antoine Idji Kolawolé et Agbokpongbé, ces populations  ont mis formellement en garde le conseiller Justin Biaou contre toute tentative de prise de service ou de signature d’acte officiel au nom de leur arrondissement. Pour la plupart des intervenants, la patience a assez duré et l’heure n’est plus aux négociations. Les populations ont affiché leur détermination à arracher  ce poste qui revient de droit au conseiller Madep. Pour le président de la sous section Madep d’Okpomèta « trop c’est trop ». Le représentant des jeunes dans son allocution a exigé l’annulation de l’acte de nomination du conseiller Justin Biaou au poste de chef d’arrondissement d’Okpomèta.  « Je prie monsieur Biaou à ne pas accepter ce piège qui lui est tendu et ne signer le moindre acte officiel au nom de l’arrondissement d’Okpomèta car nous sommes prêts, quel que soit le sacrifice à faire pour arracher ce poste aux Fcbe », a dit le représentant des sages,  M. Iko Idrissa.

Soutien de taille

Ce meeting politique a connu la participation des ténors du Madep. « C’est vrai que depuis l’avènement de l’administration actuelle parachutée par la Cour Suprême à la tête de notre commune, vous êtes marginalisées. Elle vous maltraite. Nous avons toujours lancé des cris de rassemblement, exhorté à la paix et la patience. Nous vous félicitons pour avoir gardé votre sang froid et pour les démarches que vous avez menées en direction du maire pour qu’il accepte que l’ancien CA signe les actes de naissance du Ravec. Nous vous félicitons aussi pour avoir écrit au maire et  au préfet pour qu’ils puissent rectifier le tir. Mais hélas !  » a dit le conseiller Jean-Pierre Babatoundé à l’adresse des populations d’Okpométa. Le premier vice président du Madep, l’honorable Idji Kolawolé  a quant à lui  laissé parler son cœur. «Le Madep est heureusement un parti  responsable. Si tel n’était pas le cas, cette commune de Kétou allait prendre feu face aux brimades que subissent les populations. Mais au lieu de l’huile, c’est l’eau que nous mettons sur le feu. Depuis longtemps, les cauris nous méprisent. Les populations ont élu un conseiller mais on veut leur imposer quelqu’un pour qui elles n’ont pas exprimé leurs suffrages. A  Illara, Issèlou, Effèoutè, Adjozounmè, Ayékou…, la situation est similaire. Pendant combien de temps allons nous subir le diktat des cauris par la violation des lois ? », s’est interrogé Antoine Idji Kolawolé qui a indiqué que ceux qui provoquent  les populations seront responsables   demain de leurs actes. C’est dire donc que la situation est explosive à Okpométa.

Tobi Ahlonsou

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Congrès extraordinaire du Rndc : Jean-Michel Abimbola succède à Ananie Adébayo Abimbola démocratiquement

novembre 30, 2009

Le Rassemblement national pour le développement par la culture (Rndc) a depuis le samedi 28 novembre 2009 un nouveau président. Après le décès, il y a un an et demi de son président fondateur feu Ananie Adébayo Abimbola, c’est sur son fils Jean-Michel Abimbola que les militants et militantes du Rndc ont porté leur choix pour présider aux destinées de leur formation politique. C’était à l’issue d’un congrès extraordinaire qui a eu pour cadre le Collège d’enseignement général de Kétou.

C’est par une minute de silence en la mémoire de feu Ananie Adébayo Abimbola, président fondateur du Rndc que les travaux de ce congrès extraordinaire ont démarré. Dans son discours, M. Jean-Michel Abimbola qui avait la lourde et exaltante mission d’organiser ce congrès a fait à l’assistance le point des tâches exécutées. Pour lui, ce n’était pas gagné d’avance, mais grâce à la détermination des uns et des autres, ce congrès dont les préparatifs avaient été lancés depuis septembre 2009 est devenu une réalité. M. Salanon Elias Atonhounton, 1er vice-président et président par intérim du Rndc après la mort de feu Ananie Adébayo Abimbola s’est réjouit de l’engouement suscité par ce congrès extraordinaire. « Votre présence constitue un témoignage de sympathie pour le parti, mais aussi pour son président feu Ananie Adébayo Abimbola. Vous savez tous qu’il y a un an et demi que nous pleurions la disparition brutale du président Abimbola, une disparition qui a laissé au sein de notre parti un grand vide difficile à combler. Depuis cet événement, notre parti traverse une période de léthargie. Or, nous avons le devoir de ne pas le laisser sombrer. Nous avons le devoir d’honorer la mémoire de notre regretté président en contribuant à la réalisation des idéaux qui lui sont chers et au nombre desquels figurent en priorité la paix, l’unité et la concorde nationale », a dit  M. Salanon Elias Atonhounton. La voix chargée d’émotion, il a rappelé à l’attention des congressistes l’une des phrases fétiches de feu président Abimbola : « Au Rnd, nous disons oui pour la force de l’argument, non pour l’argument de la force. Au Rnd, nous préférons la coupe du fair-play au trophée du vainqueur si la victoire doit être savourée dans le sang ». M. Salanon Elias Atonhounton n’a pas passé sous silence les réalisations du gouvernement. Pour lui, les multiples actions positives du Chef de l’Etat cadrent bien avec la vision du Rndc et méritent un soutien sincère du parti pour sa réélection en 2011.
Les témoignages qui ont suivi le discours de M. Atonhounton ont salué la dimension pacifiste de feu Ananie Adébayo Abimbola. Grégoire Laourou, Rachidi Gbadamassi, Osséni Salami, Eugène Azatassou, André Dassoundo, François Abiola, Pascal Gandaho et les autres ont par ailleurs  souhaité que le vide qu’il a laissé à la tête du Rndc soit comblé par son fils Jean-Michel Abimbola. L’honorable candide Azannaï a dit son admiration pour M. Jean-Michel Abimbola. : « J’ai tenu à prendre la parole au nom du parti Restaurer l’espoir pour saluer un homme, un jeune pour dire que parfois et souvent, nous avons la malheureuse expérience de voir les enfants prendre le chemin de leur papa. Mais souvent, nous observons que c’est des enfants qui ne sont pas préparés. Mais ici, je vais vous dire que l’homme qui est responsable du comité d’organisation et pour lequel je suis arrivé est un homme en qui on peut faire confiance et qui peut valablement continuer l’œuvre de son père. Il est un homme de vision, d’ambition et d’ouverture. C’est quelqu’un qui peut faire beaucoup pour le Bénin et pour votre communauté », a dit au passage candide Azannaï. C’est d’ailleurs en s’appuyant sur ces propos que les congressistes ont à l’unanimité désigné M. Jean-Michel Abimbola pour présider aux destinées de leur parti politique. Il a félicité les délégués au congrès pour la qualité de leurs travaux et pour leur détermination à amorcer un nouveau départ. Mais pour que ce nouveau départ balise pour le Parti le chemin de l’honneur et de la victoire, tous les membres du Parti doivent se considérer liés par deux contrats essentiels, a précisé le Nouveau Président. Le premier contrat, envers le parti, consiste pour tout membre à s’acquitter diligemment de ses obligations. Le deuxième contrat, relatif au respect des engagements suppose : Fidélité et loyauté à l’égard de l’alliance FCBE et de l’UMPP, fidélité et loyauté dans le soutien au Chef de l’Etat.
Le parti a été rebaptisé  Rassemblement National pour la Démocratie (Rnd), sa dénomination originelle.

Le Madep magnifie le père fondateur du Rndc

Le Mouvement africain pour la démocratie et le progrès de Séfou Fagbohoun n’a pas pratiqué la politique de la chaise vide à la cérémonie d’ouverture du congrès extraordinaire du Rndc. Malgré la présence massive des partis et mouvements soutenant l’action du président Boni Yayi, sa voix a tonné dans le ciel du Ceg de Kétou. Jean-Pierre Babatoundé qui intervenait au nom du Madep a honoré la mémoire de feu Abimbola et a appelé les uns et les autres à marcher dans les pas de ce grand homme de paix. Voici un extrait de sa déclaration.
« ….Au nom du Mouvement africain pour la démocratie et le progrès (Madep), je vous salue chaleureusement. Monsieur le président du Comité d’organisation, je vous salue avec gratitude et je vous dis encore merci pour avoir invité le Madep à la présente cérémonie d’ouverture du congrès extraordinaire de votre parti, le Rndc. Merci, car en effet, depuis quelques temps, certaines pratiques, certains comportements ont vu le jour dans notre pays et s’observent ici aussi à Kétou. Je veux parler des pratiques et des comportements totalement dépassés dans un Bénin qui se veut démocratique ; pratiques et comportements qui prônent l’exclusion, le sectarisme ; qui opposent les frères entre eux, les sœurs entre elles, les communes les unes contre autres, les arrondissements, les uns aux autres, le Nord contre le Sud et que sais-je encore. Merci donc d’avoir compris que la politique, c’est avant tout l’art de rassembler les hommes pour que règne d’abord la paix et pour que le développement soit possible. En prenant la parole ici ce jour à l’occasion du congrès extraordinaire du Rndc, je ne puis m’empêcher de penser à la grande figure de notre aîné, de note doyen, de notre papa bien aimé, notre regretté président Ananie Adébayo Abimbola que la mort a arraché prématurément alors qu’il poursuivait avec détermination le combat entamé depuis bien longtemps pour la dignité et la prospérité de tous ; pour une prospérité véritablement et sincèrement partagée. Le président Abimbola Ananie a ouvert la voie dans plusieurs domaines. Dans plusieurs domaines, il était un précurseur. Et nous ne l’oublierons jamais car la Rndc fait partie de notre histoire, l’histoire du Bénin et l’histoire de Kétou en particulier. Je suis sûr que les héritiers politiques du Rndc sauront préserver la mémoire du président Abimbola en s’écartant clairement et définitivement de tout ce qui arrière Kétou, de tout ce qui arrière notre département  du Plateau, de tout ce qui arrière le Bénin qui aujourd’hui, puisque jamais, aspire à la paix, au développement, au respect des lois et à la démocratie, à l’unité nationale…Le président Abimbola, et le Rndc avec lui, tout en étant un combattant intrépide, rigoureux, intransigeant demeurait toujours pendant les campagnes électorales et bien encore après, un frère, un père, un aîné dont la force et le cœur restaient toujours ouverts même s’il ne renonçait jamais à ses idéaux et rarement à ses objectifs. Dans une analyse superficielle on dira très vite que le Rndc a toujours été l’adversaire du Madep. En réalité, ce fut tout autant un partenaire, surtout pour les grandes causes auxquelles les deux fomations politiques restaientprofondément attachée…Chers congressistes. Chers militants du Rndc. Notre pays le Bénin est aujourd’hui à la croisée des chemins. Notre devenir commun est entre nos mains. Nous avons toujours combattu ensemble pour les grandes causes (la dignité de tous, le développement vraiment partagé, l’égalité des chances entre les régions, la démocratie et le respect des lois). Nous avons toujours lutté ensemble contre la dictature et les brimades individuelles et collectives. Aujourd’hui encore, militants du Madep, nous continuons cette lutte. Nous sommes prêts et nous attendons les dignes héritiers de feu Abimbola que vous êtes pour poursuivre la lutte sur certains terrains qui ont plus que jamais besoin de votre courage et de votre dévouement. Je n’ai aucun doute que nous serons ensemble dans ce combat… »

Affissou Anonrin

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Menace sur la paix sociale au Bénin : Les propositions du Rndc pour la décri-spation de la situation politique nationale

novembre 30, 2009

Le rassemblement national pour le développement par la culture n’est pas resté insensible à la situation politique particulièrement tendue que traverse le Bénin. Profitant de l’occasion qui lui a été offerte, le président par intérim du Rndc a jeté un regard critique sur cette situation politique. Il n’a pas manqué de faire des suggestions au nom du Rndc.

Ce n’est plus un secret de polichinelle. A environ un an et demi des prochaines échéances électorales, le Bénin traverse une situation politique très délicate. La paix est menacée avec le dialogue politique national qui a déserté le forum. Le Rassemblement national pour le développement par la culture de feu Ananie Adébayo Abimbola, bien qu’il soit membre fondateur de l’Alliance des Forces cauris pour un Bénin émergent prend déjà conscience de la situation. Le congrès extraordinaire qu’il a organisé le samedi 28 novembre 2009 à Kétou lui a d’ailleurs donné l’occasion de se prononcer sur le sujet et de faire des suggestions allant dans le sens de l’engagement dune réflexion devant conduire à l’élaboration d’une charte de bonne conduite face à l’enjeu des élections présidentielles et législatives de 2011. « Nous sommes à plus d’un an des élections présidentielles et législatives et déjà les esprits s’échauffent sur le terrain. Tout incident mineur est l’objet de grandes polémiques, de joutes oratoires inquiétantes, toutes choses qui, si elles se développent, pourront faire le lit de dérapages dont on ne s’imagine toujours pas les conséquences. Pour prévenir ces dérapages et la résurgence des démons de la division et de la haine, ma formation politique, le Rndc suggère à la classe politique béninoise, toutes tendances confondues, une réflexion devant aboutir à l’élaboration d’une charte ou d’un code de bonne conduite face à l’enjeu des échéances électorales prochaines », a dit M. Salanon Elias Atonhounton, 1er vice-président et président par intérim du Rndc. Il a poursuivi en disant que le Rndc prend d’ores et déjà l’engagement de sensibiliser ses membres afin qu’ils comprennent clairement que les élections ne constituent pas des occasions pour déterrer la hache de guerre, susciter la haine tribale ou rechercher les suffrages sur la base des arguments régionalistes, souvent source de violence.

Affissou Anonrin

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