Prise officielle de service à la Fbf : Anjorin et son équipe installés

août 28, 2009

A peine élu le 24 août dernier, le nouveau comité exécutif de la Fédération béninoise de football (Fbf) s’active déjà. Hier à Porto-Novo, il a été procédé à la cérémonie officielle de prise de fonction.
« Les élections sont terminées. L’heure est au travail bien fait pour le développement de notre football. Et ce avec le concours de tout le monde… ». Voilà en quelque sorte les mots d’exhortation et mise en demeure prononcés par M. Martin Lougbégnon, Secrétaire général et représentant du ministre du chargé des Sports. Pour lui, tous les acteurs du football béninois doivent se mettre ensemble et regarder dans la même direction. Car, il s’agit d’une cause unique et commune : le développement de notre sport roi. Ainsi, cette discipline doit être gérée avec professionnalisme afin que les nouveaux responsables de la Fbf méritent les honneurs et les sollicitudes des instances internationales, renchérit-il.
Pour le président entrant Anjorin Moucharafou, l’heure n’est effectivement pas au discours, mais plutôt aux actions concrètes et innovantes. Il a rapidement rappelé les acquis de l’ancien bureau qu’il a conduit, notamment la qualification à la Can, Ghana 2008 et le bon positionnement des Ecureuils dans les éliminatoires couplées Can/Mondial 2010, la dotation du stade René Pleven de gazon synthétique. Le président de la Fbf a aussi insisté sur les chantiers à venir. Par exemple la clôture et la mise en service du centre de perfectionnement de Missérété grâce aux 200 millions de F.cfa octroyés par la Fifa dans le cadre du projet Goal III. Il n’a pas oublié la formation de deux experts arbitres, celle des secrétaires généraux des clubs de 1ere et 2e divisions, l’informatisation du système de délivrance de licences, le lancement imminent des championnats professionnels etc. Aussi, a-t-il promis à chaque club engagé 30 cartons magnétiques de licence, des équipements sportifs et la mise à disposition des ligues régionales, nouvelle formule, de moyens adéquats pour leur fonctionnement.
Cependant, le président Moucharafou Anjorin a reconnu qu’il y eu beaucoup d’erreurs dans la gestion écoulée. Mais, tout cela est du passé et il faut regarder l’avenir qui est prometteur, dit-il. Il a enfin invité à la cohésion autour de la sélection nationale de football.

 

Ajavon, président de la Ligue Professionnelle

 
Comme on s’y attendait, M. Sébastien Ajavon, promoteur du centre de formation de football (Cifas) et président du Patronat béninois est nommé 1er président de la Ligue professionnelle de football. A sa suite, Mme Violette Djijoho, née Affognon est désignée comme membre féminin. Ces deux complètent le nombre des membres de la Fbf à 15, comme le prévoient les statuts. Donc, M. Ajavon a désormais la lourde responsabilité de remettre notre football sur de bons rails, et de lui redonner ses lettres de noblesse. C’est d’ailleurs l’une des décisions prises par le nouveau comité exécutif de la Fbf qui s’est réuni juste après sa prise de service officielle. La décision a été rendue publique lors du point de presse que M. Bertin Agonkan, membre et porte-parole de la Fbf  a animée hier au siège de l’institution à Porto-Novo. Il a en outre informé que la bonne préparation des Ecureuils en vue du match contre le Mali a également préoccupé le comité exécutif. Toujours au cours de la même séance, les confrères Félix Sohoundé Pépéripé et Bruno Dossou ont été nommés respectivement Directeur de communication et Chef Service communication de la Fbf. D’autres nominations vont suivre, a précisé le porte-parole.

 

P.H.

Questions orales avec débat au gouvernement sur les exonérations dans le dossier Cen-Sad : Les députés se trompent de cible, selon Saliou Oké Oguidan

août 28, 2009

Les questions orales adressées au gouvernement par 13 députés sur les exonérations liées aux matériaux importés lors de la construction des villas Cen-Sad retiennent déjà l’attention de certains citoyens béninois. C’est le cas par exemple de M. Saliou Oké Oguidan qui estime que les députés se trompent de cibles dans ce dossier. Selon lui, les explications que demandent les députés devraient être aussi élargies aux entreprises étrangères qui ont gagné des marchés de construction de villas Cen-Sad. « Comment expliquez-vous qu’une de ces entreprises soient en soldes en permanence ? Et vous ne demandez pas au gouvernement de s’expliquer sur les exonérations accordées à cette entreprise là ? », s’est-il d’ailleurs interrogé.

 

LETTRE OUVERTE

 
Chers députés,

J’ai toujours suivi avec beaucoup de joie vos questions orales avec débat au gouvernement
Je vous avoue que des députés aussi clairvoyants, nous en avons besoin. Mais je suis en train de me rendre compte que votre dernière lettre d’interpellation du gouvernement (la dernière en date) celle des 13 députés qui «reviennent sur les OP et les exonérations et l’achat d’armes» me donne à réfléchir. Ce qui m’intéresse en ma qualité de simple citoyen est cette histoire agaçante d’exonération.
Chers élus du peuple, sans vouloir être un donneur de leçon, je voudrais simplement vous faire remarquer qu’au sujet de la CEN-SAD, de nombreuses entreprises sont impliquées dans les différents travaux de construction de villas. La Roche, Sud affaires, Difezi, Fadoul, Petro Star, Rocfleuri, Controctor, etc…
Ce que je ne comprends pas, c’est votre acharnement contre les entreprises des nationaux et encore celles des femmes : Difezi, Sud affaires, Rocfleuri.
Pour une fois, des entreprises de notre pays ont été mises en concurrence avec des entreprises de non nationaux et ont gagné. Elles ont contracté des prêts auprès des banques pour réaliser les villas. Vous demandez des explications au sujet des entreprises nationales et ne dites rien au sujet des autres entreprises. Comment expliquez vous qu’une de ces entreprises soient en soldes en permanence ? Et vous ne demandez pas au gouvernement de s’expliquer sur les exonérations accordées à cette entreprise là ?
Sous le Président Kérékou, on disait « qui n’a pas fait l’enquête n’a pas droit à la parole ». Savez-vous que le décret qui a inspiré le Président Boni Yayi a été signé par le Président Kérékou et est en vigueur depuis des lustres avant le Président Boni Yayi ?
Savez vous que ce décret fixait déjà le prix de cession du mètre carré des parcelles mises à la disposition des promoteurs immobiliers et les conditions d’attribution des terrains du champ de tir et ceux de la Plage de Cotonou ?
Je vous demande humblement de vous rapprocher du Domaine et vous verrez que, ce qu’a fait le Président Yayi ne date pas d’aujourd’hui.
Je sais qu’à l’approche des élections tous les coups sont permis. Mais décourager, vilipender les entreprises des nationaux au profit des entreprises étrangères, c’est scier l’arbre sur lequel on veut monter !
Honorables députés, j’éprouvais une fierté à vous voir interpeller le gouvernement mais là où vous allez vous rendra très impopulaire. Car je me pose une question qui me donne de l’insomnie : quel deal y a-t-il entre vous et les entreprises des étrangers et vous ne cherchez pas à comprendre comment ils ont profité des exonérations ? Dans les autres pays africains, les nationaux sont protégés parce qu’on sait qu’eux, ils ne vont jamais partir ou faire d’énormes transferts de capitaux. Pourquoi ne faites vous pas des enquêtes au Port en allant par exemple chercher à connaître l’historique des importations de chaque entreprise ? En citant des noms dans vos questions orales vous ne nous rassurez pas. Car un individu à ma connaissance n’est pas une entreprise. Vous voulez comprendre ou vous voulez abattre ces citoyens là ?
Chers députés, restez honorables et nous allons vous soutenir.

 

Saliou Oké Oguidan

Entretien avec André Akpinfa, Directeur du Cnsr :  » …je veux maîtriser mes ressources, moderniser la gestion, informatiser les services « 

août 28, 2009

Le Centre national de sécurité routière (Cnsr) est la structure qui œuvre pour la bonne circulation sur les routes. Au cours d’un entretien,  le Directeur du Cnsr, nous parle du rôle de sa structure et de ses priorités pour le centre.
 

Présentez-vous et faites connaitre votre structure à  nos lecteurs ?

On m’appelle André Akpinfa. Je suis le Directeur du Centre national de sécurité (Cnsr). Le Cnsr est le centre qui s’occupe des problèmes liés aux accidents. La route est  une voie de communication, mais les hommes ont tendance à la transformer en autres choses, ce qui fait que sur nos routes, il y a beaucoup d’accidents. L’Etat a trouvé utile de créer un centre en occurrence le Cnsr qui s’occupe des problèmes de ce genre. Donc la mission première du centre est de s’occuper, de réfléchir et de proposer des solutions aux problèmes d’insécurité routière.

 

Quels sont les acquis du Cnsr à la date d’aujourd’hui ?

On peut remercier l’Etat béninois  pour avoir pensé très tôt à la création de ce centre. Le Cnsr a été créé en  1987, donc il y a 22 ans. Aujourd’hui par exemple en dehors de Nigéria qui est en avance sur nous, les autres pays,  je veux nommer la Côte d’Ivoire, le Togo, le Burkina-Faso,  nous regardent comme un modèle, cela est déjà un acquis. L’autre acquis, c’est la mise en place d’un outil que je considère comme essentiel, une base de données qui nous renseigne sur tous les accidents sur toute l’étendue du territoire. Ça me paraît important et je crois que c’est quelque chose que je dois souligner.
Est ce que ces bases de donnée sont réactualisées comme cela se doit ?

Elles fonctionnent très bien et sont mises à jour au quotidien. Je vous explique comment ça fonctionne. Il  a fallu définir un partenariat entre la police, la gendarmerie et le Cnsr. Ce partenariat fait que chaque membre du partenariat a des obligations. J’ai dit que la base de données est relative aux accidents constatés. Les structures qui contrôlent les accidents sont bel et bien la police et la gendarmerie. Alors le partenariat fait obligation à ces structures de nous informer de tous les accidents sur toute l’étendue du territoire et là, je dis accidents constatés. Quand un paysan se fait renverser sur la route de son champ et qu’un policier n’a pas constaté,  on n’est pas informé. Dès lors, quand un agent constate il remplit une fiche que nous appelons  » fiche Bac  » qu’il envoie au Cnsr. Et c’est ça qui nous permet d’alimenter notre base de donnée.

 

Peut-on avoir des statistiques ?

Elles sont disponibles. On a des statistiques sur toute l’étendue du territoire national par exemple le nombre d’accidents en 2007, 2008, 2009 à la date d’aujourd’hui… Le nombre d’accidents ville par ville, les types d’équipements qui sont entrés en conflit comme les véhicules de tout genre, les motos…il y a tout ce genre d’informations dans la base de données qui va même dans des détails plus importants. L’heure à laquelle ont eu lieu les accidents. Ce qui nous permet de connaitre à Cotonou par exemple, les jours où la circulation routière est  plus dangereuse.

 

Quelles sont en fait vos priorités à la tête de cette structure ?

Je vais les énumérer en  grands traits. La première chose, je crois qu’il y a à donner plus de visibilité à ce que nous faisons. Quand on parle du Cnsr, d’autres pensent seulement à la visite technique automobile. Le rôle du Cnsr va au-delà. Nous faisons par exemple de l’éducation routière. Et je dis que le Cnrs aurait même pu être appelé Centre national d’éducation routière. Nous allons nous employer davantage à éduquer les gens. Qui dit éducation dit aussi contrôle et répression. Si on éduque, on contrôle et qu’on ne réprime pas, les mêmes causes vont produire les même effets. La base de données dont je vous avais parlée nous renseigne sur les accidents. On va donc les adresser à chaque maire pour qu’il connaisse la physionomie des accidents dans sa localité. Pour qu’il sache ce qui se passe sur la route dans son petit coin.

 

Vous venez d’effectuer une tournée à l’intérieur du pays, pour visiter les structures relevant de votre département. Quel est l’état des lieux de ces structures ?

A l’issue de cette visite dans les services déconcentrés, j’ai remarqué que les agents à quelque niveau qu’ils soient, sont motivés, mais on a des moyens limités. Les moyens sont limités notamment en ce qui concerne les ressources humaines. Là où il faut cinq (5), nous avons deux (2), là où il faut six (6), on a quatre (4) personnes. Nous avons des problèmes d’effectif. Nous avons aussi des problèmes d’équipements. Donc les gens veulent bien donner le meilleur d’eux-mêmes. Mais faute d’outil de travail, ils sont limités. Par exemple, nous contrôlons l’excès de vitesse avec des radars. Mais en dehors de la direction du Cnsr et de deux (2) annexes, aucune des autres ne disposent de radars, si bien que le contrôle des excès de vitesse ne se fait pas.  

 

De plus en plus d’accidents et d’actes d’incivisme s’observent sur nos axes routiers. Quelles sont les actions mises en œuvre en dehors de la sensibilisation pour freiner cet élan ?

Vous avez bien fait de parler de la sensibilisation. Si nous sensibilisons, c’est sûrement par faute de pouvoir faire autre chose. Je prends comme exemple, un gros porteur qui tombe sur la chaussée au niveau d’Allada. Que pensez-vous que nous pouvons faire en tant que Cnrs ? Nous n’avons pas d’engins pour enlever les camions gros porteurs de la voie. Dans un premier temps, nous avons prévu acquérir un engin et un seul coûte 250.000.000f ; mais le centre n’a pas de moyens pour s’en acheter. Nous avons été obligés de faire recours à des particuliers qui ont des engins de ce genre. Et nous allons définir un partenariat avec eux, et dès qu’on aura l’information, on les saisit et ils font le travail. Ce sont  les solutions que nous avons trouvées  aujourd’hui à part la sensibilisation.

 

Quand bien même les véhicules ont leurs visites techniques à jour, on remarque de graves accidents liés aux défaillances de ceux-ci. Qu’est-ce que vous faites pour corriger le tir ?

Le Cnsr est notamment connu pour la visite technique. La visite technique des véhicules est comme un contrôle technique. C’est-à-dire que avant qu’un véhicule ne soit admis à rouler, on fait un contrôle général de manière à ce que ce véhicule soit en mesure de circuler sans risque pour les passagers et le conducteur. Nous le faisons tous les jours à la direction comme dans nos antennes. Les gens disent que ça ne se fait pas toujours comme cela se doit, mais ceux qui le font sont des Béninois. Parmi les Béninois, il y en a qui font correctement leur travail. Il y a des Béninois moins consciencieux, il a des Béninois très rigoureux. Mais depuis que je suis là, je m’emploie à ce que la visite technique soit faite dans les règles de l’art. 
Pour marquer votre passage à la tête du Cnsr, quelles sont vos priorités ?

Après l’état des lieux dont j’ai parlé, je me suis rendu compte qu’il y a beaucoup de choses à faire, mais on ne peut pas tout faire à la fois. A partir de ce moment, j’ai défini des priorités. Au plan interne, je veux maîtriser mes ressources, moderniser la gestion, informatiser les services ; cela me permet de savoir combien j’encaisse au quotidien et combien je dépense. Au plan externe, le vrai problème est celui de l’éducation routière. L’Union économique monétaire ouest africaine (Uemoa) est en train de définir une stratégie afin que l’éducation routière soit inscrite dans les systèmes éducatifs dans les pays membres de l’Union depuis le primaire jusqu’au secondaire. Nous allons nous inscrire dans cette logique là. Il y a aussi les contrôles. Mais, nous allons mettre l’accent sur l’éducation ; ça va se faire par la campagne.

Propos recueillis par Ghislain Acakpo 

Après l’imposition des maires : L’effet boomerang rattrape le pouvoir

août 28, 2009

Les maires imposés par le pouvoir du changement ont commencé par souffrir le chaud et le froid. Les  jours à venir pourraient connaître des destitutions qui ne  seront que les conséquences des promesses non tenues.
Les promesses non tenues par les acteurs de la mouvance ouvrent désormais la voie à des contestations au sein des conseils communaux. La conséquence est la menace de destitution qui plane désormais sur plusieurs maires imposés par la mouvance et cooptés par des conseillers d’autres partis ou alliances, démarchés pour ladite cause en son temps. L’effet de suivisme et d’illusion étant terminé, les conseillers ont ouvert les yeux pour constater qu’ils avaient été victime,, d’une duperie. En conséquence, plusieurs commencent par ruminer leur désespoir. Et pour se venger de ceux qui les ont utilisé, pour barrer la route à d’autres candidats, ils menacent de destituer ceux qu’ils ont contribué à élire au poste de maire. Cette situation secoue certaines communes et des émissaires de la mouvance s’emploient désormais à rassurer leurs alliés même s’ils n’ont encore rien de concret autre que les promesses. L’effet boomerang rattrape ainsi le pouvoir du changement qui avait cru  asseoir des bases jusqu’aux prochaines élections législatives et communales.

Guy Constant Ehoumi

Après la gaffe du lundi 24 août 2009 : Les Soglo attendent toujours le démenti public de Ouin Ouro

août 28, 2009

Le mercure qui est monté entre les Soglo et le président Boni Yayi est loin d’amorcer sa descente. Le ton dans lequel le Secrétaire exécutif national de la RB, l’honorable Georges Bada a rendu public un communiqué de presse dénonçant les accusations mensongères du régime Yayi le prouve d’ailleurs.
Le gouvernement du Dr Boni Yayi a une image qui lui colle toujours à la peau : celle de ne pas respecter ses engagements. Une parfaite illustration vient d’ailleurs d’en être donnée avec le scandale créé par le communiqué rendu public le 24 août dernier par le Secrétaire général du gouvernement, M. Edouard Ouin Ouro. Le mardi 25 août dernier, lorsque la délégation dépêchée par le président Boni Yayi pour aller présenter les excuses du gouvernement aux Soglo quittait la mairie de Cotonou, il était retenu qu’un démenti formel venant du signataire du communiqué du gouvernement devrait être fait. Au cours de l’audience qui leur avait été accordée, le président Nicéphore Soglo avait en effet chargé M. Edouard Ouin Ouro, la Directrice du cabinet civil du Chef de l’Etat et le 1er secrétaire général adjoint du gouvernement de remercier le président de la République pour sa prompte réaction et a demandé que ce communiqué signé du Secrétaire général de la Présidence donne lieu à un démenti pour respecter le parallélisme des formes. Mais jusqu’à ce jour, il est aisé de constater que ce démenti formel est toujours attendu du côté des Soglo. C’est d’ailleurs ce qui a conduit le Secrétaire exécutif national de la RB à rendre public un communiqué qui dénonce la mauvaise foi du gouvernement dans ce dossier où l’honneur du président Soglo a été bafoué par les services du Palais de la Marina qui ont poussé le Secrétaire général du gouvernement à dire des contre vérités. L’évidence est en tout cas établie. La parole donnée n’est pas le fort du régime en place. Car si le Chef de l’Etat a déjà fait l’effort d’envoyer ses collaborateurs demander pardon aux Soglo, pourquoi s’obstine t-il à ne pas les instruire pour qu’en bonne et due forme, un démenti formel soit fait ? Voilà qui montre comment fonctionne le régime en place et qui donne amplement raison à Pierre Osho et aux autres qui pensent que « le fonctionnement de l’équipe gouvernementale n’obéit pas aux exigences de rigueur, de méthode et de sérieux dans la préparation des dossiers de l’Etat ». 

Affissou Anonrin

Mission d’information des parlementaires : Zè mobilisé autour de Valentin Houdé, accueille ses députés

août 28, 2009

La mission d’information des parlementaires béninois sur la Lépi se poursuit. Hier les députés élus dans l’atlantique littoral conduit par l’honorable Rosine Vieyra Soglo étaient à So-Ava, Zè, et Abomey-Calavi. Partout où cette délégation est passée, elle a été accueillie avec enthousiasme, ferveur et une chaleur toute particulière à Zè, dans le fief de leur collègue Valentin Aditi Houdé.
La mission du député et la Lépi ont été les plats de résistance des échanges des députés avec les populations à So’Ava, Zé et Calavi. Si l’essentiel a été retenu en ce qui concerne la Lépi, les populations ont préféré égrener leurs chapelets traditionnels de doléances : pistes de dessertes rurales, eaux, électricité, éducation etc.
A ces doléances, les députés ont rassuré les populations d’être leur porte parole auprès de l’Exécutif dans le cadre du contrôle de l’action gouvernementale. Au-delà de ce cliché classique, on retiendra de cette journée, l’étape de Zè où, le député Valentin Aditi Houdé a mis les petits plats dans les grands, pour accueillir ses collègues dans sa résidence privée, au point de recevoir des fleurs de sa doyenne l’honorable Rosine Vieyra Soglo pour cet accueil exceptionnel.
Quant à l’honorable Valentin Aditi Houdé, sa complicité avec les populations a fait dire à certains observateurs qu’au-delà de la prime du fils du terroir, qu’il jouissait d’une popularité qui n’était pas feinte. Nous en voulons pour preuve ses interventions fortement ovationnées qui ont à des moments donnés, calmé le jeu quand le ton montait, avec une maestria digne d’un tribun local, maître des lieux.

Grégoire Amangbégnon

Récrimination contre la création de partis : Le piège qui fragilise les hommes de la mouvance

août 28, 2009

Des membres de la mouvance présidentielle ont décidé de prendre leur destin en main par rapport aux échéances électorales de 2011. Mais à l’interne, alors que certains sont félicités pour cette démarche, des manœuvres sont orchestrées pour bloquer d’autres membres à créer leur parti ou mouvement politique.
La mouvance autour du Chef de l’Etat s’effrite au jour le jour à cause de la gestion des hommes et des intérêts dont les bases restent toujours incomprises de certains membres. Dans la perspective des concertations pour les positionnements sur la liste de la députation de 2011, certains hommes politiques qui n’étaient d’aucun parti et qui n’ont été appelés que par le Chef de l’Etat, ont été conseillés de créer des regroupements politiques. Cela leur donnera le moment venu, la voix au chapitre pour intervenir dans les débats. Bien qu’ils soient des Forces cauris pour un Bénin émergeant ( Fcbe) , ils seront appelés à intervenir comme tout membre de l’Union pour la majorité présidentielle plurielle( Umpp). Cela permettra à la Fcbe de mieux peser dans les positionnements. Lorsque ces personnes démarchées ont décidé de créer leur mouvement politique, elles ont été soutenues sur toute la ligne. Pendant ce temps, d’autres membres de la mouvance qu’on utilise pourtant, ne sont pas encouragés dans le même sens .Au contraire, des manœuvres sont orchestrées pour les maintenir comme des sans-voix. Cette réalité a poussé certaines personnalités et pas des moindres à prendre leur destin en main pour ne pas subir le sort des dindons de la farce. Ils ont décidé en connaissance de cause de créer désormais eux-mêmes leur parti politique. Ainsi, ils chercheront à se faire entendre et à se positionner. Et si par hasard, ils étaient mal reçus, ils pourront aller faire valoir l’électorat qu’ils ont ailleurs pour se garantir leur poste à l’Assemblée Nationale. D’autres par contre sont dans la logique de quitter la barque de la mouvance. Ils travaillent pour le moment en sourdine pour assurer leur force, afin que le moment venu, ils puissent tirer leur épingle du jeu. Ils ont choisi de jouer le jeu d’hypocrisie avec leurs dirigeants jusqu’au bout. Voilà  une crise qui secoue la mouvance et en rajoute à la guerre froide de leadership permanente qui se développe entre des membres de l’Umpp et de la Fcbe sur le terrain. Une situation qui ne permet pas alors de clarifier encore les réelles soutiens au Chef de la mouvance qui est candidat à sa propre succession contrairement à ce que l’on fait croire. Il y a donc du chemin à faire encore par la mouvance qui fait l’erreur de se croire déjà unie pour les échéances de 2011.

Guy Constant Ehoumi

Des bouffons !

août 28, 2009

On aura tout entendu sous Yayi. Le prêt de 30.000 F Cfa aux femmes permet de reculer la prostitution dans ce pays, disait une dame lors de la rencontre avec la ministre Madougou. Il vaut mieux ne pas en rire. Car cette dame ne sait même pas de quoi elle parle. Il faut dire quelque chose pour faire plaisir au chantre du changement. Une femme occupée a-t-elle vraiment le temps pour les commérages ? N’importe quoi…

Gnantché

Grève générale annoncée au Ministère des finances : Le gouvernement court de grands risques

août 28, 2009

Les travailleurs du Ministère de l’économie et des finances veulent rendre la vie dure au gouvernement du changement. La grève qu’observe l’administration centrale des finances, pourrait se généraliser à tous les secteurs du ministère des finances et de l’économie dès la semaine prochaine. Ce mouvement risque d’être catastrophique pour les caisses de l’Etat et pour la gestion des affaires courantes.
Le gouvernement du Président Boni Yayi risque de vivre les conséquences fâcheuses d’un bras de fer qui ne lui sera pas favorable dans les jours à venir. En effet, alors que le Bénin a besoin de plus d’effort pour trouver les moyens afin de faire face aux priorités de gestion, et en pleine période de consultations pour préparer le budget de l’Etat exercice 2010, le gouvernement s’est mis à dos les travailleurs du Ministère de l’Economie et des finances. Ces derniers estiment que leurs collègues suspendus parce qu’ayant été membres des commissions chargées d’appliquer les dispositions du code des marchés publics dans le dossier relatif à  la Cen-sad, l’ont été injustement. Pire, alors qu’il y a des procédures avant la suspension des salaires, certains se sont vu couper leur salaire et il ne leur est resté que les allocation de 2500f par enfant. Et pour montrer qu’il n’est pas normal de suspendre des personnes qui ne sont pas les concepteurs du code des marchés publics, qu’ils ne peuvent non  plus  modifier, ils ont engagé une protestation qui réclame la levée de la suspension, la reprise de travail par leurs collègues et le rétablissement de leurs droits. Depuis quelques jours, les travailleurs de l’administration centrale des finances, se présentent au poste le matin, exhibent leurs banderoles pour exprimer leurs revendications et vident les lieux le soir. L’administration est donc au ralenti Ils ont en plus réaffirmé les revendications à travers un sit-in le mercredi dernier. Mais le gouvernement continue de ne pas réagir promptement. Et pour lui montrer de quoi ils sont capables, les travailleurs veulent généraliser le mouvement de débrayage à toutes les structures du ministère des finances et de l’économie. Dès le mardi prochain, les travailleurs des services des impôts tiendront une assemblée générale pour analyser la situation. Il n’est donc pas exclu que d’ici à là, les Impôts et  la Douane rejoignent l’administration centrale des finances pour un mouvement général de cessation de travail. Un tel débrayage bloquera le pays dans tous ces mouvements. Et même si le gouvernement venait à recruter des pseudo patriotes pour les remplacer à leurs postes, il ne pourra pas le faire longtemps. D’ailleurs, les conséquences d’une telle démarche dans les milieux financiers vont conduire le gouvernement là où il n’aurait jamais souhaité aller. Il est donc important qu’une solution urgente soit trouvée comme l’avait déclaré la Directrice de cabinet du ministre de l’économie et des finances lors du sit-in de mercredi dernier. Il y va de la capacité du gouvernement à bien gérer les problèmes au sommet de l’Etat. Aucun bras de fer avec les travailleurs ne lui sera profitable. Les exemples du ministère de la justice, et ceux du ministère du travail en cours sont assez éloquents.

Guy Constant Ehoumi

Coopération Bénin/Guinée Equatoriale : Le Président Téodoro Obiang Nguema en séjour au Bénin pour trois jours

août 27, 2009

Le président équato- guinéen, Téodoro Obiang Nguema Mbasago séjourne depuis hier mercredi  26 août  2009 à Cotonou. Cette visite d’amitié et de travail  de trois jours sera marquée par divers rendez-vous.
C’est à 15 heures 50 minutes  que l’aéronef transportant  le Président de la République de Guinée équatoriale a atterri à l’aéroport Bernardin Cardinal Gantin de Cotonou. Sur le tarmac, au bas de la passerelle, se trouvait le Président Boni Yayi pour l’accueillir.  Poignée de mains, accolades, remise de bouquets de fleur puis le Président Boni Yayi et son homologue équato- guinéen  amorcent une marche sur le tapis rouge. Exécution d’hymnes nationaux, honneurs militaires, revue des troupes ont suivi cette phase protocolaire. Les deux Chefs d’Etat se sont ensuite dirigés vers le salon d’honneur  où ils ont eu un bref entretien suivi d’une petite déclaration à la presse. Le Président équato-guinéen  s’est dit heureux de l’accueil à lui réservé par le peuple béninois. «  Je voudrais remercier mon frère pour l’invitation à  visiter votre beau pays », a déclaré Téodoro Obiang Nguema Mbasago. «  Nous sommes des peuples amis et frères. Des équato-guinéens vivent et travaillent au Bénin. Et de nombreux  Béninois travaillent en Guinée équatoriale. Il nous faut renforcer notre amitié et notre coopération, renforcer la coopération sud-sud. Le moment est venu  d’apprendre de nos frères, d’œuvrer pour une expertise régionale. Nous devons travailler pour le développement de notre continent à l’instar des pays de l’Europe et d’Amérique. Il nous faut moderniser nos Etats et poursuivre la démocratie pour nous  redonner confiance », a-t-il conclu. Le Président Boni Yayi  a alors  raccompagné son homologue à la résidence des Hôtes de marque. Peu de temps après, aux environs de 18 heures, les deux chefs d’Etat ont eu  un tête-à-tête au Palais de la Marina. Pour cette deuxième  visite  du président  Teodoro Obiang Nguema Mbasago au Bénin, l’accent sera mis sur le renforcement de la coopération bilatérale entre le Bénin et la Guinée Equatoriale. Le point de l’exécution des décisions prises lors du voyage du président Boni Yayi, en juin 2006 à Malabo sera à l’ordre du jour de cette visite. Selon l’agenda officiel, le Président Teodoro Obiang Nguema Mbasago visitera le centre Songhaï à Porto-Novo et se rendra  au port autonome de Cotonou. Il visitera le projet de développement touristique «La route des pêches». Il quitte le Bénin le vendredi 28 août en début d’après midi.

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