Oeil de cerbère

septembre 29, 2009

ça se déchire à Abomey

Les rois d’Abomey ont repris leur guéguerre. Un troisième larron surgit pour interdire l’accès du palais royal  aux  » rois  » Houédogni et Dédjalagni au motif qu’ils sont dans l’illégalité absolue. Ce roi qui incarne la troisième voie s’appelle Dada Adoukonou. Ça redémarre la crise dahoméenne. Avec son lot de mouvements sanglants. Et pourtant le Bénin a reçu la flamme de la paix.

Rebondissement dans le « Fagnongate »

Allons-nous vers une sanction royale des propos tenus par Nicaise Fagnon au sujet de l’interdiction de l’éclosion de tout mouvement pro-bio Tchané à Dassa-Zoumé ? De sources proches de la cour royale, les grandes familles royales exigent de Nicaise Fagnon, un pardon public. Sinon, il serait rejeté. Il semble même que Tchané est resté pendant longtemps à Dassa-Zoumé. Il est aussi un fils du terroir !
La paix est menacée

Les responsables du Pnud sont restés sourds à l’appel de l’opposition. Il n’y a pas la paix lorsque les textes sont violés constamment. Il n’y a pas la paix lorsqu’on fait des redressements fiscaux fantaisistes. Il n’y a pas la paix lorsque les gens se boxent au palais de la Présidence. Et ce, devant le Président lui-même !
Politiquement très engagée

La première dame du Bénin veut faire désormais de la politique ouverte et engagée. Elle a annoncé les couleurs à Adjarra, village natal des  » Houngbédji « . Elle veut défier le Prd dans son fief avec à la clé, un certain Oloyé. C’est l’inauguration des joutes électorales en prélude à la présidentielle de 2011. A vouloir provoquer à tout prix, la première dame s’écarte de sa mission d’ambassadrice de la paix.

Herbert Houngnibo

Règlement des dettes intérieures de l’Etat : Flou autour de la période que couvrent les 106 milliards de F Cfa

septembre 29, 2009

Dans un communiqué rendu public il y a quelques jours, le gouvernement du Dr Boni Yayi a décidé de vérifier l’effectivité des dettes qu’il a contractées vis-à-vis du secteur privé et des particuliers. Malheureusement, ce communiqué ne précise pas la période que couvre cette dette qui s’élève à 106 milliards de F Cfa.

106 milliards de F Cfa. C’est le montant des dettes contractées par le gouvernement du Dr Boni Yayi vis-à-vis du secteur privé et des particuliers au titre des biens et services livrés à l’Etat. Pour bon nombre d’opérateurs économiques, le flou demeure encore entier sur la période que couvrent ces dettes dont le gouvernement veut vérifier l’effectivité avant de commencer son apurement. Selon le communiqué rendu public par le secrétariat général du gouvernement qui croit bien faire, c’est malheureusement l’impasse totale qui est faite sur la période que couvrent ces créances. Et dans ces conditions, il sera tout simplement difficile aux opérateurs économiques à qui le gouvernement doit de se situer. D’ailleurs, au niveau de certains opérateurs économiques, cette opération déclenchée par le gouvernement constitue une fois encore la preuve qu’il a des difficultés pour honorer ses engagements. Qu’il vous souvienne en effet qu’une fois déjà, le gouvernement du Dr Boni Yayi avait tenté d’associer la Soaga (une société de gestion d’actions) à l’apurement des dettes dues aux créanciers de l’Etat. Cette opération avait été rejetée par les opérateurs économiques qui n’ont pas hésité à contester le Chef de l’Etat qui avait tenté de les convaincre. Entre cette période et ce jour, qu’est-ce qui a bien pu se passer pour que le gouvernement revienne aujourd’hui sur le même dossier avec à la clé la création d’une cellule de vérification constituée d’experts financiers spécialisés en audit qui procèdera à des contrôles pour vérifier les contreparties de ces créances détenues par le secteur privé et toutes les dettes non salariales du Trésor public ? Voilà la grande interrogation. Les opérateurs économiques veulent être fixés sur l’essentiel : la période qui sera prise en compte car même avant Boni Yayi, l’Etat leur devait et on ne doit pas oublier que l’Etat est une continuité.

Affissou Anonrin

Communiqué
Dans le cadre de l’assainissement des finances publiques, le Gouvernement a décidé de procéder à l’audit des dettes non salariales évaluées ce jour à environ 106 milliards de Fcfa. Ces créances sont dues au secteur privé au titre des biens et services livrés à l’Etat. L’objectif de cette opération est de s’assurer de la réalité des créances et de leur fiabilité avant leur paiement. Cette opération vise essentiellement à vérifier les contreparties de ces créances détenues par le secteur privé afin de mieux gérer les ressources limitées de l’Etat et de les utiliser à des fins de développement de notre pays. Une cellule de vérification constituée d’experts financiers spécialisés en audit procèdera à ces contrôles pour toutes les dettes non salariales du Trésor public. Cette structure installée à la Présidence de la République démarrera ses travaux le mercredi 30 septembre 2009. Les modalités pour contrôler la matérialité de toutes ces créances seront portées à la connaissance des créanciers en temps opportun. Le Gouvernement fait appel à l’esprit de compréhension des détenteurs de créances sur l’Etat pour participer à cette œuvre salutaire pour la bonne gouvernance tant souhaitée pour notre pays.
Le Secrétaire Général de la Présidence

Difficultés budgétaires au sommet de l’Etat : Le gouvernement s’enfonce sans le collectif budgétaire

septembre 29, 2009

Le gouvernement du changement s’est vanté au peuple et à la sous région d’avoir fait voter un budget de 1200 milliards environ. Mais dans la réalité il peine à s’en sortir et refuse de revoir ses ambitions à la baisse.

Le gouvernement du changement est à la croisée des chemins. L’état des finances ne lui permet pas du tout de pouvoir faire un bilan de mobilisation de ressources allant à 1200 milliards pour cette année 2009. La conséquence logique est qu’il ne peut pas satisfaire toutes les dépenses prévues. Au cordon douanier les fruits ne tiennent pas encore la promesse des fleurs. La mobilisation est en dessous des attentes.
Mais au lieu que le gouvernement introduise au parlement un collectif budgétaire qui lui est désormais incontournable, il joue les prolongations gardant surtout les populations dans l’espoir de l’irréalisable.
Bien que conscient de ne pas pouvoir relever le défi pendant les trois prochains mois qui conduisent à la fin de l’année, le pouvoir du changement fonce toujours. L’orgueil personnel qui ne veut pas reconnaître que le gouvernement avait vanté plus de ressources qu’il ne pouvait mobiliser fait qu’il y a une honte apparente à venir dire que le gouvernement n’en peut plus. Or, tout le monde sait que ce changement a de tout temps introduit un collectif budgétaire pour réajuster ses prévisions. Que faire alors, puisque sur les 400 milliards de ressources extérieures à mobiliser, le tableau n’est pas reluisant. Malgré la position du gouvernement, la plupart des Béninois avertis savent désormais que le chiffre de 1200 milliards est un leurre. Et le gouvernement est contraint à faire des réorientations de crédits dans le budget 2009 en cours d’exécution pour pouvoir s’en sortir. Il doit revoir ses ambitions à la baisse. Même si le gouvernement doit subir les critiques de ceux qui le voyaient trop prétentieux, il n’a rien à faire que de passer par ce chemin libérateur.

Guy Constant Ehoumi

Bénin : Les indicateurs macroéconomiques au rouge, le Fmi au secours

septembre 29, 2009

La trésorerie publique est sous tension. Les indicateurs macroéconomiques sont vraiment au rouge. Ces réalités que le gouvernement du Dr Boni Yayi refuse de reconnaître ne sont plus aujourd’hui à voiler. Le rapport 2010 de Doieng  Business l’a révélé. Le rapport que vient de pondre une mission du Fonds monétaire international en fin de séjour officiel au Bénin le confirme davantage.

boni yayi internetMalgré la présence à la tête de l’Etat de banquiers et d’économistes chevronnés, le Bénin peine à retrouver ses marques depuis bientôt trois ans. Aujourd’hui en effet, les indicateurs macroéconomiques sont au rouge et si rien n’est fait pour renverser la tendance, ce n’est que le pire qu’on pourrait constater. L’analyse de la situation fiscale du Bénin faite par une mission du Fmi conduite par M. Joannes Mongardini qui a séjourné à Cotonou du 14 au 28 septembre 2009 montre tout simplement qu’il y a des problèmes. Cette analyse révèle que la situation fiscale du Bénin s’est détériorée pendant le premier semestre de l’année 2009. Les recettes publiques ont été en deçà des attentes, reflétant principalement la baisse des recettes douanières liées au ralentissement des importations et du recouvrement des impôts. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, les dépenses publiques ont connu des dépassements en raison des montants plus élevés des primes aux fonctionnaires et un report des engagements de dépenses en capital. La crise mondiale aurait aussi eu un effet défavorable sur les perspectives à court terme du Bénin. Ainsi, le Pib réel devrait ralentir à 2,5 % en 2009 comparativement à 5 % en 2008 à la suite d’une baisse significative de la production de coton et du commerce avec les pays voisins. S’il est vrai que l’inflation s’est décélérée, il n’est pas moins évident que le déficit du compte courant extérieur, hors don, devrait se creuser pour atteindre environ 13 % du Pib parce que l’amélioration des termes de l’échange a été plus que compensé par la baisse des exportations du coton.
Face à cette situation, la mission conduite par M. Joannes Mongardini a suggéré au gouvernement du Dr Boni Yayi de poursuivre les réformes engagées au niveau de l’administration fiscale et douanière. S’agissant des dépenses publiques, des solutions devront être trouvées pour contenir les primes, indemnités et autres avantages, a indiqué la mission du Fmi. Des recommandations qui n’auront aucune chance d’être appliquées pour la simple raison que le Chef de l’Etat n’est vraiment pas prêt. On se rappelle de sa dernière rencontre avec les responsables de l’administration douanière. Il lui a été clairement signifié que le fait de positionner les douaniers patriotes aux importants postes n’est pas pour améliorer les recettes douanières car ils se croient tout permis au point où le travail n’est pas fait avec la rigueur et le professionnalisme requis.  Même dans le lot il y en a qui n’ont pas encore l’expérience professionnelle nécessaire pour occuper certains postes stratégiques. Ces remarques n’ont pas été prises en compte jusqu’à ce jour. Aujourd’hui les conséquences sont là. Le rapport du Fmi n’a certainement pas voulu aller dans les détails. Car, ce qui plombe l’économie béninoise, c’est aussi la politisation à outrance de son administration et les nombreuses dépenses de frivolité du gouvernement qui ne tiennent pas compte souvent des réalités de la trésorerie publique. Alors que les recettes publiques chutent et qu’on en est conscient, pourquoi augmenter les dépenses ?

Affissou Anonrin

Ouvrir les paupières mi-closes du trésor

septembre 29, 2009

Un communiqué de la présidence de la République  a longuement circulé pour inviter les détenteurs de créances sur l’Etat à accepter un contrôle de la fiabilité et de la matérialité de ces créances.  Il s’agit d’une cellule installée à la Présidence de la République et composée d’experts financiers. Leur mission, non politique, on suppose, sera d’examiner la véracité de ces créances détenues par le privé ; lesquelles créances s’élèvent à près de 106 milliards de nos francs.
La démarche du gouvernement est louable. Elle vise à sauver le trésor public dont les paupières mi-closes commencent à inquiéter les opérateurs du secteur privé. Cette opération d’audit laisse entrevoir des hypothèses que la cellule aura à coordonner ou infirmer. Le chroniqueur en dégage trois hypothèses majeures.
1. Des opérateurs du secteur privé détiennent des bordereaux de virement pour des opérations non exécutées
2. Il y a des créances qui seraient établies pour des opérations fictives d’achat de biens et services
3. Des opérateurs du secteur privés sont détenteurs de bordereaux de créances sur l’Etat pour des prestations inachevées ou  mal exécutées
La cellule au terme de ses travaux aura à vérifier la série d’hypothèses énumérées supra. On ne peut pas préjuger des résultats. Au contraire, on est impatient de savoir si l’activité permettra au trésor de rouvrir ses paupières mi closes. C’est à tout point de vue, une initiative à louer puisqu’elle s’inscrit dans l’assainissement des finances publiques. Cela s’appelle de la bonne gouvernance.
  La démarche peut toutefois inquiéter. Est-elle professionnelle ? En installant la cellule de vérification à la Présidence de la République,  est-on sûr de la soustraire des influences politiciennes ? Les experts béninois qui voudraient travailler dans cette cellule sont-elles capables de hauteur pour ne pas voir en certains bordereaux des couleurs de partis politiques ? Le gouvernement à parler de matérialité et fiabilité. Vivement qu’il en soit ainsi. Au moins à ce niveau, on est dans le monde du réel et du palpable. C’est le monde physique.
 Comme toute structure de vérification, ses membres seront exposés à toutes les tentations et à toutes les pressions. Parviendront-ils à résister aux orientations du gouvernement ? Il reste à cette cellule de prouver qu’elle n’est pas en mission pour déstabiliser des entreprises qu’on pourrait soupçonner à tort d’être le poumon financier de  l’opposition. Cette cellule de vérification  pourra-t-elle démanteler le réseau des entreprises privées  qui auraient accumulé des bordereaux pour des travaux non exécutés et qui participeraient à l’alimentation des marches de soutien et autres anomalies de l’animation de la vie publique béninoise ? Le cadre de travail de cette cellule pose un énorme problème de crédit pour certains opérateurs privés qui ont déjà mis en ordre  de bataille  plusieurs avocats spécialistes en droit commercial.
 De toutes les façons, le gouvernement joue une fois encore sa crédibilité à aller jusqu’au bout de ses intentions salvatrices d’assainissement des finances publiques.

Herbert Houngnibo

Insalubrité dans les habitations à Porto-Novo : La gendarmerie intoxique l’artiste Hazounmè et ses voisins

septembre 29, 2009

Les riverains de l’école  nationale de la gendarmerie sise à Porto-Novo vivent dans une intoxication à nulle autre pareille. Un huissier a fait le constat de cette situation  dans la journée du lundi 28 septembre 2009.

Ecoulement permanent d’eau usée devant le portail de l’artiste plasticien Hazoumè. Et ceci en provenance de la rigole d’échappement des déchets de la cuisine de l’école  nationale de  gendarmerie jusqu’ au prolongement de la clôture de l’école normale supérieure. L’eau très souillée avec une odeur nauséabonde envahit  le quartier des habitations économiques depuis un moment.  Hier matin, la situation s’est aggravée avec l’écoulement du sang à travers les bouches des rigoles. L’odeur est devenue plus nauséabonde et intenable. Il suffit de s’engager dans la ruelle traversée par la bande souillée  pour s’en rendre compte. L’odeur vous emballe. Dépassé par l’ampleur des dégâts toxiques, les riverains du quartier dont l’artiste Romuld Hazounmè, le Dr Deen Salami Lawani, le vieux Koffi et M Damatha se sont retrouvés pour définir les actions à mener contre la gendarmerie qui les tue à petit coup, mais sûrement.  Ils se sont confiés à un huissier qui est venu au moment crépusculaire faire le constat. Selon les explications de certains riverains, il y a six mois environ, le génie militaire est intervenu  pour nettoyer les rigoles. Le Directeur de la gendarmerie est descendu il y a un mois pour toucher du doigt le dommage sanitaire qu’engendre la dégradation du système de canalisation des eaux usées venant de la cuisine de l’école nationale de gendarmerie. Mais aucune mesure urgente n’a été prise.   
Selon des indiscrétions, la gendarmerie attend l’ordre du ministère de la défense qui doit décaisser l’argent avant d’arrêter l’hémorragie insalubre qui ronge la respiration des riverains du quartier des habitations économiques de Porto-Novo. 
Une action contre la gendarmerie devant la justice est à redouter au regard de l’allure que prend ce dossier. Selon les informations recueillies, les habitants de ce quartier même dans les chambres à coucher reçoivent l’odeur engendrée par les déchets de l’école. Le comble est que dans deux jours, ce sera la rentrée des classes. Le Ceg d’application va rouvrir ses portes et des centaines d’élèves se trouveront face à cette dure réalité. C’est-à-dire que si rien n’est fait dans les quarante huit heures qui arrivent, et professeurs, et élèves  de ce collège ne pourront pas démarrer l’année scolaire dans une environnement sain. Une situation qui risque de se compliquer surtout que les populations de ce quartier sont cette fois-ci prêtes à aller devant la justice.

Tobi Ahlonsou

29-09-09

septembre 29, 2009

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Oeil de cerbère

septembre 25, 2009

Le cri de détresse en Afrique du Sud
La communauté béninoise vivant en Afrique du Sud est marginalisée, banalisée, peu considérée et reléguée à l’anonymat par l’ambassadeur du Bénin en Afrique du Sud. C’est le Président de la section jeunesse de la communauté béninoise qui l’écrit dans une lettre adressée au Président de la République. La  situation est donc préoccupante. Le ministre des affaires étrangères doit profiter du malaise qui existe en Afrique du Sud pour établir (ou rappeler)  les  nouvelles règles de gouvernance chez les ambassadeurs en poste. Le devoir de la collaboration colle à l’urgence. N’est ce pas pivot de GOS de Canal III ?

Un fou écrasé : faut-il s’en plaindre ?
Une dépêche de l’Agence Bénin Presse (ABP) informe qu’un fou  a été écrasé par un camion sur la voie  Parakou- Malanville. Tout en restant sensible à l’accident, il convient de se demander s’il est nécessaire de se plaindre. La réponse est bel et bien  » Oui « . Le fou participe à l’équilibre de la société en tant qu’être humain. Le fou dans ses rares moments de lucidité éclaire la société sur des vérités éternelles. Voilà pourquoi, il faudrait bien compatir à la douleur de la famille  de ce fou inconnu.

Le huis-clos Yayi et ministres Fcbe
Yayi a tenté de remonter le moral aux députés et autres personnalités politiques des cauris. Entre autres, il leur est demandé d’occuper l’espace médiatique pour freiner la progression de l’opposition dont l’organisation révèle des aspects techniques et scientifiques. Le temps du silence se fait trop long. Parler, ce n’est pas un problème. Parler pour dire quelque chose de solide, c’est cela le plus important. Ce n’est pas la fréquence de la parole qui fait  sa force mais ce qu’elle exprime.

Les doléances  pertinentes de Agbodjèté
Le député de la vallée, Justin Agbodjèté a fait des recommandations pertinentes à l’issue du congrès ordinaire de son parti. Ce qui est intéressant dans sa déclaration c’est qu’il demande au gouvernement de prendre sa responsabilité dans la lenteur du bitumage de la route nationale N°4 Akpro-Missrété-Dangbo-Adjohoun-Bonou-Ouinhi-Kpédékpo. Ensuite, il demande une répartition équitable des richesses  du pays. C’est ce qu’on attend d’un député de la majorité présidentielle : appeler l’attention du Président de la République sur les dérives préjudiciables à l’unité nationale.

Rareté des produits pétroliers de contrebande dans le Zou : Flambée momentanée des prix à Abomey

septembre 25, 2009

Les populations du plateau d’Abomey, vivent depuis quelques jours une flambé vertigineuse des prix des produits pétroliers sur le marché du Kpayo.

Dans l’après midi d’hier, les usagers des produits de la contrebande ont déboursé 650 de nos francs, voir plus, pour avoir le litre d’essence aux abords des voies publiques. La conséquence est que le secteur formel et les stations service ont peinés à répondre favorablement à la forte demande
Le Kpayo est acheté hier, en début de matinée, au marché de Bohicon à 650 francs. Idem chez un autre vendeur en face du stade municipale de Goho à Abomey. Selon un conducteur de taxi-motos, Zémidjan, venu de la banlieue de la commune de Djidja, ce jour du marché de Bohicon, le prix du Kpayo a presque doublé dans sa localité de Mougnon. Pour lui, c’est depuis la veille de la rupture du jeune musulman, le Ramadan, que la situation de la hausse des prix des produits pétroliers sur le marché noir s’est observée. Partout dans les deux villes que nous avons visitées hier, des vendeurs de l’essence frelatée ont préféré abandonner momentanément cette activité car, pour Hugues, « certains des clients refusent de payer l’essence à ce prix et trouvent que ce n’est pas rentable pour eux ».  Pour bien gérer la crise, les conducteurs de taxi et autres Zémidjan ont revu à la hausse les prix des services rendus aux usagers des moyens de transport en commun. De l’avis de monsieur Antoine Vlavonou, gérant de la station service au carrefour Mocas, le nombre de leurs clients s’est accru et a occasionné des files d’attente qu’il a facilement géré avec dextérité. Il a précisé également que le stock disponible n’a pas comblé les attentes aux premières heures de la hausse des prix des produits pétroliers dans le secteur informel. Un autre gérant de station service à Abomey trouve que c’est une situation passagère dont ils sont habitués. Notons que Cotonou, Porto-Novo et d’autres villes ont vécu la situation de cherté des produits pétroliers de contrebande la veille et les premières heures de la fin du mois de Ramadan. Espérons que la situation revienne à la normale au grand bonheur des usagers de ces produits pourtant dangereux et prohibés par les autorités en charge du commerce intérieur dans notre pays.

Point de presse du ministre de la justice : Topanou nie l’implication du gouvernement dans le maintien du maire en prison

septembre 25, 2009

Trois sujets étaient à l’ordre du jour de la rencontre que le Garde des sceaux, M. Victor Topanou a eue  hier avec les journalistes. Il s’agit notamment de la réintégration du ministre Noudégbèssi dans le gouvernement, de la candidature du Béninois Noureini Tidjani Serpos à la Direction générale de l’Unesco et enfin,  de l’incarcération du maire de Dangbo. Pour ce qui est de ce 3è point, il a nié l’implication du gouvernement dans le maintien du maire Clément Dona en prison malgré la décision du tribunal.
« Le premier dossier su lequel il me plaît de revenir est bien évidemment la réintégration au gouvernement du ministre François Noudégbèssi », a dit d’entrée le ministre Topanou. Pour lui, il était important d’accompagner l’annonce de cette décision au moins par une explication. « Le 10 juillet dernier, le conseil des ministres avait statué sur un compte rendu d’état de travaux de commission de l’Ige. Le gouvernement avait décidé que compte tenu des soupçons qui pesaient sur le ministre Noudégbèssi, il fallait mieux le sortir provisoirement du gouvernement, histoire de lui donner le temps et toute la liberté nécessaire requise pour répondre devant la commission Pognon mise en place pour approfondir les informations données par l’Ige. Il était donc normal, une fois le rapport de la commission Pognon déposée, et une fois annoncé aussi clairement que le ministre ne pouvait être soupçonné ni de près ni de loin dans le dossier en question, que le gouvernement le réintègre dans ses fonctions…La préoccupation que vous auriez pu émettre et qui aurait été légitime, c’est pourquoi avoir laissé passer quelques semaines entre le dépôt du rapport Pognon et la réintégration ? A cette préoccupation légitime, il convient de rappeler que nous étions en vacances gouvernementales et que dès la première occasion qui pourrait s’imposer, le gouvernement a pris sa disposition. Cette réintégration a été donc liée de façon étroite et de façon exclusive à la décision du 10 juillet qui mettait M. François Noudégbèssi à la disposition de la commission Pognon et que la commission l’ayant disculpé, il n’y a pas de raison de ne pas le réintégrer ». C’est par ce long développement que le ministre Victor Topanou a justifié la décision du conseil des ministres du 17 septembre dernier qui réintègre son collègue Noudégbèssi au gouvernement. Malheureusement, ces explications sont loin d’apaiser les hommes des médias. Ces derniers ont d’ailleurs cherché à savoir l’attitude qu’adopterait le gouvernement, s’il arrivait que la justice devant laquelle le dossier Cen-Sad a été déféré manifeste l’intention d’écouter le ministre Noudégbèssi. Sur cette interrogation, Victor Topanou a rassuré les uns et les autres et confirme qu’il n’y aurait aucune opposition. Seulement, il a renvoyé à plus tard la préoccupation des journalistes qui voulaient en savoir un peu plus sur le point de l’exécution des sanctions prononcées par le conseil des ministres lors de ces différentes session à l’encore de ceux qui ont été cités dans le dossier Cen-Sad. Ce comportement du ministre Topanou a un peu laissé les professionnels des médias sur leur faim. Dans les commentaires à huis clos, certains d’entre eux n’ont d’ailleurs pas hésité à dire que le dossier Cen-Sad restera éternellement un mystère aussi longtemps que le voudra le gouvernement qui prend des décisions et les remet en cause l’instant d’après.

La candidature de Tidjani Serpos

C’est le dossier qui a le plus retenu l’attention des journalistes. D’entrée, le ministre Topanou a déploré la polémique qui a été entretenue autour de ce sujet. Selon le ministre Topanou et contrairement à ce qui se dit, le gouvernement a soutenu sans condition et sans faille la candidature de Noureini Tidjani Serpos au poste de Directeur général de l’Unesco. « Le gouvernement a exprimé à la candidature de notre compatriote son soutien au moins à trois niveaux. Le premier niveau a été le niveau moral. Le président de la République, en effet, l’a reçu autant que de besoin pour lui rappeler son soutien total. Le 2è niveau a été le niveau diplomatique. Le Bénin a mis en branle tout son appareil diplomatique afin d’obtenir le maximum de soutien à cette candidature. Et le 3è niveau a été le niveau financier. Là aussi le gouvernement a débloqué pour la campagne de notre candidat la somme de 250 millions de F Cfa. Vous n’êtes pas sans savoir qu’une campagne de ce genre, pour un poste aussi important nécessite beaucoup d’argent, ne serait-ce que pour faire les déplacements à travers le monde entier pour aller voir l’ensemble des pays membres de l’Unesco en général et de façon particulière les pays membres du Conseil exécutif qui ont seul le droit de vote », a dit en substance le porte parole du gouvernement. Ces explications pratiquement tirées par les cheveux contrastent malheureusement avec les réalités. Quand est-ce que les 250 millions de F Cfa pour battre campagne au candidat du Bénin ont été débloqués ? A qui cela a été remis ? Tidjani Serpos était-il vraiment le candidat du Bénin ? Pourquoi le gouvernement a-t-il décidé de le soutenir enfin, après avoir donné son accord dans le cadre de l’Union Africaine pour l’Egyptien Hosni ? Voilà autant de préoccupations abordées par les journalistes qui n’ont pas manqué de mettre en doute les propos du ministre surtout pour ce qui est du soutien diplomatique. Malheureusement, on n’en saura jamais un peu plus sur les tractations qui ont précédé le dépôt de candidature de Noureini Tidjani Serpos  et le retrait de cette candidature sans l’avis du candidat. Au cours du point de presse, les journalistes ont souhaité qu’une commission soit mise en place très rapidement pour vérifier comment les 250 millions de F Cfa ont été gérés, surtout le ministre le Topanou a, lui-même, reconnu que ce n’est pas allé dans la poche du candidat et que c’est le ministère des affaires étrangères qui s’est occupé de cette gestion. Ce qu’il est important de retenir et les journalistes l’ont relevé, c’est que la campagne qui a été menée par le Bénin n’a pas permis de maximiser les chances de candidat Tidjani Serpos. Non seulement elle est intervenue en retard, mais aussi et surtout, elle a été empreinte de béninoiserie.  Des Béninois de l’extérieur qui ont suivi le processus l’ont d’ailleurs déploré. C’est le cas de M. Faustin Aïssi. Heureusement que le ministre Topanou a reconnu que la campagne menée n’a pas permis d’élever notre compatriote au rang de DG/Unesco et que le gouvernement en tirera les conséquences afin que pour les prochaines occasions, on puisse faire beaucoup mieux. « Tout ça participe d’une pédagogie d’amélioration de l’action diplomatique et je puis vous assurer que le gouvernement fera l’essentiel dans ce cadre-là pour que les fois à venir nous accroissions les chances de nos compatriotes qui seraient tentés par les fonctions de ce niveau », a dit M. Topanou en guise de mea culpa.

L’incarcération du maire de Dangbo

« …Les fonctions ministérielles qui sont les miennes ne me permettent pas de commenter les décisions de justice…Il y a un aspect bien particulier sur lequel je souhaiterais me prononcer. Je ne vous prendrais pas au sérieux si je ne reconnaissais pas le lien hiérarchique entre la Chancellerie dont j’ai la charge et le Parquet…Malgré l’existence de ce lien, le gouvernement a fait l’option depuis trois ans de laisser tourner normalement notre justice et ne se réserve le droit d’intervenir que lorsque les intérêts de l’Etat sont en jeu. Et lorsqu’il en est ainsi, le Garde des sceaux a la possibilité de communiquer la position du gouvernement au Procureur général qui, lui-même, lorsqu’il s’agit d’une affaire en première instance, la répercute au Procureur de la République ». C’est après avoir fait ce préalable que le ministre Topanou a livré la part de vérité du gouvernement dans le dossier relatif à l’incarcération du maire de Dangbo. Pour lui, il ne s’agit pas ici d’un dossier d’Etat. « Qu’un maire ait des démêlée avec la justice, que certains de ses collègues conseillers communaux aient saisi la justice, relève pour nous d’une affaire interne au conseil communal de Dangbo », a poursuivi le porte-parole du gouvernement. « Le Parquet certes a fait appel et logiquement, dans votre esprit, il l’a fait au nom de son supérieur. Mais je voudrais que vous sachiez que là aussi, je n’ai donné aucune instruction. J’ai laissé le Parquet général et le Procureur de la République faire le travail qu’ils avaient à faire et bien évidemment ils ont l’obligation de compte rendu. Un compte rendu m’a été fait après le verdict. Il m’ait apparu en effet que le point de droit sur lequel ils ont fondé leur appel tenait la route.   Pour le Parquet général qui a instruit le Procureur de la République, à l’effet de faire appel, le juge qui se prononçait sur l’incompétence du tribunal ne pouvait pas dans le même temps se prononcer sur la levée ou non du mandat de dépôt étant entendu qu’à partir de ce moment là, il faisait une appréciation de fond sur le dossier. Je voudrais donc rassurer les uns et les autres que le travail qui est fait dans ce dossier est un travail de technicien et que le politique ne s’est mêlé ni de près ni de loin à ce dossier, ne le fera pas, s’en tient à sa position de principe défini depuis 2006 de laisser la justice faire son travail… », a expliqué M. Victor Topanou. Mais cette longue explication n’a véritablement pas convaincu la grande partie des journalistes. Dans ce dossier en effet, un fait reste constant : des échanges ont eu lieu entre le Parquet et la hiérarchie. Qu’est-ce qui a été vraiment dit entre le Procureur et le ministre à qui un compte rendu a été fait aussitôt après le verdict du tribunal ? C’est là la grande interrogation. Car, au-delà de ce que le ministre a révélé au cours de son point de presse, était-il nécessaire de continuer par garder le maire Clément Gnonlonfoun dans les liens de la détention dès lors qu’il ne représentait aucun danger pour la justice. L’entretien qu’il y a eu entre le ministre et ses collaborateurs du Parquet a un caractère compromettant. Et c’est justement ce que dénoncent ceux qui estiment aujourd’hui que le maintien du maire de Dangbo dans les liens de la détention malgré le verdict du tribunal relève bel et bien de la volonté du gouvernement. Pourra t-on les convaincre du contraire ? C’est la grande interrogation en attendant de voir ce qui sera fait, surtout que le ministre a déclaré que ce dossier va être vidé et cela dans les plus brefs délais.

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