Inauguration de la route Djougou – N’Dali : Yayi monte un coup contre Bio Tchané

octobre 20, 2009

Le chef de l’Etat s’est rendu dans l’après-midi du lundi 19 octobre 2009 à Djougou où il est attendu depuis des mois. Un déplacement qui s’inscrit entre autres dans le cadre de l’inauguration de la route reliant cette ville à N’Dali. Dans ce cadre, Boni Yayi a tout mis en œuvre pour que le patron de la Banque Ouest africaine de développement (Boad) ne soit pas de la partie.
Boni Yayi toujours dans la logique de régler ses comptes avec Bio Tchané ! Alors que les populations de Djougou et de N’Dali s’apprêtent à célébrer la mise en service officielle ce matin de la voie reliant leurs deux localités, elles ont été mises au courant dans la soirée d’hier du coup monté par le chef de l’Etat pour empêcher leur fils adoré de participer à la fête. En effet, pour cet ouvrage dont la Boad a été le principal bailleur de fonds, le gouvernement béninois n’a pas voulu de son chef. Alors que la cérémonie est prévue pour ce jour à 9 heures, c’est à 14 heures hier que la lettre d’invitation est parvenue au président de la Boad, une institution où rien ne s’improvise. Cela veut dire que le gouvernement béninois demande au président de la Boad de rejoindre Djougou tous travaux cessants si réellement il tient à participer à l’événement. Or, Boni Yayi connaît mieux que quiconque comment les décisions sont prises à ce niveau. Dans un premier temps, c’est de commun accord que la date est fixée dans de pareilles circonstances ; ce qui n’est pas le cas présentement. Ensuite, cette activité  est inscrite dans un programme général connu des semaines à l’avance. Les ordres de mission sont établis en conséquence. On se rappelle que dans ce même pays, avant la réception provisoire de l’autoroute Cotonou/ carrefour Sèmè, c’est le président de la Boad en personne qui s’est déplacé avec une équipe pour contrôler par endroits la qualité des travaux. L’entreprise Colas en ce temps avait été sommée de reprendre les travaux sur une bonne distance ; ce qui a été fait. Comment comprendre que c’est à moins de 24 heures d’un événement aussi important qu’on invite la Boad qui a mis huit milliards dans ce projet ? Il s’agit ni plus ni moins d’une volonté manifeste du chef de l’Etat d’écarter Bio Tchané de cette manifestation. Mais en le faisant, le gouvernement non seulement donne l’impression qu’il ramène la Boad à Bio Tchané, mais fait forcément de la bonne publicité pour ce dernier. Le général Mathieu Kérékou n’a jamais eu un tel comportement vis-à-vis de Boni Yayi même aux temps forts des tentatives de révision de la constitution. Informées de la situation hier, les populations de Djougou n’ont pas caché leur déception. Selon les dernières informations recueillies, des sages et notables ont essayé de joindre leur fils afin de lui remonter le moral et lui témoigner leur soutien. Il reste à savoir s’il pourra vraiment faire violence sur lui-même pour être à ce rendez-vous où, c’est clair, Boni Yayi ne veut pas voir sa tête. Une situation qui risque de gâcher la fête de ce matin et même le séjour de Boni Yayi à Djougou.

Le programme de la visite

C’est à 17 h 45 que le chef de l’Etat est arrivé à Djougou. A l’accueil, les femmes surtout, les rois et les alphas. C’est le maire qui, le premier a pris la parole pour souhaiter la bienvenue au chef de l’Etat et à sa suite. Il a ensuite remercié le docteur Boni Yayi pour tout ce qu’il fait pour Djougou. Nicaise Fagnon lui a ensuite succédé pour les mêmes formalités avant d’annoncer le programme de la visite. Boni Yayi va poser la première pierre pour le lancement des travaux de construction du pont de la Donga situé entre Ouassa et Djougou. Seront lancés également les travaux de bitumage de la route Ouaké-Djougou. Enfin, il y aura la mise en service de la route N’Dali-Djougou. Mais à 8 heures comme pour préparer la journée, une prière est prévue à la mosquée centrale de Djougou. Il est annoncé aux populations que ce sera l’occasion de prier pour le Bénin, pour Boni Yayi et pour la Donga.

Grégoire Amangbégnon

Partagez

Politique dans la vallée : Timothée Zannou crée le parti Mrdd

octobre 19, 2009

La mouvance présidentielle s’est enrichie d’un nouveau parti politique. Il s’agit du Mouvement pour le réveil, la démocratie et le développement présidé par l’honorable Timothée Zannou.

Annoncé depuis la veille des législatives de 2007, le parti politique de l’ex-député Timothée Zannou a vu finalement le jour le samedi 17 octobre 2009 à la maison des jeunes de Dangbo. Le logo et le nom du parti sont fortement influencés par les emblèmes du Prd. Le logo de ce nouveau parti est symbolisé par une courbe bleue qui couvre le sigle du parti à l’image du logo du parti de Me Adrien Houngbédji. A en croire le président Zannou, son parti est né dans l’actuelle atmosphère de morosité politique pour dire non à l’imposture et à l’intoxication des nobles idéaux du changement. Ce nouveau né de la politique béninoise accompagnera le Président Boni Yayi jusqu’à la fin de son mandat et travaillera pour sa réélection  en 2011. Pour la circonstance, l’ex-député Zannou a eu le soutien du maire Mathias Gbèdan, des anciens députés André Koukoui, Michel Missikpodé, du préfet de l’Ouémé/Plateau, des députés Zéphirin Kindjanhoundé, Justin Agbodjèté et d’autres acteurs du changement qui ont rehaussé de leur présence la cérémonie de création du Mrdd.

Tobi P Ahlonsou

Partagez

Lancement de l’entrepreneuriat agricole dans le septentrion : Boni Yayi manque le rendez-vous de Parakou

octobre 19, 2009

Environ 3000 âmes ont constaté l’absence du Chef de l’Etat hier à Parakou. On les avait déplacées par des camions de tous genres sous prétexte que le Chef de l’Etat leur donnait rendez-vous dans le cadre de la journée contre la pauvreté. Malheureusement, elles n’ont plus vu le Président qui aurait avorté son voyage.

Le Président de la République n’a plus effectué le déplacement de Parakou comme annoncé aux populations qu’on a débarquées dans la cité des Kobourou par des camions de tous genres.  Il a même fallu mettre des échelles contre des gros camions pour faire descendre des femmes qui ont été conduites au chef-lieu de la commune de Parakou. Mais le rendez-vous n’a pas eu lieu avec le Chef de l’Etat. Les deux Ministres qui avaient fait le déplacement, les directeurs généraux et autres militants de la mouvance ont  mis les bouchées doubles pour apporter le plus grand nombre de personne au Chef de l’Etat afin de faire la démonstration de leur force de mobilisation. Mais, ils ont dû user de beaucoup de diplomatie et de persuasion pour apaiser certaines personnes qui se sont senties abusées par une fausse information.  Dans la réalité, les collaborateurs qui étaient à Parakou ont été eux aussi mis devant le fait accompli. De sources concordantes, le Chef de l’Etat était annoncé pour présider la cérémonie de lancement du projet  de la promotion de l’entrepreneuriat agricole, le dimanche. Mais contre toute attente, il a informé ses collaborateurs, y compris les partenaires au lancement, qu’il ne venait plus et qu’il fallait reporter la cérémonie. La déception était totale. Une réunion de crise a même été organisée entre les partenaires et les collaborateurs du Chef de l’Etat. C’était un branle-bas dans une atmosphère tendue. Les partenaires avaient fait des frais et avaient déployé toute leur équipe sur le terrain. Les collaborateurs du Chef de l’Etat  et cadres aussi étaient là. Finalement, une solution a été trouvée pour que le Ministre en charge de l’Agriculture puisse présider la cérémonie ; car, les bailleurs n’entendaient pas annuler la cérémonie qu’ils ont passée du temps à intégrer au programme global de trois jours d’actions contre la pauvreté. En l’absence du Chef de l’Etat, la Représentante résidente du Pnud, Mme Nardos Bekele-Thomas, a même demandé aux populations de rester debout comme cela a été recommandé par les Nations Unies. Ainsi, elles pourront s’adresser aux autorités de leurs pays afin d’exiger le respect de leurs engagements contre la pauvreté. La foule de près de 3000 personnes avaient observé la consigne sans le Chef de l’Etat. Certains en étaient visiblement déçus parce que c’est le Chef de l’Etat qu’on leur a annoncé pour les embarquer dans les camions pour Parakou. Une fausse note qui pourrait déteindre sur la descente du Chef de l’Etat dans quelques heures pour une inauguration d’infrastructure dans le septentrion.

Guy Constant Ehoumi

Partagez

Polémique autour du processus de la Lépi : Les députés de l’opposition répondent à Epiphane Quenum ce jour

octobre 19, 2009

Les trois députés de l’opposition qui siègent au sein de la Commission politique de supervision du Recensement électoral national approfondi (Rena) et de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi) montent au créneau ce jour après les déclarations faites au cours de la semaine écoulée par l’honorable Epiphane Quenum. Timothée Gbèdiga, Gabriel Tchocodo et Léon Comlan Ahossi seront en effet au Codiam de Cotonou où ils animeront une conférence de presse pour apporter des clarifications au sujet des difficultés que connaît aujourd’hui le processus de réalisation de la Lépi. En marge de l’atelier qu’il a ouvert le mardi 13 octobre 2009 avec les journalistes, l’honorable Epiphane Quenum avait indexé dans ses propos ses collègues députés. « Malgré que la modalité pour recruter les gens sont la sélection, il y en a qui pensent que la Cps peut faire des concessions parce que c’est une commission politique.. », avait dit Epiphane Quenum. C’est à cette déclaration que pensent répondent les députés de l’opposition.

Affissou Anonrin

Partagez

Conférence publique à l’Infosec : Mieux connaître la méditation transcendantale

octobre 19, 2009

La salle de conférence de l’Infosec de Cotonou a servi de cadre le samedi 17 octobre 2009 à une séance publique d’échanges sur la méditation transcendantale. Des experts venus du Togo ont en effet entretenu le public béninois sur cette pratique qui permet à l’homme d’aller au-delà de la pensée. Pour Nelly et Guy qui ont animé cette conférence publique organisée à l’initiative de M. Denis Hodonou, la méditation transcendantale n’est pas une religion encore moins une philosophie. Mais elle est une technique qui permet d’aller du niveau grossier de la pensée vers le niveau très fin où se trouve une sorte de champ illimité d’énergie. La méditation transcendantale, en rapport avec le potentiel mental augmente le quotient intellectuel de l’individu qui la pratique, ont dit les conférenciers. Elle donne aussi plus de créativité et une plus grande efficacité dans les études, puis enfin une utilisation plus accrue des capacités cérébrales latentes. La méditation transcendantale permet une normalisation de la tension artérielle. Des études ont d’ailleurs révélé qu’elle peut entraîner une réduction de 30 % de la mortalité liée aux maladies cardiovasculaires. Au plan social, la méditation transcendantale vous amène à retrouver votre équilibre intérieure pour mieux donner. Le but de la méditation transcendantale est aussi d’œuvrer pour la paix mondiale, ont dit les conférenciers qui ont par ailleurs ajouté que cette pratique s’apprend en cinq étapes et est l’œuvre du physicien Hindou Maharishi.

Affissou Anonrin

Partagez

Après les simagrées de la paix : La mouvance renoue avec les propos guerriers

octobre 19, 2009

De sources proches de la mouvance le silence qui laisse l’opposition prendre du terrain à travers ses actions doit être vite remplacé par des actions à l’œil du talion. Mais dans sa reprise d’actions, la mouvance a plutôt renoué avec  les propos  qui remettent en cause la paix qu’elle  a chantée derrière le Chef de l’Etat il n’y a pas longtemps.

Une remarque toute simple peut être faite dans le jeu politique qui se mène au Bénin d’aujourd’hui. Lorsque l’opposition sort, elle dénonce des abus, des violations de la loi qu’elle ponctue par des actes ou faits évidents reconnus par tout le monde. Car, la déviance du changement par rapport aux acquis démocratiques  devient inquiétante. Mais lorsque la mouvance veut répliquer à l’opposition, on assiste toujours à des injures, des propos belliqueux. Après l’accalmie qui semblait être un repli tactique pour organiser la promenade du flambeau de la paix, les hommes de la mouvance ont repris du service.  Tout chez eux se résume à des jugements de valeur sur les hommes politiques et par rapport au régime du Général Mathieu Kérékou. Or, ce sont ces mêmes hommes qui ont fait du Chef de l’Etat ce qu’il est aujourd’hui et sans eux, les nouveaux politiciens d’aujourd’hui n’existeraient pas, du moins dans l’état où la forme où ils se retrouvent aujourd’hui. Le changement tant prôné, c’est –à-dire tout au moins le refus de la corruption, du régionalisme, de la politisation de l’administration publique et de la mauvaise gestion des fonds publics ne sont plus des valeurs recherchées. Et toute personne qui tente de ramener la mouvance à sa contre-performance dans ce domaine devient un opposant au régime et il faut l’injurier, le traquer dans ses activités, lui rendre la vie difficile ou l’inquiéter pour qu’il n’ait plus la possibilité d’attirer l’attention des hommes du régime sur ce qui ne va pas. On croyait la situation revenue à la normale. Mais depuis quelques jours, le phénomène refait surface. On n’argumente pas sur les idées, mais on préfère continuer à dire aux Béninois de regarder dans le rétroviseur qu’ils ont tous refusé en posant l’acte de l’élection d’un homme supposé neuf en mars 2006.  C’est à croire que la consigne qui consiste à marquer les opposants à la culotte par quelques actions se résume à les injurier ou à les provoquer. Car, tout récemment encore, au-delà des sorties bruyantes, un député très proche voire très écouté du Chef de l’Etat aujourd’hui encore, a déclaré que « si les gens veulent, ils n’ont qu’à continuer de marcher, même contre la Lépi ». Une réaction inopportune qui n’avait pas cadré avec la discussion qui se faisait dans ce milieu, mais qui montre à quel point la paix n’est qu’un discours de fantaisie pour la mouvance.

Guy Constant Ehoumi

Partagez

Oeil de cerbère

octobre 19, 2009

Les  notables d’Abomey sont-ils sages ?

Les sages et notables d’Abomey ont attendu pendant longtemps pour être reçus en flash par le Président de la République. Est-ce la faute du Chef de l’Etat ? Peut-il en être autrement ? Non, les sages en question ne représentent plus grande chose  pour le Chef de l’Etat. Après les flatteries, le Chef de l’Etat sait bien que ce sont des dépenses de retour que tout cela engendre.  Que peut-on attendre de ces notables qui ont déjà marché pour le Président ? Ils sont déjà acquis. Ils doivent subir les humeurs présidentielles, puisque leur prix de vente est connu de tous les fonctionnaires du Palais.

Une décoration manquée

Le Président de la République a dû oublier de décorer les porteurs de la coupe du monde. Depuis peu, la décoration des personnalités est systématique. On peut se demander si cela a été omis, ou s’agit-il d’un retour des normes de la décoration au Bénin ? Il faudrait bien croire à une omission du protocole. Sinon les représentants de la Fifa savent bien qu’au pays de l’arbitre Codjia Bonaventure, ça décore seulement. Ils sont repartis très déçus. Le gouvernement entre dans l’ère de la maturité.

Aguénoukoun : la reculade

Annoncée avec tambours, la conférence de presse du délégué départemental des Fcbe du Zou a été avortée pour des raisons  non encore évoquées officiellement. De sources dignes de foi, le Palais a presque défié le conférencier sur l’opportunité de la conférence. Naturellement, le rapport des forces étant en sa défaveur, le délégué départemental des Fcbe a été obligé de se taire au risque d’être mis en examen, selon une source présidentielle. C’est une querelle partisane.

Un contraste de décor

L’Union de la Majorité Présidentielle Plurielle (Umpp) a fait sa sortie  médiatique avec à la clé Grégoire Laourou et le taureau de Parakou, Idrissou Ibrahima avec de gros verres noirs qui démontrent qu’il appartient bien à la classe de Rachidi Gbadamassi. A côté de lui, il y avait Grégoire Laourou. Ce fut un contraste dans le décor. Et si à l’Umpp , on s’organisait en sorte que Frédéric Béhanzin, Rachidi Gbadamassi et Idrissou Ibrahima fassent leur conférence à part ? ….Ce serait la lutte des classes bien légitime. Sinon à quoi peut ressembler par exemple, une conférence conjointe Anne Cica Adjaï et Frédéric Béhanzin sur l’actualité nationale ?

Herbert Houngibo

Partagez

Classement Fifa/Coca-Cola : La 69e place mondiale pour le Bénin

octobre 19, 2009

Comme à son habitude, la Fédération internationale de football association (Fifa) a rendu public son classement mondial du mois d’octobre. Si le Brésil et l’Espagne mènent toujours le bal en tête, le Bénin fait un bon prodigieux et se retrouve à la 69e place mondiale. Au plan africain, les Ecureuils sont désormais 12e, juste après le Maroc, mais devant la Guinée, l’Ouganda et le Togo (15e). Soit son meilleur classement de tous les temps. Cette embellie a été possible grâce à la dernière prouesse des Ecureuils qui ont fait tomber les Black Stars du Ghana à Cotonou (1-0). Une victoire qui a permis aux Béninois de se qualifier pour la prochaine Can, Angola 2010.
Il faut tout de même dire que le Cameroun redevient la nation africaine la mieux classée au plan mondial (14e). Suivent la Côte d’ivoire (19e), l’Egypte (28e), l’Algérie (29e). Le Nigéria est passé 32e, pendant que le Ghana qui perd six places et 40 points est rétrogradé à la 38e place. Les meilleures progressions africaines sont le Cameroun, l’Algérie et le Malawi (+15). A contrario, la Libye a fait le plus gros recul (-38). Pour sa part, la France (9e) gagne une place, tandis que le Portugal (11è), déjà qualifié pour le Mondial sud-africain, a  gagné sept places et 162 points. Le prochain classement est prévu pour le 20 novembre prochain.

Pascal Hounkpatin

Partagez

Gestion des ressources du fleuve Niger : Les potentialités mal exploitées

octobre 19, 2009

Le Bassin du Niger est l’un des ressources naturelles de la sous région. Ce cours d’eau qui traverse plus de neuf pays de l’Afrique de l’Ouest et du centre dispose de nombreuses  potentialités qui malheureusement, sont encore mal connues ou mal exploitées. Cet état de chose risque à la longue de faire disparaître le bassin qu’on qualifie de riche. Mais grâce à quelques initiatives et aux projets tels que Inversion des tendances à la dégradation des terres et des eaux dans le  Bassin du Niger en cours sur cet espace, l’espoir est permis.

Le premier bassin fluvial de la sous région connaît des problèmes qui pourraient être à l’origine de sa disparition si l’on y prend garde. Erosion, Envahissement du fleuve par la jacinthe d’eau, sable sur le lit du fleuve, pollution ; tels sont les handicaps qui limitent aujourd’hui l’activité économique  sur le Bassin du Niger  partagé par neuf pays en plus de l’Algérie. Malgré les efforts  de l’Autorité du bassin du Niger (Abn)  pour  promouvoir  de la coopération entre les pays qui ont en commun le fleuve et pour assurer le développement du bassin, les populations riveraines vivent toujours dans la pauvreté. C’est dire que les nombreuses potentialités dont disposent le fleuve et ces affluents ne profitent pas encore aux peuples. Des défis restent alors à relever  sur plusieurs  plans pour faire prendre conscience aux uns et autres des richesses dont regorge cet espace naturel. Selon un rapport provisoire dénommé «Analyse diagnostique environnementale transfrontalière du Bassin du fleuve Niger», le bassin est miné par plusieurs types de problèmes. Il s’agit de la dégradation de la couverture végétale,  des sols et des ressources  en eau ; de la perte de la biodiversité et de la prolifération des plantes envahissantes. Les causes profondes de ces maux sont autant à rechercher du côté  des hommes que de  la nature. Parmi celles-ci on peut citer : l’accroissement de la population ; les mauvaises pratiques agricoles ; la modification du régime hydrologique ; le gaspillage et la gestion non rationnelle des réseaux d’irrigation ; le manque d’infrastructure et de services de base en matière d’assainissement ; la  méconnaissance des valeurs des zones humides ; l’absence de norme et règlements harmonisés relatifs à l’eau et la non application de la réglementation sur la pollution des eaux. Tout ceci est la base d’un certain de nombre de problèmes qui ont des impacts environnementaux et des conséquences socio-économiques sur le bassin. Pour palier à ces handicaps, il faut des réponses  adéquates pour faire bénéficier aux 106 millions d’habitants du  Bassin du Niger les ressources  du fleuve.     

Les actions qui donnent  de l’espoir

Les problèmes sont connus et beaucoup d’initiatives naissent au niveau de  l’Autorité du Bassin du Niger pour corriger le tir.  La vision partagée et les trois domaines d’actions de l’Abn ; le plan d’actions stratégiques  du projet Inversion des tendances à la dégradation des terres et des eaux (Fem/ Abn) et le plan  d’action  pour le développement durable du Bassin du Niger sont entre autres, les  projets qui sont initiés pour la pérennité du bassin. Grâce au projet Itdete par exemple, une étude diagnostique du phénomène de l’ensablement au Bénin a été faite ; ceci est même suivi de l’élaboration du schéma directeur de lutte contre l’ensablement.  IL faut aussi ajouter la mise en œuvre de onze micros projets communautaires dans les départements de l’Atacora, de l’Alibori et du Borgou. Le projet pilote de démonstration dans le domaine du pastoralisme à Malanville en appui à la gestion de la transhumance doit fait école  le long du bassin. Tout ceci a pour résultat de sensibiliser les populations riveraines sur le développement de programmes de conservation de l’eau ; de promouvoir les technologies peu consommatrices d’eau ; de lutter contre les pollutions de toute nature et d’offrir des alternatives à la dégradation des zones à haut potentiel de biodiversité. 

Ghislain Acakpo (Coll)

Partagez

Mise à disposition de deux modules de six classes à Djougou : Le Dg Soumanou Djimba apporte sa contribution à l’école béninoise

octobre 19, 2009

Le vendredi 16 octobre 2009 restera désormais gravé dans la mémoire des habitants de Djougou, notamment les parents d’élèves, les enseignants et élèves des collèges d’enseignement général 2 et 3 de Djougou. La raison, ils ont bénéficié des actions de générosité du Directeur général de la Société béninoise de manutention portuaire (Sobemap). M. Alassane Soumanou Djimba, président de l’Ong Tèyo a gracieusement fait construire pour chacun de ces établissements, un module de trois classes. Placée sous le parrainage du ministère des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle (Mestfp), la cérémonie de remise des clés des salles de classes, a été saluée à sa juste valeur par les rois, les notables, les élus et les populations de la commune.

Environ vingt-cinq (25) millions de Fcfa. Voilà ce qu’a coûté au Dg Alassane Soumanou Djimba, chaque module de trois classes entièrement meublées que le donateur a gracieusement offert respectivement aux collèges d’enseignement général 2 et 3 de la ville de Djougou. Vendredi dernier, au cours de la cérémonie consacrant la remise officielle des bâtiments au Directeur de cabinet M. Mohamed Gibigaye représentant le ministre Bernard Lani Davo, la satisfaction se lisait sur tous les visages. Au Ceg 3 où tout a démarré, c’est Mlle Marthe Amos en classe de 4ème qui a remercié le généreux donateur avant de promettre, au nom de ses camarades, qu’ils porteront toujours haut l’étendard de leur établissement. Le porte-parole des parents d’élèves ne s’est pas empêché de saluer ce geste salutaire qui selon lui, vient alléger les inquiétudes des parents et les peines des élèves. Quant à M. Fousséni Salami, Directeur du collège, il a exprimé toute sa satisfaction en réceptionnant ces trois classes supplémentaires qui, à le croire, pourront l’aider à régler relativement le problème de ses 25 groupes pédagogiques. Il a ensuite invité d’autres bonnes volontés à emboîter les pas de Djimba Djimba, avant de formuler ses doléances qui se résument en la construction de laboratoires, de bibliothèque et de salles des professeurs Pour le maire Bachabi Diarra, le sens de partage du président de l’Ong Tèyo est à encourager. « Prions simplement pour que Dieu bénisse M. Alassane Soumanou Djimba et le couvre de bonnes grâces », a-t-il ajouté.

Les notabilités de Djougou ont oint l’acte

Tout comme au Ceg3, notons que les travaux de construction du module de trois classes offert vendredi dernier au Ceg 2 ont également démarré le 05 janvier 2009. C’est au regard de ce laps de temps relativement court que le Directeur de ce collège, M. Allassane Iliassou a exprimé au généreux donateur tout le soulagement moral qui est le sien et la satisfaction du personnel enseignant en cet instant précis. Il a ensuite indiqué qu’il souhaite, à travers cette œuvre de générosité posée par M. Alassane Soumanou Djimba, compter sur d’autres actions similaires pour gérer au mieux le problème de classes avec un effectif de près de 2500 élèves et 46 groupes pédagogiques. Pour le généreux donateur, ses différentes actions sociales se résument dans le sens qu’il donne à l’Ong Tèyo qu’il préside. En effet, traduit dans la langue locale, Tèyo signifie « concrétisation » ou « pragmatisme ». Selon lui, la meilleure manière de dire est de faire. Il a promis, puis, il l’a fait. C’est pourquoi, saluant le soutien des uns et des autres notamment celui des rois, des sages, des élus et des populations qui ont cru en lui dans cette ambition, M. Alassane Soumanou Djimba a dit qu’il pourra faire davantage si tous se donnent la main pour une politique de développement de la commune. Le président de l’Ong Tèyo, exprimant une volonté qu’il a adressée au gouvernement, a souhaité au nom des populations de la commune, que le ministère de tutelle plaide pour bientôt baptiser les Ceg2 et 3  de Djougou, respectivement Ceg Ahmed Akobi et Ceg Abdoulaye Issa. Pour M Alassane Soumanou Djimba, il n’y a pas meilleure manière d’inciter à continuer les œuvres de ces personnalités disparues et à pérenniser leurs mémoires. Une idée que les rois et notabilités de la commune ont soutenue, avant de bénir l’acte de générosité de Djimba Djimba qui, dans le passé, a déjà fait construire dans la commune plusieurs logements sociaux à des enseignants qui y vivent sans payer un sou. Enfin, réceptionnant les bâtiments, le Directeur de cabinet du ministre Bernard Lani Davo a exprimé toute la reconnaissance du gouvernement à travers son ministère qui œuvre au rayonnement de l’école béninoise. C’est vrai dira M. Mohamed Gibigaye, que les difficultés ne manquent pas. « Mais, le gouvernement du Dr Boni Yayi ne croise pas les bras » a-t-il ajouté, avant d’indiquer que l’acte posé par M. Alassane Soumanou Djimba mérite d’être encouragée pour le bonheur d’une école béninoise véritablement émergente.

Denis Magnidet

Partagez

Page suivante »

review of homework services assignment makers write a book review for me where to buy essays online online essay services